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Corrigé médian - MT11 - A2013

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Le 26/10/2013

Corrigé médian - MT11 - A2013

Page 1/3 Exercice 1

Partie A

1. Pour tout(a, b)∈C?×C?, (a+b)n=

n

X

k=0

n k

an−kbk

2. Soitn ∈N et x∈R. On obtient en appliquant successivement la formule du binôme, et la formule de De Moivre,

(1 +x)n=

n

X

k=0

n k

1n−k eixk

=

n

X

k=0

n k

eikx.

3. On peut développer l'expression des deux côtés de l'égalité et remarquer que les parties réelles et imaginaires sont égales. On peut aussi factoriser par l'arc-moitié:

1 + eix= eix/2

eix/2+ e−ix/2

= eix/22 cosx 2

.

4. On déduit des deux précédentes questions que:

2 cosx 2

eix/2n

=

n

X

k=0

n k

eikx.

Or

2 cosx 2

eix/2n

= 2ncosnx 2

einx/2

= 2ncosnx

2 cosnx 2

+isinnx 2

De plus:

n

X

k=0

n k

eikx=

n

X

k=0

n k

(cos(kx) +isin(kx))

=

n

X

k=0

n k

cos(kx) +i

n

X

k=0

n k

sin(kx).

D'où, en identiant les parties imaginaires:

n

X

k=0

n k

sin(kx) = 2n cosx

2 n

sinn x 2

Partie B

Soitx∈E.

x∈A∩B⇔x6∈(A∩B)

⇔non(x∈Aetx∈B)

⇔non(x∈A)ounon(x∈B) (d'après une des lois de De Morgan)

⇔x6∈Aoux6∈B

⇔x∈Aoux∈B

⇔x∈A∪B.

Partie C

1. f prenant ses valeurs dans E, on a : ∀k ∈ E, 1 6 f(k) 6 n. D'où n×16

n

X

k=1

f(k)6n×n

c'est-à-dire n6Sn 6n2

2. Commef est une application bijective deE surE, f prend chacune des valeurs 1, 2,. . .,n:

f(E) ={f(1), f(2), f(3), . . . , f(n)}={1, 2, 3, . . . , n}

Donc, quitte à permuter les termes de la somme, Sn=

n

X

k=1

f(k) =

n

X

k=1

k=n(n+ 1)

2 .

Exercice 2

1. (a) Les racines carrées de2isont les solutions dansCde l'équation : z2= 2i. z2= 2i ⇐⇒ z2= 2 ei π/2 ⇐⇒ z2=√

2 ei π/42

⇐⇒ z=√

2 ei π/4 ouz=−√

2 ei π/4 ⇐⇒ z= 1 +iouz=−1−i (b) On note (E) l'équation : 2z2−3(1 +i)z+ 2i= 0.

Son discriminant est

∆ = [−3(1 +i)]2−4×2×2i= 9(1 +i)2−16i= 9×2i−16i= 2i.

(2)

Le 26/10/2013

Corrigé médian - MT11 - A2013

Page 2/3 D'après la question précédente,∆ = (1 +i)2.

Donc l'équation (E) admet deux solutions complexes distinctes :

z1=3(1 +i) + (1 +i)

2×2 = 1 +i et z2= 3(1 +i)−(1 +i)

2×2 = 1 +i 2

Nous avons bien|z2|<|z1|car|z2|=|z1| 2 . (c) Le pointB est le milieu du segment[OA].

2. (a) f(z1) = 1

z1 = 1

(1 +i) = 1

1−i = 1 +i

(1−i)(1 +i) = 1 +i

12−i2 =1 +i 2 . Donc f(z1) =z2.

(b) Pourz∈C, on posez0= 1 z .

D'après les propriétés des modules,|z0|=

1 z

= 1

|z| = 1

|z|. D'après les propriétés des arguments, à2πprès,

arg(z0) =arg 1

z

=−arg(z) =−(−arg(z)) =arg(z)

(c) SoitO, M et M0 les points d'axes respectives0, zet z0 avecz6= 0. On sait qu'un argument s'interprète géométriquement en terme d'angle ori- enté de vecteurs :

arg(z) =

−→u ,\−−−→ OM

et arg(z0) =

−→u ,\−−−→

OM0

. Donc

−\

→u ,−−−→ OM

=

−→u ,\−−−→

OM0

modulo2πet les vecteurs −−−→

OM et−−−→

OM0 sont colinéaires, de même sens.

En particulier les pointsO, M etM0 sont alignés.

3. (a) Soitz∈C. Alors(f◦f)(z) =f[f(z)] =f(z0) = 1 z0. Orz0=

1 z

= 1 z = 1

z. Donc(f◦f)(z) = 1

1 z

=z (b) On vient de prouver que ∀z∈C, (f◦f)(z) =z

ce qui signie que f◦f =IdC.

Il existe donc une applicationg:C −→C telle quef ◦g=g◦f =IdC. Dans le cas présent,g =f. Par conséquentf est bijective de C surC et sa bijection réciproque estf−1=g=f.

4. (a) M(z)∈C ⇐⇒ |z−1|= 1 ⇐⇒ IM = 1.

C est donc le cercle de centre le point Iet de rayon 1.

(b)

|1−z0|=|z0| ⇐⇒

1− 1 z

=

1 z

⇐⇒ |z| ×

1− 1 z

=|z| ×

1 z

⇐⇒

1− 1 z

=

z× 1 z

⇐⇒ |z−1|=|1|

⇐⇒

(z−1)

= 1

⇐⇒ |z−1|= 1

(3)

Le 26/10/2013

Corrigé médian - MT11 - A2013

Page 3/3 (c) On poseΓ ={z∈C/|z−1|= 1}.

z0∈f(Γ) ⇔ ∃z∈Γ/ z0 =f(z)

⇔ ∃z∈C/ [z0=f(z) et |z−1|= 1 ] par dénition deΓ

⇔ ∃z∈C/ [z0=f(z) et |1−z0|=|z0|] d'après 4.(b)

⇔ |1−z0|=|z0| et ∃z∈C/ z0=f(z)

⇔ |1−z0|=|z0| carf est bijective

⇔ IM0=OM0 oùM0 est le point d'axez0

⇔ M0∈∆ où∆ désigne la médiatrice du segment[OI]

⇔ <e(z0) = 1 2

Ainsi f(Γ) est l'ensemble des nombres complexes z0 dont la partie réelle

<e(z0)est égale à1/2: f(Γ) =

z0 ∈C/<e(z0) =1 2

= 1

2+i y

∈C/ y∈R

Pour construire géométriquement le point M0 d'axe z0 = f(z) à partir d'un point M(z) de C \ {O}, on trace la demi-droite [OM). Le point M0 est le point d'intersection entre cette demi-droite et la droite verticale ∆ d'équationx= 1/2.

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