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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Astronomie - La lune

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(1)
(2)
(3)

LA LUNE

N

otr e sate l l ite n

aturel

comme nc e à êt

re

connu par

le fait de

la

c

onquêt e

spati

a l e.

Les

en fa nts e

n

ont entendu

parler,

ont vu de multiples a

s pec t s de cet

te conquê

te

à l

a

t

é lévisio n.

Voilà un exemple

'

ou l'éc

ole

n'

a

pas

l

a prime ur e

de

l'informa tio n mai

s

où un obje

c tif fondame

ntal

do

i t être

de

réor

ga ni s er

cet

t e

informatio n,

de l'

a n a l ys e r en te

rme s

co

ncrets

(quand

un j

eune

nous dit que la lune

ne possède

pa s

de

champ ma

gnétique

- il est vrai

qu'il

e

st qu

asi

i

n exist ant ,

bien que des

probl

èm es

int.éres

sants s

e po

s ent

actue 11ement

à

ce nive

au

- il f

aut

lui demander c

omment

on

pe

u t l

e savoi r .

O

n

,consta

te

qù 'il n'

a

pas

l'idé

e

d'u

t ilise r

u

ne

bou ssole

comme

moi n d

' un c

hamp m

agnét ique ) d'é

vi t e r donc le l

a ng a ge

vide.

Il co

nvient a

ussi

:

de

'pr

o f

i t

er de l'

occ asio n

- si elle

se présent

e

c

hez

les

é

lèv e s - de discut

er

del

ti ntérê t

ou

non d'une telle opé

r ati on

de

conquête sp

a tiale

;

e

n termes

scientifiques mais aussi économiques, soci

aux,

politiques

(voir la conquête de la lune dans le document

él

ève).

Enfin, il f

aut

profi

t er

de

cet univers à la por

té e

de notre vue pour r

endre

compré

he nsi ble

l

e

m

aximum

de choses

pour les f

a ire

obs

erver

d'abord. Il semble

bi

en qu

e

l

a

m

ajo-ritédes élèves rencontrés ignorent l'origin

e

des

ph

ises

de

l

à

lune, phénomènes qu'ils ont tous remarqués et qu'ils

attribuent parfois à l'ombre de la terre sur

la lune

(con

fu-sion avec l'

éclipse

de

lune)

.

(4)

LA LUNE .Or'

ganigr

amme

4

C

a r

t

e HAL

LWAG \ -

Di

scussion

à

p

a rti r

d

e

l

'in-s

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a

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or ma tion

d

e s

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n

d

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bib

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.

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raphique s

,

d

e do

-Ils

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articuli er

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ur

l

u

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tourne

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de s s i n des

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servati ons

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du sens

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l

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c

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de la

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elle-~ême.

-Ex e rc i c e éven

-t

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s

p

ha s e s d

'autr

es

p

l

an ète s

co

mm e

Vénus

.

(5)

CARAC TERISTIQUES PRINCIPALES DE LA LUNE

-- Dist ané e 'moyenne T è r tè~Lun è - 384.400 km (356.000 à 407 . 00 0 ) . L'orbit e es t pra ti quement circu l air e , l'excentrici t é de l'orb i t e

étant de 0,055 (l'excentricit é est le rappor t entr e la distanc e qu~

sépare le s deux foyer s de l'e llipse et la longueu r du grand axe de cette el l ip se qui passe aussi par les foyers) .

La dis t anc e Ter re-Lune vaut 60 ray ons terre s t res.

La distanc e es t mesurable par tri angulation, et maintenant

par écho de lumiè r e (laser) .

Diamètre 3475 km soit approximativement 3500 km.

Diamè t r e

1/110 Distance moyenne

A 10% près on voit que le rapport entre le diamètre et la

dis-tance est de l'ordre de 1/100. L'angle correspondant à I/ITO e~ t de

l'ordre de.0,5°. C'est l'angle sous lequel on voit la lune .

- Masse 7,310. 22kg soit 1/81 de la masse de la terre.

L'attraction gr av i t a t i onne l l e à la surface de la lune est 6 fois plus faible qu'à la surface de la terre. Tout le monde a vu les bonds

des astronautes

(!).

La masse de la.Lune est maintenant facile à me s ur e r grâce au mouvement des satellites artificiels qu'on envoie autour.

