• Aucun résultat trouvé

Le groupe exceptionnel G2 /

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Le groupe exceptionnel G2 /"

Copied!
96
0
0

Texte intégral

(1)

; , 1,-\ \

LE GROUPE EXCEPTIONNEL

G2

'par

@

Maurice Chayet

Mémoire présenté

à la

faculté des Etudes Avancées

et de la Recherche, en vue de l'obtention du grade

de Maître en Sciences.

Département

de

,Mathématiques

Université McGill

Montréal

Québec

,

, Mars 1981 Q4 } P" \ i

(2)

.+; ~ ;~:' JI? "{,~

it,y

,~' =,[ .. 01. , 'ri' f~ \~' ;',1. , '

-

,

.

, --\

1

'-..

-

.. "' ... -...,.----~~,~--_ ... -.,...--~ ... _-~-, ... ~--_

..

_.-.

--....---LE

GROUPE

EXCEPTIONNEL

par ;Maurice CÎ1ayet Résumé G . 2 •

On ,déduit de la théorie de$ repré~ent~t~ons spinorielles,

tel que dévefée par C. Chevapey [10], .le principe de

tria~ité pour SOCS), l'existence des nombres d~ Cayley

ainsi que l'existe~ce de son groupe d'automorphismes G2,

comne faisant partie d'un seul et même phénomène. NoU's

avons simplifié cette théorie en ne considérant que le '\

cas des algèbres de Clifford [11] complexes, pour en

dé-duire les cas

r~els

particuliers, comme

c~nséquenc~s

:immédiates.

Deux rés~l tat,s nouveaux sont présent~8 dans èe mémoire

\ "

l'un d'eux est une description de G

2

qui ne dépend que

d~, la donnée d'une certaine forme trilinéaire sur un espace

vectoriel en 7 dimensions,\et l'~utre est une descript~~n

de l'espace symétrique G2,2/S0(4).

Département 'de Mathématiques Université McGill Montréal, Québec \. \ • l. \ ,

"

Mat's 1981

r

! ~ • i ~

(3)

1.

,

t, \ .

• +, .. -, - ... _~.-... ~-~-... ..,.., ... , .. -",,~~~-...

-

~ .. ~."

-;'-

---:----~-.

-- ... "

'''1

'

-"~'

/ --, - - - 1 " - - - -- ~--\

. .

,LE GRO'UPE EXCEPTIONNF;L G 2

by

Maurice Chayet

Abstract

The principle of triality ~or, SO(8), the existence of

the Cayley'numb~rs and' the existence of its group of

-automorphisms, can be deduced as p~rt of the sarne phenomenon,

,

·from the theory spi~or representations as developed

by-\

.

c.

Chevaliey [10J. ~e have simplified this theory

consider-ing only the case of comp.le", Clifford Algebras [Il] and

deducing particular real cases as immediate consequences. ,

.

Two new results are presented in this thesis report, one of

th~m is ~~e descrfption of G

2 which depends on1y on the ,

specification of a certain trilinear form on a 7 dimensional

veetop space 'and the other is an explicit de.scription ,of thé

, [ . Department of Mathematics McGill University Montreal, QUébec , , ,ii March 1981,

.

' / \

.

,

(4)

/ , ,\ "

.

, , ' ~N~ _ _ " ' ' ' ' ' ' ' _ _ _ - - - ; _ _ _ - . " ' " . . . . . - - . _ . ~ . . . . ...-~~ . . . _ - " . . . . _Wl _ _ "I,~_, _ _ h i j

1

, Il

'06

-

,

.

. ,

o

••

-TABLE DES MATIERES

lNTRODUC,TION , , CHAPITRE l 1-2. 3. Algèbres de Clifford

Les Groupes SPIN(2n)

Les

Grou~s~ SPIN(2~~1,~)

, " \ ' , 1 4. 5. \ \ Par-al1élismes et ,Nombres ~ Le:~~t"oupes .G 2, G2, e t a de Cayley G2,2 \ CHA? ITRE' I I

-',

1. Formes Trilinéaires' Non-Dégénérées

, )

2).

Al'gèbrès, de ZOI'n 3. Formes Réelles de CHAPITRE III 1. La Sphère S6 G~ 2 2. Les EspacésCHo~ogènes S+ ' 6

S:'

,

3. L'Espace S~métriqu~ G . ·/SO(·4)

2,2,

56

0

'!

et

4. L'Espace Symétrique Compact G

2/SO(4) , 5. Coordonnées BIBLIOGRAPHIE / sur , \ l'Espace H~pe'rbolique

..

, iii

, ,

"',-."~ """j~.~."'.~"",;.~-i,""'-"!1"""i5F"".~~;J;'~44i~,}..,.,>;.;~ .... ~ ... 1"~;l.~.:ar:"":''''~_''_'":-. ':'-.~, ,"l"':':"~,.-~~ ... ~",""' •. - ' ."", .. -",,..,t~ !Ikfl':!:;_~.!'lr'J"~ _ _ _ ri"". _ _ _ _ _

---\ " \ • Page i-v ,

.

2 l,' 11 23 27 34

..

(

37 49 ~ ~56 61

QS

64

'-OR

..

,77

~k"

"

.

78 1 . ',86 \. ~ /

.

,

..

• J '"

.

,tl • l 1 , ' , , , i .,'

(5)

1

1

,,' r: " 1 J

!

/

(:

, 'l~ J " ':11 ", 1

,

1

.

,

.

" '. " 1

.,'

..-,t f ~

l

'f

t

'0·

, ' \ , ' " ... _ ... ~~~..., ... ~ ...

-

...

-

... ~

..

" " , ' l' INTRODUCTION

~'\,

\\, \

Lorsque nous avons enW:repris. ce travail'rnous nous ~tions

fixés le 'but dt expliciter, s'inon de comprendr,e, certain

1

,'-'

résuitats d'Analyse Ha'rgtonique qui seraient applfquables Jux

.

groupes simples exceptionnels. G2 , éta~:t) ,à la fois le groupe

, .

exceptionnel le moins encombrant est 'un eX,émple int~res1ant

~ \ '0;

'd"un groupe de rang 2, ~,emblait, et semb).e 'encore, êtrEf le"

càndidat tout désigné.

La prem1ère représentation de 8

2

s

;

remonte aux travau;k de \

E. Cartan [7] et F. Engel [15]. Quo,i qu'il en,soit,' G2 est

le ,plus fréquemment décrit comme le groupe 'd'automorphismes

'du corps' non-associatif' de nombres découvert par A. Cayley en

1.845 [9]. Le c~actè~,e\ accidentel des nombi:-es de Cayley a

cer~ainemen t été mis, en évidence par Hurwitz [20], qui a

dé-.

.

montré que! 1,2,4- et 8 étaient les seules dimen~ions pour

les-'qu'elles

il\

exi~."te

çIes multiplications

no~ées p~'~

une forme

'v~ 1

qu'âdratique. Le p~oblème a été repris par Dickson (13) qui'

,>

relié le théorème de HUI'wit'z à la détermination des algèbres

1\

1

,1

1

de Cayley. PaI'a~lèlement à ces d~velopp~ents,

w.

K. Clifford i

[12] a, introduit la classe d: algèbres, aujourd 1 hui connues' sous

1

. \

ce même nom et dorit l' histoirè mouvementée qui pass~, de l'oubli

à

la, redécouverte, aboutit

~

1935

à

la formulation par \

, ,

Brauer et H. Weyl [6] de la th~oI'ie des représentations

.. spinoriel~es. CI e~t finalement, C. Chevalley [10] qui a déduit

le principe de trialité et la constructirÎt des algèbres de

1

Cayley-Dickson, dé' la théori-e des r'eprésentations spinorielles.

iv

(6)

(

• , " " ' , '

.

-~---~ -,~ ... "'~'..,...,... .. ..:-'"l'""""r,.:" ... '''~ ',- .. ~ ... -""' ... -.~ ~ ... ".. .... __ ~..-__ '" ... _~ ... ___ ~. _ _ .. _

Nous traitons de Itoutes ces qU'estions dans le premier> chapitre, ,

\ 0

dont l'avantage est, nous le croyons, d!avoir donn~ une ap~ro'che

unifiée. ,En utilisant. la 'notion\de conjugaison c'omplexe, nous

avèns r~duit 1( prQblème de la classification ,des représentations

,spinorielles (rEelles ou complexe~) au' problème de

classifica-~

"

.

tion des représentations spinorielles des algèbres complexes "en

dimension-paire. tious avons également voulu i?diquer clair~ent

/ ' -, '\

les liens entre: l'existence de G2,..,. le p;r'inbipe ~e trialité

et Ir existepce des -algèbres de Cayley:"DicKson. (Théopème 5\).

