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..
A TALE OF TWO CITXES
tvALUATION DESVERSION~ FRANÇAISES
by
David W.illiazn Llewellyn
A thesis
submitted to
..
the raculty, of Graduate Studies and Research McGill University,
in partial fulfilment.of the requirements for the deqree ô~ .
Master of Arts
Department of French Lanquaqe
and Literature August 1981
©
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1,
l 1 ,c
1 :~ , ! 1 ,,
••
• • G ce ' •Le pr~sent m~moire ést une ~tude des trois versions
françaises int~9rales qui ont ~t~ publiées du rOMan de Dickens, A Tale of Two Cities, paru en 1859 :
(a) Le aarquis de Saint-évremond! ou Paris et Londres en
.!lli.,
traduction de MIne Loreau, publi~e en 1861 par Hachette ~(b) Le Marquis de Saint.évremont, A Tale of '!'wo Cities,
traduction de Robert Maghe et lUbert Nauthy, parue en 1951 dans la collection Marabout:
(c) Un conte de deux villes, traduction de Jeanne Métifeu-B~jeau, publi~e en 1970 aux êditions de la Pl~iade.
Nos trois Chapitres 'examinent en d~tail les omissions et (
ajouts des traducteurs, les' erreurs de sens qu'ils ont commises, et la façon dont ils ont interpr~té les faits de civilisation et de cu;l.ture qui ne leur ~taienb\pas toujours familiers.
Faisant de la fidêlit~ l l'ori~inal le princip~l crit~re"'" d'excellence, nous concluons avec preu~es ! l'appui â la
supêriorité incontestable de la derniire en date des traductions françaises. \
(
\
\ \ 1 1i
't
\ , \
(
(
\ ABSTRACTThis thesis is ,a study of the three complete, French
versions of Charles Dickens' s novel, A Tale of '!'wo Ci ties (first
published 1859) :
(a) Le Ma uis de Saint-Évremond ou
.!.22l,.
translated by Mme Loreau, a~d published 1861;(b) Le Mar uis de Saint A Tale of Two Ci ties,
.
'translated by Robert Maghe ~nd Albert Wauthy, and puPlished by
Marabout in 1951; 1
!
1vililes, trans1ated by Jeann~
H~tifeu-(c) Un conte de deux
. i
~e fditions de la P1~iade lin 1970.
1 \
~jeau, and published by
In three c:hapters,
we
examine the translators'\ omissions\
1
and additions, their mistranslations~1 and their treatrnent 'of
cultural elements often unfamiliar ta
them\
')
Taking
~Od
translation to be that whichacc~ratelY
conveys themeani~d
the spirit of the ori.ginal, 'fe showthat the most recent
~l~~
ver'~ion
18 without
qUe8,tJ~,on
thebest.
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N~t
offrons no!tras
vi fs<. r
,
.
.
.' remerciements
a
M. J. L. La.unaypour ses conseils et son
encouragement dans l' êlaboration
"de ce mémoi re .
,/
1
..
"
1
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
.
. .
.
.
.
.
. . · . . .
.
.
. .
.
.
1:I. _OMISSIONS ET AJOUTS DA..~S LE~ VERSIONS FRANÇAISES
DU TALE OF ~io C:ITIES • • • • • • .. • • • • • 6 Omissions pre.miire catégorie (êchanti11ons)
. .
.
9 Omissions deuxiime cat~gorie (lecture g~néral.e) . 17Ajouts • •
.
.
,.
.
.
• • • • • • • ~. 35:II. ERREURS DE SENS DANS LES VERSIOt:iS FRANÇAISES
DU TALE OF '!'t'lO cr 'l'lES • • • • • • • • • • • • 42
-fchanti11ons • . .
·
. .
.
.
.
.
• • • 43Lecture globale
·
.
. .
·
.
. .
.
. .
84r r I . TRAITEMENT DES "FAITS DE CIVILISATION- PAR LES
TRADUCTEURS FRAnÇAIS DU TALE OF nlO CITIES • • • 106
CONCLUSION
.
. . . ·
.
. .
.
.
.
.
...
.
.
.
. .
157BIBLIOGRAPHIE
·
. .
.
. .
.
. .
.
. . . . . . .
161-l '
....
._---
--- ---':" ... '"
<
,
INTRODUCTION)
... ~ . . . . s . . ~n • • ~.~ _ _ . . _ _ _ _ ~ _ _ _ _ _ _ ~ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ~ _ _ _ _ ~~.'\
(
(
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,
..
-1-Il r'existe encore,
a
notre connaissance, aucune étude savante,; ni d'ensemble ni de détail, sur les traductions françaises des romans de Dickells. Les critiques de langue française qui ont analysê Dickens ne semblent pas avoir attaché d'importance l la qualité des traductions. Seul FlorisDelattre, dans son Dickens et la France, (1) a vertement tancé les premiers traducteurs, mais il a estimé au-dessous de sa dignité professorale d'en relever les contresens et les
balourdises. ,Nous l'avons fait, et sans la moindre honte, au contraire, car dans la méthode que nous avons mise au point et appliquée r~side en grande part l'originalit~ de notre travail.
c'est essentiellement gr!ce aux traductions publiées chez Hachette, sous la direction de P. Lorai~" que les romans de Dickens se sont r~pandus en France. Ces traductions furent les
premi~res autorisées par l'auteur,· l qui Hachetté~àvait acheté
ses droits en avril 1857. De1attre rapporte que, lors d'un , dIner l paris oil Dickens devait rencontrer ses tra.ducteurs, ces derniers (sauf P. Lorain) n'ont pas compris son anglais.
/
Certes~ les traducteurs des années 1860 étaient loin de
connaItre la langue de départ dans toutes ses finesses. Mais ils 4vaient l'avantage de connaItre parfaitement la langue d'arrivée. C'est pçurquoi leurs traductions, rédigées d'une plume alerte, ont conquis râpidement un três large public et elles n'ont pas perdu aprês un siac1e leur lisibilité.
(1) Floris Delattre, Dickens et la France. 'étude dl une .inter-action littéraire anglo-française (Paris: J. Gamber, 1927).
C 'd t 4" ,
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1
,
-~ 1(
-
i' + G.c
Cg
-2-Pourtant, quiconque a pr6sent à l ' espri t ~e texte original de l'un des romans de Dickens, quel qu'il soit, se rend immédiate-ment compte que les traducteurs de l'liquipe Lorain ont élûd6 les difficultés et pratiqué des coupures. 'Aussi l'oeuvre
entier de Dickens a-t-il dû être 'de ,nouveau tradui t en français
d~s que les grandes traductions du XXe si~cle (comme celles de Kipling par Louis 1 Fabulet et Robert D' Humières ou de Butler par Valéry Larbaud) ont sensibilis6 le public cultiv6 aux qualit6s"
<
que doit poss~der une traduction digne de ce nom :
compréhen
-sion t.otale, fidélité absolue, et aisance de style.
