N° 31 JEUDI 27 AOUT 1964
BulletinOfficiel de
l
'ÉducationNationale
SOMMAIRE
1. • LOIS - RÈGLEMENTS
INSTRUCTIONS
Pages DISPOSITIONS D'OR DRE GENERAL
Administration centrale : Dél éga ti on de signature . D. 18·7-1964 18 13
Cabinet du min istre A. 27-7·19611 1813
Déléga tion de sig nature D.·29·7·1964 1814
Administration académique : Déléga t io n de pou voi ss. A. 28·7·19 64 1814 Etablissements : Désig natio n d'un e école primaire expérimentale
••, ; A. 21-7-1964 181 4
Allocation scolaire : Pr ol o n ga ti on de l'a p pli cat ion de la loi no51
-1140 du 28 septembre 19 51 D. 29-7-1 9 64 181 5
Examens et concours : Concours pour le recrut ement des perso n-nels.de l'ad m inis t r a t io n centrale et de l'administ r a t ion et de l'intendance un iversitaires. Calendrier 196 4- 19 65 .. C. 28 -7-1 964 1816 Concours pour le recrutem ent de secrétai res d'administration et
d'i ntenda n ce univers it a ires . Session 'd es 10 et 11 décembre19 64 ..' ... ..•.." ' .. , '" ... .. C. 3-8-19 6 4 18 19 Da t es des prochains concours de secrétai re d'adminis t ration et
d'i n t en d ance universitaires A. 5· 8· 19 64 1824
Da t es des prochains concours d'atta ché d'administration et d
'in-tendance universitaires ; A. 6-8-1 964 182 6
Conc ours pour le recrutement d'attachés d'a d m in is tr a t ion.et d 'in-tendan ce universit ai res ..:.. .. ... . ... ... ... .. C. 7-8 -1 96 4 18 28
STAT UT S , REMUNERATIONS ET AVANTAGES SOCIAU X
Traitements et in dem n it és : Echelonn ement in d icia ir e des dtrec-teu rsde collèges d'ensei gnement génér al ... .. A. 29- 7-1964 1833 Relève m errt de la rému nér a tion des personnels assurant le
fonc-tionnem ent des cen t r es pédagogiqu es régiona ux relevant du secr étari a t d'Etat à la Jeun es se et au x Sports .. D. 3·8-19 6 4 1833
Arrêté du 2
9
juillet 1964
(Pédagogie, Enseignements scolai res et Or ienta tion) (Vu A. 24-6-.1948 )
Objet : Suppression de l'enseign ement de l'arabe dialectal dans Ies
établissements de second degré.
AR TI CLE PREM I E R. - L'en seign em en t de l'arab e dialect al comme langu e vivante l en classe de sixième et comme langu e vivante II en classe de qu at r ième est supprimé à dater de la ren t rée scola ire 1964.
ART. 2. - Le directe ur général de la Pédagogie, des En seign em en t s scolai res et de l'Ori en t ati on est charg é de l'exécu t ion du présent ar rêté, qUi sera puoitéau Journ al officiel de la Répu bll q u e française.
(J. O. du 8 août 1964).
Instructions n
" 64-
352 du 11
a
oût 1
964
(Pèdag og l e, Enseign em en t s scolaires et Orien t a t ion .) Objet : Ensei gnement de la technologie en 4' et 3' modernes,La tech nologie a pou r ob jet essent iel l'ét u de critique d'obj ets et de mècan lsm es simples conçus par les hom m es pou r la sat isfact ion de leu rs besoins. Elle tend à·dèvelopper le raisonnement logique et s'appuie sur ce la ngage particuller qu'est le dessin dit ({ Industriel)} grâce au q uel 11 devi ent possibl e d'exprimer le conten u de ce raison ne me nt.
S'agissant d'une disclpllne nouvelle. les présent es inst ructi on s veu-len t éviter au professeur char gé de cet enseigne me n t. des recherches longu es et difficiles en lui don n an t un certain nom br e d'exemples précis, pla cés dansun ordre chronolog ique, pouvant·servir de thèmes aux leçon s
successives. .
Pour être donn é effic acemen t l'en se ign ement de la tech n ologie, qui con j u gu e : exercices graphiques, manipu lations et travaux pratiques él é-men t aire s, ne nécessit e pas une in st allation matér ielle compliquée . Des tables plat es offrant un cham p de travail hor izon t al de 0,5 m2 par'élève su ffisen t à la cond ition qu'on puisse y adapte r facileme n t , au mom ent où l'on en a besoin desoutilsamovibles tel qu'un étau à mors parall èles cie 80 à 100 mm de lar geu r de mors. Des armoires ordinaires de range-men t ,un établl cap able de résister à des eff orts exceptio nnellement plu s importants com pléteront l'aménagement de la salle.
