HAL Id: jpa-00236780
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Submitted on 1 Jan 1872
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Tourniquet électrique
Neyreneuf
To cite this version:
Neyreneuf. Tourniquet électrique. J. Phys. Theor. Appl., 1872, 1 (1), pp.226-228.
�10.1051/jphystap:018720010022601�. �jpa-00236780�
226
taibles
tractions,
des valeurs obtenues sous lapression
constante del’atmosphère
pour la chaleurspécifique
souspression
constante Ccat lc cocfficicnt de dilatation linéaire J. Les variations de
tempéra-
ture calculées au moyen des formules de la
thermodynamique,
enremplaçant
Ci etai
par C et~,
curent une concordanceremarquable
avec les résultats des
expériences
de M. Joule sur la traction des solides. Au moyen de cettesimple
remarque, il devient alors facile de calculer le coefficient d’élasticité sans variation de chaleur pour les divers corps solides.TOURNIQUET
ÉLECTRIQUE;
PAR M. NEYRENEUF.
La réaction de l’air n’est pas la seule cause à
invoquer
dans l’ex-plicatioii
du mouv ement dutourniquet électrique :
on doit faire intervenir aussi larépulsion qu’exerce
sur lespointes
considéréescomme centres
électriques
intenses le fluiderépandu
sur lesparties
fixes de la machine. Cette dernière cause est mise en évidence par les
expériences suivantes,
danslesquelles
la rotation seproduit
sansque la réaction de l’air
puisse agir.
x ° Si l’on
garnit
lespointes
d’untourniquet
depetites
balles desureau ou de feuilles d’étain
roulées, l’appareil
tourne presque aussi vite que si lespointes
étaient nues .2° Si l’on
garnit
lespointes
depetites
balles c1c gommelaclue, l’ap- pareil
tourne dans le senshabituel ;
il peut seproduire
au début unmouvement inverse
qui
nepersiste
pas.3° Avec des balles de
cire, l’appareil
tourne soit dans un sensArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018720010022601
227
soit dans
l’autre,
maisplutôt
dans le senshabituel,
surtout pour desquantités
considérables d’électricité.On
prend,
pour se rendre compte de l’influence relative des dîne-rentes causes, un
disque
horizontal AB(fig. 1 )
mis en comxnuni-cation avec une machine de Ramsden par une
longue tige implantée
normalement en son
milieu,
de telle sorte que la distribution du fluide autour du centrepuisse
être considérée commerégulière.
On
place
sur cedisque
unepointe unique IKL, équilibrée
parune
petite
masse ni, mobile autour d’un axe verticalqui
seprojette
en
J,
que l’on peutdéplacer.
Si 1 coïncide avec le centre du
disque,
le mouvement ordinaire seproduit quand
lapointe
est nue, ougarnie
de moelle de sureau, de ballesd’étain,
de gommelaque,
de cire. Il estplus
lent dans le casde la gomme
laque
et de lacire,
et devient insensible si on les rem-place
par une balle conductrice etpolie.
Les dimensions relatives des différentes
parties
del’appareil,
lesquantités
d’électricitéinfluent,
comme on peut leprévoir,
sur lamanifestation du
phénomène.
D’une manièregénérale,
il est bonque l’axe de rotation n’ait pas une
grande hauteur,
et que la dilfé-rence entre le rayon du
disque
et la distance de lapointe
à l’axe derotation ne soit pas trop
considérable (1).
Si l’axe de rotation est
excentrique,
avec lapointe
nue, on obtientdes résultats
qui dépendent
de laposition
initiale.Le mouvement
rapide
audépart
si IK’L’représente
laposition
initiale,
va se ralentissant très-visiblement en IK’IL’I et au-dessus228
du
disque, jusqu’à
uneposition
voisine deIK"’L~",
àpartir
delaquelle
le mouvement s’accélère de nouveau. Au bout de deux tours, ces variations de vitesse ne sont
plus
scnsibles.Si la
position
initiale estIKL,
en 1K»L~~ letourniquet
s’arrête etl’électroscope
deHenley
accusc unedéperdition
considérable.On peut trouver dans le
voisinage
de IK"’L"’ une nouvelleposi-
tion
d’équilibre.
Supposons
quc les quatrepositions
de lapointe représentent
les quatre branches d’untourniquet ordinaire,
il est clair que le mou-vemcnt sc
produira.
On se trouve sensiblement ici dans le cas del’expéricnce
ordinaire.Avec les diverses substances
employées
pour masquer lapointe,
les mêmes circonstances
générales
seproduisent;
lespositions
d’é-quilibre
s’obtiennentplus
facilement avec la gommelaque
et lacire.
On se rend compte facilement de tous ces résultats en remarquant que, pour les différentes
positions,
lesportions
dudisque qui agissent
soit dans un sens soit dans l’autre sont ou
égales
ouinégales.
Dansla
position
IKI/LI! parexemple,
si l’on réduit l’effet à celuiqui
se pro- duit sur lapointe,
toute laportion
dudisque
àgauche
de la droiteIL"
agit
pourrésister,
dans le cas où lapointe
est nue, à l’action de l’autreposition
dudisque jointe
à la réaction de l’air.Les surfaces des balles de sureau et d’étain peuvent être
regardées
comme hérissées de
pointes
oricntées dans toutes les directions et surlesquelles
s’exerceront desrépulsions
dont la résultante aura unedirection
identique
avec celle de la forcequi agit lorsque
lapériode
est nue.
La gomme
laque joue
le même rôle que l’air comme corps isolantet conserve à la
pointe
sonpouvoir spécifique.
La cire se trouve dans le même cas.
Les anomalies que
préscnte
letourniquet complet placé
sur lamachine rentrent dans les faits
précédents.
Laposition initiale, quand
lespointes
serontmasquées
par de la cire ou de la gommelaque,
aura unegrande
influence sur le sens du mouvement,qui
devra