Corrigé Exercice 1 : EXTRACTEUR DE ROULEMENTS.
Hypothèse : On suppose la branche 2 en équilibre.
Question 1 : Si cette hypothèse est vérifiée, que dire de la direction de l’action C42
.
1) Isolons {branche 2}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {2}.
- Action mécanique de 3 sur 2 (pivot d’axe ( , )B z ) - Action mécanique de 4 sur 2 (ponctuelle de point de contact C et de normale y
avec frottement) 3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan ( , )x y
par : - le glisseur B32
passant par B - le glisseur C42
passant par C 4) Résolution :
Si un système est en équilibre sous l’action de 2 glisseurs alors ces 2 glisseurs :
sont opposés (même norme, même direction, sens contraire),
et ont même droite d’action (passant par les points d’application). Ainsi la droite d’action de B32
et C42
est la droite (BC).
Or toutes actions de contact (solide en équilibre ou non) vérifient les lois de Coulomb…
Question 2 : Existe-t-il arc-boutement (c’est à dire non glissement) en C et D lorsqu'une action est exercée par la vis dans la position définie par la figure. Justifier de 2 manières différentes (analytiquement et graphiquement).
Pour qu’il y ait non glissement, il faut que les actions en C et D se situent dans le cône d’adhérence : VERIFICATION ANALYTIQUE :
4 2
C
fait avec la normale au contact un angle de valeur (angle d’adhérence). Soit géométriquement :
NB : l’angle d’adhérence est indépendant de la charge comme dans tout problème d’arc-boutement où l’équilibre des solides dépend de la nature des liaisons, de leur position et des coefficients de frottement.
Ainsi tan 0,09 f tan 0,15, d’où l’action C42
se situe à l’intérieur du cône d’adhérence, et donc l’adhérence est effective : on a un phénomène d’arc-boutement.
VERIFICATION GRAPHIQUE :
Il suffit de tracer le cône d’adhérence (tan 0,15 8,5) et de vérifier que C42
se situe à l’intérieur de ce cône, pour prouver qu'il y a arc-boutement.
Question 3 : Que dire si f tan 0,06 ou si les points de contact C et D sont éloignés de l'axe ? Si f tan 0,06 ou si les points de contact C et D sont éloignés de l'axe, cela signifie que l'action C42 est en dehors du cône d'adhérence !!! Or, c'est impossible car toute action est dans ou sur le cône d'adhérence mais JAMAIS en dehors.
Notre hypothèse de départ "système en équilibre" est donc fausse : Il est impossible de vérifier le PFS et les lois de Coulomb en même temps.
2 2
68 50
tan 2 0,09
68 50
100 2
Corrigé Exercice 2 : ACCOUPLEMENT TEMPORAIRE : ROUE LIBRE.
Hypothèse : On suppose la bille 3 en équilibre relatif dans tout le problème.
1) Isolons {bille 3}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {3}.
- Action mécanique de 2 sur 3 (ponctuelle de point de contact B et de normale nB
avec frottement), - Action mécanique de 1 sur 3 (ponctuelle de point de contact A et de normale nA
avec frottement).
3) Modélisables par : - le glisseur B23
passant par B - le glisseur A13
passant par A 4) Résolution :
Si un système est en équilibre sous l’action de 2 glisseurs alors ces 2 glisseurs :
sont opposés (même norme, même direction, sens contraire),
et ont même droite d’action (passant par les points d’application). Ainsi la droite d’action de B23
et A13
est la droite (AB).
Effet de non-entraînement (cas 3 et 4) : Glissement entre billes/tambour et billes/noyau.
Si la tendance au glissement est dans le sens de la figure, alors il est impossible que la droite d’action de B23
et A13
soit la droite (AB). Ainsi notre hypothèse du départ (bille en équilibre relatif) est fausse et donc dans ce sens, il y a glissement entre les billes et le tambour, d’où non entraînement.
Effet d’entraînement (cas 1 et 4) : Adhérence entre billes/tambour et billes/noyau.
Si la tendance au glissement est dans le sens de la figure, alors il est possible que la droite d’action de B23
et A13
soit la droite (AB).
On a donc B23
et A13
qui font avec leur normale au contact un angle de valeur (angle d’adhérence). Soit géométriquement dans le triangle ABC :
( ) ( ) ( ) donc 2.
