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(1)

Eléments pour la gestion du site de la plaine de Bouvines.

(2)

INTRODUCTION

LES DIFFERENTES THEMATIQUES A ENVISAGER :

- les enjeux paysagers . . . - maintenir l’agriculture. . .

- architecture et urbanisme . . . - pour des architectures et un urbanisme adaptés au site de la bataille de Bouvines

ORIENTATION PAR COMMUNES :

- douze communes concernées par le périmètre de protection . . .

la communauté urbaine de Lille Métropole

ANSTAING -CHERENG . . . .. . . BAISIEUX . . . BOUVINES . . . GRUSON . . . SAINGHIN EN MELANTOIS -FRETIN . . .

la communauté de communes du Pays de Pévèle:

BOURGHELLES . . . CAMPHIN EN PÉVÈLE . . . CYSOING . . . LOUVIL . . . WANNEHAIN . . . PROPOSITIONS D’ACTIONS :

-enjeu 1: protéger les perspectives . . . -enjeu 2: faire vivre et perpétuer les évènements festifs et commémoratifs . . . . EXEMPLES DE VALORISATIONS TOURISTIQUES DE SITES DE BATAILLES. . . .

ANNEXE .. . . .. . . 3 4 8 9

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20 22 24 26

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Sommaire

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Les enjeux paysagers

INTRODUCTION :

Le document «Éléments pour un plan de gestion» propose au lecteur des orientations aidant à gérer au quotidien le site.

Ce n’est pas un document prescriptif mais surtout un document stimulant la rélexion pour améliorer les paysagesaprès 800 années de progrès collectif.

L’État veillera, avec les élus, à ce que les principales thématiques évoquées guident et aident à l’émergence des futurs projets qualiiant le paysage.

Placé devant les yeux de la nation par le Ministre en charge des sites, le site est, pour les populations locales et régionales, le laboratoire des projets partagés mettant en action la Convention Européenne des Paysages.

Enjeu I. Protéger les perspectives

I.1- Urbanisme. Contrôler les extensions urbaines et éviter les bâtiments isolés I.2- Agriculture. Maintenir les territoires ouverts et intégrer les bâtiments isolés

I.3- Protéger et gérer les boisements assurant un rôle d’écran et limiter ceux qui ferment les paysages I.4- Contrôler le développement des projets éoliens ou d’antennes en co-visibilité

Enjeu II. Valoriser l’accueil touristique à partir de l’histoire des lieux

II.1- mise en valeur des paysages évocateurs de la bataille de Bouvines et de la bataille de Fontenoy - par la réalisation d’un parcours des batailles,

- par la valorisation des voies pavées, - par une harmonisation de la signalétique, - par la réalisation d’une maison de site,

- par la mise en place d’un observatoire photographique

II.2- Accompagner l’accueil touristique

Maintenir le contrôle des implantations touristiques et des panneaux publicitaires

Favoriser l’accessibilité au site sous différentes formes: train, métro, vélo, auto, pédestres, équestres,...

Favoriser l’information avec les structures de restauration existantes: fermes-auberges, restauration, hôtellerie,...

II.3 - Mise en valeur du patrimoine remarquable, classé et inscrit

Identifier, repérer et valoriser le patrimoine des fermes, chapelles, châteaux,...

Favoriser les liaisons et l’accessibilité à ce patrimoine

Favoriser le maintien de l’activité agricole et des bâtiments agricoles remarquables par la diversification des activités: accueil paysan, panier, gîtes, chambres

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1.Sauvegarder et restaurer le réseau des milieux agraires

Le plateau et les vallées concernées par la bataille de Bouvines sont des espaces agricoles dont il faudrait préser- ver le caractère ouvert.

Préserver le réseau des milieux agraires qui peuvent souffrir de certaines opérations d’aménagement ou pratiques

agricoles, exige notamment de préserver les éléments nécessaires à son bon fonctionnement écologique (haies, bords de route, jardins, prés, vergers, sites de nidifica- tion…).

La maîtrise des différents usages de l’espace, en particulier les boisements et étangs

Pour limiter le mitage de l’espace rural et préserver la ressource en eau et l’agriculture face au développement d’usages non agricoles, il faut raisonner les boisements anarchiques.

Il s’agit d’inciter à la mise en place des réglementations des boisements dans le cadre d’aménagements fonciers. Cette démarche pourra être anticipée lors des révisions de document d’urbanisme .

Les principaux objectifs sont :

> poursuivre la préservation et renforcer la valorisation du patrimoine arboré (haies, ripisylves, alignements d’arbres et saules têtards, vergers…) en impliquant les habitants, collectivités et agriculteurs, notamment dans les zones iden- tifiées pour leur fonction de corridor écologique. L’utilisation de l’outil «élément de paysage» dans les documents d’urba- nisme sera à privilégier (L123.1.5.7e du code de l’urba- nisme).

> enrayer la baisse des effectifs de la faune peuplant les bâtiments ruraux et ouvrages

d’art (combles et clochers, glacières, ponts, bunker,…). Sur la base d’une évaluation des opérations répondant le mieux aux besoins de cette faune spécifique, les actions seront renforcées .

> sensibiliser, poursuivre et déployer la mise en oeuvre d’une gestion différenciée permettant le développement de la biodiversité des espaces cultivés en recul avec l’intensifi- cation de l’utilisation des produits phytosanitaires.

2. Prendre en compte les enjeux agricoles, environnementaux et paysagers dans les documents d’urbanisme

--le classement en zone naturelle des sites protégés, des espaces naturels sensibles, des espaces protégés et des sites écologiques de certaines zones humides

--le maintien d’une bande de 5m au bord des cours d’eau sans intrants.

--l’interdiction de création ou d’extension de plans d’eau dans les coeurs de biodiversité, les limitant dans le coeur de nature en réglementant les usages des sols dans les aires d’alimentation de captage et sur l’arc rural ouvert pour éviter le risque de contamination, --le classement des espaces boisés et linéaires arborés d’intérêt et la préconisation de mesures de préservation pour les corridors écologiques,

--la préservation des lisières forestières et des secteurs agricoles ou naturels, appelés “coupures vertes”, tant entre qu’au sein des villages, permettant de conserver l’identité rurale et les formes urbaines traditionnelles, un lien visuel et physique vers le paysage naturel et agricole environnant, et assurant une lecture en profondeur des paysages ou témoins de paysages historiques traditionnels .

Les projets d’aménagement et d’infrastructure

Pour éviter d’entretenir le mouvement de périurbanisation, ils devront :

--limiter au maximum la consommation d’espace et son morcellement pour améliorer la fonctionnalité des exploitations tout en prenant en compte les enjeux environ- nementaux et paysagers du territoire .

--respecter les coupures d’urbanisation agricoles ou naturelles autour des sièges d’exploitation et leurs prairies attenantes pour les préserver de tout conflit d’usage ou de voisinage .

3. Préserver et restaurer les réseaux des milieux aquatiques et humides

Le plateau de la bataille de Bouvines est entouré de val- lées peu ecaissée dont il convient de préserver le caractère humide.

> améliorer la gestion saisonnière ou spatiale

des niveaux d’eau en l’étendant selon leur possibilité tech- nique à l’ensemble des ouvrages hydrauliques, en concer- tation avec les acteurs et gestionnaires de l’espace. La ges- tion “hautes eaux/ basses eaux” doit assurer la fonctionnalité des milieux humides adjacents, un niveau d’étiage suffisant du cours d’eau et limiter le drainage des nappes alluviales .

