; , 1,-\ \
LE GROUPE EXCEPTIONNEL
G2
'par
@
Maurice ChayetMémoire présenté
à la
faculté des Etudes Avancéeset de la Recherche, en vue de l'obtention du grade
de Maître en Sciences.
Département
de,Mathématiques
Université McGill
Montréal
Québec,
, Mars 1981 Q4 } P" • \ i.+; ~ ;~:' JI? "{,~
it,y
,~' =,[ .. 01. , 'ri' f~ \~' ;',1. , '-
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.. "' ... -...,.----~~,~--_ ... -.,...--~ ... _-~-, ... ~--_..
_.-.
--....---LE
GROUPEEXCEPTIONNEL
par ;Maurice CÎ1ayet Résumé G . 2 •On ,déduit de la théorie de$ repré~ent~t~ons spinorielles,
tel que dévefée par C. Chevapey [10], .le principe de
tria~ité pour SOCS), l'existence des nombres d~ Cayley
ainsi que l'existe~ce de son groupe d'automorphismes G2,
comne faisant partie d'un seul et même phénomène. NoU's
avons simplifié cette théorie en ne considérant que le '\
cas des algèbres de Clifford [11] complexes, pour en
dé-duire les cas
r~els
particuliers, commec~nséquenc~s
:immédiates.
Deux rés~l tat,s nouveaux sont présent~8 dans èe mémoire
\ "
l'un d'eux est une description de G
2
qui ne dépend qued~, la donnée d'une certaine forme trilinéaire sur un espace
vectoriel en 7 dimensions,\et l'~utre est une descript~~n
de l'espace symétrique G2,2/S0(4).
Département 'de Mathématiques Université McGill Montréal, Québec \. \ • l. \ ,
"
Mat's 1981r
! ~ • i ~1.
,
t, \ .•
• +, .. -, - ... _~.-... ~-~-... ..,.., ... , .. -",,~~~-...-
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,LE GRO'UPE EXCEPTIONNF;L G 2
by
Maurice Chayet
Abstract
The principle of triality ~or, SO(8), the existence of
the Cayley'numb~rs and' the existence of its group of
-automorphisms, can be deduced as p~rt of the sarne phenomenon,
,
·from the theory spi~or representations as developed
by-\
.
c.
Chevaliey [10J. ~e have simplified this theoryconsider-ing only the case of comp.le", Clifford Algebras [Il] and
deducing particular real cases as immediate consequences. ,
.
Two new results are presented in this thesis report, one of
th~m is ~~e descrfption of G
2 which depends on1y on the ,
specification of a certain trilinear form on a 7 dimensional
veetop space 'and the other is an explicit de.scription ,of thé
, [ . Department of Mathematics McGill University Montreal, QUébec , , ,ii March 1981,
.
' / \.
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.
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, Il•
'06-
,.
. ,o
••
-TABLE DES MATIERES
lNTRODUC,TION , , CHAPITRE l 1-2. 3. Algèbres de Clifford
Les Groupes SPIN(2n)
Les
Grou~s~ SPIN(2~~1,~)
, " \ ' , 1 4. 5. \ \ Par-al1élismes et ,Nombres ~ Le:~~t"oupes .G 2, G2, e t a de Cayley G2,2 \ CHA? ITRE' I I
-',
1. Formes Trilinéaires' Non-Dégénérées
, )
2).
Al'gèbrès, de ZOI'n 3. Formes Réelles de CHAPITRE III 1. La Sphère S6 G~ 2 2. Les EspacésCHo~ogènes S+ ' 6S:'
,3. L'Espace S~métriqu~ G . ·/SO(·4)
2,2,
56
0
'!
et
4. L'Espace Symétrique Compact G
2/SO(4) , 5. Coordonnées BIBLIOGRAPHIE / sur , \ l'Espace H~pe'rbolique
..
, iii
, ,"',-."~ """j~.~."'.~"",;.~-i,""'-"!1"""i5F"".~~;J;'~44i~,}..,.,>;.;~ .... ~ ... 1"~;l.~.:ar:"":''''~_''_'":-. ':'-.~, ,"l"':':"~,.-~~ ... ~",""' •. - ' ."", .. -",,..,t~ !Ikfl':!:;_~.!'lr'J"~ _ _ _ ri"". _ _ _ _ _
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" " , ' l' INTRODUCTION~'\,
\\, \Lorsque nous avons enW:repris. ce travail'rnous nous ~tions
fixés le 'but dt expliciter, s'inon de comprendr,e, certain
1
,'-'
résuitats d'Analyse Ha'rgtonique qui seraient applfquables Jux
.
groupes simples exceptionnels. G2 , éta~:t) ,à la fois le groupe
, .
exceptionnel le moins encombrant est 'un eX,émple int~res1ant
~ \ '0;
'd"un groupe de rang 2, ~,emblait, et semb).e 'encore, êtrEf le"
càndidat tout désigné.
La prem1ère représentation de 8
2
s
;
remonte aux travau;k de \
E. Cartan [7] et F. Engel [15]. Quo,i qu'il en,soit,' G2 est
le ,plus fréquemment décrit comme le groupe 'd'automorphismes
'du corps' non-associatif' de nombres découvert par A. Cayley en
1.845 [9]. Le c~actè~,e\ accidentel des nombi:-es de Cayley a
cer~ainemen t été mis, en évidence par Hurwitz [20], qui a
dé-.
.montré que! 1,2,4- et 8 étaient les seules dimen~ions pour
les-'qu'elles
il\
exi~."te
çIes multiplicationsno~ées p~'~
une forme'v~ 1
qu'âdratique. Le p~oblème a été repris par Dickson (13) qui'
,>
relié le théorème de HUI'wit'z à la détermination des algèbres
1\
1
,1
1
de Cayley. PaI'a~lèlement à ces d~velopp~ents,
w.
K. Clifford i[12] a, introduit la classe d: algèbres, aujourd 1 hui connues' sous
1
. \
ce même nom et dorit l' histoirè mouvementée qui pass~, de l'oubli
à
la, redécouverte, aboutit~
1935à
la formulation par \, ,
Brauer et H. Weyl [6] de la th~oI'ie des représentations
.. spinoriel~es. CI e~t finalement, C. Chevalley [10] qui a déduit
le principe de trialité et la constructirÎt des algèbres de
1
Cayley-Dickson, dé' la théori-e des r'eprésentations spinorielles.
iv
(
• , " " ' , '.
-~---~ -,~ ... "'~'..,...,... .. ..:-'"l'""""r,.:" ... '''~ ',- .. ~ ... -""' ... -.~ ~ ... ".. .... __ ~..-__ '" ... _~ ... ___ ~. _ _ .. _Nous traitons de Itoutes ces qU'estions dans le premier> chapitre, ,
\ 0
dont l'avantage est, nous le croyons, d!avoir donn~ une ap~ro'che
unifiée. ,En utilisant. la 'notion\de conjugaison c'omplexe, nous
avèns r~duit 1( prQblème de la classification ,des représentations
,spinorielles (rEelles ou complexe~) au' problème de
classifica-~
"
.tion des représentations spinorielles des algèbres complexes "en
dimension-paire. tious avons également voulu i?diquer clair~ent
/ ' -, '\
les liens entre: l'existence de G2,..,. le p;r'inbipe ~e trialité
et Ir existepce des -algèbres de Cayley:"DicKson. (Théopème 5\).
Le point de vue adopté au second chapitre est tout
à
faitnouveau; en effet, ce qui caractErise 1e,8 diver>ses descr:iptions
, .,., ...
de G
2 rencontrees dans la littérature sur le slij et, 'es;t là,
double exigen~ce pour les t~nSform:ations G2 de pr~server
smul tanément une mul tipli,cat . on 'et û'ne, forme quadratique. \ Cela
n'est pas nêcessa,ire, G2 est déteri:p.iné p'ar la donn~e d'une ,
certaine classe de formes' tril in\êaires 'alternées sur un espac e
.
,vectoriel en 7 dimensions. Nous croyons avoir eu ce
sens
r~-jo~t le point de yue de la g~ométrie mod'erne tel qu'on la
conçoit pour 1es-groupes class,iquès [IJ. '
, .
