• Aucun résultat trouvé

"fl {tt

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager ""fl {tt"

Copied!
16
0
0

Texte intégral

(1)

ORGAI:IIIjIiTION L[OI\]II/L]rE Dll Lr1' SÂiTlE

"fl

{tt 4

dans la Région

Prograume de

Iutte

oontre

du Bassln

Lr Onchocercose ag 1? -Vol-ta

Unlté d tEvaLuation lipidérolo].ogique Docurnent rle travall oCr/E PT'/76 ':r4

*R. C. SÀ\:ÀDOGo

I,ES

EXPDEIM-JL!

ORG/II'TISE DE ?oPutr{$9§

ETiIDjj D;' CAS: trA VAILEE DU KOU ]]I[ }IÀUT]I-YOIîA

Coumunlcatlon Présentde au Sociologie Rurale'

Quatrtène Congrès [oRIIlI

r 9-1f

aott

International- cle

1976.

xR. C. SA\TADOGOT SocloJ-ogue, or\rs/oc3/ouAGAD 0UGOU

I

(2)

JTo

"rI M'A-1 R E

é...,,,,eË-.,,--=--'-=-

^*-t***

r.

I{.-3tsoJEr

1. 0bjectlfs 2. IoÏ1se en Place

&r f'tanénagenent ôu Périnètre

b' T.,e transfert êe populations a]-lochtones

1. les exPloltations

âr Ire eycle d'e Ia production du riz bo tra main dtoeuvre

c o T.,a commerciall.sation TT. Lii W:; §WtÀ],E-IaiiS T,ll PX.?Ii.El[Ei

trl organisation d'es villages âr Sur Ie P].an cadastral

b. Sur Ie Plan sociologlque La cooPératiYe

les équiPements sociaux

âr I,féd.ucation

b. tra santé

p2 p7

p9

1.

2.

7.

11ï. ElEItrlilTfS Pouft UMiSTEÀIEGIIDI,ST.fiANSIi]]iTSOIrGj{ryISES, Dr PoBILÀ p11

8,r

bn Cr

La d.éfinition d'tun plan dtanrénagement du

territoire

ïrt organisation d'es transferts

T.llaménagement clu caôre de vie des nouvelles

conmunautés ruraLes

p15

IV.

CONCtrUSION

(3)

tre présent texte est

P,2

remaniée de: fg vaIIée d'u l(ou

es@(1)

Col1-oque de l-tUNESCO, Bureau

sur rrtra DYnalaique de PoPulation pays Soudano-SahéIj-ensrr' Dakar,

.|VÀNT-?EO?0S

une rePrise de transfert

en Haute-volLe_i_ln9 expérience

Ilprésented,tabordl.eprojetd.anssesobJectifs,samlseen

place et Ies conditions d t exploitation. 11 anal-yse ensuite Ia société d'es lmmigrants et traj-te dlun certain nonbre d.e problèmes sociaux: exis'uence dlqne trcoopérativerr, éducation, habltatl santé' etcn

rr,u.de].àdece-tteétud.ed.ecas,1-etexteveutposerleproblème

.3énéra1 d.e Ia Stratégie des transferts d'e population et rles réalisatiOns sociales-qui d.olvent Ies acoompagner. Ces nou'veIIes soeiétés :rrrales en

ild.evoir - de - se - faireil d.oivent certes réaliser un proJet éconOniquee mais d.oivent également évol-uer d'ans un m111er'r humainement sain' social-ement é- cluil-ibré et culturellement épanouissant. le probl-ème posé intéres§e1 fien

qurea Àfrique d.e llouest, bon nonbre de pays qui ont adopté une politique de dével-oppeuent par des aménagement hydro-agrico)-ces et hydro-pastoraux comportant d.es mouvements de popu1ation'

Pourneciterqtleceprojetgllobjectlfultimed.trPrograrnmecle lutte eontre ltOnehocereose rlans la Rdgion d'u Bassin de Ia Yolta (z) est

Ia mlse en valeur économiquc, avec transfert probable d'e population tlans certainsPaÿsrd'eszoneslibéréesclelallcécitéd.esrivièresll.

(f) Iexte présenté sQmmê cornmunication au Régional pou:: lrEducation en Africlue

et l-es'Systèmes dtEducation dans Ies 26 mal-7 juin 1975,

(z)

Ce programme concerne

Ies

pa1,s suivants: Haute-Vo1ta, Ma].l, Côte

d.llvoirel

Ghanal [ogo, Bénine

lllger'

(4)

D.7

1. Iill qROJllT

la nVa1lée du Kour? est un a.-nénagement hyd"ro-agricole situé

dans Ia plaine dr.r Kou. le Kor'i est un afflurentl long ôe 50 )or'de Ia ÿolto. jToire, un des principallx cour$ dleaur de l-a l{a'ute-vo1ta' Ia p]-aine sst à lOO n rltaltitu.dc et slétend sur 97'1OO ha d'ont-z'1}O ha sont-iles

terres exploitables. Ï, la.ménagernent se trouve-au Nord-oi'res-b d'e Bobo- DloulassO, à 2I loir Sur la rol'.te bittrmée Sobo-'lararûana menant au i"ia1i'

Ï1aétéréa]-iséparI-aChinedeForraose,entreag67et'1970.

