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N " 1 { n o u r r l l c s é r i e )ncTonuE loir
B U L L E T I N
DE L’A S S O C IA T IO N AMICALE
DESAnciens et Anciennes Elèves des Sections Normales ET DE
l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique
BT'RRAU
ÿ e e r é l a i r n ( j é n c r n l h o n o r a i r e :
J. DEVEAT, D iroctour de PEcoIo de l'H ôlcIlorie et R estau rât ieii de Paris.
S e c r é t a i r e y é n é r a l :
G. GABORFT, P ro fesseu r au Collège teclini([ue Doriaii, 74, avenue lMiili])|ie-Augusto, P aris (XI').
S<’c r c l a i r c ml j o i n t :
P. ROCH, lU'ofe.ssour à TE. X. P. d(> I.yoïi.
T r é s o r i e r :
A. PO rG EG l,. Profes.seur à l'E. X. P. de l.iinnges. (Adres.se : 2S), ru e Pieri'e-C urio, Limoges, C. C. I’. I.im oges 2P2-74.)
M c m t i r e s :
■Mme RIVIERE, P ro fesseu r au C. T., 24, r. G anneron, P a ris; Mlle F o riiX IE R . P ro fesseu r au C. T. de XiorI;
R. HAYOI,. P ro fesseu r au C. T. de P érigueux; P. MORELLOX, Profes.seur au C. T. D iderot, P aris. ,1. RIG.XL. l'rofe.s.seur à l’E. X. P. de T ardes (m obilisé); J. CAMY-PERRET, E lève-lTofes.seur à LE. X. S. E. T.
'V b
U* 1 (tiouvelle série) OCTOBRE 1945
B U L L E T I N
DE
L’A S S O C I A T I O N
A M I C A L E
des Anciens et Anciennes Elèves des Sections Normales • t de l’Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Techniquet
SGMMAIRB L E BULLETIN REPARAIT
L^AMICALE DANS LA GUERRE Morts p o u r la France. Blessés. Décorés. P riso n n iers. D éportés. I Efnprisonnés. R ésistants. Aux Armées. M ^ O L O G I E LE CONGRES DE PAQUES P résen ts a u Congrès. Compte ren d u des travaux.
A udience de M. le D irecteu r général.
LA FORMATION DES MAITRES DE L’EN SEIGNEM ENT TECHNIQUE
R apport général.
R apports p a rticu liers, suggestions diverses.
La p ré p a ra tio n à l’E. N. S. E. T. ; Le centre de Lyon. LA VIE A L’E. N. S. E. T .
I LES GRO U PES REGIONAUX Vue d’ensemble.
G roupe de Lyon. INFORM ATIONS DIVERSES
t N om inations, distinctions, I M utations. LA VIE F A M IU A L E Mariages. ' Naissances. D euils.
NOTE DU TR ESO R IER
L E B U L L E T IN R E P A R A I T
C’est, je pense, avec joie, avec ém otion aussi, que nos camarades v o n t recevoir le p résen t B ulletin, sym bole de la p a ix retrouvée.
Interro m p u e durant les som bres années de la guerre p u is de l ’occupation, la publication de notre périodique p e u t reprendre a u jo u rd ’h u i dans une France libérée e t victorieuse.
Notre pensée reconnaissante m onte to u t d ’abord vers le Général de Gaulle, vers notre arm ée, vers les arm ées alliées, vers tous ce u x qui fu r e n t les artisans de notre libération.
On trouvera plu s loin la liste, déjà trop longue e t p e u t-ê tre incom plète hélas ! de nos camarades m orts pour le pays.
A leurs veuves, dont plu sieu rs sont nos camarades, à leurs
en fa n ts, à leurs parents, à leur fam ille nous adressons nos condoléances ém ues. Le « L ivre d ’or » conservera le so u ven ir de ces héros. Il enregistrera égalem ent les exploits de tous ceux q u i se so n t dévoués po u r la Patrie. Nous publions, après le tableau de nos glorieux m orts, la liste, incomplète', de nos camarades blessés, cités, décorés, résistants à q u i nous e x p ri m ons notre adm iration e t notre gratitude.
B eaucoup des m em bres de notre A ssociation ont connu les rigueurs de la captivité. Nous avons essayé de dresser le relevé de nos prisonniers dont beaucoup sont e n fin revenus. Nous espérons que tous seront h eu reu sem en t rapatriés quand paraî tra ce B ulletin. A tous ceux qui connurent l’épreuve de cette séparation longue et cruelle nous a ffirm o n s que notre pensée e st souvent allée vers eux. De tem ps en tem ps une carte venait nous rappeler q u ’ils gardaient intacte leu r confiance. Qu’ils sachent que nous ne les avons point oubliés ! Qu’ils sachent avec quel soulagem ent, avec quelle joie nous les voyons reprendre p a rm i nous leur place trop longtem ps restée vide, qu’ils soient assurés de tro u ver auprès de nous la com préhension à laquelle ils ont droit. Qu’ils sachent com bien nous souhaitons q u ’ils se rétablissent vite et reprennent, au sein de notre Am icale, leur a c tiv ité 1
Certains de nos camarades ont connu les souffrances de la déportation, les horreurs des camps de Flossenburg, de B avens- brilctt. A vons-nous besoin de leur dire toute notre sym pathie, la jo ie que nous éprouvons en apprenant leur retour, l’espoir que nous form ulons de les retro u ver bientôt, nos souhaits ardents d 'u n rétablissem ent rapide ?
Nous n ’avons garde d ’oublier ceux que des lois d ’exception ou des lois raciales.ont m om en ta n ém en t éloignés de nous au cours d e ces dernières années e t nous tenons à leur dire com bien nous som m es heureux de les retro u ver à nos côtés dans notre Asso ciation.
A tous ceux en fin q u i ont subi, à des degrés divers, les réper cussions de la guerre, à ceux q u i fu r e n t victim es dans leurs p er sonnes ou dans leurs biens des bom bardem ents aériens, à ceux qu i d urent abandonner leurs écoles et leurs foyers sinistrés, à nos camarades dont le m ari ou l’épouse fu r e n t victim es des h o sti lités ou des persécutions, à tous ceux q u i ont eu le m a lh eu r de perdre ou de vo ir s o u ffr ir u n être cher nous adressons l’exp res sion de notre sym pathie.
A près avoir essayé de rappeler ce que f u t le rôle jo u é p a r les m em bres de notre A ssociation dans la guerre, notre B u lletin retrace la vie de l’Am icale depuis son réveil et présente le com pte rendu de notre Congrès de Pâques. Malgré les instances p re s santes de cette assem blée nos camarades H enry Court e t Ché-
roux ont décliné l’honneur d ’assum er u n nouveau mandat de Secrétaire général e t de Trésorier et il a été procédé à l’élection d ’un nouveau B ureau dont la com position est rappelée en tête de ce B ulletin. Très sensibles à la confiance q u i leur a été m a in tenue ou tém oignée, les m em bres de ce nouveau B ureau e x p ri m ent à leurs camarades tous leurs rem erciem ents. Mais ce Bureau, élu en l’absence de nos m em bres prisonniers et déportés, ne saurait avair qu’u n caractère provisoire. Il devra être renou velé l’an prochain et nos camarades retrouvés devront y prendre la place à laquelle ils ont droit.
— 5 —
L’Am icale et la G uerre
M O R T S P O U R LA F R A N C E
GRATHWOHL C hristian (35-37), Commerciale, p ro fesseu r à t»ax, décédé au x arm ées le 17 septem bre 1939. BANNWARTH P au l (30-32), Commerciale, p ro fesseu r à
R em irem ont, m o rt au cham p d’h o n n eu r à Blanzy- les-F ism es (Aisne) le 10 ju in 1940, lieutenant, croix de guerre, chevalier de la Légion d’honneur.
CAILLAUT P ie rre (21-23), Commerciale, p ro fesseu r à Nantes, lieutenant, m o rt au cham p d’h o n n eu r près de D ijon en ju in 1940.
LAFONTA P ie rre (21-23), Dessin, p ro fesseu r à l’Ecole D iderot, P a ris; engagé volontaire en 1917, lieutenant, croix de g u erre 1914-18, 2 blessures. Légion d’hon n e u r; capitaine en 1939-40, m ort au cham p d’hon n e u r à Hening (Moselle) le 17 ju in 1940.
CONTASSOT Henri (38-40), A, p ro fesseu r au Creusot, m o rt a u cham p d’h o n n eu r à Remilly le 13 ju in 1940. CHAPELAND Aimé (1939), asp iran t, m o rt au cham p d ’hon
n e u r à Chanceau (Côte-d’Or), le 17 ju in 1940. TRINCAL Marcel (28-30), B, so u s-d irecteu r à B elfort, m ort
au cham p d’h onneur à B elfort le 18 ju in 1940. POISSON Roger (27-29), A, p ro fesseu r à Evreux, m o rt au
cham p d’h o n n eu r p rès de Nancy le 23 ju in 1940. PEFFERKORN E m ile (29-31), L ettres, p ro fesseu r à Angou-
léme, Limoges, S trasbourg, lieu ten an t au 237' R. I., m o rt glorieusem ent au cham p <i’h o n n eu r le 7 ju in 1940, a été l’objet d’u ne citatio n des plus élogieuses à l’o rd re du corps d’arm ée.