Le point de vue adopté au second chapitre est tout

à

fait

nouveau; en effet, ce qui caractErise 1e,8 diver>ses descr:iptions

, .,., ...

de G

2 rencontrees dans la littérature sur le slij et, 'es;t là,

double exigen~ce pour les t~nSform:ations G2 de pr~server

smul tanément une mul tipli,cat . on 'et û'ne, forme quadratique. \ Cela

n'est pas nêcessa,ire, G2 est déteri:p.iné p'ar la donn~e d'une ,

certaine classe de formes' tril in\êaires 'alternées sur un espac e

.

,

vectoriel en 7 dimensions. Nous croyons avoir eu ce

sens

r~-jo~t le point de yue de la g~ométrie mod'erne tel qu'on la

conçoit pour 1es-groupes class,iquès [IJ. '

, .

Nous avons décrit au troisième chapitre quelques espaces

homo-g~es de G2, mais nous avons surtout insisté sur la descrip-"tion de l'espace symétrique G

2 2 /SO( ... ),

en

ut ilisant les notions

" ' <

dl involut ion et de disque de Poincar~ généralisé, -tel qu'elles

ont d~jà étés exposées I?ar C. Herz [17]. Le but ultérieur des

résultat.s exposés, dans ce dernier chapitre est, nous l'espero,ns,

de permettre d' eÎïtrep~e~~re le proj et ,initial a~c les outils"

..

'" qui' conviennent.

v

(7)

, ' " '. '.' .~) ,

'1:

1 ",""

....

)

1 " \. \ " ' " , / ' " \ , ... ~-, .... ,..,... .... ~~_ ... _ .. __ ;-'...-.l.~ ... .-... .. _"'~ ... ~,,-L..., ... _ _ _ _ ... _ _ _ _ ~ .... _ "'_". _ _ _ _

.

, , , , ,

.

.

Nous p~io~s l'~ventuel 'lecteuF

les explicatiohs détaillées des

> ' '

de nous excuser d tavoir omis

1.

'1" é .

.

, ' \

recours à ce procédé afin de n~

\

n01at~ons 'ut~ l.S es, on a eu

pa~

comprom,ettre le

V~lum.e

d'un

texte déjà fort long • . '

Je profite de cett-e occasion,: po~rar" exprimer ma très grande

reconnaissancQ à Carl He1?z,' qui

f

ses enseignements précieux,

\'

et, son su:pport constant a permis que j f entreprenne

èt

que je

\ • ) , 'j

m'Fe

à

terme ce projet. Sur hi d'autres points, je lui suis

1 l , '

r'edev~ble. Grace a ses s~ggestil'n6 certaines idées et

démon-strations maladroites. ont Ifait

11ac~

à

des améiioratioru; et

~

des

d~onst,.ation·s

plus cJrteSj et

:lUS

estMtiques,

su~tout

en ce qui concerne le cha;ktrejII.

,

Je\'I'e!:l.eI'cie '~gal~ent Mme. E. Massa qui a, dact,Ylographié ce

texte, dans des

1

exemplairè. \

,1

,

.

" '

conditions difficiles et avec \ un dévouement

'/

, i

1 , 1 1

vi

\ / . , ! \, \

/1

1 : 1 1 , 1 1 .: _1

(8)

l ' 1 1 r " 1 J ,

/

/

(

CHAPITRE l ~EPRESENTATIONS SPINOR~ELLES'

Il existe parmi les représentations fondamentalesl des groupes

orthogonaux de la série D' une pa~re . ,

n , n

+ '- qU'on

n' n ;i!: 2,

1

/ /

associe ésentation m.j:nimale du revêtement universel" de

SO(2n).

On se ' ornera le présent exposé à l'étude .de ces

représen-ites spinorielles [6,10], des groupes orthonogaux

..

.

,

our les corps IR et', Œ •

..

,

donnee s'inspire des methodes utilisées par

C.

[lOJ, cependant l'avantage de permettre l'étude

des groupes: SO(2n,~), SO(2n) et SOo(n,n).

Comme on ura l'occasion dfr le constater, les représentations

es de SO(2n)

sont'~n

2n-1 dimensions, ce que pour

~

SO(8) a des conséquenèes intéréssantes, puisqu'il en

découle 'existence de trois représentations inéquivalentes

~

ons et donne un

sen~

concret au principe de

tria1it~2-,-., 1

1

On dédu de ce dernier accident numérique, l' existence d~s

\

/

Cayley [29,9], dont 'le groupe d'automorphismes ;G

2 y. appar Ltra comme le groupe commun aux trois représentat,:lons de

1

(no n

n+

n

n-).

-,

t

'anneau des représentations d~ dimensions finie d'un groupe

imp1e de rang k est engendré par une famille de k

repré-sent~tions dites fondamentales [32J.

est le seul parmi les groupes simples qu~ pos ède un

groupe d'automolI'phismes externes non-conunu'tatif. En

l'occuro-rence S3 le groupe des p mutations de Itr0is lett es;

l'

J

l-I

(9)

1

"

'.

-0,

... 2-1. Algèbres de Clifford n

Soit W une espace vectoriel' complexe de dimension finie.,

L'a~gèbre tensorielle sur W- [11], est l'algèbre associative

k)

à élément unité T(W), qui satisfait à la propriété universelle

suivante:

(a) I l existe une injection

l ~ image engendre T (W).

aire l W"',T(W), d6nt

(h) Toute application' linéaire R W ... A où A est une

"

algèbre associative

à

él unité, admet une et une seule

,.

extension R : TeW) ... A, a un homomorphisme d' al~èbres.

Definition. Soit W un espace vectoriel compleXe (r~sp.,

réel), on dit que W· est muni d'une structure orthogonale

.

complexe (resp. réelle)

t,

lorsque ~ est une fOI'llle

bi-linéaire symét:rique non-dégénéroée à valeurs complexes

(resp. réelles).

Soit (W,t) une structure orthogonale, on l'peut construire une

classe d'algèhroes universelles, appelées algèbres de Clifford

[-lI], se~on le pIlocéd~ suivant:

Désignons par I(W,~) l'idéal bilatère de T<W) engendré par

les éléments de la forme:

Alors l'algèbre de Cliffora C(W,~)

=

T(W)/I(W,t) est l'algèbre

universelle po~r les propriétés \suivantes:

'. , \ c' , - ' , l'" 1 i !.

(10)

.

" J -f, î ,\ 1

l'

o

(

, 0 D , / .. J " , > • " / ~/

~ .... ·_<-o'_-:...,...,~~-...~ ... ""...-.J ... ~JI!"~~ ... *lJilI _ _ _ '_._ .... 'l/<IIi .... iIo._ ... _ ... _.,If_.'-. ... â,...;.., _ _ _ _ _ _ _ ... _ ..

, ,

"

o

(a) Il existe 'une inj e'ction 'linéaire !,: W ..,. C(W',t), dont

l'image .(qu,'on identifie

à

W par conveh~io~) engerrdr;

(h) Toute application 'linéaire. R :, W

""A;

Ji est une

\

algèbre as~ociative ,à éléni~nt unité, et qui vérifie:

2 _ '

(R (w) ) ,~-

-t

(w , w ) lA pour tout Vl '( W,

admet un et un seul prolongement à un )o~omoI'Phis~'

'. " ,.. dt algèbres R C(.W,t) ... A. ,

w ••

, "

Il ne sera pas néqessaire par la suite de spécifier la structure

orthogonale t,sur W. Lorsque le cont~te sera clair" nous

,

écrirons pâr abus de langage' Cdim(W) (W,),

l'algèbre de Clifford C(W,4I).

, ,

Définition.", Soit (W,t)~ûn~,structure orthonal.e" un

opérateur sesquilinéaire 'Y' sur' W, est di,t, conjugaison

,

complexe hermiti(3nn~~ st i l sat'isfa:rt aux ~ondition8:

~ ~

c " ; 0

, '

et

..

~ l~ "Mentionno~s

que èeis ,deux conditions nous a.~su~ent

q,ue. -la,

·forme

On d~ra, <le plus, qu rune

-~7t·~" l' ' , .

-,\'] <wl'w2>

=

.t(~1''Y(W2»

est

h~,~itienne.

,conjugaison hermitienne y est poai.tivslorsque

"

<w',w>'

= .

~H~,

y(wH

~

O.

quelque~

fioit

W ,(

We .

....

, , ,

Remar'quons'

qu

tu:qe conjugaison complexe ,hermitienne, y

, " ,,(1

sur

" '(w ,~) conserve l' id~al T(W) , et a<;1met d'e ce ;ait

une extendon naturëlle à

un~ conjug~-ison c~mpiexe

sur C(W) ,

..

