BCPST2 - Maths - Thierry Gaspari.
Correction du concours Agro 2017 M´ ethodes de calcul et raisonnement
Exercice
1. La matrice Aest triangulaire donc ses valeurs propres sont ses coefficients diagonaux. Ainsi Sp(A) ={0}.
Pour le noyau on a :
A
x y z
= 0⇔y= 0 etz= 0.
Par cons´equent :
E0=Ker(A) =V ect(
0 0 1
).
Puisquedim(E0) = 16= 3, la matrice An’est pas diagonalisable.
2.
A2=
0 0 0 0 0 0 1 0 0
. A3 =
0 0 0 0 0 0 0 0 0
= 0.
3. (a) SiM s’´ecrit M =αI3+βA+γA2, alors :
AM =A(αI3+βA+γA2) =αA+βA2+γA3 = (αI3+βA+γA2)A=M A, doncM ∈ S.
(b) Soit M =
a b c d e f g h i
dans S. Calculons :
AM =
0 0 0 1 0 0 0 1 0
a b c d e f g h i
=
0 0 0 a b c d e f
. Par ailleurs :
M A=
a b c d e f g h i
0 0 0 1 0 0 0 1 0
=
b c 0 e f 0 h i 0
.
On a donc :AM =M A⇔
b = 0 c = 0 a =e b =f d =h e =i f = 0
⇔
b = 0 c = 0 f = 0 e =a i =a d =h
Ainsi, si M ∈ S,M =
a 0 0 d a 0 g d a
=aI3+dA+gA2.
(c) On vient de prouver que si M ∈ S alors M ∈ V ect(I3, A, A2). On avait prouv´e en (3a) la r´eciproque, `a savoir que siM ∈V ect(I3, A, A2) alorsM ∈ S. En conclusion :
S=V ect(I3, A, A2).
Remarque : on aurait pu se passer de la question (3a) et mener un raisonnement par
´
equivalence dans la question (3b), pour obtenir directement l’´egalit´e entre le commutant de S et le sous-espace vectoriel engendr´e par (I3, A, A2).
4. (a) PuisqueM =P AP−1, on a :
M2= (P AP−1)(P AP−1) =P A2P−1. Or A2 6= 0 etP etP−1 sont inversibles, donc P A2P−16= 0.
Attention, si vous dites seulement que les trois matrices P, A2, et P−1 ne sont pas nulles, ce n’est pas suffisant pour affirmer que le produit n’est pas nul.
M3=M2M = (P A2P−1)(P AP−1) =P A3P−1= 0 car A3 = 0.
Au finalM ∈ S0.
On vient de montrer que toute matrice semblable `aA est dans S0. (b) i. On calcule :
M2=
−1 1 1
1 1 −1
0 2 0
−1 1 1
1 1 −1
0 2 0
=
2 2 −2
0 0 0
2 2 −2
6= 0.
M3 =M2M =
2 2 −2
0 0 0
2 2 −2
−1 1 1
1 1 −1
0 2 0
=
0 0 0 0 0 0 0 0 0
= 0.
DoncM ∈ S0.
ii. Remarque importante : pour les quatre petites questions qui viennent, on a deux strat´egies possibles :
- la premi`ere est de raisonner th´eoriquement, ce qui donne les r´esultats sans trop d’ef- fort calculatoire et de fa¸con plutˆot ´el´egante ; - la seconde est de donner concr`etement les objets demand´es, ce qui est plus calculatoire mais n´ecessite moins de recul sur la th´eorie.
Comme les arguments th´eoriques seront demand´es dans la question(c), on peut imaginer que le concepteur du sujet s’attend ici `a ce que les ´el`eves aillent vers la deuxi`eme strat´egie, c’est donc ce que nous allons faire dans cette correction. Pour ceux qui pr´ef`erent la premi`ere strat´egie, il suffit en gros de recopier les r´eponses qui seront donn´ees en (c).
On rappelle que M2 =
2 2 −2
0 0 0
2 2 −2
, donc en prenant par exemple X=
1 0 0
on a : M2X=
2 0 2
6= 0.
iii. On a par calcul : X=
1 0 0
; M X =
−1 1 0
; M2X=
2 0 2
.