VERDEILLE Jean (27-39), L ettres, p ro fesseu r à Cluny, so u s-lieu ten an t, décédé des suites de ses hlesspres. MICHAUX Ix)uis (35-37), L ettres, m o rt en captivité en Alle
magne.
LETOURNEUR P ie rre (41-43), L ettres, pro fesseu r au Havre, m o rt en service comm andé lors du bom bardem ent du 5 septem bre 1944.
SPITERI Michel (28-30), m o rt au cham p d ’honneur. HELLE (42-44), m o rt au cham p d’honneur.
FU SILLE
DEKEN Raymond (31-33), L ettres, pro fesseu r d’anglais à Lille, officier de la Résistance, fu sillé p a r les A lle m ands à Ohnaing (Nord) le 1" septem bre 1944.
D EPO R T E
BURGOD Claudius (22-24), Commerciale, p ro fesseu r au Collège Arago, P aris, a rrê té , to rtu ré , déporté, décédé de m aladie à F lossem burg le 28 m ars 1945.
Aux veuves, aux enfants, aux p aren ts de - nos cam arades, à Mmes Grattiwotil, née L an d in at (35-37), Com m erciale; P effer- korn, née F abre L a M aurelle (29-31), L e ttres; L eto u rn eu r, née Mancelin (41-44) L ettres, l’Amicale présen te ses sentim ents de respectueuse e t profonde sym patliie.
Nous voulons e sp é re r q u ’à cette liste, déjà tro p longue, il ne nous fa u d ra pas a jo u te r de nom s nouveaux. °
B LESSES
A u ria u lt (31-33), B, Le Mans; B rau (33-35), N arbonne; D orine 132-34), L .L .; F o u rre y (27-29), A, Morez; K eller (20-22), A, T ournus; L ab arth e (23-25), B ordeaux; L ignon (30-32), A, Nogent; M artel (33-35), L. L., Périgueux.
Nous espérons que nos cam arades sont définitivem ent rem is de le u rs glorieuses blessures ou que celles-ci n ’e n tra în e n t pas, pour eux, de graves incapacités.
DECORES Ont m érité la croix de g u e rre 1939-40 : A udoyer (39-42), A, D enain.
B arb ier de Reuille (30-32), B, Bourges.
B arde (31-33), Com., Bourges. Belloc (34-36), L.L., Voiron. B ergot (25-27), B, G ourdan-
Blignan.
B urg (42-44), L.L., S t-E tienne. Boirié (34-36), A., Montluçon. Charles (34-36), A, Oyonnax. Chaussin (26-28), A, Aix. Chevain (29-31), B, St-Ouen. Clarenc (35-37), L.L., Limoges. Court (24-26), Com., P a ris -
Arago. Demesy (34-36), A, Courbe- voie. D u m o rtier (33-35), A. Boulo gne. E ffantin (35-37), B, Avignon. F e rré (27-29), B, Reims. F o u rre y (27-29), A, Morez.
Ont, en plus, m érité la Légion d’h onneur ; G ournay (29-31), L.L., A ire-su r-A d o u r; K eller (20-22), A, T ournus.
T andis que M athieu (23-25), Commerciale, Sens, a obtenu la m édaille m ilitaire, e t Viala (32-34), L.L., Suresnes, une m édaille am éricaine.
L ’Amicale adres.se aux titu la ire s de ces décorations ses félici
tations les plus vives. *■
Gibert, A, H aubourdin. Gilles (25-27), Com., Cambrai. Jo u lau d (32-34), L.L., Rennes. L ab arth e (26-28), B, Vienne. L ab arth e 23-25), A, Bordeaux. L ager (32-34), A, Egleton. Lavielie (28-30), B, Nice. L eroy (12-14), Courbevoie. L uisiaa-B erdou (31-33), Com.,
Cannes. L u st (29-31), B, A rgenteuil. Massin (36-38), L.L., Dijon. Monteil (33-35), L.L., Limoges. P rê t (26-28), A, Rouen. Prognon (33-35), A, Denain. Radigalès (31-33), A, Egleton. R ichard (36-38), A, Toulon. Salette (34-36), A, Narbonne. T hom as (25-27), B, P a ris-D i- derot. V ern at (20-22), Com.
PRISONNIERS
A rabeyre (32-34), A, Nancy. B abillot (32-34), B, Lille,
lib. 45.
Badie (37-39), Corn., Morez. B arbou (31-33), L., Nantes, lib. 45. B aron (35-37), L., M arseille. Bassano (34-36), L., Marseille. Bassez ( 32-34), B, A rm en- tiè re s lib. B audouin (36-38), A, Vierzon. B audouy (30-32), L. Nantes. B eau jard (34-46), L., évadé 40. B erges-B ara (29-31), L., B or
deaux.
Besse (41-43), lib. 45.
Besselat, Corn., B rest, lib. 42. B etrem a (35-37). B idaut (09-11), lib. 41. B lanquet (36-38), Le Havre, lib. 45. Bonijol (38-40). Bonnafé (32-34), A, Nice, évadé 42.
Borne, Corn., S aint-N azaire. B ornes (22-24), P aris-D o rian ,
lib. 41.
Bouchot, B, F ourm ies. B ourgin (29-31), A, Dijon,
lib. 41.
B o u rras (34-36), L., M arseille. B o u terin (33-35), A, Vienne,
lib. 41.
B outte (31-33), Com., lib. 40. Bouzon (30-32), L., S a in t- É tienne. B riche (37-39), A, Roubaix. B ru n (30-32), A, T hiers. B u ret (25-27), L., Reims. B uron, D unkerque. Calvat (27-29), A, Creil. Cance (33-35), A, Morez, lib. C aram inot (28-30), L., Egleton.
Cassé (33-35), L., Mazamet. Cercelet (35-37), A, S arreg u e-
m ines.
Cbambost (22-24), Lyon, lib.45. C hapuis (27-29), Com., Arles,
évadé 40.
C harton (30-32), B, Nancy, évadé.
Chauvet (27-29), A, V itry. Clarenc (37-39), L., Limoges. Colin (27-29), A. R em irem ont. Cordier (33-35), L. Nancy, lib. 43. C o rrard (30-32), B, M ontbé- liard. Coucy (37 - 39), P a ris-A rts appl., lib. 43.
C ourt H. (24-26), Com., P a ris- Arago, lib. 40.
C ourt G. (27-29), L., Courbe- voie, lib. 45.
Crollet, Com., Lyon, lib. 1945. D arbour (36-38), A, Maubeuge. D avancens (29-31), B.
D edieu (31-34), Com., B or deaux.
D éjax (29-31), Com., Evreux. D illier (27-29), Com., Valence. D ouard (34-36), B, Suresnes, lib. 41. Doucet, B, Béziers. D ram at (36-38). D ubois (23-25), A, lib. 43. D upin (26-28), B, P uteaux. D upont (35-37), Commerciale, Le Mans, lib. D upré (26-28), A, B rest. Ecoffet (29-31), C, Lille. E»tève (34-36), A, Nîmes. Eveno (20-22), Com., St-Ouen,
lib. 41.
F lam ain (34-36), Com., Morez,. lib. 42. F lam in (27-29), L, Lyon,. , lib. 45. F réh el (35-37), L., Sotteville. F u rjo t (27-29), A, V ersailles, lib. 40.
Gilles (25-27), Corn., Cam brai, lib. 45. G ifard (12-14), A, M oulins, lib. 41. G ournay (29-31), L., A ire-s.- Adour, lib. 41, Grandet, D unkerque.
G u illier (28-30), Commerciale, Le Mans. Hasooët (26-28), B, T ours. Jo u h au d (27-29), B, P é ri- gueux. Jo u lan d (32-34), L., Rennes, lib. 45. Jo u lia (33-35), B, Garmaux, lib. 42. K eller (20-22), A, T ournas, lib. 40. L a b a tu t (29-31), B, Morez, lib. 45. L am at (36-38), A, Nevers. L arru ch o n (36-38), Corn., An-
goulôme, évadé 40. L asfargue, L., Lyon, lib. 43. L assalette, L., R ive-de-G ier,
évadé. Laty, A, Pons.
L ebreton (35-37), B, Châlons. Le Foil (32-34), A, Dol,
lib. 42.
Lem asson (24-36), B, Lille. Ijesbats (25-27), A, Evreux. L etas-D elato u r (35-37). L in a rè s (38-40).
L ouet (30-32), Com., F irm iny. Loubès, A, Bordeaux, C ussaguet (37-39). M ariette (32-34), lib. 45. Masson (24-26), B, Cannes. Massin (36-38), L., D ijon, lib. 43.
M aurice (24-26), Cluny, lib. M ayrat (26-28), B, V ersailles,
lib. 43.
M éheut (36-38), A, B elfort. Merle (25-27), Com., Douai. M ilsaut (34-36), A, B elfort. Milsane (35-37L
Moreau (29-31), B, Bordeaux, lib. 43.
