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com

(3)
(4)

Digitizedby

VjOOQlC

(5)
(6)

Digitizedby

VjOOQlC

(7)

PLEURE - CHANTE

PROSE MOllALE ET HELIGITISK

EN ROMAN DD XIII

4

SIECLE

Puhliee poifrla'premierefois

** « «wnwi

AGH.HGEDEl/tfJfIVERSITK pnorESSKPR d'htstoirr AO COLI.KGR DRJ.YON

LYON.

IMPRIMERJE DE GABRIEL ROSSARY, RUE

SAINT-DOMINIQUE,N° I.

1834.

(8)

Digitizedby

VjOOQLC

(9)

2U«mt=|)r0iHWu

Ce

petit

poeme,ou pour me

servir

du motpropre,

cette prose

ou

chanson,

qui

6tait restee

en manuscrit

jusqu'a

ce

jour,

m'a semble n

'avoir merite*

sous aucun

rapport cet oubli injurieux.

L'homme de gout pourra sans doute y

trouver

quelques

traces des d^fauts

communs a

tous

no»

vieux

monumens

poeiiques

du inoyen-age,

c*est-a-dire

un peu de confusion

et surtout des

longueurs

;

ma

isatvssi il

sera, je

pense,

surpris

autant que charm£ de

ce

melange

sirare et si

heureux

d'knagination poetique et

de

naivete enfantine :ets'ilestquelquefoischoque'

de

l'^trangete des penseesetdes expressions ilse

souviendra

qu'ilfaut faire lapart

du

siecle

dans

lequel vivaitI'auteur

inconnu de

la Pietire-

Chante

, et

qui

ressemblait si

peu a

notre

XIX.

e siecle.

Quant aux

trop rares

amis de

notrevieille Httera- ture,

quant aux admiraleurs

deja

nombreux de nos

siecles

feodaux

, cette eirangete sera

sans doule pour eux u n charme dc

plus.

Ind6pendamment de

son nitritelitteraire ce

chant

doitinspirer

quelque

intfrgt

de

curiosity

au

lec- teur lyonnais.

En

eflfet, laPleure-Chante est ecrite

dans

le

langage de

sesancetres, etselon toute

apparence par un compalriote

,

comme

jevaisessayer

de

le

d^montrer.

D'abord

ce

manuscrit

faitpartie

de

la Bibliotheque

de Lyon,

c'est deja

un

indice

deson

origine ;

mais

ce quiest tout-a-fait d^cisifc'est

que son orlbographe

est

presqu'en- tierement conforme a

la

prononciation

des

habitans

des

campagnes

voisines

de Lyon.

C'est

encore

la

langue

d'Oil

ou langue romane du Nord, mais aux

voyelles ordinaire

ment

plusson ores

quele roman

parisien, picard

ou nor-

mand, on

reconnattlevoisjnage ct

^influence de

la lan-

gue

toute

m£ridionale

des

troubadours proven

caux.

Ce

poemeest inconteslablement£crit en roman de

la Basse*

(10)

4

Bourgogne,

c'est-a-dire

dans

!c dialccte

qu'on

parlait

a Lyonau moyen-age; mais

a-t-il ete

compost

precisemeiit

dans

celteville?

On pent

leconjecturer

avec

toule sorte

de vraisemblance. Les

n

ombre

uses expressions

empruntees a a

la

banque

et a l'indnstrie

conviennent

assez

a un

ci-

toyen

de

la villequi fut

dans

tout

temps

la plus

commer- cante

des

bassinsde

la

Sadne

ct

du Rhone. En

outre

Lyon

est

au moyen-age

enlre toutesles villes

de France

la ville

du mysticisme

et

de

l'enthousiasmereligieux:cest lechet- lieu ecclesiastiquedes

Gaules,

letheatre des conciles,1a- siledes

papes;

et ce quiest aussi

un

indice

du meme

es- pritc'est laputrie des herttiques

Vaudois.

C'est

a Lyon

plutdt

que dans

toute autrevillequ'a

du

etre

compose

ce dialogue entrel'he>esicet le catholicisme qui

forme

lase-

conde

partie

de

la Pleure-Chante.

Rien

n'indique l'annee precise

ou

ce petit

poeme

a ete

compose.