NB : Cette relation est indépendante de la charge comme dans tout problème d’arc-boutement où l’équilibre des solides dépend de la nature des liaisons, de leur position et des coefficients de frottement.
Pour qu’il y ait arc-boutement effectif, il faut en plus que les actions de contact vérifient les lois de Coulomb, c'est-à-dire qu’elles se situent à l’intérieur du cône d’adhérence : , donc 2.
En projetant suivant y
: H r r.cos R.cos H(Rr).cos r Comme cos est une fonction décroissante : 2. cos cos(2. ) et donc H(Rr).cos(2. ) r
3
B2 Tendance au
glissement de 3/2
Tendance au glissement de 2/3 : CAS 3 sens horaire
C
3
B2
Tendance au glissement de 3/2
C Tendance au
glissement de 2/3 : CAS 1 sens trigo
Corrigé Exercice 3 : CONSOLE DE DÉCORATION.
Question 1 : Montrer graphiquement, à l’aide de 2 figures, que si l’objet est : - proche de l’axe, la console glisse le long de la colonne.
- éloigné de l’axe, la console reste en équilibre.
Justifier par écrit votre raisonnement.
Remarque préliminaire :
Si la console est en équilibre, elle vérifie le PFS et ces actions mécaniques de contact les lois de Coulomb.
1) Isolons {la console 2}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {la console}.
- Action mécanique de la pesanteur sur console
- Action méca. en A de la colonne sur console (ponctuelle de point de contact A et de normale x
avec frottement) - Action méca. en B de la colonne sur console (ponctuelle de point de contact B et de normale x
avec frottement) 3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan ( , )x y
par : - le glisseur P
passant par C (totalement connu) - le glisseur A
passant par A - le glisseur B
passant par B 4) Résolution :
Si un système est en équilibre sous l’action de 3 glisseurs alors ces 3 glisseurs sont :
coplanaires,
concourants ou parallèles,
de somme vectorielle nulle.
1er cas : objet proche de l’axe, la console glisse le long de la colonne ?
On se place à la limite du glissement en B.
L’action en B est donc sur une génératrice du cône d’adhérence pour s’opposer au glissement de 2/1.
Le solide étant en équilibre sous l’effet de 3 glisseurs, ceux- ci sont concourants.
Or l’action en A doit aussi respecter les lois de Coulomb c’est-à-dire que cette action doit être dans ou sur le cône d’adhérence.
Si la charge est trop proche de l’axe il n’est pas possible de respecter les deux conditions et la console glisse (Cf. figure ci contre).
2ème cas : objet éloigné de l’axe, la console reste en équilibre ? On se place encore à la limite du glissement en B.
L’action en B est donc sur une génératrice du cône d’adhérence pour s’opposer au mouvement.
Le solide étant en équilibre sous l’effet de 3 glisseurs, ceux-ci sont concourants.
Or l’action en A doit aussi respecter les lois de Coulomb c’est- à-dire que cette action doit être dans ou sur le cône d’adhérence.
On constate ici, qu’il existe une solution au problème. Ce phénomène est appelé arc-boutement.
Remarque : le PFS ne permet pas de déterminer la solution exacte au problème.
En effet, en A et B nous avons 4 inconnues, les composantes normales (N et N ) et tangentielle (T et T ).
Or le PFS ne permet décrire que 3 équations pour un problème plan.
Il y a bien deux relations supplémentaires : TA f N. A et TB f N. B mais elles ne permettent que d’encadrer les solutions possibles.
La solution dessinée n’est donc qu’une des solutions possibles.
Question 2 : Déterminer graphiquement la position limite Xlim de C qui autorise l’équilibre.
En déduire la relation entre Xlim, H et f.
Cet équilibre est-il fonction de la masse de l’objet ?
La position limite est obtenue à partir de l’intersection des génératrices des cônes :
Corrigé Exercice 4 : PINCE DE LEVAGE « HAND-GRIPP ».
Question 1 : Donner le torseur du galet 2 sur la plaque à l’aide d’une écriture en ligne.
