HAL Id: dumas-01483541
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A propos de 1618 épurations extra-rénales : bilan des 20
premiers mois d’activité du centre d’épuration du CHU
de Grenoble
Hamid Meftahi
To cite this version:
Hamid Meftahi. A propos de 1618 épurations extra-rénales : bilan des 20 premiers mois d’activité du centre d’épuration du CHU de Grenoble. Médecine humaine et pathologie. 1969. �dumas-01483541�
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Année 1969
F ACULTÉ MIXTE DE MÉDECINE
ET DE
PHARMACIE
DEGRENOBLE
N° d'Ordre : 45
A PROPOS DE 1618 épurations extra-rénales.
\BILAN DES 20 PREMIERS MOIS D'ACTIVITE DU
CENTRE D'EPURATION DU C.H.U. DE GRENOBLE
THÈSE
présentée
à la Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Grenoble pour obtenir le grade de
DOCTEUR EN MEDECINE par
Monsieur Hamld MEFT AHI
Soutenue publiquement le 18 Novembre 1969, devant la Commission d'Examen : MM. J. ROGET
G. CABANEL Y. MAZARE
J. M. MULLER
\
Année 1969
FACULTÉ MIXTE DE MÉDECINE
ET DE
PHARMACIE
DEGRENOBLE
N° d'Ordre : 45
A PROPOS DE 1618 épurations extra-rénales.
BILAN DES 20 PREMIERS MOIS D'ACTIVITE DU
CENTRE D'EPURATION DU C. H. U. DE GRENOBLE
THÈSE
présentée
à la Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Grenoble pour obtenir le grade de
DOCTEUR EN MEDECINE
par
Monsieur Hamid MEFTAHI
Soutenue publiquement le 18 Novembre 1969, devant la Commission d'Examen : MM. J. ROGET
G. CABANEL Y. MAZARE
J.
M. MULLERPrésident
FACULTE MIXTE DE MEDECINE
ET DE
PHARMACIE
Académie de Grenoble
PERSONNEL DE LA FACULTE
DOYEN HONORAIRE
M.J.
ROGETDOYEN M. G. CABANEL
ASSESSEURS MM. J. LATURAZE
M.
TANCHE
MM. G.J.
J.L.
J.
A.
J. G.F.
G.G.
R.
A.
R.
Mme A. MM.P.
R.
B.
J.
J.
J.
H.
Y.
Y.
c.
F.
R.
J.R.
P.
PROFESSEURS HONORAIRES
---Mle R. BARRIER~
M.L.
ABONNEC~ M. L.BETHOUX
ARNAUD
BARRIE
BONNET
BONNET-.. EYHARD
BOUCHERLE
CABANAC
CABANEL
CALAS
CAR RAZ
CAU
CHATEAU
COEUR
CONTAMIN
DEBELMAS
DUGOIS
FAU
JOYEUX
LA
CHARMELATURAZE
LED
RULEMARCHANDS
MALINAS
MAZ
AREMOURIQUAND
PIAGET
RINALDI
ROGET
SEIGNEURIN
VIGNAIS
PROFESSEURS
Clinique des maladies infectieuses Clinique chirurgicale
Clinique Ophtalmologique Pathologie Médicale Chimie et Toxicologie
Pathologie Chirurgicale (H8pital Sud) Hydrologie et Climatologie
Anatomie
Biologie Animale et Pharmacodynamie Médecine Légale et du Travail
Thérapeutique (Neure-Psychiatrie)
Pharmacie Chimique et Chimie Analytique Clinique Gynécologique
Pharmacie Galénique et Matière Médicale Clinique de Dermatologie et Syphiligraphie Clinique de Neurologie et Psychiatrie Anatomie Pathologique
Biologie Végétale
Chimie Biologique Pharmaceutique Clinique Médicale B Physiologie Clinique Obstétricale Clinique Médicale A Histologie Clinique
O.R.L.
PhysiqueClinique de Pédiatrie et Puériculture Microbiologie et Hygiène
PROFESSEURS A TITRE PERSONNEL
MM. H.
BEZESG. FABIANI
A. VERAIN
Chirurgie Générale (H6pital Sud) Bactériologie (Hôpital Sud) Physique
MM.
A. P. J. R. P. M.J.
Ch. M. MmeM.
MM. Y.
R. P. M.J.
M.
J. D. R. J. M. L. J. R. L. P. Mme A.PROFESSEURS SANS CHAIRE BEAUDOING Pédiatrie
COUDERC Anatomie Pathologique JAUDEL Electroradiologie (Radio B) LATREILLE Chirurgie Générale
NARTIN-·NOEL Médecine Générale RE VOL Urologie
REYMOND Chirurgie Générale TANCHE Physiologie
MAITRES DE CONFERENCE AGREGES BONNET Ophtalmologie
BOUCHET Anatomie CHARACHON O.R.L.
FLANDRIN Médecine Générale GA VEND Pharmacologie
GAUTRAY Gynécologie Obstétrique GEINDRE Electroradiologie (Radio A) GROtJLADE Biochimie Médicale
HOLLARD Hématologie HUGO NOT Hygiène
MULLER Thérapeutique
PERRIN Pathologie Expérimentale DE ROUGEMONT Neuro-Chirurgie
SARRAZIN Anatomie et Chirurgie Générale SIROT Chirurgie Générale
ST!EGLITZ Anesthésiologie
VERAIN Pharmacie Galénique
Examinateurs de
la
Thèse MM. J. ROGET Y. MAZARE G. CABANEL J.M. MULLER PrésidentA Odile
A Tarik
A ma famille
A Monsieur le Professeur J, ROGET
Doyen honoraire de la Faculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Grenoble Professeur de Clinique de Pédiatrie et Puériculture
Chef du service de Pédiatrie
qui nous a fait le grand honneur d'accepter la présidence de cette thèse 1 en témoignage
de notre gratitude et de notre respectueuse considération.