Morel (34-36), Com., Bordeaux. Mounic (29-31), A, Suresnes,
lib. 43.
Nègre (31-33), L, Saint-O uen, lib. 45.
Noguès (28-30), Com., Rou- baix.
Pacé (37-39), Comm., Lyon, évadé 41. P aleski (36-38), lib. 45. P an et (38-40). P a rro t (26-28), B, M ontbéliard. P ayan (32-34), L., Boulogne. P ellat (36-38), B, T hiers. P lum ensi (28-30), B, B or
deaux. Q uentin (38), lib. 45. Q uillier (27-29), B, V ersailles. Rabier (28-30), B, V ersailles, lib. Radigalès (31-33), B, Egleton, évadé. Ram bion (38-40).
R avult (31-33), Com., Le Ha vre. Raux (38-40). Rémond. Renon (28-30), Coin., T o u r coing. Renoult (36-38), B, Le Havre. R eversât (32-34), B, Saintes. R ichard (27-29), B, Cluny. R ichard (36-38), A, Toulouse, lib. Richon (37-39), lib. 45. Roger (2 3 - 25), A, Reims, lib. 41. R oquebert (23-25), A, B or deaux.
Ruel (27-29), B, Lyon, blessé, libéré 40.
Salles (34-36), L., Grenoble. S aint-G eorm es (35-37), B or
deaux, lib. 45.
Sibleyras (22-24), A, S ain t- Ouen, lib. 41.
Simon (34-36), B, A rm en- tières.
T arnus, B, Nantes, lib. 45. T e rra s (30-32), Com., Romans,
évadé
T exier (25-27), L., St-O uen, lib. 45.
T hom as (25-27), B, P a ris-D i- derot.
T ra n c h a rt (35-37), A. Boulo gne.
— 9 Vial (27-29), L., lib. 45. V iviand (27-29), A, Lyon, lib. 45. T rilles (29-31), A, L ’ls le -s .-Sorgue, lib. 41.
Van de Voord (25-27), A, Lille, V ersigny (24-26), B.
Nous espérons que tous nos cam arades, auxquels nous n ’avojis cessé de penser, sont m an ten an t ra p a trié s. Nous souhaitons q u ’ils p u issen t rap id em en t ré p a re r leu rs forces e t qu’ils p ren n en t dans la vie et l’a d m in istratio n de l’Amicale la grande p a rt qui to u t n atu rellem en t le u r revient.
RESISTANCE Ont servi dans les rangs des F. F. î. : B ernard (23-25), B, Nogent. C artailler (26-28), L., Nogent, capitaine. Charles (34-36), A, Oyonnax, lieutenant. C harrondière (10-12), Dir., Mazamet, A. S. Goupiac (29-31), L., Carmaux, capitaine. Crouau (27-29), L., Romans (capitaine Abel). D escham ps (26-28), B, Oyon nax, capitaine. D ornic (31-33), L., Romans. D u m o rtier (33-35), A, Boulo gne, lieutenant.
Evno (20-22), Com., S ures- nes, capitaine. F rits c h (29-31), B, V ersailles, capitaine. G régoire (38-41), A, Besançon. Jo u lia (33-35), B, Carmaux. K eller (20-22), A, T ournus, proposé p o u r la croix de la Résistance. Le B erre (31-33), Romans, lieutenant. L efranc (36-38), L., Rouen. L eloup (35-37), B, Chauny, Lignon (30-32), A, Nogent. Logeais 31-33), A, A rgenteuil, com m andant.
L ussiaa-B erdou (31-33), Corn., Cannes, capitaine. L u st (29-31), B, A rgenteuil, capitaine. M arty (35-37), B, B o rt-le s- Orgues. M aurice (24-26), B, Cluny. M eunier (10-12), Com., capit, Morellon (28-30), B, P a ris - D iderot, capitaine. Mouricou (38-41), L., Chalon, blessé. Radix (38-40), L., Agen. Renucci (23-25), A, M arseille, capitaine.
Rigal (37-39), B, Tarbes, lie u tenant.
Rouillon (24-26), A, P a ris-D i- derot, capitaine.
Verdeil (32-34), B. Nogent, Viala (32-34), L, Suresnes. A tous n o tre reconnaissance e t nos félicitations !
D E PO R T E S
T andis que certain s de nos cam arades —■ Besse (42-44), Le Mo- n ie r (42-44), etc. — ont dû su b ir les rig u e u rs du S. T. O. auxquel les beaucoup p u re n t se so u stra ire — T o u rancheau (41-43), B, Châlons; Lesca (41-43), A, V oiron; L eroux (40-42); A, E ygleton;
.Verdier (40^42), A, B rest, évadé, etc, — d’autres, ont été déportés dans les camps h itlérien s de trag iq u e renom :
Burgod: (22-24), Commerciale, Paris-A rago, déporté au camp de Rossembourg, y est décédé en m ars 45, ainsi que nous l’avons rappelé.
Nous ignorons le so rt de H aure Placé, B, Souillac, déporté à T œ plitz; M usetta (36-38), A, Cluny; Mlle W eill (39-41).
Sukerm ann (30-32), A, Gourbevoie, em prisonné à la Santé, pu is à D rancy, déporté en su ite aux îles anglo-norm andes, a p u s’éva der en m ai 1944.
Nous avons ap p ris avec p la isir cette évasion ainsi que le re to u r de Réocreux (38-41), B, a rrê té lors du d é p a rt des Allemands de B elfo rt; Sailly (29-31), A, Creil, échappé à l’h o rre u r de B üchen- w ald; Mlle Sudre, Commerciale, Lannion, qui nous écrivait, le 14 m ai dernier, en réponse à la le ttre que nous lui avions adressée p o u r salu er son re to u r : « J e suis m iraculeusem ent rescapée de l’en fer de D ante q u ’é ta it Ravensbriisck, J ’y ai eu le typhus, m ais cependant m a santé n ’est pas trop com prom ise. Veuillez tra n s m ettre mes rem erciem ents à l’Amicale. »
Nous souhaitons vivem ent que nos m alh eu reu x cam arades retro u v en t rapidem ent leu rs forces et que ceux qui m anquent encore à l’appel rejo ig n en t bien v ite leurs foyers.
DETENUS, IN Q U IETES etc.
Mme Radix, née D id ierjan (38-40), L, Agen, a été arrêtée p a r la Gestapo, p u is p a r la Milice e t relâchée.
M aurice (24-26), B, Cluny, a été in tern é du 23 m ai au 2 ao û t 1944.
D ornic (31-33), L., a été in tern é en ju ille t 44, d u ra n t p lu sieu rs jo u rs, à Romans.
Mlle A udreu (39-41), L., M ontargis, a été internée à Fresnes, pu is à Rom ainville, en ju ille t-a o û t 44.
V erdeil (32-34), A, Nogent, a été recherché p a r la Gestapo. L ajon (28-30), L., P aris-D o rian , fu t a rrê té p a r les Allemands à Vierzon en 1940.
M. e t Mme O uvrier (31-33), Commerciale, Rouen, ont été em p ri sonnés p a r la Gestapo en 1944.
Mlle T e x ier (28-30), L., Limoges, a été déplacée à P érigueux p o u r raisons politiques (41-42).
P asquelin (26-28), A, Annecy, a été in tern é p a r la Gestapo pen -
p endant u n mois. -■
AUX ARMEES ^
Nous avons ap p ris que les cam arades dont les noms suivent servent actuellem ent aux arm ées à des titre s divers (engagés, rappelés, m obilisés) :
11 A rth au d (37-39), Com, Casa blanca. B arbaron (36-38), A, Mazagan, B arde (30-32), Bourges. Bellosta (38-40). B erlin (39-41), Corn. B ierre (42-44). Bondi] (42-44). B rochet (36-38), L., Casa blanca. Camp (33-35), L., T hiers. C harles (34-46), A, Oyonnax. D escham ps (26-28), B, Oyon nax. F a u re (37-39), Com., Casa blanca. H acquart (38-41), A. Jean.
L a b atu t (29-31), Com., Lim o ges, Madagascar.
M acchieralda (35-37), L., Voi ron, 1" arm ée.
M arquion. M ailler (36-38), L. M aurage (30-32), B, Casa blanca. M orinière (24-26), B, Casa blanca. P liilib erl (40-42). Q uillel (40-42). lligal (37-39), Tarbes. Sclafer (40-42). Siriex (39-41), L., V ièrzon. Trippoz, B. T ronchon (38-41), A, Casa blanca. V illain (26-28), Bourges. NOTE
Les listes publiées ci-dessus sont fo rt incom plètes e t je m ’en excuse vivem ent. L a p lu p a rt des renseignem ents qui y figurent ont été recu eillis su r les fiches adressées, p a r les soins de M. le D irecteu r de l’E. N. S. E. T., aux chefs d’établissem ent, en décem bre 44, en vue de l’établissem ent du « L ivre d’or ». Mais u n très g rand nom bre de fiches n ’ont pas été renvoyées à l’E. N. S. E. T. Un nouvel appel a été lancé au m ilieu de m ai. De nouvelles réponses sont arriv ées, m ais certain s établissem ents n ’ont pas encore répondu.
