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Colloquia Aquitana I

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Academic year: 2021

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(1)

Colloquia Aquitana

I – 2005

Études médiévales : Patrimoine matériel et immatériel

2006

Éditions Le Manuscrit-Université | 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris

Livre imprimé :

ISBN 2-7481-6882-8 | EAN 13 : 9782748168822 Livre numérique :

ISBN 2-7481-6883-6 | EAN 13 : 9782748168839

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I –

2005

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Conservatoire du P

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Rue des Eyzins • F– 47120 D

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Aquitana

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I – 2005

Études médiévales : Patrimoine matériel et immatériel

Parution : 28 Juin 2006

Éditions Le Manuscrit-Université | 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris

http://www.manuscrit.com/Book.aspx?id=7369

Page :

• Couverture •

• Dédicace et Préface : Édith Weber •

7

• Les auteurs •

9

• Quart d’Heure d’actualités bibliographiques •

11

• Introduction : Illo Humphrey •

13

• Prologue : Édith Weber (Présidente de Séance) •

21

• Résumés •

25

[1] Ghislaine Vandensteendam (Toulouse) :

(+ 3 Illustrations)

31

• Les prémices de la musique médiévale : la musique de l’Antiquité •

[2] Fabien Delouvé (Paris) :

47

• De l’influence de Boèce au Moyen Age et à la Renaissance •

[3] Jean–Pierre et Anne-Marie Nicolini (Duras) :

(+ 20 Illustrations)

79

• À propos du fac-similé du manuscrit de Moissac : Paris, B.n.F., latin 2251 (XIIe s.) •

[4] Illo Humphrey (Paris) :

99

La sténographie latine (« notes » dites « tironiennes »)

:

état de la question

(histoire et tradition manuscrite • pratique • transcription et édition critique)

[5] Florence Vachia – Robert (Bergerac) :

(+ 44 Illustrations)

153

• Les églises médiévales du canton de Sigoulès : Dordogne (Périgord) F – 24240 •

[6] Jean–Pierre et Anne-Marie Nicolini (Duras) :

(+ 9 Illustrations)

213

• Le parchemin : fabrication à l’ancienne et utilisation •

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I – 2005

M

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Rue des Eyzins • F– 47120 DDDDuras

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Actes

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I –

2005

Études médiévales : Patrimoine matériel et immatériel

Éditions Le Manuscrit-Université | 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris

http://www.manuscrit.com/Book.aspx?id=7369

Parution : Juin 2006

[1] Ghislaine Vandensteendam (Toulouse) :

• Les prémices de la musique médiévale : la musique de l’Antiquité •

[2] Fabien Delouvé (Paris) :

• De l'influence de Boèce au Moyen Age et à la Renaissance •

[3] Jean–Pierre et Anne-Marie Nicolini (Duras) :

• Le parchemin : fabrication à l’ancienne et utilisation •

[4] Illo Humphrey (Paris) :

• La sténographie latine (« notes » dites « tironiennes ») : état de la question • (histoire et tradition manuscrite • pratique • transcription et édition critique)

[5] Florence Vachia – Robert (Bergerac) :

• Les églises médiévales du canton de Sigoulès : Dordogne (Périgord) F – 24240 •

[6] Jean–Pierre et Anne-Marie Nicolini (Duras) :

• À propos du fac-similé du manuscrit de Moissac : Paris, B.n.F., latin 2251 (XIIe s.) •

Conseil scientifique Conseil scientifique Conseil scientifique Conseil scientifique ::::

Iégor Reznikoff (Président), Édith Weber (Doyenne), Jean-Pierre Nicolini, Anne-Marie Nicolini, Ghislaine Vandensteendam, Florence Vachia – Robert, Illo Humphrey, Min Jun Huh,

Pierre Lovy, Dimitri Giannelos, Fabien Delouvé, Philip E. Phillips, Isabelle Marchesin, Laurent Charles Lemaître Martin d’Artus, Lucie Louvrier,

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I – 2005

• ∆ου ∆ουρα ∆ου ∆ουρα ραρα • εεεε‛ µηνιµηνιµηνιµηνι Αυγυστω Αυ Αυ Αυγυστωʚ γυστωγυστωʚ ʚ ʚ ηηηʅʅʅʅ εη ε εʅʅʅʅκτη [η εκτη [ηκτη [ηκτη [ηʆʆʆʆ παρασκευη παρασκευη] τη παρασκευη παρασκευη] τη] της ε] της ες εʅʅʅʅβδοµας εβδοµαβδοµαβδοµαδος ηδος ηδος ηδος ηʅʅʅʅµεµερα µεµερα ρα ρα • ι ι ι ινδικτιωνδικτιωνδικτιωνδικτιωνος ιγνος ιγνος ιγνος ιγ‛ • • εεεετητηʛʛʛʛ[ει] τουτητη[ει] του[ει] του[ει] του κο κο κοσµου κοσµου ʾσµου σµου ʾʾʾΖΖΖΖϕιγϕιγϕιγʹϕιγʹʹʹ (i. e. 2005 + 5508 = 7513) •

• (à Duras • le 5e jour du mois d’août • 6e jour [la préparation] de la semaine • Indiction 13 • l'âge du monde 7513) •

• Duracio • die ueneris nonis [mensis] augusti • anno Domini B bis millesimo quinto • • (à Duras • vendredi • les nones [du mois] d’août • i.e. le 5 août • l'an de Grâce B 2005) •

• Littera dominica B • Aureus numerus 11 • Epactae XIX • Indictio XIII • • (Lettre dominicale B • Nombre d'or 11 • Epactes XIX • Indiction XIII) • • Festum sancti Abeli Laubiensis in Belgio [† ca. a. D. 750] • archiepiscopi Remensis •

(Fête de saint Abel de Lobbes en Belgique • archevêque de Reims) Commune Festorum Beatæ Mariæ Virginis

Romæ in Exquiliis dedicatio Basilicæ Sanctæ Mariæ ad Niues • III classis • Antiphona ad Introitum [II modo] : “ Salue • sancta Parens • enixa puerpera Regem • qui caelum terramque regit in sæcula sæculorum • ”

(Versus I : Sedulius [Carmen paschale II : 63 – 64 • ca. a. D. 430] • Versus II : Psalmus XLIV : 2)

Missale romanum : p. 667 • Liber usualis : p. 1263 Graduale romanum triplex : p. 403

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Résumés :

Vendredi

5

août

:

15 heures

Présidente de Séance

:

Édith

Weber

Le quart d’heure d’actualité bibliographique 

[1] Ghislaine Vandensteendam (Toulouse) – page 31-45 :

Les prémices de la musique médiévale : la musique de l’Antiquité

La musique dans l’Antiquité grecque est le plus bel et le principal art. La musique grecque antique représente environ 10 siècles d’histoire. C’est en particulier grâce aux différentes sources telles que les textes anciens, les inscriptions, l’iconographie, les instruments, les partitions que nous commençons à mieux la connaître mais aussi par les concours musicaux qui ont fait la renommée de grands musiciens et de quelques cités. Ces concours (οοοʅʅʅʅ αοαααγωγωγωγωνν , pl. : οινν οιοιοιʅʅʅʅ ααααγογογονεςγονεςνεςνες) vont jouer un rôle déterminant dans le rayonnement de la civilisation grecque.

[2] Fabien Delouvé (Paris) – page 47-78 :

De l'influence de Boèce au Moyen Age et à la Renaissance

L’Institution Musicale du philosophe Boèce (Rome, ca. 480 – Pavie, ca. 524) fut sans nul doute le traité de musique qui eut le plus de résonance au Moyen Âge et à la Renaissance, soit pendant plus de dix siècles. Le XVIème siècle, loin de rejeter cet ouvrage, fit de ce concept, grâce aux nombreux travaux d’exégèse et de philologie propres à l’Humanisme, l’un des points essentiels de l’art musical en glosant longuement sur les rapports existant entre le texte et sa mise en musique. Une tradition aussi longue n’a pu s’établir que grâce à l’influence considérable qu’eurent les ouvrages de Boèce sur l’Occident.

