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Contexte et Justification :

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FORMATION DES MEDIAS SENEGALAIS SUR LE TRAITEMENT ET LA DIFFUSION DU CONTENU MEDIATIQUE SENSIBBLE AU GENRE

DU 30 NOVEMBRE AU 01 DECEMBRE 2021 A DAKAR EN MODE VIRTUEL

Contexte et Justification :

Les médias, tous supports confondus, constituent un secteur particulièrement suivi par les populations mais surtout par les politiques et la société civile organisée. Si la presse est perçue comme un des facteurs qui influent sur la formation de l’opinion publique, elle subit aussi les influences de cette dernière. Obéissant à l’intérêt commercial, donc à l’audience et à la diffusion, elle a tendance à épouser les courants dominants de pensée plutôt qu’à aller à contre-courant. Sur les questions de pouvoir et de rôle social liées au genre, on note que les médias sénégalais confortent généralement les schémas traditionnels établis.

Les contenus qui sont diffusés véhiculent, de manière consciente ou non, des représentations, des clichés et des stéréotypes qui restent dans le conformisme social. La femme est rarement vue dans le « beau rôle ». Elle apparaît peu comme actrice décisive et autodéterminée dans les actes qu’elle pose. Dans certaines situations, elle peut passer de victime à coupable. Dans les faits divers par exemple, le violeur peut facilement se retrouver avec les circonstances atténuantes liées à la provocation. De façon générale, le regard des médias reproduit les tendances globales véhiculées au sein d’une société patriarcale portée à exclure les femmes de l’espace public, à les stigmatiser, à les discriminer. A partir de cas particuliers où elles apparaissent dans des situations défavorables, les médias n’hésitent pas souvent à opérer une représentation identitaire totalisante. Un tel traitement de l’information n’intègre pas les enjeux qui caractérisent les évolutions sociales, économiques, culturelles et politiques en cours, marquées par une dimension genre.

Le milieu de la production de contenu média est également envahi de complexités structurelles, idéologiques et pratiques qui contribuent à générer les disparités manifestes en matière de genre. Le fait de créer une culture axée sur le genre dans les médias devrait être prioritaire afin de lutter contre les incidences du contenu marqué de préjugés sexistes sur la perception du public à l’égard des femmes, des hommes et des relations entre eux. L’adoption de lignes directrices et le renforcement de la perspective centrée sur le genre ne représentent que les premiers pas.

RECRUTEMENT D’UN (E) CONSULTANT (E) POUR RENFORCER LES CAPACITES DE 25 MEDIAS SENEGALAIS SUR LA COUVERTURE MEDIATIQUE SENSIBLE AU GENRE PARTICULIEREMENT

POUR LES PROCHAINES ELECTIONS LOCALES DE JANVIER 2022 AU SNEEGAL

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En 1995, le Plan d’action de Beijing appelait à plus de sensibilité à l’égard des genres dans les médias et à l’instauration de mécanismes d’autoréglementation afin d’éliminer la programmation empreinte de préjugés sexistes. Depuis, on remarque peu de progrès quant à ces enjeux. Les recherches comme le Projet mondial de monitorage des médias (GMMP, selon le sigle anglais) démontrent à quel point les femmes demeurent marginalisées dans les actualités. En 2010, le GMMP1 révélait que les femmes ne constituent que 24 % des personnes que l’on entend, desquelles on parle et que l’on voit dans les nouvelles.

Au Sénégal, la loi sur la parité votée en 2010 est une opportunité pour l’égal accès des hommes et des femmes aux instances de décisions et elle pourrait constituer un levier d’action et de contrôle dans l’allocation des ressources et services destinés aux couches les plus vulnérables.

Elle pourrait permettre dans le même temps d’améliorer l’efficacité des stratégies et politiques de développement. Malgré ce pas important dans l’architecture institutionnelle du Sénégal, les images et clichés véhiculés sur la femme demeurent préoccupants et constituent des freins pour l’appropriation de cette législation novatrice par certaines couches mal ou très peu informées de la société. Les stéréotypes négatifs qui sont véhiculés au travers des médias affectent les potentialités et le rôle effectif des femmes dans la vie politique.

Dès lors, des plateformes d’échanges sereines et une évaluation objective des causes et ressorts des canaux de transmission de ces stéréotypes sont nécessaires pour comprendre et élever le niveau du débat public sur la parité et l’égalité de genre. Pour déconstruire les préjugés qui véhiculent une image négative des femmes notamment celles qui siègent au parlement ou des figures de la vie publique, les médias doivent mesurer leur rôle fondamental dans la construction des opinions et assurer leur mission sociale de promotion d’une diversité plurielle, équilibrée et juste.