Soienta, b, c trois r´eels tels queaX +bM X+cM2X = 0. On a alors :
a−b+ 2c = 0
b = 0
2c = 0
⇔a=b=c= 0.
Ainsi la familleB= (X, M X, M2X) est libre et elle contient trois vecteurs deR3 qui est de dimension 3, donc :
Best une base de R3.
iv. On a : M.X=M X;M.(M X) =M2X;M.(M2X) =M3X= 0.
Pour que les choses soient plus claires, si l’on note ε1 =X, ε2 =M X etε3 =M2X, on a :f(ε1) =ε2;f(ε2) =ε3;f(ε3) = 0. Donc
M atB(f) =
0 0 0 1 0 0 0 1 0
=A.
v. Ainsi M etArepr´esentent le mˆeme endomorphismef (dans des bases diff´erentes), donc M etA sont des matrices semblables, ce qui signifie que :
Il existe une matrice inversible P telle que M =P AP−1. (c) i. La matriceM est dans S0 doncM2 6= 0, donc :
Il existe X ∈R3 tel queM2X 6= 0.
ii. Montrons que la famille B = (X, M X, M2X) est libre. On prend trois r´eels a, b, c tels que :aX+bM X+cM2X = 0.
En multipliant `a gauche par M2 on obtient : a(M2X) = 0 puisque M3 = M4 = 0.
CommeM2X6= 0 on en d´eduit quea= 0.
Dans l’´egalit´ebM X+cM2X= 0 on multiplie parM `a gauche, ce qui donne :bM2X= 0, puisb= 0.
Enfin cM2X= 0 puisc= 0.
Donc la familleB= (X, M X, M2X) est libre et elle contient trois vecteurs deR3 qui est de dimension 3, donc :B est une base de R3.
Dans cette base, M.X = M X;M.(M X) = M2X;M.(M2X) = M3X = 0, donc la matrice de f dans cette base est encore la matrice A. AinsiM est semblable `a A:
Il existe une matrice inversible P telle que M =P AP−1. (d) On fait la synth`ese des questions qui pr´ec`edent :
- en (4a) on a montr´e que toute matrice semblable `aA est dans S0; - en (4c) on a prouv´e que toute matrice de S0 est semblable `aA.
On conclut que :
Une matrice est dansS0 si et seulement si elle est semblable `a A.
Probl` eme
On utilisera tr`es ouvent la remarque suivante (fortement sugg´er´ee par l’´enonc´e) : Apr`esntirages, il y aura dans l’urneN +n boules au total.
I. Pr´eliminaires :
1. L’esp´erance de X est : E(X) = n+ 1 2 . 2. Pour n∈N∗ notons P(n) la proposition : ’
n
X
k=1
k2 = n(n+ 1)(2n+ 1)
6 .’
- Initialisation : D’une part
1
X
k=1
k2= 12= 1. D’autre part : 1×(1 + 1)×(2 + 1)
6 = 1. Donc P(1) est vraie.
- H´er´edit´e :
On fixen∈N∗ et on supposeP(n) vraie. On a alors :
n+1
X
k=1
k2 =
n
X
k=1
k2 + (n+ 1)2 = n(n+ 1)(2n+ 1)
6 + (n+ 1)2 (par hypoth`ese de r´ecurrence)
= (n+ 1)
6 n(2n+ 1) + 6(n+ 1)
= (n+ 1)
6 2n2+ 7n+ 6
= (n+ 1)
6 (n+ 2)(2n+ 3).
On a bien :
n+1
X
k=1
k2= (n+ 1)(n+ 2)(2(n+ 1) + 1)
6 , doncP(n+ 1) est vraie.
- En conclusion, la proposition est vraie au rang initial et elle est h´er´editaire, donc le principe de r´ecurrence permet de conclure qu’elle est vraie pour tout entier nde N∗. Ainsi :
∀n∈N∗,
n
X
k=1
k2 = n(n+ 1)(2n+ 1)
6 .
3. On calcule d’abordE(X2) avec le th´eor`eme de transfert : E(X2) =
n
X
k=1
k2P(X =k) = 1 n
n
X
k=1
k2= (n+ 1)(2n+ 1)
6 .