1. Obi.ecti-f-s de. 1t a'nénagement

Ie Gouvcrnement d'e ÿal1ée du Kotr comrne Liune d'es

Colsid.éréepcnd.ant}apériod'ecolonialccommeunréservoir dc raain droeuvre au service des entreprises agricoles et ind'ustrielles d.elacôte,Ia}iautc-Voltad.ev-inten].g60unEtatat,.tonome.SesfeS-

ponsables se trouvèrent face à ur:'e situation écon-onique d'iffieIle: I']tat

de lrintérieur sans d.ébou-ché naritirnc, sans indices miniers révéIés et

sans même d.e grandes réalisatj-ons agricolcsl comptant cepend'ant rrne

populationjugéerelativenrentnombrêü§êclepl-us'lamauvaisegestion

des allfaires publiques conduisit à 14. crise ouverte de décembre L965t

puis au renv'c?srment du régime Ie T janvier 1-966' Le bilan fait' llon décida de faire d.u développement agricole lrune des options prioritaires'

?ar allleurs' bier:. que Sa collson-uation ftt re]-ativemen-b Iir,li*

téearrxcentÏe.urbalns9leriaétaitdéjàr'r.necéréalequientraitd.ans Ia consoranat1on voltaîq*e pou-r 4.O6Otonne§ p,'v an (chiffres d'e 19?1)' Selon1-esprévisj-onslilfaud.raltenlggo,82.oootonnesderizpour

maintenir Ia ration de 1971e eIIe-mêne insufflsante. re pays devait d'onc prod.uire chaq.ue année un miniut),: d.e 1.500 tonnes ô.e r7.2. les qualités péd.oIoi;iques;duso1ll.texpériencesécu].aired'esCtr:inoisdans].artzi-- cuI'cure, décid.èrent de l-torlcntation d'c l-e' val1ée dr.r Kou vers la rLzL-

cr,'.Iture e s s eirt ielleuent'

2. l{lse en place cle 1taro.énalie4gnt

a) T,e Périirètre

lcsystèmed.taménagementretenuaété.].tirrigatiorrpar'

écoulement au moyen de canalisations e-b de vai'Lnes' Ies travaux §drau- liques,conmencésennovembro1968'avaientréaIiséenjuin1971,

ltensenble 6es canaux: un canal c.lalrenée, long dc 11,18I- !on' Cinenté', dtrrne capacité de 1;5 n\/s; un canal principaLl des call'aux secondalres

et tertlaires, des canaux d.e c::a.inage qui serpentent les parcelLes et

a:nènent l-lea"i ai-':t plantes d'e riz'

llaute-Volta a conçu 1-tain'énagement d'e 1a

solutions à ses préoccupations économiques'

(5)

P'4 tre périroàtre est divisé en 6 secteurs d.on-b 1es guatrc premier§

coiliposent 1e projet initial rLe 1.26L?5 ha. ,1re calendrier C.c rdalisatioa a nrir.r

1a irise en exploitation d.e 100 ha crr 19?0, 22O ha en 1971t 7lO ha en 1.972,

5OO ha en L977 e'i 3")O ha en :-g7+. Cela devaj.t couvrlr Le proie'i; lnitia.l tle

!.261 ha. IJn fai-t en 1974, 9OO ha. seulenent étaien-b en exploitation, Ctest en A975 quli]. y eut l-.1-80 ha exploltabLes.

b) T'e transfert de nopulations allochtones

Le périmètre d.e llancinagc:aent incJ-ut un viilage, appelé Ba.na' Tles étudcs dtévaluation (l) ont montré que celui-ci ne comptait que 249 familles totalisant 646 traivailleurs (+) en l-961, I/têne en ajoutant Les travallleurs

des villages volsj-ns, 1a nain-d,loet.vre au'bochtone restait insuiflsante.

Aussi, pour pallter ee déflcit, et pour déconJestionner certaines régions du pa;rs estimées surpeup1ées ou en difficulté d.e su.bsistancer ull progra-rune

de transfdft de populations a]-lochtones fut ddcj.dd.