Le déséquilibre flagrant dans le positionnement politique au niveau de la gestion des collectivités territoriales démontre à suffisance le grand fossé qui sépare les femmes sénégalaises d’une inclusion totale dans la décision locale. En effet, depuis l’adoption de l’acte 3 de la décentralisation consacrant la territorialisation des politiques publiques, le Sénégal compte désormais 571 collectivités territoriales. Il faut relever le nombre de communes dirigées par des femmes sur la totalité des collectivités au niveau national (13 sur 571), pour se rendre compte de l’urgence pour le Sénégal de mettre en œuvre des stratégies politiques efficaces pour corriger ce déséquilibre dans la gestion des collectivités locales. Une problématique persistante malgré le fait que les femmes représentent 52% de la population et constitue le plus grand lectorat.

Cette situation doit interpeller l’opinion publique, l’Etat, la société civile et les médias particulièrement. Ces derniers doivent jouer leur rôle social dans le traitement de ce déséquilibre sociopolitique. Les médias devraient ainsi s’impliquer dans tous les processus ayant pour mission de réaliser l’équité et l’égalité dans la gestion locale.

Il existe une volonté politique de promouvoir l’intégration du genre dans les politiques publiques sénégalaises et les instruments institutionnels qui doivent garantir la protection et

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promotion de l’égalité homme-femme sont en place. La mise en place des cellules genre dans les ministères sectoriels ainsi que l’intégration du genre dans leurs activités, l’existence d’une stratégie nationale pour légalité et l’équité de genre (SNEEG) depuis 2006 sont les exemples parfaits. En 2015, la SNEEG a été évaluée et une deuxième phase a été déclinée pour la période 2015-2025, dénommée SNEEG2.

Au Sénégal, les élections locales s’approchent à grands pas, elles sont prévues en janvier 2022 ainsi, comme durant chaque période électorale, les tendances se dessinent çà et là et nous remarquons malheureusement cette absence manifeste d’un nombre suffisant de candidatures féminines. Le mouvement féministe sénégalais, en effervescence depuis 2019, intègre également de grands plaidoyers pour une meilleure représentativité des femmes aux instance de gouvernance particulièrement au niveau local. Le développement des collectivités territoriale ne peut se réaliser sans l’apport des femmes, pas seulement en répondant à leurs besoins pratiques mais de façon stratégique en les impliquant dans la prise de décision.

Dans cette perspective, les médias y ont un rôle déterminant à jouer, ils devraient accorder un grand intérêt aux différentes candidatures féminines déclarées pour les futures élections locales. Les organisations de défense des droits des femmes doivent donc s’allier avec les médias pour créer un environnement médiatique inclusif qui ne laissera personne de côté.

Au regard de la situation actuelle du Sénégal dans sa position claire d’un pays engagé pour l’égalité des sexes, il est logique de mobiliser des forces nationales autour de la participation des femmes dans la tenue des élections. Au-delà du fait qu’un tel défi soit conforme aux lois, il s’agit d’autant plus d’une réponse factuelle à la question de l’implication des 52% de la population dans la construction du développement socioéconomique.

Il faut noter que les médias ne sont pas souvent dans cette logique d’intégrer cette sensibilité genre dans le traitement et la diffusion des informations. Cette situation peut s’expliquer d’ailleurs par le fait que les organes de presse mettent plus en avant leur profil d’entreprises privées à but lucratif que leur mission sociale.

La couverture médiatique égale et équitable doit être une mission particulière pour les organisations féminines et les organisations féministes. Tous les obstacles à l’avancement des femmes dans la vie publique doivent être levés et la couverture médiatique négative et toxique en est un. Relever un tel défi implique donc un accompagnement continu des médias en leur fournissant des compétences solides sur l’analyse genre et la couverture médiatique inclusive.

Dans ce contexte nationale de préparation active des élections locales en janvier 2022, JGEN Sénégal Women Global Entrepreneurship en partenariat avec le Centre présidentiel Ellen Johnson Sirleaf pour les femmes et le développement « EJS Center », organisera du 30 Novembre au 01 Décembre 2021 un atelier de renforcement de capacités des médias sur la couverture médiatique égale et équitable. Cette activité a pour but de créer un impact positif sur le paysage médiatique pour les femmes candidates aux élections locales de janvier 2022.

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Les présents TDRs définissent les objectifs visés, les résultats attendus et les missions et responsabilités du consultant ou de la consultante qui sera chargé de la formation et de l’accompagnement.

OBJECTIFS : Objectif général :

L’objectif général de cette activité est de promouvoir une couverture médiatique équitable sensible au genre dans le traitement et la diffusion des informations par la presse particulièrement aux prochaines élections locales en janvier 2022 au Sénégal.

