COMITÉ
DE
RÉDACTION
JacquesCOLOMB, Département "Didactiquesdesdisciplines",
INRPMichel
DABENE,Université
deGrenobleIII
SuzanneDJEBBOUR, École
Normale
deMelun
Gilbert DUCANCEL,
ÉcoleNormale d'Amiens
Colette FINET,Circonscription
dePéronne JocelyneFOUQUET,Circonscription
d'Abbeville
Marie-Madeleine
deGAULMYN, Université
deLyon
II
Rosine
LARTIGUE,
ÉcoleNormale
deMelun
Maurice
MAS,ÉcoleNormale
de PrivasMaryvonne
MASSELOT,Université
de BesançonAlain
NICAISE,
Circonscription
d'Abbeville
Hélène
ROMIAN,
Département "Didactiquesdesdisciplines",
INRP (rédacteurenchef)Catherine
TAUVERON,
ÉcoleNormale
deClermont-Ferrand
COMITE
DE
LECTURE
Suzanne
ALLAIRE, Université
de RennesAlain
BOUCHEZ,Inspection Généralede laFormation
desMaîtresJean-PaulBRONCKART,
Université
deGenève,SuisseJean-Louis CHISS,Ecole
Normale
deCergy-Pontoise, CNRSJacques
DAVID,
EcoleNormale
deCergy-Pontoise,INSERM FrancetteDELAGE,
Circonscription
deNantesSimoneDELESALLE,
Université
ParisVIII
Claudine
FABRE,Université
dePerpignan FrédéricFRANÇOIS,Université
ParisV
Claudine
GARCIA-DEBANC,
EcoleNormale
deRodezClaudine
GRUWEZ,Mission
AcadémiqueàlaFormation
deLille
Jean-PierreJAFFRÉ,CNRSClaude LELIÈVRE,
Université
ParisV
Jean-BaptisteMARCELLESI,
Université
deRouenMarie-Louise
MOREAU,
Université
deMons, Belgique Yves REUTER,Université
deClermont-Ferrand
BernardSCHNEUWLY,
Université
deGenève, Suisse JacquesWEISS,IRDP deNeuchâtel,SuisseDirecteur
depublication
:FrancineDUGAST,directeur
del'INRP.COMITÉ
DE
RÉDACTION
JacquesCOLOMB, Département "Didactiquesdes
disciplines",
INRPMichel
DABENE,Université
deGrenobleIII
SuzanneDJEBBOUR, École
Normale
deMelun
Gilbert DUCANCEL,
ÉcoleNormale d'Amiens
Colette FINET,Circonscription
dePéronne JocelyneFOUQUET,Circonscription
d'Abbeville
Marie-Madeleine
deGAULMYN, Université
deLyon
II
Rosine
LARTIGUE,
ÉcoleNormale
deMelun
Maurice
MAS,ÉcoleNormale
de PrivasMaryvonne
MASSELOT,Université
de BesançonAlain
NICAISE,
Circonscription
d'Abbeville
Hélène
ROMIAN,
Département "Didactiquesdesdisciplines",
INRP (rédacteurenchef)Catherine
TAUVERON,
ÉcoleNormale
deClermont-Ferrand
COMITE
DE
LECTURE
Suzanne
ALLAIRE, Université
de RennesAlain
BOUCHEZ,Inspection Généralede laFormation
desMaîtresJean-PaulBRONCKART,
Université
deGenève,SuisseJean-Louis CHISS,Ecole
Normale
deCergy-Pontoise, CNRSJacques
DAVID,
EcoleNormale
deCergy-Pontoise,INSERM FrancetteDELAGE,
Circonscription
deNantesSimoneDELESALLE,
Université
ParisVIII
Claudine
FABRE,Université
dePerpignan FrédéricFRANÇOIS,Université
ParisV
Claudine
GARCIA-DEBANC,
EcoleNormale
deRodezClaudine
GRUWEZ,Mission
AcadémiqueàlaFormation
deLille
Jean-PierreJAFFRÉ,CNRSClaude LELIÈVRE,
Université
ParisV
Jean-BaptisteMARCELLESI,
Université
deRouenMarie-Louise
MOREAU,
Université
deMons, Belgique Yves REUTER,Université
deClermont-Ferrand
BernardSCHNEUWLY,
Université
deGenève, Suisse JacquesWEISS,IRDP deNeuchâtel,SuisseREPÈRES N°2-1990
», «*
d'^*J
75005
PARIS
PRATIQUES
DE
COMMUNICATION,
PRATIQUES DISCURSIVES
EN
MATERNELLE
Sommaire
Eléments
pour
unedidactique delacommunication orale, écritepar Hélène ROMIAN, Gilbert DUCANCEL 3
ANCRAGES
SÉMIOTIQUES, PRAGMATIQUESDialogues graphiques. Elémentsd'observation
des
pratiques
decommunication enpetite
sectiondematernellepar Maryvonne MASSELOT 7
"On
vafaire la télé"- La communication enjeu
et
lesenjeux
delacommunication en grande section de maternellepar Micheline PROUILHAC 25
PROBLÈMES
D'INTERLOCUTION, DEDIALOGISME
Unesituation discursive orale:apprendre àparler devant
legroupe
-classe (2 à 7 ans)par Catherine LECUNFFetcoll 39
Pour
despratiques
dialogiques de lectureet
d'écriture ensectionde grands
par
Jean-Paul HAMBY 55CONSTRUIRE DES COMPÉTENCES DISCURSIVES
Pour
unegestion
des micro-discoursexplicatifsquotidiens
(enpetite
et
grande section de maternelle)par Jacques TREIGNIER etcoll 71
Constructiondu
récit
en section depetits
par Mireille BRIGAUDIOT, Henriette EWALD 87
Produire, écriredesrécits merveilleux à
5
anspar Gilbert DUCANCEL 97
Résumés
des
articles
111Notes de
lecture,
par Hélène ROMIAN 115NumérocoordonnéparGilbert DUCANCEL,
aveclacollaboration d'HélèneROMIAN
REPÈRES N°2-1990
», «*
d'^*J
75005
PARIS
PRATIQUES
DE
COMMUNICATION,
PRATIQUES DISCURSIVES
EN
MATERNELLE
Sommaire
Eléments
pour
unedidactique delacommunication orale, écritepar Hélène ROMIAN, Gilbert DUCANCEL 3
ANCRAGES
SÉMIOTIQUES, PRAGMATIQUESDialogues graphiques. Elémentsd'observation
des
pratiques
decommunication enpetite
sectiondematernellepar Maryvonne MASSELOT 7
"On
vafaire la télé"- La communication enjeu
et
lesenjeux
delacommunication en grande section de maternellepar Micheline PROUILHAC 25
PROBLÈMES
D'INTERLOCUTION, DEDIALOGISME
Unesituation discursive orale:apprendre àparler devant
legroupe
-classe (2 à 7 ans)par Catherine LECUNFFetcoll 39
Pour
despratiques
dialogiques de lectureet
d'écriture ensectionde grands
par
Jean-Paul HAMBY 55CONSTRUIRE DES COMPÉTENCES DISCURSIVES
Pour
unegestion
des micro-discoursexplicatifsquotidiens
(enpetite
et
grande section de maternelle)par Jacques TREIGNIER etcoll 71
Constructiondu
récit
en section depetits
par Mireille BRIGAUDIOT, Henriette EWALD 87
Produire, écriredesrécits merveilleux à
5
anspar Gilbert DUCANCEL 97
Résumés
des
articles
111Notes de
lecture,
par Hélène ROMIAN 115NumérocoordonnéparGilbert DUCANCEL,
ISBN:2-7342-0267-2
DE
LA
COMMUNICATION
ORALE,
ÉCRITE
HélèneROMIANGilbert DUCANCEL
Lerôledécisifde l'écolematernelle dans lesstratégiessocialesderéductionde
l'échec scolaire n'estplus àdémontrer. Mais, paradoxalement, les recherchesen
didactiquedufrançaislanguematernelle ne sesont guèredéveloppéesàceniveau,
alorsmêmequelamaîtrisede la langue estconsidérée commeunobjectif prioritaire. Ces recherches avaient pourtantconnu,dans les années70, des avancéespro¬
metteuses (notammentsous l'impulsion de Marguerite Laurent-Delchet, <1'.Faut-il
mettre ceconstatenrapportaveclaplaceréduitequetientenFranceladidactique del'oral?<2>. Lesproblèmesn'ensont pasmoinscruciaux.
L'observationdeclassesdematernelle, lediscours quetiennentlesmaîtresqui
y enseignent montrent que la très grande majorité d'entre eux visent certes à
favoriseret àdévelopper lacommunication. Mais il s'agit, le plus souvent,d'une
pédagogieglobaledont lesobjectifssontd'abordd'ordre psychologique(expres¬ sion de soi, socialisation,...). Si les activités misesen place allient fréquemment communication verbaleetnon-verbale, laspécificité des apprentissages langagiers,
et leur articulation avecles apprentissages kinésiques, mimétiques, iconiques... difficilesàappréhenderenclasse,sontrarementexplicitées.
De même, quand on observe des séquences d'enseignement visant des
apprentissages langagiers et/ou méta-langagiers spécifiques, -essentiellement dans la seconde moitié du cursus de l'école maternelle-, ces apprentissages concernentavant toutlesystème-langue:extensionduchamp lexical ayanttraità
tel thème, travaildufonctionnementdestructuressyntaxiques mal maîtrisées parles
élèves,comparaisons méta-codiquesentrel'oraletl'écrit...
