HAL Id: jpa-00206974
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Spin des niveaux à 0,46 et 0,67 MeV du 34Cl
J.M. Thirion, G. Chouraqui, Th. Muller, M. Port
To cite this version:
SPIN DES
NIVEAUX
A
0,46
ET
0,67
MeV DU
34Cl
J. M.THIRION,
G.CHOURAQUI,
Th. MULLER et M. PORTInstitut de Recherches
Nucléaires,
Strasbourg
3(Reçu
le 25 mai1970)
Résumé. 2014 L’étude de la réaction
32S(3He, p03B3)
3Cl a été réalisée à l’aide d’un faisceau 3He++aux
énergies
9, 9,5 et 10 MeV. Les coïncidences p03B3 ont été effectuées entre protons détectés à 0° et rayonnements 03B3, conformément à la méthode II de corrélationangulaire
de Litherland et Ferguson.L’exploitation
des corrélations des groupes de protons menant aux deuxième et troisième niveaux excités du 34CI avec les rayonnements 03B3correspondants,
détermine sansambiguïté
J = 1pour les
niveaux à 0,46 et 0,67 MeV de ce noyau. Ces résultats confirment les
prévisions
théoriques
déduites du modèle en couches avec interaction à deuxparticules
modifiée.Abstract. 2014 The
32S(3He, p03B3)
34CI reaction has been studied with a 3He++ beam atenergies
9, 9.5 and 10 MeV. The p03B3 coincidences were measured between protons detected at 0° and gamma rays,
according
to the Method II of Litherland andFerguson.
Theinterpretation
of theangular
correlations between the proton groupsleading
to the second and third excited statesand the
corresponding
gamma raysuniquely
determines J = 1 for the 0,46 and0,67
MeV levels of 34C1. Thèse results are ingood
agreement with theoreticalprevisons
of shell model calculations with modifiedtwo-particle
interaction.Introduction. - Les
configurations théoriques
des états des noyaux de masse 34 ont été calculées parGlaudemans et ses collaborateurs
[1]
dans
le cadre du modèle en couches en prenant en considération desinteractions à deux
particules
dans les seules couches extérieures 2S112
et 1d3/2,
toutes les autres couches fermées étant considérées comme formant un coeurinerte
28Si.
Pour le noyauself-conjugué
34CI,
cescalculs conduisent leurs auteurs à faire
correspondre
les deuxième et troisième niveaux excités à0,46
MeVet
0,67
MeVrespectivement
à deux niveaux calculés despin
etparité
JTC =1 +.
Des calculs
plus
récents,
effectués par Glaudemans etWildenthal
[2],
utilisent un coeur inerte160
et des interactions à deuxparticules
modifiées(MSDI) (*).
Les résultats obtenus confirment lescorrespondances
précédentes
tout en réalisant un meilleur accordpour les
énergies
des niveaux concernés.Ces
niveaux,
qui
fontl’objet
duprésent travail,
ont été observés par diverses réactions[4-6].
L’étude de la radioactivitép+
de34 A
[7]
met en évidence unembran-chement
fi’
de 1%
vers le niveau à0,67
MeV du34Cl,
cequi
permet à leurs auteurs d’attribuer Jn =1 +
à ce niveau.
Cependant
d’autres auteurs[8],
étudiantégalement
la radioactivitéfi’,
n’ont pas observé detransition y de
0,67
MeV. La valeur J =(1)
estégalement suggérée
par les résultats de corrélationsangulaires
yy dans la capture radiative deprotons
33S(p,
y)34CI
[6].
(*) Modified Surface Delta Interaction [3].
FIG. 1. - Niveaux d’énergie du 34Cl et transitions étudiées dans le présent travail.
La valeur de J ne semble donc pas connue avec
certitude pour le niveau à
0,67
MeV du34Cl,
alorsqu’aucune
valeur n’est connueexpérimentalement
pour le niveau à
0,46
MeV. C’estpourquoi
nous avonsentrepris
la mesure duspin
de ces deux niveaux en744
mesurant les corrélations
angulaires
proton-gamma
(py)
dans la réaction32S(3He,
p)
34Cl
(Q
=6,079
MeV).
Lagéométrie
de détection ainsi que la méthoded’ana-lyse
des corrélationsangulaires
mesurées sont celles décrites par Litherland etFerguson [9].