Puis, avec la formule de Koenig-Huygens : V(X) = E(X2)− E(X)2
= (n+ 1)(2n+ 1)
6 −(n+ 1)2 4
= (n+ 1)
12 2(2n+ 1)−3(n+ 1)
= (n+ 1)(n−1)
12 .
Finalement : V(X) = n2−1 12 .
II. Etude d’un cas particulier : IciN1 =N2 = 1.
Remarquons qu’ici, apr`esntirages, il y aura dans l’urne (n+ 2) boules au total.
1. X1(Ω) = {1,2}. En effet, soit l’on tire une blanche au premier tirage et dans ce casX1 = 2, soit l’on tire une noire au premier tirage et alorsX1 reste ´egal `a 1.
[X1= 1] =B1 doncP(X1 = 1) =P(B1) = 12.
PuisP(X1 = 2) = 1−P(X1 = 1) = 12. On r´esume ces r´esultats en disant que : X1 suit la loi uniforme sur [[1,2]].
2. X2(Ω) = {1,2,3}. En effet, X1 vaut 1 ou 2, et le nombre de boules blanches dans l’urne augmente d’une unit´e ou reste constant entre un tirage et le suivant.
. [X2= 1] =B1∩B2 donc, avec la formule des probabilit´es compos´ees : P(X2 = 1) =P(B1)×PB
1(B2) = 1 2×2
3 = 1 3. On justifie que PB
1(B2) = 2
3 en disant que, si une boule noire est obtenue au premier tirage, alors il y a pour le second tirage une blanche et deux noires dans l’urne.
. [X2= 3] =B1∩B2 donc avec un calcul similaire :
P(X2 = 3) =P(B1)×PB1(B2) = 1 2×2
3 = 1 3. . Enfin P(X2 = 2) = 1−P(X2 = 1)−P(X2= 3) = 1
3. En r´esum´e : X2 suit la loi uniforme sur [[1,3]].
3. Pour n∈N∗ notons R(n) la proposition :
R(n) : ’Xn suit la loi uniforme sur [[1, n+ 1]].’
- Initialisation : on a prouv´e en (II−1) que R(1) est vraie.
- H´er´edit´e : on fixe n∈N∗ et on suppose que R(n) est vraie.
Alors Xn(Ω) = [[1, n+ 1]] donc Xn+1(Ω) = [[1, n+ 2]] puisque, comme d´ej`a dit, le nombre de blanches reste le mˆeme ou augmente d’une unit´e `a chaque tirage.
Soit j fix´e dans [[1, n+ 2]]. En appliquant la formule des probabilit´es totales avec le syst`eme complet ([Xn=k])1≤k≤n+1 et en utilisant l’hypoth`ese de r´ecurrence :
P(Xn+1=j) =
n+1
X
k=1
P(Xn=k)P[Xn=k](Xn+1 =j) = 1 n+ 1
n+1
X
k=1
P[Xn=k](Xn+1=j).
Pour avancer dans les calculs on doit distinguer trois cas : - Cas 1 :j∈[[2, n+ 1]].
Pour queXn+1soit ´egal `aj, il fallait queXnsoit ´egal `ajou `aj−1. Ainsi toutes les probabilit´es conditionnellesP[Xn=k](Xn+1=j) sont nulles, `a l’exception de deux d’entre elles :
. P[Xn=j−1](Xn+1 =j) =P[Xn=j−1](Bn+1) : ceci correspond `a la probabilit´e de tirer une boule blanche dans une urne qui contient (j−1) blanches et (n+ 2) boules au total.
DoncP[Xn=j−1](Xn+1 =j) = j−1 n+ 2.
.P[Xn=j](Xn+1=j) =P[Xn=j](Bn+1) : ceci est la probabilit´e de tirer une boule noire dans une urne qui contientjblanches et (n+2) boules au total. DoncP[Xn=j](Xn+1 =j) = n+ 2−j
n+ 2 . On revient au calcul :
P(Xn+1=j) = 1 n+ 1
j−1
n+ 2+n+ 2−j n+ 2
= 1 n+ 2.
- Cas 2 :j= 1.
