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Paroisse Brest-Sainte Trinité

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Depuis la réforme liturgique de Vatican II, la fête du Christ, Roi de l’univers clôt l’année liturgique, à la charnière d’un temps qui s’achève (le temps ordinaire) et d’un autre qui va commencer (le temps de l’Avent) : depuis la résurrection du Christ, nous sommes dans les temps qui sont les derniers, dans l’attente du dernier avènement.

Mais, de quel royaume s’agit-il ? N’est-il pas déplacé, en régime démocratique, d’évoquer ainsi la royauté ? L’Eglise, au cours de son histoire, et peut-être encore aujourd’hui, dans certaines de ses prises de position, a pu être tentée de se compromettre avec le pouvoir politique pour mieux asseoir son pouvoir religieux.

Mais Jésus a dit à Pilate : « Ma royauté n’est pas de ce monde » ; la royauté du Christ est celle de l’humble serviteur, il attire dans son royaume tous les fils, « les bénis du Père », qui auront été au service de leurs frères souffrants. Ces « bénis du Père », dont parle l’Evangile de ce jour, on ne sait même pas s’ils ont la foi, ce n’est pas le critère de jugement du Roi. Mais ceux qui se disent croyants, ne peuvent se dérober à cette présence auprès de ceux qui manquent de tout, car c’est là qu’est le Roi, le Christ.

La préface de la prière eucharistique du jour rappelle que le Père a envoyé son Fils dans le monde pour établir un « règne de Vie et de vérité, règne de grâce et de sainteté, règne de justice, d’amour et de paix ». Au vu des évènements actuels, il semble loin, ce Royaume ! Il y aurait de quoi désespérer ! Pourtant, dès maintenant, nous en faisons partie, si nous suivons le chemin du Christ, le Berger qui va chercher la brebis égarée, qui soigne celle qui est faible, malade. La fonction du roi, selon la Bible, c’est de prendre soin de son peuple, surtout du pauvre et de l’opprimé ; notre baptême nous donne cette fonction royale. Loin de nous compromettre avec les systèmes de domination de ce monde, ou de nous perdre dans les postures identitaires de ceux qui pensent détenir la vérité, cela exige d’endosser la tenue de l’humble serviteur.

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, les chrétiens sont invités à se tourner vers le Christ Roi de l’univers et juge de l’humanité et à s’interroger : « Qu’est-ce qui régit ma vie ? Qu’est-ce qui importe ? Sur qui je compte ? »Le chemin de la royauté pour le Christ passe par la croix, le don de sa vie. Son Royaume est un royaume d’amour. Et c’est sur l’amour que nous serons jugés.

Paroisse Brest-Sainte Trinité

S A I N T P I E R R E - S A I N T S A U V E U R D E R E C O U V R A N C E - S A I N T E T H É R È S E D U L A N D A I S - N O T R E D A M E D E K E R B O N N E -

G U I L E R S - L O C M A R I A - P L O U Z A N É - P L O U Z A N É

22 novembre 2020 - 34ème Semaine du Temps Ordinaire — Année A

Edito - Malou LE BARS

Fête du Christ Roi de l'Univers

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"Voici une gracieuse légende contée jadis par une grand-mère à son petit-fils, M.Taburet, de St Renan, décédé il y a plusieurs années.

« En ce temps-là, la peste ravageait notre pauvre pays : les morts s’entassaient sur les morts, et les survivants, craignant la contagion, n’osaient les enterrer. De ce fait, tout commerce était suspendu ; les marchés n’avaient plus lieu et les routes étaient désertes.

Seuls quelques meuniers, ne connaissant que leur devoir, ou tentés par l’âpre désir du gain (l’histoire ne le dit pas), continuaient leur travail d’aller chercher le grain à domicile et d’y apporter la farine… Un de ceux-ci, un jour, trouva sur sa route une belle dame, dont les petits souliers fins n’osaient braver la route des chemins défoncés. La belle dame l’interpella :

-Meunier, Meunier, ne pourrais-tu pas m’offrir une place sur tes sacs de grains ? -A votre bon vouloir, ma belle dame, Montez, montez ! Mais où allez-vous ?

-Plus loin que tu ne vas toi-même, meunier, mais je m’arrêterai là où tu t’arrêteras.

La belle dame monta et son poids sembla avoir allégé la charge du petit cheval qui trottait, trottait comme un vrai bidet breton qu’il était. Et la conversation s’engage.

La belle étrangère apprend l’épidémie qui ravage le pays. Elle apprend que son conducteur, le meunier, a perdu sa femme et ses enfants de la terrible maladie. Bref, elle connaît dans tous ses détails la grande pitié de ce coin de Bretagne… Et elle s’apitoie.

Subitement à un endroit de la route, le plus défoncé et le plus boueux, elle prie le meunier d’arrêter son cheval pour qu’elle descende…

-Mais, ma belle dame, nous ne sommes pas arrivés.

-Je veux descendre.