Liaison linéaire rectiligne de ligne de contact )
z , P
( 1 et de normale x1
) z , y , x ( plaque 2
, M plaque 2
) x , P ( M plaque 2
1 1 1 1
0 M
0
0 0 X
T
ATTENTION : la forme du torseur reste identique pour tout point du plan (P,x1,z1), mais les composantes n’ont pas forcément la même valeur en ces différents points… alors que le torseur a les mêmes composantes pour M appartenant à une normale au contact.
Liaison linéaire rectiligne de ligne de contact (P,z1) et de
normale x1 + problème plan (x1,y1)
) z , y , x ( plaque 2
) x , P ( M plaque 2
1 1 1 1
0 _ 0
0 0 X
T
Liaison linéaire rectiligne de ligne de contact (P,z1) et de
normale x1 avec adhérence + problème plan (x1,y1)
) z , y , x ( plaque 2
plaque 2
P plaque 2
1 1 1
0 _ 0
0 Y X
T
Car avec l’hypothèse adhérence/frottement, il existe une composante tangentielle Y2plaque en plus de la composante normale X2plaque.
Cette composante tangentielle vérifie la loi de Coulomb : Y2plaque f.X2plaque .
H D
A
Xlim
B
C
lim lim
( ).tan ( ). tan
2 2
D D
H X X
2. lim.tan
H X
2. lim. H X f
lim 2.
X X H
f
Où X2plaque R2plaque .cos et Y2plaque R2plaque .sin
Car les actions tangentielles de 2plaque s’opposent au glissement éventuel de la plaque/2 et 0.
0
y . sin . R
x . cos . R
0 _ 0
0 Y X
1 plaque
2 1 plaque
2 ) P
z , y , x ( plaque 2
plaque 2
P plaque 2
1 1 1
T
qui estun torseur glisseur.
Question 2 : En isolant la plaque, déterminer l’expression de R2plaque en fonction de et P.
Compléter la figure-réponse 1 en indiquant les actions s’exerçant sur la plaque.
1) Isolons {la plaque}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {la plaque}.
- Action méca. de 2 sur plaque (lin. rect. de ligne de contact (P,z1) et de normale x1 avec adhérence) - Action méca. de 2’ sur plaque (lin. rect. de ligne de contact (P',z1) et de normale x1 avec adhérence) - Action mécanique de la pesanteur sur plaque
3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan (x1,y1) par :
-
0
y . sin . R
x . cos .
R2 plaque 1 2 plaque 1
P plaque
T
2-
0
y . sin . R
x . cos .
R2' plaque 1 2' plaque 1
' P plaque '
T
2-
0
y . P 1
) y , G ( P plaque pes
1
T
NB : si le système est symétrique R2'plaque R2plaque 4) Résolution :
Il faut donc appliquer le théorème de la résultante statique suivant y1 :
2.sin R2 plaque P
Question 3 : En isolant la biellette 3, déterminer la relation entre R23 et R53 .
Compléter la figure-réponse 2 en indiquant les actions s’exerçant sur la biellette 3.
1) Isolons {la biellette 3}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {la biellette 3}.
- Action mécanique de 2 sur 3 (pivot d’axe (B,z1)) - Action mécanique de 5 sur 3 (pivot d’axe (C,z1)) 3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan (x1,y1) par :
-
0 R2 3
B 3
T
2-
R503C 3
T
5 4) Résolution :Si un système est en équilibre sous l’action de 2 glisseurs alors ces 2 glisseurs :
sont opposés (même norme, même direction, sens contraire),
et ont même droite d’action (passant par les points d’application).
Ainsi la droite d’action de R23 et R53 est la droite (BC) et R23 R53 .
Question 4 : En isolant le galet 2, déterminer l’expression de R32 en fonction de P, , , r, R et de l’angle d’adhérence .
Compléter la figure-réponse 3 en indiquant les actions s’exerçant sur le galet 2.
1) Isolons {le galet 2}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {le galet 2}.
- Action méca. de la plaque sur 2 (lin. rect. de ligne de contact (P,z1) et de normale x1 avec adhérence) - Action mécanique de 3 sur 2 (pivot d’axe (B,z1))
- Action mécanique de 4 sur 2 (pivot d’axe (A,z1)) 3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan (x1,y1) par :
-
0
y . sin . R
x . cos .
