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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Innovation et recherches pédagogiques en Suisse Romande

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Academic year: 2021

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INNOVATION ET RECHERCHES PEDAGOGIQUES EN SUISSE ROMI\NDE

Gérald GOY

Professeur Observatoire de Genève Université de Genève

Pésumé :

Le dvnamlsme pédagogique, qui est à la base de l'évolution par J'innovation, dépend essentiellement de la position socio-politique de l'enseignant. Sur ce plan, la Suisse présente quelques particularités qu'il est utile de décrire eE qui conditionnent la siluation actuelle dans le domaine de J'enseignernent des sciences.

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L'ensemble des activités classées sous le vocable "Instruction publi-que" dépend essentiellement du statut économico-politique que se donne un pays.

Vue sous cet angle, la Suisse exhibe une organisation très particuli0r~

La structure fédéraliste poussée à l'extrême, transmise par l'Histoire

et volontairement maintenue par l'exercice de la démocratie directe, impose un fonctionnement spécifique et une évolution particulière à l'ensemble des prob10mes liés à l'enseignement. L'innovation et la recherche pédagogiques en sciences n'échappent pas à cette contrainte.

Pour mieux comprendre le cadre pédagogique helvétique il est donc utile d'en connaître, au moins schématiquement, l'organigramme:

Il existe 6 cantons francophones (plus une partie francophone de Berne) qui, comme les 17 autres cantons, ont cédé une partie de leur indépen-dance et de leurs prérogatives à l'autorité fédérale qui siège à Berne. Or, "l'instruction publique" est du ressort exclusif des cantons. En th60rie il existe donc autant d'organisations scolaires indépendantes que de cantons. Cette indépendance a toujours été jalousement défendue mais elle a dO, depuis une trentaine d'années, céder quelques points face aux problèmes posés par un Etat moderne en mutation rapide. Les cantons romands surtout se sont concertés pour faire évoluer paral-lèlement leurs institutions scolaires.

Degrés primaires romands:

Cette évolution récente est connue sous le nom d '''harmonisation'' (les vocables "centralisation" et "uniformisation" ont été bannis!)

Les premières transformations ont porté sur les points les plus fonda-mentaux: harmonisation de la numérotation des degrés et du début de l'année scolaire en aoOt-septembre pour faciliter le transfert des élèves qui changent de canton. Par la suite, un grand nombre de points de détail ont été "harmonisés" mais ce n'est qu'à partir de 1967 qu'un nouveau pas important a été accompli:

La fommission interdépartementale ~omande de foordination de

l'Ensei-gn~ment primaire a rédigé un premier projet de plan d'études (CIReE 1) pour les degrés 1 à 4 (1972) suivi en 1979 d'un second projet pour les degrés 5 et 6 (CIRCE 11).

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Ci \ tÉ'. la rO\'le'l~ Ju l a i t 4ue 110S politiciens 011t

j('l.irs

Il,: ;-'J :'T'3rjJ}n sei eTlt i rict(JE' cl'origiri (:' et que, p ,']r con s éCluent ,

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l;lngL~~s {t.rang(~~" T cxejflp.Le (nous laj,ssons volontairement de côté

l',::nscj~~neJ:lcllt des mathématjques qui n'entrf? pas dans le cadre de notre ,"apport) .

\ partir de 1979 donc, l'ensemble des degrés primaires a été doté d'un progyamme romand d:enseignement des sciences.

Les premiêres approches du domaine scientifique sont réunies sous le titre général

CONNAISSANCE DE L'ENVIRONNEMENT.

Le développement d'une attitude rationnelle et d'une sensibilité scien-tifique trouve ses racines dans les activités, les phénomènes et les évènements quotidiens qui nous entourent.

CIRCE 1 et Il toutefois ne donnent que des directives générales. Les modes d'évaluation demeurent une affaire cantonale ainsi que l'édition éventuelle de manuels. Les directives duprogramme peuvent être large-ment interprétées en fonction des données économico-politiques locales. Ces derniêres peuvent d'ailleurs se modifier radicalement sur des dis-tances géographiques parfois très courtes.