Nous avons décrit au troisième chapitre quelques espaces
homo-g~es de G2, mais nous avons surtout insisté sur la descrip-"tion de l'espace symétrique G
2 2 /SO( ... ),
en
ut ilisant les notions" ' <
dl involut ion et de disque de Poincar~ généralisé, -tel qu'elles
ont d~jà étés exposées I?ar C. Herz [17]. Le but ultérieur des
résultat.s exposés, dans ce dernier chapitre est, nous l'espero,ns,
de permettre d' eÎïtrep~e~~re le proj et ,initial a~c les outils"
..
'" qui' conviennent.v
, ' " '. '.' .~) ,
'1:
1 ",""....
)
1 " \. \ " ' " , / ' " \ , ... ~-, .... ,..,... .... ~~_ ... _ .. __ ;-'...-.l.~ ... .-... .. _"'~ ... ~,,-L..., ... _ _ _ _ ... _ _ _ _ ~ .... _ "'_". _ _ _ _.
, , , , ,.
.
Nous p~io~s l'~ventuel 'lecteuF
les explicatiohs détaillées des
> ' '
de nous excuser d tavoir omis
1.
'1" é ..
, ' \recours à ce procédé afin de n~
\
n01at~ons 'ut~ l.S es, on a eu
pa~
comprom,ettre leV~lum.e
d'untexte déjà fort long • . '
Je profite de cett-e occasion,: po~rar" exprimer ma très grande
reconnaissancQ à Carl He1?z,' qui
f
ses enseignements précieux,\'
et, son su:pport constant a permis que j f entreprenne
èt
que je\ • ) , 'j
m'Fe
à
terme ce projet. Sur hi d'autres points, je lui suis1 l , '
r'edev~ble. Grace a ses s~ggestil'n6 certaines idées et
démon-strations maladroites. ont Ifait
11ac~
à
des améiioratioru; et~
des
d~onst,.ation·s
plus cJrteSj et:lUS
estMtiques,su~tout
en ce qui concerne le cha;ktrejII.,
Je\'I'e!:l.eI'cie '~gal~ent Mme. E. Massa qui a, dact,Ylographié ce
texte, dans des
1
exemplairè. \
,1
,
.
" '
conditions difficiles et avec \ un dévouement
'/
, i
1 , 1 1vi
\ / . , ! \, \/1
1 : 1 1 , 1 1 .: _1l ' 1 1 r " 1 J ,
/
/
(
CHAPITRE l ~EPRESENTATIONS SPINOR~ELLES'Il existe parmi les représentations fondamentalesl des groupes
orthogonaux de la série D' une pa~re . ,
n , n
+ '- qU'onn' n ;i!: 2,
1
/ /
associe ésentation m.j:nimale du revêtement universel" de
SO(2n).
On se ' ornera le présent exposé à l'étude .de ces
représen-ites spinorielles [6,10], des groupes orthonogaux
..
.
,
our les corps IR et', Œ •
..
,
donnee s'inspire des methodes utilisées par
C.
[lOJ, cependant l'avantage de permettre l'étude
des groupes: SO(2n,~), SO(2n) et SOo(n,n).
Comme on ura l'occasion dfr le constater, les représentations
es de SO(2n)
sont'~n
2n-1 dimensions, ce que pour~
SO(8) a des conséquenèes intéréssantes, puisqu'il en
découle 'existence de trois représentations inéquivalentes
~
ons et donne un
sen~
concret au principe detria1it~2-,-., 1
1
On dédu de ce dernier accident numérique, l' existence d~s
\
/
Cayley [29,9], dont 'le groupe d'automorphismes ;G
2 y. appar Ltra comme le groupe commun aux trois représentat,:lons de
1
(no n
n+
nn-).
-,
t
'anneau des représentations d~ dimensions finie d'un groupe
imp1e de rang k est engendré par une famille de k
repré-sent~tions dites fondamentales [32J.
est le seul parmi les groupes simples qu~ pos ède un
groupe d'automolI'phismes externes non-conunu'tatif. En
l'occuro-rence S3 le groupe des p mutations de Itr0is lett es;
l'
J
l-I
1
"'.
-0,
... 2-1. Algèbres de Clifford nSoit W une espace vectoriel' complexe de dimension finie.,
L'a~gèbre tensorielle sur W- [11], est l'algèbre associative
k)
à élément unité T(W), qui satisfait à la propriété universelle
suivante:
(a) I l existe une injection
l ~ image engendre T (W).
aire l W"',T(W), d6nt
(h) Toute application' linéaire R W ... A où A est une
"
algèbre associative
à
él unité, admet une et une seule,.
extension R : TeW) ... A, a un homomorphisme d' al~èbres.
Definition. Soit W un espace vectoriel compleXe (r~sp.,
réel), on dit que W· est muni d'une structure orthogonale
.
complexe (resp. réelle)
t,
lorsque ~ est une fOI'lllebi-linéaire symét:rique non-dégénéroée à valeurs complexes
(resp. réelles).
Soit (W,t) une structure orthogonale, on l'peut construire une
classe d'algèhroes universelles, appelées algèbres de Clifford
[-lI], se~on le pIlocéd~ suivant:
Désignons par I(W,~) l'idéal bilatère de T<W) engendré par
les éléments de la forme:
Alors l'algèbre de Cliffora C(W,~)
=
T(W)/I(W,t) est l'algèbreuniverselle po~r les propriétés \suivantes:
'. , \ c' , - ' , l'" 1 i !.
.
" J -f, î ,\ 1l'
o(
, 0 D , / .. J " , > • " / ~/~ .... ·_<-o'_-:...,...,~~-...~ ... ""...-.J ... ~JI!"~~ ... *lJilI _ _ _ '_._ .... 'l/<IIi .... iIo._ ... _ ... _.,If_.'-. ... â,...;.., _ _ _ _ _ _ _ ... _ ..
, ,
"
o
(a) Il existe 'une inj e'ction 'linéaire !,: W ..,. C(W',t), dont
l'image .(qu,'on identifie
à
W par conveh~io~) engerrdr;(h) Toute application 'linéaire. R :, W
""A;
~ù Ji est une\
algèbre as~ociative ,à éléni~nt unité, et qui vérifie:
2 _ '
(R (w) ) ,~-
-t
(w , w ) lA pour tout Vl '( W,admet un et un seul prolongement à un )o~omoI'Phis~'
'. " ,.. dt algèbres R C(.W,t) ... A. ,
w ••
, "Il ne sera pas néqessaire par la suite de spécifier la structure
orthogonale t,sur W. Lorsque le cont~te sera clair" nous
,
écrirons pâr abus de langage' Cdim(W) (W,),
l'algèbre de Clifford C(W,4I).
, ,
Définition.", Soit (W,t)~ûn~,structure orthonal.e" un
opérateur sesquilinéaire 'Y' sur' W, est di,t, conjugaison
,
complexe hermiti(3nn~~ st i l sat'isfa:rt aux ~ondition8:
~ ~
c " ; 0
, '
et
..
~ l~ "Mentionno~s
que èeis ,deux conditions nous a.~su~entq,ue. -la,
·formeOn d~ra, <le plus, qu rune
-~7t·~" l' ' , .
-,\'] <wl'w2>
=
.t(~1''Y(W2»
esth~,~itienne.
,conjugaison hermitienne y est poai.tivslorsque
"
<w',w>'
= .
~H~,
y(wH
~
O.quelque~
fioitW ,(
We .....
, , ,
Remar'quons'
qu
tu:qe conjugaison complexe ,hermitienne, y, " ,,(1
sur
•
" '(w ,~) conserve l' id~al T(W) , et a<;1met d'e ce ;ait
une extendon naturëlle à
un~ conjug~-ison c~mpiexe
sur C(W) ,..
, qui conserve la multiplication ... , ' I~' 1 ~
, , '/
1,,,\ , 'tli':;' 1 • , , '
"
:"
t'
.'.
CF
.'