La
figure
1présente
les niveauxd’énergie
du34Cl
et les transitions y étudiées dans le
présent
travail.Méthode
expérimentale.
- Ce travaila été réalisé à l’aide du faisceau
3He + +
délivré par l’accélérateur Van de Graaff de5,5
MeV duGroupe
de Laboratoires deStrasbourg.
Après analyse
par un aimant de déflexion à90°,
le faisceau était refocalisé à l’aide de lentillesquadrupolaires
et traversait undiaphragme
de 3 mm de diamètre avant d’atteindre la cibleplacée
au centred’une chambre de réaction
cylindrique
enplexiglas,
d’axe vertical et de 3 cm de rayon intérieur. L’intensité du faisceau était de0,06
pA
en moyenne.Les corrélations
angulaires
ont été effectuées à9, 9,5
et 10
MeV,
cequi
a pour effet de faire varier lerapport
des
paramètres
depeuplement
des sous-étatsmagné-tiques P(1)/P(0).
Ceci permet de lever l’indétermination dans le cas où les corrélationsangulaires
py calculéespour deux valeurs différentes du
spin
du niveau initialde la transition y,
présentent
uneanalogie
fortuitepour des valeurs bien
particulières
deP(1)/P(0).
Les cibles utilisées étaient de deux sortes : une cibleépaisse
de carbone natureldéposé
sur une feuille de tantale de0,05
mmd’épaisseur
pour l’étude de laréaction de
calibrage 12C(3He,
py)
14N
et une cible de200 à 300
Jlg/cm2
de sulfure de zinc naturelévaporé
sur un support de
tantale,
également
de0,05
mmd’épaisseur,
pour l’étude
de laréaction 32S(3He,
py)
34Cl.
Leplan
de la cible étaitplacé
normalement à l’axe du faisceau et isoléélectriquement
afin de recueillir lacharge
déposée. L’épaisseur
du support de tantale esttelle
qu’il
arrête totalement le faisceau incident. Nous avons utilisé un détecteur à barrière de surface de 2000 p
deprofondeur
sous une tension depolarisa-tion de 300
volts,
cequi
correspond
àl’absorption
totale de protons de 18 MeV. La résolution
intrinsèque
du détecteur était de 50 keV pour lesparticules
a de5,5
MeV. Pour lespics
deprotons
de notre réaction(14
à 16MeV) l’élargissement
dû à la traversée du tantale de0,05
mm du support de cible nedépassait
pas 200 keV. Le détecteur était
placé
à1,3
cm de lacible,
à 0° parrapport
à la direction du faisceauinci-dent,
conformément à l’une desgéométrie requises
par la méthode II de Litherland etFerguson [9].
Undiaphragme
circulaire entantale,
de 6 mm dediamètre,
placé
devant ledétecteur,
permettait
de définir avecprécision
la surface utile de ce dernier.L’angle
solide de détection était donc de0,16
stéradian.La
figure
2présente
un spectre de protons obtenu en bombardant la cible de sulfure de zinc avec desnoyaux
3He
de9,5
MeVd’énergie
incidente. Lesgroupes de protons numérotés po à pil, issus de la réaction
32S(3He,
p)
34Cl,
correspondent
auxpremiers
niveaux du
34Cl.
Les groupespo
etpj
sont dus à laFIG. 2. - Spectre de particules chargées observé en
bombar-dant une cible de sulfure de zinc déposé sur tantale par un fais-ceau 3He++ de 9,5 MeV d’énergie incidente. Les groupes de
protons po à pu sont issus de la réaction 32S(3He, p) 3 4CI, les
groupes p6 et pl proviennent de la réaction parasite 12C(3He, P)14N.
réaction
12 C(’He,
p)
14N
etproviennent
d’une conta-mination en carbone de la cible. Lecalibrage
enéner-gie
était réalisé à l’aide de l’étudepréalable
de cetteréaction.
Les
rayonnements
y ont été détectés à l’aide d’un cristalcylindrique NaI(Tl)
de7,62
cm x7,62
cm etde résolution voisine de 7
%
pour la radiation y de0,662
MeV du13’Cs.