, qui conserve la multiplication ... , ' I~' 1 ~

, , '/

(11)

1,,,\ , 'tli':;' 1 • , , '

"

:"

t'

.

'.

CF

.'

, '1· , . 1 i

-

\ Nous -~~-,---...---._~---,~-.... _._._ .. _ .. ---..._~p _1 ... " .... ' .... = ..

-4-\

Définition. Une involution de" \(W,~) est la donnée d'un

operateur J € Aut(W,~), (le groupe des opérateu~s qui

laissent la forme

~

invariante), tel que J2'

=

1. Si

de plus (W,~)v possède une conjuga~son hermitienne y,

on dit que

J

est réel~e pour y ~si J'Y

=

yJ.

utiliserons le cas particuliero suivant: Soit W un-espace

vectoriel de dimension paire, il existe une involution

J • Ali t (W. t ) qu i . est r<ée100\U'

~

e conjugaison hermi

tienn~

", donnée y, e.t tel que les' espaces. propres de J:

'. \ 0

'w+

=

,{w .€

w

1

J(w) :: w} et W-

=

{w é W 1 d(w) =" -w.} s'Oient de

JIl~e dimension.

"

Dans ces conditions, on peut démontrer, qu'il existe une

iso-. iso-. iso-. ... . , , + "

-,metr1e qU1 echange les espaces propres·

W , W ;

c'est à dire

"

E E Au t (W , il> ) tel qu e : E2::: ,l, EJ + JE

=

0 et

L~e!l. Soit ·(W,~~ une stru~ture orthogonale et C(W)

ltal~~bre

de

Cliffbrra~ociée,

];·1

'~.iste .~ur

C(-W): (a). Un autàmorphisme involutif (0'2

=

1), . qui est

"il 0 /~ t ' ~

·"A!Îl.ti.~em:ent déterminé' par la 'condition" O'(w) :: -w

l • ":'pour .w·

.

,,€ .

\'i •

" , 1

.'

- .. .. ~ ...,

Ch")' ,Un anti;;a\Ï:t:QJD.orPhisme involutif 8, entièrement

l' • ' ' ' , ~( "

d,teI'lIlipé.

par la condition

e

(w) :: 'w, lorsque w € W •

, \1 <1 J ~ ; , " , • ' " ~ "t~ , . . t ' ~ ,a"\! '.

'

/' ,

.

,

.

, ,

-hermitienne , ' "

.

, ,,~ ( o , , ,

.

:!S El _ . 0 :-'

1

~,. ~\ , , 1 1

(12)

1 .;

l,·

t

1

i'

., , \ ~ T ~t<-j~>~ ... ",~ .... ,.., ___ ~ -...-. ... - . \ ~._,. ~ _ ~ .. "'~"""'_-.~.. 1 iiiIl'\iINI • • Ili _ _ _ _ _ _ ' _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ . _ ...

c

~~

c 5

-L'existence de (J et

e

se déd.uit imméâiatement de là

pro-priété universelle de l'algèbre C(W) :

Dans le premier ca.s () : W -1- C(W) définie par o(w)

=

-w '. admet

une extension a un ... homomorphisme injectif avec 02

=

l , et dans

le second

a

C(W)~ est l'algèbre opposée \

.

à

C(W) Ca le b

=

ba Va,b € C(W»,. s'étend "-a un isomorphisme

e

.

.

C(W) -1- C(W)" avec

e

2

:: I.

~,

Soi t W un esp'ace vectoriel de dimension m et ~. une

struc,-ture orthogonale sur W. Si est unEL base

t-orthonormée de' W~ les relations dans TeW) qui déterminent

l'atgèbre quotient Cm(W) peuvent se résumer aux identités

suivru.'"ltes:

1.2 -1 si i

=

\ 1,2) ••. ,m et e.e.+~.ei= lo J J 0

si

i # j

Les éléments el E- C~ (W) ou ... l ;;: {il.' i 2 ,· •• , ik},

il < i2 < • • • < ik et el

=

e . • -e. •

.

..

• e. , forment une

loI loZ lok

ba~~ de,!' algèbre Cm (W), de sorte que: dim Cm(W)

=

2m•

On peut faire les observations additione~les suivantes:

peut s'écrire comme' unef somme directe des sous-espaces

\ ,

engendrés par les el aVec'

1

Il . = le, 0

s

'k

s m,

ce

qui lui confère une structure d'algèbre ~-g:l'adu~e invariante

il

par 1 taction de l'automorphisme principal a et l '

anti-auto-mOJ:"phisme

e •

Lemme 2. Soit (W,~) une structure oJ:'thogonale. -Soft

~~(W) l t algèbre associ~e et \

a

l'anti-involution princ1-pale du lemme ,1. , 1 1 1 .'

(13)

,

,--- "----~ - ~ .--... ~".- "--"~_"'.)"' _ _ _ "'_f~~ _ _ ", __ .,.,,~_._"_. __ . _ .... - - -_ _ _ _ _

li._ ... , ._. ,._. _

...

1"'_' , "

-6-La forme linéairê }.. : Cm (W) ,;~ C, qui associe

à

tout'

élément s E' Cm (W) sa composante homogène de degré -0,

-"

" détermine une stlX'ucture orthogonale s~r Cm(W), ee1on:

"Démonstration,: On a par définitio.p de À: s16(s2)= À(s16(s2»+t

où t E Cm (W) est un élément de degré ~ 1. Or

e

conserve le

degré

.

dl homogènei té de sorte que:

8

26(Sl)

=

}..(s16(s2»-1+ 6(t) :; B(>sl's2)-1+ Set)

=

B(82,sl)·1+ set)

~

dl où la conclusion que B est symétrique.

Soit

si deux multi-indices

une base ~-orthonormée de W, on voit que

I,J c {1,2, ... , m} sont distinctslla.lors

BCeI,eJ )

=

Finalement

O.

,

BC· , .) ne

peX

être dégénérée, car si

\

\

l (c,.~.f.d~

f;-/ ' ~.-' '" ...

, \ '

Lemme 3. Soit (W,~) une structure orthogoI1511e

(complexe) et y une conjugaison hermitienne positive

\

sur (W, ~) , i l

existe

(a) yez) ,= z a(z} =

m(m+l) (b) z2

=

(-1) 2 Z f Cm CW) (_l)m~ et tel que: m(m-.l) B(z)

=

(-1) 2

• z

(c) z commute avec W si m. r est impair et' anti-commute

avec W _

si

m est pair:

,

\

"'1 1

(14)

.

1 r 1 " \,..,\ 1"1 " " " ., " 'th r ~ ~~ r' ,

"

~ J, " 1" " 't.,

;-\'

'< t, ~ f 1 "

i

f- \ !

i

~

t

i

i

\

C

'. _ _ _ i • . . -. . . " . . , . . . - . . . . . . . ~ _ _ _ _ . . . ~ _ _ ~"'*"'-_~_.

_______ ...

_~_

... _. __ ._. _

...

* •• _ .. _ .. _._ •• __

-7-Démonstration: Rappelons qu'une conjugaison complexe su~ un

espace vectoriel W permet d'écrire W

=

Wy (!) ,r:iï. Wy où

W'Y est le sous-espace réfJZ<:i de W stable pour la conjugaison y.

Puisque y est de plus hermitienne positive, en a >lue (W Y, ~)

est une structure orthogonale réelZe 'et même positive. Soit

el' e2 , · · · , ~ uhe base ~-orthonormée pour

devient une base ~-orthonormée pour (W,~),

I l suffit alors de poser z

=

e °e • 1 ·2'

Y(Z)

=

z et a(Z) = (-1) m z. aVec m (e.). 1

.

~ ~= y(e.)

=

e.! ~ ~ évidemment

D'après le lemme l, 6(z):eoe 0

m

m-l .•. • el' si on utilise mem-l)

la relation 1. 2 on en arrive

à

écrire e(z) :: (-1) 2 oz, en

effectuant des permutations cycliques des termes du produit

D'autre part 9n a que z6(z)

=

(:1·e2•••• .~).(~.em_l· ... ·el) ::

,

,

:: (_l)m, et qui peut ~ga,lem~'t

s'

~crire

m(m-l) 2

(-1) 2 •

z ,

Finalement pour

, m~l

wz

=

-(-1) zw

d~où la conclusion Cb) du lemme.

1 :S

i-~

m on a: eiz:: (-l)'m-l)zei'

\

quelque soit.

w.

et donc c.q.f.d.