En faitl 1es nod.al-ités d.e leur recmtenent étaient au d.épart maI définies. Si Ia doubLe condition de posséCer au noiRs 4 personnes ac-bives' et de se d.écider à réslder d.ans ltun des rrillages d.tj-nnigration du péri-uè- tre nta pas variée Ie rayon et les ofitères de sélection des candid'atures

ont varié selon Ies périodes. Dtabord Ies vlllageois de Bama, ma1 préparés au projet, ont refusé en 1970, de se lalssei recruter comrqe exploltants.

tra raême annéee ce son-b 1es habitants de Ia région dr: projet, Bobo-Ilioulasso,

qui furent sollicités par ltinteno,érliaire de l-a station régionale d'e Ia Radiodlffusion-TéIévision Voltalque (R.[.V.)o Les inscriptions, faites-soit

auprès d.e la rirission chlnoise du Kou, soit à ltOrganisme Régional de Dé- veloppenent (o.R.it.) d" Bobo-Diou].asso, étaient acceptées dans l-rordre ehronolo3ique. lln 1971, etcet lrenseuble d.es paysâns de tout 1e pa;'s qu1' 6taient sollicitése par ltinterttédaire de la stc.tion nationale d-e 1a R.T.V.

1,es inscriptions étaient faites dans les d.if{érents o.R.D. et 1es candide;-

tures étaieni centralisées au lrtinistèrr: dcr llAgricultureo Après examen et élfuainatlon de ceIIes qui ntavalcnt pas le minj-mun requis de personnes a.ctivesl l-es ca.ndidatures étaieirt tirdes au sort. Ccpendant, 1a priOrité al-Iait à ccux des pal,sans originaires des rdgions pauvres et surpeuplées

(région du yatenga) et à ceux-Ià qul avalent été témoins de succès dlen- treprises chinoises analogu6s(ré6i-on de l(aya).

(i) lroelllll]' : Rappori; sur Ia Vallée du K-or4t 19 (+) Ies rdsultats de ltenquêto SOGE'ITL{, rapportés

précise pas ltintervalle dlâge des personnes vailleursr?'

par l. EOZIi)NOU1 ne

activesl aPPeldo§ tttra-

(6)

P.5

tre calenr-lrier a prérru ltamivée2 slr.r le périurètre, de: LOO

fam1l1es en 1970, 2l?. en 197L, 500 en 1972, 25O en 1977 et 250 en 1974? soit L.l-12 famill-es totaLisant 15.OOO personnes. En l-9?5 (n), il y avait 753

far:ril-les et 6o411 pensonnes.

Comne oir Ie constater i1 y a-eu d.es écarts entre 1es prévisions et 1es réalLsatlons dans le donaj.ne. de 1-laména,rct;rent clu périmètre et clans

celui des transferts dtexpLoitants agrj.co1-es allochtonesn Ces retards/ou cês non-Féalisations surprennent. Car à sa conception, Ia VaIIée du Kort

apparaissait cor.:me un projet dont ltutilité pour 1téconomle nationale était évidente. lllle étatt également un prejet qt:i semblait être une solution heureuse aux dt.'flcu).tés de subsistance des paysans de certaines régions du pa;,'s. E11e avatt provoqué un en-birousiasme généraL.

Des problèmes techniques ont-iIs empêché 1a bonne poursuite du

proJet ? Y a-t-11 eu une perte dtintéressenent at:xrraffalres de Koukarr?

(aésignation populaire du proje-b par les paysans). Pourquoi ? 7. Les_ exploltati-ons

Jusqulctr janvler J-975 (0), fe processus de La productlon du- riz «Lans 1e périmètre dtait assuré sous l-a d.irection technique dlun person- neI d.tencadrement chlnois et- voltaïquê. f,â commercia.li-sation est faite par un organlsme appelé Coopérative cles Exploitants de la Va1lée clu Kou, en rappor''.:

avcc Ia Soclété Yo1ta1que de Commercialisa.tion (sovof,cotlt).

a) le cycle de Ia production d.u rijz

Chaque fanille exploite t ha" T:es principales phases culturales sont:

- J-a préparation de 1a pépii:ière en 6-8 planchesr par le détrichage et le planage mécanioue.

- Le repiquage: chaque hectarc est dirrisé en unités tle 5 ares. Ire

repicluage est manuel.

- Lrirrtgatlon, Ie dralnage et 1'entretien: traitement, fertilisation par engrais chinÂiquesl labour et désherba.ge.

(l) B.

SIRY

:

Raprrort sur les__cgpalitions de -vie des explor*tsÂt§--tLcjlÊ Val1ée ctu Ko}, Avri3- l9T5? I,linistère rlu ?Ian; clu Développement Rura3-;

de llEnvironnement

et

d.u îourisme. Secrétariat ?e:manent du Comité de

Coorcllnation - d.u Développement Rura1.