II

ne pent

etre anterieur a

Tan 1215 6poque de

lafondation

de

l'ordre

monastique

des Franciscains

ou

Cordeliers puisqu'ils

y

sont

nomm^s avec

eloge. II

ne p*ut non

plusetre

posteneur a

la

mort de

Saint-Louis

^1270), epoque ou

lesheretiquesetaientdepuis

long-temps

ecrases

et annules. L'observation assezexacte

de

laregie

de

l

a

qui

forme

le caracteredistinctif

de nos deux langues

ro-

manes indique element d'une maniere certame

qiie la

Pleure-Chanten'est

pas posteneure

a la

seconde

moitieat*

xi n° siecle

Pour

faci'liter

au

lecteurl'intelligence

de

ce

vieux poeme,

i'ai ioint

au

texte

ancien une

traduction,

ou

plutdt

une

sorte

de

textemodernise

dans

lequelj'aireproduit

non-seu- lement lesens, mai.ao.ri

le

rhylme

fac.le et

grower de

l'orijnnal. Je

couviendrai

volonliers

que dans

ce le centre-

fmJ,

«1

n>

a

guere de

la

langue

franca.se actuelle

que

'orthograpne,

car

j'ai

voulu avant

tout conserverla

forme surannee

et autanl

que

possibleles expressions

encore

,

m-

telligibles

de

cet

ancien monument de

notrc

liUfcatun

.natiouale.

Eneore aujourd'hui on ehante ?>^ ™j£

-^

.chansonsversif.ees d'apres les

memes

regies; cesta-dire

|n assonances

(ou

rimes

devoyelles) repelees

plus.eo^

£t en

hemistiches

lotalement

separes. C'est

en ...gj.

/Ys lorme du

comie

Ory

, o'est at.ssi celledes plus

°<£f

'<£

/^'Tmances

cspagnoles. Cettetentativederestaurat.on des plus

fce^ne/ffcsdela penseeetde

la vers.fica

no.

fran-

'

caise, n'enest peut-etre pas

moins

r.d.cule ettolle.

Le

ieeteur

en deVdJU.

J'ai

pietendu

faire

un

essa., et

non

^Q^^Ef^

.«o,s

-em^

sont

entire

nienleffaces

dans

lesenl

manuscr.t que

i a.e

eu

a

ma

d.s

Digitizedby

LrOOQ

IC

(11)

quees dans

letextepar deslettresitaliques.II cxistea

ma

connaissance un second ms. de

la Pleure-Chantea Paris, Bibl.

de

1'Arsenal, Mss.

BL.

franchises, n.o

283 au

folio 351v. C'est

encore un manuscrit de

la

Basse-Bourgogne.

(

Voyez

les LaiscTIgnaures,etc. , p.41%in-8,

chez

Sylves-

tre,1832.)

Je

ne

puis

terminer

cet

avant-propos

sans

lemoigner

a

M.

le

Gonscrvateur de

lahibliotheque

de Lyon

toute

ma

reconnaissance pour

lezele £clair6 etrobligeancc

extreme, avec

laquelle il faitles

honneurs du

riche

depot

litte>aire

con

fiea ses soins.

(12)

€g romance

ire jJlore-Cljante.

{Bibl. de la villedeLyon, mss. nQ 984, olim 649,)

De

celuiautSeiguor qui enlacroisfumis

,

quilesportes d'enfer brisafJor ses amis

,

soicntcilbenoit etenbonefinpris

,

quiun'poelitendroot doubienquejVi aprirf:

Mout

vautmieuzplourechanle quenefaitchanteplorc.

Cilquis'envoise echante eten pechiedemorc Ploreraenenfer. Ja n'ertquilesecore

entreiesSathanas qui sontplus noirque moure.

Et delaplorechante savczquesenefie :

quiplore sespechiez 6TersDieus'umilie

,

1'armcena loguiardon quantlacharsestporrie

;

aucielentrelesanges seva totefloric.

La nesepottenir qu'elenechantectrie.

Que

valentlesrichesses, liavoirs,litriors

;

Totdevindranienl, liargenzetliors.

Etnousperdonslesarmos parlesdelizdoucors! carlacharsestporrie tantostquantl'arine est for*.

Westsibelejovance necovigneporrir

;

que quelicorsdevigne, l'armcne puct morir:

Done

dijequeper1'arme feroit

bon

Dieu servir, poravoirla grantjoie qui duresansfaillir.

Batonstandislefer qu'il estchautsusl'enclume

; '

s'aprcnonsa voler ainsquenosfailleplume

;

esteignonslefue quisidurement

fume

,

carnos ne veonsgole seDiexne nosalume.