[3] Jean–Pierre et Anne-Marie Nicolini (Duras) – page 79-97 :

Le parchemin : fabrication à l’ancienne et utilisation

Le parchemin (grec : ηηηʅʅʅʅ διϕθεη διϕθε διϕθε διϕθερα, ηρα, ηρα, ηρα, ηʅʅʅʅ περγαµηνη περγαµηνη, η περγαµηνη περγαµηνη, η, η, ηʅʅʅʅ µεµβρα µεµβρα µεµβρα µεµβρανανανανα • latin : membrana, pergamena) est sans aucun doute l’une des matières les plus illustres mais aussi les plus méconnues de l’histoire de l’humanité. L’Occident, depuis les Hébreux, Grecs et Latins, l’a utilisé jusqu’à la fin du Moyen Âge comme support de l’écriture. L’Antiquité, tout autour de la Méditerranée, utilisa, vraisemblablement, du parchemin et du papyrus de manière égale, deux supports dont les usages respectifs étaient bien établis. L’alchimie du parchemin, c’est le traitement spécifique de la peau à l’aide de trois éléments essentiels, en l’occurrence : de l’eau, de la chaux et de la craie. La définition du parchemin est donc la suivante : de la peau

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I – 2005

• ∆ου ∆ου ∆ου ∆ουραραραρα • ̣̣̣‛ µηνι̣ µηνιµηνιµηνι ΑυΑυΑυΑυγυστωγυστωγυστωγυστωʚ ʚ ʚ ʚ ηηηηʅʅʅʅ τελευται τελευταια τη τελευται τελευταια τηα της εα της ες εʅʅʅʅβδς εβδβδβδοµαοµαοµαοµαδος ηδος ηʅʅʅʅµεδος ηδος ηµεµεµερα ρα ρα • ιρα ινδικτιω ι ινδικτιωνδικτιωνος ιγνδικτιωνος ιγνος ιγνος ιγ‛ • • εεεετητηʛʛʛʛ[ει] τουτητη[ει] του[ει] του[ει] του κο κο κοσµου κοσµου ʾσµουσµουʾʾʾΖΖΖΖϕιγϕιγϕιγʹϕιγʹʹʹ (i. e. 2005 + 5508 = 7513) •

• (à Duras • le 6e jour du mois d’août • 7e jour • la fin • de la semaine • Indiction 13 • l'âge du monde 7513) •

• Duracio • die sabbato octauo idus [mensis] augusti • anno Domini B bis millesimo quinto • • (à Duras • samedi • le 8 des ides [du mois] d’août • i.e. le 5 août • l'an de Grâce B 2005) •

• Littera dominica B • Aureus numerus 11 • Epactae XIX • Indictio XIII • • (Lettre dominicale B • Nombre d'or 11 • Epactes XIX • Indiction XIII) •

• Festum in monte Thabor Transfigurationis Domini nostri Iesu Christi • (Fête au Mont Thabor de la Transfiguration de Notre Seigneur Jésus – Christ) In Transfugratione D. n. I. C. • II classis • Antiphona ad Introitum [III modo] :

“ Illuxerunt coruscationes tuæ orbi terrae… • ” (Psallmus LXXVI : 19)

Missale romanum : p. 667 • Liber usualis : p. 1585 Graduale romanum triplex : néant

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Résumés :

Samedi 6 août : 10 heures • Président de Séance : Min Jun Huh

Le quart d’heure d’actualité bibliographique 

[4] Illo Humphrey (Paris) – page 99-152 :

La sténographie latine (« notes » dites « tironiennes ») : état de la question

(histoire et tradition manuscrite • pratique • transcription et édition critique)

La sténographie latine (i.e. notes dites « tironiennes »), utilisée couramment dans toutes les facettes de l’administration romaine, puis dans l’administration ecclésiastique à partir de saint Cyprien de Carthage (IIIe s.), semble-t-il,

et ensuite dans les documents comptables et diplômes mérovingiens, a connu un renouveau important, surtout en territoire de Neustrie, à la fin du VIIIe siècle et durant tout le IXe siècle. Ainsi, du IXe siècle, il nous reste de nombreux manuscrits

contenant des textes, glossaires et documents de tout genres (bibliques, liturgiques, diplomatiques, littéraires, scientifiques, philosophiques, etc.), écrits en sténographie latine. Ce renouveau d’intérêt pour la sténographie latine correspond, sans doute, à la grande « renovatio » entreprise sous l’impulsion de Charlemagne, avec le concours de ses proceres, aboutissant le 23 mars 789 à la promulgation du célèbre capitulaire intitulé : « Admonitio generalis », rédigé, semble-t-il, par Alcuin d’York (York, ca. 730 – † Tours, 804 ), cf. éd. A. Boretius, Monumenta Germaniae Historica, Legum sectio II, tome I, p. 52-62.

[5] Florence Vachia – Robert (Bergerac) – page 153-212 :

Les églises médiévales du canton de Sigoulès : Dordogne (Périgord) F – 24240

Le canton de Sigoulès fait partie de l’arrondissement de Bergerac et se situe aux confins sud-ouest du département de la Dordogne. Sur les dix-sept communes de son territoire s’élevaient trente-quatre églises ou chapelles au Moyen Âge. Aujourd'hui, parmi les 15 édifices qui possèdent des vestiges de l’époque médiévale, seulement 10 conservent des parties de la période romane. Cette étude dégagera quelques particularités propres à cette région, à savoir, les contreforts percés de baies, les clochers et enfin les armoires eucharistiques dont la fréquence dans le sud-bergeracois (cantons de Sigoulès et d'Eymet) mérite d'être signalée. Pour cela, j'ai sélectionné trois édifices dont l'intérêt architectural est assez divergent : il s'agit des églises de Lamonzie-Saint-Martin, Monbos (qui nous permettra d'aborder la sculpture de cette région) et enfin Pomport.

[6] Jean–Pierre Nicolini (Duras) – page 213-228 :

• À propos du fac-similé du manuscrit de Moissac : Paris, B.n.F., latin 2251 (XIIe s.) •

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I – 2005

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quitana I – 2005

Études médiévales : Patrimoine matériel et immatériel

Ce cycle de colloques, conférences et séminaires, destiné avant tout à un public en Aquitaine, a été conçu en janvier 2005 afin de permettre aux jeunes chercheurs et stagiaires très prometteurs de s'exprimer et de publier leurs travaux avant même l'obtention de leurs diplômes LMD (Licence – Masters – Doctorat) ou Habilitation, etc. Il a été conçu également comme outil de recherche de haut niveau pour des chercheurs, professeurs, maîtres de conférences, enseignants, étudiants et élèves, ainsi que pour des amateurs et passionnés de savoir, quels que soient leurs champs d’intérêt. Enfin, sa vocation première est d’être un vecteur de culture générale visant, à ses racines, un large public varié et hétérogène, c’est-à-dire à la fois instruit et populaire.

Nous avons obtenu déjà l’engagement d’un éditeur (http://www.manuscrit-universite.com/) qui accepte de publier nos actes et nos publications spéciales, et entamons à présent les démarches afin d’obtenir des subventions adéquates pour financer nos projets à court, moyen et long terme. La naissance de ce nouvel outil de recherche, d’enseignement et de culture générale correspond à la création d’une Bibliothèque Interdisciplinaire de Recherche Européenne à Duras (la B.I.R.E.), qui mettra à la disposition de tous des documents manuscrits et imprimés ainsi qu’une riche base de données regroupant le fruit des recherches des meilleurs spécialistes des diverses études médiévales et des différents domaines du patrimoine culturel matériel et immatériel. Ces recherches interdisciplinaires feront l’objet de nos colloques, conférences et séminaires.