-Pas ici, voyons, vous enfonceriez dans la boue jusqu’aux genoux…

-Meunier, Meunier, ne t’inquiète pas. Descends-moi.

Le meunier s’arrête. Alors la belle dame :

-Meunier, tu fus bon et charitable. Pour te récompenser, je te promets que la Peste ne dépassera jamais cet endroit-ci. Et tu peux avoir confiance en moi : Je suis Notre-Dame de Bodonou.

Ayant dit ceci, elle saute légèrement à terre qui, élastique comme un tremplin, la renvoie dans le ciel, où peu à peu elle disparut aux yeux étonnés et émerveillés du meunier. A l’endroit précis où son pied céleste avait touché le sol, une fontaine vive et abondante jaillit, qui jamais depuis n’a tari… et la peste ne franchit jamais cette limite sacrée."

La chapelle de Bodonou, bâtie en plein bocage, à la limite Nord de la commune de Plouzané, date du 15ème siècle. Elle aurait été construite à la suite d’une apparition de la Vierge Marie à un meunier, lors d’une épidémie de peste, la Vierge ayant promis que l’épidémie ne franchirait pas cet endroit où jaillit une fontaine vive et abondante :

ZOOM sur la Chapelle de Bodonou - Plouzané

Jean Bilcot, Marie Du Buit

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La célébration de l’Eucharistie est au centre de notre vie de chrétien. A l’occasion des fêtes de Toussaint , ou de grands événements de nos vies ,nous aimons confier à Dieu nos proches et demander de célébrer des messes. Voici ce que nous dit à ce sujet “le Diocèse aux Armées Françaises” :

La messe est toujours célébrée pour tous : L'amour infini du Christ embrasse en son Cœur l'humanité toute entière et chacun personnellement. L'Eucharistie a toujours une valeur universelle ! C'est la prière parfaite du Fils au Père, à laquelle par grâce nous sommes associés. Il est de tradition dans l'Eglise d'ajouter une intention particulière pour laquelle le prêtre célèbre l'Eucharistie. Tous peuvent ainsi demander qu'une messe soit célébrée pour telle ou telle intention.

Demander de faire célébrer une messe, c'est donc entrer dans la prière de Jésus et de l'Eglise, c'est confier à l'amour de Dieu une intention particulière qui nous est chère, pour nous-même ou pour les autres... Pour remercier Dieu ou pour confier une demande... Prier pour les défunts est le don le plus précieux que l'on puisse faire pour un être cher qui nous a quittés.

La messe n'a pas de prix, c'est un bien spirituel. Pour autant dès les origines du christianisme, les fidèles ont contribué à la célébration de l'eucharistie par des dons et des offrandes destinés à assurer les frais du culte, la subsistance des prêtres, la vie de l'Eglise. Il ne s'agit donc pas "d'acheter une messe". C'est pourquoi on ne parle pas de "prix" d'une messe mais plutôt d'une "offrande", avec un montant L’édifice a subi des remaniements au cours des siècles, notamment au 19ème, où la moitié Est de la chapelle qui menaçait ruines fut supprimée. De ce fait, le clocher aux deux flèches jumelles qui surmontaient initialement le milieu de la chapelle se retrouva au milieu du chœur adossé à l’arc central de l’ancienne chapelle, lui donnant une allure singulière pour la région.

Faire célébrer une messe...

En 1931, le clocher fût foudroyé et l’une des flèches endommagée. En 1957, le recteur de l’époque entreprit, avec l’aide des paroissiens, d’importants travaux de rénovation, achevés en 1959. A cette occasion, le retable baroque qui était vermoulu fût enlevé et on installa un maître autel en granit de l’Aber Ildut.

Depuis des générations, on y chemine pour le Pardon, pour des veillées mariales. Autrefois au printemps chaque année, la chapelle recevait la procession des Rogations qui se déplaçait depuis le bourg. Au cours de la guerre 1939-45, Notre Dame de Bodonou fut l’objet d’une vénération toute particulière attirant une foule considérable de pèlerins priant pour la paix et pour que reviennent les enfants du pays.

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Pour confier au Seigneur nos peines et douleurs mais aussi nos joies, pour se retrouver en présence de Jésus, nous donnons rendez-vous à ceux qui habitent à proximité, dimanche 22 novembre entre 15h et 17h pour un temps d'Adoration à l'église N-D de Kerbonne. Vous pourrez également vivre le Sacrement de Réconciliation.

Toutes les mesures sanitaires sont prises pour garantir la santé de chacun.

Comme pour tout déplacement, vous devrez être en possession d'une attestation en bonne et due forme (case "motif familial impérieux"). Chacun est libre de prier le temps qu'il souhaite mais nous conseillons de ne pas dépasser 15 à 20 minutes pour laisser à tous la possibilité de venir.

9.45 : Présentation de l'Evangile (Joël Bidard) 10.00 : Temps de partage en petits groupes 10.40 : Conclusion

(en visio-conférence)

Inscription nécessaire à l'adresse : [email protected]. Le lien pour vous connecter à la réunion vous sera envoyé la veille.

