LES COURS DES SCIENCES DANS LES PREMIERES SIX ANNEES DE L'ECOLE
Murray t~ood
Ministère de l'Education Ontario - Canada
"Selon moi. l'école constitue ')irnpiement un poste d'observation pour l'enfant qui cherche à comprendre Je monde réel et à s'y adapter. L'école df:V[!Jit èlrê pOtlr lui un abri, mais rlon dans le sens de Je n1ninlenir captif et éloigné du monde extérieur. Le role de l'enseignant consiste R amener pour ainsI dire le monde à l'enfant selon une mesure (iictée péJf ses besoins et ses güllts".
Susan Isas .. ') rîré de "lnteliecl!JHi Growlh in YounÇj Childrerl").
On ::;laCCi)r, 5 lire que tOllS les enfants apprennent jQVa~tilye
bJ.sc à leurs ·cc(~llcrches. Dcu:<ir.memcnt, on reconnùit c}Iemb10c que lL'~ c-:pt'L~i.'n, '-':~ c'ffcctuc'es fJar Je Jcune cnfant clans sa recherche de la nature'
']',-'COU\lcrtcs.
choses sont souvent plus importantes que ses
Un est ,;;6nl~rdlcIllC'ntd'accor,J pour (~irc yue
l'accu-mulatioll des faits ne constitue pas une formation scientifique.
Deux autres principes sont à la base de notre mŒthode p0dagogigue
modernis6c concernant les sei,onces: tout cl'abord, l'j,ntêr6t
manifest6 par chacun des enfants et des groupes d'enfants clevrait
déterminer autant que possible leurs activités en matière de ~cicnces; d'autre part, le rBle de l'enseignant consiste à
appuyer, grâce à
une
prévision avisée, les tentatives faites parl'enfant pour comprendre la nature des choses.
Cé5lJRS-PREI~IERE lINNEE: "Observation de choses l-arnilières
Le programme scolaire devrait r'~server certaines heures ~
llobs(~rvatjondes choses, à la jouissance de nouvelles sens2.ltions,
5 la conversation avec d'autres enfants ct adultes, au
bricolage et même il l'immobillsation rêveuse. Les choses
familières constituent les points de d5part qui peuvent
provoquer des questions conduisant ~ leur tour aux activit&s.
Par exemple: aimants, bal,les, bois, carottes, clous, crocus,
farinL~s, llamsters, lentilles, poj.ssons rouges, vairons.
'<L:
cen'i [) r:
IIT:x~lorati()n du milieu changeant'!Le proql-DrnlnC le la seconde élnné(~ est structur0 autour d'objets
qui varioflt
avec
les saisons.1:1 s'agit d'une étude
cl'i"5v6nerrents. Par exemple: Hiver
COCllmunt 50 forment
les glaçons?
Quelles plantes ge16es peut-on cueillir en hiver?
Comment 1GS qens sc prépçlrent-ils à l'hiver?
Comment conduit-on un trélineau?
Quel genre de glace est plus favorable au patinage?
wuanJ les bourgeons des peupliers commencent-ils à
gonfler?
TROT ST ELvlE ANNEE: "Etude du milieu a~)iant"
D1X sujets tout au plus forment une mati!re suffisante pour
l'arln0c, comvte tenu de
l'êtendlle
et de l 'intensit~ de chacunvariante, la vie des oiseaux gouttes d'eau,
comp3risons
d'animaux, thermcrnètres, la lune, classification,croissance des grains de semence, boussoles, cornparisons des
plantes, la pluie et les endroits boisés.
l'Recherche
de la naturellLe travail de cette année est en grande mesure le prolongement
de la matière précédente. Comme au cours des années précédentes,
la mise au point du programme des sciences incombe au maître
dans chacune des salles de classe. rl détermine la suite des
sujets qui
s'3~aptcra lemieux
àson groupe,
compte
tenu
dusyllabus suivant: fruits, poissons connus, lumi!re, l'emploi du
microscope, la neige, les cristaux, le comportement des insects,
brûler une chandelle, les fossiles, poids et matières, les
oiseaux et leurs méthodes d'adaptation et la flore et la faune
des champs. Encore huit ou dix sujets.
crNQUTE~E ~NNEE: "La science au service de l'hommerr
Le thômc principal de l'~llrlée
tClurnc
autour du fait que lascience est au servic~ de l'hum2nit6. Les idées qui naissent
du la recherche du scienti.fique:- aident
11homme
àrépondre aux
prul.)lè"lncs de: son rnonc1'2 ,-.unbiiJ.nt.
321
l '
, III
vu]',],}C:"; dan~j
icyclcttc pr('Jlsi()I1S
('~':;~J<-:lCC, 1C'S ,ln LI!lClUX tiqU(~Sf jcs ,:1 ;,t:'.:; ct les circuits, L:l croissance des L.Jlante.s, les
111SCCtCS ct: l'homme, les a~rürlefs et le traitement des rossources
naturelles.
('haqul_~ :--}uj(~t chi)i::-;i r'~\pr6sentc: url point de çJepart pour le; proc6c16
d1cnql18tc. Il n'est pas n6cessaire de couvrir la plupart des
ùSPC~( ~s Ju sujet, mais seul ceux qui semblent_ les plus sti.mulants.
"Reconnaîtro les idées fondamentales'!
La science ne s'arrête pas au seul fait d'observer.
C'est
pour-qUoi
les élèves fvalueront,
classifieront et interpréteront
leurs observations pour arriver finalement
àgénéraliser.
Les
cryseignants doivent surtout oric'nter les 6lèves vers les
aspects de la recherche qui semblent conduire aux concepts
fondamentCluO{.
I,e travail de l'ann6e pourrait tenir dans les sujets 8noncês
ci-après:
étude approdondie d'un arbre,
le ruisseau et ses
habitants,
pendules,
l'origine des roches,
l'acide carbonique,
le ciel durant la nuit, machines, détérioration et conservation
des aliments,
le revêtement des animaux,
énergie et travail,
l'atmosphère,
les cultures des champs.
Finalement,
quand un élève fait une découverte,
il cherche
habituellement
àraconter ses constatations.
Le rôle de
l'enseignant consiste alors
àoffrir aux élèves divers moyens
âmême lesquels chacun choisira le véhicule le plus apte
àdécrire
sa découverte
l'expression écrite,
l'expression orale, parfois
à