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Leucémie lymphoïde chronique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Leucémie lymphoïde chronique

Généralités :

Définition:

la leucémie lymphoïde chronique (LLC), est une hémopathie maligne

. .

d'évolution chronique. Caractérisée par une prolifération monoclonale, de lymphocytes nwrT'holog1qucmcnt matures, apparten~nt à la lignée B dans 95~ des cas. On la.classe parmi les syndromes lymphoprolifératifs. Comme toutes les leucémies, son point de départ est médullaire avec colonisation secondaire du sang, et des organes lymphoïdes.

t=

.d , . 1 . -P'

emto og1e:

- Fréquence: en Europe la LLC est la plus fréquente des leucémies de l'adulte.

Aux états unis, on 1 'évalue à 1 0 000 nouveaux cas par an.

- En Algérie, la LLC représente 20o/o des leucémies del' adulte. Elle est deux fois moins fréquente que la LMC.

-/\ge: c'est une maladie du sujet âgé, moyenne d'âge= 60 ans elle est exceptionnelle avant JO ans,, elle n'existe pas chez l'enfant.

- Sexe : elle est trois fois plus fréquente chez l'homme

f~~tio!ogic: inconnue. C'est 1a seule leucémie pour laquelle il n'a jamais été mis en évidence une relation avec l 'irraçliation.

Physiopathologie :

La prolifération lymphocytaire est monoclonale: expression a la· surface des lymphocytes d'un seul type de chClines légères d'immunoglobulines Kou 'A..

Les lymphocytes de la LLC sont morphologiquement nonnaux mais leurs fonctions immunitaires sont perturbées :

-atteinte de l'immunité humorale (diminution des sites antigénique des Ig) ct bypogamrnaglobulinémie d'où la fréquence des infections.

-:-dtcintc de lïrnmun0régu!ation d'oll la fréquence des complications immunologiqur..:s (AI-lAI) 1 L

_..;./

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Clinique~

-Circonstances de découverte: soit découvctte d'adénopathies par le malade ou le médecin lors d'un examen systématique, ou découverte fortuite d'une hyperleucocytose ou encore une complication infectieuse ou AHAI révélant la maladie.

-examen physique: l'état général est conservé. Les adénopathies, sont le signe majeure.

Elles sont superficielles, généralisées, bilatérales et symétriques. Indolores non compressives.

Les autres signes sont inconstants : -SPMG de taille modérée: dans 50 a 70°/o des cas -HPMG : plus rare

Plus rarement hypertrophie amygdalienne.

Biologie :

Hémogran1n1e :

-hyperleucocytose aux environ de 50 OOOvoir 100 000 GB/ mm3 avec hyperlymphocytose sanguine. C'est un signe constant de la maladie indispensable pour porter le diagnostic.

-le seuil inf. pour évoquer une LLC est 5 000 lymphocytes/ mrn~.

-les PN sont normaux en valeur absolue ou parfois diminués -Les autres lignées (GR et PLq) sont souvent normales.

-Une anémie et/ou une thrombopénic sont souvent rencontrées dans les formes avancées de ma maladie.

Au frottis sanguin :prolifération cellulaire monomorphe faite de petits lymphocytes proches du lymphocyte normal. Avec parfois, des cellules altérées et des noyaux nus appelées« ombres de GÜMPRECHT »

-Médullogramrne : autrefois indispensable pour le diagnostic.

La moelle est de richesse normale. Hyper\ymphocytose sup. a 30% : petits

·Lymphocytes. ·Les autres. lignées existent mais en pourcentage diminués.

-Biopsie médullaire: inutile au diagnostic. Elle a une valeur pronostic. L'infiltration no du laire, est de meilleur pronostic que 1' infiltration diffuse.

-Examen immunophénotypique des lymphocytes sanguins: actuellement indispensable pour poser le diagnostic de LLC. La cytométrie c:n flux (CiviF) a rernplacé \e médul\ograrnme.

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11 montre l'existence de celluki) B (CD 19-CD20) mCJnoclonales exprimant un faible taux d'immunoglobulines de memlJranes et de CD'79b coexprirnant !e CDS et le <·:[)23 et

n'c:xprim~mt pas le FMC7.

Le Score de Matutes : 1\ll:.'tutes a propo·_;é un sc·Jre qui prend en compte : - un iai1.1le taux d' lg·:;

-CD)-+

-faib1e expression de CD 'l')b -absence de F'M.C7.

La présence d'au moins 4('·U 5 de ces critère:; affirn:.e le dÊagnostique de LLC . . '\ut res c:\.amer:s :

- électrophorèse des pr'~téiw~s(EPP) : m·-:.mtre. une diminution des Gammaglobulin~~~~ inf à 7g/l dans l 0 à 60%, des cas. Parfois une hypcrôglobulinemie Jl1iOnoclonale de type I:s..lVl mais inferieure à 5g/l.

.. test de Cnomb:;; dirc• .. ·t.-.· (TCD) po~;i;if c!<JIL' 20 (~/o des cas: présence d'auto ar.ticr.;rp:; anti érythrocytaire et trad,Jit ::.ùuvent., l'ex1steqce d'une anémie hémolytique auto-immune.

- caryotype : mont::e de~:; dnonwl ies ch!:omosomiques dans 50tYo des cas : trisornie 12, Délétion 13q~délétion 11 q, déléti·.:m 1 ïp, caryotype complexe.