Il estdonc nécessaire de travailleràunedidactique delacommunication orale,écriteàl'école maternelle.Lapédagogie-sibienconçue soit-elle-nesuffit pasàtout. Lesapprentissagesdel'oral, del'écrit liésàl'activité langagière,ont àêtre
déglobalisés, spécifiés dupoint devue desconditions de laproduction de cette activité, end'autres termes,du point devuepragmatique. La prise de parole par exemple,lagestiondudialoguequisontlequotidien delaclasse devraientetpeuvent donnerlieuàdes apprentissagesorganisés,progressifs,cibléssurdescompétences langagièresdéfinies.Lescontenus,ladémarched'enseignement susceptiblesde
favoriser, stimuler de tels apprentissages sont à construire théoriquement. La
didactiquede lacommunicationorale,écrite àl'écolematernellen'enestpas pour autant une pure utopie. Des chercheurs, des équipes y travaillent, auxquels le
présent numérode"Repères"donnelaparole.
Les recherches présentées proviennent de différents lieux institutionnels : INRP, Universités, EcolesNormales,Circonscriptions. Elles réfèrent égalementà
différentscadres théoriques, quelesauteursprésentent.Au-delàdecette diversité, deux pointscommuns émergent.Lesreferentsthéoriques ont traitauxpratiquesde
communicationsociale, àl'activitédediscours etauxconfigurations discursives. Par ailleurs,cesreferentsthéoriquesnesontpasprisencompte tels quels.Ilssont, àdes
DE
LA
COMMUNICATION
ORALE,
ÉCRITE
HélèneROMIAN Gilbert DUCANCEL
Lerôledécisifde l'écolematernelle dans lesstratégiessocialesderéductionde
l'échec scolaire n'estplus àdémontrer. Mais, paradoxalement, les recherchesen
didactiquedufrançaislanguematernelle ne sesont guèredéveloppéesàceniveau,
alorsmêmequelamaîtrisede la langue estconsidérée commeunobjectif prioritaire. Ces recherches avaient pourtantconnu,dans les années70, des avancéespro¬
metteuses (notammentsous l'impulsion de Marguerite Laurent-Delchet, <1'.Faut-il
mettre ceconstatenrapportaveclaplaceréduitequetientenFranceladidactique del'oral?<2>. Lesproblèmesn'ensont pasmoinscruciaux.
L'observationdeclassesdematernelle, lediscours quetiennentlesmaîtresqui
y enseignent montrent que la très grande majorité d'entre eux visent certes à
favoriseret àdévelopper lacommunication. Mais il s'agit, le plus souvent,d'une
pédagogieglobaledont lesobjectifssontd'abordd'ordre psychologique(expres¬ sion de soi, socialisation,...). Si les activités misesen place allient fréquemment communication verbaleetnon-verbale, laspécificité des apprentissages langagiers,
et leur articulation avecles apprentissages kinésiques, mimétiques, iconiques... difficilesàappréhenderenclasse,sontrarementexplicitées.
De même, quand on observe des séquences d'enseignement visant des
apprentissages langagiers et/ou méta-langagiers spécifiques, -essentiellement dans la seconde moitié du cursus de l'école maternelle-, ces apprentissages concernentavant toutlesystème-langue:extensionduchamp lexical ayanttraità
tel thème, travaildufonctionnementdestructuressyntaxiques mal maîtrisées parles
élèves,comparaisons méta-codiquesentrel'oraletl'écrit...
Il estdonc nécessaire de travailleràunedidactique delacommunication orale,écriteàl'école maternelle.Lapédagogie-sibienconçue soit-elle-nesuffit pasàtout. Lesapprentissagesdel'oral, del'écrit liésàl'activité langagière,ont àêtre
déglobalisés, spécifiés dupoint devue desconditions de laproduction de cette activité, end'autres termes,du point devuepragmatique. La prise de parole par exemple,lagestiondudialoguequisontlequotidien delaclasse devraientetpeuvent donnerlieuàdes apprentissagesorganisés,progressifs,cibléssurdescompétences langagièresdéfinies.Lescontenus,ladémarched'enseignement susceptiblesde
favoriser, stimuler de tels apprentissages sont à construire théoriquement. La
didactiquede lacommunicationorale,écrite àl'écolematernellen'enestpas pour autant une pure utopie. Des chercheurs, des équipes y travaillent, auxquels le
présent numérode"Repères"donnelaparole.
Les recherches présentées proviennent de différents lieux institutionnels : INRP, Universités, EcolesNormales,Circonscriptions. Elles réfèrent égalementà
différentscadres théoriques, quelesauteursprésentent.Au-delàdecette diversité, deux pointscommuns émergent.Lesreferentsthéoriques ont traitauxpratiquesde
communicationsociale, àl'activitédediscours etauxconfigurations discursives. Par ailleurs,cesreferentsthéoriquesnesontpasprisencompte tels quels.Ilssont, àdes
degrésdivers,etselondes itinérairesdivers"traités"d'unpoint de vue didactique,en
fonction desproblèmes d'enseignement posés,desapprentissages visés. Parlà,ils
sontàlafoismisà l'épreuve d'activitésdeclasseettransformés.
Ledossier que nous avons constitué répondà
trois
visées,d'ordredidacti¬que:inscrire lesapprentissageslangagiers àl'école maternelle dans lafonction sémiotique,les"ancrer"dans une problématique sémio-pragmatique;déglobaliser
cesapprentissagesparréférenceàdes compétences d'interlocution, commelaprise
de parole dans des situations données ; construire les bases de compétences
discursivesreconnuesàl'écolematernelle(narratif...)oumoins reconnues(explica¬
tif...).
Notredossiers'ouvre surlesancragessémlo-pragmatiquesdel'interlocution
etdespratiquesdiscursives.C'est reposer laquestion-première-des rapports quepeuvent entretenirà l'école maternelle, les apprentissages langagiers et les
apprentissages relevantd'autresmodesdecommunication, dereprésentation (si
tantest que l'onconsidèrel'oral, l'écritcommeuncasdefigure, danslecadrede la
fonctionsémiotique)<3).
Lesobservations que Maryvonne MASSELOT rapporte, sur des "dialogues-graphiques entre enfants de 2 ans, paraissent à première vue fort loin de nos
préoccupations didactiques. En fait, ellesconfirment l'importance d'une prise en
compte du dialogisme, des interactions communicationnelles, comme données fondamentalesdelaconstructiondesconduitessémiotiquesengénéraletverbales
enparticulier.Mêmeà2ans, âge réputé"égocentrique".Maisencorefaut-il que des situationsd'interlocution existent:des pairsayantàconfronter,surunobjet partagé,
leursexpérienceset leursmodesde réponse à lasituation. Il estparticulièrement intéressantdepouvoirobserveràcet égard, le passage de lacommunicationàla
métacommunication,etd'interrogerlerôleduverbaldansce passage,àunmoment
oùvaseclore l'échange.
L'articlede Micheline PROUILHAC saisit cette inscriptionduverbaldans des conduites sémiotiques avec des enfants plus âgés, regardant ou simulant des discourstélévisuels pour essayerd'enéluciderlesenjeux: lamétacommunication
ici, ne sert pas comme régulateurspontané d'échanges encours, mais comme analyseurd'échanges et par conséquent comme régulateur potentiel. Opération didactique qui serait probablement vouée à l'échec si elle ne reposait sur une
pratiqueexpériencielledelamétacommunication.Ainsis'amorcentdesplanifications langagièressur lesquellessejouerontdesmises en motsdiversifiées selonlestypes d'enjeux repérés/choisis par les enfants (fait-divers, publicité, annonces...). L'hy¬
pothèse selonlaquelleuneclarificationdesenjeux discursifsamélioreà lafois leurs capacités métacommunicationnelles et leurs conduites discursives se vérifie globalement pourunebonnepartiedesenfants danslaproduction ultérieure d'un "reportage" vidéopourlesparentssur laclassede mer.
Le second volet de notre dossier éclaire le concept de compétences de
communication verbale d'un point de vue théorique, dans une perspective dialogique,etmontre desclasses fonctionnantselondesprincipes didactiques qui
intégrent cepointdevue,etmettent*l'interlocution»aucoeurdesactivitéslangagières degrésdivers,etselondes itinérairesdivers"traités"d'unpoint de vue didactique,en
fonction desproblèmes d'enseignement posés,desapprentissages visés. Parlà,ils
sontàlafoismisà l'épreuve d'activitésdeclasseettransformés.
Ledossier que nous avons constitué répondà
trois
visées,d'ordredidacti¬que:inscrire lesapprentissageslangagiers àl'école maternelle dans lafonction sémiotique,les"ancrer"dans une problématique sémio-pragmatique;déglobaliser
cesapprentissagesparréférenceàdes compétences d'interlocution, commelaprise
de parole dans des situations données ; construire les bases de compétences
discursivesreconnuesàl'écolematernelle(narratif...)oumoins reconnues(explica¬
tif...).
Notredossiers'ouvre surlesancragessémlo-pragmatiquesdel'interlocution
etdespratiquesdiscursives.C'est reposer laquestion-première-des rapports quepeuvent entretenirà l'école maternelle, les apprentissages langagiers et les
apprentissages relevantd'autresmodesdecommunication, dereprésentation (si
tantest que l'onconsidèrel'oral, l'écritcommeuncasdefigure, danslecadrede la
fonctionsémiotique)<3).