> adopter une gestion douce et planifiée du

réseau hydrographique et des ripisylves (en pratiquant par exemple un entretien léger et régulier de

la ripisylve, la diversification des âges et des espèces, le curage léger en cas de nécessité…) pour mieux préserver les habitats et restaurer la qualité biologique des milieux aquatiques. Pour préserver les milieux humides et déve- lopper la trame écologique, la gestion des cours d’eau doit se préoccuper de maintenir les connexions avec les zones humides alluviales .

> restaurer les potentialités piscicoles des cours d’eau en améliorant la qualité de l’eau et les conditions d’habitat pour aider les poissons à accomplir leur cycle biologique. Retrouver une vie piscicole nécessite de faciliter la circulation et la reproduction des poissons en effaçant les obstacles, en aménageant des zones de fraie, en créant des conditions hydrologiques favorables, notamment un niveau minimum d’eau en période d’étiage .

> privilégier avec les agriculteurs la gestion contractuelle et la valorisation économique des prairies humides, notamment par l’élevage.

Des recherches permettront d’améliorer les techniques de valorisation des prairies humides et de gestion de l’herbe.

> restaurer voire recréer les roselières et

mégaphorbiaies par la mise en oeuvre d’une gestion adaptée sur les sites présentant les conditions favorables.

Il en sera de même pour les berges des cours d’eau et étangs, les fossés, qui devront faire l’objet d’une gestion écologique favorisant la recolonisation du milieu par le roseau et contribuant à préserver leur rôle de corridor écolo- gique .

> renforcer la gestion conservatoire des tourbières

et habitats para-tourbeux pour préserver le caractère excep- tionnel de la fonge, la faune et de la flore qui y sont liées...

Dans les zones à tendance tourbeuse, les potentialités de restauration devront être évaluées .

> participer et agir à la mise en place d’un plan d’actions et de gestion des zones humides.

Les Enjeux Paysagers

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Les Enjeux Paysagers

4. Préserver et restaurer les réseaux des milieux forestiers

Le site proposé au classement est poctué de boisement qui occupent une surface faible mais qui délimitent le site de la bataille de Bouvines et jalonnent le paysage.

> limiter les boisements monospécifiques, notamment de peuplier, développés aux dépens des milieux humides, et favoriser leur

biodiversité. La gestion des peupleraies existantes en zones de marais et de prairies humides sera orientée vers une amélioration qualitative (maintien de strates herbacées, arbustives et de sous-étages diversifiés, élagage, diversi- fication des cultivars, labellisation), voire une reconversion vers des milieux à plus forte valeur écologique.

> privilégier le maintien , voire la création de boisements périphériques, de haies et d’alignement d’arbres en bordure du plateau à la jonction avec les zones habitées

- Éviter le développement de boisements en cour de plaine, afin de maîtriser les perspectives lointaines, à fortiori si ces dernières ne sont pas peuplés d’essences locales.

Certains boisements de feuillus existants sous forme de

«pastille» participant à la qualité des paysages historiques.

5. Mobiliser autour du paysage et du cadre de vie

Parce que chacun crée à son échelle le paysage qui est donné à voir, le paysage est l’affaire de tous. De plus, c’est un élément fédérateur qui permet à chacun d’exprimer un point de vue sensible sans avoir besoin de se sentir expert, et qui permet d’agir à son niveau. La mobilisation en faveur du paysage et du cadre de vie nécessite une sensibilisation préalable pour prendre conscience de la valeur des pay- sages, emblématiques ou plus ordinaires, et des patrimoines . Car la manière dont chacun perçoit le paysage influe sur la manière dont on le traite : plus on prend conscience de sa valeur, plus on le prend en compte au quotidien, en agricul- ture, en aménagement, ou tout simplement en plantant des végétaux dans son jardin…

rer, recréer, inventer, ménager les paysages du site de la Bataille de Bouvines .

Aussi, les principaux objectifs sont :

> partager la connaissance des paysages

et favoriser l’échange au travers d’actions permettant la participation de tous : conférences, observatoire photogra- phique du paysage, visites guidées et itinéraires de découverte, expositions .

> renforcer la sensibilisation des professionnels

(services instructeurs des autorisations d’urbanisme des DDE et des mairies, assistants à maîtrise d’ouvrage, constructeurs, bailleurs…) et des décideurs au paysage, à l’architecture et aux patrimoines, en particulier en favorisant la formation et les retours d’expériences .

> sensibiliser et responsabiliser les habitants sur leur rôle de “créateurs de paysage” à travers leurs projets de construction ou de plantation (guide et conseil aux pétitionnaires, conseil à la restauration et au bâti ancien, conseil à la plantation…). Il s’agira de renforcer les démarches volontaires des habitants en proposant une aide par l’équipe du CAUE du Nord pour les opérations paysagères et architecturales, notamment au travers d’ini- tiatives citoyennes locales en faveur de la sauvegarde des paysages et des patrimoines locaux à encourager et accom- pagner par les Architectes des Bâtiments de France .

> initier des démarches paysagères fédératrices

autour d’enjeux partagés impliquant l’ensemble des acteurs locaux des entités paysagères concernées (professionnels, élus, habitants…). L’approche paysagère permettra une démarche collective et fédératrice de médiation et d’implica- tion de chacun sur les enjeux du territoire .

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Les Enjeux Paysagers

: perspectives ouvertes sur des vues lointaines

Perspectives lointaines sur le paysage

Un objectif important pourrait être de garder la lisibilité de l’ensemble du plateau en gardant les ouvertures permises par les cultures céréalières jusqu’à des limites, symbolisées par des silhouettes d’arbres, en massif en formes libres ou en plantations d’alignement.

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Agriculture

Maintenir les territoires ouverts

Les terres agricoles occupent la grande majorité des sols. Ces pratiques agricoles maintiennent les espaces ouverts et autorisent les vues lointaines. Afin de préserver ces grandes perspectives, il est essentiel de poursuivre l’exploitation des terrains tel qu’elle est pratiquée et d’éviter les boisements de parcelles susceptibles de troubler la perception du grand paysage.

Préserver l’ensemble des bois, haies, bosquets, rideaux,

arbres tétards ou arbres isolés structurant ces paysages d’openfields et de vallées humides Veiller à ce que la plantation de haies nouvelles restent relativement basses et n’obstruent pas les vues lointaines

Intégrer les bâtiments isolés

Les évolutions du monde agricole entraînent la construction de bâtiments nouveaux ( hangars de plus en plus grands, adaptés au nouveaux engins agricoles, granges dimensionnées en fonction des nouveaux volumes des récoltes, hangars de stabulation libre).

De plus certains de ces bâtiments, nécessaires à l’exploitation agricole, sont incompatibles avec le voisinage de zones habitées et doivent être implantés hors des parties urbanisées.

Les constructions seront admises dans le site classé sous réserve d’ne autorisation mistérielle qui, après avis de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, évaluera leur intégration dans les paysages de la plaine de Bouvines.

Implantation Eviter toute construction isolée en partie haute sur le plateau. Associer le bâti- ment avec les structures végétales du paysage (des haies, fossés, bosquets,).

Matériaux: Eviter tout matériau réfléchissant.

Couleur : Privilégier la couleur naturelle des matériaux (bois, brique, ardoise, grès, etc). Privilégier les

teintes atténuées, proche des couleurs de terre Eviter le blanc et toute teinte trop claire. Se limiter aux gammes de couleur déjà présentes dans le paysage.

Plantations d’accompagnement : Réinterpréter les motifs traditionnels de la

haie, ... Privilégier la gamme de

végétaux déjà présents sur le site et le mélange des essences. Eviter les végétaux persistants.

Réhabiliter ou démolir les hangars agricoles existants sur le site

Préserver les bâtiments agricoles remarquables.