(6)

Gérée jusque-3-à par une Mission .Àgricol-e Chinoisel d'abord de Talwane

ensuite de Pékln (novembre A977), 1a Va}1ée du.l(ou a été officlellement remlse aux Âutorités Yoltatques Le

JI

Déceilfre l-97h. Depuis J.ors, J-es

les

organes de

direction

son'r VoltaTques.

(7)

P.6

- 1a récolte: manuel-Ie, elIe est falte avec une faucilleo I,e

battage ent rdalj-sé par une.battet-se à maniprr.lation nanueIle, à raison dlune

batteuse pour deu:r famllles. le rlz est séchée vanné et ni-s en sacs de 6 tines quand. son hr.midité est de l-rordre 11 %. Jres sacs sont traasportés à 1a Itcoopérativett sur d.es charlottc;:.

IJ- y a deux crr-ltures par an: k. preraière coütTTrence en janvier, Ia

seconde en juin. tre calendrier a.3ricoI.e est,1-e suivant pour la eulture de juin (pour lar cu-lture d.e janv-ier, iI suffit dettplaqllertr à ce ta,bleau une

Bril1e coinrtençant en novei:rbre et finlssan'b en avrll).

'

L[at iJUl-n

Juillet

Âott ' Septembre 'Octobre

a

: SéLectlon

; des §iemen- : ces

:a1-1.z

-

Apport'

:dtengrals sur s

:pépinlère

:

tl5 - Seiais

:

:2i-26

- Trai-

.

.

teraent

:

t27-3O

- Purl-

: :ficatlon

1

2

:préparation

3

:du champ pour :

:Le repiquege :

a.

L5-2O

-

Sar-

c1a6e

et

6- pandage d ren- grals

21-25

-

Trai-

tenent

26-10

-

Epan-

dage

l--5

-

Repique.-.LL-16

- 8"r-

',5. Iraitenent:7

- Tral-

'

Sc

'c1a5Je +

é- 'et purifica- 'tement

:

]

pandage

.

tlon :

.

::::264 : Caslers:6-11 - Epan- : :presque à sec ;dage cltengrals '2o:7o

-

Purl-;

'ftLeatlon

:

:

227-5

-

Der-

rnler

épandage'

:d I

engrats

'

25 - l,ilse:

à sec d.es3 chanps !

a

aa

a!

a!

a

aa

a

aa

I 'a a

t

t

Ce tableau laisse appattre un caLendrier des opérations cultura- Ies très serré, surtout pour les l:ois de Jull'juillet dtun eôtd, 1e mols de septei:rbre c1e llautre. Ces rnols comespond-en'b respectlveraent à Ia période des

set:tis et des sarclages d.tune parbl à cell-e des traltenents et dtépandages

drengrais de ltautre. 11 est permis de se poseï ici Ia question d.e savolr st Ia maln-dtoeuvre clisponible 11e chaque exploitirtion continue dtassurer effleacenerit 1a sonme requise de travail ? Dans Ia néggative, queS-s sont 1es

problènes posds ? Quel].es solutions 1es exploltants ont-ils ad.optées ?

(8)

P.7

la variété cultivée est Le IR-8. Choisle pt'rmi bien drautrest el1e cleinande peu dteau et donne les mellleurs rendementS dans Ies eonditions de proclrrctton du pérlmètre. Ires prod,uctionsl iugées satisfaisantes pour Lcs trois premiers récoltes d.u proietl sont actueLleinent en balsse (Z) r

la balsse d.c rendernent esi un problème inqulétant ' Il- est 11é au type de culture et a.ux raéthodes de refertilisa.iion. En effet 11 slagit dlr'rne

monoculture intensive, sédentarisée e'c peruanentet sans assolement ni ja- chère. Ïles mêmes sols reçoivent toujours les mêrnes plantesn IJes nêmes

en,grais chimiques sont toujours utilisés, sans l-es a'pports complémentalres de la furtirre organique,

Ière rdcolte : novembre l-970 : 6 1700 2ène rr : nai 1971 : 61900 5ème rr : novenbre L97L : 6 rBOO

6ème rt : mal 19?5 : 4150o

7ène tt : noverabre LgW ? 4r50o Bème , n :mai1974 :4790O 9ène tt : novembre l-974 : 41400

l-Oème rr : II,ai- 1975 ; 41500 Ll-èroe réco1te: novembre 1975 : 4r0OO

tonnes d.r: rlz pad.d.y par hal pour L00 ha tt tle rlz PaddY Par ha, Pour ]'oO ha r cle riz padd.y par ha, pour 712 YLa

It d.e riz Pad-d'Y Par ha, Pour 62r- ha r de riz pad.cty par hae pour 921- ha tr de riz Padd'Y Par hal Pour BB9 ha ft de riz PaddY Par ha, Pour 820 ha

rr il.e riz PaddY Par ha, Pour 867 ha

It de riz PaddY Par ha, Pou:r: 867 ha

de mon travail Précédent, déià b)