Le conseil scientifique est à présent constitué et compte parmi ses 16 membres un mélange de jeunes chercheurs et de chercheurs chevronnés représentant un large éventail de disciplines dont : philosophie, épistémologie, théologie, liturgie, histoire, diplomatique, histoire des sciences et techniques, histoire de l’art et de l’artisanat, architecture, musicologie, langues, linguistique, littératures, théâtre, paléographie et codicologie grecques, latines, hébraïques, arabes, françaises et occitanes, proto-philologie, sténographie latine, etc. ; représentées aussi seront les disciplines du quadruvium ou quadrivium (ars arithmetica, ars musica, ars

geometrica, ars astronomica ; cf. Boèce De institutione arithmetica I, 1, VIe s., vers 510) et du trivium, terme du

IXe s. carolingien, (ars grammatica, ars dialectica, ars rhetorica, c’est-à-dire les 7 arts libéraux, en langue grecque : « αιαιαιʅʅʅʅ εαι ε ε ελευλευλευλευθεραι τεθεραι τεθεραι τεχναιθεραι τεχναιχναι », et en langue latine : « artes liberales » ; cf. s. Augustin, 354-430, De ordine χναι II, 7, 8, 12), disciplines issues de l’« εεεεγκυγκυγκυγκυκλιος παιδεικλιος παιδεικλιος παιδειακλιος παιδειααα » de l’Antiquité, c’est-à-dire le cycle d’études de base de la tradition du savoir scientifique-philosophique pythagoricienne et platonicienne à partir du Ier s. avant J.-C.

Ainsi, le Musée Conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure, conscient de son rôle historique et pédagogique dans la sauvegarde du patrimoine de l’authentique fabrication à l’ancienne du plus noble des supports de l’écriture, en l’occurrence le parchemin, ajoute à présent, avec le concours de son équipe de chercheurs et ses partenaires, une nouvelle dimension scientifique à ses activités en offrant au public un cycle de colloques, conférences et séminaires, baptisés : « Colloquia Aquitana ». (IH : ih)

____________________

Sont partenaires du Musée Conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure de Duras : • l’Association pour la Promotion de la Musique Hellénique et Byzantine •

(Présidente : Ghislaine Vandensteendam • F-31000 Toulouse) • l’Association Vox Nova •

(Président-Fondateur : Illo Humphrey • F-77550 Moissy – Cramayel) • International Boethius Society (IBS • USA) •

• Le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (CESR • Université François-Rabelais de Tours) • Nota bene :

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Colloquia Aquitana

(

Mediæval Studies : Tangible and intangible cultural Heritage

)

This cycle of Symposia, Conferences and Seminars was conceived in January 2005

in order to allow young and promising scholars and interns to express themselves and to

publish their works and findings even before obtaining their under-graduate and graduate

degrees : Bachelors, Masters, Doctorate, Habilitation, etc. It has also been conceived in order

to create a high-level research tool for scholars, scientists, professors, teachers and students

alike, as well as for all lovers of knowledge regardless of their fields of interest. Thus, its

primary vocation is to become a vector of general culture aiming at a very large, varied and

heterogeneous public audience, that is to say : both learned and popular.

We have already concluded a privileged partnership with a very experienced editor

(

http://www.manuscrit-universite.com/

) who will publish our Symposia and special

publications, and we have already begun to negotiate adequate subsidies in order to finance

our different projects on a long term basis. The birth of this new research tool for the

enhancement of research, teaching and general culture will give rise to the creation of the new

European Interdisciplinary Research Library in Duras

(Bibliothèque Interdisciplinaire

de Recherche Européenne à Duras

: la BIRE), which will put at the disposal of all a Bank

of Knowledge where numerous manuscript and printed documents as well as a very rich data

base which will group together the findings of the best specialists in the field of mediæval

studies, as well as in the different fields of the tangible and intangible cultural heritage, around

which our Symposia, Conferences, Seminars, Exhibitions, Concerts, etc., will be centred.

The Scientific Committee is at present composed of 16 specialists of the first

order, and counts among its members both young and experienced scholars and scientists,

men and women, representing a very wide range of disciplines, among which : Philosophy,

Epistemology, Theology, Liturgy, History, Diplomatic-and-Archivistik Sciences, Heraldic

Sciences, History of Science and Technique, History of Art and Arts-and-Crafts, Architecture,

Proto-Philology, Musicology, Proto-Philology, Languages, Linguistics, Literature, Theatre,

Greek – Latin – Hebrew – Arabic – French – and – Occitanian Palæography et Codicology,

Latin Stenography, etc. ; represented also will be the disciplines of the

quadruvium

or

quadrivium

(ars arithmetica, ars musica, ars geometrica, ars astronomica ; cf. Boethius De institutione

arithmetica

I, 1, 6

th

c., ca. 510) and the

trivium

[term from the 9

th

century] (ars grammatica, ars

dialectica

, ars rhetorica, i. e. the 7 Liberal Arts, in Greek : “ αι

αι

αι

αιʅʅʅʅ ε

ε

ε

ελευ

λευθεραι τε

λευ

λευ

θεραι τε

θεραι τεχναι

θεραι τε

χναι

χναι

χναι ”, and in

Latin : “

artes liberales

” ; cf. St. Augustine, 354-430, De ordine II, 7, 8, 12), these disciplines

stem from the “ εεεεγκυ

γκυ

γκυκλιος παιδει

γκυ

κλιος παιδει

κλιος παιδει

κλιος παιδεια

α

α

α ” of Antiquity, that is to say the cycle of basic studies of

the Pythagorean et Platonic scientific-philosophical

Tradition of Knowledge

as of the 1

st

century B.C.

In conclusion, the Museum Conservatorium of Parchment and Illumination

in Duras

, conscience of its historical and pedagogical roll in the protection of the ancient

traditions and the authentic craftsmanship of the making of the most noble of writing medias,

that is to say Parchment, now adds to its activities a new dimension, with the collaboration of

(8)

Colloquia Aquitana

(

Mediävistische Studien : Tastbare und untastbare Kulturerbschaft

)

Dieser Zyklus von Kolloquien, Konferenzen und Seminaren wurde im Januar 2005

gegründet, einerseits, damit jungen und sehr zukunftsreichen Forscher und Praktikanten sich

ausdrücken, und ihre Werke veröffentlichen können, und zwar selbst bevor sie ihre verschiedenen

Studien : Lizentiatenexamen, Staatsexamen, Magister, Doktorat, Habilitation, usw., absolviert

haben, dann, anderseits, damit eine neue Forschungseinheit von hohem Niveau für Forscher,

Professoren, Dozenten, Lehrer und Studenten, aber auch für leidenschaftliche Wissensbegierige

und Selbstgelernte, existieren kann, welche Bereiche von Interesse sie auch haben mögen. Doch

die allererste Daseinsberechtigung dieses Zyklus ist also ein Vektor von Generalkultur zu sein,

damit ein breites und heterogenes Publikum, d. h. eine Mischung von ausgebildeten und

populären Leuten, allzu gleich dabei profitieren kann.

Schon haben wir mit einem sehr spezialisierten Verleger (

http://www.manuscrit-universite.com/

) ein Abkommen geschlossen, der unseren Tagungen und Sonderpublikationen

veröffentlichen wird ; dazu fangen wir schon mit den Unterhandlungen an, damit wir für unseren

kurz– mittel– und langfristigen Zukunftspläne entsprechenden Subventionen bekommen können.