Ici toutes les probabilit´es conditionnelles P[Xn=k](Xn+1 = 1) sont nulles, `a l’exception d’une seule d’entre elles qui est : P[Xn=1](Xn+1= 1) =P[Xn=1](Bn+1), qui est la probabilit´e de ti- rer une boule noire dans une urne qui contient 1 blanche et (n+ 2) boules au total. Donc P[Xn=1](Xn+1 = 1) = n+ 1
n+ 2. Puis :P(Xn+1= 1) = 1
n+ 1×n+ 1 n+ 2 = 1
n+ 2. - Cas 3 :j=n+ 2.
Ici toutes les probabilit´es conditionnellesP[Xn=k](Xn+1=n+ 2) sont nulles, `a l’exception d’une seule d’entre elles, qui estP[Xn=n+1](Xn+1 =n+ 2) =P[Xn=n+1](Bn+1) : c’est la probabilit´e de tirer une boule blanche dans une urne qui contient (n+ 1) blanches et (n+ 2) boules au total.
DoncP[Xn=n+1](Xn+1 =n+ 2) = n+ 1 n+ 2. On revient au calcul : P(Xn+1 =n+ 2) = 1
n+ 1×n+ 1 n+ 2 = 1
n+ 2.
. On peut conclure queXn+1 suit la loi uniforme sur [[1, n+ 2]] et ainsi R(n+ 1) est vraie.
- La proposition ´etant vraie au rang initial et h´er´editaire, on conclut grˆace au principe de r´ecurrence :
Pour toutn deN∗,Xn,→ U([[1, n+ 1]]).
4. On chercheP(Bn+1) en appliquant la formule des probabilit´es totales avec le syst`eme complet ([Xn=k])1≤k≤n+1 :
P(Bn+1) =
n+1
X
k=1
P(Xn=k)×P[Xn=k](Bn+1) = 1 n+ 1
n+1
X
k=1
P[Xn=k](Bn+1).
Or P[Xn=k](Bn+1) est la probabilit´e de tirer une boule blanche dans une urne qui contient k blanches et (n+ 2) boules au total. DoncP[Xn=k](Bn+1) = k
n+ 2. Ainsi : P(Bn+1) = 1
(n+ 1)(n+ 2)
n+1
X
k=1
k= 1
(n+ 1)(n+ 2)×(n+ 1)(n+ 2)
2 = 1
2. En conclusion : P(Bn+1) = 1
2. 5. (a) Yn(Ω) ={0,1
n,2
n, . . . ,n−1
n ,1}={k
n, k∈[[0, n]]}.
Remarque : Mˆeme si les valeurs prises par Y ne sont pas enti`eres, Y est quand mˆeme une variable discr`ete.
Pour toutk de [[0, n]],P(Yn= k
n) =P(Xn=k+ 1) = 1 n+ 1.
Autrement dit : Yn suit la loi uniforme sur l’ensemble{0,1n,n2, . . . ,n−1n ,1}.
(b) Une variable uniforme sur [0,1] a pour fonction de r´epartition : F(x) =
0 si x <0 x si x∈[0,1]
1 si x >1 (c) Soit x dans [0,1]. Alorsbnx+ 1c ∈[[1, n+ 1]] donc :
P(Yn≤x) =P(Xn≤nx+ 1) =
bnx+1c
X
j=1
P(Xn=j) = bnx+ 1c n+ 1 . Pour toutx de [0,1] :P(Yn≤x) = bnx+ 1c
n+ 1 .
(d) - Pourx dans ]− ∞,0] :FYn(x) = 0 tend bien, lorsquentend vers +∞, versF(x) qui vaut aussi 0.
- Pour x dans ]1,+∞[ :FYn(x) = 1 tend bien, lorsque ntend vers +∞, vers F(x) qui vaut aussi 1.
- Le cas int´eressant est lorsquex∈]0,1]. On a : FYn(x) = bnx+ 1c n+ 1 . Lorsqu’une variable t tend vers +∞,btc ∼t.
De plus, lorsque n→+∞,n+ 1∼n.
Donc lim
n→+∞FYn(x) = lim
n→+∞
nx
n =x=F(x).
Conclusion : pour tout r´eel x, lim
n→+∞FYn(x) =F(x).
III. Retour au cas g´en´eral : 1. P(B1) = N1
N .