Lesobservations que Maryvonne MASSELOT rapporte, sur des "dialogues-graphiques entre enfants de 2 ans, paraissent à première vue fort loin de nos
préoccupations didactiques. En fait, ellesconfirment l'importance d'une prise en
compte du dialogisme, des interactions communicationnelles, comme données fondamentalesdelaconstructiondesconduitessémiotiquesengénéraletverbales
enparticulier.Mêmeà2ans, âge réputé"égocentrique".Maisencorefaut-il que des situationsd'interlocution existent:des pairsayantàconfronter,surunobjet partagé,
leursexpérienceset leursmodesde réponse à lasituation. Il estparticulièrement intéressantdepouvoirobserveràcet égard, le passage de lacommunicationàla
métacommunication,etd'interrogerlerôleduverbaldansce passage,àunmoment
oùvaseclore l'échange.
L'articlede Micheline PROUILHAC saisit cette inscriptionduverbaldans des conduites sémiotiques avec des enfants plus âgés, regardant ou simulant des discourstélévisuels pour essayerd'enéluciderlesenjeux: lamétacommunication
ici, ne sert pas comme régulateurspontané d'échanges encours, mais comme analyseurd'échanges et par conséquent comme régulateur potentiel. Opération didactique qui serait probablement vouée à l'échec si elle ne reposait sur une
pratiqueexpériencielledelamétacommunication.Ainsis'amorcentdesplanifications langagièressur lesquellessejouerontdesmises en motsdiversifiées selonlestypes d'enjeux repérés/choisis par les enfants (fait-divers, publicité, annonces...). L'hy¬
pothèse selonlaquelleuneclarificationdesenjeux discursifsamélioreà lafois leurs capacités métacommunicationnelles et leurs conduites discursives se vérifie globalement pourunebonnepartiedesenfants danslaproduction ultérieure d'un "reportage" vidéopourlesparentssur laclassede mer.
Le second volet de notre dossier éclaire le concept de compétences de
communication verbale d'un point de vue théorique, dans une perspective dialogique,etmontre desclasses fonctionnantselondesprincipes didactiques qui
(qu'ils'agissed'échangeseffectifsenclasseoudes représentations présentes dans
«l'horizon desenfants»).
CatherineLECUNFFprésente les résultatsprovisoires d'une recherche qui traite didactiquement des situations d'interlocution nées de lavie de laclasse, de l'école (par exemple, les réunions de conseil coopératif). Le travail pratique et
théorique sur des situations de ce type permet de repérer leurs composantes didactiques, en particulier la prise de parole qui pose d'importants problèmes d'apprentissage,d'enseignement.
Le transfert aux enfants de "parcelles" du rôle assumé habituellement par l'adultedans les échanges permetunprogrès évaluableet unediversification de leurscompétencesdiscursives,d'autantplusquecetransfertsesitue dansla"zone proximale"(4! deleurdéveloppement langagieretquel'enseignementfavoriseles
décentrationsetl'explicitationdessituations, desdysfonctionnements,etc.
Jean-Paul HAMBYprésente une recherche qui procèded'une utilisationde concepts issus de Bakhtine (le dialogisme comme principe d'interactivité, d'intertextualité,fondantdesgenresdediscours).Cesconceptsservent d'une part
àcomprendrela nature desobstacles didactiques àla"construction du sens" en
lecture/production d'écrits. D'autre part, ils servent à justifier théoriquement, et
surtoutàengendrerlamise enoeuvre,enclasse,d'activitéslangagièresporteuses
designificationpourlesenfantspar celamêmequ'ellesprocèdentde/appellentune
"sphère concrète de l'échange verbal" et qu'elles s'actualisent en "genres du
discours"quiorganisent la parole touten l'inscrivant dans "un horizon d'attente" communaux(interlocuteurs.
Enfin, letroisième voletde notredossierproposedesobjectifs, des activités d'enseignementvisantl'apprentissagedecompétencesdiscursives ciblées,en
l'occurrenced'ordrenarratif,explicatif.
La rechercheprésentéepar Jacques TREIGNIERsesitueàl'interférence des questions d'interlocution posées par Catherine LE CUNFFàproposde discours argumentatifs et par Jean-Paul HAMBYen général. Ciblée sur l'enseignement/ apprentissage des micro-discours explicatifs dans la vie de la classe, elle met
l'accentsurl'analyse desobstacles didactiques auxquelsseheurtentlesélèvesen position explicative lorsquelemaître occulte l'émergencedes problèmesd'interlocution
et decognitionquiengendrent la"boucleexplicative".Letraitement didactique des deux typesdeconflitsobservablesparaît, de cepointde vue,central:conflits
socio-pragmatiquesdans l'interlocution, conflitssocio-cognitifsdudomainedePintellection.
SiCatherine LECUNFFetsonéquipevisentunedidactiquedel'oraldansl'oral
etpourl'oral,MireilleBRIGAUDIOTet HenrietteEWALD,travaillent l'interaction
oral-écrit, en ciblantsurlacompétence textuelledurécit. Lafréquentation activedurécit écrit qu'elles travaillent avec des tout petits (2-4 ans) se trouve facilitée par la
narration orale d'expériences vécues faite par la maîtresse. La ritualisation des situations,impliquantnotammentladésignationdes actes delagage(dire,raconter,
lire)parlamaîtresse, aideraitlaconstructiondurécit,de lanarrationcommeobjets
deconnaissance.L'évaluationtémoigned'unemotivation fortedes enfantspourles
écritsdelabibliothèqueetdeconnaissances engermesurlesrelationsoral/écrit. GilbertDUCANCELetsonéquipeontmené unerecherchesurlaproduction, l'écritured'untypede récits, lesrécitsmerveilleux, pardesenfantsde 5 ans. Ilsont
étudié l'effet d'interventions didactiques différentes sur les performances et les
(qu'ils'agissed'échangeseffectifsenclasseoudes représentations présentes dans
«l'horizon desenfants»).
CatherineLECUNFFprésente les résultatsprovisoires d'une recherche qui traite didactiquement des situations d'interlocution nées de lavie de laclasse, de l'école (par exemple, les réunions de conseil coopératif). Le travail pratique et
théorique sur des situations de ce type permet de repérer leurs composantes didactiques, en particulier la prise de parole qui pose d'importants problèmes d'apprentissage,d'enseignement.
Le transfert aux enfants de "parcelles" du rôle assumé habituellement par l'adultedans les échanges permetunprogrès évaluableet unediversification de leurscompétencesdiscursives,d'autantplusquecetransfertsesitue dansla"zone proximale"(4! deleurdéveloppement langagieretquel'enseignementfavoriseles
décentrationsetl'explicitationdessituations, desdysfonctionnements,etc.
Jean-Paul HAMBYprésente une recherche qui procèded'une utilisationde concepts issus de Bakhtine (le dialogisme comme principe d'interactivité, d'intertextualité,fondantdesgenresdediscours).Cesconceptsservent d'une part
àcomprendrela nature desobstacles didactiques àla"construction du sens" en
lecture/production d'écrits. D'autre part, ils servent à justifier théoriquement, et
surtoutàengendrerlamise enoeuvre,enclasse,d'activitéslangagièresporteuses
designificationpourlesenfantspar celamêmequ'ellesprocèdentde/appellentune
"sphère concrète de l'échange verbal" et qu'elles s'actualisent en "genres du
discours"quiorganisent la parole touten l'inscrivant dans "un horizon d'attente" communaux(interlocuteurs.
Enfin, letroisième voletde notredossierproposedesobjectifs, des activités d'enseignementvisantl'apprentissagedecompétencesdiscursives ciblées,en
l'occurrenced'ordrenarratif,explicatif.
La rechercheprésentéepar Jacques TREIGNIERsesitueàl'interférence des questions d'interlocution posées par Catherine LE CUNFFàproposde discours argumentatifs et par Jean-Paul HAMBYen général. Ciblée sur l'enseignement/ apprentissage des micro-discours explicatifs dans la vie de la classe, elle met
l'accentsurl'analyse desobstacles didactiques auxquelsseheurtentlesélèvesen position explicative lorsquelemaître occulte l'émergencedes problèmesd'interlocution
et decognitionquiengendrent la"boucleexplicative".Letraitement didactique des deux typesdeconflitsobservablesparaît, de cepointde vue,central:conflits
socio-pragmatiquesdans l'interlocution, conflitssocio-cognitifsdudomainedePintellection.
SiCatherine LECUNFFetsonéquipevisentunedidactiquedel'oraldansl'oral
etpourl'oral,MireilleBRIGAUDIOTet HenrietteEWALD,travaillent l'interaction
oral-écrit, en ciblantsurlacompétence textuelledurécit. Lafréquentation activedurécit écrit qu'elles travaillent avec des tout petits (2-4 ans) se trouve facilitée par la
narration orale d'expériences vécues faite par la maîtresse. La ritualisation des situations,impliquantnotammentladésignationdes actes delagage(dire,raconter,
lire)parlamaîtresse, aideraitlaconstructiondurécit,de lanarrationcommeobjets
deconnaissance.L'évaluationtémoigned'unemotivation fortedes enfantspourles
écritsdelabibliothèqueetdeconnaissances engermesurlesrelationsoral/écrit. GilbertDUCANCELetsonéquipeontmené unerecherchesurlaproduction, l'écritured'untypede récits, lesrécitsmerveilleux, pardesenfantsde 5 ans. Ilsont
connaissances desélèves.Ilenressortque,quellesquesoient ces interventions,les
élèves réfèrentde manière largement routinière à l'univers du merveilleux. Par
contre,quandlesélèvesdisposentdeméta-connaissances étendues ayanttraitàla
structuration des récits, le rappel de celles-ci facilite uneorientation stratégique rapide etprécise, sans suffire, cependant, à une première production complète, réussie.Enfin,cesélèvessontcapablesdemeneràbien laréalisation matérielle, graphique deleurtextesil'enseignantmetenplacedesfacilitationsprocéduraleset lesaideàgérerdemanièrereflexive lescomposantes de cette tâche complexe.
