Gestion durable de la biodiversité & des ressources naturelles – Part II. Ch.2. Défaillances environnementales du marché
Gestion durable de la biodiversité & des ressources naturelles – Part II. Ch.2. Défaillances
environnementales du marché
Prof. Philippe Polomé – Université Lyon 2
UE Transversale, 2
olicence, Lyon 1 – 2017-2018
Gestion durable de la biodiversité & des ressources naturelles – Part II. Ch.2. Défaillances environnementales du marché Externalités
Ch. 2. Défaillances environnementales du marché
Externalités Biens publics
Ressources communes / Tragédie des communs
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Coûts externes ou bénéfices externes
I Définition
Une externalité existe dès que le bien-être d’un personne (ou les possibilités de production d’une firme)
I est affecté par les actions d’un autre agent dans l’économie I en-dehors des interactions du marché (prix)
I
L’externalité est
subieI Elle impose des coûts (ou des bénéfices) même intangibles ou non-monétaires
I Externalités négatives ou positives⊕
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Types & exemples d’externalités
I
Classique : “Pollution” – cette section
Négative
Air : Effet de serre, Gaz nocifs...
Nuisances : Visuelles, sonores...
Eau : Rejets diffus ou ponctuels chim. bactério. thermal
Positive Améliorations visuelles
Fonction écosystème : Abeilles
IProchaines sections
I Biens publics
I Ressources communes
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Externalités : principe de base
I
Chevron, plus gros émetteur privé de
CO2au monde
IBilly, un fermier américain
I Plus la température monte & moins les hivers sont extrêmes, meilleures sont ses récoltes
I Pour Billy, les émissions de Chevron sont une externalité⊕ I
Si Chevron ne produit qu’en réponse à ses
proprescoûts et
bénéfices,
I est-ce que ses émissions serontsocialement optimales ?
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Externalité ⊕ : Chevron
I
C produit des biens & services
I jusqu’à ce que le coût de la dernière unité produite I = le revenu qui en résulte (prix des carburants...) I Mais aussi revenus non-marchands
I Subventions... - on oublie
I C essaie d’influencer les prix, les subventions, les règlements I on oublie aussi
I En produisant, C émet duCO2jusqu’à ce que son bénéfice marginal (BM) d’émettre une T de + soit égal à son coût marginal (CM)
I En fait : actionnariat de C
I Mais puisque Billy “bénéficie” aussi de ces émissions, en ce point le BM social (=total) d’émettre une T de + sera > CM
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Externalité ⊕ : Chevron émet trop peu
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Externalités : Exemple 2
I
Chevron, encore
I
Frank, un habitant des Îles Kiribati
craintde voir son pays disparaître sous les eaux
I Pour Franck, les émissions de C sont une externalité I
Dans un marché libre, C émettra jusqu’à ce que son BM
d’émettre une T de + soit égal à son CM
I Mais puisque Frank subit un coût de ces émission, en ce point le BM (de C) d’émettre une T de + sera plus petit que la PCM
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Externalité : C émet trop
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Externalités & allocations
I
Quand une activité ne crée pas d’externalité, le niveau optimal privé de l’activité = son niveau optimal social
I En imaginant que les thm du bien-être s’appliquent I En vrai, c’est plus compliqué à cause du thm du 2º rang I
Quand une activité génère une externalité
⊕/
I le niveau optimalprivéde l’activité sera moindre /plus grand I que le niveausocialoptimal
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Ch. 2. Défaillances environnementales du marché
Externalités Biens publics
Ressources communes / Tragédie des communs
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Définition
I
Un bien public est un bien ou un service qui est dans une certaine mesure
I Non rival
I la consommation d’une personne ne diminue pas la
disponibilité du bien pour les autres consommateurs potentiels I Non exclusif
I impossible (ou difficile/coûteux) d’interdire la consommation du bien à un consommateur non-payeur
I Donc : Pas de marché spontané car ne peut se rémunérer (induire un paiement par les consommateurs)
I Équivaut à un prix nul : demande excessive et offre insuffisante
I
Continuum de degrés dans les biens publics
I en fonction du degré de rivalité et du degré d’exclusivité du bien
I
On parle de
provisiond’un bien public
I Quantité(s) et qualité(s)Typologie
Rivalité↓ Exclusivité
Forte faible
Forte
Biens privés :
Comestibles, Consultation médicale, Système de santé...
Ressources communes : Prairie & bois communaux, Bancs de poisson, Nappes phréatique & de pétrole...
faible
Biens de club :
Rues, Musées, Education, Santé, TV numérique, Musique live, Cinéma, Parcs
& espaces protégés (selon conditions d’accès), Transports en commun...