Nos rescmblonslatarpc quiotctpasnevoit:

car noshe veons gotc a faireriostrc esploit.

Nos oonslessarmons que Tondit;ctmentoit

sin'ia eelnec(*le quipor cese chastoit.

Giln'aimemie Dieu quinelecroitctdote etquin'imetsoncuer et sapensancetote.

Quiestendroitchemin ctilsepartderote

ilresamblelatarpe quiotetnevoit goto.

11 n'iaeelnecele quiaitpoint dedemain: tant

come

nos avons lecuerailieze sain,

devons nosDieuservir 6ausoir6au main.

Laissons alerla paille et retenouslo grain.

Digitizedby

VjOOQlC

(13)

%t%U

nurtrfrnia*

Be>is soyez vousIons eten

bonue

(inpris par cedivinSeignenr quienla croixfatmis quilesportes d'enfer brisapoorsesamis raaisgcoutezdu moins lebien quej'aiappris.

Bienraieuxvaut pleure-chante, que nefaitchante-pleure;

qaiconqueritetchante eten p£chd demeure plcnreraenenfer. Hclas!sa perteestsure aumilieu dessafaris tons plusnoirsquedesmures.

Voussavezpleure-chante ce qu'elle fignifie.

Qui

plcurcsespdchds etversDieus'huinilie

Tame

enarecompense quant lachairestpourrie auciclentrelesanges s

venvatoutclieuric,

lanesepeuttenir qu'ellenochanteetric.

Que

Talentlesricbesses, Tavbiret lestremors;

toutdeviendrandant, bijoux, argentet or.

Etnous perdonsnotre

ame

parlesddlils

du

corps!

lecorpsquiestpourri desque

Tame

estdehors.

N'est sibellejcunesse quine doivc pourrir maissilecorpss'enva,

Tame

nepeutmourir donejcdisque pour

Tame

il fait bon,Dieu servir, pouravoirlagrand'joic quiduresansfaillir.

Ballonslefer,tandis qu'il estchaudsurTenclumc;

apprcnonsavolcr avant de pcrdreplume*

£teignons notrefeu quisidurementfume carnousuevoyons goulte siDieu ne nousallume.

Nousressemblonslataupe quitr6s-bientous cntend,

touteune voyant goutle en pleinjour chemiuant.

Nousoyonslessermons quel'ondit,etpourtant quelestcelui

ou

celle quiprennc amendement.

IIn'aimc gueresDieu, qui pointnelercdoutc, etquin'ymetsoncoenr et sapensancetoute.

Quiesten

bon

chemin etsetrompedc route estsemblablealataupe quiouitetnevoit goulte.

Nulici-basn'estsur d'avoirson lemlemain: aussi tantquel'esprit nousestdisposelsain,

nous devonsservirDieu le soir etleinntin.

Laissonsaller la paille etretenonslegrain.

(14)

8

Tant

com

nogfumesjoine nosfumessicoarl

;

elnostrcsireDiex siaimeplusloquart loservisedoujoine queceluidonvieillart

,

nedoumavaisovrier quicomencetroptart.

On

doublesou

bou

point, lobienencomencier

,

carquiplustostcomence

meuz

desertsonloler.

Ne

faisonpasensi

com

limavaisovrier quicomancesitart qu'ildeffautaupaier.

Taut

com

vostrebonsvins serafres ctn donez envostreami; il liest

bon

etbefT N'atendezmietant qu'iporrisseoutouel caroupert lo

bon

via parlomavaisvaisscl.

Qu'estlimavaisvaissez quilo

bon

vinempire?

Geestlichailizcors quitraitI'arme amarlire: se*licors voloitfairc cequei'armedesire

,

mout

covindroitaucors desesbiensescondirc.

Totce-quelicorsvout est aI'armecontrairc:

cequelicors desire, I'arme n'enaquefaire:

equantlicors sevout atornerabien faire

mout

est liez NostreSire, quantil alirepaire.

Grant honorfaita

home

comentqu'il aitvescu, quandilistde pechic ensabonevertn;

mais quantilalcnt lant quelamorsl'av ncu.

c'estlimavaisvaisseuz quilo vin atolu.

.

Mout

estbonela

pomme

quantele estsainectdure;

elevaut mieuzassez quesere tropmeure;

carquantplusamolit et

tome

enporrilure,

fors lacovient gitcr porcequ'onn'enacure.