1975:

I,a natn-d.Iqegvre

ÏJe tablearr suivant donne l-rétat des effectifs en 19721 1977 et

Date "

iffi--Ez-:

â-vi'-iTï 753

.}esmoyennesparfanillenedoiventpa;-lind.uireenerreur.Sur

1te:lfectj.f de ::972, 7O/" d,es famillec ava'ient moins dc 5 personnes 1 52/' en avaient entre 5 e'b 10 i l2t5/, entre LO et 14; 4fi/' avaie'nt entre l-5 person- nes et p1us. En 19751 orr en a trouvé une clui en avai't 28"

dorrnés sont tirés : Ies annies l-970 et 197L :

(Z)

I,es chiffres

_ pour

cité

-

pour

les

années L975 ? l:974

et

3'975, dc

:

oliD

@ .- i.rroort

techniq.ue l9U--:'-]9lS-

Je ntai'pas pu retrouver le'production de ]..972'

(e)

oRSTOM

-

ouagadougou, Haute-vo1ta

:

Àp-eqsls sur l-lanénagement de l-a ÿal-Iie d.u Kou

-

1972

oyenne par tot.t].e

faroilles

(9)

P.B 1,a proportion de population active c1e 15 à 50 ans était de .

5417% en 1975. ltindice de personnes à. char;;e, de 019 par persorule active.

Dans l-es fanillesr i1 y avait en moyenne 514 personner; ac-bives. Ce chiffre a baissé à 4rg en 1975. Et Ies variations sont énor:nes. En 1975, bon nor':bre dc familles ne comptaient que 2 persorures actives, alors que dlautres en

dénombraient 15.

,Ces er'fectifs sol'.lèvent desJ questions c1lvez'ses, dont, par exem-

pler celles-cl: comment faire habite:: B personnel ilans la maison standard de Br4 m sur jfi m.2 Commentl selon Les ca"s, suppléer au déficit ou occuper

l-e surplus de rcain-dloeuvre dans Le plan de llamdnagenent ? Quell-es clis- positions prévoir pour absorber Ie crott naturel de 1a populatlon active ?

T,aissés à eu:r-mêmes I les paysans ont trouvé des solutions de fortune: constnrction de cnses rond.es supplémentalres pour lthabitat,

l-ocation de salariés agricoles ou utilisation du travail mécanique pour 1e déficit de nain-dtoeuvre. L[s.is eertaj-ns problèmes sont restés sans solution.

llotons enfin 1e caractère artificie]. de Ia constitution de certaines exploitations. Ilornbre dle>:ploiia.tions nc sont en réalité pas d'es familles, mai-s des assoeiations de fortunes opérées au- d.épart du village dtoriglne ou parfois mêne sur 1e pdrimètre. Iraites souvent pour répondre à

3-texi5ence du minimum de 4 personnes actives par exploitationl elIes souf-- frcnt t per Ia suite, d.e conflits internes relatj-fs à La gestion ou à l-a ré- parti'bion d.es revenus. leur évolution dans Ie tenps est également tlifflclle

quand., à 1a suite dtune surcharge d.énographiquel i1 faudra qulune partie quitte Ia parcelle drorigine avec ou sans aouvcau périnètre amenagé : q.ui

cLevra ou qui acceptera de parttr en abairclonnant 1e bien accluis au norn de tous ?

c) le commercialisation

Au jour de vente fi:ré par Ia IjOVOICO],I, Ltexploitant apporte sa prod.uction. Un peseur en relève 1c poids suï un trreçutt que llexploitant d.oit présenter ultérieurement pour recevoir La somrue équivalente.

QueL est Ie revenu annuel de ltexploitant de l-a Yal1ée du I(ou ? En 1970 et 1971e sur 1r base dtun::endement moyen de 61800 tornrres par hectare et par crrlture, au prix d,e 25 francs CF:t 1e kg. de rlzt on estlnait à L16,4OO francs Ctr'À C.e re]renu net d.u paysan. Â cette d.ate; iI nty avait pas de grands dcarts de situatlon entre 1-es paysan§,car toutes Les fa.nilles avaient reçu chaoune Ia parcelle d.tun hectare - et toutes avatent Le minimum requis de main-dloeuvre: 4 pe::sonnes actives'

(10)

TÏ.