,
Nous nous sommes proposé l'étude comparative des traduc-tions françaises d'un roman particulier de Dickens, A Tale of Two Cities. Si nous n'avons pas choisi Oliver Twist, David Copperfield, ou Great Expectations, romans mieux connus du lecteur français t c'est que le nôtre se passe, en partie du
moins, en France, la France de l'Ancien R6gime, de la
Rfvolution et de la Terreur; qu'il est l'un de nos pr6f6rés et qu'il nous eUt ét~ pénible de nous livrer l I ' étude minutieuse d'une oeuvre que nous n'eussions point aim~e -- car minutieuse doit être cette étude pour être valable. Enfin, c'est qu'il
"
n'existe que trois traductions françaises du Tale of Two Cities, et qu'une, comparaison de plus de trois versions nous eût obligé de déborder le cadre d'un mémoire de ma!trise.
~
Les versions françaises du Tale of Two ci ties que nous examinons ici -- il s'agit des seules vefsions françaises du roman qui soient de vêri tables
traduct~ns
et non desr c t . 1 /
,
i 1(
(
-3-adaptations --' sont les suivantes
(~)
(~)
Charles Dickens, Le Marquis de Saint tvremont, A Tale of Two Cities. Traductien intêqraie de Robert Maqkle et Albert Wauthy. Verviers, ~rard,
1951-(Collection Marabout;,l.
Charles Dickens, .Un conte de deux villes. Publi~
sous la direction de Pierre Leyris. Traduction de. Jeanne Mêtifeu-Bêjeau. Paris, Gallimard, 1970.
(Bib1iothflque de la Pl~iade, 216). '
Comme nous ne mettons 'pas en cause les traducteurs, mais leurs traductions, nous en parlerons au masculin : ainsi,
!i,
~, et P se rê fêre ron t re specti vementa·
édi tian !!,achet te· 1 • ~di ti. on~arabout·, et -êdition la Plêiadew
• (Nous nous limitons
volontairement l l' êtude interne des textes, aussi n'
~tudions-nous ni la personnali tê ni le1l qualifications des traducteurs.) \
Le texte anglais que nous avons utilisé est celui: de l'édition Penquin, réimpression du texte oriqinal en volume de 1859 : , ,
Charl~s
riickens, A Tale of N'O, Cities. Edi ted wi th an Introc\uction by George Woodcock and illustrations by Habloj L. Browne ('Phi:'). London, Penquin, 1976. Mais, lorsque ce texte s' éloigne de la première versi.on anqlaise du roman, soi t, de" celle qui parut dans la revue hebdomadaire All the Year Round, nous nous fionsa
cette dernière:,
.
1 ALI tne- Year
ROund.~Weekly
Journal. Conducted byCharles DIckens. with which is incorporated Household Words. l (Apri1 30, 1859) -- XXXI (November
26,
1859).,
1
1 1 •\
(
--r--- - -
• . • c.
-
.
J
Notre premier chapitre est consacr' a l'examen des
•
omissions et ajouts attribuables aux traducteurs français du Tale of 'l'Wo Ci tiea. "Les omissions retiennent notre attention
-4-non seulement par leur frêquence, mais aussi ! cause de l~ur importance qualitative : elles r~valent souvent un traducteur peu soucieux de resti tuer l ' atmosphire de l'original. Quant aux ajouts, il manque
a
celui qui en commet l'~e des qualités sine qua non du traducteur : the self"effacing disposition of saints. (1)'r
Notre deuxl.ême chapitre est destinê a l ' êtude des erreurs
'"
de sens imputables aux traducteurs français du Tale of Two
Ci ties.. C'est par l'examen de la fid~li t~ du traducteur texte original que nous repêrons l~ d~ficienc _ _ .... , le cas !chêant, les
qualit~s
du traducteur.,~
, Au troisiAme chapi tre, nous proc~dons a l ' examen du
traitement par les traducteurs du Tale of Two Cities des -faits de civilisation-. C'est, que nous constatons !
quel point les traducteur ont rêussi a s ' imprégner d'une culture étrangAre.
Afin d' évi ter des c nt aines de notes en bas de page, nous avons adoptê notre propre systime de rêfêrences pour les
, n
~assages
extraits des éditions que nous avons utilisêes :r----.~01
ainsi, (l01) équivaut 1 -édition Penquin, p. 101-; (H-55)~
~.-(
-édition Hachette, p. 55-~ (~-60) 1 -édition Marabout, p. 60·:
(1) Alastair Raad, -Basiliska' Eqqs-, The New Yorker, Noy. 8, 1976, p. 175.
,
1 l , , ,..
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:
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-
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1 -5-et (!.-996) 1 ·'diti'On la Plêiade, p. 996· ..Si l'on nous accuse d'avoir cherch' la peti te b~te avec la multitude d'exemple. que nous prêsentons, et. d'appartenir
a
la race des sh!!p-nosed troop of donnish rev~éWers (we call them the -translation police-r 'Who Beam to spend their readinq
-l i
ves on the look ouF for error" (1) nÇ)usr~pondrons
pour notre;
. d'fense, que nous n' ~vons rien avanc' sans preuves
a
1: 1 appui ,et que c'est souvent en cherchant la petite bête que l'on -trouve la grande .. " (1) Read, p. 175 ..
...
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4441
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ÇUA ITRE l
, / t OMISSIONS ET -~OUTS ' . - ; 0DA!1S LES 'TERSIONS FRANÇAI~ES
\ DU TALÉ OF
TWO
~ITIES
-.
--Î,
• 1 ~ 1 1 1 . ,(
..
- y,
CHAPI1'RE 1
Ce premier chapitre est
consacr~a
l'examen des omissions
et ajouts imputables aux traducteurs français du Tale of Two
Cities.
Les omissi9Ds se rApartissent en
~roiscatAqories, dont
' /
; • 044
deux retiennent notre attention dans'ée chapitre;
l'~tudede la
troislame attendra le chapitre
III.Dans la premiare catêgorie prennent place les omissions
l~gêres
: substantifs, adjectifs, adverbes, segments de
phrases, dont
l~disparition n'est
pa~perçue par les lecteurs
de romans dont l'int'rêt se concentre
~urles
p~rip'tie.de
l~action,
-- mais"qui ne sauraient êchapper
1l'attention
d'uncritique comparant mot
lmot original et traductions.
La deuxiame catlqorie d'omissions choisie comprend les
oublis plus graves, qui font perdre au lecteur francophone non
seulement des faits utiles
a
sa comprAhension du d.roulement
logique des êvênements, mais aussi la saveur de l'original,
d'oG ont 'tA imondAs commentaires et remarques, souvent d'ordre
1
moral, dont Dickens assaisonne son rAcit.
Cesomissions sont
parfois des phrases, parfois des paragraphes entiers. Mais il
est des cas oil 1
tomission d'un seul mot suffit
a
changer le
sens <J'nA raI d'une page'.
L'êtude du premier type d'omissions est nAcessairement
minutieuse, et, avouons-le,
t~.tidieuse, risquant, par une
excessive accumulation ae menu. d'tai1s, de lasser les
,
...
1
,
(, , ..
(
_
~________
~~~___ "".--"""".""""" ___ ",._-=y"",,,,._-,,,,,,,.""'41'1Q."'4 .... ."
•
-7-meilleures volontds.
