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REVISE BIMENWELLE 4 septembre (>98 N° 17
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0 2 6/411 11 30 Menu et mets traditionnels de Bénichon
Pour midi, il est prudent de réserver!
Chas^ature Revue mensuelle fondée en 1883
Organe officiel de la Société suisse des chasseurs «La Diana», du Setter et Pointer-Club suisse (SPCS), de la Société des chasseurs à l'arrêt dans le canton de Vaud (SCAV), du Club suisse du chien courant (CCC), de l'Amicale suisse des trompes de chasse, de la Fédération suisse de pêche.
Je soussigné déclare souscrire à un abonnement d'une année à la revue «Chasse-Nature Diana» et ceci dès l'exemplaire pro¬
chain.
Nom:
Prénom:
Rue:
N° postal: Localité:
Date: Signature:
Retourner, s'il vous plaît, ce bulletin d'abonnement à la re¬
vue «Chasse-Nature Diana», c/o Imprimerie Fragnière SA, Route de la Glâne 31, Case postale 331,1701 Fribourg
Sommaire ILLUSTRE
7 Regards sur...
La société des remontées mécaniques Moléson-sur-Gruyères a accueilli ré¬
cemment les deux wagons de son nouveau funiculaire. Une manœuvre spectaculaire à laquelle ont assisté quelques privilégiés lors de la mise sur rail des deux véhicules.
10 Restauration
A Vuillierens, la restauration d'une ferme vaudoise du xvme siècle est en voie d'achèvement. Il y a une dizaine d'années, la ferme abritait encore une quarantaine de bétail, aujourd'hui elle s'apprête à vivre une ère nouvelle.
PHOTO ERIC KOCHER 20 Insitution
L'institution «Les Golettes», à l'ar¬
chitecture rigide qui abritent des en¬
fants handicapés profonds fonctionne depus 1993.
22 Arts
La Fondation Gianadda à Martigny, commémore le 150e anniversaire de la naissance de Paul Gauguin et présen¬
te une rétrospective couvrant trente
N° 17-4 septembre 1998
années de création. Non loin de là, l'Hôtel des Bains de Saillon vous in¬
vite au milieu des vergers et des vi¬
gnobles à découvrir le thermalisme, la détente, le repos et la culture.
26 Haute Gruyère
Samedi 26 septembre prochain, le vil¬
lage de Grandvillard se mettra à l'heure du Mountain Bike. Au pro¬
gramme: chaleur, réjouissances et vi¬
site d'une région extrêment belle et sympathique.
V N„ Vanessa 1 lobe
35 Peinture
L'artiste Massimo Baroncelli, créatu¬
re haute en couleurs vous dévoile ses beautés artistiques jusqu'au 20 sep¬
tembre prochain au restaurant de l'Hôtel Cailler à Charmey.
36 Formation
Dès le 1er août dernier, Benoît Samson a pris le poste de directeur de l'Ecole de Hosta à Leysin. Présentation de ce nouveau directeur et des nouvelles perspectives.
obel -
Secours à l'indigence!
La pauvreté, état de dénuement s'étend de plus en plus, corrode la société comme la peste et touche actuellement massivement notre pays.
Le constat s'avère dramatique. Cependant, nous avons la possibilité d'éliminer la médio¬
crité, la misère.
Dans notre Confédération helvétique, tant sur les plans politique qu'économique, personne n'est à même d'enrayer le mal. On retrouve, en effet sans cesse, la constante schématisation:
restriction, abolition d'emplois, restructuration etc. Ainsi, on assiste à un enrichissement de certains au détriment d'autres. C'est pourquoi, une question fondamentale interroge notre so¬
ciété. Existe-t-il une solution à la pauvreté?
La réponse partielle commence par un plein engagement personnel. Or, s'engager soi- même, demande énormément. Dans un pre¬
mier temps, il faudrait balayer notre insensibi¬
lité et ensuite aider pratiquement les indigents.
Cette assistance peut revêtir différentes formes: une présence, un regard, une discus¬
sion, voire un sourire! Il est important d'oser s'adresser au nécessiteux à l'entrée d'une égli¬
se ou au coin d'une rue. Après cette prise de conscience personnelle, il s'avère primordial d'unir ses forces en commun, bien que ce ne soit pas simple! Par exemple, en commençant à l'échelle cantonale, voire régionale, par une action commune de solidarité, en fondant un groupe de pression à tous niveaux (politique, économique, culturel etc.) de plus en plus fort, qui serait à même de lutter contre cette gan- graine qu'est la pauvreté. C'est pourquoi, fai¬
sons quelque chose, car c'est urgent et pos¬
sible!
Couverture: En ce début d'automne, nous vous proposons un éventail culturel et folklorique! Par culturel, on entend la découverte d'une splendide exposition dédiée à Paul Gauguin dans les locaux de la Fondation Gianadda. Et concernant le folklore: place à la bénichon de la plaine, une tradition locale et fribourgeoise.
PHOTO FONDATION GIANADDA PHOTO ARCHIVE DU MUSÉE GRUÉRIEN BULLE
Rubriques
3 Sommaire et édito 18 Beauté 33 Index des salles 4 Dame Bénichon 21 Santé 34 Ellipses 5 Patois 23 Cultures et vacances 35 Exposition
6 Economie 24 Social 37 Culture
8 Entreprise 25 Vos origines 38 Nouveaux-nés 12 Hors les murs 27 Cuisine 39 Hommage à...
14 Folklore 29 Flash 42 Roman
16 Regards sur... 30 Automobile 17 Sourire à la vie 31 Découverte
3
Dame bénichon
derniers instants?
La Bénichon de plaine n 'a plus aucune rai¬
son de faire retourner dans sa tombe le digne ancêtre contrarié par nos excès.
Car si la fête allie toujours la bonne ripaille au «p'tit dernier avant la route», sa célébration prend inexora¬
blement la poussière. Fan¬
tôme qui hante le lourd ca¬
lendrier des traditions, elle espère retrouver un jour le rang qui lui a été conféré au cours des âges. Mais d'où nous vient cette drôle de Dame qui enivre les plus fervents bénichon- neurs ?
«Buvons, rions, chantons, voi¬
ci la Bénichon !» Et bien, al¬
lons donc à ce rancard retrou¬
ver la Belle. Chaussés de nos petites ballerines de danse, il nous reste à découvrir les der¬
niers ponts qui ont fait la gloi¬
re de son passé. Mais voilà...
On a beau croire que la société boulimique n'a pas engloutit la raison d'être de nos pitto¬
resques ponts d'Avignon, la tradition n'est plus au rendez- vous. Du coup, nos chaussons à semelles plates, pied-de-nez aux compensés, et nos envies de rondes se retrouvent bien solitaires devant le lapin que nous a posé l'histoire. Le ren¬
dez-vous ? - On s'est trompé d'époque ! De nos jours, se sont les festivals en tout genre qui ont revêtu la blanche robe de tradition et qui attire la fou-
Les ponts de danse qui ont fait la gloire de son passé.
GRAVURE MUSÉK ÜRUKRIKN
le. Et notre sympathique Béni¬
chon s'essouffle dans un coin, bien esseulée. A moins qu'un vent de seconde jeunesse ne vienne redorer le blason de cette mal-aimée, elle semble irrémédiablement destinée à s'évanouir dans l'anonymat d'un calendrier haut en pano¬
plies de fêtes. Mais ne laissons pas la poésie s'échapper de ses origines et faisons un clin d'oeil à son histoire.
La Bénichon. où fête de la bé¬
nédiction, est à l'origine l'an¬
niversaire de la dédicace d'une église. Chaque paroisse amé¬
nage le jour, mais la fête de la plaine est désormais fixée au deuxième dimanche de sep¬
tembre. De grandes cérémo¬
nies et de joyeux festins sont organisés, où plaisir et bonne chère sont de mises. Ainsi cet¬
te coutume remonterait au pre¬
mier siècle avant J.-C..
n'ayant alors qu'un caractère purement sacré, voir austère.
