RAPPORT D’ACTIVITÉ DE LA COMMISSION
INTERNATIONALE DE BOTANIQUE APICOLE DE L’U.I.S.B.
POUR LES ANNÉES 1962-1965
Anna
MAURIZIO, J. LOUVEAUX
Station
fédérale
d’Industrielaitière,
Section
apicole, Liebefeld-Bern (Suisse)
Station de Recherches sur l’Abeille et les Insectes
sociaux,
Bures-sur-Yvette
(Seine-el-Oise)
La Commission internationale de
Botanique apicole appartient depuis
safondation,
en 1951, yà la section de
Botanique
de l’Union internationale des Sciencesbiologiques (U.
I. S.B.).
La sectionde
Botanique
de l’U. I. S. B. tientrégulièrement
son Assembléegénérale pendant
lescongrès
inter-nationaux de
botanique
et, à cetteoccasion,
discute desquestions administratives
et met enplace
la direction des différentes sections et commissions.
La dernière Assemblée
générale
a eu lieu en août19 6 4 pendant
le 10eCongrès
international deBotanique,
àEdimbourg.
A cetteoccasion,
la Commission deBotanique apicole
et son bureauont été confirmés pour les
cinq
années àvenir,
c’est-à-direjusqu’au
IIeCongrès
international deBotanique
en aoûtig6g
à Seattle(li,
S.A.).
Les nouveaux statuts de
l’organisation apicole
internationale «<lpimondia
» avaientprévu
un certain nombre de « Commissions permanentes
» parmi lesquelles
une Commission de «Botanique apicole
». Pour éviter les confusions et lesmalentendus,
A. MAURIZIO etJ.
LouvLnu ontprésenté
au Secrétaire
général
une demande de révision de la dénomination de la commission del’Apimondia.
:1u cours de la session du Comité exécutif de
l’Apimondia (Bucarest,
10-15 février19 6 5 )
il a étérépondu
à notre vœu et la Commission permanente del’ Apimondia
apris
le nom de « Commissiondes
plantes
mellifères et de lapollinisation
n. La décision finale concernant cette modification aété
prise
par l’assembléegénérale
desdélégués
del’Apimondia
le 25août19 6 5 .
Ainsi les deux Com- missions portent des noms différents et leurindépendance
l’une vis-à-vis de l’autre dupoint
devue administratif comme du
point
de vue des fonctions se trouve totalement confirmée.L’activité de la Commission internationale de
Botanique apicole
de l’U. I. S. B. au cours des quatre dernières années a été satisfaisante. En liaison avec lescongrès
internationauxd’apiculture
deux assemblées
générales
administratives ont eu lieu( 9
août19 6 3
àLiblice, Tchécoslovaquie ;
22 août
io65
àBucarest, Roumanie).
Les groupes de travail ont tenu deux réunions( 20 - 23
avril19
6
4
àMontfavet, Vaucluse; 6- 7 juillet 19 6 4
àLondres).
La Commission internationale de
Botanique apicole
compte actuellement 170membresrépartis
sur 31 pays différents. Au cours des quatre dernières années la Commission a
perdu
par décès quatre de ses membres(Y r -D r
F.1"I RBAS , Gôttingen ;
Pr-Dr G.GO TZE , Bonn;
M. H.G ONTARSKI , Oberursel, Allemagne;
Pr-Dr St.Ktttxox, Swarzedz, Pologne).
Seize membres se sont retirés volontairement de laCommission,
laplupart
d’entre eux en raison d’unchangement
de situation ayant entraînéun
déplacement
des centres d’intérêt. A leurplace
sont entrés 45nouveaux membresparmi lesquels
nous avons le
plaisir
de saluer dejeunes
collaborateurs des institutsapicoles
des différents pays.Pendant la
période
d’activité couverte par leprésent
rapport lespublications
suivantes ontété éditées et
proposées
aux membres de la Commission :-
Rapport
d’activité pour les annéest959-t96z (Z. f. Bienenforsch ., 19 6 2 , 6,
53-55;B
ee
W ovld , 43,
49-51,I96 z ;
Ann.Abeille, 19 6 2 , 5, 85-87).