Die Entstehung dieser neuen Forschungseinheit für Ausbildung und Generalkultur wird die

Gründung der neuen Interdisziplinarischen Europäischen Forschungsbibliothek zu Duras

(Bibliothèque Interdisciplinaire de Recherche Européenne à Duras : la BIRE) veranlassen,

die eine Kenntnisbank von Handschriftlichen und gedrückten Dokumenten unserem Publikum

zur Verfügung stellen wird, sowie eine Datenbank der Forschungsresultaten der besten

Spezialisten der verschiedenen mediävistischen Studien und der verschiedenen Bereiche der

tastbaren und untastbaren Kulturerbschaft, Studien und Bereiche, denen unserer Zyklus von

Kolloquien, Konferenzen, Seminaren, Ausstellungen, Konzerten, gewidmet wird.

Der Wissenschaftsrat ist jetzt konstituiert, und zählt unter seinen 16 Mitgliedern vom sehr

hohen Niveau eine Mischung von jungen und fortgeschrittenen Forschern, die eine breite Palette

von Fächern darstellen, und zwar : Philosophie, Epistemologie, Theologie, Liturgie, Geschichte,

Diplomatik und Archivistik, Heraldik, Wissenschafts- und Technikgeschichte, Kunstgeschichte

und

Handwerkswesen,

Architektur,

Musikwissenschaft,

Proto-Philologie,

Sprachen,

Sprachwissenschaft, Literatur, Theater, Sprachen : griechische, lateinische, hebräische, arabische,

französische, occitanische Paläographie und Codicologie, lateinische Stenographie, usw. ;

dargestellt auch werden die Fächer des

quadruviums

oder

quadriviums

(ars arithmetica, ars musica,

ars geometrica

, ars astronomica ; Boethius De institutione arithmetica I, 1, 6. Jht., um 510) und des

triviums

[Ausdruck aus dem karolingischen 9. Jahrhundert], (ars grammatica, ars dialectica, ars

rhetorica

, d. h. die 7 freien Künste, auf Griechisch : „αι

αι

αιʅʅʅʅ ε

αι

ε

ε

ελευ

λευθεραι τε

λευ

λευ

θεραι τε

θεραι τε

θεραι τεχναι

χναι

χναι

χναι“, und auf

Lateinisch : „

artes liberales

“ ; Augustinus, 354-430, De ordine II, 7, 8, 12), Fächer, die aus der

„εεεεγκυ

γκυ

γκυ

γκυκλιος παιδει

κλιος παιδει

κλιος παιδει

κλιος παιδεια

α

α

α“ des Altertums stammen, d. h. der grundsätzliche Studienzyklus der

pythagoreisch-platonischen wissenschaftlichen und philosophischen

Wissenstradition

, ab dem

ersten Jahrhundert vor Christus.

Schließlich, das Museum Konservatorium von Pergament und Illuminierung zu

Duras

, im Bewusstsein seiner historischen und pädagogischen Rolle beim Schutz der

authentischen Fabrikationstradition des edelsten aller Schriftmedien, d. h. des Pergaments, fügt

jetzt, unter Mitwirkung von seinen nahen Mitarbeitern und Partnern, eine neue Dimension zu

seinen Tätigkeiten hinzu, und bietet dem Publikum einen Zyklus von Kolloquien, Konferenzen

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Colloquia Aquitana I – 2005

Études médiévales : Patrimoine matériel et immatériel

2006

Éditions Le Manuscrit-Université | 20, rue des Petits-Champs 75002 Paris

Livre imprimé : ISBN 2-7481-6882-8 | EAN 13 : 9782748168822 Livre numérique : ISBN 2-7481-6883-6 | EAN 13 : 9782748168839 • http://www.manuscrit.com/Blog_Auteur.aspx?id=6280 • http://www.manuscrit.com/Book.aspx?id=7369

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Colloquia Aquitana I

2005

(sous la direction de)

Éditions Le Manuscrit

Actes du colloque tenu les 5 et 6 août 2005 au Musée conservatoire

du Parchemin et de l’Enluminure

Anne-Marie et Jean-Pierre Nicolini, directeurs-fondateurs

(sous le haut patronage de la ville de Duras F-47120)

Études médiévales :

(15)

© Éditions Le Manuscrit

www.manuscrit.com ISBN : 2-7481-6883-6 (livre numérique) EAN : 9782748168839 (livre numérique)

ISBN : 2-7481-6882-8 (livre imrpimé) EAN : 9782748168822 (livre imprimé)

Certaines illustrations, dont les originaux ne présentaient pas une qualité satisfaisante, ont été volontairement conservées

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Les actes Colloquia Aquitana I - 2005 sont dédiés à la ville de Duras, au pays de Duras et à la vallée du Dropt, lieu d’un futur centre de recherche pluridisciplinaire au cæur de l’Aquitaine et de l’Occitanie.

DURAS, cité médiévale historique, est bien connue par son Château ; en revanche, son Musée conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure de Duras, fondé par Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini, reste assez secret et, pour-tant, il est le seul musée en France dévolu aux techniques médiévales depuis la fabrication du parchemin jusqu’aux riches enluminures qui ornent de nombreux codices et manuscrits médiévaux.

D’abord artisans-parcheminiers, Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini ne craignent pas les basses besognes du traitement ancestral des peaux. Ensuite, artistes, ils con-naissent tous les secrets des copistes et enlumineurs médiévaux. Ils ont d’ailleurs, à la demande de l’Abbaye de Moissac, copié en toute connaissance de cause le manuscrit de Moissac dont l’original est conservé à la Bibliothèque nationale de France (sous la cote : Fonds latin 2251). Finalement : en historiens et paléographes avertis, ils supervisent un atelier de calligraphie avec les moyens transmis depuis le Moyen Âge. Excellents péda-gogues, ils organisent aussi des stages dans des écoles de la région et des présentations sur les places des marchés. Certes, les visiteurs étrangers et français animent les lieux,

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Colloquia Aquitana I - 2005

mais il manquait une activité suivie de prolongements scientifiques. Agissant comme moteur énergique et pas-sionné, Illo Humphrey a, dans cet esprit, lancé en 2005 le premier colloque de la série Colloquia Aquitana, objet de ce volume d’actes.

Cette heureuse initiative ne s’arrête pas là : elle se poursuivra en 2006 avec le deuxième colloque, gravitant autour de Boèce (v. 480-525/526), philosophe, homme d’État, théoricien de la musique, auteur notamment du traité De Institutione Musica, surnommé le « dernier des Romains et le premier des scolastiques ».

D’ores et déjà, Illo Humphrey, l’éditeur du présent volume, et Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini, infatigables organisateurs, ont lancé des activités multiples : conféren-ces, séminaires, visites commentées et surtout, la création en 2006 de la nouvelle Bibliothèque Interdisciplinaire de Recherche Européenne à Duras (la BIRE). Toutes ces initiatives fondatrices sont destinées à contribuer à la sau-vegarde du patrimoine matériel et immatériel mondial, mais aussi à sensibiliser aussi bien le grand public curieux que les chercheurs et spécialistes avertis. Ces initiatives, s’inscrivant dans la puissante logique de la régionalisa-tion, sont à encourager impérativement :

« AD MULTOS ANNOS ».

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GHISLAINE VANDENSTEENDAM, helléniste-musicologue

(Toulouse, doctorante en musicologie grecque à l’Uni-versité Paris X-Nanterre)

FABIEN DELOUVÉ, médiéviste-musicologue (Paris,

docto-rant en musicologie, Université Paris VIII-Saint-Denis) JEAN-PIERRE ET ANNE-MARIE NICOLINI (Duras,

maîtres-artisans parcheminiers et enlumineurs)

ILLO HUMPHREY, médiéviste-musicologue (Paris, docteur

ès lettres, Ph. D., en philosophie et épistémologie de l’Université Paris X-Nanterre)

FLORENCE VACHIA-ROBERT, médiéviste-historienne d’art

et d’archéologie (Bergerac, DEA en histoire de l’art, Université Bordeaux III)

ÉDITH WEBER, présidente de séance, professeur émérite

d’histoire de la musique à l’Université de Paris-Sorbonne, directeur du groupe de recherche Patrimoine musical (1450-1750), membre du conseil scientifique du Musée du Parchemin de Duras

MIN-JUN HUH, président de séance, licence ès Lettres

classiques, DEA en musicologie (doctorat en prépara-tion, Université Paris IV-Sorbonne, membre du Conseil scientifique du Musée du Parchemin de Duras).