, '1· , . 1 i-
\ Nous -~~-,---...---._~---,~-.... _._._ .. _ .. ---..._~p _1 ... " .... ' .... = ..-4-\
Définition. Une involution de" \(W,~) est la donnée d'un
operateur J € Aut(W,~), (le groupe des opérateu~s qui
laissent la forme
~
invariante), tel que J2'=
1. Side plus (W,~)v possède une conjuga~son hermitienne y,
on dit que
J
est réel~e pour y ~si J'Y=
yJ.
utiliserons le cas particuliero suivant: Soit W un-espace
vectoriel de dimension paire, il existe une involution
J • Ali t (W. t ) qu i . est r<ée100\U'
~
e conjugaison hermitienn~
", donnée y, e.t tel que les' espaces. propres de J:
'. \ 0
'w+
=
,{w .€w
1
J(w) :: w} et W-=
{w é W 1 d(w) =" -w.} s'Oient deJIl~e dimension.
"
Dans ces conditions, on peut démontrer, qu'il existe une
iso-. iso-. iso-. ... . , , + "
-,metr1e qU1 echange les espaces propres·
W , W ;
c'est à dire"
E E Au t (W , il> ) tel qu e : E2::: ,l, EJ + JE
=
0 etL~e!l. Soit ·(W,~~ une stru~ture orthogonale et C(W)
ltal~~bre
deCliffbrra~ociée,
];·1'~.iste .~ur
C(-W): (a). Un autàmorphisme involutif (0'2=
1), . qui est"il 0 /~ t ' ~
·"A!Îl.ti.~em:ent déterminé' par la 'condition" O'(w) :: -w
• l • ":'pour .w·
.
,,€ .\'i •
" , 1.'
- .. .. ~ ...,Ch")' ,Un anti;;a\Ï:t:QJD.orPhisme involutif 8, entièrement
l' • ' ' ' , ~( "
d,teI'lIlipé.
par la conditione
(w) :: 'w, lorsque w € W •, \1 <1 J ~ ; , " , • ' " ~ "t~ , . . t ' ~ ,a"\! '.
'
/' ,.
,.
, , -hermitienne , ' ".
, ,,~ ( o , , ,.
:!S El _ . 0 :-'1
~,. ~\ , , 1 11 .;
l,·
t
1
i'
., , \ ~ T ~t<-j~>~ ... ",~ .... ,.., ___ ~ -...-. ... - . \ ~._,. ~ _ ~ .. "'~"""'_-.~.. 1 iiiIl'\iINI • • Ili _ _ _ _ _ _ ' _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ . _ ...c
~~
c 5-L'existence de (J et
e
se déd.uit imméâiatement de làpro-priété universelle de l'algèbre C(W) :
Dans le premier ca.s () : W -1- C(W) définie par o(w)
=
-w '. admetune extension a un ... homomorphisme injectif avec 02
=
l , et dansle second
a
où
C(W)~ est l'algèbre opposée \.
à
C(W) Ca le b
=
ba Va,b € C(W»,. s'étend "-a un isomorphismee
.
.
C(W) -1- C(W)" avece
2:: I.
~,
Soi t W un esp'ace vectoriel de dimension m et ~. une
struc,-ture orthogonale sur W. Si est unEL base
t-orthonormée de' W~ les relations dans TeW) qui déterminent
l'atgèbre quotient Cm(W) peuvent se résumer aux identités
suivru.'"ltes:
1.2 -1 si i
=
\ 1,2) ••. ,m et e.e.+~.ei= lo J J 0
si
i # jLes éléments el E- C~ (W) ou ... l ;;: {il.' i 2 ,· •• , ik},
il < i2 < • • • < ik et el
=
e . • -e. •.
..
• e. , forment uneloI loZ lok
ba~~ de,!' algèbre Cm (W), de sorte que: dim Cm(W)
=
2m•On peut faire les observations additione~les suivantes:
peut s'écrire comme' unef somme directe des sous-espaces
\ ,
engendrés par les el aVec'
1
Il . = le, 0s
'ks m,
cequi lui confère une structure d'algèbre ~-g:l'adu~e invariante
il
par 1 taction de l'automorphisme principal a et l '
anti-auto-mOJ:"phisme
e •
Lemme 2. Soit (W,~) une structure oJ:'thogonale. -Soft
~~(W) l t algèbre associ~e et \
a
l'anti-involution princ1-pale du lemme ,1. , 1 1 1 .',
,--- "----~ - ~ .--... ~".- "--"~_"'.)"' _ _ _ "'_f~~ _ _ ", __ .,.,,~_._"_. __ . _ .... - - -_ _ _ _ _li._ ... , ._. ,._. _
...
1"'_' , "-6-La forme linéairê }.. : Cm (W) ,;~ C, qui associe
à
tout'élément s E' Cm (W) sa composante homogène de degré -0,
-"
" détermine une stlX'ucture orthogonale s~r Cm(W), ee1on:
"Démonstration,: On a par définitio.p de À: s16(s2)= À(s16(s2»+t
où t E Cm (W) est un élément de degré ~ 1. Or
e
conserve ledegré
.
dl homogènei té de sorte que:8
26(Sl)
=
}..(s16(s2»-1+ 6(t) :; B(>sl's2)-1+ Set)=
B(82,sl)·1+ set)~
dl où la conclusion que B est symétrique.
Soit
si deux multi-indices
une base ~-orthonormée de W, on voit que
I,J c {1,2, ... , m} sont distinctslla.lors
BCeI,eJ )
=
Finalement
O.
,
BC· , .) ne
peX
être dégénérée, car si\
\
l (c,.~.f.d~
f;-/ ' ~.-' '" ...
, \ '
Lemme 3. Soit (W,~) une structure orthogoI1511e
(complexe) et y une conjugaison hermitienne positive
\
sur (W, ~) , i l
existe
(a) yez) ,= z a(z} =
m(m+l) (b) z2
=
(-1) 2 Z f Cm CW) (_l)m~ et tel que: m(m-.l) B(z)=
(-1) 2• z
(c) z commute avec W si m. r est impair et' anti-commute
avec W _
si
m est pair:,
\
"'1 1
.
1 r 1 " \,..,\ 1"1 " " " ., " 'th r ~ ~~ r' ,"
~ J, " 1" " 't.,;-\'
'< t, ~ f 1 "i
f- \ !i
~t
i
i
\C
'. _ _ _ i • . . -. . . " . . , . . . - . . . . . . . ~ _ _ _ _ . . . ~ _ _ ~"'*"'-_~_._______ ...
_~_... _. __ ._. _
...
* •• _ .. _ .. _._ •• __-7-Démonstration: Rappelons qu'une conjugaison complexe su~ un
espace vectoriel W permet d'écrire W
=
Wy (!) ,r:iï. Wy oùW'Y est le sous-espace réfJZ<:i de W stable pour la conjugaison y.
Puisque y est de plus hermitienne positive, en a >lue (W Y, ~)
est une structure orthogonale réelZe 'et même positive. Soit
el' e2 , · · · , ~ uhe base ~-orthonormée pour
devient une base ~-orthonormée pour (W,~),
I l suffit alors de poser z
=
e °e • 1 ·2'Y(Z)
=
z et a(Z) = (-1) m z. aVec m (e.). 1.
~ ~= y(e.)=
e.! ~ ~ évidemmentD'après le lemme l, 6(z):eoe 0
m
m-l .•. • el' si on utilise mem-l)la relation 1. 2 on en arrive
à
écrire e(z) :: (-1) 2 oz, eneffectuant des permutations cycliques des termes du produit
D'autre part 9n a que z6(z)
=
(:1·e2•••• .~).(~.em_l· ... ·el) ::,
,
:: (_l)m, et qui peut ~ga,lem~'t
s'
~crirem(m-l) 2
(-1) 2 •
z ,
Finalement pour
, m~l
wz
=
-(-1) zwd~où la conclusion Cb) du lemme.
1 :S
i-~
m on a: eiz:: (-l)'m-l)zei'\
quelque soit.
w.
et donc c.q.f.d.
Sauf 'mention expresse du' contraire, les hypothèses et notations utilisées dans la suite seront les suivantes:
,
West un espace vectoriel complexe de dimension paire
=
2n,muni d'une structure orthogonale ~ et d' une conjugaison
hermitienne, positive y.,
J est une involution de la structure orthogonale JW,~)
- "
...
qui satisfait a: trac e ( J ) :: 0 , Jy ::
yJ
et E une seconde/ \ ': " ' '~.~~" ,~~ ~~,~;,~:~·~ao\..à,-:::":,.,,.('1L.t±.::'.Sk.:.~.; .. _ ... ~!