(Aupara-vant il fallait utiliser le léger mouvement orbital de la Terre autour

du centre de masse du système Terre-Lune). On a même pu mettre en

évi-dence par des sat ellites des irrégularités dans la force

d'attrac-tion de la lune, attribuée à des variations de concentration de masse,

au voisinage de la surface de la lune : ces irrégular i tés sont ap

pe-lées des mascons. Ce pourrait être de grands météor it es enfouis ou

comme on l'a propo s é plus récemment de gr ands amas de lave enfouis. ·

La mas s e volumique de la lune est 3,3g/cm3, 3,3 fois plus dén s e que l'eau. Cette densité est pr och e de celle des roche s à la surface de la terre.

(6)

2

-Rév ol ut i on et rotation

-Le plan de l'orbite de la lune aut our de la Terre n' est pas tout à fait con f ondu avec ce lui de la Terre autour du Soleil : ils font un angle de 5°. C'e s t ce qui explique qu' il n'y a pa s éc l i pse (de soleil et de lune) à chaqu e révolution de la lun e autour de la terr e (Rega r der dans les éphéméri des de la Société Astronomique de France, pour connaît r e les éclipses de l'année).

La durée de la révolution (période sidérale, c'est-à-dire évaluée par rapport aux ét oi l e s ) est d'environ 27,3 jours. La durée de révolution apparente de la lune vue par un observat eur terre stre est d'environ 29,5 jours (cal endrier). L' é c ar t est dû au fait que l'intervalle de temps qui sépare l'ob servation de deux pleines lunes successives (période apparent e) est égal au temp s qu'il faut à la lune'pour faire un tour autour de la terre augmenté du temps de parcours supplémentaire pour rattraper l'aligne-ment soleil, terre, lune alors que la terre a tourné autour du

soleil.

La Lune se déplace sur son orbite autour de la Terre à la vitesse de 1km/sec. La période de rotation de la lune sur elle-même est identique à la période de révolution de la lune autour de la Terre. Ainsi la lune présente toujours la même face à un obs

erva-teur terrestre, ce qui est le résultat d'une évolution lente de freinage de la lune par la terre (voir plus loin). En réalité on voit un peu plus que 50% de la surface lunaire à cause de la légère excentricité de l'orbite lunaire qui fait que la lune (loi de Kepler mais aussi action du soleil)ne va pas toujours à la même vitesse autour de la terre; l'axe de rotation de la lune est aussi un peu incliné par rapport à la perpendiculair e au plan de son orbite. On voit ai n s i pre s que 10%de plus de la surface lunaire. Les 40% res-tant n'ont été observé que depuis qu'on a envoyé des satellit es ar -tificiels capables de faire le tour de la lune.

- La température à la surface de la lune peut atteindre un max~ mum de 130°C le jour et de -160°C la nuit. Elle décroît rapidement quand on descend à 2m en sous sol (Appollo 17 - Décembre 1972 : 6SoC à la surface -lSvC à 2,Sm de profondeur au site de TAURUS Littrow).La

(7)

3

-- Un e tràdu c ti on des noms des mohtage s, des murs, des go lfes et des

fiss ures est donné e dans le li vret d'accom~agnement de la carte

P~LLWAG sur la lune.

Vou s trouv erez une discu s s ion simp le (lisibl e par les élè v es) des ca r act ér is ti ques, de la sur fa c e de la lune et de le urs origi n e s

dan s le li vre t HALLWAG.

Une autr e excellent e analy s e es t donn ée dans l'ouvra ge de JASTROW ("La Lun e pierre de Ro set te de s planè tes " p. 76 ) . On y voi t en parti culier l'affron tement "vivant" des deux thé ories de la "lune chaude" et de "la lun e froi de " .

Etude physi qu e de la lune -Ce qu'on voit.