Ce n'est que peu à peu qu'elle évoluera vers des réjouis¬
sances profanes, devenant la fête par excellence des vil¬
lages transformés en véri¬
tables théâtres de danses pour l'occasion. Les premiers concours de tir «des dédi¬
caces» sont organisés, et l'on retrouve l'origine des stands des forains toujours présents sur nos places de fêtes. Mais
aujourd'hui la Belle aguiche de moins en moins de tidèles.
L'on oublierait presque que celle qui fit la joie de nos grands-parents a toujours le pouvoir de nous livrer les dé¬
lices des sens... de l'histoire!
Martine Leiser
Mè chovinyi dè chèrvucho (dè Jèvié dou Mu)
Le patê
d'intche-no ILLUSTRE
Jèvié Tsèrêrc l'è vinyê ou mondo in 1892 a Vôru yô chè parin. Piéro è Mari, iran propriètéro dou hin dou Mu.. Irè le pye viyo di thin j'infan de la famiye dou Mu, dou boué- bo è trè fiyè. Jèvié l'è mouâ kotyè mê dèvan dè povê fi- thâ chè nonant'an. In 1977 chu na trintanna dè pâdzè èkritè a la man in franché. no j'a kontâ ti chè chovinyi dè chèrvucho ke l'a pachû din lè konvoyeu k'on'apalâvè achebin lè chudâ dou trin. L'onhyo Jèvié irè le frârè dè ma dona. Inke chi travô tranchlatâ dou l'ranché pu adap¬
ta... Albert Bovigny
L'èkoula dè rèkruva On bi matin dou mi dè nié
1912, na fièrta tropa dè Gru- vèrin d'à pêna vin t'an, d'à pou pri ti lè velâd/.o de la Grevire, no modâvan pè le premi trin dou matin dou Bulo-Remon. Arouvâ dè boun'àra a Friboua, no chin j'ou èkipâ in rêya a l'arche- nal è i j'inveron dè midzoua no j'an prê le trin po Zurich.
Arouvâ lé. no j'an tsandji dè trin po no diridji chu Coire.
L'è lé in ètè ke keminhyivè nouthra rèkruva. No l'i chin chobrâ trè chenannè. le tin d'aprindre le mihi dè chudâ..
Vo vu pà kontâ ti lè chô, lè Jèvié è cha föna Mathilde in 1969
korchè deché è delé è lè kat- sevindon ke no j'an fê pè ha kajêrna è din ti lè j'alintoua.
Ti hou ke l'an fê lou rèkruva i chan chin ke l'è. In dè pye dè l'èkoula dè chudâ, no fayi onko clionyi è goucrnâ lè tsavo pu intrètinyi è nètèyi lè j'èthrâbyo è bin chur pojâ la garda. Du tin ke no j'iran a Coire no j'avan di bounè vouêrbè dè kondji. La de- mindze, no j'alâvan a la mè- cha din ha bala katèdrâla pu le dumidzoua no fajan di ga- léjè veryè din lè j'alintoua.
Ou bè dè trè chenannè, no chin modâ du Coire pè Cliur-
walden, montâ a Lenzerhei¬
de, dèchindu dri bâ din le pèrtè dè Tiefenkastel, re- montâ din l'Oberalpstein tantyè a Savognin yô no chin chobrâ tyind/.è dzoua. Din ha bala kotse. no j'an aprê a konyèthre hou montanyè ke fan na korna a l'intoua dè Savognin. Apri hou duvè chenannè no chin montâ pè ha route dou Julier ke mênè din l'Engadine è no no chin arèthâ din le dêri velâdzo dè¬
van d'arouvâ ou déchu dou kol, a Bivio, a 1800 mètre dè hôtyà. No l'i chin chobrâ trè chenannè pu no chin rèmodâ chu la drête de la konba, pè le kol dou Stallerberg ke chè tràvè a 2570 mètre po rèdè- chindre a Juf, a 2125 mètre, le velâdzo le pye hô d'Euro¬
pe ke l'è abitâ to l'an. Chi galé piti velâdzo fâ partya de la kemouna dè Cresta-Avers.
Lé, no j'an montâ lè tinté po pachâ la né. No j'avan j'à na tota bala dzornâ po pachâ chu lè frithè ma le dèvêlené l'i a j'ou on'orâdzo a to frèjâ è outre la né ch'è betâ a nè- vê. Chu le matin la yê ch'è ehyéria è kan no no chin aba- dâ irè dzalâ è l'i avi a pou pri trinta chantimêtre dè nê chu nouthrè tinté. No j'iran por- tan ou mitin dè juiyè. Chin no j'a bayi on lordo travô po to chin démonta. Pu no chin
Rèchponchâbyo dè ha pâdze:
Albert Bovigny Rte de Schiffenen 15 1700 Fribourg
rèdèchindu din ha granta konba por'arouvâ le dèvêle¬
né a Ander ke chè tràvè chu la route dou Spliigen è dou Bernardino. Lé, no j'an pu dremi din la grandze di j'èthrâbyo a tsavô de la pouchtadou Spliigen. Le lin- dèman, a la bèka dou dzoua no j'an rèprê la route po dè- chindre pè lè gouârdzè de la Via Mala, pachâ pè Thusis, Bonaduz è la granta pyanna dè Rossboden yô l'i fajê na monchtra tanfa. Le dzoua dèvan no j'iran din la nê. Le dèvêlené, no j'arouvâvan a Coire po rètrovâ noutrè kan- tenèmin, arnâ ma benéje d'arouvâ diora ou bè. Onko- ra kotyè dzoua po no rèbetâ chu pi, rindre lè tsavô, lè mu- lè, lè j'èthrâbyo, lè kantenè- min è to le fourbi.
Apri 77 dzoua dè rèkruva no chin rintrâ a l'othô, noutron chèrvucho irè fournê po l'an
1912.
a chiêdre
BU
ILLUSTRE Economie
L'équipe MacPower SA, compo¬
sée de Michel Phil lot, Rafal Chy- zynski, Déborah Alues De Sousa, Jacques Roulin et Grégory San- sonnens.
ncore toute jeune, cette entreprise d'électricité a déjà su faire preuve de beaucoup de dy¬
namisme. Son principal client, la chaîne de fast- food McDonald's, lui a ainsi confié l'entretien électrique de ses restau¬
rants en Suisse romande.
Par ailleurs, MacPower SA vient de créer une so¬
ciété sœur en Pologne.
Ma c Power SA
s'installe à Payerne
Payerne compte donc une PME de plus! Au début avril de cette année, la société MacPower SA a en effet installé ses lo¬
caux à l'avenue de la Promena¬
de 14. Des locaux qu'elle a inaugurés mercredi 10 juin der¬
nier, en présence des collabora¬
teurs de l'entreprise et de quelques clients. Lors d'une petite partie officielle, l'un des deux administrateurs de Mac- Power SA, Grégory Sanson- nens, est revenu sur le parcours de l'entreprise broyarde. Plutôt réjouissant: après la première année d'exercice, celle-ci a dé¬
jà dégagé un bénéfice. «C'est assez rare pour être mention¬
né», a insisté Grégory Sanson- nens, qui a également évoqué l'avenir prometteur de la socié¬
té. Notamment une ouverture à l'Est grâce à la récente création d'une filiale en Pologne. Rien de moins que cela!
L'histoire de MacPower SA MacPower SA est une société encore toute jeune. Elle a été
portée sur les fonts baptismaux en octobre 1996. Mais ses deux créateurs, Jacques Roulin et Grégory Sansonnens, avaient déjà eu l'occasion de faire leurs preuves pour le compte d'une entreprise de Romont, dans l'entretien électrique des quelque 35 restaurants McDo¬
nald's en Suisse romande. La chaîne de fast-food américaine, N° 1 mon- dial, est par ailleurs devenue aujourd'hui leur prin¬
cipal client.
McDonald's
comme principal client Lors de l'inauguration des lo¬
caux de MacPower SA, l'ex¬
cellente collaboration qui règne entre l'entreprise d'élec¬
tricité payernoise et McDo¬
nald's Suisse a par ailleurs été relevée. «Depuis 1991 déjà, avant même que la société soit officiellement créée, nous avons eu l'occasion de tra¬
vailler avec Jacques Roulin, puis Grégory Sansonnens. Et nous avons fortement apprécié
leurs compétences et surtout leur disponibilité. On a pu, dès le départ, compter sur eux le jour mais aussi la nuit. Et cela la semaine comme le week- end», a souligné Pascal Théo- doloz, responsable de l'équipe¬
ment chez McDo à Crissier, et ce dernier de renchérir: «Le fait que MacPower SA dispose au¬
jourd'hui à Payerne de son propre bureau, doublé d'un dé¬
pôt de matériel, ne peut être que profitable pour la suite de leurs activités.» Tout comme l'engagement récemment d'un collaborateur supplémentaire, Michel Phillot, et d'une secré¬
taire à mi-temps, pourrait-on ajouter.