Ce souci d'adaptation aux conditions locales va conditionner toute la production des ouvrages pédagogiques. C'estpar la base que va se former la documentation et la méthodologie:

Au niveau des enseignants d'abord, puis des écoles ou des régions puis des cantons enfin. Des institutions cantonales spécialisées (formées d'enseignants détachés] vont réunir les expériences acquises, compiler et éditer enfin des études fortement documentées sur un sujet donné.

Au sommer se si tue l' Iusti tut Romand de Recherches et de Documentation

fédagogiquo (IRDP] à èlie\lchâte1. Cette institution intercantonale se charge, entre autres choses, de regrouper, classer, cataloguer et

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Jif Cusel' tuutes Cl', l'l'oeluct ions local cs. L' IRIIF è1 cléj:1 publ ié un

l'é-nel-taire 'TCol1nai~s;--lnc(-' de l'Environnement" qui est un réritable

jn\TCll-t~Jirc Jcs dossiers t]lÔI113tillllCS, guides Dl6thodolo iClues, r~lpports

d'cx-érlences ct ficllC'S de tra\'3il produits en langue française jusqu'à .!l:in 1982. Ce répertoire contient déjil plus ele ,'00 références.

:Ie',;ré secondaire (premier et secund cycle)

Un projet CIReE III est en préparation pour les degrés inférieurs du secondaire mais, pOllY le manIent, l'enseignemel1t des sciences n'est pas inclus dans ce projet. Dans le domaine de la dielactique des sciences nous nous trouvons donc dans une situation déjà anciennement connue:

'est l'autorité fédérale qui fixe les normes des différents dip16mes de maturité (équivalents elu bacchalauréatsl. Les cantons sont chargés, en toute indépendance, de fixer le processus pédagogique qui conduira le candidat jusqu'au niveau requis par la loi fédérale. La coordination et l'harmonisation sont encore très peu avancées et l' [ROI' ne possède pas d'inventaire des productions locales dans le domaine de l'enseigne-ment des sciences. Elles existent partout en grand nombre mais elles visent surtout à perfectionner les méthodes traditionnelles car la présence de la loi fédérale d'une part, et l'absence de toute proposi-tion d'innovaproposi-tion d'autre part, réduisent et même annulent toute possi-bilité de changement radical.

Conclusions:

L'Organisation helvétique peut paraitre irrationnelle à un esprit car-tésien et centralisateur. Il est vrai que la multitude des initiatives de la base peut sérieusement ralentir les processus d'évolution puisque l'accord au sommet ne se fera qu'après la mise au point de solutions librement consenties par cette base. Le système a l'avantage de s'adap-ter parfaitement aux particularismens locaux et d'assurer une évolution constante, bien que lente.

Le titre de ce rapport comporte encore une rubrique "Recherche Pédagogi-que". Le résumé de la si tuation est vi te décrit: il n'existe encore rien dallS ce domaine.

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jell<..:e::::;, nnliv('llenL'nt l.~rét-e à

llUnivcr-it :() tt ; cr eLte" l:-iClciC. Il

~)rc-Fess ~,. CrORD.-\\ l'occupe et j lai 1'honneur dt' le soutenir dans SOT:. t]il'\'-.iiJ 'fJificatioll €Il repréScTltant la Facllltê des Sciel1ces

qui est f.vlcl(:~nJl.lcJ1t int.éressée ar les projets en cours.

équtpe 51~st mlse en ace, comportallt en plus des pro esseurs Giorda~

et Gai', cl assistants, 20 professeurs-chercheu:':::s ; détach s partiels de

1::' ":è'nseignants ",:,::.iOUde l'enseignement prima re ct s'2C':.:..ndaire), ~Jxquel~ sc joignent des enseignants de la facu~t~ des Sciences, 10 chercheurs

assocl~S et des boursiers ètrangers.

Elle trav3iilc S0r ia construction des concepts, au travers de l'~tcde

exilallstive de certains d'entre EJXr avec l'aide du FNRS. De plus un certaln

nombre de trava:JX sp~cifiques lth~ses - expertises) portent jur la lisibilité des livres et manuels scolaires ou de vulgarisation, l'introduction de l ' j.nfGrmatique, 1;:: rôle des moyens audiovisuels, du matériel scientifiql!e.

Références

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