A regarder la surface de la lune (document élèv e ) on remarque

trois aspects importants du paysage: les "me r s " , les "cratèr es", les montagnes (ces trois aspects sont simul t an ément présents da ns la

photographie lunaire mon t r an t de près le cratère Ar ch i mèd e au bord de la mer - on voit même que ce dernier cratère est rempli de lave -des pluies ou MARE IMBRI~1. Les grandes surfaces sombres visibles

à l'oeil nu sont appe l ée s les mer s à cau s e de leur appa r en c e , mai s bien sûr il n'y a pas d'eau. Elles occupent environ 25%de la sur-face lunaire. Le reste est couvert de montages relativement brillan-· tes (dans les Ape nnins, la hauteur peut at t e i ndre 5500m). On peut

demander aux élèves $'ils pens ent que la surface des mer s est bien

25%de la sur~a c e.totale (phot o graphi e centrale). En réalité sur la face visible la proportion est de 40% et sur la face cachée il y a très peu de mer (10%) ce qui est surprenant et ce que les Russes

vont prochainement étudier.

Les cratè r e s ont toutes le s ta il l e s dep uis plusieurs cent ai n es

de km (cela peut s'évaluer sur la carte) jusqu'au mm. On voit aussi

des sortes de ra yons , lignes brillante s qui s'écartent de grands cratèr es comme ce lui de Kepler (HALLWAG). Ces rayons peuvent s'a l -lon ger sur plusieurs ce nta in es de ki lomèt res et donn e nt l'id ée qu ' i l s'agit de matériau éjec t é du crat èr e au nlomen t d'un iIT~a c t ou d' un e explosion.

(8)

4

-On vo it aussi des fiss ure s , sor t e s de longue s vallées , comme

cel l e d'ARIAEDAUS au Sud du crat èr e Jul e s Cés ar. On voit également

de s dômes, ou pet it es mon tages ressemb lant à des monté'gnes analogues

sur terre et pr obabl emen t d'o ri~ine volc anique .

Il Y a de la pous sière à la surfac e de la lun e. Elle est con

s-tituée en partie de pet i t e s perles de verr e qui sont probab l ement

des gout t e s solidi f iée s de matéria ux en fusion 60US l ' imp act d'un météo ri t e . Mais la couch e n'e st pas trop jmportan te ( que l que s centi -mètres ) permettant l'alun i s sage. Au-des s ous on trouv e un e couch e pl u s épaisse (que l que s mèt res) de bl oc s de roches cas sé s (r e golit he s). En

dessous enf i n on trouv e le sol roch e ux de la lune affleur an t par fois

dans le fond du crat èr e.

La nature des roch e s à·la surface de la lune est suffisamment

différente des roches terrestres pour élimin er tout doute sur la

possibilité que la Terr e et la Lune ne firent un jour qu'un seul bloc. (Il y a aussi des raisons dynamiques) . .

On trouve de s roches appel é es brèch es qui sont des fragments

de roches et de miné raux collés ensemble dans une matr ice à grains fins. Elles ont été constituées à partir de roches préexistantes, fragmenté e s, mélangé es et finalement collé es sous l 'effet d'impact météoritiqu e et peut êt r e d'activité volcan ique.

On trouve aussi des Basaltes, roches vo l c a n ique s : 90% des fr a

g-ments pr él ev és par les mi s s i on s Apollo sont d'origine basal t i que (relation avec le cours de Géolo gie de 4e). Il est probabl e que les basaltes ont dû être fondus à un momen t à l'intérieur de la Lune

(r a d i o a c t i v i t é natur elle) et qu'ils ont migré vers la surface en relation avec l'ori gi ne des dépr essions des mer s par des impacts de météorit e s. Les basalt es ont formé des cou lées de lave peu épaiss es,

coulant de fa ço n tur bul ente be a ucoup plus fac i l emen t que sur ter re,

avec un refro idi s s effien t final ra pi de (gra ndes surfa c es pl a n es des me r s ) .

Les plus v i.ei Lles roches de la"Terre (bouclier canadien) datènt

de 3,6 mi l l iar d s:d 'année s ; l'epoque de la for ma t i on de la Ter r e es t évalu é e à 4,6 mi lliards d'ann ées (en se fondant sur l'âge des mé

(9)

5

-d'anné es (t ou s le s chronomètres sont ba s é s sur des désintégrations radioactive s , l'uran i um en plomb par exemple) .

