[Compte rendu de :] Das protestantische Prinzip : historische und systematische Studien zum Protestantismusbegriff / Arnulf von Scheliha ; dir. Markus Schröder. - Stuttgart : Kohlhammer, 1998

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[Compte rendu de :] Das protestantische Prinzip : historische und systematische Studien zum Protestantismusbegriff / Arnulf von Scheliha ; dir. Markus Schröder. - Stuttgart : Kohlhammer, 1998

ASKANI, Hans-Christoph

ASKANI, Hans-Christoph. [Compte rendu de :] Das protestantische Prinzip : historische und systematische Studien zum Protestantismusbegriff / Arnulf von Scheliha ; dir. Markus Schröder.

- Stuttgart : Kohlhammer, 1998. Etudes Théologiques et Religieuses , 2000, vol. 75, no. 2, p.

281-282

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:120836

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ŒTUDES

7!HÉOLOGIQUES

& ŒELIGIEUSES

Revue trimestrielle publiée avec

le

concours du Centre National du Livre

161 André LACOCQUE Le grand cri de Jésus dans Matthieu 27/50 189 Pierre PRIGENT L'interprétation de l'Apocalypse en débat

211 Bernard COTTRET Le paradigme perdu

Le Great Awakening, entre la faute et l'innocence

*

229 Jean Marcel VINCENT «Visionnaire, va-t'en !»

Interprétation d'Amos 7

Il

0-17 dans son contexte

251 Jean-Daniel CAUSSE Éloge de l'avant-dernier

*

261 PARMI LES LIVRES

*

315 ABSTRACTS

319 Thèses et mémoires soutenus à l'IPT en 1999

Jean-Claude LASSERRE NOUVELLES DE L'/PT

TOME 75 2000 I 2

(3)

2000/2 PARMILES LIVRES

Arnulf

VON ScHELIHA - Markus

SCHRÖDER (dir.), Dasprotestantische Prinzip. Historische und systema- tische Studien zum Protes- tantismusbegriff,

(Theologie),

Stuttgart/Berlin/Köln : Kohlhammer, 1998. 23 cm. p. 348. ISBN 3-17- 014985-7.DM89.

La question de savoir ce

qu'est

le

protestantisme

ouvre et découvre

-

déjàentantque question

-

une dialec- tiqueentre un principe religieuxet ses réalisations historiques. Le principe n'estdonné que dans ses réalisations, mais toutes ces réalisation n'épuisent pas le principe. Jamais l'identification totalen'estpossible, mais elleest tou- joursàchercher.Cequiinviteàuneré- flexion prête à différencier, prête à maintenirauseindelaréponsedesten- sions etprête à renoncer à l'unilatéra- lité soit d'unpurrelativisme historique (quienvéritén'estpas trèshistorique), soit

d'un

fondamentalisme religieux (quienvéritén'estpas très religieux).

Hermann Fischer, prémérite de la FacultédethéologieàHambourg(pen- dant longtemps membre gestionnaire

de

l'édition critique

des œuvres de

Schleiermacher, vice-président

de

la Ernst-Troeltsch-Gesellschaft...) a développé cette problématique dans plusieursdeses écrits, notamment dans son article « Protestantismus I.Begriff und Wesen », in Theologische Realenzykopädie27,542-551.

L'ouvrage icirecensé lui estdédié à l'occasion de son 65· anniversaire. Ce sont ses collègues et ses élèves qui y ont contribué. Le livre comporte une

1repartieplutôt historique, une2•plutôt systématique. Il est évidentque cette distinction

n'est

pas à prendre dans un sens strict, car non seulement la question de savoir quelest le principe protestantaujourd'huimaismême celle

de savoir quelétait Ie principe protes- tant à telle ou

telle

époque ne peut trouver de réponse sansl'horizon de

nos propres implications et sans la dynamiquedel'actualité.

Lelivrecommenceavecunarticlede U.BARTHquiinterprètedefaçonsysté- matiquelesQuatre-vingt-quinzeThèses de Luther concernantles indulgences.

Plusieurs questions y sont en

jeu

: Commentse fait-il qu'un événement historique gagne unesignificationmar- quant une époque (4, cf36) ? Les thèses de Luther se limitent-elles au problèmedesindulgences(6, 10, 34s)?

Quelle est leur place dans I'évolution delapenséedeLuther(27)?Quelleest notre position historique par rapport à cedocument(37) ?B. montre l'impor- tance éminemment théologique (etnon seulement pratique) de cetexte,ilmet en évidence qu'avecla pratique et la théorie des indulgences,la papautéest miseenquestiond'unemanière fonda- mentale. Etil explique comment cette critique principielle est d'une portée historique qui non seulement a des conséquences ecclésiologiques, socio- logiques...,mais qui découvreleprin- cipedel'autonomie religieuse, laquelle pendant des siècles a caractérisé la compréhension qu'avait de lui-même l'homme moderne.