Diex!iln'est hornsnifame quitaut soil au ticsore qu'il ee puissedefendre, quant la mort li vient sore:

par noiant vitousidgle, qui per Dieu ne Yabore:

carlicorsnons faudronl; jane garderont 1'oure.

IIa

mout

encest siegle poineettribolement.

Li.j. achetes'arme, et li autres la vaut;

tel iaquiempronte, et teli aquirant.

Tozcessiegles estfoire. Et l'autre paTemant.

He" las! queferon nos, quiempronlons itant, ordcussou nospaier etrendremaintenant?

Quine s'acquitera

mout

seramescheant

,

fouzestquitant se tarde queilnepalcavatit.

Quantliduichampion sesont tant combatu

qu'ilcoviutque Tunsperde lobatonetI'escr;,

quantila lantbote qu'il estjusabalu;

por cen'estil pasquites, s'ilseclamevencu.

Digitizedby

VjOOQlC

(15)

Tant que nous

sommes

jeunes, nous

sommes

sicouards!

etpourtanlleSeigneur aimeplus,

dun

bocquart(1), leservicedujeuqe quecelui duvieillard

cemauvaisouvrier qui

commence

trop tard.

On

double son

bon

point parle

bon commeucer,

.

carqui plustot

commence

, mieux gagneson layer(2).

N'imitonspas,amis, lemauvaisouvrier qui

commence

sitard qu'onnepeutlepayer.

Tant quevotre

bon

vin serafraisetnouveau donnez-enaux amis, illeurest

bon

etbeau

etn'attendezpastant, qu'ilpourrisseau tonneau;

caronperdle

bon

vin parlemauvaisvaisseau.

Qu'estlemauvaisvaisseau quile

bon

vinempire?

Gemiserablecorps qui

met Fame

a martyre:

.silecorpsvoulaitfaire ceque

Tame

desire ildevraitsur-le-champ toussesbienseconduire.

Toutcequelecorps veut esta

Tame

contraire cequelecorpsdesire

Tame

n'enaquefaire mais

quand

lecorpssevent arrangerpourbienfaire joyeuxest leSeigneur, quant

l'homme

a lui repaire(3).

Grand

honneurillui fait,

comment

qu'ilaitvecu

s'ilesthorsdu plche ensa

bonne

vertu;

maisquandilattendtant quelamortl'avaincu

G

est lemauvaisvaisseau quialevin perdu.

Moultestbonnela

pomme quand

elle estsaine etdure ellevautbeaucoup mieux quesielle esttrop

mure

carlorsqu'ellcamollit ettourneenpourriture, onla jettealarue: personnc n'enacure.

II

n'esthomme

ni

fcmme,

iln'est petit nigrand quisepuissedlfendre quandla mortl'entreprend(4).

Quiconque aimece

monde

yestpoursontourment carlecorps senira, et

meme

son semblant.

Moultontrouveence

monde

grand'peincetgrandtourment.

L'un rachete son ame., et telautrelavend,

l'autre lamet engage; heureuxquilareprend! Ge

monde

est

un

marchd, %t l'autre

un

paiement.

Helas! quefcrions-nous, nousquiemprunlonstant

s'ilnousfallailpayer etrendremaintenant?

Qui nes'acquittera, serabien malcontent estfou quitant s'attarde qu'ilnepaieau moment.

Quand

lesdeux champions(5) sesonttantcombattus quilfautbienque Tunperde lebatonet Tecu;

quandTunatantfrappe queTautreestabattu,

Las! on

nen

estpasquitte pours'avoucrvaincu.

2

(16)

10

Jedispor maiutcs

jam

quidevisenteutreauz.

La bonerepentance, font il, nos fera sauz.

Sorece se delitent esp£chidscriminauz;

maistels'i asdurent qui sout 6 foaz c fauz.

Sdjcsenz ddservir cuidoieavoirm£rite,

quejeparrepenlir a la finfossequilte, jamaisnequerroiecstre ne moines nchcrmite.

Mais nos ne trovonspas ceste matiere cscrite.

Tropauroientdone fait li cordoli erfol change,

qui toz jors vont deschauz else Frotentau lange

,

s'il cnidoientavoir paradissanseschange,

jamaislabonevie ne lor seroit estrange.

Porceestfoux qui peche en iteleesperauce;

car nos n'avons devivre neplegenefiance:

s'ilestsaus£la fin parvoirerepentance, porce

n

estilpasquiltes defairepenitancc.