Ce cristal était mobile dans leplan
horizontal passant par lepoint d’impact
du fais-ceau sur la cible etpouvait
prendre
toutes lespositions
angulaires comprises
entre + 900 et - 900. La distance de la face avant du cristal à la cible étaitégale
à 80 mm.Il était blindé latéralement par un manchon
cylindrique
deplomb
de 8 cmd’épaisseur.
Les tables deRutledge
[10]
donnent pour cettegéométrie
de détection des coefficients d’atténuationQ21QI
=0,9
etQ41QO
=0,69
pour
Ey
=0,5
MeV.La
présence
à 00 du détecteur departicules
chargées
entraîne uneabsorption
nonisotrope
des radiations yémises par la cible. Nous avons relevé à
chaque
angle
de détection les spectres y de différentes sources radio-actives enprésence
et en l’absence du détecteur departicules
chargées.
L’étudecomparative
de ces spectres apermis
de calculer pourchaque angle
de détection un facteur decorrection,
fonction del’énergie
de la radiation y considérée. Laprésence
dans le spectre y de la réaction étudiée deplusieurs
raies facilement identifiablespermettait
uncalibrage
permanent enénergie.
Les
impulsions
électriques
délivrées par les deuxdétecteurs, particules
chargées
etrayonnement
y,attaquaient
simultanément deux circuits à coïncidence enparallèle
notésCl
etC2
sur le schéma fonctionnelutilisaient le front de montée de
l’impulsion.
Letemps
de résolution était pour les deux circuits de l’ordre de 40 ns. Les délais des
impulsions
attaquant
le circuitCI
étaientajustés
au mieux pour obtenir des coïnci-dences réelles alors que les délais desimpulsions
attaquant
le circuitC2
étaient décalés de 100 ns parrapport à cette valeur. Nous avons de cette
façon
puenregistrer
simultanément le spectre de coïncidences réelles et le spectre de coïncidences fortuites. L’utilisa-tion sur les voiesproportionnelles
de portes linéairesdont l’ouverture était commandée par les
signaux
de coïncidencepermettait
d’éviter l’encombrement des convertisseursanalogiques-digitaux
et de réduire sensi-blement le temps mort de ces derniers. Par l’intermé-diaire des deux convertisseursattaquant
lesystème
ESTERd’acquisition
de données[11],
les spectresbiparamétriques
desimpulsions
en coïncidence étaientenregistrés
chacun dans une zone de mémoire de 4 096 canaux d’un ordinateur I. B. M. 1800. Ces spec-tres étaient ensuite transférés surdisque magnétique
en vue de leur traitement ultérieur par ce mêmeordi-nateur.
Les spectres
biparamétriques
XY ainsi relevéscomportaient
32 canaux en X et 128 canaux en Y.Dans les 128 canaux Y étaient
enregistrés
lesrayonne-ments y
d’énergie
inférieure à2,5
MeV alors que les 32 canaux Xcorrespondaient
aux protonsd’énergie
comprise
entre celle du groupe po allant vers l’état fondamental du34Cl
et celle du groupep’
allantvers le
premier
état excité de14N
dans la réaction12C(3He,
py)
14N.
Les protonsd’énergie
inférieure étaient éliminés par le seuil inférieur du convertisseur.FIG. 3. - Schéma
synoptique du système de détection et
d’acquisition de données permettant la mesure simultanée des coïncidences py réelles et des coincidences fortuites.
PM : Photomultiplicateur. J : Jonction particules. PA : Préamplificateur. AL : Amplificateur linéaire. PL : Porte linéaire. AR : Amplificateur rapide. DR : Discriminateur rapide. Del : Délai. C1, C2 : Circuits à coïncidence. OU : Circuit « OU ». CA : Convertisseur analogue-digital.
E(1/10): Echelle d’échantillonnage.
Dans la
région
duspectre
en coïncidence ainsidéli-mitée,
le nombre des coïncidences fortuites était danstous les cas inférieur à 10
%
du nombre total decoïn-cidences,
et le taux de coïncidences d’environ 20 par seconde. Les mesures étaient effectuéesàcharge déposée
constante.
L’enregistrement
simultané du spectre deprotons
sur unanalyseur
400 canauxpermettait
deconnaître le nombre de réactions
pendant
une mesureet servait de moniteur. Il était nécessaire de réduire d’un facteur dix le nombre des
impulsions
attaquant
cet
analyseur
afin d’éviter ledépassement
decapacité
(Fig. 3).