Aussi avons-nous procêdê par
êchantillon-\
nage : les passaqes que nous avons choisi de passer au peigne
fin, parce que typiques des trois niveaux
dt~criturede
Ilense~l~
du roman, sont respectivement de nature descriptive,
narrative et dialoquêe :
a) passage descriptif
chapitre 2 de la premiire partie,
du dêbut
!They were not fit for the journey,
(pp. 37-9).
h) passage narratif : chapitre 14 de la deuxiime partie,
de Thus the eveninq wore away • •
àuntil he had
run a mile or more, (pp. 190-2).
c) passage dialoquê : chapitre 12 de la troisiême partie,
de 'What is it?' asked Mr Lorry,
ea~erly. !'You will
save them aIl.', (pp. 373-4),
NoUS
yreliverons
syst~matiquementtoutes les omissions, mais,
faute de place, nous n'en commenterons que les plus coupables.
t'examen de ces demilres est un facteur elfsentiel de
l'êvaluation qualitative de nos trois traductions. Ainsi,
ayant procêdd 1 l"pluchaqe des trois 'chantillons, ndus
dêborderons les limites êtroites de cet examen microscopique
afin de relever dans l'ensemble des trois versions tout un jeu
d'omissions caractêristiques du tempêrament -- comme de la
science -- du traducteur intêressê. Toutefois, nous devrons
forcêment nous limiter, dans cet examen global, aux omissions
les plus flagrantes.
Il existe, en plus, une catêgorie d'omissions qui, de
propos dêlibérê, ne figure pas dans le
pr~sentchapitre. ce
sont celles
quise rapportent
1des -faits de
civilisation-1
~
...
,.(
(
..
britanniques peu connu. de. Françai., et 1 des -faits de ,
civilisation- français peu connus de. Britanniques. qu'il
.'aqi •• e de lieux g'oqraphiques, d'allusions historiques,
bibliques ou folkloriques, de systimes mondtaires ou
...
d'institutions juridiques. Leur omission dvite au traducteur
des casse-tites, ou l'obligation d'ajouter des notes
expliea-,r it
tives. La recherche de
traduct~sou d'dquivalences donne
beaucoup de fil 1 retordre aux traducteurs --
les
probl~mesque posent les -faits de
civili8~tion-sont d'un int'rêt
~ut<::
~
particulier et c'est pourquoi notre chapitre III leur sera
~consacr6.
./l
-8-E~fin,
noua ne saurions soumettre une êtude des omissions
trouv'es dans les versions françaises du Tale of Tvo Cities,
sanà en mime temps prêsenter un aperçu g6n'ral des ajouts que
se permettent les traducteurs. Toutefois, comme le nombre
d'ajouts relevês est •• sez rêduit dana deux des trois versions,
il serait peu probant de procêder par sondage.
Aussi nous
limiterons-nous 1 un examen macroscopique des ajouts.
En conclusion de ce travail, nous serons 1 même,de porter
~ , ~
un jugement raisonn' 'sur l'importance et le
r~ledes omissions
grave. et de. ajouts dans les versions que nous avons
,
"
j
<.
..
.
••
+ q•
/ -.9-OMISSIONS \ PREMliRE CAT!GORIE a) PASSAGE DESCRIPTIF.
,Notre texte comprend 55
~iqnea,1 partir du dAbut du
chapitre 2 de la premiêre partie (p. 37) jusqu'! They vere not
fit for the journey, (p.
)9).Il se trouve dans
~,pp. 4-5;
dans
~,pp.
7-8;et dans
!,
pp.
978-9.!
Omdssions relevées dans les trois versions
H, M, P.1.
(He walked) up-hill (in the mire)
l
2.
(Some) brute (animale)
3.
4.
Remarquons que l'omission de brute est
pre8q~enécessaire,
étant donnA la contradiction apparente de la phrase de ,
l 'oriqinal.
Lumberinq up Shooter's Hill
~
Les traducteurs ont sana doute voulu éviter une répétition
dans le texte français -- Shooter"s Hill, localit'
,d'.illeurs inconnue du lecteur français, ayant ét'
men~ionn'
au d'but du passage.
(In it. usual) genial (position)
L'intention ironique de l'auteur a disparu.
Omission commune 1 H et M
15.
Ona short notice
'*0a,
....
1 \,
1
f
1.
'(
(
, 1 , 1 t •....
,<-Il>....
e' ,'v
,""
.'
Omission commune
1M et P
6. As to which cattle
~
et
~suppriment ainsi la piatra idée qu'avait le
postillon de son
att~laqe.Omissions particulilres
1H
l'
--7.
once
acrolS the road
,
8. 9.
then!
t , j ..r ~ - -;-.,.-~ 10. i t--
like an unuSU4
<orse
" , ,(H
s'en tient 1 ·secouait violemment la
t~te·, et omet
la suite.
Il. In its forlornness
12.
Intenseir (co Id)
-,13. A. to
thelatter
,. ; -"'10-"'.'
''I;~....
~ ","'l,Omission earticu1ilre
a
~--<il -,
"
"
14.
Onder the circumstanËes
Omissions particulilre. 1 P
15.
16.
17.
In,combination
rloundering
,rBor •• (-pistola)
Î
~
ne prlei •• '·pas qu'il .'aqj,t de pistolet. de fontes ou
d'arçon,
t
'.
.
Il .emble d'or •• et
d'jlque la version! a tendance 1
44$
,
....
j 1l'
, II'r
""--"-.. ""fi ,~(
(
-
•
..
, « ••• ,-11-omettre plus de,d'tails que les autres.
conf1rmêe par la suite •
Cette impression sera
.
'b) PASSAGE N~TIF
Notre' texte, tirê
dela seconde partie, chapitre
14,comprend
65lignes, de Thus the evening wore away • • •
(p. 190) 1 Unti!
he
hadrun
amile or more,
(p. 192). Ilfigure dans
!,
pp. 148-507dans
~, pp. 135-37:et dans
~, pp. 1131-2.Omisaions relevEes dans les trois versions
1.
Towards that
smalland qhostly hour
.)
Cette omisllion est
.... 'reqre:ttable, car Dickens delltina! t ce
début de phrase
A
pr~pa~erl'atmosphlre de my.tlre qui
entoure cet fpisode.
... " 2.
Locked (cupboard)
Locked est pourtant cloin d'Itre inutile,
~tantdonnê que
Cruncher doit garder
so~sclef ses outils de travail
.ecret •
•
3. Hé
wall lIoon over .
4.
Brote avat
th8 earthupon (the coffin)
Omi ••
ions commune.
I.B
et M
5. The art and (mystery)
(!
omet au •• i mystery.)
