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Qui est l orthophoniste?

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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É d i t o r i a l

La satisfaction des attentes des patients atteints de déficience auditive et la prévention de la surdité, première maladie professionnelle dans notre pays, sont des sujets importants qui entrent dans le cadre de la santé publique. Bien que réels, les progrès paraissent toujours trop lents et ce n’est qu’à travers la collaboration pluridisciplinaire de toutes les professionnels de l’audiologie que des solutions nouvelles seront trouvées.

La Société Française d’Audiologie est l’expression concrète du désir affirmé de (certains) professionnels engagés pour la mise en œuvre de moyens visant à développer et promouvoir la recherche française sur l’audition. Grâce au travail de ses

fondateurs, la SFA a acquis une crédibilité ouvrant la voie de la recherche de demain. Cet avenir est rendu possible par la modernité de son approche pluridisciplinaire des problèmes posés et par les compétences de ses

membres en matière de recherche, d’enseignement et de formation. Les moyens déjà mis en œuvre par les différents présidents de la SFA ont permis de créer un contexte propice à l’innovation et à des échanges permanents et fructueux, l’objectif principal étant toujours d’améliorer la qualité des soins fournis aux déficients auditifs en recherchant l’excellence. Je ne peux donc que remercier l’ensemble des acteurs qui m’ont précédé dans cette fonction de présidence de la SFA et tous ceux qui ont accepté de me soutenir dans la difficile mission qui m’a été confiée. Le choix démocratique de l’alternance exprimé par les membres de notre société m’a conduit à sa présidence. Pour la première fois depuis sa création, la SFA est présidée par un audioprothésiste et cette situation est un honneur pour notre profession. Soutenu activement par mon bureau, je m’engage avec conviction pour répondre aux attentes de mes confrères et amis, ainsi que celles de tous les professionnels du monde de l’audiologie.

François Le Her

Presbyacousie : une partition à six mains

Nicole Denni-Krichel À l’heure où le travail en réseaux et l’interprofessionnalité sont de plus en plus mentionnés pour améliorer la qualité des soins, il nous semble indispensable de parfaire le partenariat ORL, audioprothésiste et ortho- phoniste. Si ce partenariat est de fait pour la prise en charge de l’enfant sourd ou de la personne implantée, il n’est pas encore suffisamment développé autour de la personne adulte malentendante.

Afin de le faciliter, un des premiers pas est déjà de mieux se connaître, d’avoir connaissance des compétences de l’autre et d’intégrer le vocabulaire utilisé par chacun.

La revue SFA-News est éditée par la Société Française d’Audiologie (SFA) La SFA remercie le laboratoire Ipsen et la société Siemens de leur soutien pour la réalisation de ce numéro.

Qui est l’orthophoniste ?

L’orthophoniste est le professionnel de santé dont la mission est de prévenir, de repérer et de dépister, d’évaluer par le bilan orthophonique et de prendre en charge, aussi précocement que possible, les pathologies de la voix, de la parole et du langage oral ou écrit et les troubles de la communication, quelles que soient leurs origines, chez l’enfant ou chez l’adulte. Il est habilité à dispenser l’apprentissage d’autres formes de communication non verbale permettant de compléter ou de suppléer ces fonctions. La rééducation orthophonique étant accompagnée, autant que faire se peut, de conseils appropriés à l’entourage proche du patient (décret n° 2002-721 du 2 mai 2002 relatif aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’ortho- phoniste).

Quelles pathologies prend-il en charge ?

●●Les troubles de l’articulation, de la parole, du langage oral,

●●Le bégaiement,

●●Les troubles de la communication,

●●Les troubles spécifiques du lan- gage écrit : dyslexie, dysortho- graphie, dyscalculie, dysgraphie,

●●La surdité,

XeCongrès de la SFA Audition et Mémoire 19, 20 et 21 Novembre 2009

Deauville

CHANGEMENT DE PRÉSIDENCE Le mandat du DrMarie-Madeleine Eliot, ORL, s’est terminé en mai dernier ;

François Le Her, audioprothésiste, lui

succède.

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●●Les troubles liés aux fentes vélo- palatines,

●●Les troubles d’origine neuro- logique, y compris dégénératifs et traumatiques,

●●Les troubles d’origine génétique,

●●Les troubles de la voix, de la déglutition...

Qui prescrit et comment prescrire des séances de rééducation orthophonique ?

L’orthophoniste est un auxiliaire médical qui travaille sur prescription médicale. Dans le cadre de cette prescription médicale, l’orthophoniste établit un bilan qui comprend le diagnostic orthophonique, les objectifs et le plan de soins. Le compte rendu de ce bilan est communiqué au médecin prescripteur accompagné de toute information en possession de l’orthophoniste et de tout avis susceptible d’être utile au médecin pour l’établissement du diagnostic médical, pour l’éclairer sur l’aspect technique de la rééducation envisagée et lui permettre l’adaptation du traitement en fonction de l’état de santé de la personne et de son évolution.