Sauf 'mention expresse du' contraire, les hypothèses et notations utilisées dans la suite seront les suivantes:

,

West un espace vectoriel complexe de dimension paire

=

2n,

muni d'une structure orthogonale ~ et d' une conjugaison

hermitienne, positive y.,

J est une involution de la structure orthogonale JW,~)

- "

...

qui satisfait a: trac e ( J ) :: 0 , Jy ::

yJ

et E une seconde

/ \ ': " ' '~.~~" ,~~ ~~,~;,~:~·~ao\..à,-:::":,.,,.('1L.t±.::'.Sk.:.~.; .. _ ... ~!

(15)

(

\

i

t,

1

1

o

-8-(

involution orthogonale qui échange les espaces ppopres W+, W- / \

de J, de telle sorte que

yE

=

Ey

et JE

+

EJ

=-

o.

(Par

extension de

E

et J on peut supposer qu'il stag~t

d'auto-morphismes de C

2n (W» •

a et

e

sont re~pectivement: l'automorphisme de parité

et l' anti-a:utomorphisme principal, dont.{,arle le lemme '1.

Les propriétés élémentaires des algèbres Cm (W), tel que'nous

venons de les exposer, conduisent directement à' la

classifica-tion des représentaclassifica-tions de ces derriières ~

Théorème 1. Soit H un espace vectoriel complexe de

dimension 2n muni d'une structure orthogonale

A

~, i l

existe sur H:

'"

(A) Une conjugaison hermitienne

\

pour (H,~).

A-(B)' Une involution Cf

O d-e (H,CP), réelle pour Yo'

tel que

la

conjugaison complexe " 0 : : YoCJo :: 0'0 Yo'

(C)

A

(D)

,.

,soit hermitienne et positive pour'

Œ,CP).

Un opérateur Jo vérifiant

J2

0 =

Jo Yo

=

yoJo ' ,

a

0 0 J :: (-l)nJo"o et

'"

(_l)n ~(u,v)

cpeJoU,Jov)

=

Une représentat'ion fidèle tel que: quelque , n(n+l) (-1) 2 -l, soient

u,v (

H.

(1) ou "- v =Jy:: yJ, est une

conjugaison hermitienne qe (W,t).

1 _

(16)

; - C

"

t,·

t

l ~.; 'r_ ,-,

'"

~ ., '; ~ ï. i ifj ~

..

;:1

o

.

, \

_ M -~ . . . . ~ . . . . ,--"--I""' ... oL.~ ... \...."..,... ..

.

~ ... 1'I'..,~~'I\Ol~,...~""""'-,~~"':o( .. ~ .... II9!I!*"';It . . . ~~ rf.1I'l! '!Np l _ _ 4!lW!1 Wb "'iL,; ~.fI"'lt;l.:W:.UJ!l'"if.i'_~_Wi ,

-9--

... (2 ) J OAA(

~ )J~l

=

A (J (s» ~ S E C 2n'(W). "

...

(3 ) C1 oA(s)C1o " = k(C1(S»

,

S tE: C~n (W).

A(s)t

= A(Je(s»

où. At

d~signe

le

transp~sê

de l ' op'érateur

,<"

A relativement à la structlœe

"

orthogonale

1f.

Démonstratj.<m,: .Soi t J ~e inyolution de (W, ~) . tel que

trace(J)

=

0 et )'J~ = Jy. Le théorème s'établit facilement

V

lorsqu'on prend pour modèle de l'espace vectoriel H; . la

sous-,1

algèbre en (W+) de C

2n (W) ~ ou "

w+

est 1 t espace propre de

\

,-corre sp ondant à la valeur propre +1.

, (A)

CB)

Soient: Bo (',.) la structure orthogonale associée

à

l'algèbre C

n (W+) par le lemme 2 (jouant le rôle de

~)

et )'0 la restriction de y, à l.;t spus-algèbre en (W+).

On voit que Bo (Yo(sl)'Yo(s2»

=

À(Yo(sl)·So(yo(s2») =

\

= À(YO(slB o (s2») c: À(sIBo(~2»

=

Bo (sl,s2) d'où 1'0

est hennitienne pour Bo(e,e).

t...,.

, ..:;t.

l'automorphisme de parité associé à Cn(W+)

,

Soit

1 •

J

va

,=

C1

o Yo

=

YoGa est une ~onjugaison complexe hermitienpé

pour BoCe ,.), puisque G

q tE:

Aut(Cn(W+),B~)

et \

Bo(",~(sl);vO(s2» :: Bo (Yo(sl)'Yo(s2»

=

Bo,(sl's2)~

(".-Elle est

d~

plus positive d'après

leïC~19ul

suivant:

J B (s,v (s).)

=

À,('V (s)6 0 (s», si on pose s

=

l

(lrer

a 0 0 \

r

on a: et donc 1 l'

(17)

CC)

CD)

Soit Zo € C

n (W+) l'élément déçrit par le lemme 3 et

. t

posons Jo(s)

=

sZo pout' 5 ( Cn(W ).

n(n+ 1)

Evidemment

J~(s):: sz~ ::

(-1) 2 ·s d'où

2 n (n+l)

J ...

=

(-1) 2 . I . D'autt'e pat't (1 J (s) : '0' (si"",,:

... 0 0 0 0" 1)

:: ao(s)(-l!n~o = <-l)nJo (1o{s) et Bo

eJ

o (sl),J

oCs2

»

=

= À(s

lzoEHs2zq

»

= Hs1zo6(zo)6(s2» :: '(-1)nÀ,(6le<s2'» ::

= i.t-l)nBo (61'8

2), _...-1

~

+

Soit E l'isométrie qui échange les espaces W

tout w € W s'écrit d'une et d'une seule façon:

'W !; U al B(v) où U,V €. W • +

" Posons: A: W -t-~End(C~(W+» défÎ1)ie ,par:

,

1.4

-

A (w) ( s) :: us + 1-1 C1 (s) v où w:: u III E (v ) • a o A. satisfai t

à

la pt'opriét~ ACw)2(s) : u(us+r-I

°

0 (s)v)

=

(u 2+v 2)s:= (u 2+E(v)2).s

=

ul').iverselle 1.1 c' est-à-di.;r'e: : -+

.,r:r(

a (u) <1 (s)+ 1-1 SO'

Cv»·v

= o 0 0 w2.s

=

-tew,w)·s.

/

A admet de ce fa.it un prolongement

à

un \~omomprphisme d' al~gèbres

,

.

Mentionnons ,que C2n (W) est Une algèbre simple [5

J

et ,puisque \ \

• d'une part' A '1. 0 et: d' autre part dim C

2n

~w)

':'dim

En~

(en (w+

~)=

2n,

''''on conclue que A

es~

en fait

Un

isom.orphismE7

d'a1gèbt'e~.

1,2.,3 et 4 s'obtiennent' dit'ectement de la' formule

~. ~

\

tenant compte du fait que toutes les structures orthogonales sur'

les. espaces v~toriels compLexes de même dimensions sOnt

'\

-\

(18)

'., 1 ~_ • '-~"'i;' , '1}' f.~..i _

\

(~

l '

c)

Q " \ ... -... _-\"~ "!_ ... ~-~ ~--.~""~--_ .. _ - - -... .,,...,..._. - - _ . " " ___ •• ,,,. !kt -11-, . / / \ \

équj.valentes, on en arrive à traduire les conclusions obtenues

+ ~

lJ.?ur

(Cn(W ),Bo) eri de conclusions équivalentes pour (H,4».

c.q.f.d.

"If

2. Les' Groupes SPIN (2n)

Soit G le groupe des éléments inversibles de C2n(W) qui

satisfait à la condition suivante;

ssi

G contient deux sous-groupes réel assoc}-es aux conjugaisons

.

,

complexes y et v = yJ = Jy. (Les notation~ du

#1

sont en

GY SV

.!-.... ·--I

vigeur):

=

{s e G y(s) ::: s} et = {s tE G

l

\I(s)

=

s}.

,

Lemme 4. Soit s tE G, 6(s)

=

s,S(s) est homogène de

degré 0 et l'application !J. : G -1- le • '1 est un caractère

du groupe

G.

Soient seG e;t WEW, ona: S -1 WB = W' E W

Soit

dire ws = sw', lorsqu'on applique

e:

\....

=

sW,'e(s)'" à(s)w'= wsees) .. à(s)w:iwf.(s)

w E, W. Puisque ~ engendre C

2n eW), A(s) doit

centre ZeC

2n(W» de l'algèbre C, n 2 (W); qui comme

·l'avons déjà met:ttionné, se réduit à une copie du corps des

complexés 4:.

=

sls26Cs2)e(sl)\.slà(s2)6Csl)

=

âCs

1

)à(s2).