On nesauraiticiconclure:ceseraitpourlemoinsprématuré.A l'évidence,notre
dossierneseveutpasexhaustif.Seslimitessont cellesdel'informationdisponible sur les recherchesencours.
Toute information complémentaire,toute proposition d'articlesurlethèmedece
numéroserontlesbienvenues.
NOTES
1) Citonsentre autres:
. Langage :langueparlée -langueécrite etcréativitéàl'école maternelle(unité de
recherchepré-élémentaire), dans "RecherchesPédagogiques"nc65.Paris,INRDP(1974)
.ROMIANH..SUBLETF.,LASSALASP.etcoll. (1982).Poésie pourtous.CoW. INRP. Paris,
Nathan (qui présente denombreusesséquences de classe en maternelle).
. ROMIAN H., CHARMEUX E., DUCANCEL G. et coll. (1986). LectureS/EcritureS en
Section des Grands, CP, CE1. Coll. INRP. Paris, Nathan
2) Citonscependant:
.ROMIANH.,KERLOC'HJ.P.,BRUNNERC.,FABRES.,(1986).E?/'ora/a/ore? Coll INRP. Paris,Nathan.
3) Citonsici,parmilestravaux de l'un des raresgroupes(dit Groupe Sémiotiques - INRP) qui s'est intéressé àl'aspectdidactique de cesrelations:
.ROMIANH..YZIQUELM.(1988).EnseignerleFrançaisà l'èredes médias. Coll. INRP.
Paris,Nathan
. Repères n° 74:"Langue, imageset sons enclasse"
.Repèresn"68:"LesDitsdel'image".Apprendre à construire du sensàpartir demessages
associantlalangueet l'image"
.Repères n° 64:"Imagesetlangages.Quels savoirs?"
(mais l'utilisation de tels travaux en maternellereste largement ouverte, comme lemontrent ici-même les articles de Maryvonne MASSELOTetMicheline PROUILHAC,membres du Groupe "Sémiotiques").
4) VYGOTSKI L.S.(1985).Penséeetlangage.trad. fse. Paris,Editions Sociales.
connaissances desélèves.Ilenressortque,quellesquesoient ces interventions,les
élèves réfèrentde manière largement routinière à l'univers du merveilleux. Par
contre,quandlesélèvesdisposentdeméta-connaissances étendues ayanttraitàla
structuration des récits, le rappel de celles-ci facilite uneorientation stratégique rapide etprécise, sans suffire, cependant, à une première production complète, réussie.Enfin,cesélèvessontcapablesdemeneràbien laréalisation matérielle, graphique deleurtextesil'enseignantmetenplacedesfacilitationsprocéduraleset lesaideàgérerdemanièrereflexive lescomposantes de cette tâche complexe.
On nesauraiticiconclure:ceseraitpourlemoinsprématuré.A l'évidence,notre
dossierneseveutpasexhaustif.Seslimitessont cellesdel'informationdisponible sur les recherchesencours.
Toute information complémentaire,toute proposition d'articlesurlethèmedece
numéroserontlesbienvenues.
NOTES
1) Citonsentre autres:
. Langage :langueparlée -langueécrite etcréativitéàl'école maternelle(unité de
recherchepré-élémentaire), dans "RecherchesPédagogiques"nc65.Paris,INRDP(1974)
.ROMIANH..SUBLETF.,LASSALASP.etcoll. (1982).Poésie pourtous.CoW. INRP. Paris,
Nathan (qui présente denombreusesséquences de classe en maternelle).
. ROMIAN H., CHARMEUX E., DUCANCEL G. et coll. (1986). LectureS/EcritureS en
Section des Grands, CP, CE1. Coll. INRP. Paris, Nathan
2) Citonscependant:
.ROMIANH.,KERLOC'HJ.P.,BRUNNERC.,FABRES.,(1986).E?/'ora/a/ore? Coll INRP. Paris,Nathan.
3) Citonsici,parmilestravaux de l'un des raresgroupes(dit Groupe Sémiotiques - INRP) qui s'est intéressé àl'aspectdidactique de cesrelations:
.ROMIANH..YZIQUELM.(1988).EnseignerleFrançaisà l'èredes médias. Coll. INRP.
Paris,Nathan
. Repères n° 74:"Langue, imageset sons enclasse"
.Repèresn"68:"LesDitsdel'image".Apprendre à construire du sensàpartir demessages
associantlalangueet l'image"
.Repères n° 64:"Imagesetlangages.Quels savoirs?"
(mais l'utilisation de tels travaux en maternellereste largement ouverte, comme lemontrent ici-même les articles de Maryvonne MASSELOTetMicheline PROUILHAC,membres du Groupe "Sémiotiques").
Eléments
d'observation
des
pratiques
de
communication
en
petite section
de
Maternelle
Maryvonne MASSELOT-GIRARD Universitéde Franche-Comté
Sous l'aspect paradoxal que revêt, au regard des habitudes communes l'attelagesyntagmatique/dialogue/et/graphique/secachentuneséried'interroga¬
tionsnéesde laconfrontation entredesobservationsdeclasse,laprogressiond'une rechercheetdesécrits deréférence-enl'occurrencelestravauxdeFrancisJacques
(1979) et ceux deJacques Corraze(1980).
Repérer,chezdetrèsjeunesenfantsentrésàl'EcoleMaternellelejourdeleurs
deuxans (aprèsgardiennageexclusivementencrèche)desmodalitésdecommu¬ nication, revient,en premierlieu àbalayerquelques croyances,fortement ancrées chezlesadultes.Ilfautenparticulier poserque
la
communicationpeutpasserpardesmanifestations ndh^inguistiques"; que leur repérage
ètlëur
étude'fôndèriltôuté"~pèdag"ôglè~delaïommùriication.
1 -
LE
DIALOGISME COMME
"COMMUNAUTÉ
LANGAGIÈRE
DECOMMUNICATION"
1.1. Le
contexte
théorique
Dans la mise en oeuvredetoutdialogue, F.Jacques repère unephasedite "exploratrice"où seconquiert une "expérience commune". C'estsur cette base que
seconquièrent l'individuation-entermesde"singulier"-etl'identification-entermes
depropriétés "générales".
Lesobservations décritesicin'avaientpasoriginellementpourfonction d'éclairer
cecheminement. Ilsetrouve que c'estenlesdécrivantetenlesanalysant que sont apparuesdesstratégiesd'interactions non-verbalesdont laprogressioncorrespond
aumonde desDialogiques :
- alternanced'actesvisantàétablirdes règles et àdéterminerununiversde co-référence,
- naturecyclique doncclosede cejeudestratégies,
- "maîtrise de l'imagecommunedesmodalitésd'expression",
- "vérification"de l'énoncé comme terme mis à l'échange verbal (ou non-verbal).
D'oùl'hypothèse d'unespacelogiqued'interlocutiondont lesrépliquespourraient
être nonverbaleschezdetrèsjeunesenfants.
CettehypothèseconfortéeparlesanalysesdeJ.Corrazesur la communication non-verbalesetrouve explicitéeparlescatégoriesdescriptives(etnonlogiquescette fois)que propose l'éthologie:les"traces"syntaxiquesetstylistiques,dontF.Jacques
dit qu'elles sont les lieux de l'interaction, sont à repérer pour leur fonction de
marqueur;bienque cyclique,ladialogies'ouvreetseclôt,donnant ainsiàrepérer
Eléments
d'observation
des
pratiques
de
communication
en
petite section
de
Maternelle
Maryvonne MASSELOT-GIRARD Universitéde Franche-Comté
Sous l'aspect paradoxal que revêt, au regard des habitudes communes l'attelagesyntagmatique/dialogue/et/graphique/secachentuneséried'interroga¬
tionsnéesde laconfrontation entredesobservationsdeclasse,laprogressiond'une rechercheetdesécrits deréférence-enl'occurrencelestravauxdeFrancisJacques
(1979) et ceux deJacques Corraze(1980).
Repérer,chezdetrèsjeunesenfantsentrésàl'EcoleMaternellelejourdeleurs
deuxans (aprèsgardiennageexclusivementencrèche)desmodalitésdecommu¬ nication, revient,en premierlieu àbalayerquelques croyances,fortement ancrées chezlesadultes.Ilfautenparticulier poserque
la
communicationpeutpasserpardesmanifestations ndh^inguistiques"; que leur repérage
ètlëur
étude'fôndèriltôuté"~pèdag"ôglè~delaïommùriication.
1 -
LE
DIALOGISME COMME
"COMMUNAUTÉ
LANGAGIÈRE
DECOMMUNICATION"
1.1. Le
contexte
théorique
Dans la mise en oeuvredetoutdialogue, F.Jacques repère unephasedite "exploratrice"où seconquiert une "expérience commune". C'estsur cette base que
seconquièrent l'individuation-entermesde"singulier"-etl'identification-entermes
depropriétés "générales".