,,6. As
his eye. vere clo.e to one another
\ " 1 1
l '
; 1\
1
f ,,
"
(
(
-y---~-
-\, ;
7. From the tirst startin9
8. Fol1~er of the gentle craft
,'9. It vas a 1arge church~a~d
10. They did not creep far Il. When he peeped in
12. honoured (parent) that
.. . . c.
es • < ea'*
a ( ' -12-the~ were in~ omet honoured une fois, mais M,l'omet 1 quatre reprises --~ ironie disparaît. ~
omissions communes
a
H et P 13. From his chair14. Nimbly
15. Within the qate 16. Awful ,(strikinq)
omissions partic~liires
a
H
17. With the Cruncher/fami1y
18. 'Se uiled the earUer watches of the n 19. Out, of the room
20. Honest (callinq)
21. Housefronts) (. '. .) and doorways 22. Winking (laJ!Ps), and the more than 23. In the shadow of banJc and wall
24. Pretty weIl defined against a watery and clouded 25. They aIl dropped loftly on the ground
26. ~nk (qrass)
27. And then they,beqan to fish
28. ~ith his haïr al Itiff as his father's
29. Ther. vas a screwin9 and cOmplaininq sound down be1aw
30.
tA
~le) or more' r
\ 1,
J 1 . '(
-Omis.ions particulilres
a
M
31. Whatever toOl. they worked with
32.
Seing new ta the sight
Omission
pa~ticulilre 1P
33. Looting in
Notre premilre impression
del'insùt.fisance de la
traduction
Hse confirme • • •
,
c) PASSAGE DIALOGUÉ
-13-Notre texta,
tir~de la troisiima partie, chapitre
12,comprend seulement
34
lignas, de 'What ls it?' asted Kr Lortyt
eagerlx. (p.
373) l 'Youwill save them
a11.',Cp.
374).On
le
trouve dans!,
p. 318; dans!,
p. 295;et
dans!,
pp. 1317-18.Omission releYA. dans les
1 tro~sversions --
H, M, P.
1. And sinee then
Omissions commun.. 1
a
et M
•
2.
It is
good,until raoalled
(
, r \
(
It is good, qu'il rend par ·C'est tant mieux·.
Mais!!
reprêsente le laisser-passer, valable jusqu'. ce qu'il
soit annu16.
3.Prison (plot)
•
Ondssion commune
a
H
et P
4. (~)similar (certificate)
Omissions particuliires
1 H 5.Eagerly
6.
Let
~speak
ofit in its place
7.
Look at it.
Y
u9. 0
en in his
9.
Tomorrow
10.
You remember
Il. You see?
12.
Yes:
-; , 1 ,
li shman?
his
13.
Perhaps he obtained it as his last and utrnost precaution
against evII, yesterday.
ç14. When is it dated? But go matter: donlt stay ta look;
15,. New,
observe:
-14-16. l
never doubted until within this hour or two, that he had,
or coula
have
such a paper.
17.
800n be reealled
lhave r
to think
w
[ omet la premiire proposition et eommet un contresens sur
la seconde en 6crivant : -j'ai de bonnes raisons pour
~r9ire
qu'il nous' sera fort utile.-, alors que le sens
vêritable est que Carton a de bonnes raisons de croire que
ce passeport sera bientôt annulê. Notons que, sur
~(
("
-15-i t • • • l have reason ta th-15-ink, w-15-ill be.),
~n'en traduit
que
9(put i t up carefully with mine and
yourown.), soit
un
huitiême seulement de l'original.
18. Great danger
19.
Toniqht
20.
Thecommon one
21. For bath have been seen with her at that place
Omissions particuliêres
a
M22.
Mr (Lorry)
Cette omission revient
uneautre fois,
p.373.
,23. At
Anytime
24. Until within this hour or two
Omissions particuliêres
a
p
25. (Precaution) aqainst evil
26. (That he had,) or could have (such a paper)
,
)
Notre impression se transforme en conviction : il devient
~vident
que c'est la version H qui commet, de 19in, le plus
...
d'omissions.
En effet, dans le texte original anglais, le
,
"
passage descriptif comprend 636 mots, le narratif 738, le
dialoguê 459.
Or, du passage descriptif,
~omet 44 mots, soit
6,9':
~en omet 18, soit 2,8'; et
~en omet 15, soit 2,4\. Du
passage
narra~if,[ omet 139 'mots, soit 18,8':
~64, soit 8,":
et
~27, soit 3,7\.
Du passage dialoqu', [ omet 122 mots, soit
26,6\, tandis que! omet 20 mots, soit 4,4':
~,par contre,
n'en omet que 9, soit 2,0\.
(
(
-16-Sur l'ensemble des trois
~chantillons (descr~ptif-,!
narratif et dialoqu!),
~omet 16,64' des mots, tandis que
~en
omet 5,56' et
~2,78'. En d'autres termes,
!
,supprime
un
sixiame du texte original:
~en
su~primeun
dix~h~tiame,et
P
un trente-sixiime. Autrement dit,
~ commet tr~ fois pius
d'omissions que
!, qui,
a
son tour, en commet deux fois plus
que P.
En plus de ces trois
~chantillons,nous avons
consi,d~rêun passage de sept pages et demie, qui comprend les 263 lignes
de Unencumbered with lug9age (p.
392) 1la fin du chapitre 14
de la troisïame partie (p.
399).Le passage oompte
2922mots :
H en omet
694(23,75%), M
201
(6,88%)et P
143
(4,89'>.Nous
...
~-
--ne
pr~tendonspas qu'un
r~censementdes omissions figurant dans
l'ensemble du
~omanatteigne ,les
m~meschiffres. Ils nouS
fournissent toutefois des
indicati~s pr~cieuses,et,' en nous
"
permettant ,une extrapolation, appuient les conclusions tirfes
de l'examen des 'chantil1ons.
(
-17-OMISSIONS
DEUXIÈME' !
CATÉGORIE
La section ai-dessous se propose un tableau des omissions
les plus caract4ri$tiques
relev~esaprès 4lecture attentive
des
trois versions françaises. prises dans leur ensemble.
Pour
/
pr~senter
la matiire abondanté et multiforme, nous aurions pu
utiliser différentes
m~thodes.Çelle que nous avons choisie
peut sembler trop rigide, mais elle prêsente l'avantage de
;
mettre de l'ordre dans une
~tudesur laque\le plane une menace
• 1
de confusion et de fouillis.
Nous avons
class~nos omissions
en trois groupes :
1. Les cas où l'omission d'un seul mot nous a paru .
particuliêrement regrettable;
II.
Ceux où l'omissicn de membres de phrases et de
~ropolitions
entières aboutit
à
une grave perte
de -message",
e
III.
Ceux qui impliquent l'omission de phrases et de
paragraphes entiers, dont la disparition altêre non
seulement le sens, mais l'esprit et le ton de
l'original.,
I. OMISSIONS D'UN SEUL MOT
Il suffit parfois de l'omission d'un seul mot de
- ..,l'original pour faire perdre
a
la version française la
totalit~
du sens ou la force êvocatrice dont Dickens avait
"----...
(
b
..
vs . . . . aq . . '*
-18-charg~
son texte.
Nous en donnons ci-dessous quelques exemples:
Omissions
relev~esdans les trois versions
H, M, P.",1. Le
premier est extrait de la <conversatiop entre Jerry
Cruncher et son
~pouse 1au chapitre 14 pe la seconde partie.
