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Bède le Vénérable, Histoire ecclésiastique du peuple anglais, éd. A. Crépin, M. Lapidge, P. Monat, Ph. Robin

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Academic year: 2021

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chroniques et comptes rendus 355

personnel informatique d’iVitRa ; et, encore plus important, nous pouvons doter de continuité authentique le projet lexicographique avec un objectif fixé en 2013, date du Vie

Congrès international de Latin médiéval Hispanique à l’Université d’alicante.

Juan Fco. mesa Sanz Área de Filología Latina Universidad de alicante ___________

Bède le Vénérable, Histoire ecclésiastique du peuple anglais, édition et traduction par andré Crépin, michael Lapidge, Pierre monat et Philippe Robin, Paris, éd. du Cerf, 2005 (Sources chrétiennes, 489-491), 3 vol., 433, 423, 251 p.

La parution des trois volumes de cette nouvelle édition et traduction d’un des textes fondamentaux du Haut moyen Âge marque une étape importante pour l’étude de l’époque anglo-saxonne en France. Jusque-là, en effet, il fallait travailler à la fois sur l’édition de R.a.B. mynors, avec la traduction anglaise de B. Colgrave, et sur la traduction française dirigée par o. Szerwiniack. Cette nouvelle édition présente l’avantage de fournir une traduction précise et un ensemble d’outils fort pratiques, comme de nombreux indices.

L’édition en elle-même ne modifie pas profondément le texte, à l’exception de la division en chapitres du livre  iV : elle est fondée sur la famille de manuscrits dite m, l’autre, c, étant une édition légèrement postérieure, faite à Cantorbéry, peut-être à partir d’un exemplaire de m. La famille m se compose principalement de trois manuscrits, dont deux (Saint-Pétersbourg, Bibliothèque Publique, Q.v.i.18, et Cambridge, University Library, Kk.5.16) furent même copiés peu après la mort de Bède, dans son monastère de Wearmouth-Jarrow. L’introduction sur les manuscrits est très claire, mais non exhaus-tive, puisqu’elle n’est qu’un résumé de l’édition plus complète donnée par m. Lapidge

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yann coz

dans la collection Fondazione Lorenzo Valla, aux éditions mondadori. Les Sources Chré-tiennes n’ont pas vocation à fournir un apparat critique développé. toutefois, quand c’est une édition du Corpus christianorum qui est reprise, il est facile de la trouver en bibliothèque ; en revanche, la collection italienne est moins accessible en France, ce qui risque de compliquer la tâche du lecteur. notons au passage que l’édition italienne, plus complète et dotée d’une couverture reliée, coûte bien moins cher que l’édition française !

Les commentaires sont un peu moins satisfaisants. L’introduction sur Bède paraît trop générale et ne traite pas de manière assez détaillée de l’œuvre et de ses implications poli-tiques, mises en avant par la recherche récente. La présentation rapide de la traduction en vieil-anglais de l’Histoire ecclésiastique, réalisée à la fin du ixe siècle, est parfois

approxi-mative : la Chronique anglo-saxonne ne « reproduisit » pas « des passages de l’Histoire ecclésiastique pour son tronc commun », elle en a repris des informations ; les versions d et e ne datent pas du xe siècle, mais dérivent sans doute d’une « recension nordique »

compilée au début du xie. Plus généralement, vouloir expliciter certains termes latins en

recourant à la traduction anglaise est dangereux : cette traduction fut réalisée deux siècles et demi après l’original, dans une société qui avait connu de profonds bouleversements. mieux vaut la considérer comme une œuvre distincte de l’Histoire ecclésiastique afin d’éviter tout anachronisme.

dans les notes sur le texte, on peut se demander s’il était bien utile de donner systé-matiquement les étymologies des noms anglais, au détriment des remarques sur les réalités sociales du temps. Là aussi, c’est vers l’édition italienne qu’il faudra se tourner. Sa très riche introduction et ses notes abondantes la rendent en effet indispensable pour un travail approfondi sur le texte.

Ces quelques remarques ne doivent pas faire oublier la réussite globale que constitue cette édition, dont on peut souhaiter qu’elle incite les lecteurs à découvrir d’autres auteurs anglo-saxons.

Yann Coz

Guillelmi de Conchis Glosae super Platonem, ed. nouam trium codicum nuper reper-torum testimonio suffultam curavit eduardus a. Jeauneau, turnhout, Brepols, 2006 (Corpus Christianorum. Continuatio mediaeualis, 203), CXLVi-402 p., 4 pl.

Guillaume est né à Conches, en normandie, sans doute vers la fin du xie siècle. en

effet, l’une de ses dernières œuvres, le Dragmaticon, met en scène Geoffroy Plantagenêt en tant que duc de normandie, ce qui en situe la rédaction entre 1144 et 1149. Puisque le Dragmaticon renvoie à la Philosophia du même Guillaume comme à une œuvre de jeunesse, le floruit de l’auteur doit correspondre approxima tivement au second quart du xiie siècle. or les Glosae super Platonem renvoient huit fois à la Philosophia, tandis que

celle-ci mentionne ou annonce une fois les Glosae. Cela implique ou que les deux œuvres sont quasi contemporaines ou que la rédaction des Glosae, amorcée avant celle de la Philosophia, fut reprise et révisée postérieurement.

de Platon, à cette époque, seul le timée était connu, grâce aux traductions de Cicéron et de Calcidius : les Glosae de Guillaume de Conches en commentent la seconde version, en tirant parti des explications du même Calcidius, des œuvres de Boèce et du

Références

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