En ce quiconcerne l'ou tillage,le petit matérielet les objets ou méca-nismes devant servir au développement des leçon s, la liste chronologiq ue exp os ée plus loin facili ter a la constitution des'collections nécessair es.
1. - La Iecon de techn ologie et les manipulations
Il s'agit en premi ère analyse d'étudier quelq u es-u n s de ces objets stm pies ou de ces mécanismes et de montrer à leur propos qu 'en Ies concevan t,puis en les réali sant l'homme a dû respecter un certain n om-bre de lois mathém atiques et physiques parmi lesquelles ilen est d'a ssez stm ples pour qu'on ait pu les in t roduire dans les pro grammes d'en
sei-gnement scientifique en classe de 4' puis en classe de 3'.
Mais il convient de remarq u er en même temps que le con t act jour-nalier de l'en fant avec les réalités du monde moderne l'amène à conna î-tre un certain nom br e de faits et de mécanism es qu i mettenten jeu des lois scientifiques d'un niveau beaucoup plus élevé dont ii trouvera la dém on st ration dans ses études ult érieures. Pou r le mom ent ,il se conten -ter a de les constater intuitivement. d'en mesurer les.effe ts par i'obs er-Vation et l'expérience.
Pour donner à cet enseignement de raisonnement le's u p p or t sctent t-fique qui lui est indispensable, on admettra, en génér allsant,que s'agis -sant d'utiliser des appareils , des mécanismes et des obj ets, les profes -seurs feront en premier lleu ap p el aux con naissances mathémat iques sur-tout en classe de 4', En classe de 3' , s'y ajo u te ro n t les notions élémen -taires de physique.C'est aussi pendantcettedeuxiém epér iod e que sero n t ap p rofo n d ies, dans leurs conséq u e nces, les notions de métrologi e que l'on aura abordées en 4' sous la forme de mesure s : pré cision, int erpréta tion, Incerti tude.
Le profes seur s'efforcera donc de choisir pour thèmes de ses leçons, comme le propose sans l'im p os er , la liste ci-d essous, des ob jets très sim-ples, d'us a ge coura n t dans les mlli eux que l'en fan t fréqu ente. oertams dev ron t êt r e de cons tructi on assez élémentaire pour donner na issance à des prob lèmes faciles à résoud re pratiquem en t, soit au moyen de tra -vaux man uels approprtés, soit par le truchemen t d'expériences facil es à réaliser avec un rna.t èrt el pédago giq ue ad apté. Il devra cependant évi t er de tombe r dans l'excèsqui le con duiraitàétudier desorganes élément aires qu e l'on retrou ve dans de nombr eux objets où ils remplissent des f onc-tions id entiques. Au co ntraire , l'ét ude d'appar eils usuels permettra de consta t er l'exis tence de ces organ es communs et d'en dégager la fonc -tion .
Pourfaciliter une étude sys tématiqu e et progr essive qui répond bien au but fixé, les'p rogram m es com m e les présent es instructions ont ins crit dans un ordre logique les phénomènes et les lois scie ntifiq ues de réf é-rence,Mais il demeure bien entendu que s'il faut évite r les thèmes trop complexes,le profess eur ne devra pa s se borner au x ob je ts ou au x mé-canismes qui ne met t ent en jeuque ces seules lois. S'agissant d'obser ver les effets de celles dont les élèves ne peuvent aborde r l'ét ude, les mani -pulations, les essais, les mesures, la résolu ti on de problèmes par la voie gr aphiqu e, les opér a ti ons de démon t age et de remonta ge, qu elques exerci ces élémentai r es de constr uc t ion vie n dro nt apporter l'indi spensable
complém ent d'in formati on .
Il ne fau t pas cependa nt confondre phys iqUe et tech nol ogi e . Il ne faut pas arr iver à les mettr e en balance et les consid ére r comm e les deux aspe cts d'u n même ob jet. Latechnol og ie est une logiq ue des jonc -tions techniques.Des données phys iq ues y int ervien ne nt, elles sont uti -lisées dans la mesure où elles sont utiles à la tech n otogre, mais la p hy-sique comme telle sera abordée plus tard.