Objectifs spécifiques :

1- Renforcer les capacités de vingt-cinq (25) organes de presse sur l’intégration du genre dans le traitement et la diffusion des informations ;

2- Apprendre aux bénéficiaires comment assurer une couverture médiatique égale et équitable aux élections locales prochaines de janvier 2022 ;

3- Collecter et analyser des données désagrégées quantitatives et qualitatives sur le niveau de prise en charge de la dimension genre dans les organes de presse sénégalais ;

4- Faire une analyse du paysage médiatique sénégalais ;

5- Développer chez les participants la motivation suffisante pour accompagner le suivi du projet à travers le reporting de contenus médiatiques égaux et équitables

partagés avec l’équipe de projet avant et après les élections locales de janvier 2022 ;

RESULTATS ATTENDUS :

1- Vingt-cinq (25) organes de presse sont renforcés sur l’intégration du genre dans le traitement et la diffusion des informations ;

2- Les bénéficiaires ont appris comment assurer une couverture médiatique égale et équitable aux élections locales prochaines de janvier 2022 ;

3- Des données désagrégées quantitatives et qualitatives sur le niveau de prise en charge de la dimension genre dans les organes de presse sénégalais sont collectées et analysées;

4- Une analyse du paysage médiatique sénégalais est faite à travers un document de présentation ;

5- Les médias bénéficiaires sont motivés à accompagner le processus de mise en œuvre des actions de suivi du projet ;

6- Les médias bénéficiaires du projet partagent de façon continue, avec l’équipe de JGEN, des contenus médiatiques sensibles au genre pour réaliser une couverture médiatique égale et équitable lors des prochaines élections locales de janvier 2022 ;

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METHODOLOGIE

La formation se fera en 2 jours répartis en fonction du plan de travail. La session regroupera vingt-cinq (25) bénéficiaires du projet issues de 25 médias sénégalais.

JGEN va sélectionner les participants à la formation sur la base de la liste des organes de presse tenue par les structures nationales habilitées ou par recommandations pertinentes. Les bénéficiaires seront identifiées en fonction de leur degré d’influence et de couverture géographiques.

La formation sera dirigée par un consultant ou une consultante locale, sélectionné sur la base d'un appel d'offres. Le consultant ou la consultante est accompagné (ée) et appuyé(ée) par l'équipe du projet, elle ou il restera disponible durant la durée de mise en œuvre pour accompagner et répondre aux besoins des participants, besoins liés à l’activité.

D’une approche inclusive, le thème sera abordé à travers des présentation PPT qui seront renforcées par une interaction, des échanges dynamiques et par des études de cas.

Les restitutions qui se feront après les travaux de groupes vont permettre aux participants d’asseoir les mécanismes et de pouvoir être à l’aise en tant que médias, avec le concept Equité et Egalité de Genre.

L’animation pédagogique de cette session de formation s’appuiera sur une démarche participative (partage d’expériences) et articulera le contenu des modules à l’environnement et au contexte professionnel des médias bénéficiaires.

MISSION CONSULTANT (E)

En partenariat avec JGEN, le consultant ou la consultante retenu (e) devra mener les actions nécessaires à l’atteinte des objectifs et résultats attendus par les présents TDRs concernant la tenue d’une session de formation de deux jours (En mode virtuel), au bénéfice de 25 organes de presse, sur la couverture médiatique sensible au genre.

1- Développer chez les participants la motivation suffisante pour accompagner le suivi du projet à travers le reporting de contenus médiatiques égaux et équitables partagés avec l’équipe de projet avant et après les élections locales de janvier 2022 ;

2- Produire et transmettre un rapport de formation (Word, PDF et PPT) au plus tard le Mardi 07 Décembre 2021.

A la suite de la sélection, le (la) consultant (e) retenu (e) sera contacté (e) pour le plan de travail, le paiement se fera par chèque ou virement bancaires conformément aux procédures administratives et financières de JGEN Sénégal.

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A la fin de chaque session, le consultant ou la consultante mettra à la disposition de JGEN Sénégal le rapport final de l’activité (rapports et annexes) et les pièces justificatives relatives à ses honoraires.

PROFIL CONSULTANT (E) : Le ou la consultant (e) doit avoir:

A. Une excellente maitrise du paysage médiatique sénégalais ;

B. Une excellente maitrise du concept et de l’analyse Genre particulièrement orientée vers le domaine du journalisme et de la communication ;

C. Avoir au moins 05 ans d’expériences avérées dans le renforcement des compétences en genre ;

D. Être titulaire d’un diplôme universitaire supérieur en études de genre, sociologie, journalisme, communication, Sciences Sociales, management et gestion des connaissances et tous autres domaine équivalents ;

DOSSIER DE CANDIDATURE :

Le ou la consultant (e) sera recruté (e) sur la base de proposition technique et financière ainsi qu’il suit :

a) Offre technique :

 La compréhension de la mission ;

 La description détaillée de la méthodologie à mettre en œuvre ;

 Les expériences dans le domaine des formations sur Genre, communication et journalisme ;

 Deux références pour certifier votre expertise dans le domaine du genre et de la communication

 Curriculum vitae

 Le chronogramme indicatif de déroulement des sessions.

b) Offre financière :

Elle doit être détaillée et comporter les honoraires par jour.

Les offres techniques et financières doivent être présentées séparément. Le délai de dépôt des propositions est fixé au plus le 30 octobre 2021.

La sélection se fera au plus tard le 03 Novembre 2021.

Vous pouvez faire parvenir vos offres à cette adresse mail suivante :

[email protected]

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