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Montrer que an diverge et que an∼ ep−1 p f(n)

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Academic year: 2022

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PSI* — 2019/2020 — Révisions par chapitres — Analyse no 16 Page 1 16. (X-ENS) Soit f : [1,+∞[→R+∗ de classe C1 telle quelim

+∞

f

f =p∈R+∗. On pose an=

n+1 n

f pour toutn∈N. Montrer que an diverge et que an∼ ep−1 p f(n).

En déduire que

n

k=1

f(k)∼ p ep−1

n+1 1

f. Donner un équivalent simple deSn=

n

k=1

2klnk.

Solution : notons que, grâce au changement de variable t=x−n, an

f(n) =

n+1 n

f(x) f(n)dx=

1 0

f(t+n) f(n) dt.

Comme l’hypothèse concerne la dérivée logarithmique de f, je considère g : x → lnf(x), qui est C1 comme f (puisque f est à valeurs dans R+∗) et qui vérifie lim

+∞g = p. Pour t fixé, le théorème des accroissements finis montre que

g(t+n)−g(n) −→

n→∞tp d’où f(t+n) f(n) −→

n→∞ept.

J’utilise alors le théorème de convergence dominée : la suite de fonctions (un) définie par un:t→ f(t+n)

f(n)

converge simplement sur [0,1] vers u : t → ept, qui est continue par morceaux sur [0,1] ; de plus, g est majorée, d’où par l’inégalité des accroissements finis M tel que |un(t)| ≤ eM t ; l’hypothèse de domination est donc vérifiée, puisquet→eM test indépendante denet intégrable sur[0,1]! Je conclus donc que

an

f(n) −→

n→∞

1 0

u= ep−1

p , autrement dit an∼ ep−1 p f(n).

Pour la nature de la série numérique an, j’utilise la règle de d’Alembert, puisque d’après ce qui précède

an+1

an ∼ f(n+ 1) f(n) −→

n→∞ep >1, donc an diverge.

Commef(n)∼ p

ep−1anet andiverge, le théorème de sommation des équivalents (Cesàro généralisé, hors programme mais cf. le chapitre 3, p. 7) montre que, en utilisant la relation de Chasles

n k=1

f(k)∼ p ep−1

n+1 1

f.

Exemple : je choisis icif :x→2xlnx=exln 2lnx ; j’aif C surR+∗, avec f(x) = ln 2exln 2lnx+exln 2

x ∼

x→+∞ln 2f(x),

donc f vérifie les hypothèses ci-dessus avec p = ln 2 (sauf que f(1) = 0, mais il apparaît que cela ne change rien à l’étude précédente). J’ai donc

n k=1

f(k) ∼

n→∞

p ep−1

n+1 1

f = ln 2

n+1 1

f.

Hélas nous n’avons pas de primitive explicite pourf. . . mais il ne faut pas en rester là ! Une intégration par parties fournit un équivalent plus “simple” :

n+1 1

ln 2·2xlnxdx= [2xlnx]n+11

n+1 1

2x1

xdx=un−In où (en majorant 1

x par 1 pour x≥1 !) un= 2n+1ln (n+ 1) ∼

n→∞2n+1lnn et In=

n+1 1

2x xdx≤

n+1 1

2xdx= 2n+1−4 ln 2 =

n→∞O 2n+1 . Il en résulte que In =

n→∞o(un)d’où finalement :

Sn∼2n+1lnn.

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