He

Diex!lapdnitancc serait bone a lavie;

carquisauroitla poine, l'angoisse,lemesckic qu'ilcovintsofrir 1'arme ainsquesoitespanie

,

jamais dep^chie* faire neliprendroitenvie.

Encory atelarme qui.vij.ansart etfrit el fuede purgatoire donTTescrituredit

;

per

un

pdchid mortal,

com

faitenfanzdelit

,

lacovint .vij. anscstre, ainsqu'eles'enaquit.

Qui.vij. ansseroit mis 'per la plusgrantfroidor qu'onquesfisteaJanvier enla plusgrantchalor, n'auroitilen.vij. ans lamoittededolor

com

d'estreen purgatoire laquartepartd'un jor.

Vos, gens qui nefinez d emprunter ncd'acroire,

vosvos aquiterez s6 vos

me

volcz croire;

qu'a celuipaiemcut dontces sieglesestfoire

il u'aqueduestables, une blanche,autre noire.

Giltintla noire table quiles orgoillos donle:

quitotne vout finer ne puetvenir aconte; s'ilalent paieinent ilauratantde honle

'

jamaisn'aura paid lochadalnela inonte.

He

las! ciln'aurontja ne repos nesejor

,

ainsardronttrestot ]or enfueet entristor;

lapensdequ'ilout lor faitpoine

maor

qu'il sfcventbien, ceest senzfin et senzretor.

H6

las!licnd<He serontsi mal venu,

quetosjors seront ars, traveillie et

pandu

:

seilpoissantmorir bien lorfustavenu,

mais jamais nemorront ncja n'auront rendu.

Gil quilesgransrich6ces et lesburbansmantinent etquiapdnitancc nea merciucvinent

,

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(17)

11

Jc parleainaintes gens quisetrompent bien gros.

«La

bonne

repentance, fonl-ils, nou8fera saufs.»

Surcelissodelectent aux pechds capitaux Maisceuxquifonteela sont bien fouset biensots.

Sijesavais sanspeine avoiraucielmdrite(6) etpar

mon

repentir alafindtre quitte jamaisnevoudrais€trc niinoine,ni ermite.

Maisnous netrouvons pas cettedoctrine dcrite.

Lescordeliersauraient partropperdu au change,

eux quimarchent ddchaus etsefrottentaulange(7) si

Ton

pouvait avoir . paradissans^change

siTonallait toutdroit danslepaysdesanges(8).

Bien fouceluiquipeche par semblable espGrance;

carnousn'avonsdevivre nigarant, ni fiance

Etsi

Ton

estsauve parbonnerepentance,

pour cen*cst-on pasquitte de /aire penitence. *

On

feraitpenitence, h£las!des cette vie

siTonsavaitlapeine, l'angoisse, l'avanie qu'onsouffre tantque

Tame

n'estpasdpanouic: jamaisd'aucun pechd ne nousprendraitl'envic.

IIest telle et telle

ame

quiseptans bruleetfrit

anfeu

du

purgatoire, ainsi qu'il est£crit

pour

un

pdchemortel qu'enfanttu ascommis, tu resteras septans sansavoirtonacquit.

Qui septansseraitmis ( parlaplusgrand*froideur qu'ilpentfaireenJanvier) danslaplusgrand' chaicur,

point n'aaraitcnseptans lapeineel ladouleur

Qu'on

a lequartd'un jour dans celieudeterreur Vousquisemblez courir tout droiten purgatoire,

bienvHeacquittez-.vous, sivous voulczm'encroire:

caracettedchdance dont ceraoudeestla foirc vous trouverczdeuxtables, uneblanche,autre noire.

A

lanoireestcelui quilesorgucilleux dompte.

Qui nesestamende" nepeut veniracompte

s'ilcroitpouvoir payer, il aura biengrand*honte,

carapeineilpatra lepour-boireet lamonte.

Las!ilsn'auront jamais nirepos, nisejour toujoursils briileront enfeueten trislour(9);

ce quilesJaitsur tout pleureretnuitetjour C'estqu'ils sontcondamnds sansfin etsansretour.

H6las! lesendettds seront bienmalvenus atoutjamais bruits, torturesetpendus

quel bonhcur de mourir pourcespauvres perdusI

maison nepeutmourir, nirembourserson du.

Ceuxqui grandesrichesses et

bombance

maintienaeni etquia pdnitence nia inerci ne viennent

(18)

12

cilnesontpasfilDieu, ne versluin'apartiuent

:

tantlessorprant pechiez .que mcscrdantdevinent.