B2 = (B1∩B2)∪(B1∩B2) donc :
P(B2) = P(B1∩B2) +P(B1∩B2) =P(B1)×PB1(B2) +P(B1)×PB
1(B2)
= N1
N ×N1+ 1 N+ 1 +N2
N × N1
N + 1= N1(N1+ 1 +N2) N(N + 1) = N1
N . En r´esum´e : P(B1) =P(B2) = N1
N .
2. (a) Pour estimerP(Bn) on applique la formule des probabilit´es totales avec le syst`eme complet associ´e `a la variable al´eatoire Xn−1. On remarque que la variableXn−1 vaut au minimum N1 (si on n’obtient aucune blanche), au maximumN1+n−1 (si on a tir´e (n−1) blanches lors des (n−1) premiers tirages). On a :
P(Bn) =
N1+n−1
X
k=N1
P(Xn−1=k)×P[Xn−1=k](Bn).
Or P[Xn−1=k](Bn) est la probabilit´e de tirer une boule blanche dans une urne qui contient k blanches et (N +n−1) boules au total, donc :
P[Xn−1=k](Bn) = k N+n−1. On a bien obtenu :
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1=k) = (N +n−1)P(Bn).
(b) PBn∩[Xn−1=k](Bn+1) est la probabilit´e de tirer une boule blanche dans une urne qui contient (k+ 1) blanches et (N +n) boules au total, donc :
PBn∩[Xn−1=k](Bn+1) = k+ 1 N+n. PB
n∩[Xn−1=k](Bn+1) est la probabilit´e de tirer une boule blanche dans une urne qui contient k blanches et (N +n) boules au total, donc :
PB
n∩[Xn−1=k](Bn+1) = k N+n.
(c) On applique maintenant la formule des probabilit´es totales avec le syst`eme complet [Xn−1 =k]∩Bn
N1≤k≤N1+n−1∪ [Xn−1=k]∩Bn
N1≤k≤N1+n−1 : P(Bn+1) =
N1+n−1
X
k=N1
P([Xn−1 =k]∩Bn∩Bn+1) +P([Xn−1 =k]∩Bn∩Bn+1)
=
N1+n−1
X
k=N1
P([Xn−1 =k]∩Bn)× k+ 1
N +n+P([Xn−1 =k]∩Bn)× k N +n
. Pour la derni`ere ´egalit´e on a utilis´e (2b).
Pour continuer on va utiliser la formule : P(C∩D) =P(D)−P(C∩D).
P(Bn+1) = 1 N +n
N1+n−1
X
k=N1
(k+ 1)P([Xn−1 =k]∩Bn) +k P(Xn−1=k)−P([Xn−1=k]∩Bn)
= 1
N +n
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1=k) +P([Xn−1=k]∩Bn)
= 1
N +n
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1=k) +P(Xn−1 =k)×P[Xn−1=k](Bn)
.
On a d´ej`a expliqu´e queP[Xn−1=k](Bn) = k
N+n−1, d’o`u : P(Bn+1) = 1
N+n
N1+n−1
X
k=N1
k+ k N +n−1
P(Xn−1=k)
= 1
N+n×(1 + 1 N+n−1)
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1=k)
= (N+n−1) + 1 (N +n)(N+n−1)
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1=k)
= 1
N+n−1
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1 =k).
Cette derni`ere quantit´e est bien ´egale `a P(Bn) d’apr`es la question (2a), donc :
∀n∈N\ {0,1}, P(Bn+1) =P(Bn).
3. On vient de prouver que la suite (P(Bn)) est constante `a partir du rang 2. D’apr`es (III−1), P(B2) = N1
N , de mˆeme queP(B1), donc :
∀n∈N∗, P(Bn) = N1
N . Maintenant on calculeE(Xn−1) en utilisant la formule de (2a) :
E(Xn−1) =
N1+n−1
X
k=N1
kP(Xn−1 =k) = (N +n−1)P(Bn) = (N +n−1)N1
N .
En conclusion :
E(Xn) = (N+n)N1
N .
Remarque : dans le cas particulier N1 = N2 = 1, on retrouve E(Xn) = n+22 , qui est bien l’esp´erance d’une variable uniforme sur[[1, n+1]]. Notre r´esultat est donc coh´erent avec(II−3).