AUX E~IBRE DE NOTRE JURY,
A Monsieur leProfesseur Yo MAZARE Professeur de Clinique Médicale A
Chef du Service de Médecine Générale et Maladies Infectieuses
A Monsieur le Professeur G.CABANEL
qui nous a fait part dans son service de ses précieux conseils avec beaucoup de bien -veillance, en témoignage de notre respectueu -se reconnaissance,
Doyen de laFaculté Mixte de Médecine et de Pharmacie de Grenoble Professeur d'Hydrologie et de Climatologie
Chef du Service de Médecine Générale etRhumatologie
qui nous a toujours accueilli avec compré-hension et bienveillance, en témoignage de notre gratitude pour avoir accepté de juger ce travail.
A Monsieur le Professeur J.M. MULLER
Maître de Conférence Agrégé de Thérapeutique Chef du Service de Réanimation et de Néphrologie
qu1iltrouve icil1expression de notre sin
-cère reconnaissance pour laconfiance et la sympathie qu'il nous a toujours accordées.
A Monsieur le Docteur D. CORDONNIER Assistant du Professeur J.M. MULLER
qui a été pour nous un guide précieux au cours de cette année de travail, en
témoignage de notre amitié.
A toute l'équipe du Service de Réanimation et de Néphrologie, et en parti-culier à Mademoiselle F. BOURGEON.
A Tous ceux qui ont collaboré à ce travail, et en particulier à Mademoiselle H. ARINO.
A tous ceux qui nous ont accordé leur soutien et leur sympathie au cours de nos études.
I N T R 0 D U C TI 0 N
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-Cette thèse a pour but dvexposer le travail fourni pendant les 20 premiers mois d'activité du Centre d'épuration de Grenoble. A usage surtout interne, elle se propose de déceler les éventuelles ~
suggérer les améliorations qui semblent nécessairesj discuter de l'avenir. Sa justificationserait complète ~ en outre9 elle contri· -buaitàmieux connaître le service et àyorienter toujours plus tôt les malades posant des problèmes de réanimation néphrologique (1).
Les méthodes d'épuration extra·-rénale (EER) utilisées dans le centre sont rapidement passées en revue. Notre souci dans ce domaine est de maîtriser toutes les techniques et de rester ouvert àtoutes les inno-vations.
Les indications théoriques et ~ les résultats obtenus9
retiendront surtout notre attention.
(1) Cette thèse fera l'objetd'une publicationàlaSociété Médico-Chirurg ica-le de Grenoble.
2
HI S T 0 RI
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U E-=-=-=-=-=-=-=-=-=-En 1913, ABEL, ROWHTREE et TURNER branchent entre une artère et une veine, un circuit en collodion plongé dans une solution ~ et
constatent que le taux de l'uréede lasolution atteint rapidement celui du plasma. Le principe de l'épuration ~ (EER) est ainsi établi.
L'idée thérapeutique ne voit le jour que 30 ans plus tard en 1943. Dans un article de laPresse Médicale, un médecin hollandais établi aux Etats-Unis, KOLFF, décrit son appareil utilisé pour lapremière fois avec succès dans le traitement de l'insuffisance rénale aiguë.
Il faut attendre 17 ans pour que laméthode soit appliquée au traitement de l'insuffisance rénale chronique, En 1960 àEvian, au Ier Congrès International de Néphrologie, SCRIBNER (Etats--Unis) annonce la réalisation dvun circuit ~ externe bien toléré permettant
des épurations extra-rénales itératives,
En France, laméthode a rapidement été appliquée dans les cen-· tres parisiens et lyonnais, Dès 1961,àLYON, dans le Service du Profes -seur TRAEGER est entrepris le traitement de l'insuffisance rénale chroni -que par épuration extra-rénale.
Depuis, le développement industriel des techniques et leur ma î-trise a permis et permettra l'ouverture d'un nombre toujours plus grand de Centres d'épuration.
En Septembre 1967, le centre d'épuration du C,H,U. de Grenoble est ouvert,
3
P RI N CI P E
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=_,==-=-L'épuration extra-rénale est basée sur le principe de ladialy -se (figure n°1)que l'on représente schématiquement de lamanière sui -vante(J.E,DOYLE)
Une membrane semi-perméable sépare deux milieux, le sang, milieu hétérogène9 et le dialysat, solution électrolytique.
Les échanges sont réglés par3phénomènes a) la diffusion
b) l1osmose
c) l'ultra-filtration
Diffusion et osmose vont permettre d1aligner la ~
tion des liquides de l'organisme sur celle du liquide de dialyse cons tam-ment renouvelé.
L'ultra-filtration permet la soustraction d'eau par le jeu de lapression hydrostatique. En pratique, elle sera obtenue par une contre-pression appliquée au compartiment sanguin ou par une pompe créant une dépression dans le compartiment du liquide de dialyse.
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L E S M E T H 0 D E S
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CHAPITRE I
L E S M E T H 0 D E S
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,,.::;:.-A) LE REIN ARTIFICIEL
L'ACCES AU COURANT SANGUIN
Il est nécessaire pour assurer une épuration extra-rénale par rein artificiel d'avoir accès au courant sanguin (dialyse extra-corporelle) (figure n° 2). Ce libre accès est permis par plusieurs artifices techniques différents selon que lvon svadresse à un malade aigu ou à un malade chronique.
Deux techniques principales permettent Za
dialyse des
chJ:>o-niques .0
a) Le court···circuit artério-veineux externe ou shunt de Scribner-Quinton ;
C'est une prothèse implantée en permanence dans une ar·· tère (radiale ou tibiale postérieure) et une veine. Elle comporte une canule artérielle et une canule veineuse en TEFLON, raccordées entre elles par deux anses en SILASTIC. Cette méthode, la plus employée dans le service, permet un débit de 11 ordre dE- 150 à 200 ml/mn. Elle a pour
avantage d'être d'un maniement extrêmement pratique. Ses inconvénients majeurs, outre l'handicap de la prothèse permanente chez un chronique, restent les thromboses et l'infection qui sont les causes les plus fré-quentes de la perte du court-circuit.
b) La fistule art€rio-veineuse de Brescia et Cimino On réa.lise chirurgicalement l'anastomose entre une ar-tère distale d'un membre (arar-tère radiale) et une veine superficielle
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de voisinage (veine radiale superficielle). Cette anastomose entraîne en quelques semaines une dilatation du réseau veineux superficiel lui conférant un régime circulatoire artérieL La ponction par deux ai -guilles de diamètre suffisant, dirigées l'une vers 11amont, l'autre
vers l'aval de la fistules va permettre de réaliser la circulation ex= tra-corporelle.
