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Le cas Hodler

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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L A T R I B U N E D K G E IH Ê V M d a 13 O C T O B R E 1914

M O N C A L E P I N

Vieilles dames

Parm i les victimes qui s’échappaient

d ’Anvers, on notait un misérable cortège

de vieilles dames.

Un journaliste nous dit qu’il n’y avait

' tien de plus pitoyable. Je le crois ! Les

pauvres, pauvres vieilles. Quelle épou­

vante a dû être celle de ces femmes,

courbées par les ans, obligées d’assister

à

l’horrible destruction, mêlées à l’ef­

froyable bombardement, assourdies par

le bruit formidable du cataclysme, et

finalement fuyant sous le fer et le feu,

qui se précipitaient sur la malheureuse

cité.

Quelle hantise, n’est-ce pas ? que ce

cortège de petites vieilles. On les voit. E l­

les se retournent parfois et maudissent

l’affreuse invasion. Puis elles reprennent

leur lamentable marche. E t une plainte

so rt de leur gorge contractée et de leur

pauvre poitrine affaiblie.

.

' Quand on parle d’Anvers, je revois

toujours le pauvre exode des vieilles

Anversoises et je regrette que mon pays

n’ait pas pour- frontière le leur et qu’ainsi

nous n’avons pas pu avoir l’extrême

bonheur de les recevoir-, de les réconfot-

ter, de leur assurer la place d’honneur et

de leur reconstituer un foyer bien chaud

et infiniment paisible où leur âme fû t à

même de revenir de son épouvante et où

le tremblement de leurs membres p û t

cesser.

Moi j’aime ces douces et infiniment

jnisérablcs victimes, les toutes petites

vieilles d’Anvers 1

G a v r o c h e .

Notes de perre

A travers la France

Lue de nos compatriotes nous commu­ nique 1-es intéressantes notes qu'elle a pri­ ses au cours d’un voyage qu'elle vient de faire de Genève à Cerbère et retour, dont nous extrayons les passages suivants :

P artie de Genève le 28 septembre à

5 heures du matin, j’arrive à Lyon où je

dois attendre 16 heures pour prendre le

prochain express Tarascon-Marseille. Je

parcours donc la ville. J ’y remarque beau

:-,oup de gens en deuil. Au coin d’une rue

_ je croise une pauvre femme avec quatre

* enfants. Tous, ils pleurent...

.

.A l’exposition, devant le pavillon al­

lemand, mis sous la sauvegarde des ci­

toyens, je vois de nombreux chars de

munitions, des cuisines prises aux Alle­

mands et un magnifique « Taube » dont

les ailes sont criblées de balles. L’avant

est blindé jusqu’au tiers à peu près e t la

queue de l’immense oiseau est préservée

Ï

ar une couverture inférieure de zinc,

l’aviateur qui dirigeait ce merveilleux

tngin avait to u t à son service : longue-

vue, mitrailleuse, etc. Les canons exposés

eur la place Carnot sont de belles pièces

fcvec les aigles impériales sur la culasse.

Le 29 à 6 h. du m atin, départ de Lyon.

La gare est pleine de blessés, atten d an t les

trains. Je prends mon rapide. Valence,

cinq minutes d’arrêt. Près de nous sur

Fautre voie se trouvent des trains

char-§

és de blessés. Alors tous les voyageurs

ans un même élan, lancent aux plus

valides descendus sur la voie, chocolat,

journaux, poires, argent, biscuits dans

un pêle-mêle indescriptible. Le geste in­

dique par lui seul combien tous nous

âympathisons avec ces malheureux; les

uns couchés sur de la paille, les autres

assis sur des caisses, ceux-là appuyés

contre les parois des wagons font peine à

voir. Les yeux se remplissent de larmes à

la vue de ta n t de malheurs immérités.

Même spectacle

à

Avignon. ‘

Voici Tarascon. Changement de train

pour la ligne de Cette. P artout les dames

de la Croix-Rouge distribuent des bois­

sons chaudes. Je suis en compagnie

de deux blessés, l’un à la cuisse, l’autre

au bras dioit. Celui-ci a reçu la balle

qui lui a brisé le radius au moment où

il se baissait pour emmener un Allemand

qui avait la mâchoire brisée.

De nouveau, à Nîmes, les trains de

blessés se succèdent sentant le chlore

et l’acide phénique. La ville de Nîmes

est pleine de blessés et de réfugiés. E n sor­

ta n t de la gare les abords des voies sont

encombrés de spectateurs et nous ap­

prenons qu’en tête de notre train sont

attelés trois wagons de prisonniers alle­

mands que l’on dirige sur la forteresse de

Mont-Louis, du côté de l’Espagne.

Cette! C’est le Midi avec son exubé­

rance et ses enthousiasmes. Tous les

voyageurs sont refoulés de la gare par les

soldats, qui baïonnette au canon, nous

parquent en dehors du pont de fer, car

les Hindous vont passer !

Le premier train est annoncé et il doit

en passer, paraît-il, un nombre immense

se dirigeant vers le nord. Les voici avec

leurs dents éclatantes, leurs faces brunes,

leurs turbans et leurs vêtements khaki.

On a préparé des tonneaux pleins d’eau,

afin qu’ils .puissent faire leur toilette.

Quelques-uns voyagent dans une tenue

«n peu sommaire. Mais c’est là un p etit

détail à côté de la mission qu’ils vont ac­

complir ! Les officiers anglais qui les ac­

compagnent protestent contre la mesure

qui a éloigné la foule. Les Hindous ai­

m ent à être applaudis et admirés.

Narbonne. Voici d’autres Hindous;

ceux-ci échangent de la monnaie. Us

font goûter leur pain, noir, poivré, sa­

lé et sucré, e t expriment de la joie si on

le goûte. Quelques-uns même donnent

leure boutons d’uniforme.

A Narbonne, tout, est transform é eu

hôpital. Les Lycées regorgent de blessés,

les salles ont des lits, les particuliers hé­

bergent les moins souffrants, chacun se

dévoue.

Mais notre train se rem et en marche

ayant toujours on tête les wagons de p ri­

sonniers. Je puis dire à la louange des

Français que les prisonniers sont, mieux

soignés encore que leurs soldats. Une

chose qui étonne les officiers, c’est l’a d ­

mirable discipline des prisonniers alle­

mands qui saluent impeccablement tout

Çradé fiançais, ne fût-il que caporal !

