La
comparaison
des différentes fractions azotées dans le musclepeaucier
d’animaux de 18 mois révèle que la concentration de l’azote
sarcoplasmique
estplus
élevée chez l’animal culard( 27 , 11
p. 100 contre 24,55 p. 100 de l’azotesoluble).
L’azote du stromareprésente 13
,8
5
p. 100de l’azote total chez les animaux normaux,8, 79
p. 100chez les culards. La concen-tration en
myoglobine
de ce muscleapparaît équivalente
chez les 2types
d’animaux. Al’âge
moyen de 42
jours (culards)
et de 62jours (normaux)
lesrapports GAPDH/EC, GAPDH/HOAD, LDH/EC
sont semblables dans le muscle semi-tendineux oulong
vaste. Seul lerapport phos- phorylase/HK apparaît
abaissé chez les culards. Tous cesrapports
sontaugmentés
chez l’ani- mal adulte normal et diminués dans le coeur. On n’a pas trouvé de différencesquant
au pour-centage
desujets hétérozygotes,
pour les loci Mor-i etPMGi,
chez les animaux normaux ouculards.
CONSÉQUENCES
DEL’HYPERTROPHIE
MUSCULAIREHÉRÉDITAIRE
DES BOVINS SUR LA MUSCULATUREI.
-IMPORTANCE
RELATIVE DESDIFFÉRENTES RÉGIONS
R. BOCCARD B.-L. DUMONT. Station de Recherches sur la
Viande,
C. R. Z.V.,
I. N. R.A.,
.,Theix,
63 -Saint-Genès-Champanelle (France).
- Laboratoire de Recherches sur la Viande C. N. R.Z.,
I. N. R.A.,
78 -Jouy-en-Josas (France).
Les résultats de la dissection
complète
de la musculature des demi-carcasses de 9 taurillonshypertrophiés
et de 17 taurillons normaux de race charolaise de 10 à 20 mois ont été traités pour comparer lapart
relative des différentesrégions
musculaires. Lacomparaison
a étéeffectuée
après
calcul parrégression,
pourchaque région,
dupoids qu’elle représentait
dans unemasse de 140
kg
de muscle dans une demi-carcasse. Les différents muscles ont étéregroupés
en onze
régions
dontl’importance
relative a étéappréciée
par lerapport H N N x ioo où
H est le
poids
de larégion
dutype hypertrophié
et N lepoids
de celle dutype
normal. Les valeurs obtenues furent pourchaque région :
cervicale- 6, 3 r ;
antibrachiale + o,i6 ; bra- chiale -!- 5,02 ;scapulaire
- 5,72 ; rachidienne -8, 4 6 ; thoracique
!-6, 77 ; diaphragmatique
-
i8,o 5 ;
abdominale -5 ,8 4 ;
fessière - 4,44 ; crurale + 9,92 etjambière
-6, 44
P. 100. Ilapparaît
doncqu’à poids
de muscle constantl’hypertrophie
affecteuniquement
lesrégions crurale, thoracique
et brachiale et que les autresrégions
sont retardées dans leur déve-loppement
à desdegrés
divers.Les modifications constatées dans
l’importance
relative des masses musculaires des diffé- rentesrégions
constituent uneexception
à la loi d’harmonieanatomique.
La différence de ré-partition
entrerégions explique,
enpartie,
les différencesd’aspect
et de conformationqui séparent
les deuxtypes
d’animaux(finesse
de l’encolure, ventrelevretté,
membrepostérieur
dit a cul de
poulain u)
et que l’onpeut apprécier
sur une basequantitative d’après
la valeurdu
rapport
dupoids
des muscles de la cuisse aupoids
des muscles du cou( 2 , 27
pour leshyper- trophiés
contre 1,94 pour lesnormaux)
ou encore à celui des muscles de larégion
abdominaleinférieure
( 3 , 9 8
pour leshypertrophiés
contre3 , 3 6
pour lesnormaux).
CONSÉQUENCES
DEL’HYPERTROPHIE
MUSCULAIREHÉRÉDITAIRE
DES BOVINS SUR LA MUSCULATUREII.
-IMPORTANCE
RELATIVE DESDIFFÉRENTS
MUSCLESB.-L. DUMONT R. BOCCARD. Laboratoire de Recherches sur la
Viande, C. N. R. Z.,
I. N. R.A.,
78 -Jouy-en-Josas (France).
- Station de Recherches sur la Viande, C. R. Z.V.,
I. N. R.A., Theix,
63 -Saint-Genès-Champanelle (France).
On a
comparé, après
calcul parrégression
despoids qu’ils représenteraient
dans une masse,de 140
kg
de muscle pardemi-carcasse,
lepoids
desprincipaux
muscles de taurillons crarolais de 10 à 20mois,
detype
normal(n = 17 )
et detype hypertrophié
dit « culard o(n
=9 ).