(
\i
t,
1
1
o
-8-(
involution orthogonale qui échange les espaces ppopres W+, W- / \
de J, de telle sorte que
yE
=
Ey
et JE+
EJ=-
o.
(Parextension de
E
et J on peut supposer qu'il stag~td'auto-morphismes de C
2n (W» •
a et
e
sont re~pectivement: l'automorphisme de paritéet l' anti-a:utomorphisme principal, dont.{,arle le lemme '1.
Les propriétés élémentaires des algèbres Cm (W), tel que'nous
venons de les exposer, conduisent directement à' la
classifica-tion des représentaclassifica-tions de ces derriières ~
Théorème 1. Soit H un espace vectoriel complexe de
dimension 2n muni d'une structure orthogonale
A
~, i l
existe sur H:
'"
(A) Une conjugaison hermitienne
\
pour (H,~).
A-(B)' Une involution Cf
O d-e (H,CP), réelle pour Yo'
tel que
la
conjugaison complexe " 0 : : YoCJo :: 0'0 Yo'(C)
A
(D)
,.
,soit hermitienne et positive pour'
Œ,CP).
Un opérateur Jo vérifiant
J2
0 =Jo Yo
=
yoJo ' ,a
0 0 J :: (-l)nJo"o et'"
(_l)n ~(u,v)cpeJoU,Jov)
=
Une représentat'ion fidèle tel que: quelque , n(n+l) (-1) 2 -l, soient
u,v (
H.(1) ou "- v =Jy:: yJ, est une
conjugaison hermitienne qe (W,t).
1 _
; - C
"t,·
t
l ~.; 'r_ ,-,'"
~ ., '; ~ ï. i ifj ~..
;:1o
.
, \_ M -~ . . . . ~ . . . . ,--"--I""' ... oL.~ ... \...."..,... ..
.
~ ... 1'I'..,~~'I\Ol~,...~""""'-,~~"':o( .. ~ .... II9!I!*"';It . . . ~~ rf.1I'l! '!Np l _ _ 4!lW!1 Wb "'iL,; ~.fI"'lt;l.:W:.UJ!l'"if.i'_~_Wi ,-9--
... (2 ) J OAA(~ )J~l
=
A (J (s» ~ S E C 2n'(W). "...
(3 ) C1 oA(s)C1o " = k(C1(S»,
S tE: C~n (W).A(s)t
= A(Je(s»
où. Atd~signe
letransp~sê
de l ' op'érateur
,<"
A relativement à la structlœe
"
orthogonale
1f.
Démonstratj.<m,: .Soi t J ~e inyolution de (W, ~) . tel que
trace(J)
=
0 et )'J~ = Jy. Le théorème s'établit facilementV
lorsqu'on prend pour modèle de l'espace vectoriel H; . la
sous-,1
algèbre en (W+) de C
2n (W) ~ ou "
w+
est 1 t espace propre de\
,-corre sp ondant à la valeur propre +1.
, (A)
CB)
Soient: Bo (',.) la structure orthogonale associée
à
l'algèbre C
n (W+) par le lemme 2 (jouant le rôle de
~)
et )'0 la restriction de y, à l.;t spus-algèbre en (W+).
On voit que Bo (Yo(sl)'Yo(s2»
=
À(Yo(sl)·So(yo(s2») =\
= À(YO(slB o (s2») c: À(sIBo(~2»
=
Bo (sl,s2) d'où 1'0est hennitienne pour Bo(e,e).
t...,.
, ..:;t.
l'automorphisme de parité associé à Cn(W+)
,
Soit
1 •
J
va
,=
C1o Yo
=
YoGa est une ~onjugaison complexe hermitienpépour BoCe ,.), puisque G
q tE:
Aut(Cn(W+),B~)
et \Bo(",~(sl);vO(s2» :: Bo (Yo(sl)'Yo(s2»
=
Bo,(sl's2)~
(".-Elle est
d~
plus positive d'aprèsleïC~19ul
suivant:J B (s,v (s).)
=
À,('V (s)6 0 (s», si on pose s=
l
(lrer
a 0 0 \r
on a: et donc 1 l'CC)
CD)
Soit Zo € C
n (W+) l'élément déçrit par le lemme 3 et
. t
posons Jo(s)
=
sZo pout' 5 ( Cn(W ).n(n+ 1)
Evidemment
J~(s):: sz~ ::
(-1) 2 ·s d'où2 n (n+l)
J ...
=
(-1) 2 . I . D'autt'e pat't (1 J (s) : '0' (si"",,:... 0 0 0 0" 1)
:: ao(s)(-l!n~o = <-l)nJo (1o{s) et Bo
eJ
o (sl),JoCs2
»
== À(s
lzoEHs2zq
»
= Hs1zo6(zo)6(s2» :: '(-1)nÀ,(6le<s2'» ::= i.t-l)nBo (61'8
2), _...-1
~
+
Soit E l'isométrie qui échange les espaces W
tout w € W s'écrit d'une et d'une seule façon:
'W !; U al B(v) où U,V €. W • +
" Posons: A: W -t-~End(C~(W+» défÎ1)ie ,par:
,
1.4-
A (w) ( s) :: us + 1-1 C1 (s) v où w:: u III E (v ) • a o A. satisfai tà
la pt'opriét~ ACw)2(s) : u(us+r-I°
0 (s)v)=
(u 2+v 2)s:= (u 2+E(v)2).s=
ul').iverselle 1.1 c' est-à-di.;r'e: : -+.,r:r(
a (u) <1 (s)+ 1-1 SO'Cv»·v
= o 0 0 w2.s=
-tew,w)·s./
A admet de ce fa.it un prolongement
à
un \~omomprphisme d' al~gèbres,
.
Mentionnons ,que C2n (W) est Une algèbre simple [5
J
et ,puisque \ \• d'une part' A '1. 0 et: d' autre part dim C
2n
~w)
':'dimEn~
(en (w+~)=
2·2n,
''''on conclue que A
es~
en faitUn
isom.orphismE7d'a1gèbt'e~.
1,2.,3 et 4 s'obtiennent' dit'ectement de la' formule
~. ~
\tenant compte du fait que toutes les structures orthogonales sur'
les. espaces v~toriels compLexes de même dimensions sOnt
'\
-\
'., 1 ~_ • '-~"'i;' , '1}' f.~..i _
\
(~
l 'c)
Q " \ ... -... _-\"~ "!_ ... ~-~ ~--.~""~--_ .. _ - - -... .,,...,..._. - - _ . " " ___ •• ,,,. !kt -11-, . / / \ \équj.valentes, on en arrive à traduire les conclusions obtenues
+ ~
lJ.?ur
(Cn(W ),Bo) eri de conclusions équivalentes pour (H,4».c.q.f.d.
"If
2. Les' Groupes SPIN (2n)
Soit G le groupe des éléments inversibles de C2n(W) qui
satisfait à la condition suivante;
ssi
G contient deux sous-groupes réel assoc}-es aux conjugaisons
.
,complexes y et v = yJ = Jy. (Les notation~ du
#1
sont enGY SV
.!-.... ·--I
vigeur):
=
{s e G y(s) ::: s} et = {s tE Gl
\I(s)=
s}.,
Lemme 4. Soit s tE G, 6(s)
=
s,S(s) est homogène dedegré 0 et l'application !J. : G -1- le • '1 est un caractère
du groupe
G.
Soient seG e;t WEW, ona: S -1 WB = W' E W
Soit
dire ws = sw', lorsqu'on applique
e:
\....
=
sW,'e(s)'" à(s)w'= wsees) .. à(s)w:iwf.(s)w E, W. Puisque ~ engendre C
2n eW), A(s) doit
centre ZeC
2n(W» de l'algèbre C, n 2 (W); qui comme
·l'avons déjà met:ttionné, se réduit à une copie du corps des
complexés 4:.
