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Correction du Partiel 2 - Analyse (sur 30 points)

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ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 1/17

Correction du Partiel 2 - Analyse (sur 30 points)

(2h00)

Documents non autorisés - Calculatrice autorisée Justifier les calculs

Séparer calcul littéral et numérique

Exercice 1 : Compétition entre précipités (8 points)

L’allure du diagramme avec ses points anguleux A et B est caractéristique du phénomène de rupture d’équilibre qu’est l’apparition ou la disparition d’un précipité.

En présence d’ions iodure I-, les ions Pb2+ donnent un précipité jaune d’iodure de plomb PbI2

et les ions Hg2+ un précipité rouge-orangé HgI2.

1) Écrire les deux réactions de précipitation correspondantes. (1 point)

2I- (aq) + Pb2+ (aq) = PbI2 (s) et 2I- (aq) + Hg2+ (aq) = HgI2 (s) Lorsqu’on ajoute goutte à goutte des ions Hg2+ dans un tube à essais contenant un précipité d’iodure de plomb, le précipité devient rouge-orangé dès les premières gouttes.

2) Que peut-on conclure de cette observation ? Écrire l’équation de la réaction correspondante. (1 point)

Il y a compétition entre les deux précipités. Le précipité d’iodure de plomb disparaît au profit du précipité d’iodure de mercure selon l’équation :

PbI2 (s) + Hg2+ (aq) = HgI2 (s) + Pb2+ (aq)

3) Le document ci-après correspond à la simulation de l’ajout d’une solution d’ions iodure à une solution équimolaire en ions Pb2+ et Hg2+, toutes deux à 0,100 molŊL−1. Les graphes tracés représentent le pourcentage de cations métalliques présents dans la solution en fonction de pI = −log[I-].

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- a - Identifier les deux courbes tracées. (2 points)

Initialement, la solution ne contient pas d’ions I- (pI → +∞) et les ions Pb2+ et Hg2+ sont tous deux à la concentration 𝐶0 = 0,100 molŊL−1. En pourcentage, 100% des cations sont en solution, la solution est limpide.

Puis on ajoute des ions I- : en venant de +∞, rien ne se passe jusqu’au point B (pI𝐵 = 13,6). À droite de B, les courbes 1 et 2 sont confondues à la valeur 100%. La solution est limpide, il n’y a pas assez d’ions I- pour saturer la solution, ni en PbI2, ni en HgI2.

Le point B est un point anguleux. Cela traduit une rupture d’équilibre, en l’occurrence l’apparition d’un précipité. D’après la question précédente, on sait que Hg2+ est un meilleur accepteur de I- que Pb2+, c’est donc le précipité HgI2 qui apparaît en B. C’est la première frontière d’existence que l’on rencontre en venant des pI élevés sur le diagramme tracé à la question 1).

Si on continue d’ajouter I-, cela entraîne la précipitation de HgI2, donc la diminution de la concentration de Hg2+ :

La courbe ‚ représente donc la concentration de Hg2+, exprimée en pourcentage de 𝐶0. Lorsque Hg2+ a quasiment disparu, le pI peut à nouveau baisser au fur et à mesure qu’on apporte I-. La courbe  reste à 100% jusqu’en A, où un nouveau point anguleux survient, (pI𝐴 = 3,6), ce qui traduit cette fois le début de précipitation de PbI2. On observe alors la chute de la concentration de Pb2+ de la même façon que précédemment :

La courbe  représente donc la concentration de Pb2+, exprimée en pourcentage de 𝐶0. - b - Que représentent les points anguleux ? En déduire les produits de solubilité Ks(PbI2) et Ks(HgI2). On donne pIA = 3,6 et pIB = 13,6. (2,5 points)

Les points anguleux traduisent des ruptures d’équilibre, ici l’apparition des précipités : HgI2 en B et PbI2 en A.

Pour trouver le produit de solubilité de HgI2, on utilise les coordonnées du point B : en effet, en B le 𝐾𝑠 devient applicable et la concentration de Hg2+ est encore à 100%, donc vaut 𝐶0 = 0,100 molŊL−1, d’où :

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De même en A pour PbI2 :

Ks(PbI2) = [Pb2+]A.[I-]2A = C0.[I-]2A = 0,1 x (10-3,6)2 = 6.10-9

- c - Déterminer la valeur de la constante d’équilibre K0 de la réaction qui se produit lorsqu’on met en présence des ions Hg2+ avec un précipité d’iodure de plomb (réaction dont l’équation a été donnée dans la question 2)). (1 point)

K! = Pb!!