,..', \

-q.c.f.d.

e

la sous-algèbre constitu-ée par 'les éléments paires

/ 'w_

, ;

\

(19)

:

.,

"

,

\

c)

,

"\< .... )" . . . . ~II\I' ... ~lo''''''''' ... ~...:t'''''., ''l'If~ .... ~~--<rr ... 'l~~··rr+~~'IIII!f(o~~ft~5(I 41. ~~..". ~ ... "' . . lII_*.AOOO!itllllllllf"'.1 ""'''' ,1!IItI • • IIII!$OI!!U,I!lIIIMI _ _ tftAlIlI'flllllll1lWlf('!lLU

-lt-\

.

de ~2n (W), (:)' est-à-dire le sous'-espace de .. C2n (W) invariant

pour l'automorphisme de parité cr~ On associe au groupe

G+ ':

C2n(W)~

n G trois

repré~entations

(no,w),

~A+,H+)

et

(A -,H-) d e d" l.menSl.ons. respec l.ves t " ' 2n, 2n-l et 2n-l, conune suit:

1)

(Ro,W) est la représentation dite régulière et définie par:

2.2 = sws -1 ou " S € G . et ' + W E W. W1 w2 + w2wl

= -

241 (wl'w2 ) , wl

'*2

E: W donne: o 0 ' \ 0

°

(n

(s)(wl»(R (s)(w 2)) ,;

(n

(s){w2

»)(n

(s)(wl

»

.. - 2if1(IIO(S)Wl'~(S)W2)\= -. H(w 1 ,w2)

d'où le fàit que nO(s) E Aut(W,t).

,1

Il résulte du thé.orème l{

~ + ao

A : CZn(W) ~> End( (H)

l'existence d'un isomorphisme,

où End:o(H) est la

sOUS-alg~bre

des operateurs

~ur

H

qui

commu\~nt

avec l'involution

a

o

On a donc une d'composition en, so~e directe orthogonale

l + "'~

~~

H

=

H

$

H-

et une décomposition corr&$Pondante pour

Aj

A

=

A+

$

A-,

de sorte que les restrictions de

A+,

A~ au

;P

groupe G+,

constituen~

une paire de représentations de même

dimension 2 n-l .

D~finition: SPIN(2n,t),. SPIN(2n) désignent les sous-groupes de G+,

~SPIN(n,n)'

G

Y~t GV :.

+ e +

r~spec~1ve-'ment~ qui satisfont_à la condition supplémentaire • 1 à(8)

=

8 • Ses)

=

1. 1 1 \ \ i 1

(20)

! ~ 1

(

,

.

,

.

2.3 où -13-,

.

"

Définition:'Soit W un espace vectoriel complexe de

dimension m et tune st?=,ucture ort~ogonale ,sur, W.

'On dit qu'une forme de volume west" compatible ,avec

la structure orthpgonale (W,~) ssi:

tu désigne la forme linéaire

L'existence d'une telle forme de volume !il est évidente.

,

(Il suffit de considérer le déte~minant exprimé en cOdrdonnées

relatives à une base t-orthonorrnée de

W).

Soit

une.base ~-orthonormée de

'W,

on a

(d'après ~) d'où ce qui: signifie

qu'une forme de volume w sur

W

compatible avec t n'est

déterminée qu'au signe près. Cette situation peut s'expliquer par le fait qu'une forme de volume w déterminè une

orienta-"tion de l'espace vectpriel. •

Soi~

AuteW)

le groupe des opé~ateurs inversibles de

W,

on

1

lui associe une représentation Ituniverstüle Il sur l Valgèbre des

fot'~

(Ultilinéaires '(Tco(W»

*

selon:

cr " -1 l

f (UI'U2)"'\~Ul<)'

=

fCa (ul)'.~')

a-

Cuk

»

où f est une k-forme et cr! Aut(W) .

Dans le cas qui nous intéresse wO est un multiple non-nul de w et on pose: \ , , , 1 ,

..

,

(21)

j

t

1

t

1

C,'

\

i

1 1 • -l~-2.4 <~

Lorsqu r on applique <1 à la relati~n '2.3 on _.::_

(~

)0 A

(~

)0 1\ • • • 1\

(~um)'O

= (Il u

l ' ... ,

Um)[d~t(a)]-l

• 1.1) u

l . u2

ou encore:

'En particulier a ~ ~ut(W,~)\. ~a

=

~ d'où on a que

w(<1(u

1), ... , O(Um»(JJ

=

(d~t(a»

-lw(u1, ... , Um1)W de sOI"te que

d~t(a}~

=,1 si <1

~ Aut(~,~).

C'est un fait connu que la composante connexe de

Aut(W,~) ~ O(2n,() est le sous-groupe Aut(W,~,w)

=

SO{2n,œ)

où !Il est une forme de volume compatible avec ~.

/ I!L . . . 1 1 1 1 1 1 l ' 1 1

n'e la même façon, si y est une conjugaisbn complexe hermetienn4

pOBi.tive~ Ault(W,~,!Il)Y '; SO(2n) - est la compdsante connexe

Aut(W,~)Y ~ O(2n). Il n'est cependant pas vraie

que-Aut(W,~,(JJ)V ; SO(n,n) soit la composante conneke de

de

'V

Aut(W,~) ~ O(n,n)., Pour s'en convaincre i l suffit d'observer

que l'espace

~omog~~e

SO(n,n)/SCO(n) x O(n» °est connexe,

alor~ que 'SeOCn) x O(ni) ne l'est pas.

\ .

Th~or~me 2. Le groupe SPIN(2n,G:) (respectivement

1 \ w

$oPIN( 2n) t resp. SPIN(n ,n» es·t le rev@tement universel

du

groupe Aut(W, t ,1.1), (resp.

v ~uto(W,t,w) ).

Remar~ue: AutoC ) d~signera,toujours ,la composant connexe

du groupe co~sid~ré.

(22)

(

()

-~~,--_.,.---_._.~"_._"

__ ..

_.,_~_.*_e._'

__

-15-Démonstration: Nous avo s déjà constaté le r~it ,que

rro(G) s:: Aut{W,<lI) , en ré lité on a les relation~:

nOCG) = Aut(W,<lI) et nO(G+) = rro(SPjN(2n,œ» = Auto(W,~).

En

effet soit T E Aut(W,~), d'après le cél~bre théorème ~e

Cartan-Dieudonné [14,25]' i l existe des vecteurs unitaires,

( <li (u , u)

=

l), ul' • , " u k '[=s 08 0 .. , 0 8 u l "' u2~· uk tel que 0 ~ k s 2n et où S (w)

=

w _ 2~(w,u) u ~(u,u) • u est

une symétrie par rapport au plan perpendiculaire à u (c'est

une opération bien définie lorsque u est non-isotrope).

"

Une telle symétrie S s'exprime simplement dans l'algèbre

"U C 2n (W) : si o(u,u) ~ 0 on a: U -1 -- <l/(u,u) -u et \ 2<l/(w, u) 'l)u-l = - [w -1

uwu

= (-

wu

-\ 2<l1(u,w) ] S ( ) t{u,u)'U

= -

,u w • Posons: s

=

ul • u2' ••• • uk E: C 2n (W).

on a: sws-l

=

(-l,kT(w) où k

=

degré d'homogénéité de

Il se présente deux situations: 1

1er Cas: k lest pair et nO(s)

=

l'élément dont parle-le 'lemme 3.

puisque A(z)

=

z"S(z) = (_1)2n

=

Z E: SPIN,(2n,G:) 0 0 ) JI (sz). = II .(zs / ainsi que :; 1'. -t. Soit z € C 2n(W) z anticommute avec W et l on doit avoir d'où on a: \ s.

-, 2~me èas: k est pair et alors T

=

nOCs) établissant ainsi

r la surjectivité de nO,

Précisons qu'il est i~possible d'écrire, t E Aut(W,<lI) de

deux façons; T : .noCs1)

=

nOCs2z) où

SI'

s2 sont de parit~

-,-\

(23)

, "

I

1

\

1

r

... 1 ... ' r .... • _ .... t<~~l..., _ _ ... _~T.N~I"""" _ _ ~ _ _ • _ _ _ _

'._._n_ ..

r_. _

...

_3lIM' .... __ • _ _ _ _ ,_ ... t~_1'f J '-16-différente, car

=

{s ( G SWS -1 :: W ~ V Wt E W} ;: G n

'*

Œ • '1 est le groupe multiplicatif de n?mbres complexes.

Si tel €t~it le cas, on aurait S2Z\ XS

1

"\

deg(sl) pair et 'deg( s2~. impalr, . ce qui

'1

(Lè 'degré de z est pair).

Soit maintenant T E Aut(W,t,Ul), T

=

S 0

u1

où À E: <t\{O} avec

est impos S ible •

s

o . •• 0 S

u2 ~

=

puisque dét('t:)

=

:1.