Jerry n'est ni le pire ni le meilleur des maris
déson
~poque,mais i l estime, comme la plupart des hommes de son temps et de
sa classe sociale, que les femmes -- 'et"ra sienne en "parti- _
culier -- sont des êtrès inférieurs. Aussi enjofnt-il
~Mme
Cruncher de ne pas "fourrer son nez· dans ses activités
clandestines et nocturnes: la nature ne l'a pas 'douée d'une
intelligence suffisante pour les comprendre. C'est pourquoi il
\ ..
lui ordonne
avec·brutalit~ : not te
OCCllEY'four
fem~le mind
with ca1culations • • • (193). Les trois traducteurs n'ont pas'
re1evê la misogynie de-Jerry.
Ils se sont
content~sde : ·sans
te m@ler . • ." (H-15l)
- , ~·pas
àte torturer les
m~ninges"(!-lJ7); et "sans t'occuper de"
(~-ll34). Fa~t~i1 yvoir
un'ex~ple de la ga~~nterie française ou 'le reflet d'urie autre
manilre de vivre?
2.
LeChapitre 9 de la seconde partie est essentiellement
tragique. Il se clc5t sur la
d~couvertede l'assassinat du
M~rquis,
oncle de Damay.
Le noble malfaisant est allé
rejoindre, pour ainsi dire -- et
Dickens~tient àcette
1
, évocation symbqlique -- dans la
p~trificationde la mort les
autres figure!$ de pierre qui montent la ga17de autour du
---(
,(
-19-château : la Gorgone vengeresse a posE sur lui son reqard fatal. Mais le symbole a échapp~, ou d~plu,
a
tous lestraducteurs. Témoin la phrase : Ori ven home into the .heart of the stone figure attached ta (the face) was a knife, (159),
ren'due par' : "Dans la poitrine e il se' trouve un
couteau, enfoncê droit au coeur· CH-I2l); • poignard était
plant€ dans le coeur de ) i et "Dans sa
poitrine un couteau est enfoncé jusqu'au coeur" (~-llOl). Il faut bien reconnaître que l' id~e de Dickens de faire d'un cadavre une statue de pierre nt étai t pas particulièrement heureuse. Mais ne trahi t-elle pas d'une façon ·signi ficati ve
..
son imagination éprise de macabre insoli te? Les traducteurs ont peut-être am~lioré le texte, mais ils en ont trahi
l'auteur.
3. Dans le même ordre dt idées, rappelons l ~pisoae du chapitre 19 de la seconde partie. Le docteur Manette
a
rapporté deFrance l'établi de cordonnier sur lequel il s'est penché
péndant son injuste détention
a
la Bastille. Cet établi est le symbole de son emprisonnement. Sa vue tantôt le calme, tantôt le déprime. M. Lorry d'cide de faire disparattre ce rappel des..
mauvais jours. Pour qu'il n'en reste rien, il veut le brûler, ce qui l'ob11qe 1 le mettre d '"abord en morceaux! coups de
•
hache. La fidile Pro.ss l'aide dans cette bonne oeuvre : elle tient la bougie, mais elle s'imagine que la destruction de l'établi 'est une sorte de
meurtre.
Dans
l'esprit de DiCkens,. cette mise en pilees de 11 instrument de torture et d'(
(
...
.
'.i • » + a G ca'*
-20-ment du docteur Manette pr~n,d les proportions d'une exêcution
:'
1
! ... t ..
capitale : le coupable est' d'abord d4!imembrê, puis jet~ au
bûcher purificateur. Aussi ce vulgaire ~tabli devient-il, dans sa prose J l' ~ui valen t 'du corps d' un r~gicide, et i l n t hési t-é
pas
a
êcrire : The burning of the body (previously reduced to pieces • . • ), (235). Les traducteurs ne l'entendent pas de .. cette oreille : pour des Français, du bois n'est que du bois. Aussi toute la symbolique de Dickens disparaît-elle dans les ·trois versions, on nous trouvons : "on en brûla les dêbris"(H-191); "Les d~bris furent brûl~s" (M-173); et "Le banc, prêalablement r@duit en morceaux; fut brûlé" (~-ll77).
\l
Omission commune ! M et P
4. En
J.
793, tout bon patriote inscrit sur les murs de sa demeure la devise- de la République : "L.ibert~, Ëgalit~,Fraternité", et, pour montrer qu'il est prêt
a
donner sa viea
son idêa1, i l ajoute "ou la ~1ort". C'est ce que fait lescieur de bois au chapitre 5 de la troisième partie. Ou plutôt ce qu'il fait faire, car lui-même ne sait pas écrire. Mais l'ami 'qui a tenu le pinceau pour lui a ~cri t la devise
dipublicaine en si qrosses lettres gu' il a eu toutes les peines du monde! ajouter ·ou la Mort" :..- il. manquait d'espace, sinon de z~le. Or la Mort est le premier personnage de l' ~poque : elle règne dan~ les prisons, au Tribunal Révolutionnaire, cl l.a Convention, et surtout Place de la Rêpublique où trône la
"saiJ;tte guillotine". L'id~e de la mort hante tous les esprits:
i , ,.. ; l
.
,.
1
(
,
(
1 J-
ilif',
-21-n'est-elle pas p1us famili~re que l'Egal.it~ ou la Fraternit!? C'est du moins ce que pense Dickens, imbu de Carlyle, alors qu'il compose son tragique roman. Et c'est pourquoi i l semble
.
~surpris qu'il soit resté si peu de place sur le mur de la. cabane du scieur de bois pour cette Mort qui tient tant de place dans la vie des Parisiens. I l écrit: Someone . . . had sg,ueezed Death in with most inappropriate difficulty, (307). Mais cette interpr~tation de 1 'histoire n'a pas ~té comprise par deux traducteurs sur trois t "le lIlot 'Mort' avait été
...
gribouillé avec pe-ine- (~-237): "un . camarade • . . avait eu bien du mà1 A y insérer la Mort" ~~-l25l) •
Omission particuli.!re
a
HS. Signalons la perte sensible que subit l'original quand un traducteur passe sous silence le rôle de l t éternel tricot de
Mme Defarge. Chaque maille a son importance: c'est le chiffre
.
secr,et d'un code redoutable, celui du registre 0\1 la tricoteuse inscri t les noms de ceux qu' e Ile des tine à l'exécution. Aussi Oickéns n 'h4si te-t-il pas l'qualifier son ouvrage! l'aiguille: her knitted resisters, (331).
!i
n'a pas vu l'allusion, et i l se satisfait de : ·son tricot" ([-281).Omission particul.ilre
a
M6. Terminons 'sur un cas oil l'omission d'un seul mot aboutit
a
un non-sens -: au chapitre 13 de la troisiÈime partie, Carton se..
•
4*1
~1
1 " 1 1·l
...
~ •(
(
-22-rend ! la prison de la Conciergerie ail Darnay se trouve d6tenu. C'est Barsad, le faux-têmoin du procis de tondres, devenu
~mouton" des pri~ons françaises, qui conduit Carton 1 la
cellule de Damay. Il lui ouvre la porte, mais n'entre pas a,vec lui, de peur que Darnay ne le reconnaisse. Il avoue i
( Carton: (Damay) has never seen me here, (379).