G . Ga b o r i t.
N E C R O L O G IE
A la liste des cam arades décédés p a r su ite de fa its de g u erre nous devons a jo u te r le nom de ROUSSEL Robert (24-26 A, Lille), tué au cours d’u n bom bardem ent aérien le 9 septem bre 1943.
Il nous fau t aussi déplorer, depuis 1939, la d isp a ritio n de p lu sieu rs m em bres de n o tre Association.
Mme MAYRAT, née D rye M adeleine (26-28 Sc., Sotteville), épouse de n otre cam arade M ayrat (26-28 B, V ersailles).
BECAMEL Lucien (30-32 A, Nogent), m em bre du B u reau de l ’Amicale en 1939, décédé à P a ris le 3 août 1944.
WAREMBOURG M arius (28-30 A, A rm entières). STEIB Paul (25-27 L, Colmar), décédé en 1941.
Mme GAILLARD, née Suzanne Bouquet, L, à Nice, re tra ité e en 1941, décédée en 1943.
A n otre cam arade M ayrat, au x veuves, aux enfants, aux p aren ts de nos collègues p ré m a tu ré m en t disparus, nous ad res sons nos bien vives condoléances.
Cette liste e st m allieureusem ent incom plète e t nous dem an dons au délégué de chaque école de nous fa ire connaître les nom s de cam arades décédés depuis 1939.
Le C ongrès de Pâques
L ’Assemblée générale de n o tre A ssociation s’est tenue le lundi 25 m ars 1945. Malgré les difficultés des com m unications plu s de cinquante de nos cam arades se sont réu n is — e t c’é ta it la prem ière fois depuis 1939 ! — .dans une salle de l’E. N. S. E. T. Les travaux, commencés le m atin, se sont pou rsu iv is l’après-m idi. Mais, coïncidence reg rettab le, le Syndicat ten ait ce même jo u r, dans une salle voisine à l’Ecole des A rts el M étiers, sa p rem ière ré u n io n générale. Beaucoup de nos cam a rades, m andatés à la fois p o u r assiste r aux discussions du Syn d icat e t à celles de n otre A ssociation, se sont trouvés fort em barrassés e t ont essayé d’ag ir de leur m ieux en p a rtag ean t leu r tem ps e n tre les deux assem blées. Il im porte que l’an p rochain cette sim u ltan éité soit évitée car elle ne p e u t que n u ire à la bonne o rganisation de cliacune de ces deux réunions faites non p o u r se c o n tra rie r m ais p o u r se com pléter.
L IS T E DES CAMARADES PR E SE N T S AU CONGRES Mmes
Cozannet (Saint-B rieuc). D ram as (B ressuire), Mai'ignac (Dreux). Morellon (Paris, Poitou).
Mlles
Cazeneuve (Rouen). D elarbe (T réguier). F élu s (Dreux). Henry (Firm iny). M artinon (Lyon). Moine (Roubaix). MM. Alauzen (Marseille). B asquin (Suresne). Bayol (Périgueux). Bazieu (E.N.S.E.T.). B iguenet (Saint-O uen). B lancbereau (Saint-O uen). B onnafous (Paris, A.-et-M .). B uisson (P aris-D iderot). Chevais (Saint-O uen). Court H. (Paris-A rago). D eveau (P aris-H ôtelière). F ritsc h (V ersailles).
Gabion (C lerm ont-F errand). G aborit (P aris-D orian). Godât (Courbevoie). Godefroid (M ontargis). G uizard (Le Mans). Joly (Cbauny). J u tte t (Montargis).
L eclaire (C lerm ont-F errand). Leloup (Orléans).
13 —
MM. Peyrègne (P aris-D id ero t).
P oinsard (P aris-D orian). Pougeol (Limoges). Prognon (Denain). Rigal (Toulouse). Roch (Lyon).
Rouillon (P aris-D iderot). Rousson (P aris-D iderot). Sibieyras (Saint-O uen). Sukerm ann (Courbevoie). Thom as (P aris-D iderot). Leroy (Courbevoie);
Le T reis (C ierm ont-Ferrand). M aiiiard (Egieton).
Marcy (Saint-O uen). M ersier (Puteaux). M eunier (V ersailles). Mondon (Greii).
Moreiion (P aris-D id ero t). Mounic (Suresnes). P érès (Toulouse).
Cette liste ne contient que les noms figurant su r la feuille de présence. Nous nous excusons de ne pas citer les nom s de c e r
tain s cam arades qui ont suivi une p a rtie de la séance du m atin ou qui ont assisté à la séance de l’après-m idi.
COM PTE RENDU DES SEANCES
S é a n c e du m a tin
N otre cam arade Deveau, D irecteu r de l’Ecole hôtelière, S ecré ta ire général h onoraire de n o tre A ssociation, e st désigné à 1 u n a n im ité p o u r p ré sid e r l’Assemblée e t G uizard (Le Mans) est nom m é secrétaire de séance.
A llocution du P résident : D eveau annonce qu’il v a com pter
bien tô t q u a ra n te -q u a tre années de services dans l’E nseigne m en t technique. T rès sensible k la désignation dont il v ien t d’être l’objet, il rem ercie l’Assemblée de cette m arque de confiance e t de sym pathie e t rappelle qu’il a été p rivé de son poste p en dant tro is années à la su ite de m esures in ju stes qu'il n ’oublie pas. Il félicite B uisson de sa to u te récente nom ination au poste d ’in sp e c te u r général de l’E nseignem ent technique et, aux a p p la u dissem ents de l’Assemhlée, rappelle com m ent Buisson, qui ne d oit sa b rilla n te c a rriè re qu’à ses grandes qualités e t sa conscience irréprochable, a refu sé cet avancem ent lorsqu il lui fu t proposé p a r le so i-d isan t gouvernem ent de Vichy.
B uisson rem ercie D eveau de ses paroles chaleureuses. Il évoque le passé de D eveau et les m esures vexatoires dont ce d e rn ie r fu r l’objet.
R apport moral : H enry Court, S ecrétaire général de l’Amicale,
p résen te le ra p p o rt m oral dont voici le résum é.
L a d ern ière Assemblée générale a eu lieu à P âques 1939. D epuis cette date ^des deuils nom breux ont frap p é n otre Asso ciation. C ourt salue la m ém oire de nos cam arades victim es de la g u erre e t de ceux qui sont décédés a u cours de ces cinq années. Il d it son espoir de re v o ir bientôt, sains et saufs, nos p riso n
n iers et nos déportés. Il exprim e sa joie de re tro u v e r ceux que des lois d’exception avaient m om entaném ent éloignés de nous. II évoque en su ite la vie de l’Amicale d u ra n t cette période t e r rible. D u ra n t l’année 1939-40 nos cam arades Chéroux e t V ernay, non m obilisés, ont publié u n B ulletin ronéotypé qui a donné des nouvelles des m em bres de n otre A ssociation p a rtis au x arm ées, m ais ce B ulletin n ’est p e u t-ê tre p a r p arvenu à tous. Peu a p rè s l’arm istice, une ordonnance allem ande ayant supprim é to u tes les Associations, l’Amicale est en trée en sommeil. Un Comité d’e n - t r ’aide aux p riso n n iers a pu cependant être constitué et, grâce au dévouem ent de n o tre cam arade Bornes, re n tré de Suisse où il av ait été interné, ce Comité a rendu de grands services en assu ra n t l’envoi de nom breux colis de vêtem ents, de vivres, de livres, en se te n a n t en contact avec les fam illes e t en le u r fo u r n issa n t des renseignem ents s u r la situ a tio n ad m in istrativ e de leurs absents.
L a L ib ératio n a p erm is la re p rise de notre activité. Court, au m ilieu du d e rn ier trim e stre de l’année 1944, a réu n i lé groupe p a risien et lui a dem andé d’étu d ier le problèm e u rg e n t de la form ation des m aîtres de l’E nseignem ent technique. Des Commissions ont été nommées. Un ra p p o rt d’ensem ble, rédigé p a r notre cam arade Mounic, qui en donnera lecture to u t à l’heure, précise n otre position à l’égard de la Réforme p ro jetée et affirm e la nécessité de m ain te n ir l’E. N. S. E. T. Des ra p p o rts p a rtic u lie rs p rév o ien t une nouvelle o rganisation des études dans chacune des sections de l’E. N. S. E. T. En dehors de cette question qui nécessite to u jo u rs u n exam en atte n tif, d’a u tre s problèm es doivent re te n ir n o tre attention. Quelle place sera réservée aux établissem ents d’enseignem ent ' technique dans l’enseignem ent du second degré ? Comment doit être assurée la fo rm atio n du personnel des a te lie rs ? Comment vont être dési gnés les fu tu rs Inspecteurs dép artem en tau x et régionaux •> T outes ces questions devront fa ire l’objet des débats de n o tre Assemblée.