Lesobservations décritesicin'avaientpasoriginellementpourfonction d'éclairer
cecheminement. Ilsetrouve que c'estenlesdécrivantetenlesanalysant que sont apparuesdesstratégiesd'interactions non-verbalesdont laprogressioncorrespond
aumonde desDialogiques :
- alternanced'actesvisantàétablirdes règles et àdéterminerununiversde co-référence,
- naturecyclique doncclosede cejeudestratégies,
- "maîtrise de l'imagecommunedesmodalitésd'expression",
- "vérification"de l'énoncé comme terme mis à l'échange verbal (ou non-verbal).
D'oùl'hypothèse d'unespacelogiqued'interlocutiondont lesrépliquespourraient
être nonverbaleschezdetrèsjeunesenfants.
CettehypothèseconfortéeparlesanalysesdeJ.Corrazesur la communication non-verbalesetrouve explicitéeparlescatégoriesdescriptives(etnonlogiquescette fois)que propose l'éthologie:les"traces"syntaxiquesetstylistiques,dontF.Jacques
dit qu'elles sont les lieux de l'interaction, sont à repérer pour leur fonction de
unephased'ouvertureamorcée parunephase d'adaptation(dont lemarqueur sera nommé adaptateur), la phase de clôture ayant aussi valeur de vérification de
l'énoncé.
Figuresd'école,identifiablesdanslelinguistique, pluslabiles dèsqu'ils'agitde
constituerenactessémiques des productionsnon-verbales.
Toutelaproblématiqueestalors deconstituerdesoutilsd'analysepermettant
derepérer:
.adaptateur lastructurede lacommunication
^---^
ouverture.clôture
.marqueurs,
- lanaturecodique desmarqueursrepérés,
- l'univers d'interlocution produit parl'activité dialogique.
1.2.
Conditions
de
l'observation
Les observations décrites ci-dessous sont extraites d'une longue série de séquencesenpetite sectiond'Ecole Maternelle,visantàétudierlesinterférenceset les combinaisons entre outils et codes mis à ladispositiondes enfants. C'est à
l'occasionde cetteétudequ'ontétérepérées lesséquencesdialogiquesanalysées isolément.
L'ensembledescomposantes matériellesse répartitenpapier(papierblanc,
papier quadrillé), dessins,crayons (couleursoufeutres), peinture(audoigtou au
pinceau) surun plan horizontal ouvertical (surunmur ousur unetable). Pourla
classification des observations,chaqueséquenceestdonc codéeselonunsigle qui
permetlacomparaison.
Laséquence1 appartientàl'ensemble
PBPM: Peinturesurfeuille Blancheau PinceausurleMur,
tandis que laséquence2appartientàl'ensemble
DBFT:Dessinsurfeuille Blancheauxcrayons FeutressurTable.
Elles n'ontdonc qu'une composante commune, celledupapierblanc(quien
l'occurrence n'estpaspertinente).
1.3. La
méthodologie
et ses
outils
Trois types de grilles permettent de mettre en évidence les stratégies de
communication dujeune enfant:
leconducteur,fichededéroulementchronologique similairedesconducteurs utilisésà laradio ou latélévision,
les
grilles
desynthèsequi rassemblentlesmêmesfaitsselonunclassement: manipulationdu matériel graphique, communication (linguistiqueou non), canal,partenaire allocutaire, posture parrapport aumatériel,
lessémiographesquiconstituentl'outil d'analysemis au point pourcetype d'observations, initialementàl'usage desétudiants.L'observateurnonaverti(comme
lesontnosétudiants quandilsentrentdansunepetitesection,ensecondeannéede
DEUGoulesmaîtresenformationinitiale)prend pourunecohabitation pacifique,ou unephased'ouvertureamorcée parunephase d'adaptation(dont lemarqueur sera nommé adaptateur), la phase de clôture ayant aussi valeur de vérification de
l'énoncé.
Figuresd'école,identifiablesdanslelinguistique, pluslabiles dèsqu'ils'agitde
constituerenactessémiques des productionsnon-verbales.
Toutelaproblématiqueestalors deconstituerdesoutilsd'analysepermettant
derepérer:
.adaptateur lastructurede lacommunication
^---^
ouverture.clôture
.marqueurs,
- lanaturecodique desmarqueursrepérés,
- l'univers d'interlocution produit parl'activité dialogique.
1.2.
Conditions
de
l'observation
Les observations décrites ci-dessous sont extraites d'une longue série de séquencesenpetite sectiond'Ecole Maternelle,visantàétudierlesinterférenceset les combinaisons entre outils et codes mis à ladispositiondes enfants. C'est à
l'occasionde cetteétudequ'ontétérepérées lesséquencesdialogiquesanalysées isolément.
L'ensembledescomposantes matériellesse répartitenpapier(papierblanc,
papier quadrillé), dessins,crayons (couleursoufeutres), peinture(audoigtou au
pinceau) surun plan horizontal ouvertical (surunmur ousur unetable). Pourla
classification des observations,chaqueséquenceestdonc codéeselonunsigle qui
permetlacomparaison.
Laséquence1 appartientàl'ensemble
PBPM: Peinturesurfeuille Blancheau PinceausurleMur,
tandis que laséquence2appartientàl'ensemble
DBFT:Dessinsurfeuille Blancheauxcrayons FeutressurTable.
Elles n'ontdonc qu'une composante commune, celledupapierblanc(quien
l'occurrence n'estpaspertinente).
1.3. La
méthodologie
et ses
outils
Trois types de grilles permettent de mettre en évidence les stratégies de
communication dujeune enfant:
leconducteur,fichededéroulementchronologique similairedesconducteurs utilisésà laradio ou latélévision,
les
grilles
desynthèsequi rassemblentlesmêmesfaitsselonunclassement: manipulationdu matériel graphique, communication (linguistiqueou non), canal,partenaire allocutaire, posture parrapport aumatériel,
lessémiographesquiconstituentl'outil d'analysemis au point pourcetype d'observations, initialementàl'usage desétudiants.L'observateurnonaverti(comme
lesontnosétudiants quandilsentrentdansunepetitesection,ensecondeannéede
pouruneactivité solitaire,desmanifestationsetdesmanipulations qui recouvrenten réalité desinteractionsetconstituentdesdialoguesstructurésetquasi ritualisés.Le
sémiographe seradonc constitué surlescatégoriesdialogiques décrites ci-dessus.
2-DESCRIPTION DES SÉQUENCES
2.1.
Séquence
I.Peinture au
mur
sur feuille blanche
a- D.ouvreetfermelespots de peinture.
b- R.cessede peindre, tournelatêtevers ladroite(45°) etregarde versladroite
endirectiondeD.
c .
r.
se retournevers lespots,plonge son pinceau danslapeinture rougetête inclinée(15°)versl'épaule gauche,regardeverslepot.d- D.setourne(45°)verslagauchefaisantfaceàR.etplongeàsontourlepinceau danslapeinturerouge.R.setourneverssafeuille.
e- D.sedirige versR.,passesonbrasdroittenantlepinceauderrièrelesépaules deR.qui peintdelàmaindroitedefaçon àpeindreàcôtédelui,légèrementplus
basàgauche.R.neprotestepas etcontinue àdessiner.
f
- D.setourne verslespots, pose sonpinceauet me montreses mains.Avant d'analyser cette séquence, quelques remarques s'imposent: la
monochromie rougedudessindeR.s'opposeà lapolychromie jauneet noiredecelui de D*. Ce n'estdoncpaspour son usagepersonnel qu'il autilisé le rouge, mais
uniquementpourR.audessin duquelilaapposésa griffe, sansprotestationde R.
Cetteacceptationde R.aunedoublevaleur:
-sur le plan relationnel, elle est la preuve du succès de D.: R. accepte l'interventiondeD.sursondessin, elleluisemblecongruenteavecsonpropreprojet,
-surleplandelacommunication,l'acceptationdeR.signifie quel'interven¬
tion deD.s'inscrit dans l'échange précédent. Sous quelleforme? Y-a-t-ileuappelà
l'aide? Dans cette hypothèse, un marqueur (échange visuel sans doute) éera'rt
décelableen c. Or R. acessé de regarderD. Y a-t-il eu invite? Entre les micro¬
séquencesb etc,ilya euouverturede lacommunicationparlapositionde latête (inclinaisond'apaisementet/ou séduction) et leregarddont ELLSWORTHditqu'il "impliquequ'une relationsocialechercheàs'établir(...)dontlasingularité dépend des autreséléments."R.adoncinstauréavecD.unecommunicationnonverbale, dontlelieua été "le pot depeinturerouge" etD.apartagésonuniversd'interlocution. Communication parfaitement réussie, échange clair. Il reste à cerner un dernier paramètre: quelest lesignalproduitparD.poursignaleràR.lethèmedesaquête? L'acceptationparR.del'interventiondeD.estdonc infinimentplusimportante surleplande lacommunicationquesurleplanaffectif.Ilconviendra d'y revenir par comparaison aveclasecondeséquence.
Lesphotographies originales correspondantes, encouleurs, lemontrent plus clairement, àl'évidence, queleur reproduction (voir annexe)
pouruneactivité solitaire,desmanifestationsetdesmanipulations qui recouvrenten réalité desinteractionsetconstituentdesdialoguesstructurésetquasi ritualisés.Le
sémiographe seradonc constitué surlescatégoriesdialogiques décrites ci-dessus.
2-DESCRIPTION DES SÉQUENCES
2.1.