Biens publics: Constitution et lois, Biospère fonctionnelle, Climat, Connaissance, Défense nationale, Air, TV Hertzienne, Musique numérique, Parcs & espaces protégés (selon conditions d’accès), Éclairage (rue, phare...)...
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Biens publics & notions connexes
I
Le droit de propriété est indépendant de la notion de bien public
I Un paysage est propriété privée mais est un bien public I Un bien public peut être détenu par zéro, une ou plusieurs
personnes
I Matériel ou immatériel (on peut posséder des choses immatérielles)
I “Personne ne possède” = pas de droits de propriété assignés : n’implique pas bien public
I p.e. un déchet
I
Aucune notion d’équité ici
I Non-exclusivité n’implique pas que tous ont effectivement accès
I L’accès peut être très onéreux, p.e. sommet d’une montagne I Le bien public n’est pas nécessairement gratuit
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Ne pas confondre avec l’idée de “service public”
I
L’éducation nationale, le système de santé / sécurité sociale, les transports en communs ne sont pas des biens publics
I Car on exclut facilement
I
Bien public n’implique pas “fourni/régulé par l’état”
I Les services de taxis sont des biens publics fournis de manière privée
I “Fourni par l´état” n’implique pas bien public
I
Bien privé n’implique que la fourniture doit être privée
I Système de santé : exclusif & rival, mais on veut que tout lemonde ait accès
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Quelques exemples à réfléchir
Exclusivité Rivalité Conclusion
Livre / bien durable Facilement Non, congestion quand je le lis Club
Idée Non (empêcher la diffusion) Non Public
Route Possible (péage) Non, congestion possible Club
Irrigation Difficile (surveillance) Élevée Communs
Hôpital Aisé (admission) Congestion rapide Privé
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Environnement et biens publics
Exclusivité Rivalité Conclusion
Parc ± facilement, selon taille Non, congestion possible Club
Services écosyst. Non Selon les cas
Protection innondation Non Non Public
Filtration eau Non Non Public
Climat Non Non Public
Culture, histoire
Individu (animal, plante) Oui Oui (selon usage) Privé, Club
Atmosphère (respiration, pollution) Empêcher de polluer Non (mais habitat) Public
Une expérience
I Chacun va recevoir 4 cartes : 2 rouges, 2 noires. Les valeurs des cartes n’importe pas, seule compte la couleur.
I Le jeu compte plusieurs périodes. Lorqu’une période commence, je passe parmi vous et chacun me donne 2 de ses 4 cartes, face vers le bas, de façon à ce que personne ne voie la couleur des cartes données ou restantes.
I Les gains ne dépendent que des cartes rouges. Pour chaque carte rouge conservée, son propriétaire reçoit 4 francs. Ensuite, lorsque j’ai collecté les cartes de tous les participants, je compte le nombre de cartes rouges qu’on m’a données et ce total est le gain collectif : chacun dans le groupe reçoit cette quantité de francs (en plus de ce qu’il/elle a gardé).
Une expérience
I Ensuite, je récupère les cartes restantes, je mélange toutes les cartes et je redistribue 4 cartes, 2 rouges, 2 noires, à chacun. On continue ainsi quelques périodes ; il est possible que je change les règles
ultérieurement, mais je vous le dirai à l’avance.
I Donc chaque période, tes gains sont : 4 x le nombre de rouges que tu gardes + 1 x le total des rouges données par tout le monde.
I Une feuille vous permet de noter vos gains, par période et au total. Les gains ne seront pas rendus publics, mais je vous demande de jouer comme s’ils étaient réels – disons 1 franc = 10€.
I Y a t-il des questions avant qu’on ne commence ?
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Graphique des résultats
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Discussion
I
Quelles stratégies au long de l’expérience ?