Il existe 3 types de prescriptions (FIG. 1): 1- Le bilan orthophonique avec rééducation si nécessaire :À l’issue de ce bilan, un compte rendu indiquant le diagnostic orthophonique est adressé au prescripteur. Si des séances de rééducation doivent être dispensées, ce compte rendu comprend les objectifs de la rééducation, le nombre et la nature des séances que l’orthophoniste détermine, par dérogation à l’article 5 des dispositions générales. Sauf contre- indication médicale, il établit une demande d’entente préalable.

2 - L e b i l a n o r t h o p h o n i q u e d’investigation :À l’issue de ce bilan, un compte rendu indiquant le diagnostic orthophonique est adressé au p re sc r i p te u r, a cco m p a g n é d e s propositions de l’orthophoniste. Le prescripteur peut alors prescrire une rééducation orthophonique en conformité avec la nomenclature.

L’orthophoniste établit une demande d’entente préalable.

3-Le bilan de renouvellement : À la fin du traitement, une note d’évolution est adressée au prescripteur. Si à l’issue des 50 premières séances pour les rééducations individuelles cotées de 5 à 12, ou de groupe, des 100 premières séances pour les actes cotés 13 à 15, la rééducation doit être poursuivie, la prescription d’un bilan orthophonique de renouvellement est demandée au prescripteur par l’orthophoniste. La poursuite du traitement est mise en œuvre conformément à la procédure décrite pour le premier type de bilan.

Qu’est ce qu’un bilan orthophonique ?

Depuis l’avenant conventionnel du 13 mars 2002, le bilan orthophonique doit être l’outil de la coordination entre prescripteurs et orthophonistes. Il est l’outil indispensable à la pose du diagnostic orthophonique, à la décision

thérapeutique et à la conduite du traitement ; il en est le fondement. Il s’agit d’un outil de dépistage, de prévention et d’évaluation. Il permet de déterminer la nature des troubles, les capacités et les fonctions altérées du patient, ses aptitudes, le diagnostic orthophonique et le projet théra- peutique orthophonique.

Différents examens sont réalisés par l’orthophoniste et donnent lieu à un compte rendu écrit au prescripteur : bilan de la déglutition et des fonctions oro-myo-fonctionnelles, bilan de la phonation, bilan du langage oral et/ou bilan des aptitudes à l’acquisition du langage écrit, bilan du langage écrit, bilan de la dyscalculie et des troubles du raisonnement logico-mathématique, bilan des troubles d’origine neuro- logique, bilan du bégaiement, bilan du langage dans le cadre des handicaps

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FIGURE1 : PROCÉDURE DE MISE EN ŒUVRE DU BILAN

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moteurs, sensoriels ou mentaux (incluant la surdité).

Le bilan permet de proposer une thérapeutique adaptée : un suivi du patient à intervalles réguliers pour des bilans d’évolution, un accompagnement de l’entourage familial, professionnel ou institutionnel, une proposition d’examens et/ou de consultations complémentaires : ORL, géronto- logique, psychiatrique, neurologique, psychologique..., une prise en charge orthophonique.

Grâce à son bilan, l’orthophoniste va :

●●Retracer l’histoire de la surdité : date et mode de survenue, date d’appareillage...

●●Déterminer la plainte du patient et sa demande.

●●Recenser les modalités de commu- nication utilisées par le patient (lecture labiale, langage gestuel personnel, écriture, etc.).

●●Évaluer le niveau d’intégration

auditive(s) seule(s), audition/

prothèse(s) et lecture labiale, lecture labiale seule.

●●Évaluer les difficultés de compré- hension dans la vie quotidienne : milieu bruyant, réunions, confé- rences, téléphone, TV, etc.

●●Analyser le contrôle vocal (intensité, timbre et débit) et l’intelligibilité de la parole.

●●Observer les processus d’attention et de mémorisation, et éventuel- lement réaliser un bilan neuro- psychologique.

●●Évaluer le niveau de langage oral sur le versant expression (lexique, syntaxe et pragmatique) et sur le versant réception c’est-à-dire les capacités de compréhension.

●●Définir le contexte socio-profes- sionnel et les répercussions de la surdité sur le statut social.

●●Déterminer le niveau socio- culturel, les centres d’intérêt et l’appétence du sujet pour les

tissage de langues étrangères, etc.).

La prise en charge orthophonique visera le maintien de la communication et l’apprentissage de la lecture labiale avec un travail portant sur :

●●Les images labiales : explication du système vocalique et conso- nantique, prise de conscience et identification des images labiales sur soi et sur l’interlocuteur.

●●La reconnaissance des sons verbaux : reconnaissance des formes labiales, reconnaissance de mots mono- et dissyllabiques en liste fermée puis ouverte, compréhension de phrases en liste fermée puis ouverte.