Hg!! = Pb!! . I! !

Hg!! . I! ! = K!(PbI!)

K!(HgI!) = 10!"

- d - Conclure sur la réaction. (0,5 point)

K0 >> 1 : la réaction peut être considérée comme totale, donc l’iodure de plomb disparaît totalement au profit de l’iodure de mercure.

Exercice 2 : Validation de méthode d’un médicament utilisé contre l’hypertension artérielle (18,5 points)

Le Captopril est un médicament utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle, l’insuffisance cardiaque, l’infarctus du myocarde et la néphropathie diabétique du diabète de type I (insulino-déficient).

Celui-ci appartient à la famille des inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC). Il bloque la formation de l'angiotensine II, une substance responsable d'une contraction des artères qui augmente la tension artérielle et fatigue le cœur. Outre ses propriétés antihypertensives, le Captopril a un effet bénéfique en cas d'insuffisance cardiaque et après un infarctus.

Son utilisation au long cours permet également de freiner la détérioration du fonctionnement du rein chez les personnes atteintes de diabète insulinodépendant.

Il se présente sous forme de poudre granuleuse, cristalline, blanche facilement soluble dans le méthanol.

Figure 1 - Structure chimique du Captopril

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Le dosage de ce médicament s’effectue à l’aide d’analyse HPLC (High Performance Liquid Chromatography), il est indispensable d’élaborer cette méthode d’analyse et de la valider selon des critères bien définis.

Remarque : aucunes connaissances sur l’analyse HPLC n’est requise pour répondre aux questions.

1) Indiquer quelle est le but de la validation d’une méthode d’analyse. (1 point)

Le but de la validation d’une méthode d’analyse est de démontrer qu’elle correspond à l’usage pour lequel elle est prévue. Elle regroupe l’ensemble des opérations nécessaires pour prouver que le protocole est suffisamment exact et fiable pour avoir confiance dans les résultats fournis et ceci pour un usage déterminé.

La validation des méthodes d’analyses suit les recommandations de documents de référence officiels.

Les méthodes d’analyses sont validées selon les critères suivants :

Conformité du système : Des valeurs minimales de paramètres chromatographiques (résolution, nombre de plateaux théoriques, facteur de rétention, tailing factor) sont à respecter pour démontrer la fiabilité de l’appareil.

Spécificité : Capacité de la méthode de permettre une évolution non équivoque de l’analyte en présence de composants qui sont susceptibles d’être présents.

Concrètement, elle représente la capacité de faire la discrimination analyte/substances interférentes. On l’évalue en montrant l’absence de signaux liés aux excipients ou aux solvants.

Linéarité : Capacité dans un intervalle donné d’obtenir des résultats de dosages directement proportionnels à la concentration ou à la quantité d’analyte dans un échantillon. C’est la relation linéaire signal–concentration. On l’établit en traçant une droite d’étalonnage, évaluée par un coefficient de détermination r² ( ≥ 0,998).

Exactitude : Etroitesse d’accord entre la valeur trouvée et la valeur acceptée soit comme valeur conventionnellement vraie soit comme valeur de référence. C’est l’écart d’une valeur obtenue par rapport à une valeur considérée comme exacte.

Fidélité : Etroitesse d’accord entre une série de mesures obtenues dans des conditions prescrites à partir de prises d’essais multiples provenant d’un même échantillon homogène. Elle étudie le degré de dispersion des résultats.

On y distingue :

Répétabilité : exprime la fidélité évaluée dans des conditions opératoires identiques et dans un court intervalle de temps. Elle est déterminée à partir d’un même échantillon, évaluée dans des conditions opératoires identiques (même analyste, même équipement, même laboratoire).

→ Fidélité intermédiaire.

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Stabilité des échantillons en solution : Vérifiée par comparaison des facteurs de réponse entre une solution fraiche et une solution datant d’au moins 16 heures.

Robustesse : Capacité du protocole de rester non affecté par des variations faibles mais délibérément introduites dans les paramètres de la méthode. Elle fournit une indication sur sa fiabilité dans des conditions normales d’utilisation. Les variations faibles sont des modifications contrôlées des conditions d’application (changements délibérés de température, débit, composition de phase mobile…).

LOD et LOQ.

2) Préciser quelles sont les différences entre répétabilité et fidélité intermédiaire.

(1 point)

La fidélité intermédiaire exprime la variabilité intra-laboratoire : un ou plusieurs critères suivants peuvent être différents : les jours, les analystes, les équipements.