P.9

En L975, On se trouve devant d.es situations varléesl iJ- y a des

r-ïplottants très riches et dtautresl très pauYÏes. Deulr cxemples: à rai-

son de ,:) francs CFA 1c kgl voici d.eux situatlons: un ccrtain paysanr Qui

util-ise 2 paires de boeufs, a prod.uit 641 kg dc padd'y. Ilevenu monétalre

bzut: 22.+OO francs ctrA. un d.euxième: 5 palres dc boeufs; 818 tonncs de padd.yn Revenu monétairc bruts ,OB.00o francs CF/r'

le résultat ? ïL a faIlu recourir à ltasslstanct: du ?ÂI\I (lro-

gramrno Âllmentaire Mondiat) pOUr 57 fam5.Ales nécessiteuses. T,e résultat ? Vingt-huit exploitants ont déscrté Iu: périmètre"

I)ans cette ValLée du I(ot'" clui était un véritable mirage pour tous à son départl connent en est-on errivé ?

tr1, ÿll.l SOCIAtriI DirIfS L;.1 Pl1ll-.Iffitr[-RE

1. Llorgani§ati.on-des vll].agcs a) Sur Lc plan cadastrel

tres exploltants d,u pérlraètre sont installés d.ans 7 v13-1ages d.ifférents sis d,ans ltalténage:eent: 6 sont des créations du projet; le

?èmc est Ie villagc de Bama trouvé su:' p]acc. ltimplantation des nou-

veaux villages stest faite de tel1e fa.çon quc 1cs habitants de ehacun d.teux soient à proximlté dc -'l.eurs chanrps. Pour cha.que vi11age1 1c pJ-an a les axes rectilignes, sc coupant à an;1e d'roj-t'

Chaque fanille reçolt une parcell.e dthabitation de 15 a sur 25 mt non clôturée t une dotii-bion en matériaux d.e construction d.lune valeur de 40.ooo francs cFÀ remboursable. ElLe construit: une maison standard d.e Br4 m sur 775 m 2 pièces, avec un soubassement en ciment et un tott en tÛIeï un magasin et 11ne cuisine. EIIg creuse un puits non

protdgé, ouvre rrne fosse d'aisance et erména5e, dans un coin d'e Ia mêne cour, un d.6pôt pour 1es ord.urcs ména,qères et 1es déchets" Dl1e nloublie pas de se construire quelques cases rondes à titre dlha'bltations sup- p}émentaires, un grenier à ml]e un petit poulailler, un abrl ou un parc à bétaiI. Ies fernmes i:r-sistent souvent pour obtenir quelques planches de cultures Potagèreso

De toute évidence, Ie problènes dont à

tout Ie

noins,

b)

Sur

Ie

plan sociol-ogique

p1-an de Lthabitat des vlIlages pose des celui de Llcspace.

tnlg7l,troisva8uesd.cmoul.ementsdepopulationavaienta-

mend sur

le

périmètre 7L2 fa^rnIIlcs. Sur

les

3l-2

t

2'lrZ/, appartenaient à Itethnl-e bobo

ï

52tl/, à

ltethnie mossi

4ÿ% à

ltethnie

d'iouIa;

(11)

p.10

2rg7; à ltcthnie siamoue etc. :;n 7972, les 582 far,lilles insta.lIées étaient originaires pour: 9 rl/, du villagc de Brlrna i 17 t7/, d" Bobo-Dioulasso et de

se'j environs lemédiats (SoUo + 5 1@) t 25tB/, des envlrons de l-a Vall-ée d'u fou (f 1or); 56rg/, de LlOuest-Yolta (RoUo-léaougou: plus d'e' 1BO iarn) ,

42rl/" des autres rdglons du pa1,s (e:ctrêmes:lobo-Tiaya: plus d.e 450 hI)' ces quclques clétails montrent 1e caractèrc composi-te, à la fois at- plan de llappartenâncc ethniqr'te et des' ori8ines géographiclues des ir.omigrants qui risident d.ans Ics;7 irillages du périmètre, ôont 6

sont de purcs créations. 11 en découle clcs;rrob]èmes complexes cle §t::ttc- turation dans 1lorganisation de ces village§ t qui installer avec qui ?

coament baptiser les viltages ? sur quels critères faut-il- désigner un

responsable admlnistratlf pour chaclue village ? Sur o,ue}Ies bases c16er des organismes dtanimation dirigée ou auto-entretenue pourtant néces- saircs ?

2. la Coopérative

Créée dès l-e d,épart du projet, el1e a des compétences à l-a fois techniques et sociales. Sur 1e plan tecirlique, elle contrôIe 1e rcspec'L, par 1e paysan, des clauses de fa convention dlexploitation et de com- mercialisatlon: habiter d.ans le périrnètre, accepter 1es consi3nes techni-

ques tles agents dtencaclrement, vencre si. prod.uction par ltinterruédialre exclusif de la coopérative. Sur J-e pl-an socj-a11 el]e a été constituée, dans les faits, eomne un organe administratlf des villages' DlIe en- tend les conflits inter-familiaux et inter-individuels et propose sa propre méd.iatione constate Ies délits (vo1s d: matérlels ou de petit bétail; rapts d,e f em::nes) et essaie d.e concllier 1es partles.