D'aille urs d'aut r es fa ct eurs c,ue physiq u e ou ma thématiq ues inter -vien nent égale m ent dans la tech n ologie. C'est pour des raiso ns péd ago-giqu es qu'en class j,de 4' et de 3' il est conseill é de se limiter au x d on-nées physiques et mat hém atiq u es acquises et ne les em ploy er que dans la mesureoù elles sont utile s à l'ense ignement decette logiquedes fonc -tions. Il faut en.pa r ticu lier s'int erd ire toutes les ques t ions relativ es aux fa bri cati ons .
Mais les raisons pédagog iqu es ne doiven t pas conduire à donner de la technologie une idée fausse aux élèv es.
En défini tive II s'agit d'u n enseignem ent de fo rmation générale qu i doit permettre l'a cquisition des qu a lités et disc iplines in t ellectuelles suivan t es :
l' Développement des fa cult és d'ob s ervation ;
2' Acq u isi t ion d'un e logique des fonct ions techniques;
3' Dèbut de l'a p titude à distinguer le mod èl e théor iq ue, mathé m a -tique, de l'objet réel. Les premie rs élémen ts de cette for m a tion po u r -rai ent être donn és en fai sant obs erv er le fonction nem ent d'u n m éca-nisme neu f et celui d'un mécanisme usé. Par exemp le le dépl acem ent de translation du penne d'un verrou neuf et ce que devi ent ce d épla-cement quand le mécani sme est usé;
4' Dév eloppement du sens de la resp ons abili t é en montr ant que l'objet est touj ours le résult at d'un choix entre plusieurs solution s possib les.
II. - Le dess in industrie l ou langage d'express ion grap h iq ue de la pen sée
tec h n iq ue
E'Ju l1gne r d'une manière par ti cu li èr e le rôle du dessin dit mdustrter
ou techniq ue,da ns l'en seign em entde la te chnologie peu t ap paraitre inu -'t n e il.la lecturedu progr amme officiel.
Dès l'école prim aire l'éléve a été ame né il. faire appel il. des formes de représentations trés voisines : croquis, schémas. plans et même il. y laire figurer des dimen sions.
Mai s s'a git:U là d'un véri ta ble dess in technique ?
Le dessin technique est devenu par l'extensi on du pro céd é ci-dessus évoqué un vérit able langage, le moyen d'exprimer avec précisi on une pens éetechnique et d'en transmettre le fruit à un autre homme de telle mani ère qu'Il soit en mesure de sa is ir pleinement le contenu de cette
pensée, mais plus encor e de fabriquer un objet qui réponde exa ctement,
tant pour les formes qUe pour les dimensions, au x volontés exprim ées
pa r celui qui, l'aya nt conçu, en a fait le dessin.
Ce n'est plus une sim p le ima ge , c'es t une description te lleme n t pr écise qu'ell e perme t , comme on vient de le voir, de produire l'objet
décrit sans jamais autoriser la moindre interprétation personnelle au
fa bricant. Il n'est pas un seul détaU reproduit sur le dessin qui ne doive êt r e rigoureusement respecté.
Pour cela 1l fall ait créer un véritable langage, ave c son voc abulaire,
sa syntaxe, sa gr am maire et par voie de conséquence ses sym boles, ses règles ,ses abré via tions, ses signes.S'a giss ant de définirdes objets réels et matériels, il fall ait faire appel à la géomét r ie qui' définit des surfaces
et des volu m es, qui permet de les mesurer par compar ais on avec des
étalons, qui permet aussi de les associe r et de les 11er.
Le professeur de technologie devra don c cons er ve r une partie du
te mps qui lui est dévolu à I'appr enttsage des symboles et des règles qu i lui permett ront d'apprendre à ses élèves il.Ure les doc umen ts techm-ques qu'Il leur soumettra . Dans le même temps il devra nécess airement les exe rce r progre ssivement"à l'emploi de ce langage en écrivant des «mots» en réd ige ant des «phrases »puis de petits «tex t es »,
Mais 1l se gardera bien de s'ap pesantir pendan t des séances entièr es
sur les aspects pr écis de l'exécution de dessins en confo rmité avec les
règtes péd agogiques rel a tives à cet ensei gnemen t particulier. Chaque
objet tech n iq ue choisi comme thèm e de leçon de tech nologie , expression con crète d'une pensée tech n iq ue,'lui donner a l'oc casion de fa ire tracer
des dessi ns simples grâce auxquel s les élèves se familiariser ont pro
grès-stvement avec les règles en cau se, au fu r et il.mesure du développement de son enseignement .