La mesure des corrélations
angulaires
étudiées a été effectuée en relevant desspectres
encoïncidence,
suivant les cas, pour six ou sept
positions
angulaires
dudétecteur gamma.
Chaque
mesure étaitrépétée
deux ou trois fois.Exploitation.
- Comme le montre lafigure
2,
les groupes de protons p2 et P3 ne sont pas résolus. Lafigure
4présente
deux spectres protons extraits d’unspectre
biparamétrique
XY. Lepremier
(Fig. 4a)
FIG. 4. -
Spectre des protons de la réaction 32S(3He, p 34Cl,
en coïncidence avec les rayonnements y de 0,67 MeV (a) et
0,46 MeV (b), provenant respectivement des transitions 0,67 --> 0 et 0,46 -> 0 dans le noyau 34Cl. Les fenêtres de sommation
utilisées pour l’exploitation des corrélations angulaires sont
indiquées.
montre les protons en coïncidence avec les
contri-746
bution du groupe p4 est
négligeable.
Ledeuxième
spectre
(Fig. 4b)
montre lesprotons
en coïncidence avec lesrayonnements
yd’énergie
comprise
entre0,39
et0,52
MeV. L’alluredissymétrique
dupic
est due àune contribution de la
partie
basseénergie
du spectre yde
0,67
MeV. Cette contribution a pu être soustraiteaprès
étude d’un spectre standard durayonnement
y de0,662
MeVdu 13’Cs et compte
tenu du recouvrementdes fenêtres de sommation
indiquées
sur lafigure
4(a
etb).
Au
comptage
brut obtenu dans la fenêtre desomma-tion était soustrait le
comptage
relevé dans la même fenêtre du spectre de coïncidences fortuitescorres-pondant.
Pour la corrélation p3 70,67MeV’ le
nombre de coïncidences fortuites était inférieur à 3%
du nombre de coïncidences réelles alors que pour la corrélation p2 70,46MeV’ le
taux de fortuitesapprochait
10%
du fait de laprésence
dans la fenêtre desomma-tion d’une contribution du
rayonnement
y d’annihila-tion de0,511
MeV. Les valeurs ainsi obtenues étaient ensuite ramenées à uncomptage
constant du moniteur. Ce dernier était constitué par lapartie
du spectre de protons directsenregistré
surl’analyseur
400 canaux comprenant les groupes deprotons
po à p3. Les varia-tions de ce moniteur nedépassaient
pas 5%
durant le relevé d’une corrélationangulaire.
Auxangles
de détection affectés parl’absorption
nonisotrope
du détecteur departicules
chargées,
la correctioncorres-pondante
était effectuée.Afin de tenir
compte
des défauts decentrage
dusystème
dedétection,
nous avons étudié la corrélationangulaire
py(J
= 0 --> J =1)
dupremier
niveau excitéà
2,31
MeV de14N
par laréaction 12C(3 He, py) 14 N.
Cette corrélationangulaire
étantisotrope,
nous avons pu en déduire les facteurs de correction dus àl’asymétrie
expérimentale.
Une dernière correction étaitappliquée
à la corrélation p2 yo,46 Mev, consistanten une soustraction de la contribution du
rayonnement
y de
0,67
MeV dans la fenêtre durayonnement
y de0,46
MeV. Cette correction était inférieure à 5%
danstous les cas.
Analyse.
- Uneexpression
générale
de la corréla-tionangulaire
d’une transition y entre un niveau initial et un niveaufinal,
mesurée dans le cas dudétec-teur de
particules
chargées
placé
à 00 parrapport
au faisceau incident est donnée par Litherland etFergu-son
[9].
Les deux niveaux du31Cl
à0,46
et0,67
MeVse désexcitent par transition y vers le niveau fonda-mental JTC =
0’
dans lesproportions respectives
de100
%
et 80%
par rapport à leur désexcitation y totale[12].
Les corrélationsangulaires
mesurées étaient de ce fait cellescorrespondant
à une transition d’un niveau despin
inconnu vers un niveau despin
zéro. Dans ces conditions iln’y
a pas demélange
demulti-polarité
de la transition y et les corrélationsangulaires
nedépendent
que duspin
et desparamètres
depeuple-ment des sous-états
magnétiques
P(a)
du niveau initial. Dans le cas idéal d’un détecteur departicules ponctuel,
placé
à00,
seuls les sous-étatsmagnétiques
a = 0 et a = ± 1 sontpeuplés.