On l'a dit, l'entreprise broyar¬
de, qui prend gentiment de l'essor, est chargée essen¬
tiellement. aujourd'hui, de l'entretien des restaurants McDonald's romands. Mais MacPower SA ne veut pas se limiter à ce seul mandat. Ses responsables précisent dès lors qu'ils sont ouverts à fournir
leurs prestations à d'autres en¬
treprises ou à des privés aussi bien dans le dépannage que dans l'installation électrique en général.
Société sœur en Pologne Et puis, malgré sa jeunesse, MacPower SA ne manque pas d'ambition et de culot. Avec un ami polonais, Rafal Chyzynski (retourné au pays après une di¬
zaine d'années pas- sées en Suisse), les jeunes Broyards viennent de créer une société sœur en Pologne. Là aussi l'es¬
sentiel des activités concerne l'aménagement ou l'entretien d'équipements électriques. Et l'expérience acquise en Suisse romande a déjà permis à la fi¬
liale polonaise de travailler aussi avec le géant américain du fast-food, qui fait actuelle¬
ment une forte percée en Po¬
logne.
Texte et photo:
Francis Granget
Regards sur...
Iii ILLUSTRE
Arrivée du funiculaire par transport spécial.
PHOTOS OFFICE DU TOURISME DE MOLÉSON
La société des remon¬
tées mécaniques Mo- léson-sur-Gruyères a ac¬
cueilli le 31 juillet les deux wagons de son nouveau fu¬
niculaire. A partir du mois de septembre, il devrait re¬
lier Moléson-Village au té¬
léphérique de Plan Fran- cey, remplaçant ainsi l'ancienne télécabine. Une manœuvre spectaculaire à laquelle ont assisté quelques privilégiés lors de la mise sur rail des deux véhicules.
Arrivé par transport spécial le matin même, le premier wa¬
gon du nouveau funiculaire de
Moléson attendait de voir ses 12 tonnes hissées sur les rails.
Par deux fois dans la journée, l'imposant dispositif de levage et l'habileté des techniciens ont permis à cette difficile ma¬
nœuvre d'être effectuée avec précision. Le Président des Remontées mécaniques, Jean- Jacques Glasson, s'est montré enthousiaste sur l'avancement du chantier. «Mais les tests de sécurité prendront encore une quinzaine de jours alors que l'inauguration est en principe prévue pour le début sep¬
tembre». Malgré la matinée pluvieuse, une foule de cu¬
rieux a immortalisé l'instant.
Cette manœuvre spectaculaire a été exécutée par le personnel
C'est plus de douze tonnes que l'imposante grue soulève. Le nouveau funiculaire prêt à venir chatouiller les flancs du Moléson.
de l'entreprise Von Roll, qui livre les deux véhicules.
«Rapidité, sécurité, confort et longévité» sont le créneau de ce nouveau funiculaire, d'après le chef d'exploitation Ferdinand Caille. Cette instal¬
lation toute neuve, qui fera aux alentours du début sep¬
tembre la navette entre Molé¬
son-Village et le téléphérique de Plan Francey, permettra d'atteindre le sommet en dix minutes. Chaque véhicule pourra accueillir une moyenne de nonante passagers, soit un
débit horaire pour les deux vé¬
hicules de 1200 personnes.
Ainsi Moléson triple sa capa¬
cité de transport. A la vitesse de dix mètres par seconde, les véhicules évolueront sur une pente de trente-deux degrés.
Et les toits vitrés permettront aux voyageurs de garder un œil sur l'évolution du paysage.
Paré d'une armure toute neu¬
ve, souhaitons au nouveau fu¬
niculaire de belles années à venir taquiner le liane du Mo¬
léson...
Martine Leiser
ILLUSTRE Entreprise Les nouveaux locaux de VAFSA dans la zone industrielle de Bulle.
Ôuand on parle «Va¬
cherin» dans le can¬
ton de Fribourg, c'est tout un lot d'émotions patrio¬
tiques qui soudainement s'inclinent face à l'ancêtre à pâte molle. Et lorsque l'on prend le pari de faire un détour à l'époque de sa première conception, pour le retrouver plus de sept- cent ans plus tard dans les caves des «Vacherins Fri¬
bourgeois SA», on constate que sa Grandeur n'a pas pris une ride. C'est que la société bultoise a su ravir, et dans les règles de l'art, la saveur à la tradition «bien de chez nous» pour le plus grand bonheur des palais gourmands!
Im belle Stizie on l'art d'affiner les fromages.
^>11111
La Société des
Vacherins Fribourgeois...
Un monde de saveurs
à découvrir!
L'origine du vacherin est ac¬
compagnée d'une légende qui dit qu'en l'année 1265 se trou¬
vait dans l'Abbaye du Monser- rat, près de Barcelone, un moi¬
ne du nom de Vacarinus. Il avait passé sa jeunesse comme gardien de troupeau à Villars- les-Moines, actuellement en¬
clave bernoise en pays de Fri¬
bourg. où se trouvait un couvent. De son père, le jeune homme avait appris à fabriquer un fromage excellent, selon une recette qu'il appliqua à Monserrat. Le fromage fut ap¬
pelé en son honneur «caseus vacarinus» et devint dans la langue populaire, «Vacherin».
Plus tard, le frère Vacarinus rentra au pays et travailla com¬
me chef fromager dans un cou¬
vent. Grâce à lui, cette fabrica¬
tion se répandit dans tout le pays de Fribourg...
La recette ancestrale entre les mains de VAFSA
Les «Vacherins Fribourgeois SA» sont devenus dignes re¬
présentants à ce jour de la pré¬
cieuse recette du fromage, dont l'une des particularités est de voir sa rondeur fondre à moins de cinquante degrés. La socié¬
té. qui naquit en 1983, travaille en collaboration avec une ving¬
taine de fromageries dispersées
dans le canton, à qui elle achè¬
te des fromages jeunes de quatre semaines. Les vacherins sont ensuite stockés dans les caves de Bulle et de Fribourg.
Ainsi, le processus d'affinage peut continuer, suivi d'ana¬
lyses qui s'effectueront à la huitième semaine. Mais ce n'est qu'au troisième mois de vie du vacherin qu'ils seront vendus aux grossistes et aux exportateurs, premiers maillons d'une chaîne qui trou¬
vera sa destination dans nos as¬
siettes! Entre Bulle et Fribourg, une dizaine de personnes assu¬
rent administration, promotion et caves. Mais c'est Madame Suzie, forte de son expérience, qui s'attribut la tâche d'affina¬
ge des fromages. Sous cette af¬
fectueuse appellation se cache un prototype robotisé, véritable bourreau du travail!
Un nouveau logis pour les fromages
Afin de moderniser et de ratio¬
naliser sa production, VAFSA
a lancé au mois de juin 97 la construction de caves et de bu¬
reaux à Bulle. Depuis trois se¬
maines, elle exploite ses propres locaux, composés entre autres de six cellules ca¬
pables d'entreposer plus de cinquante mille fromages. La société bénéficiait avant l'ins¬
tallation de ses propres caves, d'un contrat de stockage de marchandises chez les sociétés Fromage Gruyère, Fromagerie Moléson et Cremo Fribourg, chez qui elle continue à louer une infrastructure. Et chaque année, plus de mille six cents tonnes de vacherins partent en voyage dans les quatre coins de Suisse et à l'étranger. Mais la production subit forcément d'importantes variations sai¬
sonnières, durant les périodes chaudes notamment, en n'assu¬
rant qu'un minimum de cin¬
quante tonnes de fromages.
Alors qu'en hiver, le seuil de deux cent cinquante tonnes de vacherins peut être atteint, moyennant un chiffre d'affaire annuel de vingt millions de francs.