Perpignan. Encore des blessés, les

brancardiers sont là.

Le 30, j ’arrive à Cerbère, d’où je dois

repartir le lendemain. Je tombe sur un

fonctionnaire trop zélé qui m’accuse d’ê­

tre Suisse allëmande à cause de la conson-

nance de mon nom.

Il fait arrêter le train et me voilà

obligée de lui faire l’histoire de la Suisse,

entre deux gendarmes ! Voyez d’ici mon

em barras car il ne parlait de rien moins

que de me réexpédier en Espagne ! Enfin

il se rend à mes argum ents et nous re­

partons.

2 octobre. Voici de nouveau Narbon­

ne, mais cette fois, les blessés que nous

y voyons sont grièvement atteints. Les

médecins donnent des ordres brefs, précis;

on voit des prêtres porter les brancards.

Impossible de ne pas verser des larmes,

au passage de ces braves.

Notre wagon renferme 11 blessés qu’on

évacue sur leurs dépôts respectifs.

Un

charm ant homme à côté de moi a une

balle dans la poitrine et je crains à

cha-?

ue instant de le voir mourir à mes côtés.

1 souffre ta n t par m om ents... Je fais

tout ce que je peux pour le soulager.

Notre train marche à une allure d’es­

cargot. Nous croisons de nouveaux trains

d’Hindous. Comme ils sont joyeux !

Puis c’est un autre train chargé de sol­

dats et de canons de marine à longue

portée. De nouveaux trains .de prison­

niers sans lumière. C’est sinistre.

Nous m ettons douze heures de Nîmes

à Lyon par le Teil ! De nouveaux convois

arrivent. Nous gagnons le salon d’a t­

tente des premières. Dans un coin, un

jeune homme de 22 à 24 ans, est soigné

par une dévouée infirmière. Il lui manque

son bras droit-, et son sourire résigné fait

peine à voir.

Sur le trottoir passent une quinzaine

de prisonniers. Us sont en chaussettes

grises, leurs souliers sur les enaules; les

officiers m archent raides.mais les soldats

jetten t quelques coups d’œil. Je continue

ma route avec une Parisienne qui pleure

CHRONIQUE LOCALE

— On demande un train m atin al.

Les personne ayan t l’habitude de prendre des abonnem ents ouvriers de N y o n à G enève pour se rendre à leur travail à G enève sont priés de donner leur adresse à M. G. Argand, à R ichelieu, sur Versoix. dans le b u t de d e ­ mander le rétab lissem en t du train qui arrive a G enève à 6 h. 45 du m atin, le seul train qui facilite la classe ouvrière.

— Com ité p lain p alistain du C entenaire.

Les hab itan ts de P lainp alais son t con vo­ qués en assem blée populaire le jeudi 15 octobre à 8 h. % du soir, au local de l’A sso ­ ciation des In térêts de P lainp alais, m aison com m unale (entrée rue du Centre), avec l’ordre du jour su ivan t :

R ap port du com ité; rapport des vérifica­ teurs ; proposition sur l’em ploi du reliquat; décharge du com ité.

— L e cas Hodler.

La « pétition de G enève », com me on appelle la protestation d"s intellectuels pub'iéc par la T ribu n e, a naturellem ent une m auvaise presse en Allem agne.

Ferdinant1 H odler y est particulièrem ent m altraité. On lui « reproche » presque d ’avoir pein t les toiles de H anovre e t de Jéna.

Les plus indu’gents lui fon t un crime d ’avoir signé san s avoir atten du des n o u ­ velles officielles. ,

Le peintre suisse a été exclu de la « S e­ zession » de Munich. Hodler a to u t do même conservé des am is e t m ême de chauds d éfen ­ seurs, qui trouv-'-nt des excuses à son cas, com me d ’y avoir to u t nai urellem ent (dîne m en­ ta lité wei.sche », ~yant étudié «à P .r is et à G en ève» ou encore dans le fa it « q u ’il lu parle pas le bon allem and »! On v a mêm< jusqu’à dire, les contre-vénf és n e coûtan pas cher e t dans le but de lui être agréable, qu’il n ’a pas lu la protestation e t qu’il l ’a signée de confiance.

— Service postal avec l’étranger.

Tous les bureaux de posLes étrang ra en Tur­ quie d oivent être considérés com m e su p ­ primés. Par conséquent, on ne p e u t accep­ ter, pour la Turquie d ’Europe e t d ’Asie, des en vois p ostaux de toure na'u re (pour au tan t d ’ailleurs que cela e s t adm is d ’aprè* , , , - , - , les tarifs) qu’à destination des bureaux d< a f e n d ie 1 a m e. E lle v a a n n o n c er a sa m e- I poste turcs (ottom ans). Le service de? re la m o r t d ’un fils b ie n a im e. lettres e t b oîtes avec valerr déc'nrée pour

la Turquie est. supprim é jusqu’à n ou vel ordre.

— Ech o de la m obilisation.

La m aison Cham aux frères e t Ci« m»< en ven te, en ville, une série de six cartes postales,ainsi que de grandes p h otograp hies représentant des é p so d es de la m ob.nsa- tion des troupes g nevoises.

— Une protestation contre la violation de la neutralité belge.

La « Fraternité d ’homm»« » de G nève, qui groupe environ 800 à 900 membres ef adhérents appartenant aux diverses églises e t à des tendances différentes, a profité de sa séance de r.n trée pour vo er à r u n a n i­ m ité, fur la proposition de son président, la résolution su ivan te, d on t la lecture a été écoutée debout dans un oikn ce im pression­ nant.

« Profondém ent ém us, dès le premier jour par la violation d ’une m utralité qui porte une attein te grave à l'intégrité du droit international e t à Ja valeu r des traités, les n om b res de la « Fraternité d ’hommes genevoise protestante », réunis Je 10 octobre, pend ant le bom bardem ent d ’Anvers, e x ­ prim ent au vaillant peuple belge e t à son noble roi leur vibrante sym p athie, a tte n ­ dant- aveo la B elgique e t pour elle, l ’heure de la justice ».