A – Préparation des échantillons de Captopril à préparer en vue de la validation

Pour la préparation des échantillons HPLC, une masse de 1 g (±10%) de Captopril est ajoutée à une masse de 9 g (±10%) de lactose (excipients). Après homogénéisation de la préparation, celle-ci est réparti en dix prélèvements d’une masse approximative de 200 mg (±10%).

Ces prélèvements sont introduits dans des fioles jaugées de 20 mL à l’aide d’un sabot de pesée, elles sont ensuite complétées avec du méthanol.

1) Un tableau de résultat est présenté en annexe 1, à compléter et à rendre avec la copie.

(2 points) Masse prélèvement

(g)

Concentration théorique

Captopril (g/L) Concentration en Captopril mesurée (g/L)

Écart par rapport à la concentration théorique (%)

0,20050 1,00250 0,98227 -2

0,20065 1,00325 1,02603 2

0,20045 1,00225 1,00479 0

0,20017 1,00085 1,02373 2

0,20046 1,00230 0,96388 -4

0,20052 1,00260 0,99870 0

0,20040 1,00200 1,02419 2

0,20021 1,00105 1,01414 1

0,20075 1,00375 0,96817 -4

0,20035 1,00175 0,97639 -3

Tableau 1 : conformité des préparations

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2) Indiquer si les résultats obtenus sont conformes sachant que l’écart par rapport à la concentration théorique ne doit pas dépasser ± 10 %. (0,5 point)

Toutes les valeurs sont inférieures à ± 10 %, donc tous les résultats sont conformes.

B – Validation de méthode

I - Étude de la spécificité :

Un échantillon blanc (méthanol) et un échantillon d’excipients sont injectés dans le système.

Les chromatogrammes obtenus, ainsi que le chromatogramme du captopril, pour une détection d’absorption à 220 nm, sont présentés en figures 2,3 et 4.

Figure 2 : Chromatogramme du captopril (0,2 g.L-1)

Figure 3 : Chromatogramme du mélange d’excipients

Figure 4 : Chromatogramme du méthanol

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1) Conclure sur la spécificité en justifiant votre réponse. (0,5 point)

Il n’est observé aucun pic significatif pour l’échantillon du blanc à 220 nm. Les pics correspondant aux excipients apparaissent à des temps de rétention différents de celui du captopril, et n’interfèreront donc pas dans la quantification de la molécule.

II - Étude de la linéarité :

La linéarité de la méthode est évaluée à partir de 5 niveaux de concentration correspondant respectivement à 25%, 50%, 100%, 250% et 500% de la concentration cible (0,2 g.L-1), avec 3 répétitions pour chaque niveau. La droite de régression linéaire (figure 5) est obtenue par la méthode des moindres carrés sous la forme y = ax + b, où a représente la pente de la droite, b l’ordonnée à l’origine. y représente l’aire sous le pic, et x représente la concentration en g.L-1.

Figure 5 : Droite d’étalonnage du captopril

2) Conclure sur la linéarité en indiquant l’intervalle de concentrations. Justifier votre réponse. (1 point)

Le coefficient de corrélation (r2) égal à 0,9999145 confirme la bonne linéarité de la méthode (norme > 0,998) dans un intervalle de concentrations de 0,05 à 1 g.L-1.

3) Pour compléter l’étude de linéarité, la norme impose l’utilisation d’un test de Fischer- Snedecor. Les résultats des essais sur cinq niveaux de concentration sont donnés dans l’annexe 2.

Calculer la variance expérimentale s2exp et la variance s2def en donnant leur unité convenable. (2 points)

s!"#! =

y!!− y! !+⋯+ y!"− y! !+ y!"− y! !+⋯+ y!"− y! !+ y!"− y! !+⋯+ y!"− y! !

5(3−1) s2exp = 0,00019 g2.L-2

(8)

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s!"#! = 3 y!− y! !+⋯+ y!− y! !

5−2 s2def = 0,000022 g2.L-2

4) Calculer la statistique F de Fischer-Snedecor, puis conclure sur la linéarité. (1 point) On donne ftable(0,95;3;10) = 3,71.

f!"#= 0,000022

0,00019 = 0,12 On constate que fobs < ftable, donc la linéarité est vérifiée.

5) Indiquer ce que veulent dire les trois valeurs numériques données entre parenthèse de ftable. (1,5 points)

0,95 indique le niveau de confiance à hauteur de 95 % 3 = k – 2 niveaux de concentration.