●●Les capacités d’attention, d’anti- cipation.

●●Le raisonnement logique et l’accès à l’implicite.

●●La pragmatique du langage, c’est-à-dire son utilisation dans les situations concrètes de la vie quotidienne.

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Interview

de Jacques Dehaussy

Christian Renard Nous poursuivons nos interviews des grandes figures de nos professions d’ORL, d’audioprothésistes et d’orthophonistes avec, pour ce numéro, l’interview par Christian Renard de Jacques Dehaussy, Docteur en Pharmacie, Lauréat de l’Académie de Médecine, Président d’Honneur du Collège National d’Audio- prothèse.

Christian Renard (CR) : Pouvez-vous nous rappeler votre parcours professionnel ? Quelles ont été les rencontres les plus marquantes et celles qui vous ont le plus influencé ?

Jacques Dehaussy (JD) :Si je prône la modestie comme qualité première de tout audioprothésiste (ce qui n’est pas toujours le cas, hélas !) il faut bien reconnaître cependant qu’il est toujours agréable de constater que l’on ne vous a pas oublié... C’est mon cas aujourd’hui et j’en suis flatté et fort gêné... Néanmoins, je veux bien admettre que je fais partie des quelques pionniers de la prothèse auditive en France, qui en 1949, année de mes débuts, émergeait avec bien du mal de l’itinérance et de l’empirisme le plus complet.

Mais il n’est pas possible d’aborder cette question sans citer ceux qui, malheureusement, nous ont quitté et qui ont permis, par leur travail, que l’Audioprothèse devienne ce qu’elle est devenue.

Et ma pensée ira d’abord à notre maître à tous, J.E. Fournier, qui a introduit en France l’audiométrie vocale créée aux États-Unis après la 2eGuerre mondiale. Dans son livre L’Audiométrie Vocaleparu chez Maloine en 1951, Fournier décrit l’application des épreuves d’intelligibilité au diagnostic, à l’expertise et à la correction prothétique des surdités. Et c’est ainsi que grâce aux techniques qu’il décrit et qui gardent encore maintenant tout leur intérêt, les méthodes d’appareillage de correction auditive sortent de l’empirisme pour devenir des méthodes rationnelles.

De même, comment ne pas évoquer avec émotion Paul Veit et Geneviève Bizaguet qui ont consacré leur vie à l’enfant sourd, à son dépistage et à son appareillage précoce, et dont les travaux font autorité.

Enfin, et qu’on me pardonne si ma liste n’est pas exhaustive, parlons de notre ami de toujours, Johany Vayssette qui a été le premier en France à enseigner l’appareillage auditif en 1950 dans le cadre du laboratoire de physique de la faculté de pharmacie de Paris... Et je tiens à revendiquer d’avoir été l’un de ses premiers élèves... avec Paul Veit, qui me l’a d’ailleurs un jour rappelé. Johany Vayssette ne l’oublions pas, a été également le président fondateur du Collège National d’Audioprothèse.

Et puisque vous voulez que je vous parle de moi, je dirai que j’ai eu la chance d’avoir un père formidable qui a su me faire comprendre que ce qui compte avant tout dans la vie, c’est le travail... Et j’ai toujours dans l’oreille ce qu’il répétait à mon sujet à tous ceux qui voulaient l’entendre : « J’aimerais mieux le voir mort que le voir fainéant ». Mais était-il vraiment sincère ?

J’ai eu aussi un beau-père exceptionnel. André Boisse était un professeur de physique remarquable et aussi un homme de cœur. Je lui dois beaucoup et il m’a énormément aidé dans mon travail de recherche. Dès qu’il fut à la retraite, il s’était consacré à l’étude de l’acoustique physique et son concours pour l’enseignement était

très recherché des médecins ORL et des audioprothésistes.

Enfin, j’ai eu aussi la chance d’avoir deux très grands amis : L’un, le professeur Louis Masse, était professeur de physique au laboratoire de physique médicale de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Lille. C’est lui qui, vers 1952, m’a

fait entrer dans ce laboratoire où j’ai été nommé moniteur, chargé de l’enseignement de l’audiométrie aux étudiants en médecine et en pharmacie ainsi qu’aux candidats au diplôme d’audioprothèse dont l’enseignement venait d’être créé par le professeur Decroix.

C’est également dans ce même laboratoire de physique médicale que j’ai préparé ma thèse de doctorat en 1956 sous la direction de l’éminent professeur Philippe Fabre qui était membre correspondant de l’Académie de Médecine.

Quant à mon second grand ami, « mon grand frère » comme je l’appelais (mais qui était aussi mon « patron » étant donné que j’étais attaché de son service d’ORL) c’était le professeur Gabriel Decroix, professeur de clinique ORL à la faculté de médecine de Lille.

Sa réputation n’est évidemment plus à faire. Il a été longtemps, comme on le sait, président de La Société Scientifique d’Audioprothèse dont j’étais le vice-président.