A la demande des agriculteurs, les bâtiments agricoles remarquables (censes ne sont pas compris dans le site proposé) leur entretien ou adaptation pourra se faire, accom- pagné par les structures intercommunales (LMCU, sur les conseils des architectes du patrimoine dont les ABF et la CAUE.

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Préserver les silhouettes villageoises et privilégier l’ancrage dans le territoire

Eviter le mitage des entrées par les bâtiments isolés. Envisager l’extension des tours-de-villes et le préverdissement des zones à bâtir

Privilégier les essences végétales présentes à l’état naturel sur le site

Les structures végétales constituent un outil de requalification urbaine essentiel. Les haies séparatives, les haies de tours de ville, les vergers d’espèces régionales (le verger Conservatoire de Villeneuve d’Ascq peut fournir des conseils), les clô- tures de cimetière, les bosquets entourant les calvaires et matérialisant les croisées de routes sont autant d’éléments qui peuvent être réinterprétés pour requalifier les villages et assurer leur cohésion. Il est recommandé d’inciter à la plantation de plusieurs arbres de hautes tiges sur chaque parcelle constructible. Les essences présentes à l’état naturel et spontané doivent être privilégiées (frênes, aulnes, saules). Les essences à feuilles persistantes, notamment pour les haies sont à évi- ter. On leur préférera des solutions de haies bocagères en mélange.

Travailler sur la notion de cohérence urbaine interne et de liens à son environnement (franges)

Le programme d’aménagement proposé doit pouvoir être équilibré entre les spécificités de l’existant et les aspirations contemporaines. En particulier la forme urbaine, l’architecture, les gabarits de l’habitat nouveau (maison en bois, toiture végétalisée, cellules photovoltaïques...) doivent préserver l’identité du paysage.

De même le fonctionnement (en particulier au regard des déplacements), la répartition des espaces publics / privés, le traitement des franges et les transitions du projet avec les espaces urbains, agricoles ou naturels voisins…doivent être inté- grés.

Il s’agit donc dans ce secteur de :

• limiter la consommation des espaces agricoles par le bâti et les infrastructures

• renforcer la diversité des productions agricoles et leurs spécificités (label),

• préserver le potentiel agricole.

Des architectures et un urbanisme adaptés au site

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• ENJEU 1 : PROTÉGER LES PERSPECTIVES PAYSAGERES

ACTION 1.1 : urbanisme et construction, préserver les silhouettes villageoises Objectifs :

. Maintenir une limite nette entre la plaine agricole et les villages

. privilégier l’insertion des constructions au coeur des villages, contrôler les extensions urbaines

. établir des règles pour l’implantation des bâtiments isolés ou à l’entrée des villages (implantation, taille, matériaux, couleurs, plantations...)

Partenaires : Communauté urbaine, Communauté de communes, communes, Etat, ABF

ACTION 1.2 : Agriculture, maintenir les espaces ouverts, éviter les bâtiments isolés

Objectifs : . préserver les vues lointaines et les espaces ouverts en évitant le boisement des terres de labours

. éviter l’implantation de bâtiments isolés, notamment dans les perspectives paysagères et accompagner les bâtiments agricoles existants de plantations afin d’atténuer leurs dimensions et la couleur de leurs matériaux

Partenaires : Agriculteurs, Chambre d’agriculture, ABF, Conseil Général et Régional (gestion de territoire), Communauté urbaine

ACTION 1.3 : Protéger et gérer les boisements servant de filtre paysager Objectifs : . assurer une gestion pérenne en évitant les coupes à blanc

Partenaires : Gestionnaires privés, ABF, DREAL, Commission des sites, Conseil Général

ACTION 1.4 : Enterrer les lignes électriques basses et moyennes tension

Objectifs : préserver les vues lointaines de tous obstacles visuels en enfouissant les lignes hautes et basses tension Partenaires : Communauté de communes, CUDL, DREAL, Commission des sites, ERDF

ACTION 1.5 : Développement éolien et covisibilité

Objectifs : surveiller la covisibilité des projets de développement éolien avec le site au delà du périmètre proposé au classement Partenaires : Communauté de communes, ABF, Commission des sites, Comité départemental éolien, Bureaux d’études,

ACTION 1.6 : Mise en valeur du petit patrimoine

Objectifs : améliorer et entretenir le petit patrimoine et l’utiliser pour développer une image particulère aux sites partenaires (Communautés de Communes, ABF, Commision des Sites, Fondation du patrimoine)

Propositions d’actions

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ENJEU II : FAIRE VIVRE ET PERPETUER LES EVENEMENTS FESTIFS ET COMMEMORATIFS DES ENJEUX HISTORIQUES

ACTION 2.1 : Mise en valeur du paysage lié à la bataille de Bouvines et à la guerre en dentelles de Louis XV - bataille de Fontenoy

Objectifs : . Faire connaître et valoriser le patrimoine paysager en créant et entretenant des circuits de découverte et des évènements

mettant en valeur le paysage lié aux batailles: Bouvines, Fontenoy, les deux conflits mondiaux (1914 - 1918, 1939 -1945), la course cycliste Paris - Roubaix . Identifier le patrimoine paysager et constituer un fond documentaire de référence (texte et iconographie)

. Mettre en place des circuits de découverte intégrés au paysage (signalétique touristique et historique)

Partenaires : Etat, Communautés de communes, CUDL, Drac, Conseil Régional , Conseil Général , Dreal, ABF, historiens et associations locales

ACTION 2.2 : Accompagner l’accueil touristique

Objectifs : . Favoriser un accueil respectueux du site et des paysages : - Adopter une charte commune des règlements locaux de publicité

- Favoriser l’implantation d’hébergements, de restauration, d’accueil dans les bâtiments existants Partenaires : Gestionnaires et propriétaires des sites, ABF, CDT

- restaurer, préserver les voies pavées

- développer les liaisons douces (circuits vélos, pédestres, équestres), -favoriser les relais metro/vélos, piétons,...

-développer les transports publics: métro, ligne SNCF Lille-Orchies

Pour une communication autour du site et une signalisation particulière

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La valorisation historique du site de la bataille

Musée de la Bataille du 6 août 1870 à Woerth - Reichchoffen en Alsace

6 Août 1870, Woerth est le théâtre d’une terrible bataille sur le sol alsacien. Des milliers d’hommes s’affrontent, la mêlée est terrible. Cet engagement militaire entre dans l’histoire. La légende, l’imaginaire vont vite s’en emparer.

Cet épopée connue sous le nom de la « bataille de Reichshoffen « est présentée au Musée de la bataille du 6 Août 1870 à travers uniformes, armes blanches et à feu, documents, tableaux...

Un diorama de 4000 figurines et une vidéo vous permettront de mieux comprendre l’origine et les conséquences de cette guerre et de vivre le déroulement de cette terrible bataille du 6 Août 1870.

La Maison de la Bataille de la Peene le 11 avril 1677 à Noordpeene dans le Nord

Depuis avril 2007, un centre d’interprétation a ouvert ses portes à Noordpeene. Deux grandes thématiques y sont développées ; la bataille de la Peene et la vie quotidienne en Flandre au XVIIIe siècle. Dans une première salle, le visi- teur découvre la maquette du champ de bataille. Elle présente le territoire du coeur des combats, de la voie romaine Watten-Cassel (au nord) jusqu’à la route Arques-Cassel au sud. Un film est projeté au-dessus de la maquette. Il retrace le processus de la formation des Etats en Europe. Cette perspective très générale permet de bien saisir les enjeux de la bataille de la Peene. Dans la seconde salle, des cartes coulissantes présentent de manière très pédagogique l’évo- lution des frontières suite aux quatre principaux traités du règne de Louis XIV. A partir de la troisième salle, on change d’univers ; Joseph Duvet (le seigneur du village), Cornélie (la servante) et Tisje Tasje (le colporteur) vous présentent Noordpeene et la Flandre au XVIIIe siècle. Vous entendrez leurs voix dans les audio guides fournis à l’accueil (français, néerlandais et anglais).