10 = k(n – 1) ; k = 5 niveaux de concentration répétés n = 3 fois.

III - Étude de l’exactitude :

Les résultats des études d’exactitude sont obtenus en calculant les taux de recouvrement :

t!"# = valeur réellement mesurée

valeur théorique x 100

de la méthode par rapport à des solutions de concentrations connues.

6) Compléter le tableau fourni en annexe 3, à rendre avec la copie. (2 points)

i xi (g/L) Essai 1 :

yi1 (g/L) Essai 2 :

yi2 (g/L) Essai 3 :

yi3 (g/L) Essai 1 :

trec (%) Essai 2 :

trec (%) Essai 3 :

trec (%) moyenne : trec (%)

1 0,05 0,049 0,051 0,0485 98 102 97 99

2 0,1 0,099 0,101 0,1 99 101 100 100

3 0,2 0,198 0,201 0,202 99 100,5 101 100,2

4 0,5 0,498 0,503 0,5 99,6 100,6 100 100,1

5 1 0,98 1,04 1,02 98 104 102 101,3

Tableau 3 : exactitude

7) Conclure sur l’exactitude de la méthode en justifiant votre réponse. Les normes d’acceptation étant de (100 ± 2) %. (0,5 point)

Toutes les valeurs moyennes du taux de recouvrement sont comprises dans les normes d’acceptation (100 ± 2) %, sur un intervalle allant de 25% à 500% de la concentration cible.

La méthode d’ananlyse peut donc être considérée comme exacte.

(9)

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IV – 1/ Étude de la répétabilité :

6 injections d’une même solution à la concentration cible (0,2 g.L-1) sont réalisées le 1er jour.

Données :

On rappelle que le calcul de la moyenne, de l’écart-type sur une grandeur x, obéissant à une loi normale, sont données par les relations suivantes :

x= !!!!x!

n et s= !!!!(x!−x)!

n−1 Le coefficient de variation est donnée par :

CV= s x

8) Les moyennes, écart-types et coefficients de variation (CV%) pour le temps de rétention, l’aire sous le pic et la hauteur du pic sont à calculer (annexe 4 à rendre avec la copie). (1,5 points)

N° injection Temps de rétention

(min) Hauteur de pic Aire sous le pic

1 3,832 12 862 146 057

2 3,83 13 023 148 190

3 3,83 13 205 150 295

4 3,833 13 142 149 616

5 3,83 13 076 148 637

6 3,83 13 096 148 792

Moyenne 3,83 13 067 148 598

écart-type 0,001 118 1455

CV (%) 0,035 0,903 0,979

Tableau 4 : Répétabilité

9) Conclure sur la répétabilité sachant que les normes d’acceptation sont pour un CV%

< 2 %. (0,5 point)

Tous les CV% sont bien inférieurs à 2 %, donc la répétabilité est vérifiée.

IV – 2/ Étude de la fidélité intermédiaire :

Une solution de captopril à la concentration cible (0,25 g.L-1) est préparée le 3ème jour par un opérateur différent avec un numéro de lot de colonne différent. 6 injections de cette solution sont réalisées. Les coefficients de variation (CV%) pour le temps de rétention, l’aire sous le pic et la hauteur du pic sont calculés (tableau 5 en annexe 4), fournissant des valeurs dans les normes d’acceptation (%RSD ≤ 2).

(10)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 10/17 10) Conclure sur la fidélité intermédiaire sachant que les normes d’acceptation sont pour un CV% < 2 %. (0,5 point)

Tous les CV% sont bien inférieurs à 2 %, donc la fidélité intermédiaire est vérifiée.

V – Stabilité des solutions :

La stabilité dans le temps des échantillons en solution d’analyse est vérifiée en comparant les réponses (aire et taux de recouvrement) d’une solution à la concentration cible injectée 6 fois, à T0 et à T0+24h (Les résultats sont donnés dans le tableau 6 en annexe 5 à rendre avec la copie).

Tableau 6 : Stabilité des échantillons en solution

11) Calculer le biais relatif en % et conclure sur la stabilité des échantillons sachant que le biais doit être inférieure en valeur absolue à 1 %. (0,5 point)

Le biais est calculé à 0,4 % < 1 %, on peut donc confirmer la stabilité des échantillon sur une durée de 24 h.

VI – Robustesse :

Des variations faibles mais délibérément introduites des paramètres de la méthode d’analyse fournissent une indication sur sa fiabilité dans des conditions normales d’utilisation.

Dans cette étude, une diminution de 5°C de la température et une diminution de 0,2 mL/min du débit a été apporté (cf résultats tableau 7 en annexe 6).