R2 plaque 1 2 plaque 1
P 2 plaque
T
-
0 R2 3
B 2
T
3 -
0 R4 2
A 2
T
4 4) Résolution :Pour se débarrasser de AM42 dont on ne connaît rien, il faut appliquer le théorème du moment statique en A suivant z1 :
MA,22 0 :0 z . M z . M z .
MA,plaque2 1 A,32 1 A,42 1 0 z ).
R AB ( z ).
R AP
( plaque2 1 32 1
0 z ).
x . R x . r . 2 ( z . ) y . sin . R
x . cos . R
( ) x . R x . r
( 2 1 2 plaque 1 2 plaque 1 1 2 2 3 3 1
0 sin . R . r . 2 sin . R
. R 2 )
sin(
. sin . R
. r sin . cos . R
.
r 2 plaque 2 plaque 2 plaque 2 3
0 sin . R . r . 2 sin . R
. R cos . sin . R
. r sin . cos . R
.
r 2 plaque 2 plaque 2 plaque 2 3
0 sin . R . r . 2 sin . R
. R ) sin(
. R
.
r 2plaque 2plaque 23
r.sin( ) R.sin
2.r.R .sin 0.
R2plaque 23
r.sin( ) R.sin
2.r.R .sin 0sin . . 2
P
3
2
4.r.sin .sin sin . R ) sin(
. r . R2 3 P
Question 5 : En isolant l’ensemble de la pince + la plaque, déterminer l’expression de Rcable5 en fonction du poids de la plaque.
1) Isolons {pince + plaque}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {pince + plaque}.
- Action mécanique de la pesanteur sur plaque
- Action mécanique du câble sur 5 (pivot d’axe (D,z1)) 3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan (x1,y1) par :
0
y . P 1
) y , G ( P plaque pes
1
T
0 Rcâble 5
D 5 câble
T
4) Résolution :
Il faut donc appliquer le théorème de la résultante statique : Rcable5 P
Question 6 : En isolant le cadre 5, déterminer l’expression de R35 puis R32 en fonction de P, et . Compléter la figure-réponse 4 en indiquant les actions s’exerçant sur le cadre.
1) Isolons {cadre 5}.
2) Bilan des Actions Mécaniques Extérieures (BAME) sur {cadre 5}.
- Action mécanique du câble sur 5 (pivot d’axe (D,z1)) - Action mécanique de 3 sur 5 (pivot d’axe (C,z1)) - Action mécanique de 3’ sur 5 (pivot d’axe (C',z1)) 3) Modélisables avec l’hypothèse problème plan (x1,y1) par :
0 Rcâble 5
D 5 câble
T
0 R5 3
C 5
T
3
0 R5 3'
C 5 '
T
3NB : si le système est symétrique R53' R53 4) Résolution :
Il faut donc appliquer le théorème de la résultante statique suivant y1 :
) sin(
. 2 R3 5 P
Et donc selon le résultat de question 3 :
) sin(
. 2 R3 2 P
Question 7 : Déduire de ce qui précède l’expression de tan en fonction de P, r, R, et . Quelle est l’influence du poids de la plaque sur l’adhérence ?
On a trouvé 2 expressions de R32 , donc :
) sin(
. 2
P sin
. sin . r . 4
sin . R ) sin(
. r . P
) sin(
sin . r . 2 sin
sin . R sin . cos . r cos . sin . r
) sin(
sin . r . R 2 tan
sin . cos r .
r
) sin(
) sin(
).
cos . r R ( sin . r . 2 tan
sin . r
) sin(
).
cos . r R ( sin . r . 2
) sin(
. sin . tan r
Cette relation est indépendante de la charge comme dans tout problème d’arc-boutement où l’équilibre des solides dépend de la nature des liaisons, de leur position et des coefficients de frottement.
Question 8 : a = 20 mm, r = 14 mm, b = 52 mm, c = 15 mm, R = 26 mm, e = 10 mm, f = 0,3, = 38°2 et
= 83°. Calculer tan. Conclure.
182 , 0 tan
Comme tan f0,3, l’action du galet sur la pièce se situe dans le cône d’adhérence, donc l’adhérence est effective et la pièce est autobloquée : c’est le phénomène d’arc-boutement.