Sa majesté toute en rondeur
«Depuis une année, commente le directeur Anton Overney, l'entreprise a lancé un nouvel
assortiment sur le marché. En plus du vacherin Classic, utili¬
sé typiquement pour la fondue, s'ajoutent le Select, agréable¬
ment fruité, l'Extra au caractè¬
re plus corsé et l'incontour¬
nable Bio, fabriqué selon les normes les plus strictes de l'agriculture biologique.»
Le directeur rappelle cepen¬
dant que VAFSA n'est qu'un outil de travail. Pour valoriser et renforcer la protection de ses produits, l'Interprofcssion du Vacherin fribourgeois a déposé l'an dernier une demande d'Appellation d'origine contrôlée (AOC). Une com¬
mission nommée par le Conseil fédéral est chargée d'examiner le cas.
Au pays du fromage et des vaches tachetées noir et blanc, les Vacherins Fribourgeois SA s'acquittent dignement à pré¬
server la tradition fromagère...
Texte et photos:
Martine Leiser
ILLUSTRE Restauration
A 300 m du Châ¬
teau de Vullie- rens, la restauration d'une ferme vaudoise du XVIIIe siècle est en voie d'achèvement. La bâtis¬
se fait partie intégrante, encore à l'heure actuel¬
le, du domaine du châ¬
teau. Elle a en fait été bâtie sitôt après la re¬
constitution et les ré¬
aménagements de celui- ci dans sa forme actuelle (1712-1745). Son nom
«Portes des Iris» lui vient de sa situation ex¬
ceptionnelle: à ses pieds plus de 500 variétés d'iris transforment le paysage durant leur flo¬
raison en une plaine multicolore aux effluves poudrés et délicats.
S'il y a une dizaine d'années la ferme abri¬
tait encore une quaran¬
taine de têtes de bétail, aujourd'hui elle s'ap¬
prête à vivre une ère nouvelle.
En effet, les transformations faites vont lui permettre d'ac¬
cueillir toutes sortes de mani¬
festations. Expositions, sémi¬
naires, assemblées, mais aussi réceptions et banquets se dérouleront dans ce lieu repen¬
sé, réaménagé. Adieu veau, vache, cochon, couvée... pla¬
ce est faite pour la fête!
Les six portes, éléments cen¬
traux de la ferme...
La ferme se compose d'un en¬
semble de quatre ou cinq bâti¬
ments. La démolition de l'un d'entre eux a permis d'agran-
La ferme du château
de Vullierens
dir la cour, espace d'accueil des futurs visiteurs. Au milieu de cet espace, l'ancien abreu¬
voir du bétail prend aujourd'hui toute son impor¬
tance et officie désormais comme un point d'eau telle qu'une fontaine le fait sur une place publique. Au sol, un ta¬
pis de boulets bordé de gravier vous guidera vers les trois portes voûtées du bâtiment principal du complexe qui abritait vaches et chevaux.
Ces ouvertures permettaient, dans un passé pas si lointain, les allées et venues des qua¬
drupèdes. Aujourd'hui, elles vous invitent à pénétrer à l'in¬
térieur de l'édifice restauré et constituent les éléments cen¬
traux de la ferme. Sur la faça¬
de opposée, trois autres portes semblables aux trois pre¬
mières, y font face, ce qui per¬
met aux visiteurs de com¬
prendre d'emblée ce lieu dans sa composition et sa spatialité.
Ainsi, deux portes opposées, l'une débouchant sur la cour d'accueil, l'autre sur l'espla¬
nade arrière, délimitent à l'in¬
térieur un espace voué à la cir¬
culation des usagers. Trois espaces en résultent, délimités par l'ensemble des six portes.
Ces passages fonctionnent comme des rues intérieures, comme un point de départ aus¬
si bien vers l'étage supérieur à travers les escaliers, que vers les surfaces adjacentes sur le même niveau. Pour le traite¬
ment des six portes, le maître d'oeuvre a fait appel à une ar¬
tiste vivant et travaillant à New York, Dorianne Deste- nay. Celle-ci, émerveillée par
la splendeur que lui offraient les portes ouvertes, les a ima¬
ginées en verre pour conserver un lien fort avec les jardins et permettre la vision du paysage tout autour. Inspirée par la beauté des champs d'iris du printemps ou des héméro- calles de l'été, l'artiste en a or¬
né chacune des portes. Le tra¬
vail a été exécuté en fer forgé par un artisan siennois, Fabio Zacchei. Chaque décor est dif¬
férent dans sa forme, mais chacun évoque de manière sty¬
lisée un iris, une hémérocalle ou un oiseau. Il est peut-être utile de préciser ici que les hé- mérocalles sont des fleurs vi- vaces rustiques jaunes ou rou- geâtres, et que si les iris développent leur floraison de la mi-mai à la fin juin pour re¬
prendre à la fin août, les hémé-
rocalles prennent la relève du¬
rant les mois les plus chauds, soit de juillet et août.
Restaurant, auberge, exposi¬
tions...
Du point de vue du program¬
me, le rez-de-chaussée se des¬
tine à accueillir un restaurant- bar avec une capacité allant jusqu'à 110 personnes. Alors que l'étage modulable, d'une surface de 550 m2, peut rece¬
voir jusqu'à 500 visiteurs.
Deux types de cuisine ont été prévus. La première, plus mo¬
deste, permet à un traiteur de répondre à toutes les exi¬
gences de ses clients. La se¬
conde, beaucoup plus impo¬
sante par sa taille, devrait non seulement répondre aux exi¬
gences d'une auberge mais aussi permettre de donner des cours de cuisine et d'en faire une école. Rien n'est oublié, rien n'est laissé au hasard: des chambres pouvant desservir le personnel, aux vestiaires en cas de défilés de mode, à la salle de conférence prévue pour une douzaine de per¬
sonnes, en passant par les en¬
trées de services pour les li¬
vraisons ou les sanitaires avec table de marbre et lavabos en céramique décorée d'iris, tout
trouve sa place dans ce pro¬
gramme lié à la fête, à la mani¬
festation ou à l'exposition. La surface du premier étage reste modulable de la même maniè¬
re que l'est le programme. La transformation de la ferme n'est aujourd'hui pas encore totalement achevée, elle a en¬
core quelques belles heures devant elle. Le projet est de procéder d'ici quelques mois à l'aménagement de l'auberge, avec dans un bâtiment arrière une trentaine de chambres.
L'ancien «boîton» aux co¬
chons devrait, quant à lui, abri¬
ter un petit magasin, voire une autre salle d'exposition.
Un site majestueux
Côté jardin, une grande espla¬
nade a été aménagée à l'aide de 400 camions de terre à l'en¬
droit où se dressaient les silos.
Ce terrain permettra le monta¬
ge d'une tente. Deux mille personnes pourront s'y retrou¬
ver et festoyer. Un panorama splendide se présentera à leurs yeux. Au premier plan et quelque peu en contrebas, les champs d'iris ne finiront de s'épanouir, de flatter leurs na¬
rines par leur parfum délicat, de titiller leur rétine par leurs jeux de couleurs... Alors que
bien au-dessus, dans le loin¬
tain, le Mont-Blanc, toit d'Eu¬
rope, coiffera par sa majesté le paysage. C'est ainsi depuis 1951, lorsque le propriétaire des lieux décida de planter des iris pour son plaisir. Si, au dé¬
but, seulement une douzaine d'espèces furent cultivées, on n'en compte aujourd'hui pas moins de 500 espèces diffé¬
rentes. La collection est ouver¬
te au public et la ferme dans sa nouvelle tenue, nettoyée de tout foin et toute paille, s'ap¬
prête en grande pompe à rece¬
voir ses premiers hôtes. Adieu veau, vache, cochon, cou¬
vée... le nouveau roi est l'iris!
Texte Frédéric Fort Photos Eric Kocher
La ferme transformée permettra d'accueillir toutes sortes de manifesta¬
tions: expositions, séminaires, assemblées, etc.
Hors les murs
Le bénévolat n'étant plus de mise, la bénichon de Montreux a perdu sa flamme
Le groupe de danse des enfants qui, à une certaine époque, animait la soirée annuelle et les manifestations de la Société.