Cette méthode peu utilisée jusque·-là dans le service le sera de plus en plus. Elle a en effet pour avantage de mettre nos malades
àl'abrides complications des shunts et de les libérerde la dépen-dance d'un appareil de prothèse, Mais son inconvénient majeur reste lanécessité d1emploi d'une pompe entrainant une hémolyse non ~
geable.
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est également assurée par deuxtechniques
le shunt artério-veineux identique au shunt des ~
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laponctionàl'aiguillede l'artèreradiale ou humé-rale et d1une grosse viüne superficielle quand ilapparaît qu'une seu-·
le dialyse sera suffisante.
Cette conduite nous permet d1éviter dans lamesure du poss
i·-ble laperte de continuité de l'artèreradiale.
LES DISTRIBUTEURS DE DIALYSAT
a) Les liquides de dialyse
Ils sont tous présentés sous forme de concentrésàdi-· luer 30 fois. Chaque service a sa :formule particulière. A ~
7
lacomposition standard est lasuivante
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-
-
-
-
-Na 137 mEq Cl 100 mEq K 2?5 mEq Ca 3 rnEq Mg l>5 mEq Acétate de Na 35 mEq Glucose 2 g/lLa préparation d'un bain de dialyse 'ipersonnalisé" est pos--sible et réalisée chaque fois que des conditions particulières l'exi -gent.
b) Les distributeurs (figure n° 3)
Les premiers distributeurs utilisés dans notre centre d'épuration, et toujours en services nécessitent lapréparation ex tem-poranée du liquide de dialyse dans des cuves de grande capacité fabri -quées par la SOGREAH àGrenoble et laSociété MARTIN àLyon. Une pompe incorporée, un réchauffeur avec thermostat et un débit-mètre perme t-tent ladistribution.
Depuis 1969 sont entrés en service des "appareils auto -matiques de dialyse" SOGREAH avec préparation continue du liquide de dialyse immédiatementà11entrée de 1'appareil par deux pompes
doseu·-sesàpartir d'eau du réseau d'alimentation et d'une solution ~
trée. Ces appareils sont livrés avec monitoring permettant une grande sécurité d'emploi.
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LES DIALYSEURS
a) Les membrc:tnes semi·-perméables
La membrane semi-pennéable utilisée depuis la création du rein artificiel est toujours la cellophane : épaisseur de 25à30 mil -limicrons~ pores de 2,4 millimicrons. Un traitement spécial de lacel
-lophane a permis d'obtenir lacuprophane, membrane de 12à15 millimi -crons d'épaisseur qui augmente laqualité de ladialyse.
b) Les dialyseurs (figure n° 4)
Les trois principaux types de dialyseurs mis en vente sont en service àGrenoble.
Le progrès en ce domaine a consisté en premier lieuen l'obtentionde circuits inextensibles permettant une ultra-filtration contrôlée par application de pressions variables. Le deuxième progrès notable aétéladiminution de tailledes appareils et actuellement la tendance estàlaminiaturisation toujours plus poussée.
Le r>ein artificiel en plaques de KIIL (Sogréah)(figure n° 5)
Ilest formé par lvassemblage de quatre plaques d'une matiè.re plastique spéciale. Entre deux plaques sont disposées deux mem-branes de cuprophane qui constituent un élément du compartiment san -guin : ilen existe trois, montés en parallèle, où le sang circule sous forme d'un mince film. Le liquide de dialyse circuleàcontre courant entre une plaque et laface externe d'une membrane de cuprophane du com -partiment sanguin, L'alimentation se fait en circuit ouvert avec un seul passage du bain (bain perdu) avec un débit de 0,5 l/mn. La surfa -ce d'échanges est égaleà0,9 m2.
Son mérite, outre sa ~ est de ne pas nécessi
-terde pompe sur shunt. Le montage manuel est par contre un inconvé-nient et exige un personnel bien entraîné. Mais ilpermet une meilleu -re dialyse en rendant possible l'emploi de membranes préalablement mouillées et par conséquent mieux tendues. La stérilisation est obte -nue en laissant séjourner de l'acideacétique dans les différents com -partiments pendant 2 heures.
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Rein artificiel compact de Hichielsen
Le sang circule dans deux tubes de cellophane (bobine 145) ou de cuprophane (bobine ultra Flo 145 ·-100) placés en parallè -le et serrés entre un grillage de matière plastique, le tout enroulé en bobines. Ces ~ àusage unique, baignent dans une cuve où
circule le bain de dialyse. La surface d'échanges est égaleà1,9 m2. La configuration de ce matériel explique lanécessité d'emploi d'une pompe pour assurer la circulation du sang,
Son principal avantage est de permettre des dialyses beaucoup plus courtes : 6 hà8 h (12 heures pour le rein de KIIL), Un seul ex":mplaire existeàGrenoble réservéàdes indications parti -culières.
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C'est le dernier né des appareils utilisés dans le ser -vice. C'est un reinàplaques (même principe que le KIIL) mais minia .. , turisê,àusage unique et d'un maniement ~ simple et prati
-que. Il comporte 8 compartiments sanguins pour une surface d'échanges égale àlm2.
Accueilli avec beaucoup d'enthousiasme, ce dialyseur s'est révélé relativement défaillant à. l'usage, Parmi les inconvé-nients théoriqm_,s ~ prédominelemontage des cellophanesà
sec et de ce faitmoins tendues. Dans notre pratique, on a constaté un nombre anormalement élevé de coagulations imputables probablement au montage en série sur moule, une étanchéité peu satisfaisante du compartiment dialysat, une ~ tration très peu efficace même
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REALISATION PRATIQUE (figure n°7)
Dans un premier temps, le dialyseur, après montage des lignes et rinçage des compartiments sanguins, est raccordé au distributeur. Le dialysat thennostatéà39°, circuléàfaible débit pendant 1/4 d'heure environ, Au tem.e de ce délai, le branchement malade-rein est alors possible.