— Mort au tra va il.

Lundi après-m idi, M. François Constantin cafetier, avenue P ic tct-d e-lio ch tm on t, 10 descendit dans sa cave pour soufrer un bosse. N e le voyan t pas rem onter, ses en ­ fants, très inq uiets, descendirent dans la ca v e; ils trouvèrent leur père étendu devant la bosse. Il ten ait encore l’ustensilo uti'isé pour le soufrage. U n m édecin appelé en hâte essaya en vain de ranimer la victim e au m oyen de la respiration artificielle. L ’a- ohy- xie av a it fait son oeuvre. M. Constantin é ta it figé de 61 ans.

— Renversée par une voiture.

A ttein te de surdité, Mme VeilJet, dom ici­ liée Grand’Rue, 16, descendait, lundi après- m idi, d ’un trottoir sur la place Saint-Ger- vais, où elle fu t renversée par une voiture de place.

La v ictim e fu t transportée à la pharmacie Claus e t de là à la Policlinique, où 1« médec.'n de service lui prodigua oies soins. Mme V’eil- let a ensu ite été reconuuite à son dom icile.

— Arrestation.

La poiice a arrêté lundi Franc'ne G., qui a v a it soustrait une som m e de vuigt. francs dans la chambre de L ouis G., Fribour- geois, place des X X I I Cautions.

Ambérieu, G h. du soir. P oint de train

pour la Suisse. Il faut coucher dans cette

petite ville. 5 h. du matin.Me voici montée

en wagon. J ’y trouve de pauvres réfu­

giés de St-Rémy, canton de Fresnes-en-

Wœuvre, près

Verdun.

A la vue de ta n t

de misères, j’en arrive

à

douter de Dieu

Les pauvres gens doivent aller

à

Anne

cy, mais comme il n’y a plus de place,

ou les envoie

à

Annemasse où Us ont dû

passer

le 5 octobre

vers

midi.

Us me racontent des histoires navran

tes. Je cause avec une pauvre vieille qui

me dit que ses trois fils sont prisonniers

des Allemands. Ils ne peuvent, les pauvres

gens, se rendre compte du pays où ils

vont et c’est un plaisir pour moi de les

renseigner sur cette bonne Savoie hospi­

talière et douce. Je leur dis quels bons

cœurs les accueilleront et de combien de

soins ils seront l’objet...

Enfin, voici Bellegarde e t bientôt

Genève.

Juliette R E Y M A N N .

lia C ir c u la tio n des T a x i s

S1

Ui

Le GARAGE D U K C H SA A L (A. GOY) p r e m ie r a r e m is e n c ir c u la tio n ui le ^ e s ta x is v ie n t e n c o r e d e m e ttr e e n » e i v ic e d e n o u v e lle s v o i t u r e s e t p e u t ?„a;lni -n a n l a s s u r e r t o u t e s l e s c o u r s e s 1111 s e r o n t c o m m a n d é e s , d e n u it fnH7>]'io ^ J0UI:- — P o u r lo n g s p a r c o u r s , P h o n e 5 91\ P n x a v a n ta g e u x . T é lé

-Les Anglais à Anvers

La

retraite

des troupes iieiyes et britanniques

Un communiqué officiel

Le secrétaire de l'am irauté anglaise com­ munique ce. qui su it, en date d u 11 octobre :

Pour répondre à un appel du gouvernem ent belge, nous avons envoyé à A nvers, pour participer à la défense do la ville pendant la dernière sem aine du siège, une brigade d’infanterie de m arine e t d eu x brigades navales (8000 liommes au to ta l), ainsi que quelques pièces lourdes de marine, servies par un détachem ent de m arins; le to u t, é ta it placé sous le com m andem ent du général Paris.

Jusqu’à lundi dernier, l ’an n ée belge e t la brigade de m arine défendirent avec succès la ligne de la N èthe; m ais, mardi, dès les premières heures de la m atinée, les forces belges qui se trou vaien t à la droite de notre brigade de marine, furent forcées à la retraite par une violen te attaq u e allem ande, effectuée aveo l’appui d ’une artillerie ex trê­ m em ent puissante.

E n conséquence, la défense se replia à l’intérieur de la ligne des forts, don t les intervalles avaien t été solidem en t barrés par des tra v a u x de cam pagne. L ’ennem i put alors utiliser le terrain qu’il a vait gagne pour établir ses batteries destinés au bom ­ bardement. de la ville. La ligne intérieure do défense fu t m aintenue mercredi et jeudi, tandis que la ville su bissait un bombarde­ m ent cruel.

L ’attitu d e des troupes, ta n t de la brigade de marine que des brigades n avales, a été louable au plus hau t degré, d ’au tan t plus qu’il s ’agissait d'unités d on t la form ation é ta it rjeente. Grâce à la protection des tranchées, nos pertes — malgré l’intensité du feu — so n t probablem ent inférieures à trois cen ts hom m es, sur les h u it m ille qui étaien t engagés.

La défense aurait pu être prolongée un peu plus longtem ps, mais pa.s asaez pour permettre que des secours su ff santé fussent envoyés, du m oins san s porter préjudice à l’ensemble de la situ a tio n stratégiq ue.

C’est jeudi que l’ennem i com m ença à presser fortem ent sur la ligno de com m u ni­ cation» dans le voisinage de Lokeren. Les forces belges qui défendaient ce p oin t com battirent avec une grande ferm eté, m ais elles furent graduellem ent refoulées, grâce a la supériorité numérique de l’ennem i.

Dans ces circonstances, les autorités m ili- aircsi belges et anglaises d’Anvers décid è­ rent d évacuer la ville. Les A nglais offrirent

e couvrir la retraite, mais lo général de Guise exprima le désir de les voir se retirer a van t la dernière division de l’armée belge.

Apres une longue marcho de nuit dans la direction de Sam t-Gilles, nos trois brigades atteigniren t leur destination; deux d’entre elles arrivèrent saines e t sauves à Ostende m ais, à la su ite de circonstances qui no sont pas cncoro com plètem ent connues, la plus grande partie de la première brigade navale fut coupéo par une attaqu e allem ande au nord de Lokeren e t deux mille hommes et officiers entrèrent sur territoire hollan­ dais, to u t près do H u lst, où ils déposèrent les armes afin de sc conformer aux règles de la neutralité.