Âinsi cette coopére,tive est devenue un organe ambiVa'Lont: Êlle contrôIe 1e convention dtexpl-oitation et de comnercialisa.tion, eIle rè-

glemente Ia rrie sociale d.u périmètre. f,e deu:tième terme dc son chanp

dracti,rité laisse penser qrrlelle est accel:tée par Ia société il'es immi- grants: 1I y avait, en falt, un problèrne dtautorité et dladministration du périmètre, pour leqrrel- arrcune structurc ntava'it été prévue' les pay-

sa.ns, arrivés dthorizor:s géo.qraphiques et cul-turels divers, affrontés au:: probLèmes comple:ces rLe leu:: implantation, ntont eLl dtautre réfl-exe

que de se confj-er à cet organe trouvé sur plaee'

une eonfusion clui derna,nde quesoicatéluciclés deux problèmes:

celui dc ltadninistration d.u périnètre er, ;eIui de Ia définttion dlune véritabLe coopérative des exploitants;composde, gérée et contrô1ée par

eux-mêmes.

(12)

p.l-1 Les équipelrents sociaux

Educa:!_igg

Tre périmètrc a aujourdlhui deu: éco1es prina.ires, d-ont Ia prernière datr d.e 1972: une école de 6 et ttne autre dc 5 classes. D1les sont situées dans le premier et 1e c'l.eu:cièiae v11Iages. I,es é1èves pra- ti-quent du jardinnge et bdnéficient dlune can'bj-no scolaire. Une Associa- tion de Pa-rentr.r d"tElèves fait des cotisations pour ltachat de matérieI scolaire.

Dans ces éco1es sises dans un périnètre d'action de c1éveLop-

pernent, llenseigneaent restc du style clas;sique. En pIus, pour les

1.506 persotlne$ activc-rs d.u périmètrel i1 nty e pas, 6 ans après Ie début du projet, de cours dlalphabétisati-on pour adultes, a. fortiori dralpha- bétisation fonctionnelle .

b) S.arnté

Deux dispensaires, qui sou:Cf r-cnt dc rnanclue cl I approvis;ionne- ment en néclicament et err matérieI. Pas de adpôt de phannacic or) Ies paysans puissent honor-^r lcl ordonnances, ni de véhicule-ainbulance qui évacue les cas d. lur6^ence.

Des rrcases-maternitdsrr, construites par 1es paysans. ElLes nlont ni matériel ni personnel de fonctionnement.

llnfin une ?L[] offre le cad,re dlune anination et dlune éduca- tion sanitaires: conseil-s aux malades et au:: mères de farnilIe, prépara- tion de bouillies, pesées, visitcs à donicil-e" Trois équipes de quatre agents constituent 1e personnel.

Rappelons que Ies cours dlhabi-bation sont d.ans des conditions 6tlqrgiène très précaj-res: exiguîté de ltespâce, promiscuité des fosses

cl t aisance et des pults, absence de dispositif d t évacuation d es clc3chets

et des ordures ménagères.

Des malad.ies nonbreuses: Les cliamhées et les dysentdries, Ie paludisme, 1e lrwashiorkor, 1e tdtanosy 1es lorabalgiesl'1es anércies

des enfants et des femmes en grossesse, les ca.s de blennoragie; La rou-

geole I Ies bilharzio"ses , les conj onctivites.

III. iiIIti{.-,lNTS POU' U1ill S-1&1T11_cIlr Dl-.-S Tn/"-IisF]lii[^ OnG.''UIStrS D]-' POPUIÀTIOII

T.,a présentati-on raplde de ltaménagement de Ia Val-lée du Kou,

déjà rrieu:< dc 6 an.s, a pour objet dtaide:: à appréhender un certain nom- bre Cc problènes quo suscitent de tels projets.

5.

a)

(13)

p.12

Ces derniers seront de plus en plus nombreux. Car cles déséquilibres dans l-a distribution des densités de population, da.ns 1tétat de d'éveloppement

des régions et clans Ia mise en -iaIeuÏ des ressources naturelles subsis- tent encore dans bea.ucoup de pays sotr-s-développés. fres populations peuvres et d.éfavoris6es par 1a.