La Maison de la Bataille est née de l’opportunité de présenter au public la maquette de la Bataille du Val de Cassel de 1677 dans un des villages où elle s’est déroulée : Noordpeene.

Cette grande construction, dont l’allure générale évoque une grange flamande, permet de voir tout d’abord un spec- tacle audio-visuel autour de la maquette. Il s’agit d’une évocation très réaliste de la bataille complétée par différentes vues de la bataille, les forces en présence et les conséquences de cette bataille.

Dans les salles suivantes, plusieurs stations invitent les visiteurs à découvrir la vie quotidienne en Flandre au XVIIIème siècle : les métiers avec les systèmes de métiers maton, les ordres de la société, les contes du terroir, le col- porteur, les remèdes et la médecine, les superstitions. La langue, la fête et le jeu ne sont pas oubliés dans la convivialité en Flandre.

Une salle d’activités de 50m² est annexée au bâtiment principal.

La visite de la Maison de la Bataille pourra se prolonger par un parcours découverte dans le village de Noordpeene ou en suivant les circuits de la Bataille (entre Zuytpeene et Noordpeene).

La Maison de la Bataille est financée par les fonds européens, l’Etat, la Région, le Conseil Général, la Communauté de Communes du Pays de Cassel et la Commune.

Pour plus d’informations : [email protected]

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Vimy - 62 Front de la bataille 1914 - 1918 Vimy - 62 des arbres mémoriaux Reconstitution de la bataille de Waterloo - Belgique Reconstitution de la bataille de Waterloo - Belgique

L’animation collective peut être matérialisée :

- par des lieux désignés comme symboles. Une partie du front de Vimy a été donné à la nation canadienne - par des évènements : reconstitution de la bataille de Waterloo tous les 4 ans

- par des édifices (églises, maisons de sites ou cheminements pavés) ...

Les enjeux historiques

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Par des cheminements piétons de la mémoire (chemin médiéval de Lille à Tournai empruntant la Chausse Brunehaut Par des évènements ponctuels qui peuvent être liés au patrimoine (vitraux de l’église de Bouvines de 1927)

Les enjeux historiques

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Le périmètre comprend les regroupements de communes de:

la communauté urbaine de Lille Métropole ANSTAING

BAISIEUX BOUVINES CHERENG FRETIN GRUSON

SAINGHIN EN MELANTOIS

la communauté de communes du Pays de Pévèle:

BOURGHELLES CAMPHIN EN PÉVÈLE CYSOING

LOUVIL WANNEHAIN

Douze communes concernées par le périmètre de protection

Le développement urbain de toutes ces communes est maîtrisé au travers de leurs documents d’urbanisme (PLU-POS-ZNIEFF-PPRI-BATIMENTS INSCRITS/

CLASSES,...). Nous nous intéresserons pour cela aux secteurs exclusivement concernés par le projet de classement. les centres-villes n’étant pas compris dans ce périmètre, ce sont surtout les espaces naturels, agricoles ou les constructions isolées non comprises dans les zones urbanisées aux PLU qui sont concernés par la gestion du site classé.

Les enjeux de gestion de ce site classé, terroir exceptionnel, sont cousins de ceux du parc naturel régional de Scarpe-Escaut, le plus proche géographiquement par ses paysages humides et boisés et par sa proximité avec la Belgique et la Métropole lilloise dense.

Principaux objectifs de gestion:

• Eviter la banalisation du territoire en préservant les patrimoines naturels, le terroir agricole ouvert et le patrimoine bâti s’il est d’intérêt, les ressources locales et l’équili- bre des usages du sol.

• Aider au maintien de l’économie rurale et de l’activité agricole utilisant la terre comme instrument de travail

• Garder des perspectives ouvertes de grands paysages

• Sauvegarder la ressource en eau et le caractère humide du territoire en évitant l’imperméabilisation des sols

• Développer le “mieux-vivre” des habitants et la cohésion pour réduire les disparités sociales et territoriales.

• Offrir aux usagers un espace de respiration et d’observation facilement accessible (Métro/TER), contrepoint à la métropole dense.

La bataille de Bouvines entre le roi de France Philippe - Auguste et l’empereur Othon IV

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Communes de Anstaing et Chéreng

Les communes de Chéreng et Anstaing n’ont qu’une faible étendue de leur territoire communal proposée au classe- ment. Elle correspond aux terres agricoles situées au sud de l’A27 (Anstaing et Chéreng) et au nord de cet axe jus- qu’à la rue de Lille (Chéreng).

Orientations de gestion

gérer les évolutions du paysage

Préserver les perspectives

rue de Lille

Les seuls obstacles visuels gênants à cette échelle du ter- ritoire sont les lignes télégraphique située le long de la rue de Lille. Le double alignement d’érables le long de cet axe routier permet d’identifier cette route (2x1 voie) peu large. Il est important de préserver cet alignement en lui donnant un espace suffisant pour permettre aux arbres de se dévelop- per correctement. Un aménagement cyclable plus sécurisé sous forme de voie verte cyclable reliant Lille/Tournai serait souhaitable.

Le paysage restera le plus ouvert possible de part et d’autre de cette voie en limitant la signalisation, les plantations et les terrassements ou tout autre élément susceptible d’occul- ter les vues lointaines.

Enfouissement des lignes basses et moyennes tension

Les lignes moyennes et basses tensions barrent l’horizon de ce paysage sur un axe nord sud de part en part de l’A27, leur enfouissement permettrait de dégager les vues lointai- nes et de valoriser ainsi ces perspectives.

Préserver et renforcer les liaisons douces

Au lieu dit le Bas du Bois à Anstaing, au sud de l’A27, les chemins (chemins de la brasserie, du marais et le GR121B qui longe le canal de la Marque) sont continus sur

l’ensemble du linéaire de la vallée de la Marque grâce aux passages sous-terrains aménagés sous l’A27. Ces chemins sont à préserver et à souligner par des plantations d’arbres plus longélifs que les peupliers. La lisibilité et l’identité du terroir seraient renforcés.

L’abattage récent des peupliers le long du chemin du marais devrait entrainer la plantation d’un nouvel alignement

d’arbres.

Intégrer les hangars agricoles isolés

Compte tenu de leur extrême visibilité, il est demandé que ces nouveaux bâtiments ou extensions, s’inscrivent dans la gamme des volumétries existantes, en veillant à une forme de discrétion dans le choix des matériaux et des couleurs.

Des larges perspectives sont offertes depuis la rue de Lille (D941) à Chéreng: ces fenêtres sont à préserver et à encadrer par des arbres d’ali- gnement.

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Commune de Baisieux

La rue de Lille qui traverse d’est en ouest le territoire com- munal de Baisieux constitue la limite du site présenté au classement intégrant ainsi la large étendue de champs qui s’étend au-delà de l’autoroute A27 et qui fait partie du pla- teau de la bataille de Bouvines. Au sud de l’axe autoroutier, le territoire communal comprend également de larges éten- dues agricoles de champs ouverts terminant en pointe au droit du carrefour de l’Arbre.

Orientations de gestion

gérer les évolutions du paysage

Préserver les perspectives

rue de Lille

Les seuls obstacles visuels gênants à cette échelle du territoire sont les lignes télégraphiques situées le long de la rue de Tournai. Le double alignement d’érables le long de cet axe routier permet d’identifier cette route (2x1 voie) peu large. Il est important de préserver cet alignement en lui donnant un espace suffisant. Un aménagement cyclable plus sécurisé, permettrait de renforcer l’usage à cet axe important en terme de liaisons douces.