IQuels sont les effets de
I réduire le gain par carte rouge ? I annoncer la période de fin du jeu ? I
Autres effets connus
I révéler les contributions (de tous ou d’une personne au hasard) I cheap talk / commitment (discussion consensuelle /
gouvernement)
I backward induction / end of the game effect I retaliation
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Le resquilleur
I
À tout niveau de provision,
I certains utilisateurs ne verront pas l’intérêt de contribuer car le niveau de provision leur semblera suffisant
I Chacun décide seul son niveau de contribution, sans prendre en compte l’effet qu’elle a sur le bien-être des autres
I Parallèle avec externalité⊕
I
Donc, une partie de la société supporte seule le coût du bien public, utilisé par tous
I Situation de“free-riding” / passager clandestin / resquilleur
I Autrement dit :la solution décentralisée (contributions volontaires) n’aboutit pas à une solution efficiente
I Plusieurs solutions ont été étudiées, mais aucune n’est satisfaisante
Le resquilleur : facette stratégique
I
Soit une sociéte de 10 personnes
I Chacun peut contribuer 1 au bien public ou bien le garder pour usage privé
I Une contribution de 1 au bien privé rapporte 2, au bien public 1, mais à tout le monde
I
Si le jeu n’est pas répété, chacun a une
stratégie dominanteà ne pas contribuer
I C’estdilemme social
Joueur i
Contribue Ne contribue pas Tous contribuent i : 10 i : 9+2=11
9 autres j : 10 j : 9
joueurs j Aucun ne contribue i : 1 i : 2
j : 1+2=3 j : 2
Théorie des jeux
Figure –John Nash (1928 – 2015), mathématicien USA, Nobel 1994, un des fondateurs de la théorie des jeux
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Provision optimale d’un bien public
I
Hypothèse : divisible, p.e.
I taille d’un appartement partagé
I qualité des eaux d’une nappe phréatique I
Une unité de compte
I “Argent” / revenu monétaire
I Éventuels droits de propriétés de ce revenu I = impôt
I
Ce revenu est dépensé de 3 façons
I Bien privé pour chacunI Coût de production du bien public I Coût marginal par unité additionnelle
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Provision optimale : condition de Samuelson
I TMSPP
: taux marginal de substitution
I entre une unité du bien Public, contre une unité du bien Privé I Condition de Samuelson
I Une allocation avec bien public ne peut être Pareto Optimale que si
XTMSPP =cm cm=coût unité supplémentaire du bien public I
Si
PTMSPP >cm
, alors au moins 1 agent pourrait être mieux avec plus de surface
I Car cet agent préfèrerait renoncer à une part de biens privés pour plus de bien public
I
Si
PTMSPP <cm
, les agent seraient mieux avec moins de
bien public
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Figure –Paul Samuelson (1915 – 2009), American economist, "Father of Modern Economics"
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Mettre en oeuvre la condition de Samuelson
I
Les
TMSPPdoivent être connus
I Mais dépendent (sauf cas particulier) de la quantité de bien publicETde celle de bien privé consommée
I donc du revenu
I
Donc, la provision optimale de biens public est
conditionnelle à l’allocation des ressources(ou vice-versa)
I Pour connaître la quantité de bien public souhaitée par la société, il faut d’abord connaitre la distribution des richesses, donc les taxes
I Paradoxal car on taxe pour fournir des biens publics
I
En pratique, on part toujours d’une situation existante
I et on se demande si un changementà la margeest intéressant I AlorsTMSPP est laDAP= disposition à payer pour un
accroissement (marginal) d’une unité du bien public I Dans ce cas et en contexte de bien public : Samuelson =
analyse coût-bénéfice
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Ch. 2. Défaillances environnementales du marché
Externalités Biens publics
Ressources communes / Tragédie des communs
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Une expérience
I
On fait 7 groupes.
I
Je distribue 2 cartes à chacun, une rouge et une noire.
I Ensuite, je collecte une carte de chacun.
I Votre paiement dépend de la carte que vous avez donnée : I Si vous avez donné une carte noire, le paiement est 6/noù
nest le nombre de cartes noires que j’ai reçues.
I Si vous avez donné une carte rouge, vous recevez 1.
I
Ensuite je récupère toutes les cartes et je redistribue.
I
On jouera deux temps, chaque temps comptera plusieurs périodes
I Temps 1. Les joueurs doivent décider d’investir simultanément, sans concertation
I Temps 2. Les joueurs peuvent discuter avant d’investir et peuvent s’engager sur contrat
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Profits π individuels et collectifs
Investisseurs
π/investisseur
∆π/inv.
πcollectif
∆πcoll.
