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Suites récurrentes linéaires II

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Academic year: 2021

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(1)

IUT Rodez Ann´ee universitaire 2008/2009

Informatique 1◦ ann´ee TD de math´ematiques n◦ 15

TD n

15. Suites R´

ecurrentes lin´

eaires II.

Exercice 1 Mod`ele ´economique de Samuelson.

Pour un pays, les ´economistes d´esignent par : • Rn le revenu national au cours de l’ann´ee n,

• Cn la consommation de l’ann´ee n,

• Dn la d´epense nationale de l’ann´ee n,

• In l’investissement de l’ann´ee n,

• s la propension marginale `a consommer,

• v le rapport de l’investissement.

Une fa¸con simple de mod´eliser l’´economie d’un pays se fait via les relations suivantes.    Rn = Cn + In + Dn Cn = s.Rn−1 In = v.s.(Rn−1− Rn−2)

Pour simplifier, on suppose la d´epense nationale constante, c’est-`a-dire que Dn= D = 1 pour tout

n. On estime ´egalement : s = 1, 5 et v = 0, 5.

1. D´eterminer, `a l’aide des relations donn´ees plus haut, une relation entre Rn, Rn−1 et Rn−2.

2. On s’int´eresse dans cette question aux suites (un) v´erifiant la relation de r´ecurrence

un= 2, 25un−1− 0, 75un−2. (∗)

(a) R´esoudre l’´equation x2

− 2, 25x + 0, 75 = 0. On donnera les solutions sous forme exacte et on les notera x1 et x2 , avec x1< x2.

(b) D´emontrer que les deux suites g´eom´etriques de raison x1 et x2 v´erifient (∗).

3. D´emontrer que, quelque soient les r´eels A et B, la suite de terme g´en´eral rn= Ax n 1+ Bx

n 2− 2

satisfait la relation de la question 1.

4. D´eterminer les r´eels A et B tels qu’on ait r0 = 1, 5 et r1 = 1, 8. On se contentera ici de

valeurs approch´ees `a 0, 1 pr`es. On note (Rn) la suite associ´ee `a ces valeurs.

5. En d´eduire une approximation du revenu national au cours de l’ann´ee 4.

6. En supposant que l’´evolution se poursuit suivant le mˆeme mod`ele, quelle sera la limite de

Rn lorsque n tend vers +∞.

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(2)

Exercice 2 La suite de Fibonacci, encore. 1. Soit (Fn) et (Qn) d´efinies par

(Fn) :  F0= 0, F1= 1 Fn+2= Fn+1+ Fn, Qn= Fn+1 Fn

(a) Rappeler ou retrouver la forme explicite de (Fn).

(b) En d´eduire la forme explicite de (Qn).

(c) Montrer que (Qn) est une suite convergente, et donner sa limite. (Indication : mettre

en facteur les termes les plus forts au num´erateur et au d´enominateur). 2. Un peu de g´eom´etrie.

Rappelons qu’un rectangle d’or est un rectangle dont le rapport des longueurs est ´egal au

nombre d’or ϕ = 1 +

√ 5

2 .

On consid`ere maintenant la construction g´eom´etrique suivante :

• On part d’un rectangle de cot´es 1 et 2. (Est-ce un rectangle d’or ?)

• Sur l’une des grandes longueur, on colle un carr´e de cot´e 2. On obtient un nouveau

rectangle.

• Sur l’une des grandes longueur de ce rectangle, on colle un nouveau carr´e. • etc.

On note R1 le premier rectangle, R2 le second, etc... et on note Ln et ℓn les longueur du

rectangle Rn.

(a) Exprimer Ln+1 et ℓn+1 en fonction de Ln et ℓn.

(b) En d´eduire une relation liant Ln+1, Ln et Ln−1.

(c) Que peut-on dire de la suite (Ln).

(d) Que peut-on dire de la suite des rectangle (Rn) ?

(e) Que se passe-t-il si l’on prend pour R1un triangle d’or ?

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