LA PREVENTION DES COAGULATION DANS LE CIRCUIT EXTRA-CORPOREL EN COURS
DE
DIALYSEQuelle que soit laméthode ~ on devra prévenir les
coagulations par 11héparinisation du circuit.
Elle est réalisée par voie générale le plus souvent, soit par des injections fractionnées toutes les 3 heures, d'une dose de210mg d'héparine pour une séance de12heures (75 -45 -45 - ~ soit par
des injections sous-cutanées de calciparine1/2heure avant branche -ment et au milieu de l'épuration extra-rénale à doses variables selon
les sujets.
L'héparinisation régionale ou locale est préférée chaque fois qu'il existe un risque hémorragique, dans le traitement de l'insuf -fisance rénale aiguë en particulier. Elle consisteàinjecteràl1ai
-de de perfuseurs de l'héparineà l'entréedu dialyseur et àneutra -liserl'effetde l'héparine par l'injectionde protamineàlasortie. Le temps de coagulation "rein" est ainsi maintenu supérieur à20 mi· -nutes alors que le temps de coagulation "malade" oscille entre 8
-10minutes.
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FIG. N" 7
cours des résultats. Ils tiennent essentiellement aux risques de la circulation extra-corporelle
coagulations du circuit
hémorragies internes (héparinisation)
hémorragies externes par rupture des membranes embols de caillots ou d'air
contamination infectieuse externe
1 1
incidents de shunts chez les chroniques (désinsertion des ~
les -ouverture accidentelle)
B) LA DIALYSE PERITONEALE
La méthode repose sur l'idéed1utiliser le péritoine comme
surface dialysante. Elle a connu une large diffusion après l'apport décisif des antibiotiques.
Le matériel utilisé
Ilexiste des11nécessaires pour dialyse péritonéale"àusage uni -que comprenant
un cathéter de dialyse muni d1un mandrin rigide pointu
des tubulures avec branchement en Y
une solution standard isotonique de 1000 ml (Aguettant) un soluté dit standard (Aguettant) utilisé avec des glucosés 5
%
ou 10%
pour obtenir des solutions hypertoniques ~tant lasoustraction d'eau
antibiotiques Pénicilline et Colimycine 100 000 u/1000 ml héparine (rinçure/ 1000 ml),
12
La technique de mise en place
~~
Après s'être bien assuré de lavacuité vésicale, lamise en place du cathéter de dialyse est effectuée dans des conditions d'aseptie chi -rurgicale et après anesthésie localeàlaXylocaine, en un point situé de préférenceàlajonction des 2/3 inferieurs et du 1/3 supérieur de laligne joignant le pubisà11ombilic,
Une incision cutanée de1/2cm est pratiquée avec un bistourià
lame fine. Le cathéter est ensuite poussé suivant une direction légè -rement oblique vers le bas visant l'épine iliaque antéro-supérieure gauche. On franchit successivement les plans musculaires et aponévroti -ques. La perforation du péritoine est marquée par une sensation très nette analogueàcelle d'une membrane tendue et élastique, suivie immé -diatement d'un cheminement aisé du cathéter dans une large cavité,
Réalisation pratique : (figure n°8)
Une fois le cathéter en place et maintenu par ligature en bourse sur la ~ ladialyse peut commencer. Ellesedécompose en 3temps
-Passage rapide de lasolution de dialyse dans le péritoine 2 -Séjour de la solution dans lacavité péritonéale
3 -Extraction par simple siphonnage.
Il aété successivement ~ une durée de30minutes puis
10minutes pour chaque temps.Enpratique nous procédons dans le ser·· vice de lamanière suivante
Temps Temps 2
Temps 3
10mn 10mn
jusqu'à épuisement de lvécoulement.
Des appareils automatiques de dialyse péritonéale sont
commercia-lisés.évitant 11astreinte des nombreuses manipulations. Aucun appa·-reilde ce type n'existeàGrenoble.
~ ~ - ••• .,_w • ••._-•~ ..~~ ...-·.·,.., ••,,.-><• • • ·-,or ·-··-- ~ ·--..···-__....,.,.,...,.,.,.-..·-·--·<nT.,..-,...,...··r• .,
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DOCUMENTAT
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Surveillance
La surveillance consiste en laprise de laT,A. et de la tempéra-ture toutes les heures, Une pesée est faite avant et après la dialy -se,en cours sinécessaire, La durée de chaque séance varie entre 36 etLf8heures en moyenne.
Incidents Accidents
On en relève 3 principaux
laperforation d'un organe creux et l'hémorragie lors de lamise en place des cathéters
l'infectionen cours d'épuration et dans les suites,
Contre-indications
~ laseule contrc·-indication de ladialyse péritonéa
14
C H A P I T R E I I
I N D I C A T I 0 N S
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-15
CHAPITRE II
L E S I N DI C A TI 0 N S
-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-A) L1INSUFFISANCE RENALE
Les indications d'épuration ~ se posent dans des
circonstances différentes en présence d'une insuffisance rénale aiguë ou d'une insuffisance rénale chronique.
1°) Insuffisance rénale aiguë
Si toutes les insuffisances rénales aiguës sont théorique -ment justiciables d'indication d'épuration extra-rénale9en pratique, toutes ne relèvent pas systématiquement de l'épuration, un certain nombre de critères biologiques et cliniques devant être réunis.