12) Conclure sur la robustesse de la méthode d’analyse. (0,5 point)

Dans cette étude, une diminution de 5°C de la température et une diminution de 0,2 mL/min du débit permettent de maintenir la conformité du système, donc la méthode peut être considérée comme robuste.

VII – LOD et LOQ :

13) Définir la limite de détection (LOD) et la limite de quantification (LOQ) d’une procédure analytique. (1 point)

La LOD représente la plus petite quantité de substance considérée qui peut être détectée dans un échantillon, sans forcément être quantifiée de façon exacte.

Aire sous le pic (n=6) Echantillon à T0 148 598 Echantillon à T0+72h 148 004 biais relatif (%) 0,4 %

(11)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 11/17 dans un échantillon, avec une exactitude appropriée.

14) La limite de détection de l’appareil pour le captopril est calculée à partir d’un rapport signal/bruit égal à 3.

La limite de quantification de l’appareil pour le captopril est calculée à partir d’un rapport signal/bruit égal à 10.

On donne le rapport S/N = 0,000035 g.L-1.

Calculer les valeurs de la LOD et LOQ. (1 point)

LOD = 3S/N = 0,000105 g.L-1 et LOQ = 10S/N = 0,000350 g.L-1

Exercice 3 : (3,5 points)

Une solution aqueuse de permanganate de potassium dont la concentration molaire vaut C1 = 0,128 mmol.L-1, a une transmittance de 50 % à 525 nm, si on utilise une cuve de 10 mm de parcours optique.

1/ Indiquer, de façon générale, ce qu’est un spectre d’absorption, ainsi que les définitions des deux grandeurs qui peuvent se trouver en ordonnée d’un tel spectre.

(1,5 points)

Pour décrire les propriétés absorbantes d’une espèce, on utilise son spectre d’absorption, c.a.d un graphique d’une fonction de l’atténuation d’un faisceau de rayonnement en fonction de la longueur d’onde, de la fréquence ou du nombre d’onde.

On emploie 2 termes pour mesurer l’atténuation du faisceau : la transmittance et l’absorbance.

La transmittance T est définie comme la fraction du rayonnement incident qui est transmise par le milieu :

T= P P! L’absorbance est définie par :

A= −logT=logP! P

Où P0 représente la puissance lumineuse du faisceau incident et P la puissance lumineuse du faisceau transmis.

2/ Calculer le coefficient d’absorption molaire du permanganate pour cette longueur d’onde. (1 point)

D’après la loi de Beer-Lambert : A = - logT1 = ε.b.C1

ε= − logT!

b.C! = 2350 mol!!.L.cm!!

3/ Si on double la concentration, calculer l’absorbance et la transmittance de la nouvelle solution. (1 point)

(12)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 12/17 A2 = ε.b.C2 avec C2 = 2.C1

donc, A2 = 2ε.b.C1 = 2A1 = - 2logT1 = 0,6 T! = 10!!! =0,25

FIN DE L'ÉPREUVE

(13)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 13/17 ANNEXE 1 : La conformité des préparations

Masse prélèvement

(g)

Concentration théorique Captopril (g/L)

Concentration en Captopril mesurée (g/L)

Écart par rapport à la concentration théorique (%)

0,20050 1,00250 0,98227 -2

0,20065 1,00325 1,02603 2

0,20045 1,00225 1,00479 0

0,20017 1,00085 1,02373 2

0,20046 1,00230 0,96388 -4

0,20052 1,00260 0,99870 0

0,20040 1,00200 1,02419 2

0,20021 1,00105 1,01414 1

0,20075 1,00375 0,96817 -4

0,20035 1,00175 0,97639 -3

Tableau 1 : conformité des préparations

(14)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 14/17 ANNEXE 2 : LA LINÉARITÉ : Test de Fischer-Snedecor

Des mesurages répétés sont effectués pour plusieurs niveaux du mesurande : - k niveaux d’indice i ;

- n répétitions d’indice j.

On obtient un ensemble de valeurs mesurées yij.

• En tenant compte de tous les niveaux on calcule :

- la variance expérimentale s2exp qui quantifie la dispersion de toutes les valeurs mesurées (yij) autour de leur moyenne à chaque niveau y!.

Elle donne donc une estimation du défaut de fidélité de la procédure de mesure :

- la variance s2def qui quantifie la dispersion des moyennes y! par rapport au valeurs correspondantes recalculées y!.