Ce qui impor t e le plu s c'est d'évi t er·il. l'éléve l'a cquisition de m au-va ises hab itud es qu'il faud rait plus tard comba t t r e et réform er .
Il faut aussi assurer la llaison indi sp en sa bl e avec les mathématiques
et les sciences, ce qui suppose qu'on fasse appel chaqu e fois qu'Il est
possible aux notions éiémentaires de géométrie, aux tracés géomé t r iq ue s
ainsi qu'au x lois ph ysiques fon damentales. Elle s se trad uise n t toujours
par unaspect du dessin.
Pour caractériser par un exemple la mét hode préconisée le pro
ces-sus suivant peu t être retenu. Si l'on suppose avoir choisi comme théme pourun e des premièresleçons un objet tech ni que servant il.des mesur es
linéaires, le pied il. coullss e par exemple, le professeur fera mesurer un parallèl éptpède rectangle et les éléves inscrir on t su r un tableau les
dim ension s relevées : lon gu eu r, largeur, épaisseur...
C'est alors qu'il fera dessiner au moye n des ins t r u m en ts de dessin
un ou deu x rectangles rep r ésen t a t ifs d'une ou de deux fa ces du parallé
-lép ip èd e. S'il a par la même occaston fai t mesur er le dia mètre d'un c ylin-lir e,il pourra fa ir e tracer une circonférence représentant l'extr émité du
cylin d re. Il trou ver a da ns un tel exercice avec la possibilité de fa ire utius er corr ectem ent les instr u m en t s de dess in coura n ts, cene de mo n-tr er comm en t on reporte sur un dessin, les mesu r es d'une piéc e.
Ilen proütera'pour montrer comment se trace n t les I1gnes decotes. les lignes d'attache, parlera de la normal1sation des sig n es, fera écrire les ch if f res à.leur place , etc. .
TréS rapidement les su j ets ch oisis offriron t la poss tbü tt ë de réa
-liser de petits dessins qui famll!arlseron t les élèves avec le vocabulaire
et les sym boles : au professeur, alors d'exiger le respect de la normatt
-sa tlon. Dans le même temps 11 convie ndTa de remet t r e aux élèv es des'
dessins correctem en t exécut és,'r ep r és en t a t ifs des ob jet s étudiés et d'ol;
jets analogues, Cet te recon naissance des formes et des fonctions, cette
lect ure de dessin facili t era la-com p rénenston des données fournies par
l'ana lys e tech n iq ue . C'e st ainsi qu'à par tir d'un pr emier dessin repré
-sentant l'obj et le plu s sIm pl e capable de réal iser la fonction. on pourra
en pr ésenter d'autr es, varia n t es progress ives dU premier, quI feron t
apparaître les perfection nemen ts successifs apportés par le raisonnemen t
technologiq ue. Le plus souventposs ib le, pour facll ite rle travail des élè ves
et les obliger à resp ecter les règles fon damentales de la représentation
graphiq u e le profes seur leur rem ettra un dessin partiel, in achevé, que
l'on com pléter a en classe sous le contrôle du maî tr e.
C'est. ainsi que par le co n tact per m anent de l'objet et du document'
qui ,e rep résen te , l'élève sefamiliarisera avec ce langage.S'a giss ant d,\m obj et qui fonctionne (ce qu e l'on constate en le manip ulant) que l'on
peut mesu re r (ce qui s'exprim e en Inscrivant des co t es) on découvri ra.
ce qui trad u it le rés u ltat de rai s onnement : surfaces et.cot es fonction
-nell es.
Une tell e péda go gie ne s'arrê te plus à la repr ésentatIon de pièces
conçues spécia lemen t pour permettre des exercices de lect ure ; elle exclu t
l'em p ila ge de solides géométriques pour constituer des objet s factices et rejette la cotation n'ayan t d'autre but que de définir des form es sans
se soucier du fonctionnem ent. Elle associe la rep r és en t ation de l'objet et les fonctions techniques à assu r er, .
L'enseignem ent du dessin à l'occasion de la tech no logie sera vol on
-tai r em en t dépouillé de tous les termes techniq u es qui n'apportent rten
à la com p ré hension des mécanismes ou n'o n t aucun rappo r t avec l'
ana-lys e techniq ue.