J’en viens maintenant à évoquer ma femme Hélène, malheureusement décédée il y a deux ans et demi. Elle était d’une intelligence remarquable. Elle était pharmacien, bien sûr.

Nous avions fait nos études ensemble. Diplômée de l’Institut de Pharmacie Industrielle de Paris, elle a été longtemps pharmacien responsable du laboratoire de spécialités pharmaceutiques fondé par mon père, dont les produits étaient exportés dans le monde entier. Elle était aussi titulaire, entre autres, d’un diplôme d’homéopathie, délivré par la faculté de médecine de Lille, de même que d’un certificat d’études supérieures d’optique. Mais elle était également une très bonne audioprothésiste qui était très aimée de ses patients. Elle avait obtenu le Certificat d’Audiométrie Pratique, délivré par la faculté de médecine de Lille, ainsi que le diplôme universitaire de biophysique et d’audiologie appliquées à la correction prothétique des surdités délivré par la faculté de pharmacie de Montpellier. En sus de ses qualités professionnelles, il faut aussi savoir qu’elle était une excellente pilote de voltige aérienne, ce qui n’est quand même pas courant ! Elle possédait d’ailleurs son avion de voltige personnel. Enfin, il faut également mentionner sa passion pour les arts martiaux qu’elle pratiquait régulièrement et qui l’avait amenée à être 2edan de kendo. Sans l’épouse que j’ai eue, je n’aurais jamais pu faire la carrière qui a été la mienne, je tenais, ici, à lui rendre hommage.

Mais je ne peux pas, en terminant, ne pas citer la personnalité qui a été et qui restera toujours mon maître à penser : le professeur Vladimir Jankélévitch. C’était à Toulouse, la dernière année de la guerre... l’année de tous les dangers. On se cachait... Et cette année- là, je préparais mon Bac de philo... sans aller au lycée ! C’est ainsi que, pendant presque un an, j’ai eu l’immense privilège d’être, à ma connaissance, l’unique élève du professeur Jankélévitch qui restera un des plus grands philosophes de notre époque. C’est lui qui, le mieux, m’a appris à penser et à réfléchir... Avec lui, la philosophie devenait simple et passionnante. Je dois beaucoup à ce maître exceptionnel qui m’a appris à mieux comprendre les hommes.

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Je viens d’évoquer tous ceux qui dans ma vie m’ont le plus marqué et qui m’ont aidé à être un audioprothésiste qui a aimé passionnément son métier.

CR :Qu’est-ce qui dans votre exercice professionnel a été le plus enthousiasmant ?

JD : Certes, la technique est fondamentale dans l’appareillage auditif et, comme elle évolue constamment il est nécessaire de se tenir au courant des progrès réalisés dans ce domaine. Cependant il ne faut pas oublier l’importance primordiale de l’aspect psychologique du problème de l’appareillage. Ce serait une impardonnable erreur que de considérer qu’un appareillage se résume à la correction d’une déficience auditive quelles que soient les difficultés techniques qu’elle implique. Il s’agit, en effet, de rétablir la communication et de réhabiliter, par là même, une personne handicapée et complexée et parfois très malheureuse avec tout ce que cela comporte de psychologie, d’humanité, de tact, de gentillesse et de compréhension. Et que dire de la souffrance des parents d’enfants handicapés ! Il faut absolument qu’entre le patient et l’audioprothésiste s’établisse un courant de confiance, et je dirai même d’amitié. C’est là, il me semble, la condition première pour réussir un appareillage. La connaissance de la psychologie de ceux qui souffrent et les amitiés parfois exceptionnelles que j’ai pu personnellement lier avec certains de mes patients au cours de ma carrière, représentent la plus grande satisfaction que m’a procuré ma profession.

CR : Vous avez été un pionnier dans le domaine de l’audiologie grâce à vos travaux de recherche et d’application, notamment sur la stéréophonie. Pouvez-vous nous en rappeler les aspects principaux ?

JD :Si le professeur Decroix et moi avons été effectivement les pionniers de la stéréophonie audioprothétique, il ne faudrait pas oublier pour autant les importants travaux qu’un certain nombre d’auteurs étrangers, en particulier, ont consacrés à ce sujet et je citerai, entre autres, Hirsh, Hahlbrock, Carhart, Nordlund, Sedee, Feldmann, Hennebert, à qui je rends hommage.

Puisque vous me demandez de faire un petit historique de cette question, je vous dirai que, dès l’apparition des premiers contours d’oreille, le professeur Decroix et moi avons immédiatement senti que le moment était proche où il allait devenir possible de rétablir, de façon courante, la fonction binaurale des déficients auditifs puisque ces prothèses satisfaisaient aux conditions essentielles de sa restauration, en l’occurrence, l’indépendance fonctionnelle des deux oreilles et la captation des sons au niveau de l’oreille stimulée.