Il apparait égal ement que .la lune se se r ait formée il y a 4,6 milliards d'a nnées (b r è ch es) et les roches ba s alti qu es (lav e) aurai e nt entre 3,3 et 3,7 mil l iard s d'ann é es et se serai ent donc cri stall i s ées un milliar d d'années après le déb ut de la lun e, au cours d'une forte activi té man gétique de la lune (d' or i gine météor i t i qu e ou radioactive) On peut dir e que l'~ss entiel de l.~act iv i té géo16gique de la lun e

(f or ma t i on des mers, remplis sage par de la lav e) a eu li eu pendant le pr emier milliard d'ann ée s et qu'avant, la lune n' a été simplement soumis qu'à un bo~~ ard ement mé té or i t i que constant (en tre autre éro-si.on mêté or i tique )

Il sembl e bien que la lune n':a:itj amais été fondue compl ètement (seulement superfi ci ellement par l'activité magn é t i que du début) .

El le n'a pas comme la te rre un noyau centr a l en partie li qu i de.

Elle n'a pas rejeté à sa surface du matér iaux. lége r s (la densité des

·r och e s en surf ace est la même qu e la. densité moyenne ) . El le n'est

pas non pl u s parfait ement sphériq ue : 3 ray ons iné gaux le "l-ongde son

axe, vers la terre, le long de l'orbite. De telles inégali t és

(l Km de différence) seraient disparues avec un intérieur liquide.

Remarque sus la consti tu tion de la Terre (pa r cornpar a 1.son av ec la lune).

L'in t érieur de la terr e est ai n s i cons ti tué :

- Une crout e sol i d e, moin s dense que le reste et d'épaIs s eur environ 35 Km.

- Un man t e a u d'env iron 3000 Km d'épais s e ur fait de roches soli- · des.

- Un noy au cen t r a l de 340 0 Km de rayon dont la pa r ti e extér ie ure es t liqu i d e et la partie int er n e (2 10 0 Km) probablement solide. Ce

coeur est probablement composé de fer , matériel beaucoup plus dens e que

les roc h es de surfa c e) . Ce fa~t que le mat é r i a u cen t r a l soit le plus lourd suggèr e qu'à un ce rt ain moment tout e notre terr e fut li qui de et chaude de tel le sorte que le s matér iaux le s pl us lou r d s pu i s sen t s'enfonc e r et le s pl us lé ger s rester à la surfac e . Ce sont des cou

-r

ants

da

ns

l

e noyau

li

quide q

ui

son

t res

ponsabl es du magné

t i sme

terrestre , le noy a u solide étant à tro p hau t e tempé r a t ur e pour con

(10)

s6

-tituer un aima n t solide.

Ce sont des roches du man t e au qui émergen t len t emen t le long

d' une lign e sous marine et qui se dispersen t lat&ralement de pa rt

et d'au t r e provoquant ainsi la dérive des continents . (L ' Amér iq ue ·

Latine se sépare de l'Af ri~ue) Cet élargissement du font des mers

doit provenir d'un mouv ement des roches solides à l'intérieur du manteau. Il peut donc y av oir soit écartement de s blocs conti nenta ux

qui "flottent à la surface du mant eau" soit rencontres qu i produisent des mont a gne s (e xempl e de l'Himal a y a ). Les vol cans proviennen t de fract ure s de la crou t e sou s l'e f f et de trop fortes déformati ons . Le ma gm a des vo l cans (la lave ) ne pr ov i ent pas du noy au cen t r a l de la ter r et mais simplement de poches local e s pe u profondes.

Origine du sy st ème Ter r e ~Lune .

Il Y a quatre pos sibilités comme ~our l'origine de la lune.

1) Formée ailleurs elle a été captur é e par la terr e.

C'est peu vraisemb l ab le ma i s ce n' e s t pas excl u . La lun e aur ai t en

effet eu un e haute pr ob abilité de s'écraser sur la terre plut ô t que

de se mettre en orbite.

~

2) Issue de la te r r e après sépa r a t i on d'avec la terre .

Ceci fut pro po sé par DAR\HNt mais est en contradictiont entre autret

avec l'idée d'une lune froidet et aussi avec les différenc e s de

composition chimique.

3) For mé e à côté de la ter r e dans une opérat i on ana logue à cell e

de la formation de la·ter r e . Ega lemen t impro b ab l e à caus e de la lune

froide.

4) For mé e par l'a gglomér a ti on d'un grand nombre de petits satel

-lites captur és préal abl ement par la terre . Là aus s i dans une certaine

me s ur et on se heurte au fait de la lune froid e.