Certaines insuffisances sont de nature fonctionnelle et, s'iln'est pas trop tard, curables par de simples mesures métaboliques telles qu'apport hydroélectrolytique s'ils1agit d'une déshydratation
le plus souvent extra-·cellulaire, ou9 au contraire cure de soif en cas d1hyperhydratation cellulaire. Ces deux circonstances, la première plus
fréquente que laseconde, s'observent au moins aussi souvent que les insuffisances rénales justifiantl'hémodialyse,
Dans d1autres circonstances, assez rares, un doute persiste
sur les possibilités qu'ont les reins de reprendre rapidement leurs fonctions. Les tests au Mannitol, au Lasilix ou à l'Edecrine, ce der
-nier étant le plus utilisé dans le service., de réalisation délicate car non sans danger, ont alors une certaine utilité permettant d1amor-
-cer la diurèse plus tôt que spontanément, Ilnous paraît important de souligner iciles risques d'un emploi e.busif de ces tests. Méconnaître une insuffisance rénale aiguë par déshydratation extra-cellulaire et
16
faire un testau M:.<.rmitol qui se révèlera positif? n1aura faitqu'aggraver
1Vétatdu ~ 0 La plusr:r::mdeprudenceCStdonc requisedanslaman
ipu-lationet ilparaît soulrniteble que 1e test2 1. 1Zdccrine ne con.naisse pas
lavogue du testau Mannitol,
a) Moment de l'épuration
Le mom.;mt de lamise en route de 11épurat:iœ1 extra-rénale par
rapport au début ~ 11insuffisancerénE11-e,
niques, mais surtout biologiques. Ce sont
('.. 1:> )... ,·t.'-..dict6 ?ar descritères cli
-La 1.>apidité delaprogression ascendante de Z 'azotém-ie
atteignant ou d6passant 50cgparlitreetpar jour. Cettenotion a plus d1importan.cc que le taux initialde l'a;rntP.mie étant entendu que le concept
nouveau de dialyse prophylactique dès lors que 11azotémfo est égaleà
3 g/l est ~
Une hyper•kaZiémieisolée ou non dès lors qu'elle att1:;int 6 ·· 6 ,5 mEq/l sans attendre11altération électroca.rdiographique majeure,
L'emploide résines échangeusesdvions (Kayexa.late) parvoiebuccale ou sous forme delavem1:mtdès que lakaliémie atteintun taux de535mEq pré -vient l'hyperkaliémie critique dansun ce".'ta.in nombre de cas. Mais le Kaye-xalate ne doit pas éviter lerecours
a
ladialyse si laprogression n'est pas stoppéeou si. le taux estd1ernblfü:. supérieurou é.gal à 6. C1estleseul critère considéré comrn.eréellem(.;nt urgentdansle service avec sa
me·-nace de mort subite,
Une acidose -importante décompensée
Une hype11hyd:t>a-tation
soit cellulaire avec ses signes d'intoxication
a
11eau ~ ,troub1e.s de lavigi1 anc.e, vo:î. re coma)soit extra-cellulaire~ hypertension ~ ~
17
Il est à noter que l'anurie n'est pas en soi une indica-tion puisqu'il est des anuries par insuffisance rénale foncindica-tionnelle régressant bien avec la rééquilibration hydroélectrolytique ou la cor-rection de la chute tensionnelle alors qu1au contraire il est des
in-suffisances rénales aiguës organiques à diurèse conservée qui nécessi-tent l'épuration, Cette diurèse si faible soit-elle permet un peu plus de souplesse dans la diététique et le rythme des séances.
b) Le choix de la méthode
Il est habituellement simple. Schématiquement depuis que nous disposons de reins artificiels, nous considérons la dialyse pé-ritonéale comme une méthode exceptionnelle,
Nous la réservons aux cas où le rein artificiel est diffi-cile techniquement ou dangereux
aux enfants de moins de 10 ans type
c'est l'indication
à certains syndromes hémorragiques ou hémolytiques par anticorps irréguliers
à certains sujets atteints en outre d'insuffisance cardiaque
aux sujets âgés ou hypertendus dont l 1état
vasculai-re est très péjoratif
car la dialyse est incontestablement plus lente et plus douce dans ses effets,
Une autre indication de la dialyse péritonéale est la "dialyse diagnostic" dans les glomérulopathies où un doute persiste dans la différenciation aigu - chronique,
18
c) Les autres éléments du traitement
Quelle que soit laméthode utilisée11épuration extra·-rénale n'est qu1un élément parmi d'autres du traitement de 11insuffisance ré
-nale aiguë qui comporte encore
apport hydrique et sodéenfonction des entrées et sor·· ties
apport calorique suffisant mais limité en protides et en ~ ce qui justifie11aide de diététiciennes
de ~ petits moyens annexes qui permettent de
luttercontrelecatabolisme et de limiter ainsi l ~
génèse
surtout le traitement de la cause et de ses autres corn -plications souvent présentes et préoccupantes.
d) Etiologies
Aucune insuffisance rénaZe fonctionneUe admise dans le ser-· vice n'a nécessité d1épuration; la rééquilibration hydroélectrolytique
ayant dans tous les cas~ efficace.
Parmi les causes de l'insuffisance; rénale aiguë qui néces·-sitent l'épurationextra-rénale, nous n1avons observé :
ni cause toxique ni cause ol;struct7.'.Ve
mais plusieurs insuffisances rénales aiguC:s dont le point corrnnun était d'6tre cons&cutives àun état de choc.
Lepos·t aboY'tum
Le plus grand nombre des épurations extra-rénales réalisées
pourinsuffisance rénalt: aiguë 11ontétépour septicémie àperfringens
19
Nous avons euàdéplorer l'exitusde 4 femmes dans un état de choc gravissime contre lequel les moyens d€ployés se sont révélés dérisoires. L1exsanguino-·transfusion même n1a eu que peu d'effets
quand ila été possible de lapratiquer. Le curetage trop précoce en période fébrile aétéjugé dans lesLf ~ responsable, au moins par
-~ du choc mortel.
Dans les formes que nous avons pu examineràun stade moins avancé, lvantibiothérapie massive et l'épuration ont permis d7aborder
le problème utérin surde.s ~ apyrftiques ete.nmeilleur état,
Le
pos
t
·
·
-par
turn
Une malade présentant une anurie post··"partum (placenta prae -via) sans notion de choc a été dialysée avec succès.