~
est d'une importance capi tale : cet adverbe indique que Barsad, qui a ses entr6es dans la prison, a pris bien soin de ne pas se montrera
Darnay, qUi aurait pu deviner son triste r~le et le trahir.' Mais M omet de traduire l'adverbe, et sa version-\
·Il ne m'a, jamais vu· (~-300) e~t absurde, puisque le lecteur sait fort bien que Barsad et Darnay se sont fait face 1 l,old Bailey.
II. OMISSIONS DE MEMBRES DE PHRASES ET , DE PROPOSITIONS ENTIÈRES
Dis qu'on examine des omissions plus graves, -- celles qui touchent membres de phra.ses, voire proPositions entiêres
OR constate que!!. en commet peu, tandis que les versions
!!
et Msont des plus coupables. On s'aperçoit, par ailleurs, que les
,
omissions que se permettent les auteurs de
!!
et ~ s'appliquent souvent aux mimes fragments de l'original. En voici quelques exemplesOmissions rel.v'.. dans H et M
1... Dans le chapitre inti tu16 A Rand at Cards, Ba.rsad n' arrive
,.
1
1
,
1
(
•
(
-23-pas
a
comprendre l'expression qu'il aperçoit sur le visage da Carton. Ceci ne doit pas ~tonner, explique Dickens, parce que Carton was a mystery to wiser and honester men 'than he, ~t(332). Cette explication dev~ait figurer dans ~, p. 282, et
dans'~, p. 259. On l'y cherchera en vain.
2. L'oncle de Darnay abuse de la soeur de Mme Defarge tout en sachant qu'elle est enceinte. Le fr~re de la victime,
expliquant ~ Manette pourquoi il a voulu se venger, fait
allusion
a
la grossesse de sa soeur. Jusqu'alors, le lecteur n'en avai t pa~ ~t' inform~, mais les paroles, du justicierl'~é1airent. Pourtant, ~ et ~ omettent cette allusion! l'état de la jeune femme, en faisant disparaître : And what that
(condition) is, will not be long unknown te you, Doctor, if it is now, (355), dont la version française aurait da figurer dans
H, p. 302, et ~, p. 279.
3. Mme Defarge n'est pas un fait ressortir sa méchancet~
~nage
sympathique. et Dickens;:~re
par forced~tails,
tousimportants. Aussi sommes-nous fond~ de reprocher! H et M d'avoir omis, p. 167 et p. 152 respectivement, la proposition
(br strikinq her litt1e counter with her chain of money) as if she knoeked it. brains out, (209), évidemment insér~e par
l'auteur pour évoquer une violence sanguinaire.
Omissions particuliares
a
H4. Ne voulant absolument pas r~vêler la v'ritable nature des
....
,
~ j 1..
1
1______ - __ ~~_~ ___ ... _____ ."""'i ...
---"p-... --... "
... ·
..
*",e . . ~q(
(
,
-24-affaires de famille qui l'appellent constamment en France, Darnay,risque d'atre condanmê 1 mort pour trahison1 le lecteur de l'original voit en Darnay un être gênêreux, qui donnerait sa vie pour protêqer les siens; mais le lecteur de la version H ne le voit pa. ainsi" car sa version ne contient pas la
proposition: Thouqh what those affaira weret a consideration for others who were near and dear to him, forbad him, even for his life c to disclose, (104-6), qui aurait dû s 'y trouver
p. 69.
5. Darnay, qui êchappe
a
la mort 1 Londres grâce a l ' inter-vention providentielle de Carton (frapp~ par leur resseJt1blance . mutuelle), se trouve 1 la Conciergerie, condamnê 1 mourir lejour même, quand l'avocat anglais entre dans sa cellule pour le, sauver une seconde fois. Darnay croit que Carton est venu
l'empoisonner, pour qu'il meure san.,souffrance -- c'est
pourquoi il lui lance un regard lourd de reproches au moment où la drogue de Carton lui fait perdre connaissance. Mais la tragique ironie n'est pas retenue par H, qui omet : Who had come to 1ay down his 1ife for him, (381-2), proposition qui aurait da appara!tre p. 325.
6. Quelques paragraphes plus 101n, Carton promet 1 l'espion, Barsad, de ne pas le trahir, et lui assure qu' il tiendra sa prol!"sse jusqu'a la mort ~me : Don 't fear me. l will be true to the death, (382). Ses paroles ont un sens tout littêral, voire proph~tique, puisque Carton est en effet. sur le point de
_ _ _ _ _ • _ _ _ ~ . . . ~ _ _ ~ _ _ ~_ # L. ~
...
,
,.'
1 i1
\
(
(
- - ~---~ - ___ ---.--_~~--_ ... --. - • ..--. - - - - -... y!l""""-...
•
« """" .... 'u I111111 ...,
-25-se sacrifier pour sauver Darnay. Mais ce sens i!chappe 1
!!.,
qui, en êerivant, p. 326 : -J'y serai fidlle, n'ayez pas' peur-, ne traduit pas Ta the death." Le recensement des omissions de proposi tions et de
membres de phrases nou~ permet de constater que la version ~ en est le plus souvent victime :
Omissions particulières
a
M7. Sur le comptoir du cabare't Defarge se trouvent des verres,
plac~s lâ expr~s pour att~aper des mouches. Dickens laisse comprendre qu'il Y a un paralUle entre la mort d'une mouche êvênement qui laisse indiff~rentes les autres mouches -- et la mort du marquis de Saint-Evrêmonde : l ' insouciance des mouches est curieuse, remarque-t-il. Et il ajoute : Perhaps they thought as much at Court that sunny summer day, (209).
!1
omet le parallèle ironique entre les mouches et les cou;rtisans de Versailles, commentaire qui, sans importance intrins~que pour le dêroulement du roman, n r en relAve pas moins la saveur"dickensienne" du texte.
8. Dans sa description de Old Bailey, au chapitre 2 de la seconde partie, Dickens traite d' infintes les transactions du prix de sang. La phrase mordante : (It was famous . . • ) abo, for extensive transactions in blood-money, another frl!l.CJ!!!!nt of ancestral wisdom, systema~ical1y leadinç ta the
....
1
,
,
(
(
-26-most friqhtful mercenary crimes that could be sommitted under
Heaven,
(90-91). Elle pr~pare le'lecteur au
t~n\oi9naqedes
J
parjures Barsad et
Cly,mai31 n'est
pasretenue dans
M,p.'53.
9.
En dêcrivant
lapeine de Burning people in the hand,
(37),. \::1infligée
a
l'êpoque aux 'malfaiteurs bri tanniques, et qui
consistai t
a
leur marquer la main au fer rouge,
~,qui omet In
thé hand, traduit par .. il brQlai t des malheureux", p.
6 --ce
qui implique la mort des "malheureux· sur
unbûcher. Ce détail
important êchappe donc au traducteur de
M,dont
laversion
exaq're la cruautê de 1a justice britannique
du XVIIIesiacle.
10. Lorsque,
en Angleterre,
ungentleman s'adresse
a
un autre,
\
il l'appelle soit par son nom de famille
prêc§d~de
~,soit
\
par son nom tout court, soit encore par son prénom ou son
surnom, selon l' intimi t.! de leurs rapports.