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d’actualité bibliographique

Au début de chaque session, les deux présidents de séance ont consacré un quart d’heure à l’actualité biblio-graphique, pendant lequel ils ont commenté brièvement les travaux indiqués ci-après :

1. Stéphane Lebecq, Michel Perrin, Olivier Szerwiniack,

Bède le Vénérable [ca. 673- † ca. 735] : entre tradition et postérité (Actes du colloque), CEGES, Université Charles-de-Gaulle-Lille 3, coll. « Histoire de l’Europe du Nord-Ouest », 2005, 1-338 pages, 1 image (1re de

cou-verture : Firenze, Biblioteca Laurenziana Medicea, Codex

Amiatinus 1, Ezra en train d’écrire), 2 planches (pp. 47, 319), ISBN 2-905637-39-0. Livre broché.

2. Pierre Lovy, Le Nouveau Testament de Jacques Lefèvre

d’Éta-ples [Iacobus Faber Stapulensis ca.1450 - † ca.1536] (édition critique basée sur le manuscrit Nice, Bibliothèque muni-cipale Romain-Gary Réserve 2701, in-sextodecimo, Serre Éditeur), Nice, 2005, 400 pages, impression bi-chrome, Gravures, ISBN 2-86410-421-0. Livre broché.

3. Philippe Vendrix, Livret des Abstracts du Colloque MedRen

Music Conference 2005 (tenu du 13 au 16 juillet, au Centre d’Études supérieures de la Renaissance [CESR] de Tours.

4. Christian Meyer, Boèce, Traité de la Musique (Introduction,

traduction, notes), Turnhout, (Brepols), 2004, 352 pages, ISBN 2-503-5174162. Livre broché.

5. Édith Weber, Actes du Colloque Itinéraires du Cantus Firmus

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Colloquia Aquitana I - 2005

205 pages, ISSN 1269-8547, ISBN 2-84050-331-X. Livre broché.

6. Moyen Âge : entre ordre et désordre (collectif, préface : Laurent Bayle), Paris, Cité/Musée de la Musique, Réunion des musées nationaux. Exposition du 26 mars au 27 juin 2004, 240 pages, 92 images couleur commentées, ISBN 2-7118-4738-1. Livre broché.

7. Thomas S. Maloney, « Boethius on Aristotle on the Divisions of Statements », Carmina Philosophiae, Journal of

the International Boethius Society, Philip E. Phillips & Noel H. Kaylor, JR., vol. 12, 2003, pp. 49-74, ISSN # 1075-4407. 8. Leslie Taylor, “Maximos Planudes and his ฀

฀ ฀ , Boethius’s Consolation of Philosophy translated into Greek”, dans Carmina

Philosophiae, Journal of the International Boethius Society, Philip E. Phillips & Noel H. Kaylor, JR., vol. 13, 2004, pp. 53-60, ISSN : # 1075-4407.

9. Florence Vachia-Robert, « L’église Saint-Michel de la Bastide (Monestier, canton de Sigoulès », in Bulletin de

la Société Historique et Archéologique du Périgord, t. CXXVI, année 1999, pp. 750-755 ; « L’église Saint-Barthélemy de Cunèges (canton de Sigoulès) », dans BSHAP, t. CXXX, année 2003, pp. 415-420 ; « L’église Saint-Pierre de Couture (Monestier, canton de Sigoulès) », dans BSHAP, t. CXXX, année 2003, pp. 421-426.

10. Mariken Teeuwen, Harmony and the Music of the Spheres.

The Ars Musica in Ninth-Century Commentaries on Martianus Capella, Leiden - Boston - Köln (Brill), 2002, 589 pages, ISSN 0076-9754, ISBN 90 04 12525 6. Livre broché. 11. Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini, Le parchemin :

fabrication et utilisations, Musée conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure, Duras, 2001. Livre broché.

Cette innovation scientifique et didactique a ravi le public, créant d’emblée une ambiance de détente et de récepti-vité.

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Ce cycle de colloques, conférences et séminaires a été conçu en janvier 2005 afin de permettre aux jeunes cher-cheurs et stagiaires très prometteurs de s’exprimer et de publier leurs travaux avant même l’obtention de leurs diplômes LMD (Licence-Master-Doctorat) ou habilita-tion, etc. Il a été conçu également comme outil de recher-che de haut niveau pour des recher-cherrecher-cheurs, professeurs, maîtres de conférences, enseignants, étudiants et élèves, ainsi que pour des amateurs et passionnés de savoir, quels que soient leurs champs d’intérêt. Enfin, sa vocation pre-mière est d’être un vecteur de culture générale visant, à ses racines, un large public varié et hétérogène, c’est-à-dire à la fois instruit et populaire.

La naissance de ce nouvel outil de recherche, d’ensei-gnement et de culture générale donnera lieu en 2006 à la création de la nouvelle Bibliothèque Interdisciplinaire de Recherche Européenne à Duras (la BIRE), laquelle mettra à la disposition de tous une banque de savoir où seront conservés des documents manuscrits et imprimés ainsi qu’une riche base de données informatique regrou-pant le fruit des recherches des meilleurs spécialistes des diverses études médiévales et des différents domaines du patrimoine culturel matériel et immatériel qui feront l’ob-jet de nos colloques, conférences et séminaires, exposi-tions, concerts, etc.

Le conseil scientifique est composé à présent de seize spécialistes de premier plan, et compte parmi ses mem-bres un mélange de jeunes chercheurs et de chercheurs

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Colloquia Aquitana I - 2005

chevronnés représentant un large éventail de disciplines dont : philosophie, épistémologie, théologie, liturgie, his-toire, sciences diplomatiques et archivistiques, héraldi-que, histoire des sciences et techniques, histoire de l’art et de l’artisanat, architecture, musicologie, langues, linguisti-que, littératures, théâtre, paléographie et codicologie grec-ques, latines, hébraïgrec-ques, arabes, françaises et occitanes, proto-philologie, sténographie latine, etc. ; représentées aussi seront les disciplines du quadruvium ou quadrivium (ars arithmetica, ars musica, ars geometrica, ars astronomica ; cf. Boèce, De institutione arithmetica I, 1, VIe s., vers 510)

et du trivium, terme du IXe s. carolingien, (ars grammatica, ars dialectica, ars rhetorica, c’est-à-dire les 7 arts libéraux, en langue grecque : « aƒ ™leÚqerai tšcnai », et en langue latine : « artes liberales » ; cf. s. Augustin, 354-430, De ordine

II, 7, 8, 12), disciplines issues de l’« ™gkÚklioj paide…a » de l’Antiquité, c’est-à-dire le cycle d’études de base de la tradition du savoir scientifique-philosophique pythagori-cienne et platonipythagori-cienne à partir du Ier s. avant J.-C.

Ainsi, le Musée conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure à Duras, conscient de son rôle historique et pédagogique dans la sauvegarde du patrimoine de l’authentique fabrication à l’ancienne du plus noble des supports de l’écriture, en l’occurrence le parchemin, ajoute à présent, avec le concours de son équipe de cher-cheurs et ses partenaires, une nouvelle dimension scien-tifique à ses activités en offrant au public un cycle de colloques, conférences et séminaires, baptisé : « Colloquia Aquitana ».