Bien outperduliborgre lorgentetlorespoir,

qu'ilperdeutarmeetcors, etdestruentloroir.

Bienpartquelidiable lesontenlorpooir quantilprennentlesarmes et lescors font ardoir.

Itelmgritetrove quiatelseignorsert

:

cilabientotperdu qui larineet lecors pert.

Bien ontperduliborgre lorsentetlorespoir qu'ilperdentarmeetcors etdestruentloroir.

Li borgres,limaufez, etcilquiDieu necroit nequ'il aitarme en cors, per cequ'ilnelavoit

;

ainzpansesiperfont queplchiezledescoit.

Goment

, font celiborgre, puetestre vgrite'

queliclernos rtcontent enladevinite,

que quantl'armeestpartie, elevientdevant

D6

;

dient qu'eleestplusbelequelicorsn'a este\

Jeneporroiecroire, distli borgresdeTait,* cequ'escrituredist, ne queclergterelrait

;

d'uneviellebocue etd'unvilaincontrail coinentertl'armebele quantlicorsestsilait ? Sifaitesgenzsontbien mescr<£anz a veue.

Dientarmedecors ue change, ne ne mue.

IIn'esthonzsicontrait, neviellesibocue, dontl'armenesoitbele quanteleestasolue.

Borgre,distlibonsclers, decenetemervoillef esovresJh&ucrist nulenes'apareille;

liarbreset la flors n'estpas chosepareille

,

voisquela foille estverz et laflors estvermeille.

Javoiztu.j.rosier quin'estne biauz nejauz;

lirosiersest

menuz

etaprdsestpoignanz:

et la florsqueilporte n'estpasdetelsemblant

,

ainzestvermoilleetynde etbiensoefflairaut.

Borgres,je te letnostre peruneautremaniere.-

Lacindreest.j.chose quin'estbone nechierc

,

ctsienestlivoires de cindre defougicre

;

mavaisementresamble lacindrelaverriere.

GeluiSeignordoiton bien aoreretcroire quidesilaidecindre fait issirsibiauvoire

;

efaitfaireblansoves alagelinc noire.

Mervoilleestcoment on deDieuse d£sespoirc.

Or

iaautreborgre sideDieumescrdant queilne cuidemie queDiexsoitsipoissant quantlimorzestporriz queenautelsemblant lopuisseDiex refaire

com

ilestoitdevanl.

He

!borgresdesloiauz, *mcscreanz,que distu? .J. pins,.j. lieuz arbres sera dcfolltz nuz.

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(19)

IS

ilsnc sootillsde Dieu, nia luin'aparlienncnt:

sibienlesprend pdche, qu'heretiquesdcvienuent.

Les Boigres(10)onl perdu leur sensetleur espoir;

ilsperdent

ame

etcorps et detruisent leurs Loirs.

Bienparait quelesdiables lesontcu leur pouvoir;

carils prennentleursames, et foiilleurscorpsardoir.

On

estpaye selon le maitrc que i'onsert;

ilabientoutperdu, qui

Tame

etlecorpsperd.

Cesboigres ont perdu leur senset leur espoir ilsperdent

ame

etcorps, et detruisent leursboirs.

Lebolgre, lemechant, celuiquiDieunecroit niqu'il ait

ame

au corps, pourcequ'ilnelavoit raisonnent faussement etpechelesdecoit.

«

Comment

, disentles Boigres, peut6tre vdrite

ce queles clercs nousdisent, enladivinite" (11),

« que quand

Tame

estpartie elle?ientdevant Dieu

« plus belle, disent-ils, quelecorps

u

a6t6.

« Jamaisjenecroirai, dit lebolgre dtfait,(12)

« cequ'Ecrituredit, cequeGlergepromet.

« D'unevieillebossue

ou

d'un vieuxcontrefait

* bellenesera

Tame

quandlecorpsestsilaid. »

Semblables gens sont bien mecr&insa la vue,

disant qu'ainedecorps nechange,nine mue.

IIn'est

homme

silaid nivieillesibossue

dont

Tame

nesoilbelle

quand

elle esl absolue. (13)

« Bolgre,dit le

bon

clerc, decenet'emerveitte

« desoeuvres

du

Seigueur, nullenesappareitte:

« dans1'arbre, feuille etfleur nesontchosepareillc;

« tu Tois,la feuille estverte et lafleurestvermeillc.