La corrélation
angulaire
peut
dans ce casparticulier
s’écrireoù 0 est
l’angle
entre la direction d’émission de la radiation y et la direction de détection desprotons,
Pk(cos 0)
lepolynôme
deLegendre
d’ordre k(k pair)
et
Ak
un coefficient de la formeoù a
peut
prendre
les valeurs 0 et 1. Pour cetteexpres-sion,
les notations sont celles de Litherland etFergu-son
[9]
où c est lespin
du niveau initial et 0 celui du niveau final. L est l’ordre demultipolarité
de la transi-tion y,(ca,
c -a
k0)
un coefficient deClebsch-Gordan,
Z1 (Lc,
Lc ;
Ok)
un coefficient tabulé parSharp
et ses collaborateurs[13]
etQk
le coefficient d’atténuation dû à la dimension finie du détecteurgamma
[10].
Les transitions
y J = 0 --> J = 0
étant strictement interdites et les transitionsoctupolaires
J = 3 --. J = 0 hautementimprobables
en raison de l’existence dupremier
niveau excité à0,146 2
MeV(Jn - 3 +)
qui
permettrait
une désexcitation ydipolaire
J = 3 --> J =3,
seules les valeurs
possibles
J = 1 et J = 2 duspin
des niveaux étudiés ont été
prises
en considération.Les corrélations
angulaires théoriques
en fonction decos2
0 sontreprésentées
par un faisceau de droites passant par un mêmepoint
lorsqu’on
fait varier le rapport desparamètres
depeuplement
P(1)/P(0)
pour une transition J = 1 --. J = 0 et par une famille deparaboles
passant par deuxpoints
fixes pour unetransition J = 2 --. J = O. Pour la valeur
particulière
P(1)/P(o)
=1,5
durapport
desparamètres
depeuple-ment, la
parabole
correspondante
estdégénérée
en droite.Dans la
pratique
il fautprendre
en considération l’effet dû à la dimension finie du détecteur departicules.
Cet effet se manifeste par la
possibilité
depeuplement
de sous-étatsmagnétiques
1 ex [ >
1 du niveau initial de la transition y, entraînant une correction del’expression
des corrélationsangulaires
calculées. Dans le casparti-culier des deux niveaux étudiés dans le
présent
travail,
où seules les valeurs J = 1 et J = 2 sont
prises
enconsi-dération,
il ne peut y avoir decontribution
1 ex
[
> 1 dansl’hypothèse
d’une transition J = 1 - J =0,
et seulement une contribution a = ± 2 dans
l’hypo-thèse d’une transition J = 2 --. J = 0. La seule
correc-tion à
envisager
consistait donc dans l’évaluation del’importance
relative de la contribution a = ± 2 dansl’hypothèse
d’unspin
égal
à 2 pour les deux niveaux étudiés. Le casgénéral
est traité par Litherland etcas
particulier
nous permet de conclure que laproba-bilité d’une contribution
P(2)
>0,05
P(1)
est faible. Les corrélationsangulaires expérimentales
ont étéajustées
par desdéveloppements
enpolynômes
deLegendre
dont les coefficientsAk
étaientcompatibles
avec les limites
théoriques
prévues.
Les valeurs deE2,
définies par la relationsont
présentées
dans les tableaux 1 et II pour les diffé-rents cas. Lesprobabilités
correspondantes
ont été relevées dans une table deX2
à N - ridegrés
de liberté.Dans
l’hypothèse
de transitions J = 2 --> J =0,
ces
ajustements
ont été effectués dans les deux cas,P(2)
= 0 etP(2)
=0,1
P(1),
et les valeursde e2
pré-sentées sont celles
correspondant
à laplus
grande
probabilité.
Niveau à
0,46
MeV. - Ce niveau du34Cl
se désexcite à 100%
par une transition y vers le niveau fondamental(Jn
=0’)
[12].
La corrélationangulaire
py mesurées pour
E3He
= 9 MeV nepermettait
pas de
lui attribuer avec certitude le
spin
J =1,
étant donnéla
probabilité
nonnégligeable ( N
20%)
d’unetransi-tion J = 2 --> J = 0
(tableau I).