La retraite do l’armée belge s'e st effectuée avec succès; les trains blindés e t les gros canons do m arine on t tous é té ommenés. Le parc d’av ia tio n n avale qui a effectué D üsseldorf et à Cologne les attaq u es antérieurem ent annoncées, a été ramené sans perte à sa base, sou s la p rotection des autom obillos cuirassées.

La retraite d ’uno d ivision n avale e t de l’armée belge, de Garni e t au-delà, a été couverte par d'im portants renforts bri­ tanniques.

^ Une grande partie de la pop ulation civile d ’A nvers n’c3t enfuio e t des m illiers de personnes se so n t réfugiées à l ’o u est do la ville qui fu t inccndiùo e t m ise eu ruines.

AU CONSEIL D ’ÉTAT

Sage-femme. — Le Conseil d ’E ta t a u to ­

rise Mme Oriol Frida A nna à exercer la profession de sage-fem m e dans le canton de Genève.

Collectes. — Il autorise les collectes su i­

van tes : Société des dam es de charité cat ho- liques rom aines du 15 au 30 novem bre; la Société philanthropique française, du 20 octobre au 15 navem bre 1914.

Crédit. — Il approuve un projet de loi

allou ant au Conseil d’E ta t un crédit de 6000 francs.p our l’élargissem ent de la route can ­ tonale de Versoix. *

E m prunt. — Il approuve un projet de

loi autorisant la com m une de G enève à contracter un em prunt de cinq m illions de francs.

La guerre et le com merce

On nous signale le fait suivant dont nous pouvons garantir l’authenticité :

U ne m aison de notre ville éta n t en trac­ tation s avec une fabrique de D üsseldorf, pour une m achine spéciale, e t ayant, vu la guerre e t la stagnation des affaires, renoncé à passer com m ande ferme, recevait — fin d ’août — une lettre l ’engageant cependant à le faire e t après d eu x grandes pages dans lesquelles la firm e sou tien t « que l ’A llem a­ gne n ’a jam ais eu la moindre intention d ’a t­ taquer aucun E ta t du m onde, quel qui so it », elle term ine par un postscriptum ainsi con­

çu : « Ou bien pensez-vous qu’il vaudra la peine de régler m ie question si insignifiante avec les fusils et les canons de 42 om. ? J e ne le p eux pas croire e t le m ieu x serait de laisser la politique parfaitem ent de côté quand il s ’agit d ’affaires e t j’espère que ce m om ent reviendra bientôt. »

La firm e allem ande aurait m ieux fait d ’observer, la première, cette réserve.

une visite au colonel Audéoud

[Liste de souscription en faveur

de la Croix-Rouge S u L s e

P arti mardi m atin de N euchâtel en a u to ­

m obile, le colonel divis onnaire B om and , accom pagné du lieutenant-colonel Yer in e t de M. Morgenthaler, e s t venu à G enève rendre v isite au colonel A udéoud. N os

offi-D E U X IÊ .M E L I S T E

___________________ __________ - ... M- e " Mme H . van M uyden. fr. 50; J. et ciers son t répartis une dem i-heure après . Charles L enoit, 5; M. Eugène pour Berne, où ils doivent assister à une B'OUco, 5; A nonym e, 5; M. Jule3 H ütsche, entroveue aveo le général W ille. ö ’ M Clém ent B ossi, 1; J . Cohamiier e t L.

' Flam and, 5; M. D adier-K uhl, 3; M. A n ­ --- ■■ — «— --- ' toine Maffi retti, 2; ÎL Jognin, 2; M. L am ­

bert, 2; MM. T hélin e t Cie, 1; M. E m ile Ge- n eu x, 1; M. C. A. J ean n et, 1; MM. C. Ve cio e t Cie, 1; M. Grillet, 1; M. K ugier, 1; MM. Geneux-JDancet, 2; MM. S te m irères, 1; M. V iviani, la femm e du pré-irî/nt du ' M onney, 1; JIM. D u ffaux e t S .in g , 2; Jf.

Madame Viviani de passage à Genève

Mme

conseil des m inistres français, est a - p .w a q e dans notre ville, faisant tv -s démarches p'.ur retrouver son f;ls disparu à l ’armée. D ’ici elle d oit aller à B m e.

Louis B rolliet, 2; M. F. H en n eb eig, 1; M. J . V uffray, 0,50; M. A. L uya, 1; M. J. K e il­ t e t, 1; JL Charnaux, 1; M. E . Chouet, 1; M. M. Torriani, 0,50; M. H . Matt hey, 1 ;

M. L ouis H iltbrand, 1; Le Trio, 2; M. F . lîe - | loz, 1; M. A. B oulens, 0.50; M. J . Guy, 0.50;

Un commis postal faussaire L Ï T

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à

M. T um er, 1; M. Lapera, 1; M. Gobel, 1: JI. D urand, 0,50; M. D u ret, 1; M. B astard, 0,50; M. Trach el, 1; M. Lachen.il, 1; JI. Grobel, 1; M. Marcel M agn;n, 0,50; A n on y­ me, 10; M. de M oraej, 5; A nonym e, 2; id., 0,50; id. 5; id., (A. G., 10; id., (Ern. Ch.), 20; C. Girard et, 2; Mme Orange, 1; M. Francis Chaponnière, 50; M. Eugène Penard, 20; Mme L achenal, 10; Jllle Jlarg. F.ou rn oy, 25; Mme M., 5; JIme X -. 5; Jllle F ulpius, 20; JI. L. F idpius, 25; JI le Dernière, 3: A n o n y ­ m e, 10; JI. L. A. llo clie , 5; M. L. L ’H ö 'e , 5;

Il s’était envoyé 20 000 francs

E m o'oyé postal à Zur.ch, Arm nd D ., N< uchâtelois, 21 ans, avait, il y a deux mois, intercepté une lettre contenant un passeport au uom de Fopp.

Vers le 8 octobre, D. expéd a, poste res­ tante à G n ève, à l ’adresse d - Fopp, un m -n d a t de v n g - m ille francs qu’il se propo­ sait d !aller toucher. .