Séquence
I.Peinture au
mur
sur feuille blanche
a- D.ouvreetfermelespots de peinture.
b- R.cessede peindre, tournelatêtevers ladroite(45°) etregarde versladroite
endirectiondeD.
c .
r.
se retournevers lespots,plonge son pinceau danslapeinture rougetête inclinée(15°)versl'épaule gauche,regardeverslepot.d- D.setourne(45°)verslagauchefaisantfaceàR.etplongeàsontourlepinceau danslapeinturerouge.R.setourneverssafeuille.
e- D.sedirige versR.,passesonbrasdroittenantlepinceauderrièrelesépaules deR.qui peintdelàmaindroitedefaçon àpeindreàcôtédelui,légèrementplus
basàgauche.R.neprotestepas etcontinue àdessiner.
f
- D.setourne verslespots, pose sonpinceauet me montreses mains.Avant d'analyser cette séquence, quelques remarques s'imposent: la
monochromie rougedudessindeR.s'opposeà lapolychromie jauneet noiredecelui de D*. Ce n'estdoncpaspour son usagepersonnel qu'il autilisé le rouge, mais
uniquementpourR.audessin duquelilaapposésa griffe, sansprotestationde R.
Cetteacceptationde R.aunedoublevaleur:
-sur le plan relationnel, elle est la preuve du succès de D.: R. accepte l'interventiondeD.sursondessin, elleluisemblecongruenteavecsonpropreprojet,
-surleplandelacommunication,l'acceptationdeR.signifie quel'interven¬
tion deD.s'inscrit dans l'échange précédent. Sous quelleforme? Y-a-t-ileuappelà
l'aide? Dans cette hypothèse, un marqueur (échange visuel sans doute) éera'rt
décelableen c. Or R. acessé de regarderD. Y a-t-il eu invite? Entre les micro¬
séquencesb etc,ilya euouverturede lacommunicationparlapositionde latête (inclinaisond'apaisementet/ou séduction) et leregarddont ELLSWORTHditqu'il "impliquequ'une relationsocialechercheàs'établir(...)dontlasingularité dépend des autreséléments."R.adoncinstauréavecD.unecommunicationnonverbale, dontlelieua été "le pot depeinturerouge" etD.apartagésonuniversd'interlocution. Communication parfaitement réussie, échange clair. Il reste à cerner un dernier paramètre: quelest lesignalproduitparD.poursignaleràR.lethèmedesaquête? L'acceptationparR.del'interventiondeD.estdonc infinimentplusimportante surleplande lacommunicationquesurleplanaffectif.Ilconviendra d'y revenir par comparaison aveclasecondeséquence.
Lesphotographies originales correspondantes, encouleurs, lemontrent plus clairement, àl'évidence, queleur reproduction (voir annexe)
2.2.
Séquence
2.Feutre
sur feuille
blanche
a- G.met lesfeutres dansl'étui, levidesur latable(bruit) puisrecommence. b- R.pose lecrayonjaune, tournelatêtevers ladroiteetregardelesmainsdeG.
qui videl'étuidefeutres,
c
- R.détournelesyeux verssespropresfeutresdevantluietsaisitlerouge.d- G.prendaussitôtlefeutrerougesansregarderR.
e- R.occupelecoindroitde safeuille par trois tracés rougestrès séparés.
f
- Dans lemêmetemps,G.occupelecoindroitdesafeuilledetracés plus amplesetplusdenses queceux deR.
g- G.tendsa feuilleàl'observateurde la maindroite(engardantlecrayonenmain)
[adsnattva].
h- R. lève latête et lesyeux versG.,sucesonfeutrependant queG.donnesa
feuille,baisselatêteetlesyeux verssafeuilleetfaitunetache rouge dansle
coingauche delafeuille.
i- R.posesonfeutre,lève lesyeuxversl'observateuretpoussesafeuille verslui
[tje"]
danslemême acte dedonque G. en g.Cesecondexemple présente aveclepremierdessimilitudes dontl'occurrence n'autorise pas toutefois, en l'absence d'un nombre important d'observations, à
constituer dessystèmesde signauxou decomportements. Lapositionde leader dominant deR.(MONTAGNER,1978),l'utilisationdelacouleurrouge,sontàinclure
dansunfaisceaud'observationsdont la nature neserait plusstrictement définieen
fonctiondes actes sémiques. Deplus, laséquenceseclôt par l'enchaînement sur
uneséquencetrèscourte incluantl'observateurcommeallocutaire.Lavérification résolutive delaséquence2 estdonc faited'unecommunication interpersonnelle verbaliséeenfant/ adulte, quisedéveloppeendeuxmomentssuccessifs:
G.:10h.
13'07etR.:10h.
13'20.L'enchaînementdecesdeux séquencesn'estpasseulementchronologique: l'importancede l'imitationcomportementaletientaustatut privilégiéde l'observateur-adulte;ilconviendrait de s'interrogersur lesensdece"don"dudessin,"captatio benevolentiae"etamorcedecommunication graphique.
3-STRUCTURE DES SÉQUENCES
Dupoint de vuedel'utilisationdu matérielgraphiqueetdes productions codées, cette séquenceserésume ainsi:
2.2.
Séquence
2.Feutre
sur feuille
blanche
a- G.met lesfeutres dansl'étui, levidesur latable(bruit) puisrecommence. b- R.pose lecrayonjaune, tournelatêtevers ladroiteetregardelesmainsdeG.
qui videl'étuidefeutres,
c
- R.détournelesyeux verssespropresfeutresdevantluietsaisitlerouge.d- G.prendaussitôtlefeutrerougesansregarderR.
e- R.occupelecoindroitde safeuille par trois tracés rougestrès séparés.
f
- Dans lemêmetemps,G.occupelecoindroitdesafeuilledetracés plus amplesetplusdenses queceux deR.
g- G.tendsa feuilleàl'observateurde la maindroite(engardantlecrayonenmain)
[adsnattva].
h- R. lève latête et lesyeux versG.,sucesonfeutrependant queG.donnesa
feuille,baisselatêteetlesyeux verssafeuilleetfaitunetache rouge dansle
coingauche delafeuille.
i- R.posesonfeutre,lève lesyeuxversl'observateuretpoussesafeuille verslui
[tje"]
danslemême acte dedonque G. en g.Cesecondexemple présente aveclepremierdessimilitudes dontl'occurrence n'autorise pas toutefois, en l'absence d'un nombre important d'observations, à
constituer dessystèmesde signauxou decomportements. Lapositionde leader dominant deR.(MONTAGNER,1978),l'utilisationdelacouleurrouge,sontàinclure
dansunfaisceaud'observationsdont la nature neserait plusstrictement définieen
fonctiondes actes sémiques. Deplus, laséquenceseclôt par l'enchaînement sur
uneséquencetrèscourte incluantl'observateurcommeallocutaire.Lavérification résolutive delaséquence2 estdonc faited'unecommunication interpersonnelle verbaliséeenfant/ adulte, quisedéveloppeendeuxmomentssuccessifs:
G.:10h.
13'07etR.:10h.
13'20.L'enchaînementdecesdeux séquencesn'estpasseulementchronologique: l'importancede l'imitationcomportementaletientaustatut privilégiéde l'observateur-adulte;ilconviendrait de s'interrogersur lesensdece"don"dudessin,"captatio benevolentiae"etamorcedecommunication graphique.
3-STRUCTURE DES SÉQUENCES
Dupoint de vuedel'utilisationdu matérielgraphiqueetdes productions codées, cette séquenceserésume ainsi:
a» o Référence0 G R G R G R G « a dte ë
1
i
j
-
» « 2 aa*
00 i ;§§
XI g1
&
B >do
O J S au
« p E3
p.u
N <S R non manipulation tg Typed'activité p.CODAGE
GRAPHIQUE
Grille
desynthèse
établie
d'après
les
conducteurs
n4 13et
14 Cette visualisation offre une vue chronologique de la séquence et met enévidence l'alternance des manipulations du matériel graphique, la similarité de
comportement entreG.etR.donnantaux manipulations deG.valeurde réponse comportementale.
Commedans l'observationprécédentedepeintureaupinceau,laquestionde
l'imitation nepeutêtreesquivée.Par provision, etafindecerner clairement notre
champ d'investigation, rappelons que les "maniements dialogiques", selon les
termesdeF. FRANÇOIS(1978)sontpour luifondamentalement organisésenune
"confrontationsurunthèmecommundesdiscourset desexpériences"(p. 84).
Cetteconfrontationengendre l'universdialogiqueet lacommunauté de réfé¬
rence nécessaireà lacommunication.Dans lesdeux cas examinésici,l'imitationde
G.parR.est l'une desstratégiesd'interactionrepérables.Lesmanipulationssontle lieudelaconfrontationavecl'autre;confrontationqueG. résoutentransportantla
stratégiedialogiquesurleterrainde l'adulte.R.reste alors maître duchamp,cequ'il montredanslacourte micro-séquencede13secondesoùilcontinueàdessiner alors queG.estdéjàparti, instaurantuneposturedélibéréeetclaire denon-inclusion.
Ces remarques portent sur les stratégies formelles de communication interpersonnelle. Mais danscet exemple, le lieu dialogique signale la stratégie.
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1
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» « 2 aa*
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XI g1
&
B >do
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« p E3
p.u
N <S R non manipulation tg Typed'activité p.CODAGE
GRAPHIQUE
Grille
desynthèse
établie
d'après
les
conducteurs
n4 13et
14 Cette visualisation offre une vue chronologique de la séquence et met enévidence l'alternance des manipulations du matériel graphique, la similarité de
comportement entreG.etR.donnantaux manipulations deG.valeurde réponse comportementale.