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This cycle of Symposia, Conferences and Seminars was conceived in January 2005 in order to allow young and promising scholars and interns to express themselves and to publish their works and findings even before obtaining their under-graduate and graduate degrees: Bachelors, Masters, Doctorate, Habilitation, etc. It has also been conceived in order to create a high-level research tool for scholars, scientists, professors, teachers and students alike, as well as for all lovers of knowledge regardless of their fields of interest. Thus, its primary vocation is to become a vector of general culture aiming at a very large, varied and heterogeneous public audience, that is to say: both learned and popular.

The birth of this new research tool for the enhance-ment of research, teaching and general culture will give rise to the creation of the new European Interdisciplinary Research Library in Duras (Bibliothèque Interdisciplinaire de Recherche Européenne à Duras: la BIRE), which will put at the disposal of all a Bank of Knowledge where numerous manuscript and printed documents as well as a very rich data base which will group together the fin-dings of the best specialists in the field of mediæval stu-dies, as well as in the different fields of the tangible and intangible cultural heritage, around which our symposia, conferences, seminars, exhibitions, concerts, etc., will be centred.

The Scientific Committee is at present composed of sixteen specialists of the first order, and counts among

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Colloquia Aquitana I - 2005

its members both young and experienced scholars and scientists, men and women, representing a very wide range of disciplines, among which: Philosophy, Epistemology, Theology, Liturgy, History, Diplomatic-and-Archivistik Sciences, Heraldic Sciences, History of Science and Technique, History of Art and Arts-and-Crafts, Architecture, Musicology, Proto-Philology, Languages, Linguistics, Literature, Theatre, Greek - Latin - Hebrew - Arabic - French - and - Occitanian Palæography et Codicology, etc.; represented also will be the disciplines of the quadruvium or quadrivium (ars arithmetica, ars musica, ars

geometrica, ars astronomica; cf. Boethius De institutione

arithme-tica I, 1, 6th c., ca. 510) and the trivium [term from the 9th

century] (ars grammatica, ars dialectica, ars rhetorica, i. e. the 7 Liberal Arts, in Greek: “aƒ ™leÚqerai tšcnai”, and in Latin: “artes liberales”; cf. St. Augustine, 354-430, De ordine II, 7, 8, 12), these disciplines stem from the “™gkÚklioj paide…a” of Antiquity, that is to say the cycle of basic studies of the Pythagorean et Platonic scien-tific-philosophical Tradition of Knowledge as of the 1st

century B.C.

In conclusion, the Museum Conservatorium of Parchment and Illumination in Duras, conscience of its historical and pedagogical roll in the protection of the ancient traditions and the authentic craftsmanship of the making of the most noble of writing medias, that is to say Parchment, now adds to its activities a new dimension, with the collaboration of its scientific team and partners, in offering to the public this new cycle of symposiums, conferences and seminars, which has been christened: “Colloquia Aquitana”.

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Dieser Zyklus von Kolloquien, Konferenzen und Seminaren wurde im Januar 2005 gegründet, einerseits, damit jungen und sehr zukunftsreichen Forscher und Praktikanten sich ausdrücken, und ihre Werke veröffentlichen können, und zwar selbst bevor sie ihre verschiedenen Studien: Lizentiatenexamen, Staatsexamen, Magister, Doktorat, Habilitation, usw., absolviert haben, dann, anderseits, damit eine neue Forschungseinheit von hohem Niveau für Forscher, Professoren, Dozenten, Lehrer und Studenten, aber auch für leidenschaftliche Wissensbegierige und Selbstgelernte, existieren kann, welche Bereiche von Interesse sie auch haben mögen. Doch die allererste Daseinsberechtigung dieses Zyklus ist also ein Vektor von Generalkultur zu sein, damit ein breites und heterogenes Publikum, d. h. eine Mischung von ausgebildeten und populären Leuten, allzu gleich dabei profitieren kann.

Die Entstehung dieser neuen Forschungseinheit für Ausbildung und Generalkultur wird die Gründung der neuen Interdisziplinarischen Europäischen Forschungsbibliothek zu Duras (Bibliothèque Interdisciplinaire de Recherche Européenne à Duras: la BIRE) veranlassen, die eine Kenntnisbank von Handschriftlichen und gedrückten Dokumenten unse-rem Publikum zur Verfügung stellen wird, sowie eine Datenbank der Forschungsresultaten der besten Spezialisten der verschiedenen mediävistischen Studien und der verschiedenen Bereiche der tastbaren und

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untast-Colloquia Aquitana I - 2005

baren Kulturerbschaft, Studien und Bereiche, denen unse-rer Zyklus von Kolloquien, Konferenzen, Seminaren, Ausstellungen, Konzerten, gewidmet wird.

Der Wissenschaftsrat ist jetzt konstituiert, und zählt unter seinen sechzehn Mitgliedern vom sehr hohen Niveau eine Mischung von jungen und fortgeschrittenen Forschern, die eine breite Palette von Fächern darstel-len, und zwar: Philosophie, Epistemologie, Theologie, Liturgie, Geschichte, Diplomatik und Archivistik, Heraldik, Wissenschafts- und Technikgeschichte, Kunstgeschichte und Handwerkswesen, Architektur, Musikwissenschaft, Sprachen, Sprachwissenschaft, Literatur, Theater, Sprachen: griechische, lateinische, hebräische, arabische, französische, occitanische, Paläographie und Codicologie, Proto-Philologie, latei-nische Stenographie, usw.; dargestellt auch werden die Fächer des quadruviums oder quadriviums (ars arith-metica, ars musica, ars geometrica, ars astronomica; Boethius De institutione arithmetica I, 1, 6. Jht., um 510) und des triviums [Ausdruck aus dem karolingischen 9. Jahrhundert], (ars grammatica, ars dialectica, ars rheto-rica, d. h. die 7 freien Künste, auf Griechisch: ,,aƒ ™leÚqerai tšcnai”, und auf Lateinisch: ,,artes libe-rales”; Augustinus, 354-430, De ordine II, 7, 8, 12), Fächer, die aus der ,,™gkÚklioj paide…a” des Altertums stammen, d. h. der grundsätzliche Studienzyklus der pythagoreisch-platonischen wissenschaftlichen und philo-sophischen Wissenstradition, ab dem ersten Jahrhundert vor Christus.

Schließlich, das Museum Konservatorium von Pergament und Illuminierung zu Duras, im Bewusstsein seiner historischen und pädagogischen Rolle beim Schutz der authentischen Fabrikationstradition des edelsten aller Schriftmedien, d. h. des Pergaments, fügt jetzt, unter Mitwirkung von seinen nahen Mitarbeitern und Partnern, eine neue Dimension zu seinen Tätigkeiten hinzu, und bietet dem Publikum einen Zyklus von

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Kolloquien, Konferenzen und Seminaren an, der ,,Colloquia Aquitana” bezeichnet ist.

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Le premier colloque de la série Colloquia Aquitana s’est tenu du 5 au 6 août 2005, à l’initiative et sous la direction d’Illo Humphrey, docteur de l’Université de Paris X-Nanterre, au Musée du Parchemin et de l’Enlu-minure, avec l’efficace collaboration de ses fondateurs : Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini, avec les intervenants : Ghislaine Vandensteendam (Toulouse), Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini (Duras), Fabien Delouvé (Paris), Illo Humphrey (Paris), Florence Vachia-Robert (Bergerac), et sous la présidence du Professeur Édith Weber (Paris-Sorbonne), le 5 août, et de Min Jun Huh (doctorant), le lendemain.