Cette idée d’emblée nous enthousiasma, car nous pensions que l’appareillage des déficients auditifs allait enfin pouvoir devenir logique et ne plus transformer les malentendants en « borgnes de l’ouïe », expression qui fut reprise bien souvent par la suite.

Les premiers essais d’appareillages stéréophoniques que nous avons effectués aux alentours de l’année 1958 nous avaient encouragés à persévérer dans cette voie et, très rapidement, nous étions parvenus à élaborer une méthode d’équilibrage inter auriculaire et un dispositif adapté que nous avons appelé, par la suite, le « stéréo- équilibreur ». Puis nous avons cherché, avec le professeur Decroix, à codifier une méthode rationnelle d’adaptation stéréophonique des prothèses et une série d’épreuves visant à en contrôler l’efficacité.

C’est, qu’en effet, l’objectif des appareillages stéréophoniques n’était plus seulement d’améliorer l’intelligibilité des déficients

auditifs pour les conversations en tête-à-tête, mais surtout d’améliorer les possibilités de localisation sonore spatiale et de discrimination de la parole en présence de sources sonores perturbatrices, résultats impossibles à obtenir avec les audioprothèses monaurales. Ainsi donc, toute la gamme des épreuves audiométriques vocales classiques de contrôle prothétique pratiquées en champ libre et dans le silence pour évaluer l’efficacité des appareillages monotiques, devenait insuffisante pour mettre en évidence l’intérêt réel des appareillages stéréophoniques.

Et c’est ainsi qu’avec le professeur Decroix, nous avons proposé en 1961 le terme Stéreaudiométriepour qualifier l’ensemble des épreuves ayant pour objet l’évaluation de l’orientation auditive et la mesure de l’intelligibilité en présence de sources sonores perturbatrices. Dès lors, le contrôle de l’efficacité réelle des appareillages stéréophoniques devint possible sous l’angle de la stéréoacousie. Alors que, jusque là, l’audiométrie se pratiquait invariablement soit au casque, soit en champ libre avec un seul haut-parleur que l’on plaçait en face du sujet, l’originalité de la stéréaudiométrie a été d’introduire une notion nouvelle dans la pratique courante de la mesure de l’audition, à savoir, l’importance de la répartition spatiale des sources sonores dans l’évaluation de l’intelligibilité et l’intérêt de mettre en évidence l’aptitude du sujet à les localiser. En 1964, le professeur Decroix et moi avons publié un petit ouvrage que nous avons intitulé Stéréaudiométrie et appareillages stéréophoniques. Notions nouvelles sur la correction audioprothétique des surdités.

Par ailleurs, à peu près à la même époque, nous avons réalisé un film sur la restauration de l’audition binaurale par appareillage stéréophonique. Ce film a été projeté dans de nombreux congrès nationaux et internationaux réunissant audioprothésistes et médecins. Je pense qu’il a contribué à sensibiliser l’ensemble des audioprothésistes, du corps médical et des Pouvoirs Publics au problème de la stéréophonie prothétique. L’histoire de l’appareillage stéréophonique serait encore longue à évoquer. Elle est d’ailleurs loin d’être terminée, car son étude est intimement liée à celle de la fonction binaurale qui fait intervenir des phénomènes centraux extrêmement complexes et encore mal connus. Quoi qu’il en soit, on peut dire que l’appareillage en stéréophonie a maintenant acquis « droit de cité », bien que cela ne se soit pas fait, comme vous vous en doutez, sans critiques de toutes sortes. Mais il est difficile de vouloir à tout prix nier ce qui est simplement logique. L’appareillage stéréophonique est l’appareillage normal, celui du simple bon sens qu’il s’agisse d’enfants, d’adultes ou de malentendants du troisième âge. La prothèse stéréophonique est la seule prothèse qui tend à rapprocher au maximum le déficient auditif du sujet auditivement normal.

CR :À la fin de votre longue carrière, avez-vous des regrets ? JD :Je crois qu’il serait injuste de ne pas reconnaître que ma vie professionnelle a été remplie de nombreuses satisfactions et, très sérieusement, je ne pense pas avoir le droit de formuler des regrets.

Je n’ai pas eu de fils pour me succéder à la tête de mon laboratoire d’audioprothèse, mais j’ai la chance d’avoir un successeur qui, avec son épouse, me remplissent de bonheur par leur gentillesse et leurs qualités professionnelles et humaines. Que puis-je demander de plus... sinon la santé ?

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●●Le contrôle vocal.

●●L’intelligibilité de la parole.

Cette rééducation se fera à raison d’une ou plusieurs séances par semaine, en présence ou non du conjoint, l’entourage étant régulièrement rencontré, informé et conseillé.

L’orthophoniste apportera en effet à l’entourage familial ou institutionnel une information sur la surdité et ses effets dans la vie quotidienne, une reprise de l’information sur les aides auditives, un ensemble de conseils...