Au tot alt au cu n e hypot hè se n'e s t pl ei nement satis f ai s ante, ma~s les hypot h è s e s 1 et 4 senmlent les moin s défavorabl es .

(11)

7

-L'histoire de la lune pour ra it alors êtr e la su i vante ("Le

Monde" 20. 12 .72 ) .

Tout commence ave c la nêbuleu se ga ze use pr~curs eur du syst ~me solaire il y a 4,6 mi l lia r d s d'~nn~es (d iam~tre s total env ir on une année lumièr e). Ce t te n~buleu se s'est conden sée pour donne r soleil et

plan~te. Au bout d'enviro n 100 mi lli on s d!ann~es la lune es t const i

-tuée mais sa sur faec es t fondue sur une pr ofon de ur de 100 Km e.nvi ron

(l'énergi e grav i ta tiünn~l le de la consti t u t ion de la lun e a provoqu~

cet échauff ement ). On·c onnai t cett e premiè re pha se fon du e par l'étud e

d'échant i l l ons (Apo l lo 12 et 14) qu i da tan t de 4 millia rds d'ann é e s

témoign ent déj à de 2 cristallis at i ons.

La solidificati on de la cro ute (vers 4, 4 mi l l iar ds d'a nné es)

s'accompa gne d'un e différen c iat ion chimique des matériau x. Les

con s t i t uant s qui se sol i d i f i en t les premiers cons t i tuent les monta -gnes. Une couc h e fondue (pauvr e en calcium et alumin ium) mai s riche en ma t é r iaux radioacti f s va s'enf on c e r le n tement (IOO-SOO Km) .

Pendant ce temps le s météor i te s fr a ppen t la surface sol i d e , et cer

-tains tr ès gr o s mé téor ite s cré ent les mer s. La cron te es t bouivers é e,

la"s u r fa ce localement fondue, mais la lav e qUI. vient comber le s mers provient de la couch e liquide erifouie. Les basa lt e s des me r s ont des

âges allant de 3,7 à 3,2 milliards d'année s. Depuis l 'évolution de

la surfac e lun a i r e ser ait trè s lente (mi née par des bombardement s

micromété oritique s) .

Même s~ une telle descri p ti on attend enc or e une con f irmat i on

(suivre les infor mat i ons) (elle n'attend pas les critiques car corrme

toute théorie scient i fiq ue en cours d'éiaboration el le es t fort ement

soumise au débat et à la critique) plus personne ne doute par exemple

de l'origin e mété ori ti que des crat ères et un e brèv e dis cussion peu t port er sur ce poin t avec les élève s .

De même ceux-ci son t en général dés i reux de con naî t re la vie,

l'origin e , l 'évolu t i on du sys tè me plan é taire les incite r à de s

lecture s da n s ce sen s qui pui s sent alime nter de courte s discuss ions

(12)
(13)

Evolution du

s

ys t ème

Ter ~e-Lune

Le sy

s t ème

Terre-Lune

évo l ue

et c

ela es

t da

aux

mar

ées

c

rées

r

e spectivement

pa

r

un corps sur l'

autre.

Sur

t

erre

l

e s

m

ar é e s

se

nt

du

e s

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l

a

lune m

a

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ussi

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Pour

l

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l

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d

e

l'att r a ction

ins u f fis ant e

dOE>

oc

é

a

ns

voi

sins

(voir NUFFIELD

A

stron omie

) .

Il y

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a

ut e s par

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ou r.

L

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l

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p

osé

de

la lune l

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effets

s

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po

ur don ne r

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(2

fois

par

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aire

,

cf

.

l

RS

él)h èmérides

) .

A

u c ont r-

a.l re

lor

sque

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et la lune

s

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directions

orthog onale s

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i

mpor t a nt es

.

L

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fl ement

da aux marée s

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ctem

ent

en face de la lune

,

carla

terre tou

rne

sur e11e

-même

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em

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c

onsti tuer

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,

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en

-droit de l

a

terre où se produit

l

e r

enflement a

déjà u

n

peu

to

urné

et se trouve

donc dans

une pos ition

en

a

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.