È-j leuron de l'Associa- ML doit Joseph Iiovet avec sa troupe de théâtre, son groupe de danse et son choeur-mixte, la Société des Amis Jribourgeois de Montreux et environs qui fut fondée en 1925 et compte actuellement une centaine de membres, est aujourd'hui dans une im¬
passe. Pour connaître les raisons qui l'on amenée à cette situation, nous avons rencontré son président actuel, Léon Berset, lequel est entré dans la société en 1969 et se dévoue encore au sein du comité.
Comme toutes les autres sec¬
tions de l'AJB, la Société des Amis frihourgeois de Mon¬
treux vieillit aussi du fait qu'aucun jeune ne vient gros¬
sir les rangs et qui en plus ne dispose d'aucune salle équi¬
pée d'une cuisine en ville de Montreux. D'autre part, pour être à même d'organiser une manifestation telle que la béni¬
chon, elle a besoin de l'en¬
thousiasme des membres et de
bon nombre de bonnes volon¬
tés. Si nous parlons aujourd'hui de cette société fribourgeoise sur la Riviera vaudoise, c'est parce que cer¬
tains compatriotes hors les murs ont constaté avec surpri¬
se que la bénichon fribour¬
geoise organisée traditionnel¬
lement à tin août au Marché-Couvert de Montreux, avait été supprimée.
Et pour quelle raison?
Léon Berset qui assume la pré¬
sidence de cette société depuis 1993 et pour la troisième fois, nous a fait part de la peine qu'il ressentait de n'avoir pu maintenir cette tradition qui, après cinquante et un ans, a perdu sa flamme. Pour organi¬
ser une telle fête, dit-il, le co¬
mité doit pouvoir compter sur quelques soixante bénévoles.
Pour la 52e du nom, le prési¬
dent a contacté 64 membres aptes à travailler et n'a reçu qu'une dizaine de réponses dont seules cinq personnes étaient à même de donner un coup de main durant le week- end. La société a également étudié la solution de rémuné¬
rer à raison de 200 francs ceux et celles qui étaient d'accord de collaborer le samedi et le
dimanche. L'engagement de 50 personnes représentait une facture de 10 000 francs pour la section, ce qui a été jugé im¬
pensable par les temps qui courent. Il a donc fallu se rendre à l'évidence qu'elle ne pouvait envisager une telle dé¬
pense pour cette fête, laquelle a déjà été sauvée cinq fois grâ¬
ce à la précieuse collaboration des Fribourgeois de Prilly. Le comité, précise Léon Berset, a tout tenté pour maintenir cette tradition que les touristes de passage sur la Riviera vaudoi¬
se se réjouissaient de vivre chaque année, comme d'ailleurs la population de Montreux. A la bénichon de l'an passé, les organisateurs ont servi 780 fondues et utilisé 130 jambons, une centaine de litres de crème de la Gruyère, etc. Des Français y venaient
Hors les murs ILLUSTRE chaque année depuis deux dé¬
cennies pour savourer les spé¬
cialités du Pays de Fribourg et se distraire un week-end avec les danses et chants du terroir.
Des jeunes pour lui redon¬
ner du venin
Après avoir perdu sa troupe de théâtre il y a quelques années, puis le groupe de danse, ce fut l'an passé au tour du choeur mixte de donner sa dernière prestation lors de la fête canto¬
nale de chant à Estavayer-le- Lac. Le manque d'effectif a en effet contraint le directeur et la société à abandonner la chora¬
le. Une décision difficile à prendre et à digérer par ceux et celles qui aiment se retrouver une fois par semaine pour chanter en choeur. Jamais trois sans quatre, puisque cette an¬
née, la Société des Amis fri- bourgeois de Montreux s'est trouvée, malgré elle, dans
l'obligation de supprimer la bénichon. laquelle a déroulé ses fastes pendant plus d'un demi-siècle. Cela a fait très mal au coeur du président Léon Berset, mais aussi à son comité qui, depuis mars der¬
nier, compte trois jeunes dans ses rangs. Arriveront-ils à donner un nouvel élan à cette section et à organiser à nou¬
veau la bénichon? C'est ce que nous leur souhaitons vive¬
ment. Pour l'instant, nous dit le président actuel, la société va maintenir une certaine acti¬
vité, comme les assemblées, le traditionnel souper, la sortie annuelle et le pique-nique, ce¬
ci pour permettre aux membres fidèles de rester unis dans une amitié fraternelle malgré les aléas de la vie.
Gérard Bourquenoud
Comité actuel Léon Berset, président Jean Borloz, vice-président Myette Fragnière, secrétaire Yves Conus, caissier Serge Schopfer, membre.
Activité
du président actuel 1969: entrée dans la société 1970 - 1973: secrétaire PV 1973 - 1976: vice-président 1976- 1985: président 1987 - 1988: caissier 1988 - 1989: président 1993 - : président
Ils habitent Le Locle depuis leur enfance, ont vécu six ans à La Chaux-du-Milieu, puis sont revenus dans la ville pré¬
citée. Bien qu'étant d'origine tessinoise, Patrice Jelmi parti¬
cipe régulièrement aux activi¬
tés du Cercle fribourgeois du Locle. Il travaille dans une en¬
treprise médicale qui fabrique des stimulateurs cardiaques.
Quant à son épouse Chantai née Dumas, originaire de Mé- zières/FR, est également occu¬
pée dans une entreprise médi-
RECTIFICATIF Dans notre dernière édi¬
tion, nous avons publié un reportage sur la chorale
«L'Echo des Colom- bettes» et un texte de Cé¬
cile Meyer qui rendait hommage à Rose-Marie Bise, ancienne présidente de cet ensemble vocal, alors que la photo était celle de la présidente du
Rose-Marie Hise, ancienne présidente de «L'Echo des Colombettes». Photo G.lid choeur-mixte fribourgeois d'Yverdon. Toutes nos ex¬
cuses à Rose-Marie Bise pour cette erreur involon¬
taire.
FI
cale qui produit des valves pour l'hydrocéphalie.
Ce couple très sympa a deux fils de quinze et quatorze ans qui, comme leur père, jouent au hockey sur glace dans cette cité horlogère des Montagnes neuchâteloises, parce que pas¬
sionnés par ce sport. A Patrice, Chantai et leurs fils, Fribourg Illustré exprime ses voeux de bonheur et de santé.
Texte et photo G.Bd Tessinois d'origine, mais
Fribourgeois de sang et
de cœur
13
Hi
ILLUSTRE Folklore
Les danses des femmes armé¬
niennes sont gracieuses et douces alors que celles des hommes ex¬
priment ardeur et fierté.
PHOTO M. LEISER
Ê j ne fois encore, Fri- bourg n 'a pas failli à sa réputation de grande renommée internationale.
Le 18 août dernier, à l'heure où certains ont dé¬
jà pris le chemin de la ren¬
trée, le folklore du monde entier a aligné ses dra¬
peaux multicolores dans la cité des /.aehringen. Cette grande farandole de l'ami¬
tié a occupé durant cinq jours le devant de la scène, réunissant neuf pays des quatre continents. Entre chatoiements de couleurs et rythmes endiablés, les Rencontres du folklore in¬
ternational ont imposé un large éventail de tour du monde...
Le vingt-quatrième coup d'en¬
voi des fêtes folkloriques a fait vibrer la cité des Zaehringen durant toute une semaine.
C'est sur un air distillant tantôt du charango argentin ou autre cornemuse écossaise, que le grand spectacle d'ouverture a participé à la levée des cou¬
leurs de chaque pays, repré¬
sentés par les membres des co¬
mités respectifs. Le consultant extérieur des RFI, Cyrill Renz, s'est fait porte-parole du direc-
Le folklore international
«dans le respect de l'autre
et de sa différence»
La troupe marocaine a permis un dépaysement authentique.
teur de l'UNESCO, dans l'état d'esprit qui fonde les Ren¬
contres folkloriques de 1998:
«Bâtissons la paix dans le res¬
pect de l'autre et de sa diffé¬
rence». Ainsi, la soirée d'ou¬
verture a réuni l'ensemble des groupes internationaux, pré¬
sentés par le biais de petits spectacles. Chaque pays invité a dérobé des moments forts à sa tradition, mettant en scène des danses guerrières, de ma¬
riage ou de berger (...) où se sont conjugués gaieté, douleur et héroïsme, car tout est prétexte à la fête !