- Méthodes
d’analyse pollinique
des miels(Z. f. Bienenforsch., 19 6 2 , 6, IIS - II 6;
BeeWorld, 19 6 2 , 6,
i22-i23; Ann.Abeille, 19 63, 6, 76-75).
Circulaires de la Commission n° 18 à zt
(août 19 6 2 , juillet
et décembre19 6 3 , juin 19 65).
-
Rapports
sur les réunions de Montfavet et Londres(Dtsch. Bienenwirtsch., 19 6 4 , 15, 13 6- 1J X,
2 m-zi 4
, Dtsch.
Bieneizwirisch., 19 6 4 , 15, i8i-i8z;
BeeIl!orld, 19 6 4 , ,45 9’7- 9 8,·
- Numéro des Annales de l’Abeille consacré à la
publication
des rapportsprésentés
au coursde la réunion de Montfavet sur
l’analyse pollinique
des miels(Ann.
Abeille19 6 4 ), 7, 2 6 1 - 37 6,.
-
Rapport
contenant les communicationsprésentées
au 1erSymposium
international de Polli- nisation((’openhague, ig6o) (Proceedings of
thefirst
internationalsymposium
oupollination,
Co-penhagen, August 19 6 0 ,
Printed under theauspices
of the Swedish Seed Growers’Association, Stockholm, 19 6 2 ).
Ce document peut être obtenuauprès
du pr-Dr E.Axi’.RBExc, Sval6v,
Suèdeet
auprès
de la Bee ResearchAssocialioiz,
61’oodsideHouse, Chalfont Heights,
GerrardsCross, Buchs. Angleterre.
- Liste n° 6 de références
bibliographiques
sur le miel( 19 6 2 ).
D’autres
publications
sont enpréparation, parmi lesquelles
le rapport sur le 2eSymposium
international de Pollinisation
(Londres, rg6-a)
et une nouvelle liste de référencesbibliographiques
sur le miel.
L’Assemblée
générale
ordinaire du 9août 19 6 3
à Liblice a réuni 39 membres appartenant à20pays différents. Du fait que le
Congrès
internationald’Apiculture
se tenait àPrague
il futpossible
à un
grand
nombre decollègues
del’Europe
de t’Est deprendre
part à cetteassemblée,
cequi
apermis
d’établir des contacts
plus
étroits avec de nombreuxcollègues qui
ne nous étaient connusjusqu’ici
que par leurs
publications.
Ces contacts ont trouvé leurexpression
dans le fait que M. N. (2LUSHKOV(U.
R. S.S.)
est entré comme nouveau membre dans le bureau de la Commission. L’Assembléegénérale
a confirmé le bureau dans ses fonctions(A. 1 W u R tzio, I’résidente ; J. L OUYEACX ,
Secré-taire).
Du fait que les
congrès
internationauxd’Apiculture
ont lieu tous les deux ans et, avec eux,les assemblées
générales
de laCommission,
il a été décidé à Libtce que les rapports d’activité de la Commission ne seraientplus publiés après chaque congrès mais,
selon les besoins et sansrégula- rité,
tous les trois ou quatre ans.E. V. SANDULEAC
(Roumanie)
avaitdéposé
uneproposition
de fondation d’un nouveau groupe de travail de «Biophysque
etGénétique
x. Du faitqu’il s’agit
làprincipalement
dequestions
enrapport avec la sécrétion nectarifère il a été décidé de rattacher
provisoirement
ce groupe au groupe de travaildéjà
existant pour la sécrétion nectarifère(responsable
R. W.SnuEL, Canada).
Si ulté-rieurement la nécessité se fait sentir de créer un groupe de travail
indépendant
il pourraprendre
son autonomie.