De ce

fai

t ,

la lune agit sur les deux

renfl

ements

d'une m

ani ère

in

égale et a don

c

tendinc

e

à ralentir

l

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, (2 m

i l l i èm e

de secondes p

ar

sièc

le )

c'est;..à

-dire

il.

augmenter

la duré

e

du jour terrestr

e

.

Il y a de cela

envi

.

r on

350

millions d

'

annèe

e ,

le

j

our

'

é t a i t donc plus court d'environ deux

heures

.

O

n peut le

vé~ifier.

C

er t

a

i n s

c

or a ux

m

ontrent

des bandes

annuelles de

365

a

nn

e a

ux f

i ni s corre

s pondant

à la cr

oi ssance

j

ou

r

na

l i

èr e. D

e s

'

coraux

fos

siles

è~ un

type

a

nal og ue et datant

de c

e

t t e

époque m

ont rent

400

anne a ux par bande a

nnu e l le

.

Comme il n

'

y

a p

as

de raison de pen

e e

r que

l

'anné

e

étaj.

t

pl

us

l

ongue l

e

j

our é

t a i t

d

onc plus court et

durait

22

heur es

.

En

,s

ens

inver

s

e

l

a te

rre cr ééi t

au

s8

i

de

s

"

m

a

r é

e

s

solides"

s

ur

la

lune

;

ce qui

a

ral

e

nti

la lune

pour l

'

ame-nerà s

a

r

ot ati on

a

ctuelle

m

ensuelle

où l

a

m

aré e

ne se

dép

lace

p

lus

puisque

la lune présent

e

to

uj

ours

la même

f

a c e

(14)

Ce m

ou vement

d

e ra

l en t isseme nt de l

a

rot

a tion d

e l

a

te

r r e

a comme con

séquence u

n é

l oignement p

r ogr e osi f

de l

a

l

une.

(le

moment

c

i né t

i

.que d

e l

a ter

r é , c

'

e s t

-à-

di r

e

s

on

spin

,

dimi

nue

,

i

l e

st

do

nc

t

r a nsféré

à

l

a

l

une ; comme

l

a

v

aleur tot

a

le

d

u

momen

t

d

u

sy

s t ème

terre

-lune

est con

stante

,

c

elle- ci. a don

c

t

enda nc e

à

s

'

é c

art er

)

. E

n

v

er tu

d

e

l

a lo

i d

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K

ep l e r

,

l

a

p

é

-r

io de d

e ré

vo

l

uti

on

de

l

a

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une augmen

te do

nc.

O

n s

'a

chemi ne

lentem

ent

vers U

Le s

i t

u

a t i on

(

5

à

l

a

mil

l iards d'

a nné e

)

6

u l

e

j

our

et le mo

is

s

e ro nt

i

d

e n

t

i q

ue s

à

43

de n

os

j

ou r s actu

els

!

et o

ü

l

a t

er r e

aura

d

onc

toujo

urs l

a m§me f

ace

tourn

ée v

e r s

la

lune~

L

'in f l

ue nc e d

u soleil subs

ist

ant

t

ou jo urs

,

l

e système

c

ontinu er

a

d

'év

olu

er

o • • •

e

n sens inv

erse.

L

a

te

rr e éta

n t u

ni f ormémen t

r

enflé e

à

l

'équ

ateur

est

é

galement s

ourrdre

à

un c

ouple

de la p

art

du

s

ole i l et d

e

l

a

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cou

p l e ten

d

à fa

i r e c

ha nge r

s

on

sp

in

pro

pre

:

a

u l

ieu de ramene

r l

'

axe d

e ro

tatio n

de la

te

r re ver

s

la v

er

-t

i cale

de

l

'écli

p t i que

(

c ouple

nul

) c

e l

a

pro

dui t

en vertu de

la loi

vect ori~lle

d

e

vari

a tion

d

u

mo

ment

c

i né t i qu

e

une rota

-tio

n

(

un

e

pré

c

es s i on

)

de l

'axe d

e rotation

d

e

l

a terre sur

u

n

cône de demi angle

a

u somment

2

3, 5°.

La période de cettc

"pré

-c

ession

(

d

e

s équi

nox es

qui s

e

fait pour un

e

foi

s

dans le s

ens

oppose

a to

ut e s l

e s r

otat i ons et

ré vo lu t i o ~ s

du

s

yst ème pl

a

(15)
(16)

Références

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