Comme par le passé, les trois spectacles de gala ont consti-
Folklore
■ ILLUSTRE Rythmes fougueux
pour les artistes de Panama.
PHOTO OFFICE DU TOURISME DE FRIBOURG
tué le plat de résistance des Rencontres folkloriques. C'est dans ce cadre que les amateurs de folklore authentique bénéfi¬
cient sans doute des meilleures conditions pour approcher les coutumes des pays lointains.
Et pour la première fois, les spectateurs ont pu se familiari¬
ser avec le folklore de pays qui n'avaient encore jamais en¬
voyé d'ambassadeurs de leurs traditions populaires à Fri- bourg: l'Arménie, la Répu¬
blique de Djibouti et le Pana¬
ma. Ils ont complété une vaste farandole internationale où fi¬
guraient aussi l'Argentine, l'Ecosse, le Maroc, le Népal, la Pologne et la Suisse.
Cette année, les organisateurs ont intégré plusieurs anima¬
tions dans le programme, des¬
tinées aux jeunes et aux fa¬
milles. Le Village des Nations a accueilli les enfants pour un grand concours de dessin sur le thème «Image du folklore».
A l'heure où s'achèvent ces grandes festivités, il nous reste dans la bouche un goût de «re- viens-y vite» !
Martine Leiser FONDATION PIERRE GIANADDA MARTIGNY
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ILLUSTRE Regards sur... La cour du château de Romont vue à travers un kaléidoscope Le maître-verrier lucernois, Christoph Stooss, a imaginé un kaléidoscope
à la hauteur de ses songes en verres colorés. Depuis cet été, la cour du château de Romont abrite le modèle géant de l'artiste, où se conjuguent de subtils jeux d'optique et de lumière. Chaque spectateur est invité à s'immerger dans une réalité aux images multipliées, jusqu'au premier novembre.
Découverte de cette étrange machine qui invite à rêver les yeux ouverts...
Chacun a pu rêver, enfant, derrière les subtils jeux d'images et de couleurs créés par un kaléidoscope. Christoph Stoss, maître-verrier, est allé jusqu'au bout de son imagination en créant son propre mo¬
dèle. Depuis le mois de juillet, l'artiste nous fait découvrir les tours de magie de son kaléidoscope géant installé dans la cour du château. Son étrange création in¬
vite le spectateur à s'immerger dans l'uni¬
vers surprenant des jeux d'optique, réali¬
sés par l'actionnement d'un cylindre composé de verres colorés. Les miroirs, placés dans un long tube, permettent de plonger le regard dans l'image multipliée et de déguster cette symbiose de lumière et de couleurs en mouvement.
Christoph Stooss a su composer avec les éléments de la cour du château, créant une réalité toute en nuances. Ainsi les miroirs ont été volontairement éloignés des plaques de verre pour intégrer dans l'image des morceaux épars du donjon, du chemin de ronde ainsi que des géraniums qui décorent la cour.
Ce kaléidoscope fera encore, jusqu'au premier novembre, les beaux jours du château de Romont. De plus, cette œuvre voisine fort bien avec l'actuelle exposi¬
tion du Musée Suisse du Vitrail, consacrée à l'artiste vaudois Pierre Chevalley.
Martine Leiser
Né en 1953 à Lucerne, Christoph Stooss s'est formé à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, puis en Angleterre, en Espagne et en Allemagne. Au cours de ces divers stages d'apprentissage, l'artiste s'est familiarisé avec la technique du col¬
lage, de la pâte de verre et à l'utili¬
sation des prismes. On retrouve ces matières dans le kaléidoscope pré¬
senté au château. En 1985. il est invi¬
té à participer à l'exposition collecti¬
ve du Musée du Vitrail à Romont, puis récidive en 1987 et 1996. On re¬
trouve ses œuvres dans beaucoup de villes de Suisse et parfois en France.
Cette année, sa halte à Romont nous invite une fois encore à apprécier son talent, mais cette fois-ci, dans la cour du château.
Un kaléidoscope pour rêver... les yeux ouverts!
F
PHOTO OFFICE DU TOURISME DE ROMONT
Il s'initie à la pêche... au sec!
Allan a fait amener deux bottes de foin pour être à l'aise et s'adonner à son hobby favori: la pêche à la ligne, pour l'instant, dans la grange. Il est le fils de Solange et Francis Monney, Les Ecasseys.
Sourire à la vie
ILLUSTRE 1
De l'atelier à la table
De la musique comme distraction A voir son sourire, Cindy est heureuse de s'amuser avec des balles musicales qui sont sa distraction préférée. Une adorable petite fille qui ne fait que peu de bruit et qui est contente de vivre.
Elle est la fille de Nicole et Steve Marilley, à Grolley, où elle vit.
Je m'apelle Jimmy et je tra¬
vaille dans l'atelier de grand- papa, Jean Caille, à Enney. Je serai peut-être mécanicien quand je serai grand.
Ma petite sœur Marilyn n'a qu'une année mais elle a vrai¬
ment bon appétit, surtout lorsque sa grand-maman lui donne du poulet à ronger!
Nous habitons tous deux chez nos parents, à Marsens.
AGENCEMENT • MENUISERIE D'INTERIEUR - RESTAURATION - RENOVATION
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Zone artisanale 1664 ÉPAGNY Tél. 026/921 39 39
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Page réalisée par Gérard Bourquenoud
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Philippe et Andrée Solavagione-Descloux et Carole Overnay.
1 GILLARENS ILLUSTRE Institution
«Les Golettes»:
institution pour enfants handicapés
m-^resque noyee au mi- D M. lieu des champs de Gillarens, une grande de¬
meure surplombe les fermes avoisinantes. Le calme de la campagne et la beauté des forêts toutes proches donnent à l'en¬
droit un charme étrange.
L'architecture rigide de la bâtisse fait un peu penser à une école ou à un ancien hôpital, lin fait, derrière les murs clairs des
«Golettes», vivent des en¬
fants handicapés profonds.
L'institution fonctionne depuis 1993. Cette unité décentralisée fait partie de la fondation Eben-llézer.
Dix éducateurs y travaillent, certains à temps partiel, d'autres à 100%. Une dizaine de résidents, âgés de 5 à 27 ans, sont soignés avec amour, patience et compétence. Des jeunes gens défavorisés par la vie, puisque atteints d'un han¬
dicap mental ou physique lourd, qui nécessite des soins tout particuliers.
Soigner, entourer, aimer, rassurer
Une atmosphère chaleureuse et familiale se dégage des lieux. Avec une infinie ten¬
dresse, le personnel soignant prodigue inlassablement des thérapies propres à l'établisse¬
ment. Les tâches ménagères journalières sont partagées entre le personnel et les rési¬
dents. En les faisant ainsi par¬
ticiper, dans la mesure de leurs moyens, au travail de la mai¬
son, les patients ne se sentent alors pas exclus de la vie nor¬
male. N'étant jamais confinés dans leur chambre en proie à la solitude, les pensionnaires des «Golettes» sont intégrés de façon exemplaire à la vie de l'institution. Alban Resin et sa femme Angélique, les éduca¬
teurs responsables, expli¬
quent: «Nous formons une équipe formidable, motivée, heureuse de pouvoir non seu¬
lement soigner, mais égale-
Xjl/
ment entourer, aimer, rassurer tous «nos enfants». La joie sur les visages des handicapés en témoigne. Ne pouvant pas s'exprimer avec des mots, ils parlent avec leurs yeux et leur sourire.
A dimension humaine L'établissement «Les Go¬
lettes» est immense: il com¬
prend de nombreuses chambres et salles de bains, mais aussi un atelier-bricola¬
ge, une cuisine spacieuse où tout le monde mange, une bi¬
bliothèque, plusieurs salles de jeux, une petite piscine inté¬
rieure destinée aux soins spé¬
ciaux, ainsi qu'un grand jardin accueillant. De l'espace, beau¬
coup d'espace, où l'on entend souvent résonner le rire joyeux des enfants pensionnaires. La maison des «Golettes» est une institution à dimension humai¬
ne, animée par un personnel expérimenté, qui mérite vrai¬
ment des éloges sincères. Le bâtiment a peut-être des as¬
pects extérieurs austères, mais, par la porte entre-ouver- te, s'échappe un petit nuage invisible, chargé d'amour, de tendresse et d'espoir.