L’objectif est de changer le regard des personnes entourant la personne malentendante en les aidant à mieux comprendre l’impact de la déficience auditive dans la vie de tous les jours et par conséquent mieux savoir ce qu’il faut faire et ne pas faire en sa présence.

Le maintien de la communication étant toujours au cœur de cette prise en charge.

Parallèlement à la prise en charge du patient malentendant, l’orthophoniste

●●Adresse au médecin prescripteur un compte rendu du bilan réalisé ;

●●Entre en contact avec les autres professionnels qui s’occupent du patient (audioprothésiste, auxiliaire de vie, infirmière, neurologue, kinésithérapeute, ORL, psychologue...) ;

●●Peut être amené, à l’issue du bilan ou lors du traitement, à demander des examens complémentaires.

L ’ o r t h o p h o n i s t e t ro u ve a i n s i pleinement sa place dans l’équipe interdisciplinaire autour du patient malentendant. Il contribue par là même au mieux être de la personne presbyacousique.

L’abus de codéine est-il ototoxique ?

DrChristian Meyer-Bisch C’est en tout cas une question posée par Monica Bray, audiologiste australienne, lors du dernier congrès de la Société Internationale d’Audiologie (ISA) qui s’est tenu en juin dernier à Hong Kong. Si plusieurs cas de surdité liés à l’abus d’hydrocodone (opioïde de synthèse) ont été publiés ces dernières années, la toxicité de la codéine sur l’oreille n’est pas connue. Monica Bray a colligé dix observations troublantes chez des patients des deux sexes, âgés de 24 à 64 ans. L’atteinte auditive s’est installée en quelques mois, mais s’est manifestée quatre fois par une surdité brusque. Dans tous les cas, elle était accompagnée d’acouphènes bilatéraux, sans atteinte vestibulaire. L’IRM et le scanner ne montraient aucune anomalie.

La codéine (30 mg) était toujours associée au paracétamol, à raison de 8 à 20 unités par jour depuis plusieurs années, originellement prescrite pour des phénomènes douloureux.

Le bilan biologique a montré une macrocytose, le VGM étant supérieur à 100 fL (µm3), comme avec l’hydro- codone. La prescription d’antalgiques contenant de la codéine devrait tenir compte de ce risque et la recherche de ce type d’intoxication chronique éventuelle devrait être instaurée en cas de surdité brusque ou d’hypoacousie inexpliquée d’installation rapide.

L’ISA organise un congrès tous les 2 ans.

Celui-ci rassemble 400 audiologistes de

40 pays et de toute formation, ce qui en fait un lieu d’échanges trans- disciplinaires particulièrement riches (plus de 200 présentations). Le prochain se tiendra en 2010 à São Paulo, en 2012 à Moscou, puis à Sydney. L’organe officiel de l’ISA est l’International Journal of Audiology.

A propos du livre

«Pratique de la

musique acoustique - Guide de prévention du risque auditif»

Mathieu Del Rio Tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’existence d’un risque auditif lié à la production de la musique, même non amplifiée. Pour prévenir ce risque, sans le dramatiser, une même information doit être mise à la disposition de tous, musiciens- interprètes, enseignants, techniciens et gestionnaires.

Comprendre la charge sonore inhérente à la musique, connaître le fonction- nement de l’oreille, s’intéresser enfin aux moyens de la prévention, tels sont les trois thèmes principaux développés dans ce guide accessible à tous.

L’auteur, Christian Meyer-Bisch, nous rappelle d’abord quelques notions d’acoustique comme l’importance du mesurage en dBA, ainsi que la nécessité d’intégrer les sons fluctuants comme dans la musique pour obtenir des niveaux équivalents.

Souvenirs de Hong Kong

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Après un rappel clair du fonction- nement de l’oreille ainsi que des atteintes possibles du système auditif, Christian Meyer-Bisch précise que les niveaux d’exposition sonore des musiciens sont élevés et dépendent de différents facteurs comme l’empla- cement, l’instrument... mais ces valeurs restent heureusement limitées en moyenne. Des variations existent et un suivi audiométrique est de toute façon nécessaire.

Les mesures préventives (à partir de 80 dBA, 8h) sont donc indispensables, et la réglementation récente donne une limite d’exposition ne devant pas dépasser 87 dBA (8h). Le service de santé au travail se doit de conseiller, d’encadrer et de limiter les risques auditifs pouvant toucher les musiciens.

Les mesures sonométriques vont préciser les niveaux sonores et les musiciens exposés à plus de 80 dBA doivent être informés et formés aux risques. La baisse du risque pourra alors se faire en tenant compte de l’acoustique de la salle, du choix des œuvres, de la disposition de l’orchestre..., privilégier les mesures collectives étant la règle (écrans, pare- sons...). Quand c’est nécessaire, la protection individuelle doit permettre de rester en deçà de la valeur limite d’exposition. Les protecteurs doivent être mis à disposition de tous les musiciens qui doivent être formés à leur bonne utilisation. Le rôle du médecin du travail est alors fondamental dans les contrôles audiométriques préventifs, ainsi que dans la mise en place d’éventuels plans d’action.