=
sls26Cs2)e(sl)\.slà(s2)6Csl)=
âCs1
)à(s2).,..', \
-q.c.f.d.
e
la sous-algèbre constitu-ée par 'les éléments paires
/ 'w_
, ;
\
:
.,
",
\
c)
,"\< .... )" . . . . ~II\I' ... ~lo''''''''' ... ~...:t'''''., ''l'If~ .... ~~--<rr ... 'l~~··rr+~~'IIII!f(o~~ft~5(I 41. ~~..". ~ ... "' . . lII_*.AOOO!itllllllllf"'.1 ""'''' ,1!IItI • • IIII!$OI!!U,I!lIIIMI _ _ tftAlIlI'flllllll1lWlf('!lLU
-lt-\
.
de ~2n (W), (:)' est-à-dire le sous'-espace de .. C2n (W) invariant
pour l'automorphisme de parité cr~ On associe au groupe
G+ ':
C2n(W)~
n G troisrepré~entations
(no,w),~A+,H+)
et(A -,H-) d e d" l.menSl.ons. respec l.ves t " ' 2n, 2n-l et 2n-l, conune suit:
1)
(Ro,W) est la représentation dite régulière et définie par:
2.2 = sws -1 ou " S € G . et ' + W E W. W1 w2 + w2wl
= -
241 (wl'w2 ) , wl'*2
E: W donne: o 0 ' \ 0°
(n
(s)(wl»(R (s)(w 2)) ,;(n
(s){w2»)(n
(s)(wl»
.. - 2if1(IIO(S)Wl'~(S)W2)\= -. H(w 1 ,w2)d'où le fàit que nO(s) E Aut(W,t).
,1
Il résulte du thé.orème l{
~ + ao
A : CZn(W) ~> End( (H)
l'existence d'un isomorphisme,
où End:o(H) est la
sOUS-alg~bre
des operateurs
~ur
H
quicommu\~nt
avec l'involutiona
o
•
On a donc une d'composition en, so~e directe orthogonale
l + "'~
~~
H
=
H
$H-
et une décomposition corr&$Pondante pourAj
A
=
A+
$A-,
de sorte que les restrictions deA+,
A~ au;P
groupe G+,
constituen~
une paire de représentations de mêmedimension 2 n-l .
D~finition: SPIN(2n,t),. SPIN(2n) désignent les sous-groupes de G+,
~SPIN(n,n)'
G
Y~t GV :.+ e +
r~spec~1ve-'ment~ qui satisfont_à la condition supplémentaire • 1 à(8)
=
8 • Ses)=
1. 1 1 \ \ i 1! ~ 1
(
,.
,.
2.3 où -13-,.
"Définition:'Soit W un espace vectoriel complexe de
dimension m et tune st?=,ucture ort~ogonale ,sur, W.
'On dit qu'une forme de volume west" compatible ,avec
la structure orthpgonale (W,~) ssi:
tu désigne la forme linéaire
L'existence d'une telle forme de volume !il est évidente.
,
(Il suffit de considérer le déte~minant exprimé en cOdrdonnées
relatives à une base t-orthonorrnée de
W).
Soitune.base ~-orthonormée de
'W,
on a(d'après ~) d'où ce qui: signifie
qu'une forme de volume w sur
W
compatible avec t n'estdéterminée qu'au signe près. Cette situation peut s'expliquer par le fait qu'une forme de volume w déterminè une
orienta-"tion de l'espace vectpriel. •
Soi~
AuteW)
le groupe des opé~ateurs inversibles deW,
on1
lui associe une représentation Ituniverstüle Il sur l Valgèbre des
fot'~
(Ultilinéaires '(Tco(W»*
selon:cr " -1 l
f (UI'U2)"'\~Ul<)'
=
fCa (ul)'.~')a-
Cuk»
où f est une k-forme et cr! Aut(W) .•
Dans le cas qui nous intéresse wO est un multiple non-nul de w et on pose: \ , , , 1 ,
..
,•
j
t
1
t1
C,'
\i
1 1 • -l~-2.4 <~Lorsqu r on applique <1 à la relati~n '2.3 on _.::_
(~
)0 A(~
)0 1\ • • • 1\(~um)'O
= (Il ul ' ... ,
Um)[d~t(a)]-l
• 1.1) ul . u2
ou encore:
'En particulier a ~ ~ut(W,~)\. ~a
=
~ d'où on a quew(<1(u
1), ... , O(Um»(JJ
=
(d~t(a»
-lw(u1, ... , Um1)W de sOI"te qued~t(a}~
=,1 si <1~ Aut(~,~).
C'est un fait connu que la composante connexe de
Aut(W,~) ~ O(2n,() est le sous-groupe Aut(W,~,w)
=
SO{2n,œ)où !Il est une forme de volume compatible avec ~.
/ I!L . . . 1 1 1 1 1 1 l ' 1 1
n'e la même façon, si y est une conjugaisbn complexe hermetienn4
pOBi.tive~ Ault(W,~,!Il)Y '; SO(2n) - est la compdsante connexe
Aut(W,~)Y ~ O(2n). Il n'est cependant pas vraie
que-Aut(W,~,(JJ)V ; SO(n,n) soit la composante conneke de
de
'V
Aut(W,~) ~ O(n,n)., Pour s'en convaincre i l suffit d'observer
que l'espace
~omog~~e
SO(n,n)/SCO(n) x O(n» °est connexe,alor~ que 'SeOCn) x O(ni) ne l'est pas.
\ .
Th~or~me 2. Le groupe SPIN(2n,G:) (respectivement
1 \ w
$oPIN( 2n) t resp. SPIN(n ,n» es·t le rev@tement universel
du
groupe Aut(W, t ,1.1), (resp.v ~uto(W,t,w) ).
Remar~ue: AutoC ) d~signera,toujours ,la composant connexe
du groupe co~sid~ré.
(
()
-~~,--_.,.---_._.~"_._"
__ .._.,_~_.*_e._'
__
-15-Démonstration: Nous avo s déjà constaté le r~it ,que
rro(G) s:: Aut{W,<lI) , en ré lité on a les relation~:
nOCG) = Aut(W,<lI) et nO(G+) = rro(SPjN(2n,œ» = Auto(W,~).
En
effet soit T E Aut(W,~), d'après le cél~bre théorème ~eCartan-Dieudonné [14,25]' i l existe des vecteurs unitaires,
( <li (u , u)
=
l), ul' • , " u k '[=s 08 0 .. , 0 8 u l "' u2~· uk tel que 0 ~ k s 2n et où S (w)=
w _ 2~(w,u) u ~(u,u) • u estune symétrie par rapport au plan perpendiculaire à u (c'est
une opération bien définie lorsque u est non-isotrope).
"
Une telle symétrie S s'exprime simplement dans l'algèbre
"U C 2n (W) : si o(u,u) ~ 0 on a: U -1 -- <l/(u,u) -u et \ 2<l/(w, u) 'l)u-l = - [w -1
uwu
= (-
wu
-\ 2<l1(u,w) ] S ( ) t{u,u)'U= -
,u w • Posons: s=
ul • u2' ••• • uk E: C 2n (W).on a: sws-l
=
(-l,kT(w) où k=
degré d'homogénéité deIl se présente deux situations: 1
1er Cas: k lest pair et nO(s)
=
l'élément dont parle-le 'lemme 3.
puisque A(z)
=
z"S(z) = (_1)2n=
Z E: SPIN,(2n,G:) 0 0 ) JI (sz). = II .(zs / ainsi que :; 1'. -t. Soit z € C 2n(W) z anticommute avec W et l on doit avoir d'où on a: \ s.-, 2~me èas: k est pair et alors T
=
nOCs) établissant ainsir la surjectivité de nO,
Précisons qu'il est i~possible d'écrire, t E Aut(W,<lI) de
deux façons; T : .noCs1)
=
nOCs2z) oùSI'
s2 sont de parit~
-,-\
, "
I
1
\
1
•
r
... 1 ... ' r .... • _ .... t<~~l..., _ _ ... _~T.N~I"""" _ _ ~ _ _ • _ _ _ _'._._n_ ..
r_. _
...
_3lIM' .... __ • _ _ _ _ ,_ ... t~_1'f J '-16-différente, car=
{s ( G SWS -1 :: W ~ V Wt E W} ;: G n'*
où
Œ • '1 est le groupe multiplicatif de n?mbres complexes.Si tel €t~it le cas, on aurait S2Z\ XS
1
•
"\
deg(sl) pair et 'deg( s2~. impalr, . ce qui
'1
(Lè 'degré de z est pair).