Cette rencontre scientifique – avec pour dénomina-teur commun : « le patrimoine immatériel et matériel » –, marque le lancement de la série des Colloquia Aquitana, et a regroupé de jeunes chercheurs médiévistes chevron-nés et quelques personnes de passage dans la région. L’enjeu – qui est de taille – se poursuivra avec per-sévérance et ténacité, en misant sur l’interdisciplinarité. En effet, de nombreuses disciplines sont en cause : la codicologie (y compris la fabrication du matériel selon les techniques médiévales), la calligraphie et l’enluminure, l’iconographie, l’histoire des traités (latins) et des manus-crits replacée dans ses divers contextes historiques, socio-logiques et pratiques au Moyen Âge.

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Colloquia Aquitana I - 2005

Comme il se doit, la musique grecque antique a été traitée en premier lieu par Ghislaine Vandensteendam, qui a rappelé que cette tradition musicale s’étend pendant environ dix siècles, que les témoins sont représentés par des textes anciens, des inscriptions, mais aussi des instru-ments de musique et les relations de célèbres concours musicaux.

L’apport théorique à propos de l’ethos des modes et, notamment, dans le traité De Institutione musica, redécou-vert au IXe siècle et à l’origine des spéculations théoriques

occidentales pour les siècles à venir et plus récemment encore par Jacques Chailley, dans son ouvrage : L’imbroglio

des modes, a été traité par Fabien Delouvé qui a souligné le rôle éminent de Boèce en Occident.

Revenant au centre d’intérêt de leur Musée, Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini, spécialisés depuis 1979 dans le travail de la peau (tannerie et parcheminerie), ont évoqué la fabrication à l’ancienne et l’utilisation du par-chemin comme support de l’écriture. Ils rappellent que : « L’alchimie du parchemin, c’est le traitement spécifique de la peau à l’aide de trois éléments essentiels : eau, chaux et craie », l’ensemble étant illustré par ce musée fondé en 1991, et unique en France.

Quant à Illo Humphrey, le maître d’œuvre et le Président-fondateur de l’association Vox Nova – qui a pour objectifs de « promouvoir le patrimoine matériel et immatériel » –, il s’est penché sur les problèmes de proto-philologie et de paléographie philologique, au moyen des notes dites « tironiennes », terme inventé au XVIe-XVIIe

siècle pour désigner la sténographie latine traditionnelle. La sténographie latine, connue et utilisée dans toutes les facettes de l’administration romaine à partir du premier siècle avant notre ère, est attestée par plusieurs généra-tions d’écrivains latins de Cicéron († vers l’année de Rome 710, i. e. 43-44 av. J.-C.) à Isidore de Séville (ca. 560 – † 636), ainsi que par divers documents mérovin-giens. À partir du VIIIe et pendant le IXe siècle, ce procédé

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a été exploité dans de nombreux manuscrits (textes et gloses, glossaires, documents bibliques, liturgiques, diplo-matiques, littéraires, scientifiques et philosophiques) et encouragé par Charlemagne en 789 dans son Admonitio

generalis, célèbre capitulaire rédigé, semble-t-il, par son ministre Alcuin (York, ca. 730 – † Tours, 804).

L’intérêt architectural en Périgord et Bergeracois a été mis en valeur par Florence Vachia-Robert, historienne de l’art, qui a présenté trois églises : celles de Lamonzie-Saint-Martin, Monbos, Pomport. Elle a dégagé force détails et illustrations, quelques particularismes locaux, tels que les clochers, les sculptures érotiques, les contre-forts et les armoires eucharistiques.

Jean-Pierre et Anne-Marie Nicolini ont ensuite pré-senté leur copie si fidèle du Manuscrit Paris, BNF, Fonds latin 2251, originaire de Moissac, datant du XIIe siècle.

Cette exacte reproduction a nécessité huit mois de travail et est d’un intérêt capital pour la calligraphie, l’enlumi-nure, les couleurs, etc.

Les conclusions de cet inoubliable colloque très pro-metteur ont été magistralement tirées par Min-Jun Huh, membre du Conseil scientifique du Musée conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure de Duras.

Tous les participants ont été émerveillés par le musée si riche en matériaux conformément aux traditions du Moyen Âge, et éclairés par les communications ponctuel-les, variées et particulièrement instructives. Ils attendent avec le plus vif intérêt le second des Colloquia Aquitana, qui s’intitule Boèce (ca. 480 – ca. † 524) : l’homme, le

philoso-phe, le scientifique, son œuvre et son rayonnement, se tiendra à Duras du 3 au 5 août 2006, et contribuera à l’avancement des connaissances sur Boèce ainsi qu’à la promotion du Musée conservatoire du Parchemin et de l’Enluminure de Duras incontournable et si digne d’intérêt.

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Chapitre 1 : La musique dans l’Antiquité : la musique en Argolide

La musique dans l’Antiquité grecque est le plus bel et le principal art. La musique grecque antique représente environ dix siècles d’histoire. C’est en particulier grâce aux différentes sources telles que les textes anciens, les inscriptions, l’iconographie, les instruments, les partitions que nous commençons à mieux la connaître mais aussi par les concours musicaux qui ont fait la renommée de grands musiciens et de quelques cités. Ces concours ( ̒฀ ¢ è ฀ pl. ̒฀ ¢ Ò ) vont jouer un rôle déterminant dans le rayonnement de la civilisation grecque.

La musique est très avancée dans le Péloponnèse du VIe siècle av. J.-C. La musique d’Argos, endroit d’une

haute importance pour la musique du Péloponnèse, est connue par ses prestigieux représentants tel que Sacadas, par ses concours attestés dès le Ve siècle av. J.-C., et pour

ses carapaces de tortues. Élément de confection de la lyre, c’est en Argolide que l’on a retrouvé les plus anciennes.

Chapitre 2 : De l’influence de Boèce au Moyen Âge et à la Renaissance sur la transmission et la diffusion de la théorie

dite « de l’ethos » des modes

L’Institution musicale du philosophe Boèce fut sans nul doute le traité de musique qui eut le plus de résonance au Moyen Âge et à la Renaissance, soit pendant plus de

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Colloquia Aquitana I - 2005

dix siècles. En traitant dans son prologue des effets que peut produire la musique sur l’être humain, et en parti-culier des aspects éthiques de certains « modes », il fit une place belle à ce concept d’origine platonicienne et lui assura ainsi, sans le savoir, une continuation illustre. En effet, si les théoriciens du Moyen Âge bâtirent leurs trai-tés de musique sur le modèle de celui de Boèce, ils reprirent, développèrent et surtout adaptèrent cette théo-rie au langage musical qui était le leur. Le XVIe siècle,

loin de rejeter cet ouvrage, fit de ce concept, grâce aux nombreux travaux d’exégèse et de philologie propres à l’humanisme, un des points essentiels de l’art musical en glosant longuement sur les rapports existant entre le texte et sa mise en musique. Une tradition aussi longue n’a pu s’établir que grâce à l’influence considérable qu’eurent les ouvrages de Boèce sur l’Occident.

Chapitre 3 : À propos du manuscrit Paris, BNF, Fonds

latin 2251 (XIIe s.) originaire de Moissac

Au sommet de leur art, J.-P. et A.-M. Nicolini ont reçu la commande du Centre d’Art Roman de Moissac d’une re-copie du manuscrit Paris, BNF, Fonds latin 2251, conte-nant les Homélies du pape saint Grégoire le Grand (590 – † 604), copié au monastère de Moissac au XIIe siècle.

Les 203 pages manuscrites à la plume d’oie et enluminées au pinceau sur un parchemin rigoureusement choisi, sont l’exacte reproduction du livre original. La copie de ce livre, aux dimensions de 333 x 230 mm, a demandé huit mois de travail. Enfin, la reproduction manuscrite fidèle du texte a permis de relever des points intéressants sur l’écriture, ainsi que des détails sur ses belles lettrines très élaborées, ce qui donne lieu a des recherches nouvelles et passionnantes, dont nous dégagerons ici quelques aspects saillants.