=

~

dét(S )

=

i,=l uk

k doit être pair, d'où le fait que

nO(SPIN<2n,t») ::

Aut(W,4l-=:~)

et à pIus forte

rais~n~

°

II (G +) =

p,.u

t (W , ~ ,111) •

L~ restriction de nO au groupe SPIN(2n,Œ> a pour noyeau:

Ker,C nO) =

V.

E

œ'*

1 À

~

= l}

=

{±l} ';: Z2'

On voit que

SPIN(in~œ~/z2 ~ Au~'(W,t,lJl).

SPIN(2n,G!) est

connexe par les a~cs; cela est une conséquence imm~diate du

fait qu'il existe. un chemin qui relie +1 et -1:

Soit St

=

Cos(nt)-1

,+

Sin(Ht)e

l oe2 0

s

t ~ 1

où e1,e2

~

W vérifient: ei

=

e~

=

-1 et e1e2 + e2el :: O •

(On supposera n 2: 2).

St est de degré pair et de plus ~(St);: Sta(St)

=

l ,

St est inversible et

StWS~l;:

W", ... - St E SPIN(2n,()

si

t

=

,0 on a 50

=

+1 , èt si '1 t :: ,1 on a:, SI ::;, -1.

On en déduit que

SPIN,c:~"hn)",

\~r, est connexe et conune d'autl.'e paX't 4

le groupe de Poincaré [32] de SO(2n,C) est nl (SO(2n,t» ~ Z2

pour n ~ 2, i l s"' en suit que SPIN<2n,(> est le [email protected]

universel de AUT(W,~,oo).

(24)

'.

~. , ) 1 ,

..

-17-.

"

En ce qui concerne les grqupes r~e1s d~finis par les

conjugai-~c6mPlexes

y et \1,

o~

constate que:

nOCyes»

=

yn(s)y et

nO(\I(~)')

=

\lJIo(s)~,

de sorte que: '

o _

nO(SPIN(2n» 5 Auto(W,~) et nOCSPIN(n,n»

s

Aut(W,~,w)9.

Soit T E: Aut(W,~,w)Y, comme y est hel'mi,t;ienne poait;iveJ

i l existe des vecteurs

t(u.,u.)

=

1

1 1 et

rro (u

1 • u2• ••• • u2k) ::; t . Puisque

on a: nO(SPIN(2~»

=

Aut(W,~,w)Y.

réels p~ur y () avec

et donc

.Mu l ·u • 2

Soit T E: " Aut(W)~,w) \1

\1

=

Jy

.=

yJ est une conjug~ison

hermitienne indéfinie (la forme hermitienne <w

l

,w

2>

=

::; t(wl' v (w

2

»

,est de signature (n,n» ..

On peut éC1:'ire

rée1s pour

v

et 4I(u.,u.)'= ±l

l, 1

est inévitable!), de sorte que On voit alors que la restriction

o S avec des

u

2k

(u.). l'

1 1=

(la possibili t€ d'avoir

6(u

1ou2o • • • 1.; ou2k) =,±l':

h(s) = 1 ... nO(SPIN(n,n»

est un sousgroupe invari~nt de 'AUT(W, t ,00) \1 d'indice 2,

Q

(il ne peut s'agir de la èomposante'connexe).

\

-1 (1

c.q.d,f.

l~

. \

\.

Lemme 5. Avec les mêmes" hypothèses et notations ~

th~orème

1; les

rép~esentations

spinorielles (A+,a+)

et (A - ,H-) du groupe / SPIN( 2n;~) 'sont 1IIinéquivalentes.

Démonstration: La sous algèbre

est semi-simple et constituée par

une

pàire d'idéaux

• c + C 2 n (W) °e -

v

1

"

.

.

.'

'

\

\

(

' .

(25)

- '~ " -18- . '

.

" e Ci

=, A)

~ 8 • d appa~t~enn~nt au centre e

='

0

=

ê é - -f;,' e2

=

e .'" . /

'"

D'après le théorème l et la re\lation 1'.4 on voit que

.n i" l. + 00 : . ' l' -' 0 , \

A (z)

=

-1 a d ' où A (e+ >. = 2 et A( e ) = , 0 ,

o ". ~ '/-.

c'est à dire ,ACe+) et .He) correspondent ~ des' projec-tibns

, '. l ' ' 1 , 1 . '

sur H+ et H- respectivement.

+' +. - -' .,

,Evidemment CA,H), et (A ,H) ~ont des r~présenta~ions

i:rréductibles de C

2n (W) +,

corr~spondant

,aux

iq~aux'

simples C

2n(Vn+.e+ et C2n<W)+.e_

~e~l?ecti~~me'nt.

' +

-Pour,que

T: H

-=->

H

soit in opérateur d'entrelacement

de CA+,H+}

à

il doit exister t €

'c

2n,eW) .' t~l què: .

,!"\-.. ',,' ~ .'

, \ 1

.

o

ACt) =\ A(t)ACs)ACt) = A(s)

T

o

quelque soit s EC

2nCW)+ 'et finalement

.,

c'est à dire t"(e+-..e_}t

Mais

~+

- e_ E

c

2neW)+ ~

.

hypothèse d'OÙ eT - e

z

~ 0 .... et :: '0

t commute avec , +, e -

è_

'par

ce qui e,st une contradiction car

Dtautre part, puisque les éléments 'de la forme ul ·u2• ••• ·u2k

\ ,

appar~iennent au groupe SPIN(2n,C) (u., 0 ~ i ~ 2k 1

.. sant unitaires!). on en déduit que l'ensemble des éléments

S~INC2n,t) en~enarent l'algèbre C~n(W),. et par conséquent

la restriction des représentations (A+ ,H+), (A,-',H-)' ne

, ' ,

.

i '1 •

\

,\ 1 " 1

(26)

1

\

""UtifIWl"fI.~~,_~_, -, __ I.ll'~"'_''''' _ _ _ _ _ _ _ _ .'''_e,, _ _ _ ,_,,_* I ____ ... &"" .. ~\-' _. _____ ... __ ._. __ 1_1 _ _ _ _ UJ _ _ ••• UIIII1U _ _ ae

i y

-t

\ ,,Ji' l " " ~,

.

-19-r

peuvent être équiv~lentes.

, c.q.f.d.

Une fois ces préliminaï!:'es établis nous sommes en mesure de

don-\

ner une description complète des représentatio~s spinori

des groupif SPIN(2n) et SPIN(n,n).

l'héorème 3. Avec les mêmes hypthèses. et notations

théorème l, on a:

\

(A) Les représentations (A+,H+)

CA-,H-)

du groupe

SPIN(n~n) sont réelles et inéquiva1entes. ,

/

(B~ -Les représentat:ions du

groupe SPIN(2n) sont:

ci)

Réelles et i~équiva1entes si n

=

4k.

(2) Complexes et conjuguées, l'une de l'autre

.si n

=

4k+ 1 ou n

=

4k+ 3 •

..

(~) Quat~rni6niques et inéquivalentes lorsque

'n

=

4k+2.

\ "

Démonstration: Rappelons les résultats ~u théorème 1:

v

=

Jy

=

yJ: est une conj ugaison de C 2n (W) et J une

in-volution tel que:

l . 2. 3. 'YoA(S.)'Yo

=

ACv(s» J oA(S)J;l

=

A(J(s») 0oA(s)oo

=

A(a(s») J2

=

(_1)n(n+l)/2.1 /et o \ \ r ' l ' _ "

,

'

.

(27)

t

\

1

t

i

~ ,

f

{ J

,

- - -

---

---~----.., .",---

---,-,

-~--_. -;'" _.

__

..

_-

..

_

...

__

._---.---_

..

...;...-CA)

"

{

..

(S) '.: ... ~.ü4 ;) ,-'LI iiL .• " , Soit s € SPIN(n,n) , / -20-o(s·) =

s,

J(s)

i

s,

Ms)

=

1.

On

voit que yoA(s)yo

=

A(s) de

A est réé1le pour la conjugaiso~ çomplexe

"",

~tre part

Y

o

et 0 commutent, et que 0

G

oACs)C'1o = Ms) , on a que (A+ H+)

,

(A-,H-)

s E' G et

sorte que y .

0 Comme

sont

réelles 'pour Yo et forcément inéquivalentes.

Posons j = y J

o 0 = Joyo' , j est un opérateur

sesqui-linéaire sur H satisfaü~ant aux relations

\

"j 2

=

(_l~n(~+l)

• l et cr oj

=

(-l)n jOo '

s lE SPIN (2n) se traduit par les relations de commutatiott :

jA(s)j-l :: A(s) et

(1)

(2)

Si n :: 4k, J .2

=

l j est une

conjugaison complexe qui laisse invariants les

sous-,espaces propres H+

,

H de 0

0,

0:;> (A+ ,H+) CA-,H-)

sont réelles pour j et inéquivalentes.