Jlr.is le coup éta it trop gros. L ’adnvnistra-

t-ion fut m ise en éveil e t M. R n t, d recu-ur , Anonym e, 2; Mme Ju lie V allotton , 5; B . O. des postes a G n eve, déposa une n.ainte. | T oDler, 1.10; D om enici, 0.50; JI. A. B illaud,

Lundi aurès-m idi, le c o m iu -, muni au 5; j j A Biuogt> 5; M il. B ,ü au c, 5; JI. Rueg- passeport aerobe se rendit a G rnève e t se segger, 5; M. Im h of, 5; M. JI. C hallet fr èr es *" "" ' * 5; JL Thom as, 5; JI. N avazza, 5; Ch. Lapiu,

U n e salle sp éciale est réservée au x A lle­ m ands placés sous la surveillance de quelques soldats. N ou s entrons dans la chambre bien éclairée e t aérée où son t les blessés allem ands. Ceux qui ne son t pas « très touchés » se lè ­ v e n t pour saluer. Plusieurs so n t au fond de leur lit e t souffrent beaucoup. Ils so n t soignés aveo beaucoup d e sollicitude par les soeurs d e charité qui ne fon t aucune distin ction entre soldats français e t allem

ands-Parm i les «B oches » com m e on les app el­ le, il en est un d on t la fam ille habite prè3 de Zurich; il s ’exprim e correctem ent on français, e t accepte aveo un visible plai­ sir, un cigare su isse que nous lui offrons.

Le civ il cède le pas au m ilitaire; to u t A nnecy n’a qu’une pensée, aider les soldats, leu r faciliter la besogne, les choyer.

A la préfecture, JI. Surugue, préfet, depuis la m obilisation , travaille juur e t n u it, avec son précieux collaborateur, M. D upraz, s e ­ crétaire général, e t to u t son a ctif et dévoué personnel.

A la mairie, JI. B lanc, bien connu à Genève, passe plusieurs heures par jour, après avoir donné scs leçon s au lycée.

L ’adm inistration m unicipale a fort

à

faire aussi ; elle ne ce .se de s’occuper de- approvisionnem ents, do faciliter les réqui sitions. Le maire a organisé dès le début, des sou pes populaires e t rend ainsi de signalés services à la population.

A van t de quitter la capitale du G enevois, nous avons encore le plai ir de saluer le D r G allet, adjoint au maire, qui est parti dim anche pour le front com m e m édecin-m a- ! jor, après avoir d it adieu a u x sold ats e t avoir soigné avec tlévou m n de nom breux ble3

; sés, ie lieutenant Paul Jacquier sous-secré-

j taire d ’E ta t à l’intérieur qui é ta it sur le point de rejoindre l’ailo droite do l’armée, j ainsi quo le capitaine R ., bien connu à Ge ; nève, com m andant major des dépôts d ’A n ­

necy.

J . B.

Réfugiés à Thonon-les-B'nns. U n , nouveau convoi d ’une c- ntaine de réfug.és - n provenance do la région de Verdun et St-M ihiel, est arrivé à Thon on-les-Bains.

Les pauvres g n s arrivent d ’une région durem ent éprouvée par la guerre e t quel­ ques-uns d ’entre e u x nous on t fait un récit lam en table des ravages exercés par les A l'em auds dans leur m aheureux pays.

L es en fants e t les vieillards son t en m ajorité dans oe oonvoi.et nou s avons pu voir, en particulier, une pauvre vieille de 83 ans, à dem i paralysée, arrivée tout- seu ’e e t d o n t la misère faisait peine a v o r .

C s m alheureux on t été im m édiatem ent hospitalisés e t réconfortés.

présenta au guichet de la poste du Mont- B.'anc. L ’em p .oyé déclara qu’il n ’a vait pas suffisam m ent d ’arg-n t e t pria D. do le fuivre.

Sur ces entrefaites, un gendarm e fu t re­ quis e t le com mis fut, conduit au oomnvs- sariat. Interrogé par JI. S bSicr, il r o c n u u t les faits, aptes quoi il fu t éoroué à Sam t- A ntom e.

Armand D ., em ployé postal, qui fu t arrêté pour avoir essayé do se faire rem ettre un m andat de vingt- mille francs à la poste de la vue du JIont-B.anc, a été m terrogé par le juge d ’instruction.

L ’inculpé qui regrette amèrement, son acte, n ’a pu que confirmer la déclaration précé­ dem m ent faite au commisaire de police Sesslcr.

Cinquième Edition

Les Élections fédérales

3; JI. C. Iü cu g er, 2; E. C.. 1 ; JI. C. Furrer, 5; E. D ., 2; F. B l., 2; A. T ., 2; M. Lapîace, 2; JI. N aujod, 2;" Jf. A chille D. A ïliery, 2; E . B. e t JI. B ., 6,50; JI. L. R o;sier. 2; JIme Joséphin e U n i, 1 ; Mme Marie Ciabo, 0,25; Mme Sim ond , 0.25; M. H enri Ocdian, 0,20; A nonym e, 1; id ., 1; id., 1; id., 0.10; JI. Joseph Gh:o, 0,10; A nonym es, 1,50; Jllle B ucolans, 2; JL V ionnct, 0,50; M. Louis, 0,50; JI. A lex, 0,50; JI. J an 0 ,10; Anonym e, 0,50.

C o p p e s p o n d a z i c e s

— Rapports beiges.

N ous recevons le 5mo rapport do la com ­ m ission d ’enqu ête qui est d até d ’A m iens, le 25 septem bre. I l e st consacré aux atro­ cités commise» par la troupe régulière et le landsturm allem ands, dans la ït-gion d ’Aerschot e t au sac de Louvain.

N ou s Io publierons dès dem- iu.

— Secours en vue de l'h iver.

Le com ité qui s ’occupe do la fabrication des boulets en papier com bustib les, pour fam illes nécessiteuses, a installé uu atelier 4, rue des R ois, à la C-oulouvrenière.

Il vien t d ’en ouvrir un second au rez-de- chaussée de l’école enfantine, rue de Ville- reuse. Ces d eu x ateliers so n t ouverts chaque jour (sauf le dim anche) de 10 h. à midi e t do de 2 à 6 heures. Comme il e s t indispensable do profiter de la bonne saison pour torminer ce travail a van t l’hiver, un pressant appel e s t adressé à tou tes les personnes de bonne volonté qui pourraient y consacrer une ou plusieurs heures par sem aine.

