LE MYSTÈRE DES OS :
LA REPRÉSENTATION DU SQUELETTE
SiIvania NASCIMENTO, Myrse BITTENCOURT CECIMIG - Université Fédérale de Minas Gerais - Brésil
MOTSCLÉS: DIDACTIQUE APPRENTISSAGE DES SCIENCES CONCEPTIONS -CORPS HUMAIN
RÉSUMÉ: Nous analysons, dans ce travail, un procès d'enseignement de Sciences qui, commençant par les conceptions des élèves, les conduitàconstruire peu à peu le savoir scientifique. Nous présentons les illustrations du corps humain, les interviews et la méthodologie appliquée aux études du squelette. Ce matériel nous a fourni des éléments qui nous emmènentàla compréhension des conceptions des étudiants au sujet du theme.
SUMMARY: We shaH analyse a teaching sequence planned to introduce the human squelet, which took into account the pupils' previous conceptions. We shaH present pupils' drawings of human body, the results of their interviews and the methodology applied in the teaching sequence, in order to understand the children' s conceptions about the subject.
A. GIORDAN, J.-L. MARTINAND et D. RAICHVARG, Actes JIES XVII, 1995
1. INTRODUCTION
Ce travail a été réalisé, pendant l'année de 1994, avec la participation d'étudiants de 12 à 16 ans -7e année - du cours de Sciences dans la ville de Belo Horizonte, Minas Gerais, Brésil. La méthode pédagogique, adoptée par cette école et par la majorite des écoles, est tout près du "rationalisme académique" où l'étudiant ne participe pas de la production de la connaissance. En général, le contenu des programmes du curriculum officiel des études est présenté d'une manière telle qu'il suggère une division de la Science en parties. En analysant quelques livres didactiques de Sciences édités au Brésil, nous avons observé que la méthode utilisée pour étudier et représenter le corps humain a démontré, à travers les textes, l'emploi des analogies déjà crées et imposées d'une manière mécanique aux étudiants, en faisant du corps humain quelque chose bien définie, statique, fragmentée et hiérarchisée. Nous pensons que le corps humain devrait être traité dans un contexte plus ample, d'une manière dinamique, en proportionnant aux étudiants une compréhension d'un corps surtout humain et en signalant des particularités qui sont propres et essentielles à l'être vivant. L'étude du Squelette Humain a suggéré ce travail de recherche, en ayant comme point de départ le développement d'activités qui ont permis l'investigation des connaissances préalables des élèves (Santos, 1991), au sujet du squelette. La classification par catégorie a été réalisée après l'analyse des dessins, des questionnaires, des expérimentations et des interviews (Piaget, 1926). Ce fut à partir de cette catégorisation que les élèves ont construit quelques concepts scientifiques qui ont été la conséquence de l'interaction entre ses idées et le contenu enseigné. Pour proportionner la meilleure compréhension des connaissances "empiriques" présentées par les étudiants, nous avons tracé un schéma d'activités qui leur ont conduit à une nouvelle manière de comprendre le thème.
2. UNE VISION CRITIQUE DE L'ENSEIGNEMENT DU CORPS HUMAIN
Au Brésil, de manière analogue à ce qui concerne l'enseignement des êtres vivants, l'étude du Corps Humain commence par sa formation et, par conséquent, on étudie ses systèmes et ses appareils, suivis des noms et de l'utilité de chaque organe. Les explications sur la fonction de chaque organe empêchent l'étudiant de réfléchir, de poser des questions sur le thème et, pourtant, de s'approfondir dans la connaissance au sujet du corps humain. La compréhenson du modèle théorique des parties d'un corps ne se restreint pas seulement aux connaissances anatomiques, car elle embrasse la capacité d'y percevoir une dimension évolutive dans son développement ontogénique, dans son interaction avec les autres êtres et son milieu. Une autre question qui,ànotre avis, mérite une attention spéciale est l'analogie de l'homme/machine et l'utilisation excessive des métaphores mécaniques. En réalité,le "réductionnisme cartésien" est si présent chez les auteurs de Sciences Naturelles que, plusieurs fois, leur manière de penser est confondue avec un procès linéaire.
3. CONCLUSION
Pour illustrer le matériel présenté, nous avons choisi quelques documents de notre recherche réalisée avec cent vingt étudiants de quatre classes. Ce sont des représentations des étudiants avant et aprés l'interaction obtenue entre l'information des étudiants et le contenu enseigné (Giordan, 1988). Pendant les activités, nous avons permis aux étudiants d'exprimer leurs idées et leurs sentiments, en stimulant, ainsi, leur capacité critique et imaginative. D'abord nous leur avons donné une silhouette d'un corps humain pour qu'ils y pussent représenter leur modèle d'un squelette. Et tout de suite, les élèves, orientés par les professeurs, ont organisé des interviews, des questionnaires et ont construit des textes en envisageant toujours les activités collectives. Aux premières représentations des étudiants (figure1)nous avons observé l'identification d'une unique sorte d'os long. Nous avons observé aussi l'identification des articulations qui n'apparaissent qu'aux membres inférieurs et supérieurs. Et l'identification des autres sortes d'os comme celui du crâne et du bassin n'est apparu qu'en petit nombre de cas. Pendant la deuxième représentation les étudiants (figure2),nous ont montré de différentes sortes d'os. Nous avons conclu que les étudiants ont une grande difficultéà représenter le corps humain, en observant son aspect tridimensionnel. Cette difficulté constitue l'obstacle à la compréhension des aspects anatomiques du squelette et de ses articulations. Le squelette, d'après les étudiants, a la fonction de soutenir le corps. Cette idée est une des conséquences de l'énseignement mécanique, induit par le discours quotidien, qui établit une relation étroite entre la philosophie utilitaire et l'étude de la nature. Le verbalisme, élément valorisé dans notre culture scolaire, apparaît comme un obstacle pour l'étudiant qui, ne comprenant pas les métaphores employées, s'utilise de plusieurs mots sans le domaine de leur signification et des concepts basiques. Ce verbalisme est aussi un obstacle pour le professeur, car il occulte l'explication de la représentation du concept élaboré par l'étudiant. Nous avons pu observer l'importance donnée par l'étudiant au mot "nommer" (figures1et2). Ilexiste peu d'avance dans les représentations des textes construits par les étudiants, où le modèle des os est toujours un os long dont les articulations n'existent qu'aux membres. La méthodologie, que nous sommes en train d'appliquer, nous a montré une grande potentialité de transformation de l'éducation scolaire. La relation entre les étudiants et la connaissance est tout à fait modifiée quand ils sont invités à participer du procès de la construction de la connaissance. Cette relation épistémologique entre l'élève et le contenu sera le sujet d'une autre recherche. Dans ce procès les étudiants identifient les obstacles qui existent au moment de la construction de concepts, comme celui de la relation "vie" et "corps humain".
BIBLIOGRAPHIE
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SANTOS M., Mudança Conceiruai na Sala de Aula - Um Desafio Pedag6gico, Lisboa: Livros Horizonte, 1991.
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Pré-testes
111- Guilherme (13 anos)Pôs-testes
520IV- Vanessa (16 onos)