Utllis anl; com m e motivation la curios ité des élèves, la technolo gie
dével oppera leu r aptitu de à l'ob serva tion et au raison nement ; le dessin
leur ouvrira les largeshorizon s quot f'r e la lecturedes documents mod ernes
de piu s en plu s répandus et accessoir em en t leu r donnera un moyen
supplém en t ai r e de s'exprimer,
III. - Liste chronolog ique de suj ets types de teeens de tech n olog ie Observ at ion liminaire
L'enseignem ent de la technolog ie ne peu t donc être séparé de cel u i
du dessin Industriel qui en est l'expression graphique , Il ne s'agit pas
de deux discipli nes ma ls d'u n enseignement un iq u e qui doit êt re, sauf
im p ossibilité absolue que le ch ef d'éta b lissement devra just ifier, con fi é
au même professeur, Il faut qu e celui-ci pui s se, en fonction du sujet
qu'Il a choisi, accorder plus ou moi ns de tem ps à chacu n des de u x
aspec tsde sa leçon.
Les notions th éoriq ues ne seront pas données à pr iori, mals inter
-viendront comme des explica ti ons, des justifications au cours des mesu
-res , des manipulations ou des tra vaux pratiques,
Cer taines leçons de.la liste type semblent mettre l'a ccen t sur l'étude
mathéma.tiq ue ou scie n t if iq ue, alors Que le bu t de cet enseign ement
est la technolog ie et le dessin. Cel a provient du fait que pou r amorc er
l'analyse logique des fonctions tech ni q ues, il fau t qu e l'él éve sa che
retrouver, reconnaître dans un objet matériel et les mouvements de cet objet, les lois élémentaires (mathématiques ou scie n t ifiq ues),'aut rem ent
dit ilfaut que l'éléve sachepasser du concr et à l'a,œtJ.oa1t et vice versa,
Mals le but reste essentlel1 eme n t la technologie dans son aspect d'analyse technique et le dessin.
La chrono logi e adop tée n'est pas im pérative, ell e facilite les liai-sons entre les diverses leçon s pro posées.
A.- Leçon s pOUT la cl asse de 4'
I,- La tran sl ation
- Les ins t r u me nts de dessin : Initiat ion aux.t r acës .
- Etud e technologique d'un app areil sim pl e dans lequel on d écou-vr e un mou vem e nt élé me n ta ire de tr ansl a tion rectiligne. Exemple : Ta rg ette à pène plat.
- Etude théor ique de la translation rectiligne.
Tra nsla ti on rectilign e d'un poin t et.générat lon d'une droite. Transl a tion rectilign e d'une droi te et d'une surface .
- Guid age en transl a t ion. Amplitude. Comparaison etes différents mouvem ents de tr anslation rectilign e.
Le té. la toise. le pied à coulisse, Utilisation du pied à coulisse. Le Vernier. Théorie du Vernier . Généraltsa tt on : le cali bre à cou lisse.
Etude technol ogique d'appareil s dans lesquels appar a ît cl aire-ment l'exis t en ce d'ull ou plusieurs mou vem ents de translation recti lig ne : perfo ra t ri ce de bure au, poinçonneuse. agrafeuse,
ar r êt de porte à pédale, etc. Génér ali sation.
- Tringl es de rid eau .
al avecan neaux : transla tion sim ple.
b) avecpoulies de guida ge pour le cordon de tira ge .
II.- La rotatio'!.
Observ ation du mouvement de rot a tion des poulies. - Etude exp ér im entale de la rotation, Mesure des angl es.
La pou lie simple. Rotation d'Un solide au t ou r d'un axe fixe. - Guid age en rota tion. Pivots. Arbres.
Nécessit é de l'arrêt en translation .
- Etude du mouvem ent du cordage su r une poulie simple.. Rela tions métriques entr e les am plitu des des divers mouvements. Moufles. Palans .
Rotation d'une figure plane dans son plan. Trajectoires. Cal culs théoriques,
- Etude d'objets fais ant Interve nir un mouvement de rotation hach oi rs de ménage. dévid oir de machine à coudre, dynamo de bicyc le tte, roues divers es, etc.
_ Tra nsmission de la rotation.Etud e théorique. Roulem ent. Transf ormation du mouvem en t.
Rou es de rrtctton, Galets d'entraînement. Poulies et courroies. Engrenage s.
- Etudes exp érimental es à partir d'or ganes de transmiss ion de mou-vem ent de rot ation: ma chine à cou dre , ven t ilat eu r de mot eu r d'a utomobile, enrou leu rs de films, etc...
Rapports des vitesses en foncti on des diamè tres, du nombre des dents.
Glissement dans le cas de roues de fr iction ou de co u rroies.