E n term inant. C ourt rappelle que les pouvoirs du B ureau sont arriv és à ex p iratio n . Ni Chéroux,Vnofre dévoué T résorier, ni lui-m êm e ne d ésiren t re s te r en fonctions. Notre cam arade Bécamel, m em bre du B ureau, e st décédé à P a ris le 3 août 1944; Mlle F o u rn ie r a fa it p a rt de son d é sir de ne pas solliciter un nouveau m andat. Il sera donc nécessaire de procéder au re n o u vellem ent du B ureau. Il ap p araît, d’a u tre p art, indispensable de relever le m ontant de la cotisation dont le tau x est v raim en i tro p modique.
L ’exposé de Court est salué p a r des applaudissem ents' u n a nimes.
R apport fin a n cier : Un accueil sem blable est réservé à Ché
roux qui présente le ra p p o rt financier. B ien que les cotisations p o u r 1945 n ’aient pas encore été perçues l’Amicale possède à son actif' une somme de 15.730 francs, dont 11.730 francs en espèces e t 4.000 francs en titres. Le bilan s’étab lit ainsi ;
— 15 —
P é rio d e 1 9 3 9 -4 5 RECETTES
E n caisse ... 9.059 60 P rix A ssociation des Amis de l’E. T ... 800 » Don anonym e . . . . i ... 319 30 R etour m andats in u tilisés p a r fam illes de p riso n n iers 300 » R em boursem ent de p rê ts d’h o n n e u r... 3.400 » Rente 4 % (1939-45) 960 » ■Cotisations 1939... 525 >> — 1940 4.275 » 1941... . . .’ 6.223 » — 1942 849 50 T otal ... 26.711 40 DEPENSES F ra is Congrès 1 9 3 9 . . . . ... 188 50 B ulletins 1939... 1.967 80 _ 1 9 4 0 ..'... 707 .. Correspondance, envoi de bulletins, circulaires, etc. . . 755 50 F ra is du S e c r é t a i r e ... 1.135 70 A chat de fleurs p o u r diverses cérém o n ies 771 » Solidarité : p rê ts d’h o n n e u r... 2.513 50 Aide aux p riso n n iers 1941 ... 6.942 40 T o t a l ... 14.981 40 Balance ... 11.730 » Total é g a l ... 26.711 40 SITUATION AU 26 MARS 1945 E n c a i s s e ... 11.730 » T itre s ... 4.000 » T otal ... 15.730 >>
Election du B ureau : H enry C ourt e t Chéroux, p ersistan t,
m algré l’insistance am icale e t p ressan te de l’Assemhlée, dans leu r refu s de consentir au renouvellem ent de leurs m andats il e s t procédé à l’élection d’u n nouveau B ureau ainsi composé :
G ahorit, 26-28, L ettres, P aris-D o rian , S ecrétaire général; Roch, 27-29, L ettres, L yon-E . N. P., S ecrétaire adjoint; Pougeol, Commerciale, Lim oges-E. N. P., T réso rier; Mme Rivière, 35-37, Sciences, P aris-G an n ero n ; Mlle F o u rn ier, 14-16, Commerciale, N iort; Bayol, 28-30, In d u strielle A, P érigueux;
Morellon, 28-30, In d u strielle B, P aris-D id ero t; Rigal, 37-39, In d u strielle B, T a rb e s-E N. P.;
D eveau (04-06), In d u strielle, S ecrétaire général h o n o raire est m em bre de d ro it du B u reau auquel fe ra égalem ent p a rtie le P ré - .aident du Groupe des élèves de l’E. N. S. E. T.
IJ est décidé que Marcy e t Pougeol seront chargés de v é rifier les com ptes du tré s o rie r so rtan t.
A l’u n an im ité le Congrès vote des félicitatio n s à Court, S ecré ta ire général et à Chéroux, T réso rier, p o u r le u r ad m in istratio n h eu reu se e t le u r gestion habile.
M odification du ta u x de la cotisation. — A près u n b re f débat,
le ta u x de la cotisation annuelle est p o rté à 50 francs e t le texte des S tatu ts ainsi m odifié, est approuvé p a r l’Assemblée.
Ci'éation de Groupes régionaux. — Ces G roupes sont destinés
à fa ire p a rtic ip e r plus activem ent les anciens élèves à la vie de 1 Amicale, en org an isan t notam m ent des réu n io n s p ré p a ra toires a u Congrès annuel et en désignant les m em bres qui doi vent rep ré se n te r les cam arades à ce Congrès. Le B u reau va •m e ttre im m édiatem ent à l’étude le problèm e de leu r o rg a n i
sation.
In te rv e n tio n de M. R e n a u d e a u , D ire c te u r de L’E. N. S. E. T. Court commence à exposer les grandes lignes du p ro je t de réform e de l’enseignem ent. M. Renaudeau, D irecteu r de l’E. ,N. S. E. T. e t P résid en t d’h onneur de n o tre A ssociation, fa it alors son en trée dans la salle. C ourt lui souhaite la bienvenue. Il ra p pelle que M. Renaudeau, ancien p ro fesseu r à l’E. N. S. E. T. a été appelé, le 20 ao û t 1944, à d irig e r l’E. N. S. E. T. T ous les anciens élèves de l’E. N. S. E. T. et plus p a rtic u liè rem en t ceux qui fu re n t à l’Ecole les élèves de M. R enaudeau, se sont réjo u is de cette nom ination. M. le D ire c te u r n ’épargne ni son tem ps, ni sa peine, p o u r am élio rer les conditions m atérielles, intellec tuelles e t m orales des élèves-professeurs. Il s’em ploie à dé fendre, d’une m an ière habile e t tenace, l’av en ir de l’Ecole dont l’existence peut, en ce m om ent môme, p a ra ître fo rt menacée.
M. Renaudeau rem ercie Court. Il exprim e sa jo ie de se re tro u v e r p arm i nous, dans cette Assemblée où il a p la isir à re tro u v e r q uelques-uns de ses anciens élèves. Il n ’a d ’a u tre d ésir que celui d’ê tre à la h a u te u r de sa tâche q u ’il juge noble et belle. Il rappelle les circonstances de sa n o m ination e t déclare que l’Ecole Normale, au cours de ces d ern iers mois, a réalisé des p ro jets in téressan ts avec le concours des élèves eux-m êm es, dont M. le D irecteu r se p la ît à reco n n aître le tact, le dévouem ent
e t l’e s p rit d ’in itiativ e. Dès le 20 ao û t 1944, l’Ecole a re p ris son nom. Le 6 octobre suivant, la section L ettres-L an g u es a été
rétablie, elle rassem ble a u jo u rd ’h u i u n nombrd* d’élèves asseis im portant, com pte ten u des candidats appelés aux arm ées. L a bourse des élèves a été portée de 1.600 à 2.500 fran cs p a r mois, M. Renaudeau a dem andé que les élèves fu ssen t pourvus du titre de chargé d’enseignem ent dès le u r en trée à l’Ecole et r é trib u és su r cette base. Cette dem ande a été prise en considé ration.
Les indem nités allouées aux professeurs de l’Ecole ont été revisées. Il se ra it o p portun d’accroître le m ontant de celles octroyées aux m aître chargés de recevoir les stagiaires.
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D iverses m an ifestatio n s ont eu lieu à l’Ecole p o u r fê te r la L ib ératio n (9 novem bre) e t p o u r com m ém orer le souvenir des Morts (1" novem bre). Le H novem bre, les élèves et leu r Qirec- te u r ont défilé à l’Arc de T riom phe. P lu sieu rs conférences au x quelles ont été conviés les p ro fesseu rs de la région p arisien n e o n t eu lieu à l’Ecole : M. G uéhenno, Insp ecteu r général aux S er vices de la Jeunesse, a parlé, le 15 décembre, de la « C ulture p o p u laire », M. D ury, p ro fesseu r à la Sorbonne, a exposé, le 24 février, les grandes lignes du p ro je t de réform e de l’E n sei gnem ent, M. Goornaert, P ro fesseu r au Collège de F rance, vice- p résid en t de la Commission Langevin, a fait, le 16 m arsj une conférence s u r « les conflits du trav ail au x v iir siècle ». Des v isites ont été effectuées p a r les élèves dans des en trep rises com m erciales et industrielles. Des centres de p ré p a ra tio n à l’Ecole ont été prévus : l’un e st o u v ert à l’Ecole des A rts a p p li qués p o u r les candidats à la Section G, l’a u tre fonctionne à l’Ecole T urgot p o u r les candidats à la Section com m erciale.
Si l’exonération des d ro its d’in scrip tio n dans les F acu ltés ne p eu t être accordée globalem ent aux élèves de l’Ecole et si cha que cas doit fa ire l’objet d’un exam en p a rticu lier, cette exoné ra tio n e st p ratiq u em en t to u jo u rs accordée. Une cantine a été organisée p o u r les rep as du soir. Elle est gérée p a r les élèves q u i ont su fa ire preuve en cette circonstance, d’un bel esp rit d ’in itia tiv e et de solidarité que M. le D irecteu r n ’a pas cru devoir co n tra rie r. La rédaction du « L ivre d’Or » de l’Ecole est en cours. Une des salles de l’Ecole sera baptisée du nom de Raymond Deken, ancien élève fu sillé p a r les Allemands. Un d écret en p rép aratio n va p o rte r à tro is années la durée de la scolarité. L ’Ecole com pte actuellem ent 167 élèves.