Autoroute 27

On gardera la paysage le plus ouvert possible de part et d’autre de cette voie en limitant la signalisation, les planta- tions et les terrassements ou tout autre élément susceptible d’occulter les vues lointaines,...). Le dépôt de matériaux situé en bordure de l’autoroute et le long du chemin (ancien- ne D93), pourrait être nettoyé et remis en usage agricole.

Réhabilitation dans les règles de l’art, des chemins et anciennes voies pavées (ancienne voie pavée D93) qui sur un axe nord sud reliaient le centre de Baisieux au carrefour de l’arbre.

Enfouissement des lignes basses et moyennes tension

Les lignes moyennes et basses tensions barrent l’horizon de ce paysage sur un axe nord sud de part en part de l’A27, leur enfouissement permettrait de dégager les vues lointai- nes et de valoriser ainsi ces perspectives.

Restaurer les voies pavées

Etat des lieux des voies pavées existantes: recensement, relevé cartographique, diagnostic des voies pavées exis- tantes, restauration des tronçons disparus avec l’aide d’un Architecte du Patrimoine.

Intégration des voies pavées dans les nouveaux aménage- ments urbains comme support des liaisons douces (piétons/

vélos).

Intégrer le développement des hangars agri- coles isolés

Compte tenu de leur extrême visibilité, il est demandé que ces bâtiments , s’inscrivent dans des volumétries existan- tes avec un avis conforme de l’Architecte des Batiments de France.

Le paysage encadré par un alignement d’érables sur la rue de Lille:

les arbres souffrent du peu de place qui leur est laissé et de tailles trop sévères. Un enfouissement des câbles dégagerait la vue que l’on a depuis cet axe qui relie Lille à Tournai.

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Commune de Bouvines

Le territoire communal de Bouvines qui a donné son nom à la bataille comprend un patrimoine bâti et naturel qui fait référence à son histoire. Son église par sa position haute est comme un phare sur l’ensemble de ce territoire. Elle est classée Monument Historique et illustre la bataille de Bouvines par ses vitraux.

Orientations de gestion

gérer les évolutions du paysage

Requalifier les boisements

Les peupleraies

Le bois d’Infière, propriété du Conseil Général, à cheval sur les communes de Bouvines et Gruson, a fait l’objet d’un pro- gramme d’abattage des peupliers et d’un remplacement par des essences feuillues plus diversifiées. Il serait souhaitable de faire préciser au Conseil Général ses objectifs à moyen terme: gérer en pâture ou verger mixte.

Située derrière la ferme de la Courte et le long du canal de la Marque, la peupleraie arrivée probablement à maturité ferme visuellement la vallée. Au moment de son abattage, une réflexion sur son remplacement devra être réalisée:

ne faut-il pas préserver une ouverture sur la vallée de la Marque et dans ce cas privilégier un paysage prairial avec des plantations basses arbustives (saules têtards, frênes, aulnes,..) retrouvant également le paysage prairial de 1214.

Alignements de saules têtards

L’alignement de saules à proximité de la ferme de la Courte témoigne de l’ancien courant sinueux du ruisseau aujourd’hui disparu qui longeait la Marque encore au XIXème siècle: «Ces arbres sont en effet la signature des paysages prairiaux, bordant les parcelles (anciens piquets de pâtures et de maintien des berges,...) ou longeant les fossés («pompes à eau»). Ils symbolisent une certaine har- monie entre l’homme et l’eau, la taille (émondage) assurée par les premiers étant bénéfique au développement d’une faune variée» (in atlas des paysages - juillet 2011).

La plantation de saules menés en têtards en limite de par- celles et en bordure de chemin et voie doit être encouragée afin de marquer l’identité paysagère de cette prairie humide située entre la route d’Infière et la rue du marais (commune voisine de Sainghin en Mélantois). Ces alignements tout en encadrant certaines parcelles ou chemins ne devront pas fermer visuellement la vallée mais offrir une trame bocagère qui préexistait à la canalisation de la Marque.

Parcs boisés

Le parc du monastère de Bouvines et des ses abords offrent un cadre arboré particulier à la silhouette de Bouvines dans sa partie sud et ouest. Les boisements de ces parcs sont composés d’arbres aux formes libres de grande envergure et d’essences remarquables. Ce patrimoine arboré contras- tant avec l’ouverture du paysage agricole alentour est à préserver et à protéger. De même les parties urbanisées situées le long de la ligne TGV seraient à améliorer pour l‘existant, en évitant leur extension.

Préserver les zones humides

L’ancien lit de la Marque retrouve par moment, lors des grandes inondations, sa place au fond de la vallée dans les prairies humides. Ces prairies jouent ainsi un rôle hyrdrau- lique régulateur important. Certains mares permanentes ponctuent ces prairies agrémentées de plantations de sau- les ou d’aulnes, elles remplissent pour cela un rôle écologi- que et paysager majeurs: leur préservation y est nécessaire.

L’artificialisation des sols doit être limitée le plus possible afin d’empêcher toute imperméabilisation qui ôterait le rôle régulateur de ces zones humides.

Il serait souhaitable d’inciter toutes les actions qui per- mettent de mettre en évidence les fonctions et services ren- dus par les zones humides.

Protéger les prairies permanentes et temporaires Afin d’éviter les risques de lessivage et de préserver les paysages des fonds de vallées (la Marque et ses affluents) dans le périmètre proposé au classement, la réglementa- tion en vigueur dans le Nord interdisant le retournement des prairies permanentes de plus de 5 ans pourrait être renforcée est adapté. De même il faut encourager toutes

rage (activité laitière et équestre notamment). Ces mesures peuvent être étudiées avec la chambre d’agriculture.

Mise en valeur des cours d’eau, ruisseaux

De nombreux petits cours d’eau (la Tannerie,...) , affluents de la Marque drainent les eaux de la vallée. Un certain nombre ont été comblés ou privatisés. Un travail de repé- rage, de proposition d’aménagement et d’entretien pourrait être réalisé afin de maintenir ce patrimoine qui joue un rôle hydraulique et participe également à l’identité du paysage de la vallée.

Préserver les perspectives

Plusieurs perspectives remarquables ou vues remarquables sont repérées sur la commune de Bouvines. Orientées vers le grand paysage du plateau ou vers la silhouette du village de Bouvines dominée par son clocher ou encore depuis la vallée de la Marque, ces vues seront à préserver.

La RD955, rue Félix Dehau, entre Bouvines et Cysoing offre une large perspective sur le plateau. Une rare fenêtre est à préserver de toute construction de part et d’autre de cet axe : au nord vers le plateau et vers le sud en direction des boisements du petit marais. La présence du T.G.V. ne perturbe pas la continuité visuelle car l’ouvrage est encaissé à cet endroit.

Depuis la rue de Louvil (RD94), la vue sur le village de Bouvines est particulièrement intéressante car Bouvines apparaît depuis cette rue, à la sortie des boisements fermés du petit Marais (Cysoing) en venant de Louvil, comme enca- drée dans un écrin végétal.

Depuis les rues des 9 Bonniers («bonnier»: ancienne mesu- re de terre valant 1,40 hectare) et d’Infière longeant l’ancien emplacement du lit de la Marque sur plus de 100 mètres de largeur et aujourd’hui remplacé par les prairies humides, la silhouette du village se fond dans un cadre végétal ne lais- sant apparaître que son église.