Le travail consiste, soit à froisser du papier

hcc, s o it à confectionner dea boulets avec la p â te de papier humide.

Pour les inscriptions, s'adresser à l ’un

ou

l ’autre local.

— E n tre cyclistes.

D escen dan t la rue du M on t-B W o, un oyeliste, JI. Scherrer, dom icilié place du JÏolard, a été pris en écharpe par un autre cycliste, JI. Eugène B ernet, em ployé à la m aison Atar. D ais sa chute, JI. Scherrer fut blessé à la main gauche. Il du t se rendre à la policlinique où le docteur de service lui fit d eu x p oin ts de suture. Jl. B e in et, qui ne circulait pas à sa gauche, a été déclaré en contravention

— Escroc.

N otre police conduira mercredi à la fron­ tière, Clodio B., qui e st réclamé par les a u ­ torités de R om e, où il doit accomplir quatre années de prison pour faux e t escroquerie.

— Un ivrogne consciencieux.

Mardi m atin sc présentait au com m issa­ riat de la Grande R ue, un Carougeois bien connu de notro police, lequel a yan t bu plus que de raison, dem anda à l ’un des secrétaires, JI. ( orboz, do vouloir bien le faire conduire au violon, parce qu'il av a it envie de casser tou tes les vitres de l ’Hôtci-dc-VilIe. L’ivro- gue prévenant accom pagna m ême son e x ­ posé de gestes grandiloquents. Le secrétaire fit droit a la requête du Carougeois, lequel se rendit seul au violon où il fu t écroué.

— On a trouvé t

U n képi appartenant à un so ld a t du b a ­ taillon 4, une épingle de cravate, une bro­ che

en

argent,

uu trousseau de

trois p etites clefs.

Les dém ocrates présenteront q u atrs candidats pour le Conseil natio nal

L--B démocraU-8 se pont réunis en grand nom bre lundi soir, en leur cercle de la rue du Rhône.

Jl. R u U y, qui présidait, a fait un exposé de la situ ation, reiatant les pourparlers qui ont eu litu aveo les délégués d':s autres partis en vue d ’aboutir à l ’élaboration d ’une liste d ’entente pour (es élections au Conseil n ational. Ainsi nou s aurions sans doute satisfait, a ajouté Jl. R u tty , au vœ u du peuple. Jlais nou s nous som m es buttés à l ’intransigeance de nos adversaires, qui veu len t m aintenir le statu quo, c ’est-à-dire n e nous laisser qu’un seul représentant au Conseil national, alors quo notre parti est num ériquem ent le plus fort.

N ou s avons succom bé, il y a trois ans, d evan t une coalition, a poursuivi M. R u tty ; mais nous pouvons, oette fois, marcher rés^'ument. à la lutte.

M. R u tty , qui s’est trouvé d’accord avec to u te l’assem blee, s ’e st prononcé en faveur de la création du tribunal administratif, après quoi il a proposé Jl. Jlarcel Guinand en qualité de président de la com m ission électorale.

Ont été élus vice-présidents : MM. Louis V iret et Frédéric Jlartin. pour la ville; Ru- ch ette. Bal mer et Hudel pour la rive gauche; César Droin e t H enny pour la rive droite.

Jl. Jlarcel Guinand a dit qu’on pou vait com pter sur la bonne volonté de tous et que la victoire sera remportée. 11 a ensu ite enre­ gistré avec regret le désistem ent de Jl. R i­ chard, député au Conseil des E tats.

Ajoutoris qu’il est question de poser la candidature de Jl. R u tty au siège laissé v a ­ cant par Jl. Riehard.

M Paul P ictet a d it que les élections de G enève auront un certain retentissem ent, et le parti dém ocratique ne peut accepter le

statu- quo. L’orateur a e n su ite'fait ullusiou à

la con ven tion du Gothard.

E n som m e, pleins pouvoirs on t été Iaisuéa

à la com mission électorale, qui devra déjà

faire la propagande nécessaire avan t le retour des soldats genevois dans leurs can ­ tonnem ents.

L ’assem blée a décidé que le parti présente­ rait quatre candidats pour les élections au Conseil national, alors qu’il aurait réduit le nom bre à trois au cas où une en ten te aurait pu se faire.

L a liste portera donc quatre dém ocrates, d eux radicaux {JIM. F azy et Marc Peter), un indépendant (Jl. O dy), e t un socialiste (M. S :gg). Les jeunes radicaux (M. W illemin, d ép u té) son t donc élim inés, l’assem blée ayan t en outre com battu assez vivem en t les candidatures radicales de JIM. Char- bonnet e t R itzchel.

DAISS L KS SOCIETES

Union avicole.

Après une période d ’inaction qui lui a m alheureusem ent é té im posée par les év én e­ m ents, le com ité de l ’Union avicole a, dans sa séance du 6 courant, décidé de reprendre son activ ité. I l a, en outre, pris l ’in itiative de recom m encer la série de ses conférences. 1a prochaine séance aura lieu le mardi 13 octobre, au local, rue Pierre-Fario (anc. Café iliffo n ) e t sera agrém enté d ’uno causerie de M. Albert D urand, vice-président. Afin de rendre c ette réunion plus attrayan te e n ­ core, il sera présenté des anim aux de basse­ cour, dont le conférencier fera la dém ons­ tration.

L ’ origine d’ A n ve rs

On nous écrit :

J e lis votre article sur l’origine d’Anvers. J e crois que l’origine du nom que vous don i nez n ’est pas excate. Anvers, en flam and ' And werpen, e st une corruption de Hand werpen (jeter la m ain). D ans la n u it des légendes, un géant se te n a it à la boucle de l ’E scau t, où se trouve actuellem ent A nvers. Ce géant prélevait un trib u t sur tous les bateaux qui rem on taien t le fleuve. U n jeune capitaine se refusa de 1e payer et jeta un défi au colosse qui fu t tué. L e jeune capitaine lui coupa la main e t la jeta sur l ’em placem ent actuel d ’A nvers en d isan t : « V oilà m on droit i>. E t les armes d’A nvers furent un e m ain ooupce. C’est pour rappeler c ette origine que les A nversois on t érigé sur une do leurs belles places un m onum ent représentant le nouveau David s ’apprêtant à jeter au loin la m aiu qu'il v ien t de couper (H and w erpen).