L ’exposé si docum enté et si précis de M. Renaudeau est salué p a r de longs e t chaleureux applaudissem ents.
La fo rm a tio n des m aîtres. — Ce problèm e est alors abordé.
Mounic donne lecture d’u n ra p p o rt fo rt in téressan t dont on tro u - \ e r a plus loin le texte intégral. Ce ra p p o rt est vivem ent applaudi. Un débat s’engage : MM. L eclaire, R enaudeau, Bonnafous, Mou nic, Court, in terv ien n en t dans la discussion. L’h eu re du déjeuner é ta n t arriv ée, la séance e st levée m ais à la dem ande de p lu sieu rs délégués, il e st décidé de ten ir, l’après-m idi, une seconde séance p o u r co n tin u er la discussion commencée.
S é a n c e d e l’a p rè s -m id i
Si certain s m em bres p résen ts à la séance du m atin n ’assisten t pas à cette seconde séance, p a r contre d’a u tres cam arades absents ce m atin sont venus se jo in d re à nous cet ap rès-m id i. La ré u nion du Syndicat, qui, nous l’avons dit, se tie n t dans une salle voisine, explique cette situ atio n . Il s’ensuivra, parfois, une c e r tain e confusion dans les débats. On com prend très bien que to u t le monde a it été d’accord p o u r dem ander que l’an p rochain une en ten te préalable a it lieu en tre le Syndicat et l’Amicale p o u r
éviter que le congrès de chacune de ces associalions ait lieu en même temps.
In terv en an t à propos du ra p p o rt Mounic et du p ro jet envi sageant la création de deux professorats com m erciaux (sciences com m erciales, techniques com m erciales), Le T reis se déclare opposé à ce système. DeVeau et Godât croient égalem ent q u ’il se ra difficile d ’a ssu rer aux titu la ire s de chacun de ces pro fes sorats u n h o raire correspondant à leù r spécialité.
De nom breux délégués (Godât, Peyrègne, Court) p ren n en t p a rt au débat concernant la fo rm a tio n des M aîtres.
M. R enaudeau rappelle le plan général de réform e élaboré p a r la Commission Langevin dont il fa it p artie. On prévoit, de 11 à 15 ans, un p rem ier cycle d’études com prenant u n program m e obligatoire et com m un (français, langues vivantes, m a th é m a ti ques, trav ail m anuel, enseignem ent m énager) et un program m e de m atières à option com prenant tro is branches distinctes : lettres classiques, m oderne, technique. De 15 à 18 ans, un deuxièm e cycle d’étudeç com prendra p o u r l’enseignem ent tech nique, tro is catégories d ’établissem ents correspondant les p re m iers aux E. N. P. e t p ré p a ra n t au B accalauréat technique, les seconds au C. E. et p ré p a ra n t au B. S. et au B. C., les troisièm es au C. F. P. et p ré p a ra n t au C. A. P.
Il aborde en su ite le problèm e de la form ation des M aîtres. Le p ro je t W allon semble p rév o ir une fo rm atio n unique. On peut crain d re en ce cas que l’E. N. S. E. T. ne soit vouée à une d isp a ritio n certaine. M. Renaudeau fa it p a rt des inquiétudes q u ’il a éprouvées à ce sujet. Il retrace, devant l’assem blée vivem ent intéressée p a r ce récit, la dém arche q u ’il a cru devoir faire auprès de M. Langevin, l’accueil p a rticu lièrem en t cordial que celui-ci lui a réservé, et il exposa com m ent il a plaidé devant lui, non sans succès, la cause de l’hum anism e technique. Selon M. R enaudeau la cu ltu re générale ne s’acq u iert pas à l’école, m ais au cours de la vie même, grâce aux notions e t aux h a b i tudes d’esp rit acquises dans le m ilieu scolaire, même si celui-ci vise essentiellem ent à p ré p a re r à la profession.
L ’assemblée, p a r des applaudissem ents répétés, tém oigne à M. Renaudeau sa reconnaissance p o u r l’action persévérante et souple m enée en vue du m ain tien de l’E. N. S. E. T.
La n Jeunesse ». — D eveau donne des précisions s u r les crédits
qui fu ren t alloués, d’une p a rt à l’E. T., d’a u tre p a rt à la « J e u nesse » d u ra n t ces dernières années e t indique com m ent ces d ern iers fu re n t gaspillés. Les élèves des C. F. P. adm is aux C. A. P. proviennent p o u r la p lu p a rt — des sta tistiq u e s éloquen tes le p ro u v en t — des centres annexés à nos Ecoles et placés sous la même direction que ces établissem ents.
L ’Assemblée, unanim e, condamne une ad m in istratio n à to u t jam ais discréditée et souhaite que l’on ne retom be pas dans de pareils errem ents.
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— 19 —
so n t prévue^. Il se ra it soutiaitable que le personnel chargé d’en seig n er dans ces Ecoles p û t effectuer u n stage à l’E. N. S. E. T. e t que le D irecteu r de l’E N. S. E. T. fû t chargé de la direction o u de l’inspection de ces Ecoles de Cadres. D eveau signale que M. Loisy doit étu d ier cette question avec M. le D irecteu r général de l’E. T.
N om inations. — C ertains cam arades n ’ont pas été satisfa its de
la façon dont les nom inations ont été faites à la sortie de l’Ecole. Ils so u h a ite ra ie n t que l’on p û t ch o isir son poste dans l’ordre du classem ent ou que, to u t au moins, toutes les nom inations fussent soum ises au Comité consultatif.
A ctivités d ’éducation générale. — Un délégué ayant soulevé
cette question, M. Renaudeau rappelle q u ’une sous-com m ission de la Commission Langevin va tra ite r ce problèm e et que M. Gué- benno est chargé de l’organisation de l’E ducation populaire.
S im p lific a tio n du s ta tu t du personnel. — P lu sieu rs chefs
d ’établissem ents déplorent que dans les C. T. une p a rtie du p e r sonnel so it ré trib u é p a r l’E tat, une a u tre p a r la Ville. T out le personnel des C. T. ne d e v ra it-il pas être ré trib u é p a r l’E ta t ? Un vceu sera ém is dans ce sens.
Un au tre, à la dem ande de M. B ancherau, ex p rim era le sou h a it que le titre de professeur, à l’im itatio n de ce qui est prévu p o u r l’enseignem ent secondaire, so it ajo u té à la liste des titre s exigés p o u r les 'candidatures à l’Inspection générale.
La question des Inspecteurs de l’apprentissage ayant été abor dée, Morellon ém et l’avis que de nom breux collègues posent leur can d id atu re à ces postes.
La séance est levée à 16 heures.
C om pte re n d u de l’a u d ie n c e a c c o rd é e p a r M. le D ire c te u r de l’E. T . ^
M. Le Rolland, D ire c te u r de l’Enseignem ent technique m ’a accordé une audience le 25 avril dernier.
Il a bien voulu accepter la Présidence d’h onneur de notre A ssociation que, conform ém ent aux statu ts, j ’étais venu lui o ffrir.
Il a écouté avec in té rê t et bienveillance, l’exposé des vceux ém is p a r n o tre assem blée et il en a loué la « sagesse ».
Voici le texte de ces vœux et les réponses faites p a r M. le P ré sid en t au cours de cet en tre tie n :
U ' vœ u : A pprouvant à l’u n an im ité le ra p p o rt de Mounic, le Congrès dem ande le m ain tien de l’Ecole norm ale su p érieu re de l ’E nseignem ent technique et so u h aite que cette Ecole continue à a ssu re r la p ré p a ra tio n des professeurs des divers établisse m ents d’E nseignem ent technique (écoles de m étiers, collèges techniques, écoles nationales professionnelles, écoles su p é rie u res de commerce, écoles d’A rts et m étiers).
Il désire que cette p rép aratio n , to u t en laissan t aux éièves- professeurs la possibilité de su iv re les cours de l’U niversité, soit assurée à l’Ecole même au cours d’études poursuivies pendant tro is ans e t sanctionnées :
a) A l’issue des deux prem ières années p a r un P rofessorat (U ' p artie) ou, m ieux encore p a r une licence d’E nseignem ent technique, dont les m odalités reste n t à préciser, m ais qui se rait équivalente aux licences exigées dans l’E nseignem ent m oderne et l’Enseignem ent classique;
b) A l’issue d’une troisièm e année consacrée à des stages péda
gogiques et pratiq u es, p a r le Certificat d’ap titu d e au P ro fesso rat de l’Enseignem ent technique.
D u ran t cette troisièm e année les élèves p ercev raien t le tr a i tem ent des professeurs débutants.
Réponse : C ontrairem ent à ce qu’on a u ra it pu craindre, il sem
ble que les pro jets actuels envisagent le m ain tien de l’E. N. S. E. T. qui co n tin u era à jouer, to u t au m oins dans la p ré p a ra tio n pédagogique des fu tu rs m aîtres de l’E. S. un rôle très im por tant.