« Vois-tubien cerosier, quin'est nibeaunigent

« cetarbusteestmesquin etJeplusestpoignant

« maislarosequ'ilporte n'est pointdetelsemblant

« elleestvermeilleet belle, etbienbonelle sent.

Bolgre,je te lemontre paruneautremaniere :

« la cendreestunechose quin'estbonnenichere

« etpourtantJeverreest decendredefougere:

« lereconnaitrais-tu danslacendreverrtire?» Notre-Seigneurdoit-on bien adoreretcroire quidesilaidecendre faitsortirsibeauverre et faitpondrc

un

ceuf

Wane

alapoulettenoire.

Jem'e'tonne

comment

deDieu

on

d6sespere.

II esttelautre bolgre en Dieusimalcroyant qu'il ne peuts'aviser que Dieusoitsipuissant qu'un niort6tantpourri i^.puisseehtelsemblant

lerefaireetcrcer comraeilelaitavant.

«

H6

!bolgre deJoyal, mccreant,quedis-tu?

« Lesarbresenhiver sonttousdefeuilles»us.

(20)

14

!Plussemerveilieroit quice n'auraitv£u qu'ilueferoit

dun

mort s'ilestailreviscus.

Quant ontaille lavigne voczn'ipertnoiant:

ilneclemorcmie apres troplonguemcnt qu'eleestverset foillue etiiraisinsi pant

:

nulneporroitcefaire, forsqueDies soulcmant.

( Etsela vignetarde .xl.jors, .j. mois,

asila refaitDiex chargicrtotdemanois.

E

aroitcofondu lageut deputeslois

,

mortet resuscite' ainz

com

aiitdit trois.

Perun pode ciance queDiexloraaprisc,

faitlipotiers.j.pot; puis avientqueilbrise; li potiersprendlaterre, et despiecc, ck frise

,

puisenrefait.j.pot tot detelautre guise.

Dont

nefitDiexlopot etsi fit lopolicr:

puisqueilpuet.j. pot etfaire,etdespicier,

dontadiexbien pooir defairemorl entier.

Jan'estoitilnulhonz quant cre'alo premier.

Jeneporroiecroire qu6 Diexovrat a droit

,

puisqu'ilnosdeffeva, s'il ne nos refaisoit

;

se l'armesent lapoine queli eors deservoit

,

atantl'auroitDiexfait, se licorsn'iparroil.

L'armeetli cors sont a perdeeta gainc:

seilfaitbienou mal, ele ensera compaignc.

Or

segartbien li cors s'ilfait fausse bagainc;

ilncs'enpuetloer que l'arme ne s'en plaigue.

Autrement ne seroit la compaignieigal , s'il nerentcompaignie et

dou

bien etdou mal;

selicorstint a l'arme compaignieloial

,

ildescendra a pie por 11 metre achival.

:/}'+?!fi-\-^Mervoille est coment on devient papeliquan.

»Ja n'estoit nnzhonz quantDiexfoTmTTtuan.

Cilquifaitporter I'arbre novel fruit chafcon an faitbienlemortrevivre sanspoineetsanstormant.

Quipenseroit perfont es ovres Jhdsucrist quiciel,etterre,et

mer

, ettotes chosesfist

,

cele herbeet celefoille quivert etreverdit

,

jenecuit nenecrois queborgresjteyenisjt.

IIn'aangel n'archangel(16) qui tantsoitscs amis{sic)

tantvoie sovantDieu netant soit ses amis, qui sachcle diseime

que

Diexest poestis.

Tenonsnos en atant, con Diex nos enapris.

Or

prion Jhesucrist qui fitlofirmemant

.

/^

etfist et ciel etterre et la

mer

adlscmant

,

>

' licorsdeservea l'arme sivcraifincmant l'armenesoit

dampnee

aujordou jugcmanl.

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(21)

15

« Pluss'enmerveillerait qui nc1'auraitpointvu,

« qu'ilnoferaitd'unmort du tombeaurerenu.

a

Quand

ontaille lavigne ellen*yperd neant;

« ilnefautpas attcndre apresbienldnguemcnt

« elloestvertcettouffue et leraisiny pcnd :

« nulnepourraitlefaire, hormis Dieuseulement.

« Etsilavigne tardc quarantejours,

un

mois

« Diculaforce aproduire alors tout de manois. (1 4)

« IIaurait

pu

confondre lagentdesfausseslois, (15)

« mortetressuscitg avantd'avoirdit Irois.