.,

Si n :: 4k+1, J .2 :: -I et <1oj :: j <10'

Posons 1.1 :: j 0'0' 1.1 est \lne conj ugai~on complexe

sur H qui anti-commute avec O'Q"

'A

est réelle pour 1.1 et 11 échange le's espaces

H+ et H :... de sorte que (A+,H+) (A-,H-) sont

complexes et

co~jugJlées

l'une de 1 t autre '.

Si n

=

4+3, , .2 J :: l et = -j (J ,

o j est une'

conjugaison complexe sur H qui échange H+ et.

H-(A+,H~+) (-A-,H-) . é l' d l '

*

sont conJugu\e une e autre.

\ '0 \ , ' / t \ -, \~...- . :~.:~r'

(28)

,

f '. 1 ~ f <

C'

, <. ~ '. .;. ~ } ~"

i

~ ,

-~ ~ \ 1 ~ ~ , . - '

o

~ '''\-~ ... - , . . " ' " ~~~.,.. ~ ... _~_"-.... ~~_ ... ""I& ... _ _ .... _ _ _ _ _ _ _ ._.~ _ _ _ .I_. _. _ .... bllll ___ ._~/""'.t'-_ _ _ _ _ _ ._~I ___ ... ' ___ .... _M

\

!

, ,

-21-(3) Si n :: 4\k+ 2, J ;2 = -1 et cr oj = j cr 0 ' puisque

yoj jyo' j est'. une

\

. .

=

structure quatern~onlque sur

H et m@me sur les espaces individuels H+ et

H-

,

.

...

(A+,H+) (11.- ,HL) . sont quaternioniques et in- :

équi valentes •

Çorollaire. Avec les hypothèses et notations des théorèmes

l et 3) on a les·

rés~l t~

suivant:

Soit $ ( ' , . ) la forme bilinéaire défin:i.e SUI' l'espace de

représe~tation . H par:

~ ( ~ , Tl ) = ~ C ~ ,0' J

(n'»

1;

,n

E: H, alors:

. 0 0

(A) fjl(1;,n) = (_1)n(n+l)/2 fjl(n,E;) èt cf> est invariante

f . . . . CA+ ,H+)

pour l action des representatl0ns

..

restraintes au groupe complexe SPIN(2n,/t). "

,

'.

(B) Si n

=

4~ cf> est une structure orthogonale positive

sur les espaces réels pour j; et les

représentations spinorieIles du groupe compact

SPIN(2n) sont orthogonales.

\

-(C) S • 1 n

=

"k l "t + ou n

=

4k+ , 3 '( A+

,H+ )

et

restreintes aux groupes compacts correspondants

(~PtN ( Bk+ 2) resp. SPIN (8k+6)J , sont unitaires

pour la structure hermitienne: '

"

CD) Si n = 4k+ 2, (A + ,H+)

CA -

,H-) restreintes au

groupe compact SPIN(8k+4) laissent invariante

!

.,

\' - , 1 'J

.

" " , , , , 1

(29)

f " , i ,

t

}

,

r ; ~ C • , "

,

(

"'- -~ - - •. ~--,,- - " - ' . .--•• ' ~J">_"''''''''''''-''''''''''_~'_''''''''''''-' ... ,.~-..",~ ... f~,...'IO'oW'...-·_-_ _ _ _ _ _ _ ._biMS_ .. _._, _b . _ ... _

-22-la forme hermitien,ne qu.aternionique

\

Remarque: Le corps des quaternIons ci-haut mentionné,

s'identi-,

fie-à la sous-algèbre H de En~R(H) constitutée par les

opérateurs de la forme:

,(X t j

a

où (x.

a

~ ~. La conj ugaison hermitienne da'hs H

-st~cri t: a + je

=

ëi" - j

a,

et la norme

la+jag2 = (a+jBHa+je) ::' lal 2 + lal 2

~

o.

"":.

....

• Démonstration: CA) Soit Air lrop~rateur dual de A '(/tEndeR)

"

.

relativement à l~ forme bilinéaire ~.~

D'aprè!3 ,le théoreme lCD), !I.(s)t= !I.(Je(s»'. Posons

rt( ri'" 1)

Ifl(~,n) :: -r(~,aoJon) :: (-1) 2 ~(~,n), (conséquence du He

theorème 1) et désignons la dualité relativement à 4> par ()

*,

alors: ACs)* =

J~laoA(S)\!oJ,o

::

J~lA(J9(S)~Jo

= A(9(sB:"

(d'après le D du théor~me 1).

*

Ir Donc A (s) A ( s ) :: A ( 5 ) A ( s ) = A ( se ( s

»

=

lorsque S E

SPIN(2n,().

1

.

AC.à(s»

=

A(l)

=

l L

cs>

Si n

=

4k, ~ est évidemment bilinéaire symétrique.

~

Soit .~

" Hj (l'espace réel pour j ) , j n )

=

ç;,

d'où

A

"

~

0;

l, t)

'Yo(~)

=

Jo<t)

•.

= $(~,C1 J (E;».

=

41Q;,

\)0

(t»

=

<t,

~>,

- -0 0 '

'--où <

,

> est comme nous l'avons constat'é, au (B) du théorème

une forme hermitienne positive.

/

(A,H.) laisse ~ invariante et comme 00 est une involution

. ' J

orthogonale pour ~, les mêmes conclusions, ont lieu en ce qu~

concerne les repr~sentations (A+,H+)" (A-,H-j.

1

-1,

,

,1

(30)

1

,

~ ~- - ... '., --... ...-,· .... ~..-_-...,.~-,·~-'l"~_ .... "" ... ____ ,.Il' ___ fMo1 ... _ . . _lQ'a .... 1t_I"' _ _ '_'",N~ .. _.e_'I_b_.".""_I ... _ _ __ _ _ _ _ _

..

..

...

_

-23-\

( C) Soü . ( ) * la dualité relativement à la forme hermitienne

"

<;~n>

::

,(~,vo(n».

A(s)*

=

VoA(s)t vo :: 0oYoAeJ6Cs»yooo :: 0oA(y(S(s»)oo

=

:: A(ye(s» , :: A(e(s» si S E SPIN(Sk+2) ou SPIN(8k+6),

*

*

d'on A{s) A(s) = A(s)A(s) :: A(6(s» :: AU) :: l ..,. (A,H) est

une représentatiort unitaire. (La conclu~ion est la même pour ' \

(A+,H+) et (A-,E-».

(D) Si n;:: 4k+2 on a j2

=

-1 et 00j

=

joo' On voit que

<j~,jll>

=

<n,~> (d'après un calcul direct),. Posons: Q(t,ll)

=

<~,n> + j<~,jn>, alors:

CHt,n) ;::

<~,n> ,- j<Ç;,jll>

=

<n,';> ..: 'j<t,jn> ::

:: <n,;> - j<j2 Cn )

,j(~»

:: <n,E> + j<n,j(t» =-Q(n,t).

Q

est donc hermitienne quaternionique est positive (car < , >

est positive). '

Q(A(s)!,A(s)n) = <A(s)~,A(s)n> + j<A(s)~,jA(s)(n»J=

=

<ç;,n> + j<A(s)(';),A(s)j<n» :: <~,Il> + j<~,j(n» :: Q(';,n),

\

et donc ,A laisse

Q

invariante.

,D'autre part

..

laissent

Q

invariante.

3. Les Groupes SPIN(2n-l,t) Cn ~ 2)

I l est intéressant de constater que les représentgtions spinorielles de la série Dn déterminent celle 'de la série

3

, Les groupes 'SO(Zn-l,t) ne possèdent qU ',,!-ne, représentati n spinorielle minimale [32J.

3

B .

(31)

" 1

,

;; ; ,

,.24-Soit (W,t) une structure orthgonale complexe avec \

dimceW)

=

2n. On peut choisir un vecteur non-isotrope e € W

tel que tCe,e)

=

1.

. Posons

';.~~

v

=

(e)J.

=

{v e:<W" t(e,v)

=

O}, est un sous-'"'espaèe

\

non dégénéré pour ~ et de dimension 2n-l.

L'application linéaire

N: V

~

C

2n

eW)+

définie par

'.c

N(v) :; e-v "Scltisfait à la propriété universelle, c'est-à-dire: {.

N(v)2

=

evev

=

v2

=

-t(v,v)·l et admet un prolongement

N : C2n

-l (V) qui est en fait un 'isomdrphisme.