Texte et photo:
Marinette Jaquier
«Les Golettes».
Problèmes
que faire?
d'estomac -
Les maux d'estomac sont déclenchés prin¬
cipalement par un excès de production de suc gas¬
trique ou par une vidange trop lente de l'estomac. Des mauvaises habitudes ali¬
mentaires, le tabac, la consommation immodérée d'alcool, mais aussi le stress et la pression psy¬
chique stimulent excessive¬
ment la sécrétion acide.
Les troubles gastriques se manifestent par une sensa¬
tion désagréable de réplé- tion après les repas ou de brûlure douloureuse dans la région gastrique, parfois aussi par des renvois acides, des aigreurs d'esto¬
mac, des nausées ou des vomissements. En général, ces troubles sont bénins.
et conseillées en pharmacie.
Pour traiter les douleurs gas¬
triques, il existe des médica¬
ments, par exemple, à base de plantes qui neutralisent l'aci¬
dité gastrique et stimulent la digestion. Votre pharmacien sera à même de vous
conseiller des médicaments appropriés aux problèmes d'estomac, pour la pharmacie de ménage ou de voyage.
Si les maux d'estomac sont dus à la prise de médicaments ou à une maladie, s'ils sont ac¬
compagnés de fièvre, de vo¬
missements, de douleurs à la déglutition, de perte de poids ou de selles noires ou san¬
glantes, ou s'ils ne s'amélio¬
rent pas après quelques jours, il faut consulter un médecin.
Forum Automédication
Conseils
Les repas irréguliers pris à la hâte, ou une alimentation in¬
habituelle par exemple en voyage, typiques de notre mo¬
de de vie moderne, sont sou¬
vent à l'origine de problèmes gastro-intestinaux. Outre des mesures préventives comme le renoncement aux repas co¬
pieux et la modération dans la consommation de produits dits stimulants (p. ex. alcool, café, tabac etc.), beaucoup de médecins recommandent de boire des tisanes appropriées
Les problèmes d'estomac se soignent!
21
HaArts La Fondation Gianadda
commémore le 150e anniversaire
de la naissance de Paul Gauguin
Jusqu 'au 22 novembre prochain, la Fonda¬
tion Gianadda à Martigny présente une rétrospective couvrant les trente années de création de Gauguin.
Près de soixante tableaux, plus de soixante œuvres sur papier et une douzaine de sculptures permettent de retracer le développe¬
ment artistique de l'artiste.
Tous les aspects de son ex¬
pression artistique sont présentés, à l'exception des céramiques, même si trois d'entre elles apparaissent, uniquement sur toiles. Au programme: moments de découverte, révélations in¬
attendues et occasions de réviser son jugement face aux œuvres elles-mêmes...
Scène martiniquaise 1887.
L'exposition Gauguin est véri¬
tablement et résolument ré¬
trospective: en effet, le nom Gauguin est à tel point syno¬
nyme de Tahiti et de son pré¬
tendu paradis tropical que le reste de son œuvre est trop souvent resté sous silence.
L'artiste a commencé à peindre au début des années 1870: notamment le premier tableau de l'exposition est un paysage de 1873. Une sélec¬
tion d'œuvres ( portraits, pay¬
sages et natures mortes)
Tambourin décoré de fruits vers 1881.
illustre l'évolution du peintre au cours des douze années sui¬
vantes, qui correspondent à sa première période de 1873 à 1885. Mais ce sera seulement entre 1886 et 1891 que Gau¬
guin trouve sa véritable identi¬
té artistique, à la faveur no¬
tamment de ses séjours en Bretagne, à Pont-Aven et au Pouldu, à la Martinique et à Arles auprès de Vincent Van Gogh (1888). L'actuelle expo¬
sition présente un grand nombre d'œuvres majeures de la phase «synthétiste» ou
«cloisonniste». contemporai¬
ne, dont le style émergea d'une collaboration étroite avec Emile Bernard et d'autres peintres.
Souvenirs des mers du Sud Les séjours de Gauguin dans les mers du Sud entre 1891 et 1893, en 1895 et 1903 sont illustrés par un florilège d'œuvres connues et moins connues. Les amateurs d'art pourront ainsi admirer l'au¬
thenticité de l'idylle tropicale, observer la prolifération des talents décoratifs de Gauguin et apprécier la multiplicité des
techniques utilisées de maniè¬
re novatrice et expérimentale.
Ainsi, cette exposition, en plus d'une cinquantaine de ta¬
bleaux, présentera non seule¬
ment ses éventails, aquarelles et dessins, mais également les onze lithographies sur papier jaune exposées à Volpini en 1889. De plus, cette exposition comportera d'autres mer¬
veilles telles que bas- reliefs, sculptures, gravures sur bois et bien d'autres. Une représenta¬
tion haute en qualité agendée
Te Poipoi (le matin) 1892.
au programme culturel à ne pas manquer!
Vanessa Nobel Ferme à Osny de 1883 (première période).
PHOTOS CATALOGUE FONDATION GIANADDA
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Cultures et vacances
ILLUSTRE 1
Hôtel des Bains de Saillon -ALU.-J»!1*
UN PARADIS DE CURES ET DE VACANCES Voilà ce que vous trouverez à Saillon, au cœur du Valais, entre S ion et Martigny à 460 m d'altitude, au milieu des vergers et des vignobles, là où la vallée du Rhône se fait large et accueillante. Si vous voulez ajouter à vos vacances les bienfaits d'une cure thermale ou agrémenter votre cure d'une ambiance de vacances, Saillon vous offre tout ce que vous cherchez: repos, détente, culture, nature et, à proximité immédiate, un choix de sports et d'excursions.
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SEJOUR GAUGUIN
Alliez culture et thermalisme du 11 juin au 22 novembre 98 - 2 nuits à l'Hôtel des Bains avec petit déjeuner compris - 1 entrée au musée Gianadda avec visite de l'exposition Gauguin - Transport en bus postal compris
(arrêt devant l'Hôtel et devant le musée)
- 2 soins à choix à l'espace Bien-Etre Carpe Diem:
enveloppement d'algues, massage sous l'eau,
massage relaxant ou douche rayonnante - Entrées aux piscines thermales pour 3 jours
CH-1913 Saillon/VS Tél. 027/743 11 12 Fax 027/744 32 92
Prix par personne
Chambre individuelle mansardée Fr. 360.- Chambre individuelle avec balcon Fr. 430.- Chambre double avec balcon Fr. 345.- Junior Suite (coin salon et 2 balcons) Fr. 430.-
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m ILLUSTRE Social
Grâce surtout au généreux soutien de lu population suisse, l'UNICEF a pu agir effi¬
cacement au cours de l'année 1997. Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance a notamment engagé des moyens parti¬
culiers pour faire face à la situation catastro¬
phique en Corée du Nord, où les enfants souffrent de carences alimentaires graves. Au chapitre de ce qui ne saurait attendre: il y au¬
rait aussi à soutenir fi¬
nancièrement des projets de formation dans divers pays.
En 1997, UNICEF Suisse a pu remplir son rôle de défenseur de l'enfance en détresse avec efficacité, ainsi que le montre le Rapport annuel qui vient de paraître. Les appels du Fonds des Nations Unies pour l'en¬
fance ont en effet amené la po¬
pulation suisse à faire des dons exceptionnels au cours de l'exercice 1997. Ceux-ci (d'un montant de 13.07 millions de francs en 1996) se sont accrus de 4,29 millions de frans en
Année fructueuse
pour Y UNICEF
1997, pour atteindre la somme de 17,36 millions de francs. Si l'on ajoute à cette somme la vente des articles, les rentrées d'argent ont passé de 25,71 millions en 1996 à 28,49 mil¬
lions en 1997 - soit une aug¬
mentation de 2,78 millions de francs.