Soit maintenant T E Aut(W,t,Ul), T
=
S 0u1
où À E: <t\{O} avec
est impos S ible •
s
o . •• 0 Su2 ~
=
puisque dét('t:)
=
:1.=
~
dét(S )=
i,=l uk
k doit être pair, d'où le fait que
nO(SPIN<2n,t») ::
Aut(W,4l-=:~)
et à pIus forterais~n~
°
II (G +) =
p,.u
t (W , ~ ,111) •L~ restriction de nO au groupe SPIN(2n,Œ> a pour noyeau:
Ker,C nO) =
V.
Eœ'*
1 À~
= l}=
{±l} ';: Z2'On voit que
SPIN(in~œ~/z2 ~ Au~'(W,t,lJl).
SPIN(2n,G!) estconnexe par les a~cs; cela est une conséquence imm~diate du
fait qu'il existe. un chemin qui relie +1 et -1:
Soit St
=
Cos(nt)-1,+
Sin(Ht)el oe2 0
s
t ~ 1où e1,e2
~
W vérifient: ei=
e~
=
-1 et e1e2 + e2el :: O •(On supposera n 2: 2).
St est de degré pair et de plus ~(St);: Sta(St)
=
l ,St est inversible et
StWS~l;:
W", ... - St E SPIN(2n,()si
t=
,0 on a 50=
+1 , èt si '1 t :: ,1 on a:, SI ::;, -1.On en déduit que
SPIN,c:~"hn)",
\~r, est connexe et conune d'autl.'e paX't 4le groupe de Poincaré [32] de SO(2n,C) est nl (SO(2n,t» ~ Z2
pour n ~ 2, i l s"' en suit que SPIN<2n,(> est le [email protected]
universel de AUT(W,~,oo).
'.
~. , ) 1 ,..
-17-.
"En ce qui concerne les grqupes r~e1s d~finis par les
conjugai-~c6mPlexes
y et \1,o~
constate que:nOCyes»
=
yn(s)y etnO(\I(~)')
=
\lJIo(s)~,
de sorte que: 'o _
nO(SPIN(2n» 5 Auto(W,~) et nOCSPIN(n,n»
s
Aut(W,~,w)9.Soit T E: Aut(W,~,w)Y, comme y est hel'mi,t;ienne poait;iveJ
i l existe des vecteurs
t(u.,u.)
=
11 1 et
rro (u
1 • u2• ••• • u2k) ::; t . Puisque
on a: nO(SPIN(2~»
=
Aut(W,~,w)Y.réels p~ur y () avec
et donc
.Mu l ·u • 2
Soit T E: " Aut(W)~,w) \1
où
\1=
Jy.=
yJ est une conjug~isonhermitienne indéfinie (la forme hermitienne <w
l
,w
2>=
::; t(wl' v (w2
»
,est de signature (n,n» ..•
On peut éC1:'irerée1s pour
v
et 4I(u.,u.)'= ±ll, 1
est inévitable!), de sorte que On voit alors que la restriction
o S avec des
u
2k
(u.). l'
1 1=
(la possibili t€ d'avoir
6(u
1ou2o • • • 1.; ou2k) =,±l':
h(s) = 1 ... nO(SPIN(n,n»
est un sousgroupe invari~nt de 'AUT(W, t ,00) \1 d'indice 2,
Q
(il ne peut s'agir de la èomposante'connexe).
\
-1 (1
c.q.d,f.
l~
. \
\.
Lemme 5. Avec les mêmes" hypothèses et notations ~
th~orème
1; lesrép~esentations
spinorielles (A+,a+)et (A - ,H-) du groupe / SPIN( 2n;~) 'sont 1IIinéquivalentes.
Démonstration: La sous algèbre
est semi-simple et constituée par
une
pàire d'idéaux• c + C 2 n (W) °e -
où
v
1
".
.
.'
'\
\(
' .- '~ " -18- . '
.
" e Ci=, A)
~ 8 • d appa~t~enn~nt au centre e='
0=
ê é - -f;,' e2=
e .'" . /'"
D'après le théorème l et la re\lation 1'.4 on voit que
.n i" l. + 00 : . ' l' -' 0 , \
A (z)
=
-1 a d ' où A (e+ >. = 2 et A( e ) = , 0 ,o ". ~ '/-.
c'est à dire ,ACe+) et .He) correspondent ~ des' projec-tibns
, '. l ' ' 1 , 1 . '
sur H+ et H- respectivement.
+' +. - -' .,
,Evidemment CA,H), et (A ,H) ~ont des r~présenta~ions
i:rréductibles de C
2n (W) +,
corr~spondant
,auxiq~aux'
simples C2n(Vn+.e+ et C2n<W)+.e_
~e~l?ecti~~me'nt.
' +
-Pour,que
T: H
-=->
H
soit in opérateur d'entrelacementde CA+,H+}
à
il doit exister t €'c
2n,eW) .' t~l què: .
,!"\-.. ',,' ~ .'
, \ 1
.
o
ACt) =\ A(t)ACs)ACt) = A(s)
T
o
quelque soit s EC
2nCW)+ 'et finalement
.,
c'est à dire t"(e+-..e_}t
Mais
~+
- e_ Ec
2neW)+ ~.
hypothèse d'OÙ eT - ez
~ 0 .... et :: '0t commute avec , +, e -
è_
'parce qui e,st une contradiction car
Dtautre part, puisque les éléments 'de la forme ul ·u2• ••• ·u2k
\ ,
appar~iennent au groupe SPIN(2n,C) (u., 0 ~ i ~ 2k 1
.. sant unitaires!). on en déduit que l'ensemble des éléments
S~INC2n,t) en~enarent l'algèbre C~n(W),. et par conséquent
la restriction des représentations (A+ ,H+), (A,-',H-)' ne
, ' ,
.
i '1 •\
,\ 1 " 11
\
""UtifIWl"fI.~~,_~_, -, __ I.ll'~"'_''''' _ _ _ _ _ _ _ _ .'''_e,, _ _ _ ,_,,_* I ____ ... &"" .. ~\-' _. _____ ... __ ._. __ 1_1 _ _ _ _ UJ _ _ ••• UIIII1U _ _ ae
i y
-t
\ ,,Ji' l " " ~,.
-19-rpeuvent être équiv~lentes.
, c.q.f.d.
Une fois ces préliminaï!:'es établis nous sommes en mesure de
don-\
ner une description complète des représentatio~s spinori
des groupif SPIN(2n) et SPIN(n,n).
l'héorème 3. Avec les mêmes hypthèses. et notations
théorème l, on a:
\
(A) Les représentations (A+,H+)
CA-,H-)
du groupeSPIN(n~n) sont réelles et inéquiva1entes. ,
/
(B~ -Les représentat:ions du
groupe SPIN(2n) sont:
ci)
Réelles et i~équiva1entes si n=
4k.(2) Complexes et conjuguées, l'une de l'autre
.si n
=
4k+ 1 ou n=
4k+ 3 •..
(~) Quat~rni6niques et inéquivalentes lorsque
'n
=
4k+2.\ "
Démonstration: Rappelons les résultats ~u théorème 1:
v
=
Jy=
yJ: est une conj ugaison de C 2n (W) et J unein-volution tel que:
l . 2. 3. 'YoA(S.)'Yo
=
ACv(s» J oA(S)J;l=
A(J(s») 0oA(s)oo=
A(a(s») J2=
(_1)n(n+l)/2.1 /et o \ \ • r ' l ' _ ",
'.
t
\1
t
i
~ ,f
{ J,
- - ----
---~----.., .",------,-,
-~--_. -;'" _.__
..
_-
..
_
...
__
._---.---_
..
...;...-CA)
"
{..
(S) '.: ... ~.ü4 ;) ,-'LI iiL .• " , Soit s € SPIN(n,n) , / -20-o(s·) =s,
J(s)i
s,Ms)
=
1.On
voit que yoA(s)yo=
A(s) deA est réé1le pour la conjugaiso~ çomplexe
"",
~tre partY
o
et 0 commutent, et que 0G
oACs)C'1o = Ms) , on a que (A+ H+)
,
(A-,H-)s E' G et
sorte que y .