« Par

un

pen descience que Dieuluiaapprise

« lepollerfait

un

pot; puisadvientqu'il se brise:

« ilenreprendlaterre, ladepece,la frise

« puisenrefait

un

pot detelleoutelleguise.

« Dieun'apointfaitcepot, maisilfitlepotier

« quia

pu

faire

un

pot etpuisleddplcer

« iladonebienpouvoir denousressusciter.

i Nul

homme

n'existait

quand

ilfitlepremier.

Je necroispasquejuste enversnousDieuserait, puisqu'ilnousde'faittous s'ilnenousrefaisait;

etsi

Tame

asouflfert, lorsquelecorpssouflfrait

Tame

doit vivreencor

quand

lecorpsdisparaft.

L'ameetlecorps sontdeuxassocies .

qu'ilrdussisseounon, ilfaudra partager:

quelecorpsaitbiensoin defuir lesfauxmarches,.

bienqu'ilpuisse avoir lieu des'enfeiiciter.

k

Autrefhent lecontrat neseraitpoint6gal s'ilsnefontlepartage etdubienet

du

mal.

Silecorpsestpour

Tame uu compagnon

loyal

ildescendraapied pourlamettrea cheval.

Comment

est-ilpossible d'etrepapelinquant?

Nul

homme

n'existait quand Dieucr6a

Adam

etsiDieufaitmurir nouveaufruitchacunan

ilpeutressusciter

un

mortfacilement.

Gcluiquisongerait aui ouvragesduChrist quiciel,etterre, et

mer

ettouleschosesfit a celtefeuillequi verditetrevcrdit jenepourraispenscr qu'hlretiqueilsefit.

IIn'estange,ouarchange, quitantsoitsonami tantToye soureutDieu ettantsoitsonami', qui sacheledixieme dela gloireduChrist.

Sachonsdonc noustenir* k cequiInousapprit.

Or

prionsJlsus-Christ quifitlefirmament

etfitet ciel,etterre, et

mer

semblablement qu'a

Tame

lecorpsdoune un si

bon

finement qu'ellenesoildauincc aujourdujugement.

(22)

Hate*.

(1) Litter, quatre fois plus.

(2)Sajournde.

(3)Repairer,relouraerdans sa patrie (repatriateen basselatini- te).L'cxpressionestcharmanteetimpossiblearemplacer.

(4)Lilleralemtnt: It nest

homme

ni femme, tant kaatsoient-ils place's, quis*puissent dtfendre, quandlamorttear vient sus.

(5)Allusionan daeljndiciaire,on jngement de Dienquise faisait avecTeen, la lameetI'ep^eponrlesgentilshommes, avecle baton ctI'fecupourlesbourgeoisetlesvilains. (La pointe del'4cutourndc en haulensigne d'taferiorite*). Le dernier

jngement

deDienparle baton etl'6cu eut lieu a Valenciennes en presence deCharlcs-le- T6m6raire.

(6)

On

ditencoredansle

m£me

sens]:Les mdrites dessaints.

(7)

Au

tinge,

(8)Litteralement: «

Sib

pensaientavoirleparadissansechange,

de sortequela viedes btenheureux neleursoitenaucuncas gtran- gere. »

(9) Tristesse ,misere.

(10) Bulgares

cad.

Mauicheens' d'ouhere'tiques,impiea, atfoes- (11) Religion.

(12) Insensd.

(13) Parfaite.

(14) Toutdesuite.

(15) Lesinfideleset leshe>6tiques.

(16)Prononcczan/fe, archanjle.

Danslapremiere partiede la Chante-Plenre, apres por ee c'on

nena cure, rltablissezlesquatre verssuWans:

Jevoimainzgransborjoia etmainzgranzriches

homes

qui onttantde1'aroir qu'iln'en sereutla

somme

:

jan'iront outre

mer

, a saintJaque,n'aRome.

Gitse laissentporrir

com

lamaraisepome.

C'est-a-dire

;

Jevoismaints grands bourgeois etmaintsgrands gentilshommes qui onttantderichesses qn'ils

n

ensaventla

somme

;

itsne.vont en croisade,aSaint-Jacque, oua

Rome

!

lisselaissentpourrir

comme

la vieille

pomme.

Tir6 d cent exemplaires.

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(23)
(24)

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(25)

+Z1 574951 07

i

(26)

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