COlilnaissant les représentations de C +

2n (W) , on obtient les

Q

C

2n-l (V)',

,+

représentations de et C2n- l (V) ainsi que celles

..

des groupes SPIN(2n-l,t) qui se définissent de la même façon

qu~ SPIN(2n,t). Nous nous K . serv~rQns de C2n(W) + comme modèle

\

\

de l'algèbre C

2n_l (V), cela afin de ne pas'comPliquer_l~~p~ l

par l'introduction d'opérateurs d'identification qui ne jouent

aucun ré5le essentiel dans' la théorie. Il ne reste plus qu'à'

identifier l'alg~bre come sous-algèbre de C +

2n (W) •

On réalise cett-e id'entification, par construction de 1 t

auto-morphisme de parité T de C2n_l (V) comme opérateur involutif

de

Posons:

=

ewe -1 si w e:

W

(e est le vecteur unitaire

\

perpendicula~re à, V). T' admet un prolongement à un

auto-morphisme involutif de et on a le résultat évident:

C

2n_l (V)+ (comme sous-algèbre de

C2n(W)+)_~

+

=

{s

e: C

2n

(W)

1

T(S) =

s}.

Avant de procéder à'l'étude des représentations des groupes,

SPIN-C 2n-l, t) , revenons aux conclusions du théorème 1:

/

,

(32)

/ 1 ~"~ ... = --~,_ .. ,,~-V - - ... .",...~-.. .. _~~_~~~ ... _ _ _ ._' _ _ I11 .. _ _ _ • • _ _ - . . . _ . . _ _ _ _ _ _ 11 .... _ _ . . . . : . . . _ . . . ,

_n __

-25-a ' ~ + \ 0 La représentation fidele A : C 2n (W) ':':~ > End (H) se scinde \

en

d~ux

représentations, irréduct,ibles non-équivalent,es ' (A + ,H+)

1

(A-,H-) . / + • H- n-l

et avec d1ID H

=

d1m ~ 2, •

,

Pour. des raisons qui apparaitront par

Ra

suite, il est

'pré-..

férable de faire opérer les -représentations A+ \ et A- sur

• ' le

m~me

espade vectoriel (disons

H+).

A

cette

f~n

nous

intro-duis'ons le lemme suivant:

/

....

Lemme 6. Il existe un opérateur M € Aut CH,4l)

tel que: \

M

2 ~ (1)

=

l , O'oM

+

Ma

=

0 0 (2) MA(s}M = ACT(s» Vs cr C 2n (W) c

ornorphisrne involutif introduit dans\ s précédentes),

~; ,

Demonstration:

w+

l'espace propre correspondant à la

( ... , ' -Rappelon utilisé Cl) Posons: M M«() =, ieo ( (C1 oMO'o) (t) (2) MA(w)M( ~)

=

: =

l'involution J,' On peut, pour

simpli-+

e E: W •

la démonstration du théorème l, nous avons

comme modèle de H.

C

n (w+) + -en (W+) défini par:

où ~ E: C + M2 l évident,

n (W ).

=

est et

O'o(ieO'oC~»

=

-ie· ~

=

-M{O.

ieCuCieO + iC1~(ieE;) ·v), (en utilisant 1.4)

où w = u

œ

E(v} € W+

œ

W-

*

MAew)Meo =

=

(eue -1).(

)...~~

....

~.

1>

~'!"-".'- ,

(33)

<

1

i

t

, t

t

f

l

, \ \

\

;"''.u Finalement -26-" \ ~(ME;,Mn) :: ;\(ie~)e(ien» :: " )..U;6<n» :: 4>(~,n). J -À<e~e(n)e)

=

. \ c.q.f.d •

-M' anti'rcommute avec cr, \

_ 0 par conséquent elle échange 'les ~

espaces de ~epr~sentati~n H, + H- et permet d'exprimer .là

1 \

repr~sentation

(A-,H-)

i '

comme représentation sur H+.

, \ Notation: c 2n

ew)+

et '(rr-,H) + désignera le représentation (A

+

,H+) la représen~ation eMoA-oM~H+) de C 2nCW) . Evidemment: (n+ ,H) (n-,H) - IC(s)

=

n+(-rCs» Définition: sont inéqhivalentes + Vs E: C 2n (W) / de \ \ SPIN(2n-l,lC) ::: { s e C ( + 1 -1 2n_l V) sVs :: V et 6(s) :: l}.

Lemme '7: SPIN(2n-l,t)- est le sous-groupe de SPIN( 2n ,t)

l,

consituté par les éléments "invariants.par t, c'est-à-dire:

SPIN(2n,..l,t) :: fS''l!E: SPIN(2n,(C) 1 tes) :: s}

=

/

=

{s ,;;' SPINC2n,f) n+cs)

=

n-Cs)}.

\ ,

D~mons:tration:

v

et .,sont les sou,s-espaces propres de T

lcorrespondant ·aux valeurs propres -1 et +1 respectivement.

Soit s E SPIN(2n,(C) tel que n+($) ::: n-(s) :: n+CtCs»,

puisque svs \ -1 E: W et '[ svs ( -1 ):: St V S ( ) -1 :: -svs -1 E: V

'..,

d'oil {s E: se'JN(2n;(C) 1 T(S)

=

s} ~ SPIN(2n-l,Œ).

Inversement sVs -1 ::: V et 6(s)::: 1 zt, S E: SPIN(2n,4!).

Indiquons, sans entrer dans les détails, que la nature des

\

représentations des groupes réels. SPIN( 2n-l) et SPINCn-l,n)

~'~~~ r~77:;:--;;77~:-;. t'~,~~;:;.:.~::: .. ~::::",-: •. :-:-. -:::-:~.-:;-. :":-.:::::"--';ë, ~--:.=,-":::'_-:~:!"-':""'. ':""'. ~_.~_.'"'!'.~. '--"'-~(""'*,""',*'l!")~1"\'~SAttil"\EW;Il;\'Ij;F~"""''''''''!''l' •. -P,J;a"". ""'k ..., .... c j~ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ /' , i , f' 1 , ; . . . 1 1 "i C~L , , : , 1

(34)

i ! f ( ",

o

-27-se déterminent facilement

à

l'aide du théorème 3 et de son

f

corrolaire.

\

\

4. Parallélismes et Nombres de Cayley

Deux problèmes classiques, sans rapport apparent, se trouvent

,

l '

étroitetnent liés, lorsque formulés dans le context des algèbres c"

de Clifford. ,

, 1

Le premier posé et résol par A. ~urwitz [13,20] en 1898, se

réduit

à

aéterminer les tructures orthogonales, (W,~) qui

possèdent une structure d'algèbre normée, pas nécessairement

associative. C'est-à-dire':

Il existe une application bilinéaire

w

x W .... W, (x,y) ...,. x·y

\

tel que ~(xy ,xy)

=

~(x ,x) ~(y ,y) et il existe un élément neutre e € W, ex

=

xe

=

x.

Quand au second problème, il s'agit de déterminer le nombre

optimal de champs de vecteurs orthonormés et tangeants à la

sphère Sn [4] (n est nécessairement;, impair), et dont la

solution définitive ne fut donnée que vers 1960 [1,2]. Les deux

questions se formulent dans le context~ suivant:

Soient (W,~). (H,~) deux structures o;thogonales, qu'on

sup-posera complexes, les càs analogues pour le corps des nombres

réels ne seront étudiés que dans la mesure o~ ils 'présentent

un intérêt particulier. Indiquons cependant que la méthode et

l~s conclusions resteront sensiblement les mêmes pour les cas

réels' corresponda"nts •

\

\ ,1

Figure

TABLE  DES  MATIERES

Références

Documents relatifs

P = 3, et induisent deux corps K\ et ^2, cycliques de degré 6 sur Q, pour lesquels les éléments de Stickelberger sont donnés ci- dessous ; bien que ce ne soit pas nécessaire, en

des induites paraboliques de représentations essentiellement tempérées dont les éléments de Π φ G sont les sous-représentations de Langlands (dans cet article, nous utilisons

— Dans ce travail nous étudions certaines classes de fonctions qui contiennent en particulier les fonctions de type positif usuelles définies sur un groupe localement compact et

Toute utilisation commerciale ou impression systé- matique est constitutive d’une infraction pénale.. Toute copie ou impression de ce fi- chier doit contenir la présente mention

{Mn} étant une suite (S^), E u n ensemble donné de nombres positifs, C^M^est l'ensemble des fonctions presque périodiques dont les exposants de Fourier À sont tels que X ] € E, qui

D'une part, nous avons voulu établir une présentation et un système de notations uniques, couvrant tous les cas même en caractéristique 2 : elle fait apparaître tout groupe

Dans deux articles antérieurs ([5] et [6]), notés 1 et II par la suite), nous avons montré l'existence d'une donnée radidelle valuée, donc d'un immeuble de type affine, dans le

Eliminer les idéaux non réduits au moyen du lemme II... L'ensemble F^ des éléments réduits de l'idéal I