Les
insu
f
f
isances
réna
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a
-
iguës
organ
iques
pos
t
opéra
to
ires
:
Le recoursàl'hémodialyse chez deux malades en anurie post opératoire n1a pas été suffisant pour les sauver,
Les
poZy
trauma
t
ismes
Egalement ~ polytraumatisés admis dans le service ont dû
être épurés, La dialyse péritonéale dans un premier cas a permis d1épar
-gner lavie du malade le deuxième malade a succombéàun choc irréver· -sible après 5 séances de rein artificiel,
Le
syndrome
de
Bywa
ters
:
Trois cas de syndrorr•e dC:! Bywaters par écrasement de membres, plaie artérielle de lafémorale et reconstitution vasculaire plusieurs heures après 11atrition tissulaireont été dialysés. Le problème iciest
de savoir s'ilfaut amputer ou non et"si ~ avant ou après épuration,
-20
tion extra-rénale après amputation nous ont conduit latroisième fois àpratiquer une épuration extra-rénale dvemblée. La vie du malade en a été sauvée, lemembre a pu être conservé.
LrinaompatibiZi té transfus-iorme
Z
le accidentelle_Elle a entrainé une insuffisance rénale aiguë avec hémog lo-binu.rie curable de façon spectaculaire par une exsanguino-transfusion.
Lvangioaholite urémigène
L'indication a été posée une fois pour septicémie àgram négatif avec choc endotoxinique au cours d'une angiocholite, l'épura -tion extra-r6nale n'ayant pas empêché l'issue fatale.
La néphropathie glomérulaire aiguë
Les deux glomérulo··néphritesque nous avons eu à traiterpar hémodialyse nlllt été très différentes dans leur expression clinique. Dans les deµx cas, très sévères, une guérison totale a été obtenue en un mois pour ~ en neuf mois pour laseconde.
Ilest ànoter iciqu1en présence d1une glomérulopathie en
insuffisance r8nale, ilest toujours logique de se demander s'ilne s1agit pas du début aigu d'une glorn8rulo-néphrite qui évoluera
dvem-blée vers lachronicité. Dans les cas douteux$ labiopsie rénale va alors s'imposer et permettre souvent de trancher le débat. Certains auteursyvoient l1indication ~ "dialyse diagnostic" avec ponction
biopsie du rein entre deux épurations.
Le syndrome hémolytique et urémique :
Le même problème est retrouvé avec plus d1acuité. L1insuf-·
fisance rénale ~ est soit curable, rarement, soit va évoluer vers
21
itérative mais également la binéphn:ctomie et la transplantation, Une enfant de 12 ans traitée dans notre service a succombé après 11 épura-tions.
2°) Insuffisance rénale chronique
Le problème est assez différent svil svagit d'une insuffi·-sance rénale chronique.
Le choix de la méthode est ici simple, En dehors de quel·· ques poussées aiguës sur fond de chronicité où la dialyse péritonéale trouve une de ses meilleures indications, l'épuration extra-rénale chez les chroniques est réalisée essentiellement par le rein artificiel. El·-le est
soit définitive
soit destinée à faire attendre le donneur indispen-sable à toute transplantation.
Le rythme est dans tous les cas de deux séances par semaine. La dialyse réalise dès lors une astreinte considérable pour le patient qui peut néanmoins, en principe, mener en dehors d'elle, une vie pro-fessionnelle et familiale à peu près normale,
Le moment de
Z
Y épuration est à choisir avec discernement.L'indication d0une telle technique d'épuration extra-rénale itérative
ne doit être posée ni trop tôt quand les ressources thérapeutiques mé-dicales et hygiéno-diététiques ne sont pas épuisées, ni trop tard lors-que l'urémie nava.ncée" atteint le stade "dépassé11 avec son cortège de
complications digestives, neurologiques et cardiovasculaires.
Le critère biologique retenu est l'effondrement des cléa--rances (on a pour habitude de se référer à la cléarance de la créatini-ne : ucréatini-ne cléarance égale ou inférieure à 5 mEq/mn fait poser l'indica-tion), L'intoxication à l'eau persistant malgré les cures de diurèse va déterminer la date de début,
22
Toute insuffisance rénale chronique évoluée ne constitue pas àpriori une indication d'hémodialyse périodique et ilfaut soigneuse -ment se garder d'adresser un malade dans un centre d'épuration "pour hémodialyse" la décision ne pouvant être prise en dernier ressort que par le chef de service. Cette précaution ne peut que contribuer àévi= terde cruelles déceptions àdes malades souvent bien au fait de leur maladie et réalisant parfaitement les implications de lasentence.
En effet si les
con
tre-
ind
ica
t
ions
sont relativement peu~ elles sont par contre précises
L'insuffisance rénale chronique décompensée arrivée au stade terminal9 soit parce que non traitée, soit parce que méconnue9
nvest pas une contre-indication (les premiers malades pris dans notre service étaient tous arrivés au stade de complications de l'urémie avan-cée). Par contre9 une insuffisance rénale chronique au stade "ultime"
traitée trop bien, trop longtemps, peut se révéler une contre-indica -tion (dans un cas d'oxalose où l'indicationa été trop tardive, nous n'avons pu réaliser ni shunt, ni fistule).
Si lanéphropathie fait partie d'une
a
f
fec
t
ion
géné-ra
l
isée
telleque le lupus ou lemyélome (étiologie d'incurabilité de l'insuffisance rénale chronique)i ilne peut être question d'envisager l'hémodialyse.L'insuffisance rénale chronique quelle que soit son type anatomique doit être isolée. La coexistence d'une
tare
v
iscéra
le
grave en particulier vasculaire, telles que les complications dégénéra-tives du ~ élimine pour ces malades le recours àcette thérapeu·..
tique. La
tare
psych
ia
tr
ique
est une contre=indication encore plus ~melle : une jeune débile a été refusée en plein accord avec les parents,
L1
âge
n'est pas une contre-indication en soi.Vers ~ ce sont les difficultés d'utilisa
23
que n'est pas seul en jeu, le débouché sur latransplantation est ici indispensable et suppose donc un donneur vivant ou une bonne compatibi·· litétissulairefaisant de l'enfant un bon receveur. De plus ilfaudra vérifier que11insuffisance rénale chronique n1est pas dueàune ~
thie non correctible ~
Vers lavieillesse9 c'est plus l'âgephysiologique
que l'âge réel qui entre en jeui et ilest habituel de dire qu'un vieil urémique au stade de ladialyse a dixàvingt ans d'âge physiologique en plus de son âge civil,
Claires, précises9 peu nombreuses9 sont les contre-indica
-tions. Et pourtant beaucoup de malades sont laissés pour compte parce que, en ~ une sélection rigoureuse est opérée9 commandée par des
impératifs qui sont toujours9 de près ou de loin, plus ou moins ma té--riels, Si les principes généraux de sélection sont les mêmes pour tous les responsables9 ilsvarient plus ou moins selon les centres et res
-tent liésàlapersonnalité du chef de service, Le problème moral que soulève cette question, dans le contexte général de coût de la santé, a animé et anime encore bien des débats.