La situation de plusieurs cen¬
taines de milliers d'enfants en Corée du Nord a été particuliè¬
rement préoccupante en 1997;
en effet, à la suite de deux inondations et d'une période de sécheresse, ces enfants ont souffert de graves carences alimentaires. Nombre d'entre eux ont été affaiblis au point de ne plus pouvoir se tenir sur leurs jambes... L'UNICEF, grâce au soutien de la popula¬
tion suisse, leur a apporté une aide d'uruence non nésli- Offrons une éducation aux en¬
fants. PHOTOS UNICEF
Chaque jour des enfants meurent de malnutrition.
geable. Il s'agissait avant tout d'un apport en biscuits High- Energy pour sauver les enfants en danger de mort; du matériel de premier secours - dont des comprimés pour purifier l'eau, du savon, des médicaments et des anesthésiants pour les hôpitaux - a également été livré. La situation en Corée du Nord reste précaire, et UNICEF Suisse y poursuit ses efforts.
Un autre projet a été soutenu directement par la Suisse; ce¬
lui de mettre un terme au tra¬
vail des enfants de la province de Barabanki, au nord de l'In¬
de. Les parrains et marraines suisses se sont mobilisés pour assurer le maintien des écoles, permettant ainsi à des milliers d'enfants de continuer à suivre un enseignement régulier.
Pour des raison financières, les écoles de la province de Bara¬
banki (fondées par des membres des castes les plus
basses) ont toutefois failli de¬
voir interrompre leur travail après le premier cycle de cinq ans. Mais, grâce à l'engage¬
ment des parrains et marraines suisses, un second cycle a pu démarrer en 1997; et le finan¬
cement en est assuré pour les trois prochaines années.
En 1998. l'UNICEF ne relâche pas ses efforts pour l'amélio¬
ration à long terme des condi¬
tions d'existence des enfants dans le besoin. Comme l'édu¬
cation et l'entremise du déve¬
loppement de l'artisanat se sont révélées efficaces pour combattre la misère des en¬
fants, UNICEF Suisse veut renforcer son appui dans ces domaines-là. Concrètement, ['UNICEF soutient des projets de formation en Afrique du Sud et au Brésil. Et si la volon¬
té de venir en aide des Suisses continue d'être ce qu'elle est, nul doute que ces projets pour¬
ront être menés à bon port!
UNICEF et VN
Vos origines
Dessibourg,
de Sybourg,
Desybourg Cette famille est mentionnée
à Saint-Aubin dès 1300. Par la suite on y trouve Pierre et Girard Desibor en 1435, Udriset Desiborg en 1541 et Albin de Sybor en 1546.
Ce patronyme nous indique que cette famille serait origi¬
naire du lieu «En Sibourg», situé à Saint-Aubin. Ce nom de lieu viendrait de l'anthro- ponyme germanique féminin Sigeburgis. Au fil des siècles on rencontre différentes gra¬
phies pour ce nom: Dessi- bourg, de Sybor, de Sybour alias Grassod, Desibourg, Desibor, etc...
Leurs armoiries
«De sinople à deux losanges affrontés de gueules et ac¬
compagnés de deux étoiles d'argent, l'une en chef et l'autre en pointe»
(1731)
Variante 1:
«De gueules à une aigle d'or posée sur un .. ?.. d'argent»
(Vers 1828-1846)
De Saint-Aubin, la famille s'est divisée en différentes branches et rameaux qui sont aujourd'hui bourgeois de Saint-Aubin, Chancy, Genè¬
ve, Rueyres-les-Prés, Cudre- fin, Villars-le-Grand (1541), Epagny (1548), Payerne (1785), Chancy (1930), Ge¬
nève (1934), Rueyres-les- Prés (1943) et Forel (1943).
Certaines branches, au¬
jourd'hui éteintes, furent ressortissantes de Bulle (1326), Payerne (1444) et Villarvolard (1472); toute¬
fois il est possible que les Dessibourg de Bulle aient eu une origine différente.
Certains rameaux se sont établis à l'étranger. Ainsi Jean-Claude fut libéré de sa bourgeoisie de Saint-Aubin en 1961 pour pouvoir être naturalisé en France et Véro¬
nique (1848) s'établit à Ro¬
me. En 1985 Paul Dessi¬
bourg tenait un restaurant à New York.
Quelques personnages Parmi les nombreux person¬
nages de cette famille nous avons relevé: Jacques, mem¬
bre du clergé de Bulle en 1602 et curé de Bottens en 1627; Jean-François (+
1773), notaire et curial de Saint-Aubin et Delley, puis
Variante 2:
«D'argent à la herse (ou à une barrière de sable, au chef de sable chargé d'une étoile d'argent»
(Vers 1800)
gouverneur et syndic; Boni- face (+ 1801), chapelain de Saint-Aubin, puis vicaire de Nuvilly; Jacques-Antoine (1769), greffier, notaire, juge au tribunal de la préfecture de Montagny et membre du Grand Conseil; François (1804), caporal au service de Naples de 1826 à 1830; Jules (28. 02.1861 -09. 10. 1923), prêtre, vicaire à La Chaux- de-Fonds en 1888, profes¬
seur en 1890, puis directeur de l'Ecole normale à Haute- rive en 1895 et enfin direc¬
teur au Séminaire diocésain en 1923; André (1915, +), li¬
cencié en sciences de l'Uni¬
versité de Fribourg, com¬
mandant de corps et professeur ETH.
Aujourd'hui ils sont repré¬
sentés, entre autres, par Claude, docteur en médeci¬
ne, spécialiste FMH en neu¬
rologie à Fribourg; Jean- Marcel, agriculteur à Saint-Aubin; Joseph, doc¬
teur ès sciences à Fribourg;
Patrick (1968), ébéniste à Genève; et Biaise, ingénieur ETS à Saint-Aubin.
B. de Diesbach Belleroche
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ILLUSTRE Haute Gruyère
Samedi 26 septembre prochain, la belle course de l'Intyamon va franchir un nouveau cap, puisque le nouveau par¬
cours a prévu une traver¬
sée inédite dans le village médiéval de Gruyères.
Nous en serons à la 9e édition. Chaque année aux portes de l'autom¬
ne, Grandvillard se met à l'heure du Mountain Bike et ce village si ty¬
pique, que certains militaires connais¬
sent bien, a su s'im¬
poser comme un passage annuel pri¬
vilégié des passion nés de VTT.
Un comité d'anciens tout neuf!
C'est l'équipe de base que l'on retrouve à la tête de l'Open Bi¬
ke de Haute Gruyère, celle qui a donné l'impulsion à ce qui ne devait être en 1990-1991 qu'une animation complémen¬
taire aux mordus de ski de fond qui, par manque de neige, devaient par la force des choses découvrir que le vélo de montagne est un sport telle¬
ment populaire. Les Daniel Raboud, Francis Maillard et consort ont retrouvé le virus pour prendre les commandes du bateau Grandvillardine et déjà comme par enchantement les bonnes idées fusent: «Et si l'on passait par le Village my¬
thique de Gruyères»? Il n'en fallut pas plus pour que la Grandvillardine retrouve une deuxième vigueur, elle qui longtemps a fait partie inté¬
grante de la coupe Wheeler, avec à la clé des vainqueurs d'envergure d'Outre-Sarine.
La Grandvillardi ne
a grandit
Des chemins sinueux pour les participants.
Open Bike
en Haute Gruyère, la santé!
Petit passage dans le village de Gruyères. j
Proche des populaires L'infrastructure centrale que les habitués connaissent reste en place, il y aura une belle animation comme toujours à Grandvillard, mais la course principale sera modifiée par l'adjonction de la boucle supplémentaire traversant Gruyères. Les finances d'ins¬
criptions ont été aussi revues à l'attention des populaires, ce qui ne déplaira pas du tout aux petites bourses. L'horaire éga¬
lement plus convivial permet¬
tra une remise des prix plus tôt afin que ceux venus de plus loin puissent encore discuter le coup bien après la proclama¬
tion des résultats, dans une ambiance détendue et cordia¬
le. Déjà les anciens-nouveaux dirigeants de l'Open Bike de Haute Gruyère savent que leur course sera un succès et se préparent aussi à fêter le jubilé du 10e pour 1999.
Ch. Perler