DE L ’U NIVERSITÉ DE C LERMONT -F ERRAND 2 Série Mathématiques
G ÖRAN H ÖGNÄS
Marches aléatoires récurrentes sur les demi-groupes localement compacts
Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 65, sérieMathéma- tiques, no15 (1977), p. 96-102
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MARCHES
ALEATOIRES
RECURRENTES SUR LESDEMI-GROUPES
LOCALEMENT COMPACTSGöran
HÖGNÄS
Åbo
Akademi, FinlandeRésumé
On montre que sous certaines conditionsles
points récurrents
d’une marchealéatoire
sur un
demi-groupe abé lien
localement com-pact forment
un groupetopologique.
Dans le. cas
discret
cerésultat
aété
obtenu parMartin.Lof.
"1. .
Soit S un
demi-groupe topologique
localementcompact à
basedénombrable. Soit p
uneprobabilité régulière
surS,
telleque son
support engendre
toutS,
et{Zn}
la marcheà
droitede
loi y, Nous désignons
P le noyau de transition dePour
qu’une
marcheà
droite sur un groupe ou undemi-groupe complètement simple
ou undemi-groupe
discretquelconque
soitrécurrente,
il faut etsuffit qu’il
existe unpoint
xES telque .
pour tout
voisinage
N de x,(dans le cas discret N se
réduit
au seulpoint x),
cf.[4,
p.158~ , [6,
p.89~, [3].
Soit I l’ensemble despoints
satisfaisant
à
(*). Dans cequi
suit nous supposerons que i ~ ~.Dans le cas
discret,
Martin-Lof[3]
montre que I est exacte- mentl’idéal
minimal de S. Si S estcommutatif,
alors Iest un groupe. Dans cette note nous
étudierons
I dans lecas localement
compact
sousquelques
conditionssupplémentaires
sur P. Nous nous bornerons au cas
abéi-ien.
2.
Supposons
d’abord que P soitfortement continu [5]
(forte-ment
fellérien
dans laterminologie
de[6 ] ) , c’est-à-dire,
la fonction
x-P(x,A), xES,
est continue pourchaque borélien
A c S.
Lemme 1. I est un idéal
fermé
minimal. ce .Démonstration.
Il est facileà
voir queIc (le complémentaire
de I ) est ouvert. Le fait que I est un
idéal
est dé-montré
dans[4,
pp.190-191 ] .
Nous montrons maintenant que
xS (l’adhérence topologique
de xS ) = I pour tout
xEI,
cequi
prouve que I est mini- mal dans l’ensemble desidéaux fermés.
Soit
Alors v est une
probabilité régulière
dont lesupport
esttout S.
Si A est un
idéal
et il s’ensuit quecar A est absorbant pour
{Z })
cf.[3].
P fortement con-tinu
implique
que,quel
que soitxES, P(.,xS)
>0 dans unouvert, et,
parconséquent,
V(xS) > 0 pour tout xES.
En
particulier,
on a 00 pour tout x . e Si xEI et I on auraitunCCxS)c)
~ pour un ouvertU contenant
points
deI ,
une contradiction aSoit XEI.
XI
=I ,
carxI
est unidéal fenmé.
Alors on apour tout
voisinage
N de x .0 sur I. Il est donc
possible
derestreindne (Z)
à
I . Cettechatne
restreinte est aussi markovienne.Elle est
-irréductible [7], p our
=vex-1 .), c’est-à-dire, Prob{3n:XnEAl X0
=y}
> 0 pour toutyEI, quel
que soit A avec ou, cequi
estéquivalent,
> 0.Par
C1,
cf. Theorem 4.1 et Definition1.2] , (2) entraîne
l’ existence d’ une mesure de Radon invariante 1r, -
équivalente à ~.
Lesupport
de w est alors tout I .Lemme 2 . (a)
~(Ka )
0153 pour tout aEI ettout compact K c I (b)
wC! , aI) = 0 pour tout aEI.Démonstration, (a)
Lespoints
ne satisfaisant pasà (a)
consti- tuent unidéal
E :La
démonstration
ci-dessus montrequ’alors v(E)
> 0. Mais l~invariance de nimplique
d’où où
v’ est la restriction de và
I.(Il existe un ensemble nul commun pour tous les
compacts K ,
S
étant
laréunion
d’une suite croissante decompacts d’inté-.
rieurs non-vides.)
(b)
{Xn}
estr-irréductible.
Il en suitimmédiatement
que1T ( (as)c)
= 0.Supposer
quen«aI)c)
> 0. Alors laprobabilité
d’atteindre
à partir
dea2EI
estpositive,
cequi
est absurde a
Théorème
1. 1 est un groupetopologique.
Démonstration.
Nousemploierons
une version d’une méthode intro- duite par Gelbaum etKalis ch,
cf.[1],
p .17] .
Prendre
a,bEI.
SiLemme 2 montre que
n0
est une mesure de Radon sur I . Pourtout
aEI,
1T(aI) >0,
etLes
applications s(x,y) 5 (x,xy)
et(y,x)
sontmesurables par
rapport à n0 X JT 0
’qpar
(5).
Nous avons doncToutes les sections
B _
de l’ensemblesont
r0-nulles
(Lemme 2d’ où
et encore,
ce
qui
veut direqu’il
existes,t,u,vEaIb
tels queCela implique
que s = stv = aIétant cancellatif,
!~3
p.18 ] ,
nous voyons que tvEaIb c aI estidempotent.
L’existence d’un
élément idempotent implique
aI = I. I estdonc un groupe
(algébriquement).
I est aussi un espace locale- mentcompact.
Par lethéorème d’Ellis, ~,
p.7],
1 est demême un groupe
topologique
aRemar ue.
Si S =I ,
la condition decontinuité
forte de Péquivaut
à ce que li soit absolument continue parrapport
àune mesure de Haar sur
I ,
cf.!7 ,
Theorem5.1].
3.
Si S est un groupe
topologique,
nonnécessairement récurrent,
ou
commutatif, p
est si et seulement si P a lapropr iété
suivante:(8)
Il existe un8 , 081,
et unnoyau
sous-markdvien non- trivialT ,
tels que ." -et
l’application
.est semi-continue
inférieurement Cs.c.i.), quel
que soit Aborélien, [7,
Theorem5.11.
Nous
dirons,
suivant[71,
que la chaine dont le noyau detransition P satisfait
à C 8 ) !
a T commecompo4ante
continue.Remarque.
Dans le casd’une
marchealéatoire sur
un groupe , il suffit de supposerqu’il
existe anpoint x 0 où
estnon-trivial. Il suit que
T(x;)
est non-trivial pourchaque
xES.
Retournons au cas d’un
demi-groupe
commutatifrécurrent
(ausens I
non-vide). Supposons
maintenantqu’il
existe unpoint
où
lacomposante
continue T estnon-triviale, c’est-à-
dire, P(x,A)
= satisfaità
(8)..On
peut
alorsdémontrer,
voir121 ,
que. (ii) Poser
A est un
idéal fermé, v-nul, d’intérieur
vide.Suivant la
méthode décrite ci-dessus,
il estpossible
d’ob-tenir le
résultat
suivant:Théorème
2. G est un groupetopologique
localementcompact.
Si G est
compact,
alors A = 0.REFERENCES ..
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