L’Assemblée
générale
du 22août19 6 5
à Bucarest a réuni4 6
membresappartenant
à 19 pays.La liaison des Assemblées
générales
de la Commission deBotanique apicole
avec lessymposiums scientifiques
descongrès d’Apiculture
a pour avantage depermettre
àplusieurs
collaborateurs de l’Institutapicole
du pays invitant et de ceux des pays directement voisinsd’ y prendre part.
Ainsi s’offre lapossibilité
de faire la connaissance avec unplus grand
nombre dejeunes collègues
et derecevoir des informations sur leur travail.
En
guise
d’introduction la Présidente a fait lepoint
de la situation actuelle de la Commission et enparticulier
elle aexposé
lesdispositions qui
ontpermis
de tracer clairement la frontière entre la Commission deBotanique apicole
de l’U. I. S. B. et la Commissionpermanente
récemment crééeau sein de
l’Apimondia.
Sur
proposition
de N. S. IIoLM et E. AKERBERG les deux groupes de travail « Bourdons » et« Pollinisation ont été amenés à fusionner. Cette
disposition
estjustifiée
par le fait quependant
le ze
Symposium
de Pollinisation(Londres, 19 6 4 )
un Comité a été élu danslequel
tots les aspects de lapollinisation,
ycompris
la domestication desBourdons,
sontpris
en considération etauquel
N. S. HoLM
appartient.
L’activité de la Commission de
Botanique apicole
étant surtout celle des groupes detravail,
il convient d’examiner l’activité de chacun d’entre eux pour la
période
couverte par leprésent rapport.
1
°
Groupe
de Travail !! Recherches sur le miel »(Rapporteurs J. 1,01,VEAUX,
A.M AURIZIO )
Le groupe de travail a Recherches sur le miel n a manifesté sont activité par une réunion
qui
a eu lieu à
Montfavet-Avignon
du 20 au 23 avril19 6 3
dans les locaux du Centre de Recherchesagronomiques
du Sud-Est(I.
N. R.!1.). Vingt
personnes ontparticipé
à cetteréunion ;
ellesrepré-
sentaient huit pays :
l’Allemagne
fédérale,l’Autriche,
lesÉtats-Unis,
laFrance,
leMaroc,
la Po-logne,
laSuisse,
et laTchécoslovaquie.
Les thèmes de travail étaient les suivants :Spectre pollinique
etorigine botanique
des miels.Spectre pollinique
etorigine géographique
des miels.Spectre pollinique
etpropriétés physico-chimiques
des miels.Après
un rapport introductif deJ. L OUVEAUX ,
huit communications ont étéprésentées :
Z. DEMIANOWICZ. Charakteristik der
E!’Ka!<’K/:Ot!!!<’.
A. MAURIZIO. Dos Zuckerbild blütenreiner
Sortenhonige.
G. VoxwoFtL. Die
Beziehungen
zwischen der elektrischenLeitfcïhigkeit
derHonige
und ihrertrachtmiissigen Herkunft.
H. HADORN. Enthalten
Orangenblüten
undLavendelblütenhonige ensymhemmende Stoffe.
F. RUTTNER. Zur
pollenanalytischen Diagnose südosteuropâischer Honige.
J.
LOUVEAUX etPh.
VERGERON. Étude duspectre pollinique
dequelques
mielsespa!nols.
Ph. VERGERON.
Interprétation statistique
des résultats en matièred’analyse pollinique
des miels.J.
LOUVEAUX. Ütilisatiou des cartesperforées
pourl’analyse pollinique
des miels.Une très
longue
discussion a suivil’exposé
des communications. L’ensemble des travauxpré-
sentés a été
regroupé
pour constituer le fascicule4 - 19 6 4
des Annales del’Abeille,
cequi représente
un volume de IIO pages.