Les art. de G. MECKENSTOCK sur l'idéalisme allemandet deM. RösSLER surSchleiermacher reprennent lathé- matique de l'autonomiede la liberté à une autre époque. Ils sont suivis des textes concernant Ritschl, Troeltsch, Harnack, Barth ...

Dans la 2• partie

-

systématique

-,

des questions éthiquesjouentun rôle prépondérant.LetextedeJ.DIERKENest une étude impressionnanteportant un titre surprenant: «L'esprit protestant- panthéiste». D. développeunecritique d'une penséequi partde la différence radicale entre Dieu et l'homme, com- prise comme une différenced'emblée donnée etconstitutive pour l'être hu- main. Ilveutmontrer quelalibertéhu- maine etindividuelle ne se fonde pas sur ladite différence établie par Dieu- même, mais

qu'elle«

n'estriend'autre

281

(4)

PARMILESLIVRES ETR que la vie divine dans

l'en-deçà

du

monde»(221).C'estainsiqueprincipe protestant

-

compris comme principe

del'autonomie de l'homme

-

et pré- sence de Dieu dans le monde sont inséparables. Je me demande pourtant

sisacritique contre cequ'il appelle le

« supranaturalisme » estjuste, là elle se dirige contre une pensée qui

se veut décidément

relationnelle

et

non-totalitaire,

en

présumant

que c'était la catégorie de la totalité qui seraitàsonorigine.

Hans-ChristophAsKANI

Stéphane MosÈs, L'Éros et la loi.

Lectures bibliques, Paris : Seuil, 1999. 21 cm. 152 p. ISBN 2-02- 024589-2.FF120.

Selonle philosophe Franz Rosen- zweig, Dieuet l'homme n'appartien- nent pasàlamême espèce, mais Dieu

etl'homme parlent le même langage.

Lejudaïsme etle christianisme vivent tousdeuxdecettevéritéfondamentale, et répondent, chacunà samanière, à cefait.

«Dieu et l'homme parlentle même langage »,d'accord ;mais Dieu, com- mentparle-t-il ? comment s'exprime- t-il dans unlangage qui est celui des humains ? Les

interprétations

des textes bibliquesrédigées par Mosès et rassembléesdans cet ouvrage donnent uneréponse à cettequestion. Ce sont desinterprétationsquifontpartied'une longue histoire de compréhension, de dialogue

-

jedirais presque : defami-

liarité

avec... avec quoi ?

-

avec

le textebiblique ? assurément. Mais est-cetout?

-

avec«lavoixdivine»?

Mais peut-on être familier avec « la voix divine» ?

-

Laréponseest peut-

être : avec

l'histoire

ancienne, très ancienne qui sejoue entre Dieu etce

peuple, qui sejoue entre Dieu et les hommes. Cettefamiliaritéest lefonde- ment d'une interprétation qui, depuis des siècles, depuis des millénaires, est 282

toujours surprenante. Si pour le chris- tianismela nouveautéd'uneinterpréta- tion qui comprendrait sapropre nou- veauté commeune valeurest suspecte (commeun désird'être original), pour lejudaïsme cette même(?) nouveauté

est immunisée contre

la suspicion d'une

recherche

d'

originalité

car chaque élément, chaque motnouveau s'inscritdans une anciennetéqui juste- ment se continue ainsi. C'est ceque veut dire icifamiliarité. Lafamiliarité d'un interprète avecses prédécesseurs dansundialogue quilesunittousetqui

répond dans chaque nouvel échange, chaque nouvelle étape, à l'extériorité la plus radicale : au défi de l'humain même.

C'est pour cela que les lectures de

Mosèsatteignent souventàune dimen- sion éthique. Ce qui semble être un

jeu:jeu avecl'infinides significations du texte biblique,jeu entre les signifi- cations mêmes,

jeu

entre toutes les interprétations etleur original ..., cela

s'avère

comme le sérieux de l'exis- tencehumaine

-

devant Dieuetdevant

l'autre homme.

En même temps.

Traduction d'un originalquiest donné et qui

doit toujours être

trouvé et inventé.

La dialectique entre l'ancien et le

nouveau, qui alieu aussi au sein du

christianisme et de sonhistoire d'inter- prétation, est autre que celle dontje viens deparler.Ellenesedit pasà tra- vers latension entre familiaritéetdéfi toujours unique. Elle se dit à travers d'autresmots, à travers d'autres expé- riences. Mais ce

n'est

pas ici le lieu d'enparler.

Hans-ChristophAsKANI

Louis PERRIN, Un sujetpourleverbe,

(Bible, science

du

langage

54), Lyon : Profac-CADIR, 1999. 20cm.

183p.ISBN 2-85317-071-3.FF80.

L'a. étudie laquestion du sujet qui, enprenant laparole, dit toujoursautre

Figure

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