0 Comme
sont
réelles 'pour Yo et forcément inéquivalentes.
Posons j = y J
o 0 = Joyo' , j est un opérateur
sesqui-linéaire sur H satisfaü~ant aux relations
\
"j 2
=
(_l~n(~+l)• l et cr oj
=
(-l)n jOo 's lE SPIN (2n) se traduit par les relations de commutatiott :
jA(s)j-l :: A(s) et
(1)
(2)
Si n :: 4k, J .2
=
l j est uneconjugaison complexe qui laisse invariants les
sous-,espaces propres H+
,
H de 00,
0:;> (A+ ,H+) CA-,H-)
sont réelles pour j et inéquivalentes.
.,
Si n :: 4k+1, J .2 :: -I et <1oj :: j <10'
Posons 1.1 :: j 0'0' 1.1 est \lne conj ugai~on complexe
sur H qui anti-commute avec O'Q"
'A
est réelle pour 1.1 et 11 échange le's espacesH+ et H :... de sorte que (A+,H+) (A-,H-) sont
complexes et
co~jugJlées
l'une de 1 t autre '.Si n
=
4+3, , .2 J :: l et = -j (J ,o j est une'
conjugaison complexe sur H qui échange H+ et.
H-(A+,H~+) (-A-,H-) . é l' d l '
*
sont conJugu\e une e autre.\ '0 \ , ' / t \ -, \~...- . :~.:~r'
,
f '. 1 ~ f <C'
, <. ~ '. .;. ~ } ~"i
~ , -~ ~ \ 1 ~ ~ , . - 'o
~ '''\-~ ... - , . . " ' " ~~~.,.. ~ ... _~_"-.... ~~_ ... ""I& ... _ _ .... _ _ _ _ _ _ _ ._.~ _ _ _ .I_. _. _ .... bllll ___ ._~/""'.t'-_ _ _ _ _ _ ._~I ___ ... ' ___ .... _M
\
!
, ,
-21-(3) Si n :: 4\k+ 2, J ;2 = -1 et cr oj = j cr 0 ' puisque
yoj jyo' j est'. une
\
. .
=
structure quatern~onlque surH et m@me sur les espaces individuels H+ et
H-
,.
...
(A+,H+) (11.- ,HL) . sont quaternioniques et in- :équi valentes •
Çorollaire. Avec les hypothèses et notations des théorèmes
l et 3) on a les·
rés~l t~
suivant:Soit $ ( ' , . ) la forme bilinéaire défin:i.e SUI' l'espace de
représe~tation . H par:
~ ( ~ , Tl ) = ~ C ~ ,0' J
(n'»
1;,n
E: H, alors:. 0 0
(A) fjl(1;,n) = (_1)n(n+l)/2 fjl(n,E;) èt cf> est invariante
f . . . . CA+ ,H+)
pour l action des representatl0ns
..
restraintes au groupe complexe SPIN(2n,/t). "
,
'.
(B) Si n
=
4~ cf> est une structure orthogonale positivesur les espaces réels pour j; et les
représentations spinorieIles du groupe compact
SPIN(2n) sont orthogonales.
\
-(C) S • 1 n
=
"k l "t + ou n=
4k+ , 3 '( A+,H+ )
etrestreintes aux groupes compacts correspondants
(~PtN ( Bk+ 2) resp. SPIN (8k+6)J , sont unitaires
pour la structure hermitienne: '
"
CD) Si n = 4k+ 2, (A + ,H+)
CA -
,H-) restreintes augroupe compact SPIN(8k+4) laissent invariante
!
.,
\' - , 1 'J.
" " , , , , 1f " , i ,
t
},
r ; ~ C • , ",
(
"'- -~ - - •. ~--,,- - " - ' . .--•• ' ~J">_"''''''''''''-''''''''''_~'_''''''''''''-' ... ,.~-..",~ ... f~,...'IO'oW'...-·_-_ _ _ _ _ _ _ ._biMS_ .. _._, _b . _ ... _-22-la forme hermitien,ne qu.aternionique
\
Remarque: Le corps des quaternIons ci-haut mentionné,
s'identi-,
fie-à la sous-algèbre H de En~R(H) constitutée par les
opérateurs de la forme:
,(X t j
a
où (x.a
~ ~. La conj ugaison hermitienne da'hs H-st~cri t: a + je
=
ëi" - ja,
et la normela+jag2 = (a+jBHa+je) ::' lal 2 + lal 2
~
o."":.
....
• Démonstration: CA) Soit Air lrop~rateur dual de A '(/tEndeR)
"
.relativement à l~ forme bilinéaire ~.~
D'aprè!3 ,le théoreme lCD), !I.(s)t= !I.(Je(s»'. Posons
rt( ri'" 1)
Ifl(~,n) :: -r(~,aoJon) :: (-1) 2 ~(~,n), (conséquence du He
theorème 1) et désignons la dualité relativement à 4> par ()
*,
alors: ACs)* =
J~laoA(S)\!oJ,o
::J~lA(J9(S)~Jo
= A(9(sB:"(d'après le D du théor~me 1).
*
Ir Donc A (s) A ( s ) :: A ( 5 ) A ( s ) = A ( se ( s»
=
lorsque S ESPIN(2n,().
1.
AC.à(s»=
A(l)=
l Lcs>
Si n=
4k, ~ est évidemment bilinéaire symétrique.~
Soit .~
" Hj (l'espace réel pour j ) , j n )
=
ç;,
d'oùA
"
~
0;
l, t)'Yo(~)
=
Jo<t)•.
= $(~,C1 J (E;».=
41Q;,
\)0
(t»=
<t,
~>,- -0 0 '
'--où <
,
> est comme nous l'avons constat'é, au (B) du théorèmeune forme hermitienne positive.
/
(A,H.) laisse ~ invariante et comme 00 est une involution
. ' J
orthogonale pour ~, les mêmes conclusions, ont lieu en ce qu~
concerne les repr~sentations (A+,H+)" (A-,H-j.
1
-1,
,
,1
1
,
~ ~- - ... '., --... ...-,· .... ~..-_-...,.~-,·~-'l"~_ .... "" ... ____ ,.Il' ___ fMo1 ... _ . . _lQ'a .... 1t_I"' _ _ '_'",N~ .. _.e_'I_b_.".""_I ... _ _ __ _ _ _ _ _
..
..
...
_
-23-\
( C) Soü . ( ) * la dualité relativement à la forme hermitienne
"
<;~n>
::
,(~,vo(n».A(s)*
=
VoA(s)t vo :: 0oYoAeJ6Cs»yooo :: 0oA(y(S(s»)oo=
:: A(ye(s» , :: A(e(s» si S E SPIN(Sk+2) ou SPIN(8k+6),
*
*
d'on A{s) A(s) = A(s)A(s) :: A(6(s» :: AU) :: l ..,. (A,H) est
une représentatiort unitaire. (La conclu~ion est la même pour ' \
(A+,H+) et (A-,E-».
(D) Si n;:: 4k+2 on a j2
=
-1 et 00j=
joo' On voit que<j~,jll>
=
<n,~> (d'après un calcul direct),. Posons: Q(t,ll)=
<~,n> + j<~,jn>, alors:CHt,n) ;::
<~,n> ,- j<Ç;,jll>=
<n,';> ..: 'j<t,jn> :::: <n,;> - j<j2 Cn )
,j(~»
:: <n,E> + j<n,j(t» =-Q(n,t).Q
est donc hermitienne quaternionique est positive (car < , >est positive). '
Q(A(s)!,A(s)n) = <A(s)~,A(s)n> + j<A(s)~,jA(s)(n»J=
=
<ç;,n> + j<A(s)(';),A(s)j<n» :: <~,Il> + j<~,j(n» :: Q(';,n),\
et donc ,A laisse
Q
invariante.,D'autre part
..
laissent
Q
invariante.3. Les Groupes SPIN(2n-l,t) Cn ~ 2)
I l est intéressant de constater que les représentgtions spinorielles de la série Dn déterminent celle 'de la série
3
, Les groupes 'SO(Zn-l,t) ne possèdent qU ',,!-ne, représentati n spinorielle minimale [32J.