La réunion de
Montfavet-Avignon
apermis
de montrer que les recherches surl’analyse polli- nique
des miels ontrepris
un nouvel essor au cours des dernières années. On s’oriente vers un travail deplus
enplus précis,
d’une part dans ladescription
despollens,
d’autrepart
dans les méthodesd’interprétation
des résultats.L’analyse statistique
fait sonapparition
enmélisso-palynologie
avecle travail de Ph. VERGERON. On commence à attacher
plus d’importance
à la déterminationprécise
des
espèces
àchaque
fois que celle-ci peut apporter des éléments d’information hautementsigni-
ficatifs. Le
problème
leplus
délicat reste celui de la détermination del’origine botanique
desmiels ; malgré
les nouvelles recherches de Z.D EMIANOWICZ ,
de grosprogrès
restent à faire. La combinaison del’analyse pollinique
avec l’examenphysico-chimique
des miels(communications
de A. MAURIZIO, de H. HnDOxrr et de G.VORWOHL) représente
une voie nouvelle dont l’intérêtparaît
trèsgrand.
Les discussions
qui
ontporté
sur les méthodesd’analyse pollinique
des miels ont montréqu’il
y aurait intérêt à
reprendre
leproblème
et à élaborer dans les années à venir une nouvelle version de leur codificationqui
tiendrait compte desprogrès techniques qui
ont étéaccomplis
au cours desdernières années. Une normalisation de la
présentation
des résultatsparaît également
souhaitable.Il convient enfin de
signaler
que l’Union des groupementsapicoles français, 3 8,
bdSébastopol Paris,
a assuré l’édition en un volumeunique
descinq
articlespubliés
entreig6o
eti 9 6 4 ,
par A. MAU- Rizio etJ.
LOUVEAUX dans la revue Pollen etSpores
sous le titre « Pollens de Plantes mellifèresd’Europe
n. Une nouvelle introduction a étérédigée,
ainsiqu’une
nouvellebibliographie. L’ouvrage
est en vente
auprès
de l’U. G. A. F.2
°
Groupe
de travail « Sécrétionnectarifère
»(Rapporteurs
R. W.S HUEL ,
G. F.TowrrsFND)
Les méthodes de récolte du nectar et de
présentation
des résultats de recherches sur le nectar varientbeaucoup
d’un laboratoire à l’autre. C’estpourquoi
le nouveauresponsable
du groupe de travail « Sécrétion nectarifère n(R.
W.S HUEL )
s’estproposé
commepremière
tâche unedescription
des méthodes
généralement utilisées,
ceci dans le but d’une normalisation. Cettedescription
a étéadressée en
19 6 3
auxprincipaux
laboratoiresqui s’occupent
de recherches sur la sécrétion necta- rifère pourqu’ils
lacomplètent
etqu’ils
prennentposition.
Il ressort desréponses
reçues que deux méthodesprincipales
de récolte du nectar sont utilisées : la récolte au moyen demicropipettes
et la récolte par
centrifugation.
Laquestion
de savoirlaquelle
des deux méthodes est laplus
appro-priée
dans les différents casdépend
du caractère des recherchesentreprises
et de lamorphologie
des fleurs choisies comme matériel
expérimental.
Les résultats des examens de nectar devraient tou-jours
comporter les indications suivantes : volume oupoids
du nectar, concentration en sucreset nombre de fleurs.
La sécrétion nectarifère est fortement influencée par les facteurs du
milieu,
parexemple :
l’humi-dité de l’air et du
sol,
la nature dusol,
lesengrais,
latempérature,
la durée dujour
et de l’insola-tion,
etc. Une revue des connaissances actuelles sur cesquestions accompagnée
d’unebibliographie
étendue a été
publiée
par R. W. SHUEL(Ann. Abeille, 19 6 4 , 7, 5- 12 ,).