0 0 - 7 -
1 6 +5 6+6*1=12 +5
2 3 +2 2*3+5*1=11 -1
3 2 +1 3*2+4*1=10 -1
4 1.5 +.5 4*1.5+3*1=9 -1
5 6/5 +1/5 5*6/5+2*1=8 -1
6 1 0 6*6/6+1=7 -1
7 6/7 -1/7 7*6/7=6 -1
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Optimum privé vs. Optimum social
I
Optimum privé
I chacun a intérêt à investir jusqu’à ce que BM=CM I
Optimum social : il ne faudrait investir qu’une seule unité
IExternalité : L’investissement de l’un a un impact sur le
profit collectif
I Qui n’est pas pris en compte dans la décision privée
I Ceci est bien distinct du problème de soutenabilité écologique I
Plusieurs solutions peuvent émerger
I Rachat par un seul investisseur : privatisation I Gestion collective : centralisation
I Taxation, normes, marchés de droits I Instruments de politique économique I On n’aura pas le temps de voir
I Dans la pratique : multiples variétés d’arrangements locaux selon les conditions
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Les ressources communes
I
L’expérience illustre le problème des
ressources communes I Dans une certaine mesure, aussi le problème de congestion I Si le gain dépendaitpositivementdu nombre d’investisseurs,on aurait une externalité⊕type réseau (fax, téléphone...) Figure –Elinor Ostrom (1933 – 2012), Économiste politique USA
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Les ressources communes
I
Historiquement, ressources communes
“commons” =
zoneI utilisable par tous les membres d’un groupe
I mais consommation par une personne réduit la disponibilité pour les autres
I Dilemme social
ou
Tragédie des communsI Partout où la surveillance (monitoring) est trop onéreuse I Cause essentielle bien perçue : les usagers individuels ont une
incitation à agir de façon préjudiciable au groupe
I « entrent » jusqu’au point où le BM = CM du dernier entrant
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Exemples
Externalité Ressource commune Négative
Bancs de poissons Forêt, Prairie
Aquifère, Nappe de pétrole
Positive
Immunités biologiques : Vaccins Réseaux : téléphone, facebook...
Aménités collectives (jardin, parc...)
Logiciels open-source
Un autre jeu : les vaccins (externalité)
I
Un vaccin a un coût
χpour celui qui le prend
I Risque de complication médicaleI + éventuel prix de vente du vaccin
I
Si tout le monde est vacciné, le risque d’attraper la maladie est nul : utilité
ν¯I Si persone n’est vacciné, le risque est élevé : utilitéν t.q.
¯
ν−χ >> ν
Joueur i
Se vaccine Ne se vaccine pas Tous sont vaccinés i :ν¯−χ i :¯ν Reste de la autres :ν¯−χ autres :ν¯−χ
population Aucun n’est vacciné i :ν¯−χ i :ν autres :ν+ autres :ν
I
Donc : si personne n’est vacciné, i intérêt à se faire vacciner
I Si tout le monde est vacciné, ça ne sert plus à rien de se fairevacciner
I Entre les 2, il faut un seuil où les préférences basculent
Plus généralement : le dilemme social
I
Le jeu en tant qu’interaction sociale a plusieurs interprétations
I selon les paiementsPaiements pour i Joueur i
Action 1 Action 2
Reste de la Action A
α βpopulation : “j” Action B
γ δI
Dilemme social & du prisonnier
I Action 1 = A = “ne pas coopérer”I α > β etγ > δetδ > α
I Contribution volontaire au bien public
I Si les paiements i sont les mêmes que j et qu’il n’y a pas d’(autre) externalité sur des tiers, stratégie dominante amène à l’inefficience
I
Jeu de coordination “chicken game”
I Action 1 = A = “rouler à droite”, action 2 = B = “à gauche”
I α > β etγ < δ
I Équilibre de Nash : pas d’intérêt unilatéral à en dévier
Cas historique : le dilemme du prisonnier
Paiements pour i Joueur i
Silence Dénonce
“j” Silence peine Légère Relaxe
Dénonce peine Maximale peine Sévère
I R >L
et
S >Met
L>SI Contribution volontaire au bien public I Stratégie dominante amène à S
I
Pour regarder l’efficience, il faut voir les profits collectifs
ISi le jeu est répété, c’est bien moins évident
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Gouvernance
I
En général, RC = bien ou service dont l’existence requiert les actions
coordonnéesde plusieurs personnes
I Donc : un problème degouvernanceou « comment coordonner ces actions »
I
Local
I Les acteurs se connaissent I Certaines actions sont observables
I Une incitation existe à construire une réputation I
Global
I Ne possède pas ces propriétés
I @potentiel d’intervention par un acteur plus « puissant » I Pas de gouvernement mondial qui puisse sanctionner un
gouvernement national
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En résumé
I
La défaillance de marché environnementale est l’externalité
I “directe” : pollution, en + ou en -I “indirecte” : l’action de l’un change le niveau du bien public accessible aux autres
I En - : cas classiques des ressources communes I En + : “construction” d’une ressource collective = cas
classique des biens publics
I
Dans ces 3 cas, l’action décentralisée
I = lorsque l’individu agit selon ses incitations privées I N’aboutit pas à l’optimum social (=optimum de Pareto) I Le marché n’est donc pas une solution efficiente
I Il n’y a pas forcément une alternative évidente
I La connaissance du milieu requise pour atteindre l’optimum social justifie une intervention forte de la collectivité dans les actions individuelles
I Dans le prochain chapitre, on voit des formes d’intervention