La paroisse vous propose un Caté-dimanche de chez soi

le 29 novembre 2020

Propositions pour la catéchèse

Adoration eucharistique et confessions à ND de Kerbonne

rencontres en visio !

Samedi 28 novembre 10h - 10h45

lien et infos par mail

Samedi 5 décembre 15h - 16h

plein de surprises !

Infos : [email protected]

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Ce passage a l’allure d’une parabole. Une parabole est une invitation faite à l’auditeur, de faire l’expérience de ce dont elle parle.

Le titre souvent donné à ce passage : « Le jugement dernier » pourrait nous laisser entendre que la scène décrite n’arrivera qu’à la fin des temps. Pourtant, cela vient faire la vérité en nous aujourd’hui. S’il s’agit d’un jugement, il n’a pas grand’chose à voir avec une « pesée des âmes » ouvrant aux unes le paradis et condamnant les autres au feu de l’enfer ! Ce dont il est question, c’est une révélation de ce qui est engagé dès maintenant dans la relation de chaque être humain aux « plus petits ».

La séparation opérée par le roi, c’est la manifestation de ce qu’il en est en réalité et qui nous échappe : ce qui est « brebis » a toujours été brebis, même chose pour ce qui est « bouc » ; le roi seul peut séparer, en chacun de nous, la part appelée à la filiation « Venez les bénis de mon Père », et la part destinée à disparaître (cette part de nous qui a partie liée avec les forces du mal) Celui qui a faim ou soif, l’étranger, celui qui est nu, malade, en prison, tous les démunis, les « moins-que- rien », le roi déclare que ces « petits » sont ses frères. Le roi s’identifie à chaque corps en souffrance, à ce qui n’a pas de considération au regard du monde.

Il suffit d’avoir engagé une relation d’humanité, de compassion, de bienveillance avec « un seul de ces petits », pour que la rencontre avec le Fils de l’homme ait lieu et fasse accéder à la dignité de fils, d’enfant béni du Père. Il ne nous est pas demandé de prendre soin de tous les humains, mais au moins « d’un seul » : c’est à notre portée, c’est à notre porte, en ces temps de crise que nous subissons ! La foi n’est même pas requise, ce qui compte, c’est la manière dont nous aurons aimé : en nous faisant le prochain du blessé de façon désintéressée ou pour soigner notre image et être quittes à bon compte avec le devoir de charité ?

Concernant le service, voici une réflexion : ces médecins et infirmières qui ont risqué leur vie pour rester proches des malades n’ont-ils pas transformé les salles d’hôpital en « cathédrales » ?*

Les « bénis du Père » ne savaient pas que la relation avec le Christ se vivait dans leur relation fraternelle avec le plus démuni. C’est à leur insu qu’ils ont ainsi approché le Roi et l’ont servi.

Prendre soin du petit, du pauvre, c’est prendre en charge, sans le savoir, un membre du Corps du Christ, et ainsi hériter du royaume ; les petits, les frères du roi, et ceux qui les ont aimés, se retrouvent dans la même filiation dans le Christ, « le Fils aîné d’une multitude de frères ».

« Ces plus petits qui sont mes frères » Matthieu 25, 31-46 Malou Le Bars

*Cardinal Mario Grech, secrétaire du Synode des évêques

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https://diocese-quimper.fr/fr/diocese/paroisses/brest-sainte-trinite

@BrestSainteTrinite

https://www.instagram.com/paroissebrestsaintetrinite/

contact : [email protected]

Saint Pierre :

Mme Simone Vivès née Hall,

Mme Ann-Marie Ottavy née Rolland, Mr Jean-Louis Simon,

Mr Paul Cousquer, Mr Jean-Pierre Kermel, Mr Jean Ropars,

Mr Jean-Luc Palud.

ND de Kerbonne :

Mr Marie-Ange Lucas.

Locmaria-Plouzané :

Mme Marie Aballéa née Bourhis, Mr Francis Quinquis,

Mr Bernard Kramer,

Mr Sané de Parcevaux de Tronjoly.

Plouzané :

Mr Michel Herrenberger, Mme Gabrielle Loaec, Mr François Guével.

Guilers :

Mme Marie-Thérèse Saulais née Leclerc, Melle Sylvie Léon,

Mme Marthe Scoarnec.

Nous prions pour les défunts de notre paroisse

La Fête du Christ Roi de l'Univers, le dimanche 22 novembre,

est également la fête de l'église Saint Sauveur de Recouvrance.

Le pèlerinage diocésain à Lourdes aura lieu du 3 au 8 mai 2021. Et du 1er au 8 mai 2021 pour la pastorale des jeunes. Collégiens, lycéens, adultes, familles… tous êtes attendus pour vivre pendant ces quelques jours des rencontres intergénérationnelles, des temps d’animation, des échanges, des moments de réflexion, des temps de célébrations et de prières.

Plus d'informations à venir ou à l'adresse : [email protected]

Invitation au pèlerinage diocésain à Lourdes

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