Il serait assez peu réaliste de penser que la
production
du nectar peut êtreaugmentée
defaçon
sensible par une modification des conditions de milieu. Des rendements en nectar
plus
élevés sontplutôt
à rechercher du côté de la sélection devégétaux susceptibles
de fournir dans des conditions données de milieu une sécrétion nectarifèreoptima.
Dans certainesconditions,
l’utilisation des hor-mones
végétales
peut provoquer une amélioration de la sécrétion nectarifère. Desprogrès
de nosconnaissances du processus
physiologique
de la sécrétion nectarifère sont à attendre d’uneétude
des nectaires au moyen dumicroscope électronique ;
des recherches sont en cours enAmérique
et en
Europe
dans cetesprit.
Les tâches futures du groupe de travail devraient reposer sur une information
rapide
desmembres dans le domaine des
publications
et des travaux nouveaux sur le nectar. Il resterait à exa-miner la
possibilité
de provoquer dans les annéesqui
viennent une réunion du groupe detravail,
soit en
Europe,
soit enAmérique
du Nord.3° Groupe de
travail « Recherches sur les rttiellats »(Rapporteurs :
W.KLOF T ,
F.RU TT N ER )
Les travaux de ce groupe se concentrent avant tout sur les pays
d’Europe
centrale(Allemagne.
Autriche, Suisse, Tchécoslovaquie),
pourlesquels
le miellatjoue
un rôle essentiel comme source de miel. Ils ont trouvé leurexpression
dans le livre sur les miels des forêts(Waldhonigbuch) publié
cet automne par les éditions Ehrenwirth et
qui
embrasse tous les aspects duproblème
des miellats.Ce livre traite de la miellée des forêts du
point
de vue del’apiculteur (W. K ASER ),
de lataxonomie, écologie
et nomenclature desproducteurs
de miellat(W. K LOFT ,
A.FossEL)
ainsi que de la chimie et de lamicroscopie
des miellats(.a. M AURIZIO ).
4
0
Crroupe de
travail « Protection des abeilles »(Rapporteurs :
K.S TUTE , J. S VODABO )
Entre les membres du groupe de travail il existe un
échange
d’informations écrites sur l’action des différentspesticides
nouveaux sur les Abeilles. A ce propos il convient designaler
les observa- tions deP ALMER -J ONES
sur les desherbants à base d’hormonesvégétales.
En 1Bouvelle-Zélande des Trèfles blancs(Trifolimn repens)
en fleurs ont été traités par avion au moyen dez, 4 -D poudre, mélangé
à dusuperphosphate ;
une action sur les Abeilles a pu être mise en évidence. Cette action est en rapport avec le fait que leproduit parvient
dans le nectar et se trouve, de cefait, ingurgité
par les Abeilles. Un
poudrage
direct des abeilles avec lemélange
ne leur cause, eneffet,
aucun dom-mage. Une autre raison de la nocivité est à rechercher dans le fait
qu’en
Nouvelle-Zélande ce sont des surfaces considérablesqui
sont traitées(de
l’ordre deplusieurs
milliersd’hectares)
etqu’il
n’existeainsi aucune
possibilité
pour les abeilles de seréfugier
vers des secteurs debutinage
non traités.On propose que soit établie sur une base internationale une liste des différents
produits
anti-parasitaires utilisés,
avec une estimation dudanger
relatifqu’ils présentent
pour l’tlbeille. On neretiendrait toutefois que les
produits
actifs et non lespréparations
commerciales. Cetteproposition
est accueillie très favorablement et elle est transmise aux
représentants
des différents pays avecprière
de fournir les éléments d’informationcorrespondants.