2’ vœ u : A près avoir exam iné l’im p o rtan te question de la fo r m ation du personnel des ateliers et la création d’Ecoles de cadres prévues à cet effet, le Congrès, co n statan t qu’il se ra it so u h ai table m ais p ratiq u em en t irréalisab le que le personnel des ateliers p û t effectuer u n stage à l’E. N. S. E. T., dem ande qu’afm d’a ssu re r l’u n ité et la coordination désirables, les professeurs des écoles de cadres reçoivent à l’E. N. S. E. T. la form ation pédagogique q ui leu r est indispensable et que le D irecteu r de l’E. N. S. E. T. soit chargé de l’inspection des Ecoles de cadres.
Réponse : L a question soulevée est, en effet, d’im portance capi
tale puisque les m aîtres d’a telier tien n en t dans nos Ecoles une place essentielle. L ’A d m in istratio n p rév o it l’organisation p ro chaine d’« Ecoles norm ales de l’enseignem ent p rofessionnel». Les suggestions ém ises seront p rises en considération.
3* vœ u : Le Congrès souhaite que les élèves de l’E. N. S. E. T. puissent, à la sortie de l’Ecole, ch o isir leu r poste dans l'ordre du classem ent.
Réponse : De grands efforts ont été fa its p o u r am éliorer la
situ atio n m atérielle des élèves-professeurs et leurs dem andes ont to u jo u rs été favorablem ent accueillies. Si certains débutants ont eu à se p lain d re au su je t des attrib u tio n s de postes q u ’ils exposent leurs doléances et chaque cas p a rtic u lie r fera l'objet d’u n exam en atten tif.
4' vœ u : Constatant que dans les Collèges techniques le ]jer- sonnel des ateliers est ré trib u é soit p a r l’E tat, soit p a r l'E ta t et la "Ville, soit p a r la 'Ville, sou h aite que tous les professeurs g e r çant dans les Collèges techniques soient ré trib u é s p a r l’E tat.
Réponse : Cette assim ilation se ra it souhaitable en effet. Elle
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été réalisé cependant et certain es catégories du personnel d’a te lier sont en voie d’assim ilation.
5' vœ u : Le Congrès sou h aite que le titre de p ro fesseu r soit ajo u té à la liste des titre s exigés des candidats à l’Inspection générale.
Réponse : Il p o u rra être ten u com pte de ce vœu lors de l’éla-
horation d’un nouvau sta tu t re la tif à l’Inspection générale.
Le Secrétaire général,
G . Ga b o r i t.
La fo r m a tio n d e s M aîtres
d a n s l ’E n s e ig n e m e n t T e c h n iq u e
Dans sa circu laire n° 1 datée de ja n v ie r 1945, H enry C ourt a exposé comment, à l’issue de la réu n io n du groupe p arisien , des com m issions fu re n t créées p o u r étu d ier le problèm e de la fo r m ation des m aîtres dans l’E. T. et celui de la réo rg an isatio n de l’E. N. S. E. T. dans le cadre de la réform e de l’Enseignem ent. Il dem andait en même tem ps aux cam arades de province d’ad res ser leurs suggestions aux ra p p o rte u rs des commissions.
Voici' la com position de ces com m issions :
Sciences : Biguenet, Bornes, Compain, Poinsard, Mounic (rap p o rteu r) ;
D essin : Basquin, Bonnafous, Buisson, Chéroux, Lenorm and, Ravailh, T ourancheau, M eunier (rap p o rteu r);
Commerce : Mmes Lecomte, Selves; Mlles Andreza, Jean; M. Lagayre, Cator, Court, B arré (rap p o rteu r);
Sciences et a rts m énagers : Mmes M artraire, Blanquet, F ritsch , Lefèvre, G rais (rap p o rteu r);
L ettre-lan g u es : Mmes Leclair, Morellon, Bastié, Bazieu, C ru- m ière, Lajon, Marcy, Peyrègne, G aborit (rap p o rteu r).
R apporteur général : Mounic.
D eux séances plénières e u ren t lieu à l’Ecole D iderot. Chaque com m ission tin t p lu sieu rs séances p articu lières. C ourt convo q ua le ra p p o rte u r u n jeu d i m atin à l’Ecole Arago. Mourio voulu bien se ch arg er du ra p p o rt général dont il a donné lecture au Congrès, chaque ra p p o rte u r rédigea u n ra p p o rt p a rtic u lie r re la tif à l’une des sections de l’E. N. S. E. T.
Rédigés au m om ent où nous avons pu crain d re que l’E. N S. E, T. ne fû t appelée à d isp araître,-ces ra p p o rts co n stitu en t une • p rise de position fo rt nette et rassem blent les argum ents qui m ilite n t en fav eu r du m ain tien de l’Ecole et de ses différentes sections dont certain es p a ra issa ie n t alors p a rticu lièrem en t m ena cées. D epuis leu r rédaction des nouvelles plus réco n fo rtan tes nous sont p arvenues e t nous pouvons nous ré jo u ir de ces heureux ré su lta ts que n otre a ttitu d e résolue a p eu t-ê tre , dans une cer ta in s m esure contribué à o t ’erJr.
R A PPO R T GENERAL SUR LA FORMATION DES MAITRES DE L’ENSEIGNEM ENT TECHNIQUE
I.^— N a tu re de c e tte fo rm a tio n
Précisons avant to u t que notre in ten tio n n’est pas de défen d re certaines catégories, ni de v o uloir m ain te n ir coûte que coûte certaines in stitu tio n s p a r e sp rit de ro u tin e ; même l’attachem ent sentim ental que p euvent créer chez des intellectuels les souve n irs de nos débuts dans l’E. T. e l des am itiés nouées à l’Ecole, ne s a u ra it nous fa ire oublier l’in té rê t général du pays.
Cet in té rê t exige que les m aîtres q u ’il rec ru te soient p ré p a ré s ,à leu r tâche et le soient le, m ieux possible.
En p a rticu lier, l’E. T. re q u ie rt p o u r ses m aîtres une p ré p a ra tion spéciale, essentiellem ent différente p a r bien des aspects de la p rép aratio n des a u tre s in aîtres de l’enseignem ent du second degré, classique ou même m oderne.
Gomme ses collègues des a u tres enseignem ents, le m aître de l’E. T. doit posséder une bonne cu ltu re générale, m ais il se d if férencie des a u tre s m aîtres p a r sa form ation pédagogique et su rto u t p a r une cu ltu re teclm ique précise.
1° F orm ation pédagogique. — A côté de. notions de psycho logie e t de pédagogie que to u t éd u cateu r doit connaître, nos m a îtres ne peuvent ignorer d’im portantes questions spéciales à l’E. T. ; organisation générale, bu ts et moyens, recru tem en t et su rto u t placem ent des élèves, etc.
Avec les m atières générales de to u t enseignem ent, ils au ro n t aussi à enseigner des m atières techniques, sans lesquelles il n ’y a pas d’in itiativ e sérieuse au m étier, e t qui dem andent un apprentissage pédagogique spécial (langues com m erciales, sté nographie, dactylographie, dessin in d u striel, électro-technique)... Cette form ation doit être com plétée p a r des stages de p lu sieu rs mois dans des collèges techniques où le fu tu r p ro fesseu r p re n d ra contact avec les élèves et avec des m aîtres déjà form és;
2 “ C ulture technique. — S uivant la spécialisation, elle sera économique, com m erciale ou industrielle, m ais ce qu’on p eu t a ffirm er c’e s t que les m aîtres de l’E. T. doivent bien connaître la vie économ ique du pays. Ils doivent avoir p ris contact avec elle avant d’enseigner e t doivent am éliorer ces contacts pendant leurs années d’enseignem ent.
Les cours et trav au x p ra tiq u e s doivent donc être complétés p a r des v isites ou des stages :
V isites d’usines et d’en trep rises diverses p o u r to u tes les sp é cialités.
P o u r les professeurs de technique com m erciale, de sciences com m erciales e t économ iques : stages d’au m oins tro is m ois dans des b ureaux et des banques.
P o u r les professeurs litté ra ire s : stages dans des bureaux, des b u reau x de co u rrier, des b u reau x de direction et d’a d m in istra tion d’entreprises.
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P o u r les p ro fesseu rs de sciences physiques et in d u strielles : stages dans des usines et des laboratoires d’usines (m étallurgie, p ro d u its chim iques, électrotechnique...).
P o u r les professeurs d’a rts m énagers : stages dans des poupon nières, hôtelleries, cantines d’en trep rises, m aisons de couture... P o u r les p ro fesseu rs de langues com m erciales : stages à l’é tra n ger e t en France, dans des m aisons d’im p o rtatio n et exportation. T out ceci en p a rfa it accord avec les propositions form ulées p o u r le personnel enseignant de l’E nseignem ent T echnique et Professionnel, p a r le B ureau In tern atio n al du T rav ail (25' ses sion, Genève 1939) :
« Les p ro fesseu rs chargés de cours théoriques d ev raien t être re c ru tés p arm i les diplôm és de l’en se'gnem ent u n iv ersitaire, de l’enseignem ent technique ou de l’enseignem ent norm al général; ils devraient, a u ta n t que possible, avoir ou acq u érir des connais sances p ra tiq u e s concernant la branche d’activité à laquelle p ré p are leur enseignem ent.