Lacomparaison
a été faite sur la base durapport
où H est lepoids
d’un muscle dans letype hypertrophié
et N lepoids
du même muscle dans letype
normal.On a
enregistré
une variation assezlarge
de cerapport qui
passe de -f- 34,21 p. 100 pour le muscle Cutaneus à - 37,92 p. 100 pour le muscle Vastus medialis.L’hypertrophie relative, qui correspond
à des valeurspositives
durapport,
intéresseparti-
culièrement les muscles de la cuisse
(Tensor fasciae
latae !- 20,29, Vastus Lateyalis -!- 13,99, Semi membranosus +12 ,8 2 , Biceps femoris
!- Il,70, Semi tendinosus + lo,oo, Rectusfemors
+
i- 7!45.
Gyacilis -!- 5,25, Pectineus -f- 5,41 p.100 )
et dans les autresrégions
unepartie
seule-ment des muscles situés en
plan superficiel (Latissimus
doysi -!- y,34, Pectoralisprofondus
+
i5,6o, T y apezius
-!8,oo, Triceps
byachücaput
laterale 16,61 p.100 ).
Chez les animaux detype hypertrophié
on note par contre un moindredéveloppement
relatif des muscles desparois
abdominales
(Transve y sus
abdominis -g,75, Rectus abdominis - 10, 14,Obliquus
abdominisinternus - 19,19 p.
10 0 ).
On
enregistre aussi,
dans letype hypertrophié
un moindredéveloppement
duSplenius (-
30 , 0
o
p.100 )
et du Semispinalis capitis (— 2 6, 05
p.100 )
cequi
caractérise sur leplan
du
développement
musculaire un état d’immaturité sexuelle assezprononcé.
D’autre
part
les muscles intervenant dans larespiration
manifestent une nette tendanceau
sous-développement (diaphragme
-1 8,oo
p. 100,région thoracique
costale - 11,93 p.100 ),
dont les
conséquences
sur leplan
de l’intensité desphénomènes respiratoires pourraient
conduirechez les
hypertrophiés
à unehypoventilation,
contribuant enpartie
à un étatd’hypoxie.
CONSÉQUENCES
DEL’HYPERTROPHIE
MUSCULAIREHÉRÉDITAIRE
DES BOVINS SUR LA MUSCULATUREIII.
—STRUCTURE
DUCOLLAGÈNE
MUSCULAIRER. BOCCARD. Station de Recherches sur la
viande,
I. N.R..4., Theix,
63 - Saint-Genès-Cham-panelle (France).
L’hypertrophie
musculaire héréditaire des bovinss’accompagne
d’un déficitgénéralisé
dela teneur des
principaux
organes et des muscles encollagène.
Lesprincipales propriétés
de cetteprotéine
en relation avec sa structure ont été considérées dans le cas du muscle de veaux derace
charolaise, âgés
de 3 mois dont 3hypertrophiés (culards)
et 3 normaux.La solubilité du
collagène
intramusculaire à 70° en z,4 et
6 heures semblelégèrement plus
élevée dans le cas des animaux culards. Cette tendance n’est pas confirmée ni à 90° en 2, 4 et 6
heures,
ni dans les mêmes conditions de durée et detempératures
par la solubilité des frac- tionscollagéniques
intramusculaire etaponévrotique.
La solubilisation par voie
chimique
descollagènes
de différentesorigines
musculaires(apo- névrose, endomysium, tendon)
en fractions acido-solubles à froid et àchaud,
en alcalino-soluble et insoluble aboutit pourchaque
source à unerépartition
voisine dans les 2types
d’animaux.Les faibles écarts constatés dans les diverses solubilités considérées tiennent sans doute au fait que chez les animaux de 3 mois les différences éventuelles de
polymérisation
descollagènes
n’ontpas encore pu se manifester entre les 2
types
d’animaux.La
chromatographie
d’extrait acido-soluble decollagène
del’aponévrose
et del’endomy-
sium du
Longissimus
dorsi des 2types
d’animaux donne desdiagrammes
d’élution semblables.Les
rapports
desprincipales
fractions 0(1’ 0e2!11’ !12’
sontidentiques.
Le
comportement électrophorétique
des mêmes extraits del’aponévrose
a été semblable dans les 2 cas : distance demigration
etimportance
relatives des différentes fractions.Les
collagènes
acido-solubles desaponévroses
des deuxtypes
d’animauxparaissent
doncconstitués d’éléments 0(1 et OC2 de taille et de structure très semblables
qui
sontprésents
dans.des
rapports identiques.
Les
collagènes
des différentes fractions musculaires des animaux culardsparaissent
norma-lement constitués seule la vitesse de leur