N ou s espérons que cette fois encore A nvers saura vaincre le nou veau Goliath e t sau ra garder te s libertés.

J . D., im.

AUTO ET ESSENCE

Le départem ent de justice e t police nous com munique ce qui su it :

U ne grande confusion règne dans le îui” lieu des chauffeurs ou propriétaires de véhicules à m oteur, concernant l ’au tori­ sation de rouier c-t l ’emploi de l es'tence i n ­ dispensable

Le départem ent militaire est chargé de recevoir tou tes les requêtes, soit pour l ’em ploi do l'essence dans les industries, soit pour la circulation des véhicules, ta x is ou autres.

L e départem ent militaire donne un préavis e t c ’est l ’autorite m ilitaire fédérale qui décide.

Le départem ent de justice e t police n ’est actuellem ent chargé que du contrôle des autorisations uccordées par l ’autorité m i­ litaire fédérale.

Le départem ent a vivem ent insisté pour qu’une mesure générale intervin t e t que tou te lib erté fû t donnéo a u x intéressés, s ’il était établi que l ’essenoe em ployée provenait de l'extérieu r et que les réserves fédérales ne seraient pas entam ées.

Au surplus, de nouvelles e t pressantes d é­ marches seront tentées afin d obtenii nue n io lo n d e m odification de la situation actuelle

C h r o n iq u e régional®

A N N E C Y .

A nnecy, la capitale (lu G enevois a pris depuis les premiers jours de la m obilisation, nno place im portante parmi les villes de gar­ nison.

Le3 actes d ’héroïsme h l’actif de ses trou ­ pes ne Re com pten t plus.

Plusiours oentaines c e ses soldats tont restés sur le cham p de bataille; d ’autres, en plus grand nom bre, sont- revenus blessés ou en convalescence.

C’e st le cas ou jam ais de répéter les p a ­ roles de l ’organisateur de la defense n a tio ­ nale en 1870, G am betta, lors d’une v isite à A nnecy e t dans les principales villes de la lia u te-S a v o ie dans les premiers jours d ’o c­ tobre de 1872 :

n... s ’il y a eu un p ays dans lo territoire français qui ait nob lem ent fait son devoir, san s calcul, sans arrière pensée, sans h é ­ sita tio n , do plein gré, do cœur e t d’âm e, qui ait donné ses enfants et son or san s compter e t sans réfractaires, j’aim e à le répéter,c’est la S avoie e t la H aut e-Savoie. »

D an s nos c loim ua, nous avon s reproduit quelques nom s de oeux qui so n t tom bés sur le front, blessés on convalescents o> nous avons dit, d ’après les tém oignages m êm es de certains représentants de la Savoie au Parlem ent, quu plusieurs régim ents s a ­ voyards avaien t subi le premier choc et s ’étaien t b attu s com m e dos lions.

A A nnecy, com m e dans toutcB les villes françaises, lo soldat est chovo aussi bien par la pop ulation quo par les chefs mili taires La discipline ne n u it pas à la cam a raderie entre officiers et sim ples soldat«, surtou t lorsque les uns e t les autres ont été au feu.

Il con vien t égalem en t de signaler que to u t fonctionne pour le m ieux aussi bien a la c a ­ serne que dans les adm inistrations civiles.

Là, c ’est n m véritable niche.

Les cordonniors, lus tailleurs, los selliers, les bourreliers m ilitaires travaillen t sans relâche. A la m anutention, il y a une ample provision do farine et, qu otid ien nem ent, on y p étrit des milliers do kilos d ’un pain e x ­ cellent.

D ’anciens établissem ent« ecclésiastiques ont été am énagés pour les soldats. Ou i,- los casernes D e.oiix, B alleydier et du Château, qui dom ine la ville, il y a celles des C apucins, où se trouve une partie du 107iu‘: de ligne, de la Feuillette, des Frères, du Sépulcre, où lion rencontre des chasseurs à pieds, dos réservistes.

D ivers h ôp itau x avaien t é té installés pour recevoir et soigner des soldats blessés. Au lycée B erthollet, il y a vait place pour d eu x cents blessés, à l’école primaire près do la gare, au grand couvent de la

V isitation nou vellem ent construi*. e t situé,

au-dessus de l’hôpital, des centaines de lits avaien t été aménagés. Mais, d ’après des ox dres récents, ces établissem ents no seront pas utilisés pour l ’instant

11 y a toutefois près de quatre-vingts blessés dont quartorze Allemands, à l ’hô pit-al m ixte, situé de l ’autre côté du lac, en dehors de la ville, presque en face de l’hôtel de la Préfecture.

L e docteur Bonrnis de D ivonn c. médecin major dirige l ’hôpital m ilitaire avec plusieurs de ses collègues, JIM. Favro de Thôncs, Prallet de B onneville entre uutres.

Grâce il l obligeance du Dr Favre, il nouf> été permis de saluer les blessés. Parmi les soldats français, il en est peu de griève­ m ent attein ts, la majeure partie ont des blessures aux jambes ou aux bras. Ils sont to n s gais, satisfaits des soins qu’on leur donne et reçoivent avec plaisir las visiteurB çt leurs « g â te ries» : eicares ou livre».

É T A T C I V I L

R IV E D R O IT E

{D u i au 11ociobre. )

Naissances : R née R eed, Angleterre. —

Jlaria-E m esta R ebeechi, Italie.

Décès : Joseph-Erncst- Julliard, marié,

56 ans, France. — E m ile-Joim Ch?.rrot, m a­ rié, 23 ans, G rnève. — Jlarie-Joséphine R ogn ct, fem m e Cliarrot, 24 ans, G enève. — Y vonne-Joséphinc-L ouise P iotton , 14 mois, Genève. — F ran çois-Josep h-E n rle R lvollet, marié, 35 ans, France. — Joseph-A lexandre B onn et, marié, 70 ans, France.

E A U X -V IV E S

(du26 septembre au10 octobre.