« Les professeurs chargés des cours p ratiq u es d ev raien t être re cru tés p arm i les p raticien s qualifiés; ils devraient avoir une expérience étendue de la branche à enseigner e t re m p lir les conditions requises du p oint de vue des connaissances th é o ri ques de cette branche et du p o in t de vue de la cu ltu re générale. « ...Etablissem ent de contacts e n tre les en trep rises et les pro fes seurs chargés des cours p ratiq u es, notam m ent p a r l’organisation de stages rég u liers ».
Ainsi, pas de p ro fesseu r d’ens'eignement général sans cu ltu re technique, pas de p ro fesseu r technique sans cu ltu re générale.
Sans cette condition, pas de liaison possible en tre l’enseigne m ent général et l’enseignem ent p ratiq u e. L ’E nseignem ent T ech nique n ’est plus alors un organism e homogène, m ais une ju x ta position d’enseignem ents d isp arates et décousus.
Au contraire, si cette condition est rem plie, on peut p a rle r de « cu ltu re technique », les connaissances générales p e rm e tta n t de com prendre les applications et celles-ci contribuant en re to u r à consolider les acquisitions de l’enseignem ent général. Tous les p ro fesseu rs de l’enseignem.ent m oderne sont d’accord p o u r affir m er la v aleu r des trav au x p ratiq u es de physique e t chim ie. P o u r quoi certain s tra v a u x m anuels bien conduits se ra ie n t-ils m oins éducatifs ? Les ateliers des écoles techniques co n stitu en t un cham p d’expérience bien plus vaste et plus v a rié qu’un labo ra to ire scolaire. Si le contact avec la m atière est ab ru tissa n t pour le m anœ uvre ro u tin ie r qui applique des recettes, to u jo u rs les mêmes, c’est au co n traire u n élém ent décisif de cu ltu re si les^ .p ro fesseu rs théo riq u es et techniques sont capables* de m o n tre r
quelles lois générales de la m écanique, de la physique, de la chim ie, ou quelles p ro p rié té s m a th é m a tiq u e s s’ap p liq u en t dans les phénom ènes utilisés p a r la technique m oderne;
3° C ulture générale des élèves et m aîtres littéraires. — D ans
l’exp ression « cu lture technique », le m ot culture d ésigne u n e
i-m ilées coi-mi-me dans les expressions analogues : cu ltu re i-m usicale, c u ltu re litté ra ire , cu ltu re a rtistiq u e, cu ltu re scientifique, etc.
Dans son sens le m eilleur, la cu ltu re e st au co n traire un ensem ble de connaissances générales, bien assim ilées et p o rtan t s u r toutes choses. La cu ltu re n ’e s t jam ais achevée, car elle ne connaît aucune lim ite en étendue ou en profondeur. Mais elle est m alheureusem ent lim itée p a r les possibilités m atérielles. Le développem ent prodigieux des sciences — aussi bien p h y si ques qu'économ iques, sociales, biologiques... — défie toute m ém oire hum aine, et d’ailletirs, le tem ps nécessaire à un individu p o u r fa ire le to u r des connaissances actuelles rend une pareille intention impossible.
On ne p eu t p a rle r de cu ltu re général sans a jo u te r à cette cu ltu re scientifique e t sociologique, une cu ltu re litté ra ire et a rtis - tiqiie.
Il devient évident q u ’aucune éducation n ’est capable de donner une cu ltu re générale approfondie. L a cu ltu re classique elle-m êm e, celle des h u m anités gréco-latines, risq u e de vous donner des hom m es ignorant presque to u t des sciences e t p a r su ite m al p rép arés à com prendre le m onde m oderne.
E t cependant, on e st en général d’accord p o u r considérer de tels hom m es comme cultivés, p o u r que la cu ltu re classique, en éclairan t l’e sp rit su r le passé de l’H um anité, en lui peignant les grandes étapes de la pensée e t l’évolution de la civilisation, le conduit aux grands problèm es de la pensée, aux questions é te r nelles que se posent les hom m es de tous les tem ps. L a culture classique p erm et à l’individu de se juger, de discerner sa place dans l’H um anité et dans l’-Univers : elle ab o u tit aux grands p ro blèmes philosophiques et sociologiques, qui, selon nous, doivent ê tre le couronnem ent de toute culture.
Mais p eu t-o n croire q u ’il y a une cloison étanche en tre ces grands problèm es et la cu ltu re professionnelle ? Qu’un homme, parce que technicien, n’a u ra aucune cu rio sité d’esprit, aucun besoin du cœ ur ?
Nous pensons au c o n tra ire q u ’à côté de la voie traditionnelle, royale au dire de certains, qui mène à la culture, il y a d ’a u tre s accès. Ce qui nous p a ra ît déterm inant, c’est le désir de culture, b ientôt suivi de la volonté d’y p arvenir, qui existe chez des indi vidus de toutes spécialisations.
Nous pensons q u ’il y a cu ltu re chaque fois q u ’à l’occasion de certaines activités, même intéressées, l’e s p rit s’élève ju sq u ’aux grands problèm es désintéressés de la pensée hum aine et y trouve la satisfaction d’un besoin.
Le m aître litté ra ire des Ecoles Techniques ne doit pas seule m ent ap prendre aux élèves l’orth o g rap h e et la langue française.- G’est à lui qu’incombe le rôle délicat de répondre à leurs a sp ira - tiorui souvent confuses, de les p réciser et les développer.
P ren an t la « Technique » comme centre” d’in té rê t e t à p a rtir des pages que les grands au te u rs ont consacrées à la technique de leur époque, il p e u t élever l’esp rit des élèves dans deux direc tions; il p eu t en effet :
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1° S itu e r la technique dans la civilisation contem poraine en m o n tra n t les relatio n s âvec les a u tre s activ ités de l’homme.
Il to u ch era ainsi à des problèm es scientifiques : la T echnique ne p e u t plu s se développer seule; elle est fille de la Science désintéressée, de la R echerche pu re. E n reto u r, les progrès de la T echnique donnent aux ch erch eu rs des in stru m en ts plu s p e r fectionnés qui p e rm e tte n t de nouvelles recherches.
L a science doit-elle ê tre p u re m e n t désintéressée et contem pla tive ou au co n traire u tilita ire comme le pen sait déjà Bacon ?
On ab o u tira à une in itia tio n aux problèm es économ iques et sociologiques en étu d ia n t le rôle social e t la v a leu r hum aine de la technique. L a Science et la T echnique a p p a ru re n t dans le passé comme la source la plus féconde des b ien faits m atériels e t le m oyen p rin cip al de développem ent du progrès hum ain. A ujo u rd ’hui elles sem blent ê tre la cause des difficultés de notre tem ps (fam ine, chômage, arm es de plus en plus m eurtrières...) Quelles sont les causes de cette contradiction ? Que p e u t-o n espé re r p o u r l’av en ir ?
Indiquons sans plus ta rd e r l’a u tre direction de tra v a il; nous n ’avons pas l’intention de tra c e r u n program m e, m ais seulem ent de signaler des possibilités;
2° M ontrer l’influence de la technique su r l’h isto ire de la civilisation.
Associée à l’histoire, la technique devient u n élém ent essentiel de culture.
F ra n k lin définit l’hom m e « anim al fa b ric a n t d’outils ». Une grande p a rtie de l ’h isto ire est faite de l’évolution de la tech n i que hum aine. La technique d’un siècle m arque de son em p rein te les m œ urs et les idées de ce siècle.
Que la technique vienne à changer et litté ra tu re , th éâtre, p h i losophie, h isto ire e t p arfo is m êm e géographie se tro u v en t modifiés.
Le progrès de l’H um anité ne sem ble pas continu. Il se fe ra it p a r v a riatio n s brusques, p a r m utations (exemple bien connu : la découverte de l’im p rim erie — cependant l’invention du ciné m atographe semble encore plus im p o rtan te p o u r la culture, le th é â tre e t l’art).
Mais la technique seule ne fa it pas l’h isto ire; le m aître m on tre ra l’influence des idées.
On voit comment, à p a r tir de l’étude de la fonction actuelle de la technique e t de son rôle historique, on e st conduit aux grands problèm es auxquels ab o u tit to u te culture.
Nos élèves a ttrib u e ro n t ainsi à la technique la ju ste place qui lui re v ie n t p arm i les diverses activités de l’homme. D ans cette période où l’e sp rit de lucre a tendance à tro p dom iner, ils ne p enseront pas que la technique est su p érieu re à tout. Mais ils ne tom beront pas dans l’excès inverse : se cro ire les p lu s désa vantagés des hom m es parce que techniqiens e t m anuels.
P o u r accom plir cette tâche, les m aîtres litté ra ire s doivent pou v o ir p a rle r aux élèves de leu r m étier, d’une façon sérieuse. Il