Commedans l'observationprécédentedepeintureaupinceau,laquestionde
l'imitation nepeutêtreesquivée.Par provision, etafindecerner clairement notre
champ d'investigation, rappelons que les "maniements dialogiques", selon les
termesdeF. FRANÇOIS(1978)sontpour luifondamentalement organisésenune
"confrontationsurunthèmecommundesdiscourset desexpériences"(p. 84).
Cetteconfrontationengendre l'universdialogiqueet lacommunauté de réfé¬
rence nécessaireà lacommunication.Dans lesdeux cas examinésici,l'imitationde
G.parR.est l'une desstratégiesd'interactionrepérables.Lesmanipulationssontle lieudelaconfrontationavecl'autre;confrontationqueG. résoutentransportantla
stratégiedialogiquesurleterrainde l'adulte.R.reste alors maître duchamp,cequ'il montredanslacourte micro-séquencede13secondesoùilcontinueàdessiner alors queG.estdéjàparti, instaurantuneposturedélibéréeetclaire denon-inclusion.
Ces remarques portent sur les stratégies formelles de communication interpersonnelle. Mais danscet exemple, le lieu dialogique signale la stratégie.
non-verbale
10
et
1 1 Séquencen' S »J
Contenu
(kinésique)
p » .u productiongraphiquea) D :manip. videdemat. graphique
b) :
T
+Y/"
r\ : ue avec
c;
M
+Y>
Dd) 1
->R
2 D :manip. demat. graphiqueavec projet
3 R > feuille
e)
l
D
>R
B
> feuilleR2 Rpeint
9
1 D<
Rmanip. demat. gr. avecprojet2
d
>observateurSEMIOGRAPHE
nM
Structure dela comm. Signal (canal)*
g
S1
g*|
|I
9f
ë
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1 ** > O M g.*
Lieudialogique comm.Meta
a c £
"
'3 g. «^
1
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sélue&Mnon-verbale
10
et
1 1 Séquencen' S »J
Contenu
(kinésique)
p » .u productiongraphiquea) D :manip. videdemat. graphique
b) :
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Dd) 1
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2 D :manip. demat. graphiqueavec projet
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Lieudialogique comm.Meta
a c £
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'3 g. «^
1
<3 O aâ
sélue&MComme danstoutactesémique,lecontenuinduitla relation, lesmarqueursbalisent
lecomportement ordonné.
Lacomparaison entrelagrilledesynthèse etladescription delaséquence de communication non-verbale montrequel'universdialogiquequ'instaurentG.etR.a
pour centrelematérielgraphiqueetsonutilisation.Dèsque le lieu del'échangese
déplaceversl'adulte,lacommunicationestrompue.Unautrecoupledepartenaires
seforme:adulte/enfant(G.puis R.),donc unautreréseau.
Il appertque ;
Ledialogue entreD.et R. est ponctuéparles mouvementsdes mainsetdes yeux versl'autre (que laverbalisationrendraitparleTU).
Le lieudialogiques'élargit:duquestionnementsurl'utilisationdu matériel,D.
adopteleprojetdeR.etvajusqu'àpeindresur sa feuille.
Cemomentauneimportanceremarquable:D.indiqueainsià R. lapertinence desa réponsegraphique("tuasraisondemesuggérerdepeindreenrouge"). Dans cette perspective, l'imitation est une réponse comportementale etgraphique qui "parle sur"larelation instaurée entreD.etR.Danscette séquence,lepassageàla
communication surunénoncéantérieurmarqueaussil'aboutissement del'échange et sa rupture : on risquera, pour désigner cette stratégie, le terme de
"métacommunication".
Sil'échangeestponctuépardesmarqueurs detypevisuel et posturalessen¬
tiellement, ilest instaurépardes manipulations "vides"quiconstituent des signaux acoustiques (bruitsdu matériel manipulé).
Comme danstoutactesémique,lecontenuinduitla relation, lesmarqueursbalisent
lecomportement ordonné.
Lacomparaison entrelagrilledesynthèse etladescription delaséquence de communication non-verbale montrequel'universdialogiquequ'instaurentG.etR.a
pour centrelematérielgraphiqueetsonutilisation.Dèsque le lieu del'échangese
déplaceversl'adulte,lacommunicationestrompue.Unautrecoupledepartenaires
seforme:adulte/enfant(G.puis R.),donc unautreréseau.
Il appertque ;
Ledialogue entreD.et R. est ponctuéparles mouvementsdes mainsetdes yeux versl'autre (que laverbalisationrendraitparleTU).
Le lieudialogiques'élargit:duquestionnementsurl'utilisationdu matériel,D.
adopteleprojetdeR.etvajusqu'àpeindresur sa feuille.
Cemomentauneimportanceremarquable:D.indiqueainsià R. lapertinence desa réponsegraphique("tuasraisondemesuggérerdepeindreenrouge"). Dans cette perspective, l'imitation est une réponse comportementale etgraphique qui "parle sur"larelation instaurée entreD.etR.Danscette séquence,lepassageàla
communication surunénoncéantérieurmarqueaussil'aboutissement del'échange et sa rupture : on risquera, pour désigner cette stratégie, le terme de
"métacommunication".
Sil'échangeestponctuépardesmarqueurs detypevisuel et posturalessen¬
tiellement, ilest instaurépardes manipulations "vides"quiconstituent des signaux acoustiques (bruitsdu matériel manipulé).
non-verbale
13et
14 Séquence n" oy _§ Contenu(kinésique) 2 ** « production graphiquea) G:manipulation
0
dumat.graph.b) :T+Y
->
Gc) Y >crayons +manipavecprojet d) manip.avecprojetY > crayon
e) manip. avecproduction
f) manip.avecproduction > observateuretparle 1 :T+Y -> G 2 :T+Y >feuille 3 .prod, graphique
SEMIOGRAPHE
n#2
Structure dela comm. Signal (canal) Lieudialogique comm.Meta
s
oI
§1
f I
8*
i
EI
*
g
« fi > ervateur+T+Y T:Tête;Y:Yeux.non-verbale
13et
14 Séquence n" oy _§ Contenu(kinésique) 2 ** « production graphiquea) G:manipulation
0
dumat.graph.b) :T+Y
->
Gc) Y >crayons +manipavecprojet d) manip.avecprojetY > crayon
e) manip. avecproduction
f) manip.avecproduction > observateuretparle 1 :T+Y -> G 2 :T+Y >feuille 3 .prod, graphique
SEMIOGRAPHE
n#2
Structure dela comm. Signal (canal) Lieudialogique comm.Meta
s
oI
§1
f I
8*
i
EI
*
g
« fi > ervateur+T+Y T:Tête;Y:Yeux.3.2.
Semiographe de la séquence
2Lors de ladescriptiondecetteséquenceétait apparueunescissionàpartirde lamicro-séquenceg,amorced'unéchangeverbaliséenfant/ adulte. L'échange non-verbalentre G.et R. seterminelà (G. part)etlesmicro-séquenceshetilaissenten
présence R. et l'observateur que G. a inclus en même temps qu'il rompait la
communication avec R.; déroulement comparable à celui de la séquence I, où
l'intégration de l'observateur coïncide avec la fin de l'échange. Mais de plus, la
présencedel'adulteet soninsertiondansleréseau estmarquéeparunchangement codique: lesverbalisations apparaissent quand l'enfants'adresseàl'adulte, et le
codekinésiquen'est plusalorslecodedelacommunication;ilfonctionneen para-verbal, selon un statut secondaire, en fonction déictique. Le semiographe sera constitué surlesseulséchangesentre enfants.
- Commedanslesemiographe précédent,
lamanipulationdu matériel > adaptateur
entendue parl'autrepartenaire > réceptiond'unsignalacoustique déclencheunemodification > posturaleet visuelle
quipermetlecontactetl'ouverture de lacommunication.
- Demême, laclôturedelacommunicationest précédéed'une modification
posturale,gestuelleetvisuelleadressée àl'observateur.
- Le lieudialogique,inhérentà lasituationd'observationvadu matériel,àson
utilisationsurlesupport graphique, instaurantainsi unerelationmétacodique rarementsignaléeparlesobservationspsychologiques.
Sanspouvoir prétendreàlaconstitutiond'un modèle,ilestcependantévident quelescaractéristiquescommunesauxdeuxsémiographespermettentaumoinsde
formulerdeshypothèsesde modèles.
- Dans lesdeuxcas, lepartenaireA.quiaprovoquélacommunicationnel'a
pasouverte,maisprendl'initiative de laclôturedeséquence.
- Laprédominancede signaux visuels,gestuelsposturaux etproxémiques
semblesocialementstructuréedefaçon comparableauxmodèlesadultes.
Lefaible rendementducanaltactile,constatédans lesrelations adultes hors
des rituels de rencontre, est encontradiction aveccertaines affirmations
éthologiques(CORRAZE,1980,p.160),selonlesquellesl'enfantestfortement
impliquédansunerelationdecommunicationtactile danssonjeune âge.
Cetteoppositionsejustifie pleinement:
- En premierlieu,l'observationnefaitpas ladifférence entrel'émissionetla réception du signal. Les situations sont celles de relations enfant/adulte
fortement marquées affectivement dans lesquelles
l'enfant
est majoritairementrécepteur(TREVARTHEN,HUBLEYetSHEERAN,1979,p.48).
3.2.