)

N aissances: M aurice-Bcrnarü Bcechat.

Berne. — A lice-Louisa Io st, A llem agne. — Jan-François-A lbert V anat, G enève. Jlarcelle D an iel, Genève. — Gabriel-Jean Lam ielle, France. — Em ile-Louis Procureur. N euchâtel.

M ariages : Georges-Marc, N icole, Genève,

et. IsabeJle-Jeanne Cabane, France, — En gène-Ciiarlcs G oy e t Jeanne-L ydie Chanfo- ran, G enève. — L ouis-A lexis K üng, Genève, e t M arie-Alexandrine Sardet, France. i

Décès : E rnest Zanolini, âgé de trois m ois, 1 Genève. — François-M ario D ela v a y , céltba- } taire, âge de 30 ans, France. — Jeuny-J'an- I n v i â n s e l , veuve, née Gruaz, âgée tic 88 ans. Grisons — .Jeanne-Françoise C hautagnat, i veuve, âgée do 85 ans. G enève

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P l a c e d e s A l p e s O u v e r; d é s fl h . i j ï <In s o i r E x c e l l e n t o r c h e s t r e T z ig a n e A t t r a c t i o n Af)4S

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y r i q u e

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M .L A P P E in f o r m e s a n o m b r e u s e c lie n - i t è le q u e l e s c o n c e r t s d ’h i v e r c o m m e n i c e r o n t le 15 o c t o b r e 1914.

O rch estre H elge

d i n g e

par M.

R ù lilm o n n A3S4 1

LEMAflifl

ß flc c fliflU R B rn s

M

a t u r i t é

Baccalauréats français.

I N F O R M A T I O N S F I N A N C I È R E S

G nève, mardi. JNot-re c o t e ’n'osfc gufre brillante aujom t d ’hn T! n ’y a que six cours cotés. C’est la

'n tié de oe que nou s avon s eu hier. Les val*

c i î ,

Fédéral 5 % 100.40 (baisse 0.10). Lotj genevois 91.50 (hausse 0.50). G enève 1889 915. G- n ève 1910, 450. Sc-Gothard (coupun -ie 1000), 801 (hausse 1 fr.). Triquettè, 429.

A u x changes, le chèque sur Paris e st d a m andé à 100.90 e t les billets fran çais à 100.88 e chèque italien e st ferme à 97.20 e t le Lon- ■1res e st en progrès d ’un centim e à 100.26» Le chèque allem and e st dem andé à 116.2& N ew -Y ork , 5.

A Berne la bourse s ’e st partiellem ent r o * verte à partir du 5 crt. A Lausanne les s é a n t » boursières o n t repris de 10 b. à 10 h. % cha> que jour; la cote p arait d eu x fois par semai« ne.

D e Paris on annonce que plusieurs grandit éta b ’issem ents de crédit o n t décidé, en vue d i faciliter la souscription au x b o n s'5 % de la D éfense nationale, de m ettre à la disposition de leurs clients 20 % de leurs d ép ô ts au lien d e 5 % qui son t disponibles d ’après le décret du 27 septem bre.

• Dw N ew -Y ork nou s recevon s les chiffrai su ivan ts de recettes pour 35 des principales com nagnies de chem in de fer dans la qua* trièm e sem a:n e de septem bre : doll. 18. m il­ lions 113.881, so it une dim m ution de doü. 1.991.104 (9.90% ) comparé à la sem aine cor­ respondante de l ’année dernière. E t pour 4 ] com pagnies, dans le m ois de septem bre, h t recettes brutes o n t é té de doll. 75.193.886j soit une dim inution de doll.. 5.777.334 <m

7.05 % . , .

BOURSE DE BORDEAUX Bordeaux, 12. — 3 % Français, 78| Vill.-s de Paris 1805, 512; 1892, 310; 1891 quarts, 72; 1898 quarts, 77; 1912, 221i 1871, 370; Foncières 1913, 420; 1909, 21$à 1S85, 350; 1883, 374; Communales 1912, 208; 1906, 400; 1891, 314; 1912 non lib é. rées, 201; Ob igation s Lyon nou velles, 3 7 0 ; I.y n , 374; Midi, 380; Ouest, 370; Sar». gosse, 320; Ch ne 1913, 430; J latéo 1910, 480; 1914, 436; E g y n te unifié, 89;B o n a jannnais 1913, 493; R io T into, 15G5 ; Lyon, 1095; Com otoir d ’Escom pte, 750; Panama lo ts, J06; P athé, 135; T hom son, 560; B ri anal 310; R usses 1906, 98; 1909, 87; 1899, 701 R éunis, 89; Trams B ordeaux, 228; Cafi de B ordeaux, 125.

o & o r o V « M

M A R D I

E glise naliona - protestante. —

8

b.

lit

tem ùe de C é h g n /, recueillem ent e t prière,

Croix-Bleue. — S h. 15, salle de la Prairie»

rue Trcmchin; Jon ction , m aison de paroisse! rénninns nubliques.V , .

U nion avicole. — 8 b . 1 ./2, local, rue Piorre-

F a tio (ancien café M 'ffon ), séance. Causerie d e M. A lbert D urand.

U n ion chrétienne ae jeunes gens— . 8 fk ,

3, rue Général-D ufour, ouverture d es com a d ’allem and , d ’italien, d e sténographie d

de français. - - j

M E R C R E D I

Conférence. — S n. 1/2, salle de la Réfar*

m atiou : o A travers le nord-est de la Franca i par M. Hoffer.

U nion chrétienne de jeunes gens. — 8 h.,

3, rue Générai-JDufour, ouverture des cours d e tenu e de livres e t d ’arithm étique com* mereiale.

E glise nationale protestante. — 8 h.

chapelle de la Servette, réunion de prières pour les militaires e t leurs fam illes.

E glise luthérienne. — 8 h. %, 38,

nu)

Veruaine, réunion religieuse.

C hristian Science Society. — 8 b. 15, 4}

cour de St-Pierre, réunion de témoignagea (français e t anglais).

Croix-Bleue. — 8 h. 15, 16, rue Jaoquofc

D ainhin, Carouge, réunion publique. I 1.

Socialistes et U nion ouvrière. — 8 h. U i

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