La manière laplus dynamique de procéder est de faire de tellesorte que du point de vue matériel on n'ait pasichoisir. Cette "fuite en avant'1 n'est cependant pas possible longtemps et si à ~
ble on n1a pas encore refusé de malades pour un problème de place 1 il
apparaît que nous serons dans un très proche avenir fatalement confron-tés avec ce problème.
Certains
cr
i
tères
de
sé
lec
t
ion
considérés comme valablesont donc été définis9 ce sont
sa coopération
Lrap
t
i
tude
qura
le
ma
lade
àse
~ sa discipline,lemalade qui nous posera le moins de problèmes sera lemalade qui saurait soigner une affection chronique plus banale que l'insuffisance rénale chronique telle qu1une hypertension artérielle
24
Une coopération minimwn de Z ventourage social et fami ... lial du malade : une prospection soigneuse est entreprise dans ce sens avant toute décision,
Aucun autre cri tèn.: ne nous semble à retenir 9 toutefois lorsque nous sommes contraints de choisir nous donnons
fo
pré.fér•ence ;à celui qui accepte la transplantation. Un vérita·-ble "contrat moral" peut donc être passé au départ entre médecin et malade étant entendu que des faits nouveaux peuvent toujours intervenir en cours de traitement.
à celui qui a un donneur vivant compatible qu'il soit chargé de famille ou non.
à celui qui a charge de famille
à charge de famille égale 9 le jeune aux dépends du vieux,
Si ces faits sur lesquels on est amené à discuter sont n.-"
goureux, par contre, tenir compte de la valeur intellectuelle9 morale
ou sociale du malade, nous paraît être hors de question,
B) LES INTOXICATIONS AIGUES
Si 1 v insuffisance rénale est 1 v indication principale de 11 épu· ...
ration extra·-rénale, certaines intoxications aiguës peuvent également être justiciables d'épuration, Il est à souligner que la méthode n1 a
pas supplanté la classique réanimation avec polydiurèse osmotique et que le pourcentage des dialysés par rapport aux non dialysés reste ex-trêmement faible.
25
Vindication obéitàdes critères précis liés
les unsàlanature chimique,àladistribution et au métabolisme du toxique dans l'organisme
les autresil'étatclinique de l'intoxiqué.
Ilfaut avant toute chose vérifier que lasubstance toxique
~ endogène ou exogène, est dialysable, L'étude de la
perméa-bilité des membranes, de laliaisonplus ou moins grande des toxiques aux protéines, de l'éventuelle réversibilité de cette liaisonquand elle existe, a permis l'élaborationd'un tableau des substances dialysables présent dans tous les centres.
Nous avons réalisé quantànous1 deux épurations ~ rénales pour intoxication polymédicamenteuse sévère dans un but d'au -tolyseoùl'indicationa été posée sur laprofondeur du coma et la non connaissance exacte des substances ingérées.
C) En dehors des indications de l'insuffisance rénale et des indications toxicolotiques1 l'épurationextra-rénale peut @tre utile dans certains OEDEMES REBELLES CHEZ DES INSUFFISANTS CARDIAQUES.
__________
.,____
-
-
-
-Nous avons récusé au cours de cette période une indication posée par le service de cardiologie, l'usage de l'acide éthacrinique ayant permis d1obtenir un certain effet sur une diurèse pratiquement
nulle, Nous avons eu l'occasion par lasuite de poser l'indication chez deux malades mais cette méthode ne doit être rnise en oeuvre que devant 11inefficacitédes diurétiques correctement utilisés et 11éva·v·
26
C H A P I T R E III
R E S U L T A T S
CHAPITRE III
R E S U L T A T S
-=
-=
-=
-=
-=
-=
-=
-=
-I L1INSUFFISANCE RENALE AIGUE
11A 11heure actuelle,lepronostic vital des insuffisances ré-· aiguës
nales n'est plus liéàlagravité de l'insuffisance rénale dont on doit restermaître mais àl'importance de lamaladie générale qui accompagne
~ total ou partiel des fonctions rénales1' (Legrain).
A)
LESMALADES
L'étatdesmalades estsouvent urgent lorsqueladialyseest
décidée ; le problème qui se pose alors est d1assurer lasurvie en
corrigeant les d8sordres hydroélectrolytiques menaçants et surtout de mettre lemalade dans les meilleures conditions de lutte contre
les complications.
Le grand pourvoyeur des insuffisances rénales aiguës organi -ques est toujours le post·.. ~ ce quicorrespondàtoutes les
statistiques publiées, Lui succèdent par ordre de fréquence les po lytraumatismes, le choc post·-opératoireetles glo:môrulopathics aiguës(19)(figuren° 9).
INSUFFISANCES RENALESAIGUES RECUESdans leSERVICE 68
CLASSIFICATION ANURIE .. '
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,, DIURESE CONSERVEE-
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" Organiques ' 41 ° 12 TOTAL 53.
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-
-IN I A ~CE RENALES AIGUES TRAITEES par EER 22
CLASSIFICATION ANATOMO-PATHOLOGIQUE Néphropathie tubule-in -terstitielle
-
-
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-
-
-
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-
·
·
-
-
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-
-
-Néphropathie glomérulaire aigue ANURIE 18 2-
-
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-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-Etiologie indéterminée (nécrose corticale?)
.
DIURESE CONSERVEE·
-
-
·
-
-
-
-
-28Les 51épurations extra-rénales effectuéesdansle service sur22malades (figure n°9)nous ont donné des résultats satis -faisants quant à lacorrection de l'insuffisance rénale aiguë excepté dans deux occasions.
l'une où l'indicationtrop tardive n'a pas permis de Ju -guler une hyperkaliémie mortelle (observ. n°135)
laseconde où l1hypokaliémie a été jugée responsable du
décès en fin de laonzième épuration (observ. n°
340)
.