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Chapitre 4 : La sténographie latine (notes dites

« tironiennes ») : état de la question (tradition manuscrite, pratique, transcription et édition critique)

La sténographie latine (i. e. notes dites « tironiennes »), utilisée couramment dans toutes les facettes de l’admi-nistration de la Rome impériale, puis dans l’administra-tion ecclésiastique à partir de saint Cyprien de Carthage (né vers a. D. 200 – mort vers 255-258), semble-t-il, et ensuite dans les documents comptables et diplômes mérovingiens, a connu un renouveau important, surtout en territoire de Neustrie, à la fin du VIIIe siècle et durant la

majeure partie du IXe siècle. En effet, du IXe siècle, il nous

reste de nombreux manuscrits contenant des textes, glos-saires et documents de tous genres (bibliques, liturgiques, diplomatiques, littéraires, scientifiques, philosophiques, etc.), consignés en sténographie latine. Ce renouveau d’intérêt pour la sténographie latine correspond, sans doute, à la grande « correctio » ou « renovatio » entreprise sous l’impulsion de Charlemagne, avec le concours de ses

proceres et ses missi domini, « correctio » ou « renovatio » qui a abouti le 23 mars 789 à la promulgation du célèbre capi-tulaire « Admonitio generalis », rédigé vraisemblablement par Alcuin d’York, York, 730 – † Tours, 804, (cf. éd. A. Boretius, Monumenta Germaniæ Historica, Legum sectio II, tome I, p. 52-62). Cette étude retracera l’évolution de la sténographie latine et de sa tradition manuscrite.

Il faut préciser que le néologisme moderne « notes tironiennes », pour désigner la sténographie latine, ne se rencontre ni dans les textes du latin classique de M. T. Cicero à Aulus Gellius (Rome, ca .130 – Rome, ca. 180) ni dans ceux dans l’Antiquité tardive, ni non plus dans ceux de la période romaine, carolingienne et post-carolingienne. En effet, les termes « notae Tyronis » [sic], ou plus exact « notae tironianæ », apparaissent pour la première fois en 1602-1603 dans l’ouvrage monumental intitulé Notae Tyronis, Ciceronis Q., ac Senecae, Inscriptiones

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Colloquia Aquitana I - 2005

antiquae totius orbis Romani, in-folio, Heidelbergae, ex offi-cina Commeliniana [il s’agit du célèbre imprimeur Jérôme Commelin d’Heidelberg], édition 1 : 1602-1603, édition 2 : 1616, édition 3 : Amstelaedami, 1707. Cet ouvrage fut réalisé par le néerlandais Janus Gruter avec la collabora-tion de l’humaniste français Giuseppe Giusto Scaligero (dit Joseph Juste Scaliger, Agen, 1540 – Leiden, 1609, fils du médecin Giulio Cesare Scaligero, 1484 – 1558), et l’humaniste allemand Marcus Welser (Augsbourg, 1558 –

idem, 1614).

Enfin, à la fin de cette étude, sera proposé un glos-saire critique proto-philologique de sténographie latine, contenant 1106 entrées. Le vocabulaire de ce glossaire, provenant essentiellement du domaine scientifique-phi-losophique, est basé, d’une part, sur les plus anciens lexi-ques tironiens carolingiens, et, d’autre part, sur les deux plus ancien manuscrits connus contenant respectivement le Boethii De institutione arithmetica libri duo (Paris, BNF, latin 14064, IXe s., [Corbie (?)] et le Boethii De institutione musica libri quinque (Paris, BNF, latin 7200, IXe s., [Laon

– Soissons (?) via Fleury] ; à noter que ce glossaire a été entièrement calligraphié par l’auteur.

Chapitre 5 : Les églises médiévales du canton de Sigoulès : Dordogne (Périgord)

Le canton de Sigoulès fait partie de l’arrondissement de Bergerac et se situe aux confins sud-ouest du départe-ment de la Dordogne. Sur les dix-sept communes de son territoire s’élevaient trente-quatre églises ou chapelles au Moyen Âge. Aujourd’hui, parmi les quinze édifices qui possèdent des vestiges de l’époque médiévale, seulement dix conservent des parties de la période romane.

Il n’était pas possible de dresser un panorama com-plet de ces églises, aussi, trois ont été sélectionnées dont l’intérêt architectural est assez divergent : il s’agit des

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égli-ses de Lamonzie-Saint-Martin, Monbos (qui nous per-mettra d’aborder la sculpture de cette région) et enfin Pomport. Comme il est difficile de dégager des traits communs sur un territoire aussi exigu, nous verrons pour terminer quelques particularités propres à cette région, à savoir, les contreforts percés de baies, les clochers et enfin les armoires eucharistiques dont la fréquence dans le du sud-bergeracois (cantons de Sigoulès et d’Eymet) mérite d’être signalée.

Chapitre 6 : Le parchemin : fabrication à l’ancienne et utilisation

Le parchemin (grec : ̒฀ š ฀ ̒฀ »฀ ̒฀ £ ฀ ฀latin : membrana, pergamena) est sans aucun doute l’une des matières les plus illustres mais aussi les plus méconnues de l’histoire de l’humanité. L’Occident, depuis les Hébreux, Grecs et Latins, l’a utilisé jusqu’à la fin du Moyen Âge comme support de l’écriture. L’Antiquité, tout autour de la Méditerranée, utilisa, vrai-semblablement, du parchemin et du papyrus de manière égale, deux supports dont les usages respectifs étaient bien établis. L’alchimie du parchemin, c’est le traitement spécifique de la peau à l’aide de trois éléments essentiels, en l’occurrence : de l’eau, de la chaux et de la craie. La définition du parchemin est donc la suivante : de la peau ayant subi un traitement spécifique pour recevoir, de manière durable, l’écriture.

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la musique en Argolide

INTRODUCTION :

De nombreux textes attestent du rayonnement inégalé de la musique d’Argos et de Sicyone à l’époque archaïque. Si l’épanouissement de cet art musical nous est connue, c’est grâce en particulier à leurs musiciens et à leurs concours 1, et non pas par leurs écoles. Argos a su se maintenir aux premières places dans le monde musical.

LESLYRESD’ARGOS

Au pied du théâtre, en 1956 2, ont été trouvées dans une structure carrée, deux lyres 3. Les deux carapaces de tortues étaient posées à plat sans leur structure ; l’une, dans la partie nord, l’autre dans la partie sud. Ces lyres sont accompagnées de différents ossements mêlés de cendre, et de divers objets tels que figurines, céramiques et tessons.

La carapace la mieux conservée présente quatre per-forations sur sa partie bombée 4. L’emplacement de ces perforations semble similaire aux lyres trouvées à Bassae 5, mais diffèrent des lyres plus récentes 6.

Ces deux instruments paraissent être les plus anciens parmi les lyres retrouvées à ce jour 7. Ces deux carapaces

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Colloquia Aquitana I - 2005

remonteraient, d’après les éléments trouvés dans la fosse, à la fin du VIe siècle av. J.-C., mais pourraient être plus

anciennes 8.

LESVIRTUOSES

Saka/daj ’Arge‹oj :

C’est un aulète professionnel. Il a remporté trois fois de suite les premiers concours d’aulos aux Pythia de Delphes en 586, 582, et 578 av. J.-C. ou 582, 578, et 574 selon le calendrier adopté. (Soit on prend comme point de départ les Pythiades Ol. 48, 3 avec Pausanias (X, 7) et les victoi-res sont alors datées de 586 ; soit on prend comme point de départ Ol. 49, 3 avec les scholiastes de Pindare, auquel cas les victoires débutent en 582. La première datation est la plus souvent employée par les modernes). Ses œuvres restent connues et jouées après sa mort. Athénée fait référence à un de ses poèmes épiques sur la guerre de

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