Cependant
cettepossi-bilité d’accord obtenue à 9 MeV avec J = 2 --> J = 0
n’existe que pour une valeur
particulière
du rapportP(1)/P(0).
Ce rapport variant assezrapidement
avecTABLEAU 1
Résultats des corrélations
angulaires
py pour le niveau à0,46
MeV du34CI
l’énergie,
deux mesures de contrôle à9,5
et 10MeV,
ont suffit à montrer que l’accord obtenu à 9 MeV n’étaitque fortuit. En effet les
probabilités correspondant
àl’hypothèse
J = 2 --. J = 0 sont alors inférieures à0,1 %.
Lafigure
5présente
les corrélationsangulaires
pisexpérimentales
pour les différentesénergies
incidentes ainsi que le meilleurajustement
obtenu par la méthodedes moindres carrés dans le cas J = 1 --> J = 0 .
Le calcul des barres d’erreur affectant les
points
expérimentaux
tient compte des différentes corrections effectuées sur lescomptages
bruts.Ces résultats permettent de conclure sans
ambiguïté
à la valeur J = 1
pour le niveau à
0,46
MeV. Ceci confirmel’hypothèse
que ce niveaupeut
être assimiléau
plus
bas des états J =1,
T = 0 calculés dans leFIG. 5. - Corrélations
angulaires des protons allant au deuxième niveau excité du 34Cl, en coïncidence avec le
rayonne-ment y de 0,46 MeV issu de la transition de ce niveau vers l’état
fondamental du 34C1. Les droites correspondent à l’ajustement
des points expérimentaux avec la corrélation angulaire calculée
pour une transition J = 1 --> J = 0.
34Cl
[1].
Ce niveau est doncprobablement
deparité
positive
et deconfiguration
dominante(79 %)
Niveau à
0,67
MeV. - Ce niveau du34CI
sedésex-cite à 80
%
par une transition y vers le niveau fonda-mental V =0+
[12].
Laproximité
de la radiationy
d’annihilation de
0,511
MeV nepermettait
pas de conclure à laprésence
d’un rayonnement y de0,52
MeVqui correspondrait
à la transition de ce niveau versle
premier
niveau excité du34Cl
à0,146
2 MeV. La corrélationangulaire
de ce niveauétait,
du fait de la simultanéité desrelevés,
mesurée aux mêmes.énergies
et dans les mêmes conditions que celle du niveau à0,46
MeV. Pourl’énergie
incidenteE3He
= 9,5
MeV seprésentait
une situationanalogue
à cellesignalée
pour le niveauprécédent
àl’énergie
E3He
= 9 MeV. L’ensemble des mesures(voir
tableau748
permet
cependant
de lever touteambiguïté
et de conclure à la valeur J = 1 pour lespin
du niveau à0,67
MeV. Lafigure
6présente
les corrélationsangu-laires py
expérimentales
ainsi que le meilleurajuste-ment obtenu par la méthode des moindres carrés dans le cas J = 1 -+ J = 0.
TABLEAU II
Résultats des corrélations
angulaires
py pour le niveau à0,67
MeV du34CI
On voit donc
qu’on
peut admettre l’identification du niveau observé à0,67
MeV J = 1 avec l’état calculéJ1t =
1 +,
T = 0(1),
ayant
essentiellement lesconfigu-rations
est
Remarquons
pour conclure l’utilisation dans nosmesures des
rapides
variations desparamètres
depeuplement
avecl’énergie
incidente. Grâce à cefait,
souvent observé mais
systématiquement employé
dans notretravail,
il a étépossible d’interpréter
sansambiguïté
les corrélationsangulaires
mesurées à différentesénergies.
Au moment d’achever la rédaction du
présent
articlenous avons eu connaissance de
plusieurs
travaux non encorepubliés
concernant les mêmes niveaux. Les résultats obtenus sont concordants avec les nôtres.FIG. 6. - Corrélations angulaires des
protons allant au troisième niveau excité du 34Cl, en coïncidence avec le rayonne-ment y de 0,67 MeV issu de la transition de ce niveau vers l’état fondamental du 34CI. Les droites correspondent à l’ajustement
des points expérimentaux avec la corrélation angulaire calculée
pour une transition J = 1 - J = 0. On observe une variation très rapide de la corrélation en fonction de l’énergie du faisceau
incident.
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