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Modifications du comportement alimentaire de vaches Charolaises conduites (...)

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Academic year: 2022

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Modifications du comportement alimentaire de vaches Charolaises conduites en stabulation libre et nourries au foin, selon la largeur de riitelier disponible

Feeding behaviour of loosed-housed Charolais cows fed ad libitum with hay according to the number of dispensers

S. INGRAND ( I ) , J.C. BONNEFOY ( I ) , J. AGABRlEL ( I ) , B. DEDIEU ( I ) , J . LASSALAS ( 2 )

( I ) INRA Unite' de Recherches sur les Herbivores 63122 Sait~r-Gents-Cl~ampanelle

( 2 ) lNRA Dornaine expe'rimental

((

Les Razats

w

63820 hqlcelcille

L'alimentation hivernale des vaches allaitantes est le plus sou- vent collective avec par exemple la distribution de foin dans un rdtelier pour un lot d'animaux en stabulation libre. Souvent, I'ensemble des vaches du lot n'ont pas accks simultantment au rdtelier, ce qui engendre une situation de compttition alimen- taire. L'essai prbentC a pour objet de comparer le comporte- ment alimentaire de vaches conduites en stabulation libre et nourries au foin distribut en balles rondes, selon la largeur de rdtelier disponible.

1. MATERIEL ET METHODES

Deux groupes de 6 vaches (2 repetitions), alimentees avec du foin de qualitt moyenne (dMS=56,2 %

;

0,665 UFLIkg de MS

;

1,12 UEB) conditionnt en balles rondes et distribui B volontk, ont eu accts dans une premikre phase (2 semaines

:

S I et S2) 8 deux rdteliers (2 x 1,55m), puis dans une seconde phase (3 semaines

:

S3 a S5) 8 un seul rltelier (I x 1,55m). Les ani- maux ttaient des vaches Charolaises taries en gestation de leur second veau. Elles ont t t t apparites en fonction du stade de gestation, du poids vif, du rang social et de I'ttat corporel, puis rtparties dans les deux groupes exptrimentaux. Trois sCries d'enregistrements vidto sur 5 jours constcutifs durant S 1, S3 et S5 ont permis de determiner le comportement alimentaire individuel des vaches.

2. RESULTATS

La durCe d'ingestion quotidienne (DI) des vaches a C t t en moyenne de 6h20, trBs similaire pour les deux groupes

;

elle n'a que trts Iegtrement diminue entre S l et S5 (figure 1).

Cependant, les comportements individuels n'ont pas ttt iden- tiques et la DI a fortement augment6 pour 2 vaches (+I h 30), et fortement diminut pour 2 autres (-1 h 20).

Figure

1

Evolution de la durCe quotidienne d'ingestion (DI) de vaches Charolaises taries entre S1 (2 rlteliers disponibles), S3 et S5 (1 ritelier disponible), selon le rang social des vaches

Ceci pourrait indiquer une modification des quantitb ingtrtes individuelles durant I'essai. Les differences individuelles de

DI entre S1 et S5 ne semblent pas likes au poids vif des vaches, ni 2 d'autres variables zootechniques mesurCes (ttat d'engrais- sement, rang social). Ainsi, les variations de DI entre S1 et S5 ont t t t de

:

-38, +42 et -23 mnlj, respectivement pour les vaches de rang social tlevt, intermediaire et faible. La dimi- nution de la largeur d'accks au foin a rtduit les 6carts de DI entre les trois classes de hitrarchie sociale (figure I).

Durant S3, le profil d'ingestion journalier des vaches s'est modifit. Ainsi, entre 23h et 5h, les vaches ont ingirt de 5 a

10 m n h en plus par rapport la situation ob elles Jisposaient de 2 rlteliers par groupe. Inversement, entre 7 h et 11 h du matin, elles ont ingCrC 10 mnlh en moins. Deux semaines plus tard (S5), le profil d'ingestion des vaches est redevenu prati- quement ce qu'il Ctait avant la suppression d'un rMelier, 8 I'ex- ception du pic d'ingestion du matin qui n'est pas rkapparu (figure 2). Pour toutes les vaches, quel que soit le nombre de rlteliers et la ptriode d'observation, I'activitt d'ingestion a ttC inferieure a 5 mnlh entre 4 h et 6 h du matin.

Figure 2

Profils horaires d'ingestion en fonction du nombre de rlteliers et de la semaine (moyenne de 12 observations, soit 2 groupes

de 6 vaches taries gestantes)

DI (mn/h) S l

;

2 rhteliers

-0-

S3

;

1 rltelier

40 1

+ S5

;

1 rdtelier

CONCLUSION

Lorsque l'accits au rdtelier a t t t restreint, les vaches ont dtcalt leur activitt d'ingestion, mais ce dtcalage ne s'est pas main- tenu dans le temps. Les vaches ayant subi la plus forte dimi- nution de d u k e quotidienne d'ingestion ont t t t celles de rang hitrarchique extrtme. Ceci pourrait s'expliquer par 1e renfor- cement en situation de compttition, de la ntcessitt pour les dominantes de faire respecter leur statut et pour les domintes d'tviter les interactions agonistiques. Ces rtsultats obtenus avec des vaches allaitantes, dont les besoins nutritionnels sont faibles et la capacitt d'adaptation ClevCe, sont A confirmer avec des effectifs plus importants et avec des vaches aux besoins plus elevts, i.e. des vaches en lactation.

Renc. Rech. Ruminants, 1999, 6

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