3
B .
" 1
,
;; ; ,,.24-Soit (W,t) une structure orthgonale complexe avec \
dimceW)
=
2n. On peut choisir un vecteur non-isotrope e € Wtel que tCe,e)
=
1.. Posons
';.~~
v
=
(e)J.=
{v e:<W" t(e,v)=
O}, est un sous-'"'espaèe\
non dégénéré pour ~ et de dimension 2n-l.
L'application linéaire
N: V
~C
2n
eW)+
définie par'.c
N(v) :; e-v "Scltisfait à la propriété universelle, c'est-à-dire: {.N(v)2
=
evev=
v2=
-t(v,v)·l et admet un prolongementN : C2n
-l (V) qui est en fait un 'isomdrphisme.
COlilnaissant les représentations de C +
2n (W) , on obtient les
Q
C
2n-l (V)',
,+
représentations de et C2n- l (V) ainsi que celles
..
des groupes SPIN(2n-l,t) qui se définissent de la même façon
qu~ SPIN(2n,t). Nous nous K . serv~rQns de C2n(W) + comme modèle
\
\
de l'algèbre C
2n_l (V), cela afin de ne pas'comPliquer_l~~p~ l
par l'introduction d'opérateurs d'identification qui ne jouent
aucun ré5le essentiel dans' la théorie. Il ne reste plus qu'à'
identifier l'alg~bre come sous-algèbre de C +
2n (W) •
On réalise cett-e id'entification, par construction de 1 t
auto-morphisme de parité T de C2n_l (V) comme opérateur involutif
de
Posons:
=
ewe -1 si w e:W
(e est le vecteur unitaire\
perpendicula~re à, V). T' admet un prolongement à un
auto-morphisme involutif de et on a le résultat évident:
C
2n_l (V)+ (comme sous-algèbre de
C2n(W)+)_~
+
=
{s
e: C2n
(W)1
T(S) =s}.
Avant de procéder à'l'étude des représentations des groupes,
SPIN-C 2n-l, t) , revenons aux conclusions du théorème 1:
/
,
/ 1 ~"~ ... = --~,_ .. ,,~-V - - ... .",...~-.. .. _~~_~~~ ... _ _ _ ._' _ _ I11 .. _ _ _ • • _ _ - . . . _ . . _ _ _ _ _ _ 11 .... _ _ . . . . : . . . _ . . . ,
_n __
-25-a ' ~ + \ 0 La représentation fidele A : C 2n (W) ':':~ > End (H) se scinde \en
d~ux
représentations, irréduct,ibles non-équivalent,es ' (A + ,H+)1
(A-,H-) . / + • H- n-l
et avec d1ID H
=
d1m ~ 2, •,
Pour. des raisons qui apparaitront par
Ra
suite, il est'pré-..
férable de faire opérer les -représentations A+ \ et A- sur
• ' le
m~me
espade vectoriel (disonsH+).
A
cettef~n
nousintro-duis'ons le lemme suivant:
/
....
Lemme 6. Il existe un opérateur M € Aut CH,4l)
tel que: \
M
2 ~ (1)=
l , O'oM+
Ma
=
0 0 (2) MA(s}M = ACT(s» Vs cr C 2n (W) cornorphisrne involutif introduit dans\ s précédentes),
~; ,
Demonstration:
w+
l'espace propre correspondant à la( ... , ' -Rappelon utilisé Cl) Posons: M M«() =, ieo ( (C1 oMO'o) (t) (2) MA(w)M( ~)
=
: =l'involution J,' On peut, pour
simpli-+
e E: W •
la démonstration du théorème l, nous avons
comme modèle de H.
C
n (w+) + -en (W+) défini par:
où ~ E: C + M2 l évident,
n (W ).
=
est etO'o(ieO'oC~»
=
-ie· ~=
-M{O.ieCuCieO + iC1~(ieE;) ·v), (en utilisant 1.4)
où w = u
œ
E(v} € W+œ
W-*
MAew)Meo ==
(eue -1).()...~~
....
~.1>
~'!"-".'- ,
<
1
i
t
, tt
1·
f
l
, \ \\
;"''.u Finalement -26-" \ ~(ME;,Mn) :: ;\(ie~)e(ien» :: " )..U;6<n» :: 4>(~,n). J -À<e~e(n)e)=
. \ c.q.f.d ••
-M' anti'rcommute avec cr, \_ 0 par conséquent elle échange 'les ~
espaces de ~epr~sentati~n H, + H- et permet d'exprimer .là
1 \
repr~sentation
(A-,H-)
i '
comme représentation sur H+.
, \ Notation: c 2n
ew)+
et '(rr-,H) + désignera le représentation (A+
,H+) la représen~ation eMoA-oM~H+) de C 2nCW) . Evidemment: (n+ ,H) (n-,H) - IC(s)=
n+(-rCs» Définition: sont inéqhivalentes + Vs E: C 2n (W) / de \ \ SPIN(2n-l,lC) ::: { s e C ( + 1 -1 2n_l V) sVs :: V et 6(s) :: l}.Lemme '7: SPIN(2n-l,t)- est le sous-groupe de SPIN( 2n ,t)
l,
consituté par les éléments "invariants.par t, c'est-à-dire:
SPIN(2n,..l,t) :: fS''l!E: SPIN(2n,(C) 1 tes) :: s}
=
/=
{s ,;;' SPINC2n,f) n+cs)=
n-Cs)}.\ ,
D~mons:tration:
v
et .,sont les sou,s-espaces propres de Tlcorrespondant ·aux valeurs propres -1 et +1 respectivement.
Soit s E SPIN(2n,(C) tel que n+($) ::: n-(s) :: n+CtCs»,
puisque svs \ -1 E: W et '[ svs ( -1 ):: St V S ( ) -1 :: -svs -1 E: V
'..,
d'oil {s E: se'JN(2n;(C) 1 T(S)
=
s} ~ SPIN(2n-l,Œ).Inversement sVs -1 ::: V et 6(s)::: 1 zt, S E: SPIN(2n,4!).
Indiquons, sans entrer dans les détails, que la nature des
\
représentations des groupes réels. SPIN( 2n-l) et SPINCn-l,n)
~'~~~ r~77:;:--;;77~:-;. t'~,~~;:;.:.~::: .. ~::::",-: •. :-:-. -:::-:~.-:;-. :":-.:::::"--';ë, ~--:.=,-":::'_-:~:!"-':""'. ':""'. ~_.~_.'"'!'.~. '--"'-~(""'*,""',*'l!")~1"\'~SAttil"\EW;Il;\'Ij;F~"""''''''''!''l' •. -P,J;a"". ""'k ..., .... c j~ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ /' , i , f' 1 , ; . . . 1 1 "i C~L , , : , 1
i ! f ( ",
o
-27-se déterminent facilement
à
l'aide du théorème 3 et de sonf
corrolaire.
\
\
4. Parallélismes et Nombres de Cayley
Deux problèmes classiques, sans rapport apparent, se trouvent
,
l '
étroitetnent liés, lorsque formulés dans le context des algèbres c"
de Clifford. ,
, 1
Le premier posé et résol par A. ~urwitz [13,20] en 1898, se
réduit
à
aéterminer les tructures orthogonales, (W,~) quipossèdent une structure d'algèbre normée, pas nécessairement
associative. C'est-à-dire':
Il existe une application bilinéaire
w
x W .... W, (x,y) ...,. x·y\
tel que ~(xy ,xy)
=
~(x ,x) ~(y ,y) et il existe un élément neutre e € W, ex=
xe=
x.Quand au second problème, il s'agit de déterminer le nombre
optimal de champs de vecteurs orthonormés et tangeants à la
sphère Sn [4] (n est nécessairement;, impair), et dont la
solution définitive ne fut donnée que vers 1960 [1,2]. Les deux
questions se formulent dans le context~ suivant:
•
Soient (W,~). (H,~) deux structures o;thogonales, qu'on
sup-posera complexes, les càs analogues pour le corps des nombres
réels ne seront étudiés que dans la mesure o~ ils 'présentent
un intérêt particulier. Indiquons cependant que la méthode et
l~s conclusions resteront sensiblement les mêmes pour les cas
réels' corresponda"nts •
\
\ ,1