Les examens
entrepris
récemment enAllemagne
sur unegrande
échelle en cequi
concernela toxicité des
fongicides
pour les Abeilles sont trèsimportants
pour tous les Institutsqui s’occupent
de
diagnostic
des intoxications d’abeilles. Du fait que cesproduits
sont utilisés deplus
enplus
sur les arbres fruitiers
pendant
leur floraison il estimportant
de rechercher siparmi
eux il ne s’entrouve pas
qui
soienttoxi d ues
pour les Abeilles.Lorsque
les examens seront terminés les membres du groupe de travail pourront serenseigner auprès
de K. STUTE sur le classement des différentsfongicides
en cequi
concerne leur toxicité pour l’Abeille.5
°
Groupe
de iravail Pollinisation et recherches sur les Bourdons «(Rapporteurs :
E.A KERBERG ,
G.J ULEN ,
N. S.II OLM ,
O.H A M MER )
L’activité des deux groupes de travail peut être
rapportée
en commun étant donnéqu’ils
travaillent en étroit contact et
qu’il
a étéproposé
dernièrement de les réunir en un seul et même groupe.Le groupe de travail a Recherches sur les Bourdons » a été fondé en
ig6i
à l’assembléegénérale
de Madrid. Le programme avait été
présenté
comme suit par N. S. l.loi.M :Recherches sur la
biologie
etl’écologie
de différentesespèces
de Bourdons.Expériences
sur la domestication des Bourdons.Recherches sur les maladies et les ennemis des Bourdons.
Les membres du groupe de travail a Bourdons » étaient invités à
participer
au 2esymposium
international de
pollinisation
de Londres et ils ontprésenté
un certain nombre de communications.Celles-ci concernaient surtout les facteurs
qui perturbent
la fondation du nid chez lesBourdons,
les conditions d’hibernation des
reines,
les maladies et lesparasites, l’importance
des Bourdons pour lapollinisation
desplantes
cultivées. Du fait que lespréoccupations
du groupe de travail« Bourdons se recoupent avec celle du groupe de travail « Pollinisation o et que, au cours du 2esym-
posium
depollinisation,
N. S. HOLMa étédésigné
comme secrétaire de ce groupe, il a émis le voeuque, dans
l’avenir,
les deux groupes de travail soient réunis. En accord avec les autres membres du comité élu àLondres,
il a étérépondu
à ce vceu.L’activité du groupe de travail « Pollinisation » a consis-té
principalement pendant
lapériode
couverte par le
présent
rapport, dansl’organisation
du zesymposium
international depollinisation qui
a eu lieu les 6 etjuillet 19 6 4
à Londres. Lesymposium
a été suivi par 5qparticipants provenant
de 15 pays. Lesprincipaux
thèmes discutés furent les suivantsPollinisation du ’Trèfle violet.
I’ollinisation d’autres
plantes
cultivées.Apiculture
etosmo-guidage
en rapport avec lapollinisation.
Élevage
des Bourdons et autresApides
sauvages.E. AKERBERG et Chr. STAPELont
entrepris
uneenquête
d’un trèsgrand
intérêt sur lapolli-
nisation du Trèfle violet dans les différents pays
d’Europe.
Unquestionnaire
a été adressé dans tous les paysd’Europe ;
20 pays ontrépondu.
Lesréponses
ont donné une très intéressante vue d’en- semble surl’importance
des abeilles et desApides
sauvages pour lapollinisation
du Trèfle violet dans les différentes conditionsclimatiques.
Comme lesréponses
étaient enpartie incomplètes
surle
premier questionnaire,
un second a étéenvoyé qui,
cettefois,
donnait une meilleure vue d’ensembledans les différents pays. Les données
complètes
sur lapollinisation
du Trèfle violet enEurope
serontpubliées
dans le rapport du 2esymposium
depollinisation.
Un autre thème
important
est constitué par la domestication des abeilles sauvages en tantqu’agents
depollinisation.
Laplupart
des rapportsprésentés
sur ce thème concernaient lapossi-
bilité de domestication des
Bourdons ;
unexposé (W.