On ne peut que conseiller cet ouvrage clair, concis et très bien illustré qui permet d’enrichir les connaissances de tous les passionnés de musique et d’audition.

A N N O N C E D E C O N G R E S

EFAS, Ténérife, 22-24 juin 2009

René Dauman L’histoire de la SFA est intimement liée à celle de l’EFAS (European Federation of Audiology Societies). Celle-ci a en effet recommandé, dès sa création en 1992, que soit structurée dans chaque pays européen qui n’en était pas encore pourvu, une société nationale d’audio- logie, et la nôtre fut créée en 1994.

Après les Pays-Bas (Noordwijkerhout) en 1995, la République Tchèque (Prague) en 1997, la Finlande (Oulu) en 1999, la France (Bordeaux) en 2001, la Grèce (Crète) en 2003, la Suède (Göteborg) en 2005, et l’Allemagne (Heidelberg) en 2007, c’est au tour de l’Espagne d’organiser le prochain congrès.

Le Dr José Barajas nous invite tous à Puerto de la Cruz, Ténérife, la plus grande des îles Canaries, du 22 au 24 juin 2009 (www.efas2009.org).

L’inscription au congrès et la cérémonie d’ouverture auront lieu dès le dimanche 21. Au cours des trois jours qui suivront, tous les grands thèmes de l’audiologie seront abordés : presbyacousie, diagnostic et électrophysiologie, apport de la génétique et des sciences fondamentales au domaine de l’audition, aides auditives (y compris en conduction osseuse), rééducation de l’audition, troubles centraux de l’audition, implants cochléaires, environnement scolaire du jeune enfant sourd, programmes d’éducation précoce, adaptation prothétique après dépistage néonatal de la surdité, prothèses auditives implantées, maladie de Menière, progrès technologiques dans les aides auditives, surdité causée par le bruit, audiologie pédiatrique, protection de l’audition au travail et dans les loisirs, psychoacoustique, aspects psychologiques et linguistiques de l’enfant sourd, audiométrie vocale, acouphènes et hyperacousie, troubles de l’équilibre.

S F A

Délégués SFA

Auprès des

Audioprothésistes François LE HER [email protected] Orthophonistes Martial FRANZONI [email protected]

etNicole DENNI-KRICHEL [email protected]

ORL Didier BOUCCARA [email protected] N’hésitez pas à vous adresser à eux si vous avez une question, un projet à nous soumettre, des nouvelles de la pro- fession à transmettre, etc.

Pratique de la musique acoustique Guide de prévention du risque auditif

Christian Meyer-Bisch Docteur en médecine - Consultant en audiologie et en santé communautaire Édité par l’Association Française des Orchestres

www.france-orchestres.com AFO éditions, novembre 2007 45 pages, 8 euros TTC

Adhésion à la SFA

La revue SFA-News est éditée par la Société Française d’Audiologie (SFA).

Pour adhérer à la SFA, soumettre sa candidature à l'une de ces 3 personnes : FRANÇOIS LE HER

Président en exercice

41, rue de la Tour de Beurre - 76000 Rouen - Tél : 02 35 89 57 08 - Mél : [email protected] MARTINE OHRESSER

Secrétaire Général

10, rue Falguière - 75015 Paris - Tél : 01 43 35 35 30 - Mél : [email protected] RENÉ DAUMAN

Chargé des Relations Internationales Service ORL, Unité d’audiologie Bât. PQR. Groupe hospitalier Pellegrin.

33076 Bordeaux - Tél : 05 56 79 59 86 Mél : [email protected] Le candidat doit être parrainé par deux membres de la Société (voir liste sur le site www.sfaudiologie.fr).

S F A

B U R E A U

Président en exercice : François Le Her, audioprothésiste à Rouen

Secrétaire Général : DrMartine Ohresser, ORL à Paris

Secrétaire Général Adjoint : Éric Bizaguet, audioprothésiste à Paris Trésorier :DrChristian Meyer-Bisch, médecin

consultant en acoustique à Lyon Trésorier adjoint : DrCatherine Gohler,

ORL à Poitiers Chargé des relations internationales :

PrRené Dauman, ORL à Bordeaux

(8)

Notre Xe congrès se tiendra à Deauville du 19 au 21 novembre 2009, notez dès maintenant cette date dans votre calendrier.

Soyons nombreux à marquer notre attachement à l’EFAS et défendre les couleurs de l’audiologie française !