Semiographe de la séquence
2Lors de ladescriptiondecetteséquenceétait apparueunescissionàpartirde lamicro-séquenceg,amorced'unéchangeverbaliséenfant/ adulte. L'échange non-verbalentre G.et R. seterminelà (G. part)etlesmicro-séquenceshetilaissenten
présence R. et l'observateur que G. a inclus en même temps qu'il rompait la
communication avec R.; déroulement comparable à celui de la séquence I, où
l'intégration de l'observateur coïncide avec la fin de l'échange. Mais de plus, la
présencedel'adulteet soninsertiondansleréseau estmarquéeparunchangement codique: lesverbalisations apparaissent quand l'enfants'adresseàl'adulte, et le
codekinésiquen'est plusalorslecodedelacommunication;ilfonctionneen para-verbal, selon un statut secondaire, en fonction déictique. Le semiographe sera constitué surlesseulséchangesentre enfants.
- Commedanslesemiographe précédent,
lamanipulationdu matériel > adaptateur
entendue parl'autrepartenaire > réceptiond'unsignalacoustique déclencheunemodification > posturaleet visuelle
quipermetlecontactetl'ouverture de lacommunication.
- Demême, laclôturedelacommunicationest précédéed'une modification
posturale,gestuelleetvisuelleadressée àl'observateur.
- Le lieudialogique,inhérentà lasituationd'observationvadu matériel,àson
utilisationsurlesupport graphique, instaurantainsi unerelationmétacodique rarementsignaléeparlesobservationspsychologiques.
Sanspouvoir prétendreàlaconstitutiond'un modèle,ilestcependantévident quelescaractéristiquescommunesauxdeuxsémiographespermettentaumoinsde
formulerdeshypothèsesde modèles.
- Dans lesdeuxcas, lepartenaireA.quiaprovoquélacommunicationnel'a
pasouverte,maisprendl'initiative de laclôturedeséquence.
- Laprédominancede signaux visuels,gestuelsposturaux etproxémiques
semblesocialementstructuréedefaçon comparableauxmodèlesadultes.
Lefaible rendementducanaltactile,constatédans lesrelations adultes hors
des rituels de rencontre, est encontradiction aveccertaines affirmations
éthologiques(CORRAZE,1980,p.160),selonlesquellesl'enfantestfortement
impliquédansunerelationdecommunicationtactile danssonjeune âge.
Cetteoppositionsejustifie pleinement:
- En premierlieu,l'observationnefaitpas ladifférence entrel'émissionetla réception du signal. Les situations sont celles de relations enfant/adulte
fortement marquées affectivement dans lesquelles
l'enfant
est majoritairementrécepteur(TREVARTHEN,HUBLEYetSHEERAN,1979,- Ensuite,lasituationdécriteiciestcelle d'une"communication entre pairs"
(MASSELOT-GIRARD, 1977,p.135),dutypelemoinsfréquentensituation
scolairemaisleplus répandu dans laviequotidienne(etdoncàpromouvoir dans lecadred'une pédagogiede lacommunication).
Lessémiographes rendentcompte dufonctionnement delacommunicationdu
double point devueémission/réception.
4 -DESSÉMIOGRAPHES
AUX
HYPOTHÈSES DE MODÈLESLa régularitédes successions comportementales dans lesdeux séquences étudiéespermetdemodaliser deux hypothèses.
4.1.
L'ouverture
de
l'échange
non-verbal
A B Adaptateur ouverture de lacommunication 7]signal acoustique ^ modification comportementale M/ signalvisuel oupostural
L'adaptateur est comparable auxcomportements gestuels culturellement et
socialement ritualisés qui ouvrent les dialogues, tels que les saluts (gestuels et
verbaux), l'interpellation {acoustique, tactile, proxémique, gestuelle, posturale). C'estainsiqu'ilest reçuparB.,puisqu'ilentraîneunemodificationcomportementale
de sa part. Cependant, s'il constitueun marqueur d'appel (au même titre quele
regard,par exempledans lescommunicationsverbales adultes),ilneconstituepas lemarqueur d'ouverture. Denombreuxexemplesdans nosobservationsmontrent quel'adaptateurémisparA. doitêtrereçupar B.comme marqueur d'appel.B. le
montreenrépondantparunmarqueurd'ouverturequi est leplussouventleregard.
Certaines manipulations"Vides"deA.nesontjamais érigéesenadaptateursdèslors queB.nelesinterprètepas.Doncsi l'onpeutavancer que l'ouvertured'undialogue non-verbalest dans cecorpusliée à laprésenced'unadaptateur,laréciproqueest
fausse.
- Ensuite,lasituationdécriteiciestcelle d'une"communication entre pairs"
(MASSELOT-GIRARD, 1977,p.135),dutypelemoinsfréquentensituation
scolairemaisleplus répandu dans laviequotidienne(etdoncàpromouvoir dans lecadred'une pédagogiede lacommunication).
Lessémiographes rendentcompte dufonctionnement delacommunicationdu
double point devueémission/réception.
4 -DESSÉMIOGRAPHES
AUX
HYPOTHÈSES DE MODÈLESLa régularitédes successions comportementales dans lesdeux séquences étudiéespermetdemodaliser deux hypothèses.
4.1.
L'ouverture
de
l'échange
non-verbal
A B Adaptateur ouverture de lacommunication 7]signal acoustique ^ modification comportementale M/ signalvisuel oupostural
L'adaptateur est comparable auxcomportements gestuels culturellement et
socialement ritualisés qui ouvrent les dialogues, tels que les saluts (gestuels et
verbaux), l'interpellation {acoustique, tactile, proxémique, gestuelle, posturale). C'estainsiqu'ilest reçuparB.,puisqu'ilentraîneunemodificationcomportementale
de sa part. Cependant, s'il constitueun marqueur d'appel (au même titre quele
regard,par exempledans lescommunicationsverbales adultes),ilneconstituepas lemarqueur d'ouverture. Denombreuxexemplesdans nosobservationsmontrent quel'adaptateurémisparA. doitêtrereçupar B.comme marqueur d'appel.B. le
montreenrépondantparunmarqueurd'ouverturequi est leplussouventleregard.
Certaines manipulations"Vides"deA.nesontjamais érigéesenadaptateursdèslors queB.nelesinterprètepas.Doncsi l'onpeutavancer que l'ouvertured'undialogue non-verbalest dans cecorpusliée à laprésenced'unadaptateur,laréciproqueest
4.2.
Déroulement
etclôture
del'échange
non-verbal
Laclôture de séquence est, dans les deux cas, lefait du partenaire A. Elle
intervientimmédiatementaprès le passage à unerelationmétacodique,vérifiant par
làlapertinencedes hypothèses surlelieudialogique: inscritedansunesituationde
maniementcodique, laséquencedialogiqueapourthème laproblématiquecom¬
mune: forme etsubstance codique (cequi se retrouvedans les échanges avec l'adulte).Dèsqu'une réponseluiest apportée (enl'occurrenceparlemaniementdu
code),ledialogue estrompu. Cequiconduit auschémasuivant:
OUVERTURE (adaptateur siqnal) COMMUNICATION META¬ COMMUNICATION CLOTURE
Danscette hypothèse,lecomportementde R.danslaséquence2s'explique:
samanipulationgraphiquedurepluslongtempset lepassageàlamétacommunication est effectué plus tard,quand ledialogueverbalG./adultetient lieu d'adaptateur2,
d'oùunlégerdéphasageentre G. etR.que R.sehâtedegommer par l'imitationde G. (don dudessin). G+R: adaptateur ouverture communication meta communication-5 CLOTURE communication _1L£_ meta communication ^CLOTURE
Ceschéma illustreledéroulement chronologique.Dupoint de vue structurel,on
peut supposer que l'actedeclôturedeG.jouepourR.lerôled'un marqueur interne, quil'engagedansunmonologuesignalépar lapause trèscourteenh;leschéma généralintégreraitalors unestructureseconde.
ADAPTATEUR OUVERTURE COMMUNICATION META COMMUNICATION 5CLOTURE MARQUEUR 1 META COnriyi<V rO CLOTURE
4.2.
Déroulement
etclôture
del'échange
non-verbal
Laclôture de séquence est, dans les deux cas, lefait du partenaire A. Elle
intervientimmédiatementaprès le passage à unerelationmétacodique,vérifiant par
làlapertinencedes hypothèses surlelieudialogique: inscritedansunesituationde
maniementcodique, laséquencedialogiqueapourthème laproblématiquecom¬
mune: forme etsubstance codique (cequi se retrouvedans les échanges avec l'adulte).Dèsqu'une réponseluiest apportée (enl'occurrenceparlemaniementdu
code),ledialogue estrompu. Cequiconduit auschémasuivant:
OUVERTURE (adaptateur siqnal) COMMUNICATION META¬ COMMUNICATION CLOTURE
Danscette hypothèse,lecomportementde R.danslaséquence2s'explique:
samanipulationgraphiquedurepluslongtempset lepassageàlamétacommunication est effectué plus tard,quand ledialogueverbalG./adultetient lieu d'adaptateur2,
d'oùunlégerdéphasageentre G. etR.que R.sehâtedegommer par l'imitationde G. (don dudessin). G+R: adaptateur ouverture communication meta communication-5 CLOTURE communication _1L£_ meta communication ^CLOTURE
Ceschéma illustreledéroulement chronologique.Dupoint de vue structurel,on
peut supposer que l'actedeclôturedeG.jouepourR.lerôled'un marqueur interne, quil'engagedansunmonologuesignalépar lapause trèscourteenh;leschéma généralintégreraitalors unestructureseconde.
ADAPTATEUR OUVERTURE COMMUNICATION META COMMUNICATION 5CLOTURE MARQUEUR 1 META COnriyi<V rO CLOTURE