P.S TEPHEN )
traitait de lamultiplication
artificielle de
Megachile
et Nomia. Il en ressort que le nombre desApides
sauvagesimportants
pour la
pollinisation
peut êtreaugmenté
pourvuqu’on
offre aux insectes des conditions favorables à leur nidification. Sans vouloir sous-estimer le rôle de l’abeilledomestique
dans lapollinisation
desplantes cultivées,
il fautcependant
reconnaîtrequ’elle
ne donne pastoujours
de bons résultats.C’est
pourquoi
dans l’avenir il seraimportant
de favoriser lamultiplication
des abeilles sauvages pour obtenir une meilleurepollinisation
de la luzerne et du trèfle violet.(!. E.
Bo IIART ,
dans unexposé
trèsécouté,
amena la discussion d’uneproposition
d’étroit travail international sur lesquestions
depollinisation.
Dans cebut,
un comité fut élu danslequel
toutesles branches intéressant les
problèmes
depollinisation
sontreprésentées ;
E. CRANE assure la liaisonavec la Bee Research Association et A. MAUaIZIO avec la Commission internationale de
Botanique apicole
de l’U. I. S. B. Le comité élu se compose de :E. AKERBERG
(Suède) :
Président.G.
J ULEN (Suède) :
secrétaire.N. H. SoLM
(Danemark) :
second secrétaire.Représentants
des différentes branches :G.
JULEN (Suède), J.
LECONITE(France) :
Cultures deLégumineuses.
J.
B. FREE(Angleterre),
A. I’. :1RNASSON(Canada) :
Autresplantes
cultivées de la zone tem-pérée.
G. P. CxAYnIAN
(Jamaïque),
P. D. HuRn(U. 5. :1.) :
Culturestropicales.
0. HAMMER
(Danemark),
V. VESELY(’l’chécoslovaquie) :
Abeillesdomestiques.
N. S. HoL:vt
(Danemark), ,!. 1’.
MEDLER(U.
S.A.) :
Bourdons.G. E. BOIIART
(U.
S.A.),
W. P. STEPHEN(U.
S.A.) :
Abeilles solitaires.E. CRANE
(Angleterre),
A. MALRlzio(Suisse) :
Publications.Grâce à
l’appui
financier de l’U. I. S. B. et desorganisations
deproducteurs
de semences deSuède et de
Suisse,
il serapossible
depublier
un rapport contenant la totalité des communicationsprésentées
ausymposium
de Londres. Le rapport seraprobablement envoyé
àl’impression
fin19 6 5
et
publié
comme numérospécial
desApicultural
abstracts.Au
symposium
de Londres il a été fait d’autrepart
laproposition
depublier
des listes de réfé-rences
bibliographiques
concernant les travaux sur lapollinisation.
E. CRANE et G.J ULEN
ont reçu pour mission de rechercher dansquelle
mesure se fait sentir le besoin de telles listes et, éventuelle- ment, comment il seraitpossible
d’en assurer lapublication.
6°
Groupe
de tyavail « Plantesmellifères
médilerranéennes »(Rapporteurs J. R IHAR ,
P.L AVIE )
Le groupe de travail pour l’étude de la flore
apicole
desrégions
méditerranéennes sèches a été créé enig6i
à l’Assembléegénérale
de Madrid. A son programme sont inscrites lesquestions prin- cipales
suivantes :- Particularités et conditions de
l’apiculture
dans lesrégions
méditerranéennes sèches.- Recherches
phytosociologiques
sur la flore mellifère de cesrégions.
- Observations
phénologiques
sur la floreapicole
méditerranéenne.- Examen des
possibilités
d’introduction de nouvellesplantes
mellifères dans les zones arides du bassinméditerranéen.
en liaison avec lesplans
de reboisement.-
Études
sur l’influence des facteurs du milieu sur la sécrétion nectarifère dans les zonesarides.
L’un des
problèmes portés
au programme a étéprésenté
eny 6z
parJ.
RiH.ax à une sessionde la sous-commission de la F.A.O. pour l’économie forestière du bassin méditerranéen.