Lesamis de longue
date se servent du prénom ou du surnom -- ainsi Stryver appelle
Carton • Sydney " ou "Syd".
Quand Carton
1qui s'adressAnt
a
Darnay, l'a toujours appelê
"MrDarnay",. demande
l
celui-ci
s •
il peut l'appeler "Darnay· tout court, i l demande en fait
lDarnay de le considêrer comm.
unami. Ce dernier lui accorde
ce priviliqe ;
lthink
so, Carton,
bythis Ume,
(237). ~traduit, p.
175 :·Naturellement, Carton".
Enomettant By this
time,
Mfait disparaftre
un
d~tailsignificatif, car Dickens
-
-soul-enter.td
qu'on nedevient l'ami intime d'un Anglais
(et mêmed'un Français domicilié en Angleterre) qu
1aprls
unelongue
~riod
••
(
II(
-
...
fi•
4•
_
.
s•
4a
0$&-
-27-Les traducteurs des versions H et ~ se mêp.:r:ennent sur le
.
"
sens de By this time -- qui serait: "Je crois que nous nous connaissons depuis assez longtemps pour nous le permettre"
!!.,
p. 194, traduit By this time par un contresens: "Dèsaujourd 'hui", tandis que P, p. 1179, en propose un autre "Dès
mainten~nt" .
Il. Pour notr;e dernier exemple d'omissions de cet ordre, reportons-nous au chapitre 8 du troi si~me livre. Barsad a quittê l'Angleterre l cause de l'insuccl1s rêptl!t~ de ses faux
t!moignaqes, et non parce que le gouvernement et la justice bri tanniques de l' êpoque n' appr6cient pas l ' utili. t~ des
mouchards ou des faux-Umoins ! leurs gages. L'utilisation de ces tristes auxiliaires ne fait pas honneur
a
ceux qui lesemploient -- mais c' êtait' pratique courante au XVIIIe si~cle et la moralit' des temps s'en accommodait. Or 1 l'Angleterre
victorienne a une conscience plus pointilleuse que celle de Georges III. Les progrl1s de la f' morali U publique ont, en 1859,
ann~e on Dickens rêdige s0r1c>roman, ~liminê l'utiLisation des
. !mes damn~es de la police. Mais pas depuis longtemps, car' conune Dickens le note : Our English reasons for vaunting our
:
superiori ty te secreçy and spies are of very modern da te,
(330). C'est en vain que l'on chercherait ce commentaire dans
~, on i l aurait da se trouver p. 257.
Remarquons que cette omission reUve vraisemblablement de l'incompr'hension du traducteur de M,
-
puisque ni H ni P n'ont-compris le sens du texte --
!i,
p. 281, tradui t par un\.
,
...
1
•
1. 1(
(
·
... i ••
Vi-28-contresens : "les motifs que la nGrande-Bretaçne a de proclamer la supêrioritê de ses espions sont de frafche date-, et ~, p. 1274, par un autre: "les raisons que nous avons en Angleterre de vanter la.supérioritê de nos agents secrets et de nos
espions sont r4!centes".
III. OMISSIONS DE PHRASES ET DE PARAGRAPHES ENTIERS
Si les omissions d'un seul mot et de segments de phrases nous ont rêserv~ des surprises, celles qui touchent des phrases
~
enti~res, voire des paragraphes entiers, vont nous en procurer d'autres, fort int~ressantes. Il n'y a que l'embarras du
choix. Certaines versions omettent une phrase, la suivante, et plusieurs autres
a
la suite, jusqu'au paragraphe entier. Nous pourrions en fournir plusieurs exemples : nous nous contente~-"'ons de 9 -- dont un seul est imputable aux trois traducteurs :1
Omission relevêe dans les trois versions H, M, P.
1. On la trouve au chapitre 7 de la troisiime partie. Barsad, faux-t'main professionnel, est forcE par Carton de l'accom-pagner au bureau de la banque Tellson
a Paris. Carton sait
q~e Barsad a comparu au tribunal de Londres on a ~té jugéel'affaire Oarnay. Or, Miss Pross, dévouêe servante de Lucie Manette, vient de reconna!tre en Barsad son frare Salomon dont elle avai t perdu la trace depuis fort longtemps. La double
... > _ _ _ _ ... _ .... _ .... " ... __ ._. _ _ _ _ -..a. _ _ _ _ _ _ _ ~~~_~~~-~_-.---~. --- ----
--~-••
,
....
~,
,
,t
(
(
•
• • , •-
+ CU
-29-identité du personnaqe est rappel~e par Dickens : John Barsad, or Solomon Pross, walked at his side, (328). Aucun traducteur ne s' est donn~ la peine de l ' ins~rer dans sa version.
Omission commune
a
H et M2. En 1792, la noblesse française ~migr~e ! Londres (et que Dickens dêsigne par le nom g~n~rique de Monseigneur) s'y trouve souvent sans ressources. La banque Tellson devient pour elle le lieu d'~lection oa il lui est possible, soit de contracter un emprunt, soit d'apprendre les dern.~êres nouvelles d'outre-Manche. La Banque devient alors la meilleure source de,
renseignements sQrs touchant Paris, et les êmigr~s s'y
rassemblent. Dickens expose tris clairement cet êtat de fait : Moreover, it was the spot to which such French intelligence as was most to be relied upon, came gui.ckest, (264), mais ni H ni M ne semblent en avoir ~t~ frappês.
Omissions particuliires
a
HC'e~t ~ qui est le principal coupable d'o~is8ions de phrases et de paragraphes entiers. Nous nous permettons d'en donner quelques exemples :
3. Paragraphe enti!>r omis dans H : La disparition
(!i,
p. 44) des 76 mots du paragraphe ci-dessous est d'une importance 'certaine.-'*
cl
...
,
.,
•(
( r
1•
...
,.
The prisoner had lot into a coach, and his ê!aûqhter haa
fol
owed him, when Mr Lorry i s'feet were arrested on the step
by
fiis asklng, mlserâbl11
for his shoemakin2 toolsand
the un 1nisheê! shoes. Madame Defarge immeê!Iately called to her husband that she would 1et them, and wentknltting, out 0 the lamPiight, t6rough
the court-yard. She 9U1Ckly brought them
down
and handed €hem ~n; -- and immediatel a terwar B eane ~ga.1.nst t e oor-eost,knitting, and saw nothin2.
- ;+
Non seulement l'auteur souligne dans ce paragraphe l'état
-30-(80)
lamentable du docteur Manette, que l'on vient de "ressusciter", mais, par la répêtition voulue de Leaned against the door-post, knitting, and saw nothing, i l fait ressortir l'impassibilité de Mme Defarge, dont le tricot est d'un si fatal augure pour tous ceux qui la contrarient.
,Phrases entiires omises dans H
4. Lors du procls de Charles Darnay, deux faux-témoins com-paraissent devant la couri l'un s'appelle John Barsad, l'autre Roger Cly. "" L'avocat Stryv,er est en train d' interroqer Cly. Celui-ci pr~tend avoir trouv~ dans le secrétaire de Darnay des documents compromettants -- ce n'est pas lui qui les y a mis, assure-t-il dans le texte oriqin~l : He had not put them there firet, (98).