Evolution Coxnpiicat:i,on :

La LLC, est de trJutes les lcucémir:·5._ celle ql'.i garde la plus longue durée d'évolution.

Actuellement, grâce à la cl as:,ification de P~inet, l'évolution est p1·évisible. Cette classification, est fondéE:: sur l'examen clinique : adénopnthies cervicales, ;1dénopathies axillaires,

~~d~nopathics inguinales, ~)PTY1 G, HP:\1G. A.insi que sur k taux d'Hg et le nombres de plaquettes.

*

Stade A : -moins de 3 te1.Titoires gangli<)nnaires atteints.

-Hb ?. 1 Og/dl

,. \

3 ..

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*Stade B:- 3 terTitoires ganglionnaire nu plus ~_;ont atteints -Hb ?.': 1 0/dl

-Plq ~ 100 000 mm3

*Stade C : - Hb < 1 Og/dl et /ou P!q< 100 OOO/mm3 quelque soit le nombre de territoires ganglionnaires atteints.

Les complications : se voient tout au long d~ l'évolution de la maladie.

1/Complications infectieuses: doivr~nt étre recherchées systér1atiquem~nt. Ce sont les causes les plus fréquentes de morbidité cf. de morta! ité. Elles sont dues au déJicit immunitaire et à la neutropén ic. Les infectic: ~s b? . .:.:tén ~nncs ple'.Iro-ptd mona ir es sont k:.s plus fréquentes. Les infections virales sont au·.,si fréq'Jerltes sL·,ttout le zona.

2/ ies cytopénies s;:mgt'Lines : anémie et 1(hrombopénic. Elles peuvent avoir plusieurs

mécanismes: insuffisance médullaire c:n rapport .avec l'infiltration, Hyversplénisme lorsqu'il existe une SPM(r ou origine auto-imr1une donnant une AHAI, une thrombopénie ou une érythrob!astopén ic.

3/syndrome de Richter : c'est 1' ap'1)ar:·.t.ion d'un 1 ymphorüe non-h(~ dgkinien à grandes cellules.

Se voit dans 3 à 1 Oo/o des cas. Se manifeste par:: une altératio-n de l'étar général, une fièvre, l'augmentation du volume d'une localisation ganp.)ionnaire. Le diagnostic est aftirmé par 1 'h isto\ogie. d'une biopsie g:ang1i ionn aire. L'évolution esl ra pidcrncnt fatale.

4/su~:enue d'un cancer s-;olide.: la fréquence est 3 fois plus élevée chez les patients atteints de LLC. Les plus fréquents sont ca nccr pulmonaire, colorcctau:<. et t:utané.

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l)iagnostic :

Diagnostic positif:

le diagnostic, est le plus souvent facile devant l'existence de poly- adénopathies bilatérales et symétriques avec parfois SPMG et/ou HPMG chez un sujet âgé . Hyperleucocytose avec hyper lymphocytose >JQOO/mm3

Infiltration lymphocytaire de la moelle >30o/o au medullograme.

L'immumophenôtypage des lymphocytes sanguins montre un score de Matutes de4/5" ou 5/5.

Diagnostic différentiel :

devant les adénopathies, éliminer une cause infectieuse notamment tuberculeuse .un lymphome hodgkinien ou non hodgkinien.

Devant une hypèr lymphocytose modérée: infections virales (MNI, coqueluche) Le di~1gnostic différentiel peut parfois être difficile avec d'autres syndromes

lymphoproliferayifs chroniques. Le diagnostic repose alors sur l'aspect cytologique et L' immunophenotypage cellulaire.

1"'raitement :

Le but du traitement est d'améliorer le confort du patient, de prolonger sa survie, prévenir et traiter les complications.

Traitement symptomatique :

-prévention et traitement des infections par les antibiotiques et les antiviraux -traitement des cytopénies :

*transfusion de culots globulaires iso-groupe iso-Rhésus

·Les risques:- allo immunisation

- réaction frisson-hypcrthc::rm ie - transmission de ma ladies virale~;

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L .~.· '

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*transfusion de plaquettes : CUP ou CPS

En cas de cytopénies d'origine auto-irnmune, traitement par des corticoïdes:

Cortancyl cp 1 mg- 5mg ou 20 mg ou Solumedrol amp ing 20mg, 40ou 120 mg Immunosuppresseurs : - Endoxan - lmurel.

Traitement spécifique :

1/ Chimiothérapie: les différentes drogues utilisées sont:

-Chloraminophene cp 2mg

-cyclophosphamide (Endoxan): cp 50mg Arnp inj à 500mg et 1 OOOrng.

-Adriamycine: Amp inj à 10 mg et 50rng.

-oncovin : Amp inj à 1 mg

-Fludarabine: cp à 1 Omg et Amp inj à 50mg (analogue de la purine).

-Rituximab: anticorps monoclonale an ti CD20.i\rnp inj à J OOmg et 500mg.

Les protocoles consistent en soit une mono chimiothérapie : exp Chloraminophénc Ou une poly chimiothérapie : exp COP -CHOP- FC- RFC

Le choix du protocole thérapeutique dépend de l'âge du sujet, du stade de la maladie et des comorbidités

2/ greffe de MO allo génique : indiquée chez le sujet de moins de 50ans.

Nécessite un donneur HLA compatible

Les risques .:-aplasi~ post-greffe, GVI-l a igue, GVHchroniqu~., rechute.

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Dr. GHERRAS.S

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