""**":ràii"* toujours à Ia quête dthorizons plus propLces. tres litats rccherch---toujours urr meilleur 6quilibre ei une roeilleu::c efficacité d.e llaraénagenent d'es territoires nationaux' Il im-

porte alors de prérrenir 1es situations difficiles en cerna-nt fsr' problè-

mes pr6visibles et en définis..rant une stratégie correcte"

1. tres probl-èrces

Itexpérience icl rapirortde en e lllontré cluelques-uns'

- Ies difficr.rltés de pleine réalisation rlu projet: les surfaces e:cpIoi- tables.prévues ntont pas été atteintesl 1c nonbre de fanilles exploltantes non p1us,

- 1cs renclenents en baisse d.u projet ]-iés ici à 1a fois à lrusure pro8res- sive dlr soI, à 1a rnain-dloeuvre sollven-b d-éficlentc, à 1réquipement 1n-

suffisant en machinisne alricole'

- l-er. ressources insuffisantes des exploitants, dues à Ia balsse d'es

rendennents et 1t absence d l ac'';ivités d t appoint: cultures hors périmètre e artlsanat, etc "

- llamertrrme, voire 1e décourageuent de fraetions or.t totalité d.es po- pulations dép1acées: e1Ies d.6plorent que 1e dc<placement leur ait fait perdre sans contrepa,rtie, leur ancien milieu d.e vie et sa solidarité

mêne dans 1a misère; elles esti-ment qrrlelles fournissent d'es efforts

non récompensés à leur valeur et selon ]-es pronesses faj-tes au moment de lrinplantation; el1es se désolent de se voir abanclonnées à l-eurs pro- lrIènes sans ltalrsistance ou Ia bienvellfance d-u Gouvernement'

- 1téclatement d.es premières unités dtexploitation et 1e ddpart rlu pro- jetr de certaines familles: effet de conflits iniernes à certaines, de Ia baisse des revenuse du découraleinent et de 1a perte de confiance en

llaveni-r du projet, d.es noi'rbreux problèmes sociaux auxquels 1es paysans sont exposds; etc.

- Ie cad"re de vie ( f t iratitat ) ménagement interne d'es cours, taires et des sources diea'r de

exigu, lnsalubre ei i:ralsain: mauvais a- défaut cltun plan des installations sani-

consonnation.

- absence dtun système dlérluca.iion et de formation adaptée aux besoins

et à la classe dlâge des exploitants'

(14)

p.L5

- d.es infrastructures sanitaires insu:ifisantes et sans inoyens d'e fonc- tionneuent en personnel et en méclica:lent.

- absônce dlgne assistanc,: qrri ai-de 1es habitants du périnètre à être feurs propres ïesponsablesp 1es associe pleinernent à Ia recherche des solLltionsàIer-rrsproblèmestantcludor,raineclelaprod'uctioneidela commercialisationr eue d.e celui dc llarnénag:ertelrt cles collrs et du villagc pour une vie saine; qui cherche avec eux les voies et mo1'ens d'e promou- voir de s; écluipements sociaux col1e ctif s, d t organiser tles activités ré- créatives et cttlturelles arlaptées à leurs aspirations.

On Ie constate: certains des problèmes posent directenent la question de survie des projets avec transfert de population' 3ien que ces populations soient souvent venl-es pour survivre à une crise de sub- sistence, el1es nlhésitent pas, devant certaine§ situationsl à abandon- ner Ie projet pour chereher meiLleure fortune ailleurs.

2. E1éments pour une -slrgle e des transferts de lation

Deu;: princ 1Pe s :

to) ff est esscntiel quc 1es projets pour lesquels 1es trans- ferts sont cffectués soient viablese non pas seuleuent pour la période de déinarî,age avec son anbianee fle pro4e§ses faciles et de galvanisation des populationsl mais pour tout Ie tenl?s q.uton demanclera à cell-es-ci d"ly rester.

Zo) 11 est tout aussi essenticl o.ue Ie cad.re de vie soit dé- limité de façon c1utiI soit u11 e§pace suffisant pour ses occupants, araéna- et équipé pou-r offrir des condii;ion; cle vic correctes et saines, a- niné pour être un nilieu de vie socialernent dqullib::é et épanoulssant.

pour cela, trois nivear-rx de considération apparaissent né- eessaires.

a) léfinition des projet,..r d.ans Ie cacre d.tun plan dlaménagement du ter- ritoirc na'bional ou régional 3

- le Frojet srinsc::it d.ans un plan dlaraénagement de territoire national

ou régional bien rtené: Les diverses potcntialitds économiques a1;ricoIes, pas;iorales, ninières de totrtes les ré3ions ont été ldentifiées' Oni été créfiniese 1es compléi:rentari-bds et l.es rel-ations dléchanges, de main- clloetrvre y conPris:

- 1e projet faisan-b llobjet du'bransfe::r a été claireuent identifié et d.éfini dans son objectifI sêî; résultats esconptés2 sGS lroyens dIac-bj-on, ses mod.elités d texécutlon, sa, durée. 11 ne propose pas seulernent une

action unique, nais un plan et un programlre d.taciions qui utilisent

toutes les disponibtlités de force de travail et couvrent 1'ensemble des procluctions de base nécessairer, aux popllla bions.

Références

Documents relatifs