Etu des d'obj ets ou mécanismes fa isa n t appel à des eng renages meules à ma in, hor loges simples (sans abord er le probl ème de
la régula tion) . moteurs de jo uet s. etc. III.- Tr an slati on et rotation associees :
- Transmission par chaine. Entra în em ent ete la roue de bicyciette. An a logie avec les engrena ges . Rapports des vitesses.
- Et ude de la représentation des charries ciném a tiques à partir des mécanismes étud iés précéd emment.
- La per ceus e à main.
La manivelle. Les engr en a ges coniques.
Manipulations et tra vauxprattqu es pour l'appr éciati ondes efforts
en corresp ondan ce avec les vitess es de rotation. la na ture des mat ériaux.
- Transf orm a ti on d'un mouvement de transla ti onen un mouvemen t de rotation.
Sys t ème bielle et manivell e.
Etu<le théorique simpnnee.
- Tra nsfo rmation d'un mouvement de rot ation.en un mou vemen t de translation.
La scie alt ernat ive.
Etud e théorique sim p li f iée. Comparaison avec le paragraphe p ré-cédent.
Pign o n et crémaillère.
Commande de micro s cope. com parat eu r à cadran, cric à crémail -lèr e, et c.
Excentr iq u e. Came.
Pompe à essence d'autom o bile. Commande précise de la mise
au point d'un microscope, d'un appa reil d'op ti q ue. etc.
Sys t èm e vis-écrou.
- Etude théorique . Rapport de transformation.
Manipula tions et étuetes sur des appareils simples mettant en
jeu le système vis-écr ou : étau, tourne -à -gau che, serr e-join t ,
coupe-tube, fixation du gu id on de bicyclette, système de mise
au point d'une ju mell e.
B. - Leçon s pour la classe de 3· I. - Metrologie.
- Mesure des longueurs. Le pa lmer. Comparaison avec le calibre à coulisse.
Evaluat ion de l'in cer ti t u d e en fonction : de l'uttüsa teu r, de
l'appareil.
Les cales étalon. Les cali b res à Iirnrtes ...
Solution du problème pr atique relatif à l'ince rti tude. Notion de tolérance.
- Mesure des angIes. Le rapporteu r . Les tracés géométriques. Relevés topographiques. L'équerr e d'a r p en teur. L'alidade. Mesuredes hauteurs et des démvettat tons. Le niveau à vases
com-municants.
- Rep r is e de l'étude de la poulie commencée en 4·.
Axe de rotation. Equilibre. Frottements. Forces, Le tourne-à-gauche : notion de couple. La balance : notion de poids et de masse, Le pèse-lettres : les leviers.
La bascule. Généralisation. Mesure des volumes.
Pompe à main à corps cylindrique d'axe verttcal,
Pompe fi. corps cylindriques d'axe horizontal commandée par un mouvement oscillant.
rr,
Electricité- Le circuit électrique.
Réalisation, établissement, interruption, La lampe de poche à pile.
CircuIts particuliers : va et vient, double allumage.
Réalisation pratique sur panneaux à partir d'une prise de courant.
Etude d'un schéma d'installation. Lecture, Interprétation. Réali-sation.
Problèmes de sécurité d'emploi du courant électrique : coupe-circuit de protection, disjoncteur.
Etude technique de l'interrupteur à rupture brusque.
Constatation de l'effet thermique.
Le réchaud électrique, le thermo-plongeur, le fer à repasser électrique.
Analyse technique de ces appareils,
Interprétation des caractéristiques inscrites sur la plaque à bornes d'un appareil électrique ou sur le culot d'une ampoule d'éclairage
Contrôle par lecture sur un appareil simple de ces caractéris-tiques
La consommation du courant. Le compteur électrIque. Lecture des indications fournies par un compteur électrique, Choix du type de compteur pour une installation simple. Réalisation de etreints électriques avec emploi d'appareils d'uti-lisation : lampes, petits moteurs, réchauds, etc...
Contrôle des consommations en cours de fonctionnement, à vide, en charge, etc...
Recherche systématique de pannes élémentaires avec lampe témoin après étude du schéma.
Pour le mInistre et par délègation Pour le directeur général,
L. GEMINARD.
N.B. - Les listes ci-dessus, données à titre indicatif, ne sont pas exhaustives. Les manipulations et les travaux pratiques choists seront fonction du matériel disponible. Il appartiendra au professeur de déterminer les sujets précis des leçons qui composeront son pro-gramme annuel.