La chaussée Brunehaut en partie pavée traverse d‘est en

Elle offre une entrée particulièrement pittoresque sur Bouvines: en premier plan la silhouette des pins, en second plan l’église qui domine ce tableau dans l’axe de la voie romaine pavée. Le hangar agricole en béton gris situé le long de ce chemin abrite actuellement une association de colombophiles. Son intégration paysagère permettrait de valoriser cette entrée pittoresque.

La rue de Gruson offre les vues les plus lointaines. La Drève où se trouve une stèle commémorative, offre un panorama embrassant le paysage sur 360°, des limites urbaines de la grande métropole jusqu’aux monts de Belgique soit une vue étendue à plus de 10 kilomètres. A cette échelle du grand paysage, les éléments naturels ou bâtis qui ressortent de cet horizon ouvert, comme la chapelle aux arbres ou le café de l’Arbre, permettent de s’orienter. La reconstitution de l’alignement d’arbres (tilleuls?) le long de la Chaussée Brunehaut et d’autres chemins éventuels permettrait de créer d’autres éléments de repère structurants qui ne ferme- raient pas pour autant le paysage.

Les seuls obstacles visuels gênants à cette échelle du territoire sont les lignes basses et moyennes tensions qui barrent l’horizon de ce paysage où, pour l’observateur le ciel prend justement de l’ampleur. Aussi on essaiera de préser- ver le plus possible l’horizon, le ciel en évitant l’insertion de nouveaux éléments bâtis ou naturels pouvant faire obstacle à cette amplitude. Même dans le cadre d’une mise en valeur touristique du plateau on limitera tout apport (signalétique, mobilier, plantations, terrassements, ...) pouvant faire obs- tacle à la vue c’est à dire au-delà de 1,50m. de hauteur.

(18)

Commune de Bouvines

Mise en valeur des éléments patrimoniaux

Intégrer l’ensemble des éléments patrimoniaux dans un cir- cuit de randonnée offrant des boucles à l’échelle de la com- mune et à l’échelle de la vallée de la Marque.

La fontaine Saint-Pierre

Actuellement en restauration, l’accès se fait par une ruelle communale inscrite au PDIPR (Plan Départemental des Itinéraires de Promenades et Randonnées).

Intégrer l’accès à la fontaine dans une boucle de promena- de, le chemin d’accès très étroit longe des propriétés privées de logements privatifs et agricoles.

Afin de préserver l’intimité des occupants les limites devraient être aménagées de façon homogène. L’ancienne voie romaine passait près de la fontaine et du presbytère.

Les chapelles et les oratoires

Restaurer et mettre en valeur ces petits édifices avec l’aide des propriétaires et d’associations spécialisées dans le patrimoine reconnues d’utilité publique (Fondation du Patrimoine,…).

Proposer une étude de recensement de ces édifices pour la création d’un circuit à thème.

Les fermes (ferme de la Courte,…)

Proposer une gestion adaptée pour les censes, patrimoine non protégé.

Eviter le morcellement des bâtiments, préserver la volumé- trie des bâtiments anciens. La reconstruction de bâtiments est possible mais dans le respect des volumétries et des matériaux existants.

Compte tenu de l’extrême visibilité des hangars agricoles des fermes, il est recommandé que ces nouveaux bâtiments ou extensions, s’inscrivent dans la gamme des volumétries existantes, en veillant à une forme de discrétion dans le choix des matériaux et des couleurs.

Réfléchir à une politique de communication et à ses implica- tions (circuits de visite, des fermes au carré ou censes de la région, tourisme bio, maison du site des batailles, réutilisa- tion d’anciens bâtiments collectifs, bâtiments sncf,…).

Le prieuré (Château Desfontaines)

Préserver les abords de cet ancien prieuré de l’abbaye de Cysoing de l’urbanisation. De nombreuses perspectives permettent d’apercevoir l’édifice et son campanile. Ces vues sont à préserver.

Le Monastère des dominicaines (Château Dehau) Préserver les édifices et les abores de cet ancien château de la famille Dehau installé dans son parc arboré.

Les abris anti-intrusions de 1930

Leurs sombres silhouettes se découpent encore sur le pla- teau de la bataille. Ils sont le seul témoignage visible du passé militaire de ce territoire. Ils restent des abris potentiels pour les chauves-souris et autres animaux sauvages de la Pévèle.

Ils peuvent être aménagé en belvédère mais de manière très discrète (rampe d’accès en talus, garde corps filifor- me,…) pour ne pas rehausser leur silhouette.

Restaurer des alignements d’arbres le long des routes et chemins

La carte d’Etat major élaborée au XIXè siècle permet d’iden- tifier les routes et chemins plantés d’arbres de chaque coté, ainsi la RD955 qui relie Bouvines à Cysoing, la Chaussée Brunehaut ponctué par l’imposant bouquet de platanes sycomore de la chapelle aux arbres, la RD 146 qui traverse Sainghin en Mélantois, la rue Pasteur à Sainghin. Quelques uns de ces alignements existent encore mais de manière sporadique. Le rétablissement de ces alignements permet- trait de créer des nouveaux repères et d’intégrer certaines parties nouvellement urbanisées.

Limiter les aménagements trop routiers des infrastructures

Le mobilier des infrastructures (glissières de sécurité, candé- labres, signalétique...) qui traversent le site proposé au clas- sement pourrait être étudié de manière à réduire son impact trop «routier» dans le paysage. On cherchera la discrétion et les emplacements seront étudiés de manière à ne pas faire obstacle à la vue.

Restaurer les voies pavées

Etat des lieux des voies pavées existantes: recensement, relevé cartographique, diagnostic des voies pavées exis- tantes, restauration des tronçons disparus. La chaussée Brunehaut, chemin médiéval de Bouvines à Tournai n’est plus que partiellement pavée, c’est la seule voie qui tra- verse le site d’est en ouest, à travers champs en passant par la Chapelle aux arbres. La valorisation de ce chemin est en cours dans la cadre d’un projet transfrontalier*. Il serait interressant d’étudier la plantation d’un alignement d’arbres (par exemple des tilleuls) afin de marquer davantage cet axe dans le paysage en tenant compte des contraintes d’utilisa- tion des chemins pavés par des engins agicoles.

Intégration des voies pavées dans les nouveaux aménage- ments urbains comme support des liaisons douces (piétons/

vélos).

Préserver les chemins ruraux

Les chemins existants offrent des liaisons intéressantes per- mettant de relier les différentes entités paysagères relevées sur la commune. Ils devraient être préservés même en cas de remembrement. Le «Chemin entre Deux Dîmages» relie ainsi le plateau au centre-ville de Bouvines. Les différents chemins qui permettent de relier le GR1 21B qui longe le canal de la Marque doivent être identifiés, préservés. Etudier la nécessité dans le cadre d’un bouclage communal ou intercommunal si d’autres cheminements et passages sur le canal doivent être réalisés. Dans le cadre d’un dévelop- pement du loisir équestre, étudier également les chemins cavaliers à développer. Les circuits vélo dans le cadre de la promotion de la cycliste du « Paris-Roubaix» peuvent également être étudiés. Mais il ne s’agit pas de multiplier les circuits pour chaque usager mais de trouver des usages partagés.