B) LESPROBLEMES TECHNIQUES
Nous avons lapossibilité dans le centre d'épurer un malade aigu dans l'heure qui suit son admissions un appareil étantàcet effet constamment prêtàfonctionner.
t
,,
' : f.iI
r 1 1ri
TRAITEMENT DE L'INSUFFISANCE RENALE AIGUE
kl
REIN ARTIFICIEL
51
I
l
1il
,1 1 1 1) fi 1PAR EPURATION EXTRA RENALE
73, DIALYSES
DIALYSE PERITONEALE
21EXSANGUI N 0-TRANSFUS ION
NOMBRE
NOMBRE DE SEANCES
ETIOLOGIES
deRein
Dialyse
Exsanguino-MALADES Art ifi c ie
1Peritoneale Transfusion
'
POST-ABORTUM
8
24BYWATERS
3
4 lPOL YTRAUMATISMES ·
25
2POST-OPERATOIRES
2 28
POST-PARTUM
l 4GLOMERULO NEPHRITE
2 9AIGUE
ANGIOCHOLITE UREMIGENE
1
lACCIDENT TRANSFUSIONNEL
l1
SYNDROME HEMOLYTIQUE
1
l let UREMIQUE
MYELOME
l lFIG. N() 9
29
La méthode choisie (figure n° 9)
La
d
ia
lyse
~ ~ a été surtout utilisée chez le vieil -~ lej(;uneenfo.nt et dans les troismois qui ont précédé 11ou-·verture du centre.
Lv
exsanguino-
·
trans
fusion
aété ~ une foisLe
re
in
a
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'
t
i
f
ic
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l
est choisi chaque fois qu'une dialyse ~sante est nécessaire. Le Twin Coil Kidney a surtout été urilisé dans une première période pour ses caractéristiques plus grande dialysance ~ durée plus courte de la séance(6heures)
L
'accès
au
couran
t
sangu
in
Le shunt artério-veineux a étéutilisé dans tous les cas excep-téun où laponction directe à l1aiguille (artère radiale -veine
superficielle) a été pratiquée dans 11espoir qu'une seule séance
suffirait àenrayer l'insuffisance rénale aiguë compliquant un myélome.
C) LA SURVEILLANCE
Les hémodialyses ont toutesétéeffectuées avec un bain stan... dard et 11anticoagulation a été assurée chaque fois par ~
tion régionale avec un rapport de neutralisation protamine/héparine
=
l,5. Cette surveillance est extrêmement astreignante. Des temps de coagulation rein et malade doivent être effectués toutes les~ plus fréquemment s1ilya ~ éviter les hémorragies
ou lacoagulation dans le dialyseur, La tension artérielle est prise tous les1/l1heure pour prévenir les chutes tensionnelles
qui peuvent être soit
précoces et rapides ou tardives et progressives signant une deshydratation, conséquence d1une ultra-filtration trop poussée.
30
brutales et inopiné.es, traduisant alors une hémorragie interne ou une défaillance cardiaque brutale.
Chaque fois qu'il est ~ et en particulier quand
l'étatcardiaqueestprécaire,lemalade est mis sous monitoring car -diaque.
Des convulsions, oU lapart des lésions c6rébrales devra tou
-jours être faite, des céphalées avec vomissements accompagnent les corrections trop rapides quand l'homéostasie est tr:ès perturbée.
D) EVOLUTIONSOUS TRAITEMENT
LA SEPTICEMIE O ~ABOR
··· perfringens (hémocultures -) 6
Gc"rme en cause -indéterminé .... protéus
·
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-
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-: NOM AGE ; ZAN. 20 CHE, 42 DAN. 29 RUA. 34
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-: N° dossier 53 92 93 136 ;.
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~: Critères ~ : anurie anurie anurie anurie
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-Délais avant EER 4j ~ ~ ~ Critères biolo-· giques ;u s 2;BOg./l: :Rl\17,3mEq ;Cl 93 mEq ~N 133 mEq :K 3 ,7 rnEq (LYON) (LYON) 4j :U S 3,40 g/1: ;RA t.3;9 mEq: :Cl 91 11 :Na136 11
;K
4,8 :; ~ Q 0-
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Kidney shunt-
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-:Twin CcJil Kidney shunt :Twirl.·coil Kidney shuntNOM - AGE 'ZAN. 20
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-Nombre de séan -ces 3.
' '" 9 (8àLyon)-
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-REPRISEde la diurèse(début de lvanurie) 12j '.
20 j·---·---·---
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Evolution guérison guf;rison
NOM AGE 0 BEL. 28 ·' COR. 41 .)
'
.
' DAN. 29 6 (4àLyon) 30J guérison PAY. 25 ---·"·
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-N° dossier.
' 186.
.
189 323 31 :RUA. 34 5 23j guérison.
:MID. 31.
429 ~ ~ ~-
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-Critères clini -'. ques.
.
anurie dservéeiurèse ~ .sup.1,5
1
:
anurie anurie-
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______
_.,._!
Délais avant EER~
1j j ~ . ,us 2,50 ~ 6g/l . Critères ~giques :
:c1
Ri•67
13 •1r:Œq11:c1
'.RA 1991+ , 9 rnEq11 : LYON : :Na 115 " )fa145 " ' '. K 3,9 11 :K 3,9 , '·
-V
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~ Méthode choisie ':TwKinidneyCoil :Twin.
Coilshunt shunt Nombre de ~ 3 2 lyses
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-Reprise de ladiu· : rèse (début de : '. 11anurie) ~ ..-
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Evolution :nécès:après la 8 h:dernière :dialyse diurèse conservée guérison :Twin Co il
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shunt 8(4
àLyon) 28j guérison 2J us 3,15g
f
i
:RA
13. 1mEq::c1
96 H:Na
131 il;K
l1.1 Il :Twin Co il ' :shunt : 6 23j guéri.sonUn seul décès, survenu 8 heures après la troisième épuration extra-rénale estàdéplorer (BEL.J.N° 186) (survie 87,5