COMPORTEMENTS À RISQUES DES ENFANTS
DANS LES FAMILLES PRÉSENTANT
DES LÉSIONS COMMUNICATIONNELLES
Dora LEVTÉROVA
Université de Plovdiv “Paissii Hilendarski”
MOTS-CLÉS : SITUATIONS À RISQUES - COMPORTEMENT À RISQUES
RESUMÉ : Le premier but de l’étude est d’expliciter les situations à risques dans les familles qui
ont produit des lésions communicationnelles chez les enfants. Le deuxième but est d’approcher ce que serait une éducation et un modèle de comportement sans risque des parents par rapport à une chronicité et à une aggravation de ces lésions. Les résultats montrent quelques types de comportements à risques et l’effet de la consultation et de la thérapie familiales comme stratégies d’intervention.
SUMMARY : The first goal of this study is to put clear risky situations in families showing
communication lesions. The second goal is to try to understand what could be an education and a model of a no-risk behaviour from parents in consideration of a chronicity and an aggravation of these difficulties. Results show some types of risky comportments and the effect of a family therapy and consultation.
1. INTRODUCTION
Les lésions communicationnelles représentent une marque notionnelle objectivant différents problèmes communicationnels. L’étiquetage spécifique est lié avec la manifestation de capacités communicationnelles réduites, voire absentes avec, comme symptômes, discours intérieur, intégrateur et expressif. Les plus susceptibles d’une érosion émotionnelle sont les discours expressif et intégrateur, présentés comme la capacité de synthétiser une information et de la représenter verbalement sous un aspect compréhensible pour le récepteur. Très souvent les enfants se trouvent dans des situations de famille à risques, qui ont un effet traumatique sur le codage, la sélection, l’organisation et la verbalisation de l’acte communicationnel. Quand, dans la famille, le comportement à risques envers l’enfant est permanent, alors la lésion communicationnelle peut acquérir un caractère de chronicité ou d’aggravation indépendamment de l’activité correctrice et logopédique mise en pratique.
2. L’ÉTUDE DES CONCEPTIONS
Le premier but de l’étude est d’expliciter les situations à risques dans les familles où l’apparition d’une lésion communicationnelle chez l’enfant est possible. Puisque les mêmes influences extérieures peuvent provoquer des réactions différentes chez les mêmes personnes, l’enfant peut réagir d’une manière différente aux crises et conflits dans la famille et on doit alors rechercher les conséquences des échecs familiaux. On considère comme « comportement à risques des parents » ce qui a pour conséquences la manifestation des lésions communicationnelles : les attitudes de détresse, de frustration, d’inquiétude, de rigidité, de tension, de solitude publique et d’autres attitudes qui créent un fond inadéquat à l’accomplissement d’une activité discursive.
Le deuxième but de l’étude est d’approcher ce que serait une éducation et un comportement des parents sans risque, selon le caractère de la lésion de communication.
2.1 Population
La population comprend 30 enfants de 5-6 ans d’âge, chez lesquels on diagnostique des lésions du rythme temporel, de la prosodie et de la structuration du flot discursif.
2.2 Hypothèse de recherche
L’accentuation artificielle de l’attention sur la lésion de communication ou bien la désappréciation artificielle du discours, par suite d’un comportement familial à risques, provoquent des
accumulations psycho-sociales et personnelles sur le psychisme des enfants présentant des lésions communicationnelles.
2.3 Résultats et discussion
Les enfants ont été enquêtés suivant une variante modifiée de Rosentzvaïk. Les situations présentées aux enfants sont les suivantes :
1. Situations liées à un conflit dans la famille orienté vers l’enfant,
2. Situations liées à un conflit dans la famille qui n’est pas orienté vers l’enfant.
Les réactions des enfants peuvent se caractériser de la manière suivante : - défenses de soi - accusations de soi
- neutres
- accusations d’autres personnes.
Chez les enfants se manifestent, le plus souvent, des réactions de défense de soi. Les réactions auto-agressives montrent que les enfants expriment un sentiment de faute et, par une défense régressive, ils essaient de surmonter le conflit de la famille. Une lésion communicationnelle va alors apparaître chez eux. À cet âge, on n’observe presque pas des réactions d’accusation envers d’autres personnes dans le propre discours des enfants. C’est un fait qui peut s’expliquer par la confiance le soutien réciproque entre les parents.
Les résultats des réactions s’expriment lors du premier stade d’une consultation familiale où se construit une liaison entre le thérapeute et l’enfant. Au deuxième stade, stade dit de “compréhension”, se forme une nouvelle perspective d’une conscience plus objective du problème en engageant activement les parents. Au troisième stade, stade dit “activité”, les buts et les aspirations des parents et de l’enfant s’expliquent grâce non seulement à la mise en œuvre de l’activité logopédique (à laquelle les parents participent de même), mais grâce aussi à l’influence psychothérapeutique de la part des parents. Elle est nécessaire pour qu’on évite des situations où l’enfant peut perdre tout emprise sur lui-même, manifester une peur, regarder méchamment et vindicativement, être irritable vers lui-même ou vers les autres, diriger des discussions absurdes d’un ton agressif, exiger que les grands l’exhortent sans cesse à accomplir une certaine activité (y compris, à exécuter les exercices logopédiques).
3. CONCLUSIONS
Nous cherchons à déduire des stratégies pour surmonter les conflits parentaux, allant jusqu’à une orientation vers la consultation psychologique des parents. Il convient de proposer un engagement actif de l’enfant et des parents dans une activité logopédique et psychothérapeutique commune. Enfin, il faut obtenir un engagement de l’entraide des parents, spécifiques selon certains problèmes, différents pour chaque famille et chaque enfant.
BIBLIOGRAPHIE
MASH E., BARKLEY R., Treatment of childhood disorders, New York,1989.
COOK R., TESSIER A., ARBRUSTER V., Adapting early childhood curricula for children with
special needs, 1983.