*voir carte en annexe

arrivée sur Bouvines depuis la chaussée Brunehaut: une des entrées les plus pittoresque de Bouvines

Renauddebouvines©

un paysage qui semble inchangé depuis 8 siècles

ancien prieuré Desfontaines

Renauddebouvines©

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Perspectives sur Bouvines et son église depuis la route de Louvil à Cysoing L’écran boisé de la rypisylve de la Marque qui intègre parfai- tement les bâtiments à la manière traditionnelle des «tours de ville»

est un exemple à suivre pour la gestion des limites entre espace bâti et espaces agricoles ouverts. Les lignes hautes tension qui barrent le

Commune de Bouvines

petit local technique situé le long de la Chaussée Brunehaut: son isolement sur le plateau et la cou- leur voyante de l’enduit le rend très chemin étroit qui mène à la Fontaine

St Pierre

de nombreuses boucles de randon- nées départementales et locales

oratoire rue du Général Deffontaine

le charme des pâtures qui bordent la Marque

Ferme de la Courte: patrimoine à préserver

la Marque canalisée offre des promenades sur

harmonie du paysage et du bâti ici Le prieuré (Château Desfontaines)

fontaine St Pierre, ancien haut lieu de pèlerinage

saules témoins d’un ancien cours d’eau sinueux qui ser- pentait le long du canal et aujourd’hui comblé.

lignes hautes tension qui barrent l’hori- zon, leur enfouissement permettrait de

«libérer» le ciel

arbres «monuments» qui participent au char- me des paysages prairiaux de la vallée de la Marque

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Commune de Gruson

Gruson, nichée dans le creux du vallon orienté vers la Marque a conservé un aspect pittoresque. Le développe- ment urbain récent des zones pavillonaires s’étend sur le plateau offrant un vis à vis direct sur le paysage ouvert des grands champs.

Orientations de gestion

Préserver le patrimoine bâti

Garder le caractère groupé du village

Il est souhaitable d’adapter l’urbanisme au valonnement du lieu permettant de l’abriter du vent. Les constructions mar- quantes du lieu :

Les abris anti-intrusions de 1930 :

Leurs sombres silhouettes se découpent encore sur le pla- teau de la bataille. Ils sont le seul témoignage visible du passé militaire de ce territoire. Ils restent des abris poten- tiels pour les chauves-souris et autres animaux sauvages de la Pévèle.

Ils peuvent être aménagés en belvédère mais de manière très discrète (rampe d’accès en talus, garde corps filifor- me,…) pour ne pas rehausser leur silhouette.

Les fermes :

La ferme du Colombier semble toujours en activité bien que son environnement soit de plus en plus urbain.

Proposer une gestion adaptée pour ce patrimoine non pro- tégé dans le respect des usages agricoles si possible, en respectant leur environnement à caractère agricole (allée d’arbre, prairie périphérique ou mur d’enclos,… et en trou- vant une règle d’intégration des nouveaux projets d’urba- nisme covisibles.

Réfléchir à une politique de communication et à ses impli- cations (circuits de visite des fermes au carré de la région, tourisme bio,…).

Le petit chemin de fer de Lille à Saint-Amand :

Favoriser l’usage de la gare de Gruson et mieux utiliser l’an- cienne ligne SNCF. Cette ligne appelée aujourd’hui la «ligne des cheminots » évoque encore le passé où elle acheminait les ouvriers qui allaient travailler dans les usines de monta- ge des locomotives à Fives. Moins fréquentée de nos jours,

elle est encore en service (2 fois/jour).

Elle pourrait jouer un role structurant vis à vis de l’annima- tion de l’ensemble du site (train+ vélo).

Le secteur pavé de l’arbre :

Restaurer les voies pavées, réalisation d’un état des lieux des voies pavées existantes: recensement, relevé cartogra- phique, diagnostic des voies pavées existantes, restauration des tronçons disparus. Intégration des voies pavées dans les nouveaux aménagements.

Requalifier les boisements

Les peupleraies

Le bois d’Infière, propriété du Conseil Général, à cheval sur les communes de Bouvines, Anstaing et Gruson, a fait l’ob- jet d’un programme d’abattage des peupliers et d’un rempla- cement par des essences plus diversifiées à gérer pour les trente ans qui viennent en massifs boisés.

Alignements de saules têtards

Les saules têtards sont en effet la signature des paysages prairiaux, bordant les parcelles (anciens piquets de pâtu- res et de maintient des berges,...) ou longeant les fossés («pompes à eau»). Ils symbolisent une certaine coexistence entre l’homme et l’eau, la taille assurée par les premiers étant bénéfique au développement d’une faune variée.

La plantation de saules têtards en limite de parcelles et en bordure de chemin et voie doit être encouragée afin de mar- quer l’identité paysagère de ces prairies humides Ces ali- gnements tout en encadrant certaines parcelles ou chemins ne devront toutefois pas fermer visuellement la vallée mais offrir une trame bocagère qui préexistait à la canalisation de la Marque.

Préserver et valoriser les zones humides

L’ancien lit de la Marque retrouve par moment, lors des grandes inondations telle que celle de 2005, sa place au fond de la vallée dans les prairies humides. Ces prairies jouent ainsi un rôle hyrdraulique régulateur important.

Certaines mares permanentes ponctuent ces prairies agré- mentées de plantations de saules ou d’aulnes, elles consti- tuent pour cela un rôle écologique et paysager majeurs.

Leur préservation est nécessaire.

L’artificialisation des sols doit être limitée le plus possible afin d’empêcher toute imperméabilisation qui ôterait le rôle régulateur de ces zones humides.

Informer et sensibiliser sur les Zones Humides en soulignant les principales fonctions et services rendus.

I

nciter toutes les actions qui permettent de mettre en évidence les fonctions et services rendus par les zones humides.

Protéger les prairies permanentes et temporaires Afin d’éviter les risques de lessivage des sols et de pré- server les paysages des fonds de vallées (la Marque et ses affluents) dans le périmètre proposé au classement, la réglementation en vigueur dans le Nord interdisant le retournement des prairies permanentes de plus de 5 ans est adapté.

Encouragement de toutes les activités agricoles et/ou de loisirs qui favorisent le pâturage (activité laitière et équestre notamment). Ces mesures peuvent être étudiées avec la chambre d’agriculture.

Mise en valeur des cours d’eau, ruisseaux, mares De nombreux petits cours d’eau, affluents de la Marque drainent les eaux de la vallée. Un certain nombre ont été comblés ou privatisés. Un travail de repérage et de propo- sition d’aménagement et d’entretien pourrait être réalisé afin de valoriser ce patrimoine qui joue un rôle hydraulique et participe également à l’identité du paysage de la vallée.

Préserver les perspectives

Gruson étant une commune encaissée dans son relief pro- tecteur, les vues interressantes sur le territoire communal sont celles qui sont offertes depuis le plateau vers les larges horizons du ciel et des champs depuis les différentes voies qui le traversent.

Les seuls obstacles visuels gênants à cette échelle du ter- ritoire sont les lignes hautes tensions qui barrent l’horizon de ce paysage qui prend justement de l’ampleur. Aussi il faudra préserver le plus possible l’horizon et ciel en évitant l’insertion de nouveaux éléments bâtis ou naturels pouvant faire obstacle à cette amplitude. Même dans le cadre d’une mise en valeur touristique du plateau on limitera tant que

possible tout apport (signalétique, mobilier, plantations, ter- rassements, ...) pouvant faire obstacle à la vue c’est à dire au-delà de 1,50m.

Limiter les aménagements trop routiers des infrastructures

Le mobilier des infrastructures (glissières de sécurité, can- délabres, signalétique...) qui traversent le site proposé au classement pourrait être étudié de manière à réduire son impact trop «brutal» dans le paysage. On cherchera la dis- crétion et les emplacements seront étudiés de manière à ne pas faire obstacle à la vue.

Préserver les chemins ruraux

Les chemins existants offrent des liaisons intéressantes permettant de relier les différentes entités paysagères et éléments patrimoniaux relevés sur la commune. Ils devaient être préservés même en cas de remembrement.