Elle donne donc une estimation du défaut d’ajustement des valeurs mesurées par rapport à la droite :

Ce test permet de comparer les deux variances s2def et s2exp en calculant la statistique f observée :

Hypothèse nulle H0 à tester : s2def ≤ s2exp

Ceci signifie que la dispersion des moyennes autour de la droite de régression est plus faible que la dispersion expérimentale des valeurs mesurées autour de leur moyenne à chaque niveau; autrement dit, le modèle linéaire est bien adapté dans le domaine étudié.

(15)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 15/17 Interprétation :

La statistique fobs obtenue est comparée à la valeur critique (fcritique) donnée dans la table de Fisher-Snedecor au niveau de confiance (1 - α) (généralement 95 %), pour k niveau et pour n répétitions :

f((1 - α) ; (k - 2) ; (k(n - 1))

• Si fobs ≤ fcritique : hypothèse acceptée ; linéarité vérifiée avec un niveau de confiance de 95 %.

• Si fobs > fcritique : hypothèse rejetée ; linéarité non vérifiée avec un niveau de confiance de 95

%. Il faut alors :

- soit revoir les limites de la zone de linéarité ; - soit introduire une composante “non linéaire”.

Résultats des essais obtenus pour chaque niveaux de concentration :

i xi (g/L) Essai 1 : yi1 (g/L) Essai 2 :

yi2 (g/L) Essai 3 : yi3 (g/L)

y!

(g/L) y!

(g/L) y!- y!

(g/L) yi1 - y!

(g/L) yi2 - y!

(g/L) yi3 - y! (g/L) 1 0,05 0,049 0,051 0,0485 0,05 0,05 0,001 -0,001 0,001 -0,001 2 0,1 0,099 0,101 0,1 0,10 0,10 0,001 -0,001 0,001 0,000 3 0,2 0,198 0,201 0,202 0,20 0,20 0,000 -0,002 0,001 0,002 4 0,5 0,498 0,503 0,5 0,50 0,50 -0,004 -0,002 0,003 0,000

5 1 0,98 1,04 1,02 1,01 1,01 0,002 -0,033 0,027 0,007

Tableau 2 : mesurages répétés en vu de son utilisation pour déterminer la statistique fobs

(16)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 16/17 ANNEXE 3 : EXACTITUDE

i xi (g/L) Essai 1 :

yi1 (g/L) Essai 2 :

yi2 (g/L) Essai 3 :

yi3 (g/L) Essai 1 :

trec (%) Essai 2 :

trec (%) Essai 3 :

trec (%) moyenne : trec (%)

1 0,05 0,049 0,051 0,0485 98 102 97 99

2 0,1 0,099 0,101 0,1 99 101 100 100

3 0,2 0,198 0,201 0,202 99 100,5 101 100,2

4 0,5 0,498 0,503 0,5 99,6 100,6 100 100,1

5 1 0,98 1,04 1,02 98 104 102 101,3

Tableau 3 : exactitude

ANNEXE 4 : RÉPÉTABILITÉ & FIDÉLITÉ INTERMÉDIAIRE

N° injection Temps de rétention

(min) Hauteur de pic Aire sous le pic

1 3,832 12 862 146 057

2 3,83 13 023 148 190

3 3,83 13 205 150 295

4 3,833 13 142 149 616

5 3,83 13 076 148 637

6 3,83 13 096 148 792

Moyenne 3,83 13 067 148 598

écart-type 0,001 118 1455

CV (%) 0,035 0,903 0,979

Tableau 4 : Répétabilité

Tableau 5 : Fidélité intermédiaire N° injection Temps de rétention

(min) Hauteur de pic Aire sous le pic

1 3,837 13 121 149 600

2 3,836 13 092 149 128

3 3,835 13 054 148 430

4 3,836 13 041 148 311

5 3,836 13 084 148 658

6 3,835 13 226 150 276

Moyenne 3,836 13 103 149 067

CV (%) 0,014 0,508 0,510

(17)

ETSL, 95 rue du Dessous des Berges, 75 013 PARIS 17/17 ANNEXE 5 : Stabilité des solutions en solution

Tableau 6 : Stabilité des échantillons en solution

ANNEXE 6 : Robustesse de la méthode

Tableau 7 : Robustesse de la méthode Aire sous le pic

(n=6) Echantillon à T0 148 598 Echantillon à T0+72h 148 004 biais relatif (%) 0,4 %

Paramètre Valeur Norme

Nombre de plateaux

théoriques 2254 > 2000

Tailing factor 0,947 ≤ 2

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