Congrès et réunions ORL : 2008-2009

7e Colloque ACFOS, Espace Reuilly, Paris 12e. 28-29 novembre 2008.

www.acfos.org

11e Assises d’ORL, Acropolis, Nice, 5-7 février 2009. www.assises-orl.com 19e Congrès Mondial d’ORL, São Paulo, Brésil, 1er-5 juin 2009. www.

ifossaopaulo2009.com.br

21eSymposium international sur les potentiels évoqués auditifs IERASG, Rio de Janeiro, Brésil, 8-11 juin 2009.

www.ierasg2009.org

9e Congrès de l’EFAS (European Federation of Audiology Societies), Ténérife, Îles Canaries, Espagne, 21-24 juin 2009. www.efas2009.org

X

e

Congrès de la SFA Audition et Mémoire 19, 20 et 21 Novembre 2009, Deauville

© S. Guichard

TANAKAN 40 mg, comprimé enrobé. TANAKAN 40 mg/ml, solution buvable.

COMPOSITION : Comprimé :Extrait de Ginkgo biloba standardisé (EGb 761®) titré à 24 % d'hétérosides de Ginkgo et 6 % de Ginkgolides-bilobalide 40,00 mg. EXCIPIENT À EFFET NOTOIRE: lactose monohydraté : 82,5 mg (cf. mises en garde), pour un comprimé enrobé. Solution buvable :Extrait de Ginkgo biloba standardisé (EGb 761®) titré à 24 % d'hétérosides de Ginkgo et 6 % de Ginkgolides-bilobalide 4,00 g. Excipients : saccharine sodique, huile essentielle d'orange soluble, huile essentielle de citron soluble, alcool (cf. mises en garde), eau purifiée.

Pour 100,00 ml. Indications thérapeutiques :Traitement à visée symptomatique du déficit pathologique cognitif et neurosensoriel chronique du sujet âgé (à l’exclusion de la maladie d’Alzheimer et des autres démences). Traitement symptomatique de la claudication intermittente des artériopathies chroniques oblitérantes des membres inférieurs (au stade 2). N.B. : Cette indication repose sur des essais cliniques en double aveugle par rapport à un placebo qui montrent une augmentation du périmètre de marche d'au moins 50 % chez 50 à 60 % des malades traités contre 20 à 40 % des malades suivant uniquement des règles hygiénodiététiques. Traitement d’appoint des baisses d’acuité et troubles du champ visuel présumés d’origine vasculaire. Traitement d’appoint des baisses d’acuité auditive et de certains syndromes vertigineux et/ou acouphènes présumés d’origine vasculaire. Amélioration du phénomène de Raynaud. Posologie et mode d'administration : Comprimé :Voie orale. 3 comprimés par jour à prendre au moment des repas. CTJ : 0,52 à 0,54 €. Solution buvable :Utiliser la mesurette graduée : 1 dose = 1 ml de solution buvable = 40 mg d'extrait pur. 3 doses (3 ml) par jour, à répartir dans la journée. Les doses sont à diluer dans un demi-verre d'eau et à prendre au moment des repas. CTJ : 0,51 à 0,53 €. Contre-indications : Hypersensibilité à l’un des constituants du comprimé ou à l'un des constituants de la solution buvable. Mises en garde : Galactosémie congénitale, syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou déficit en lactase, en raison de la présence de lactose. Solution buvable : ATTENTION : LE TITRE ALCOOLIQUE DE CE MEDICAMENT EST DE 57%V/V, SOIT 0,45 g D'ALCOOL PAR UNITE DE PRISE (POUR 1 DOSE). Grossesse et allaitement :Utilisation déconseillée pendant la grossesse ou l’allaitement. Effets indésirables : Rarement troubles digestifs, troubles cutanés, céphalées. Pharmacodynamie : VASODILATATEUR PERIPHERIQUE. AMM-DONNEES ADMINISTRATIVES :329 904.0 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (aluminium-PVC). 329 906.3 : 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (aluminium-PVC). 316 324.0 : 30 ml en flacon avec mesurette graduée (verre brun). 330 279.9 : 90 ml en flacon (verre brun) avec mesurette graduée. Remb. Séc. Soc. à 35 %. Agr. Coll. Prix public, boîte de 30 comprimés : 5,44 €. Prix public, boîte de 90 comprimés : 15,69 €. Prix public, flacon de 30 ml : 5,36 €. Prix public, flacon de 90 ml : 15,46 €. DATE DE MISE A JOUR :Octobre 2008. REF :TK(cp-sb)R-V05. EXPLOITANT : BEAUFOUR IPSEN Pharma (en cours de transfert vers IPSEN PHARMA) 65 quai Georges Gorse - 92100 Boulogne-Billancourt. Tél : 01.58.33.50.00. Information médicale : 01.58.33.58.20.

* Innover pour mieux soigner

remboursement

à 35 %

** Boîtes de 30 et 90 comprimés.

Flacons de solution buvable de 30 et 90 ml.

pour toutes ses indications

Traitement à visée symptomatique du déficit pathologique cognitif et neurosensoriel chronique du sujet âgé (à l’exclusion de la maladie d’Alzheimer et des autres démences)

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