Préserver l’ouverture du paysage du plateau

La commune comprend de larges espaces ouverts agricoles sur sa limite nord et est vers le plateau. Le développement urbain de Gruson sur ses franges nécessite de créer une transition douce entre le bâti et les paysages agricoles. Un écran boisé réinterprétant la tradition des «tours de ville»

peut être une solution pour assurer un premier plan (écran) au front bâti et à ses usages quotidiens. Ces haies seraient le moyen d’affirmer clairement la limite du domaine bâti du village.

Enfin, la majorité des haies est aujourd’hui constituée de végétaux persistants. Leur remplacement par des planta- tions à feuilles caduques serait de nature à apporter une amélioration viisuel sensible pour la commune.

Intégrer les hangars agricoles isolés

Compte tenu de leur extrême visibilité, il est recommandé que ces nouveaux bâtiments ou extensions, s’inscrivent dans la gamme des volumétries existantes, en veillant à une forme de discrétion dans le choix des matériaux et des couleurs.

(21)

Commune de Gruson

La gare de Gruson: cette ligne ferroviaire qui relie Orchies à Lille per- mettrait de relier facilement le site de la bataille à partir des gares exis- tantes en fonction des volontés régionales.

Le village ancien de Gruson est protégé dans le creux du vallon et a su conserver un caractère très pittoresque

Le café de l’Arbre: élément de repère dans le paysage ouvert. Un aménagement permettrait de valoriser ce point d’appel symbolique de la course du Paris- Roubaix.

ferme du Colombier

ferme du Colombier

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Commune de Sainghin en Mélantois et Fretin

Les villages de Sainghin en Mélantois et Fretin sont situés à l’ouest du site proposé au classement. La commune de Fretin n’est concernée que par une petite parcelle agri- cole «le Moulin de Péronne» en bordure de la voie LGV . Sainghin présente sur son territoire communal un patri- moine bâti et paysager riche.

Orientations de gestion

La porte d’entrée du site

Valoriser les zones humides

Sainghin en Mélantois partage avec Bouvines la vallée de la Marque, la limite administrative entre les deux communes se situant sur l’axe du canal de la Marque. L’ancien lit de la Marque retrouve par moment, lors des grandes inondations, sa place au fond de la vallée dans les prairies humides.

Ces prairies jouent ainsi un rôle hydraulique régulateur important. Certaines mares permanentes ponctuent ces prairies agrémentées de plantations de saules ou d’aulnes, elles constituent pour cela un rôle écologique et paysager majeurs. Leur préservation est nécessaire. Un relevé précis de ces mares, étangs pourrait être réalisé dans le cadre d’un projet de préservation et de gestion des prairies, éva- luant leur qualité paysagère et écologique.

L’imperméabilisation des sols doit être limitée le plus possi- ble afin de garder le rôle régulateur de ces zones humides.

Quelques exemples d’actions sur les zones humides:

-Informer et sensibiliser sur les zones humides en souli- gnant les principales fonctions et services rendus.

-I

nciter toutes les actions qui permettent de mettre en évidence les fonctions et services rendus par les zones humides.

-Identifier et protéger les zones humides fonctionnelles exis- tantes.

Une aide à l’acquisition de terrains en cas de cessation d’activité et de manque de successeur pourrait se faire par le Conseil Général du Nord ou par LMCU.

Protéger et aménager les cours d’eau

Le village de Sainghin en Mélantois est traversé par la rivière de la Noyelle, affluent de la Marque. Cette rivière longe le bois qui porte le même nom. De plus ce cours d’eau présente l’intérêt de traverser d’est en ouest la com- mune, offrant ainsi une opportunité de liaison verte et bleue pouvant ainsi être le support de liaisons douces reliant le réseau cyclable existant de la Haute Borne à Villeneuve d’Ascq.

Les futurs projets urbains pourraient intégrer cette liaison en évitant toute privatisation de ce cours d’eau et de ses rives.

Son parcours passe également près de fermes, châteaux remarquables (ferme de la Noyelle, château de Baudequin et la ferme de la Grande Cense) dont l’implantation n’est sans doute pas étrangère à ce ruisseau et qui permettrait aujourd’hui de développer un circuit communal d’intérêt cul- turel, patrimonial et paysager à raccorder avec les réseaux métropolitains piétons et cyclables existants (GR1 121B et piste cyclable de la Haute Borne). Le centre ville de Lille pourrait être relié ainsi à vélo aux berges de la Marque en 45 minutes. Le métro accueillant des vélos situé non loin avec le relai des bus ou vélos (gares «4 cantons» ou «cité scientifique») permettrait également de relier rapidement depuis les centres-villes de la Métropole le site de la bataille de Bouvines.

Protéger les prairies permanentes et temporaires Afin d’éviter les risques de lessivage des sols et de préser- ver les paysages des fonds de vallées (la Marque et ses affluents), la réglementation en vigueur dans le Nord inter- disant le retournement des prairies permanentes de plus de 5 ans est adaptée. Encouragement de toutes les activités agricoles et/ou de loisirs qui favorisent le pâturage (activité laitière, ovins, et chevaux notamment). L’ensemble de ces mesures devront être conçues avec la chambre d’agricul- ture.

Gérer les boisements

Bois de la Noyelle

Propriété des Espaces Naturels Sensibles du Conseil Général du Nord, ces boisements sont gérés dans un souci de diversification des essences forestières locales.

Protéger les boisements des zones humides Saules têtards isolés ou en alignements, et toutes les essences de rypisylve qui participent à l’identité de ce pay- sage sont à encourager.

Préserver les perspectives

La route qui mène de Sainghin à Bouvines offre une vue de grande qualité sur la vallée de la Marque en premier plan avec ses boisements et la silhouette de Bouvines dominée par son clocher en arrière plan.

Intégrer les hangars agricoles isolés

Compte tenu de leur extrême visibilité, il est recommandé que ces nouveaux bâtiments ou extensions, s’inscrivent dans la gamme des volumétries existantes, en veillant à une forme de discrétion dans le choix des matériaux et des couleurs.

Limiter les aménagements trop routiers des infrastructures

Le mobilier des infrastructures (glissières de sécurité, can- délabres, signalétique...) dans le site proposé au classe- ment pourrait être étudié de manière à être discret.

Préserver les chemins ruraux

Les chemins existants offrent des liaisons intéressantes permettant de relier les différentes entités paysagères et éléments patrimoniaux relevés sur la commune. Ils devront être préservés même en cas de remembrement.

Préserver l’ouverture du paysage du plateau

La commune comprend de larges espaces ouverts agrico- les sur toute sa périphérie. Le développement urbain de Sainghin sur ses franges nécessite de créer une transition douce entre le bâti et les paysages agricoles. Un espace planté d’arbres (vergers, haies,..) réinterprétant la tradition

des «tours de ville» peut être une solution pour marquer clairement la limite du domaine bâti du village.

Enfin, la majorité des haies est aujourd’hui constituée de végétaux persistants. Leur remplacement par des plan- tations à feuilles caduques apporterait une amélioration visuelle et de la biodiversité faunistique de la commune.

Supprimer la décharge sauvage

Sur le chemin qui dessert le Mont des Tombes et l’ancien fort de la Jonchère une décharge sauvage devra être sup- primée. Un controle régulier devrait être prises afin d’éviter que d’autres décharges prennent place.

(23)

Commune de Sainghin en Mélantois et Fretin

Un écran boisé réinterprétant la tradition des «tours de ville» peut être une solution pour assurer un premier plan (écran) au front bâti et assurer ainsi un espace de transition.

Un bâti ancien appuyé par une trame paysagère de végétation cheminements à développer le long de la Noyelle vers les dessertes existantes (métro, bus,...)

château de Baudequin

château de Baudequin

Ferme Jovenaux La grande Cense

parc du château de Baudequin entrée château de Baudequin

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