!!
omet cette pr~cision destinéea
dOnn'er autémoignage- de Cly le poids de la v~raci t~. Et ~, sans pour autant pratiquer une omis.ion, commet un contresens, p. 60, en précisant que Cly a trouvé les docwnen,ts "11 00. le prisonni.-r n'avait pas pour habitude de 1 •• ranqer-.
"
...
1
(
(
e,
5. Au chapitre 10 de la seconde partie, Darnay est a~lé v~~iter Manette, pour lui dire qu'il aime sa fille et que, si jamais il avait le bonheur d'épouser Lucie, il n'essaierait jamais d'affaiblir les liens unissant le docteur! son enfant. Les 9 lignes du texte anglais ci-dessous (110 mots) l know
that! as in her childhoodf
. .
.
,
the hands of bab~, s:irl, and woman, are round ~our neck, (163) , se r~duisentt dans!!
a
2lignes (20 mots)
.
.
"Non-seulement elle vous aime, mais vous avez pour elle un caractère sacrê dont rien ne saurait diminuer le prestige- (H-125). L'auteur de la version.!!. se permet donc':4
de supprimer plus des t~o,i.s-quarts de l'extrait p:ç-écit'. 6. oécid' de retourner en France, afin de sauver la vie de Gabelle, servtteur de sa famille arrêté pour avoir aidé desf
aristocrates, Darnay se rend comPte qu'il ne doit pas ,confier 3.
Lucie son projet" de voyage, et que le docteur, : Her father,
•
C J
always reluctant to·turn his thouqhts towards the dangerous ground of old, shou1d come to the knowledqe of the step, as a step taken, and nof! in the balance of suspense and doubt, . (272-3). Dans!!o, p. 227, une partie de la phrase est
•
supprimée, taqdis que l'autre est traduite par un contresens
. ":;i.l épargnerait • . •
a
M. Manette les vains efforts qu'il "aurai t certainement fai ts pour le d~tourner de ce voyage".
Les
phrases suivantes : How much of the incompleteness of his situation • • . he did nct discuss with hlmself: But, that circumstance too, had had its inf,luence in his course. (273) 1 disparaissent aussi dans la version H.l
(
(
r
•
• • • c:p(
7. -Au chapitre 6 de la premi~re partie, Lorry et Lucie vont chercher Manette dans son galetas de Paris~ afin de le
"rappeler
a
la vie". Ils trouvent un cordonnier aux cheveux blancs -- un Manette trans formé par ses années", de cachot. Defarge, qui les accompagne, demande âu docteur comment4
.c
4W
-32-s' appelle le fabriquant du soulier' qu,' il ''Yi,ent d' achever -- ce qui ~quivaut l lui demander si le prisonnier libéré se souvient de son propre nom : 'And the malter' s naIne?' said Defarge, (72). Manette répond, quelque temps apr~s : 'Did yeu ask me for pY
name?' 1 (72). La version!i, d 'oil la questl,on pos~e par Defarge
a disparu, est d~pourvue de sens -- Manette dit donc "dans le vide", p. 37 : "Ne m'avez-vous pas demand~ mon nom?".
Omis'sions particulières
a
MOn ne peut accuser ~ d' avoir fait disparaître de nombreux paragraphes. Mais il s_rattrape sur les simples phrases, dont
,J>.
(l
i l a omis quelq]l~s centaines. ,Un relevé complet occuperait trop de place. Con~ntons-nous de d~ux exemples
8. La suppression de certaines phrases d,escripti ves ôt-e
a
.
l'original une partie de sa saveur dickensienne. En voici un exemple typique ": Lorry, qui voyage
a
Paris afin de, rappeler le~
doctéur Manette "3, la vie", doit attendre
a
Douvres·Mad~moiselle·, c'est-!-dire Mlle Manette. Pour tromper le temps, Lorry v~ se promener sur la plage. Dickens insiste alors avec humour 'sur l'odeur de poisson qui plane sur la
" - - . . . r' " - " . . . . '"'~ ~"""' . . . _ "'.b' ~ '''' _ _ d . ' • • 1
,
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1
J 1 ~ 1 l ~1 '0;. . 'C·<
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..
• .... * ; _ 44+$
-33-ville : 'l'he air amonq the hou.ses vas of sa stronq.a piscato!')' flavour that one mi.ght have sUPPosed sick fish went up to he , dipped in it, as sick people went do",n to be dipped in the sea,
(51) • Toute la ph'rase a disparu de la version
!:!'
p. 18. 9. ~ a tendance 1 s~pprimer les commentaiyes, souventmoralisateurs, dont Dickens ~mai11e son texte. Rappelons que Dickens a ~crit son roman en 1859, tandis que le traductèur de M a r~digê sa version quelque quatre-vingt-dix ans plus tard. Un seul exemple suf.fira : Les flammes s tê1~vent sur la France;
i
ce!!
f~
nourissent de la haine des p:auvrespou:".,l~S
riches -- et qUi sai t, demande Dickens, combien i l faudra de morts avant qu'elles s'êteignent? : The altitude of the g~llows\ that would turn to ",ater and quench (the fire), no functionary,
\ ff
by any stretch of math~matics, ",as able to calcu1ate
successfully, (263). M ne s'intêresse pas A cette spêculation, . et la saute, p. 198.
1
Omissions particuliares 1 P
LI auteur de P ne pratique jamais de coupures dêmesurêes i l ne se permet jamais l'om1ssion d'un seul paraqraphe~ et i l
, ne supprime qu'une dizaine de courtes phrases, dont deux seulement comptent plus de dix mots dans l'original. Prenons
,
bonne note de cette conscience.
______ L ._ .. _ _ _ _ .' -f" -.---.----~.
---_
...._-_.
-......
~-~--~- -~ 11·
1 1 ,*'
-Cl
.'
•
-34-Sur l'ensemble du roman,
!
omet
6paraqraphes (dont
3d'passent
40mots
dansl'original);
~en omet
unseul
(quine
eompt~ pas
plus de
30mots).
~,venons-nous de dire, n'en
omet
pas.
H
omet
29phrases entiares ou fragments
dephrases qui
-comptent plus de
20
mots dans l'original (l'omission la plus
longue en compte
85
dans le texte anglais):
'M
-
en omet
14,
et
P l
seulement.
~.
,(
1 , '-35-AJOUTS
Ajouts particuliers
!
P
/1Parmi les ajouts, peu nombreux, de la version P,
-plusieurs ont trait
a
la ·civilisation", et seront donc traitAs
au chapitre III.
Les autres sont de peu d'importance: il
s'agit surtout'
df~pith~tesou d'adverbes.
Ils ne méritent pas
qu'on s'y arrête.
Ajouts particuliers
a
H
l
Par contre, les ajouts sont beaucoup plus' nombreux dans
!,
et aussi plus importants.
significatifs :
En voici quelques exemples
..
1. Aucune affection ne lie Oarnay
a
son oncle le marquis; on
pourrait même dire que les deux hommes se détestent.
Le
,