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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Une expérience à suivre

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UNE EXPERIENCE A SUIVHE

Nos de la section rigionale de Grenoble nons communiquent le rapport ci-après sur une expcrl.!nce en cours dans leur acadimie qui intiresseratous nos collàgues.

EXPERIENCE PEDAGOGIQUE D'ENSEIGNEMENT SCIENTIFIQUE

EN CYCLE D'OBSERVATION

Acadimie d c Grenoble. Janvier 1973.

L'enseignement scientifique expérimental CE.S.A.) fonc-tion:le depuis Septen:bre :972 dans

4

classes de 6ème appartenant i

4

établisseEents différents de l'Académie de Grenoble.

Ce présentation a objet de décrire l'ex-per1ence en mettant particulièrement l'accent sur son orientation générale.

l II III IV V -Objectifs Dispositions pratiques

Bilan partiel (Septembre-Décembre Prccédure d'évaluation

Projets

1972)

Pour tout complément d'information, a'adresser i : - P. ToR.E.M., BoP. 41 - 38401 - St Martin d'Hères. - Ao KAHANE, Education permanente, B.P. 53 -

38041 -

Grenoble-Cedex. Tél. ': ('16)

87-85-7 '1

poste

218.

l - OBJECTIFS GENERAUX.

La réalisation du projet d'E.S.E. en cycle d'observa-tion a été préparée différentes !xpériences préalables € t par un travail collectif effectué entre Décembre 1971 et Juin

1972

(annexe 1). '

Les objectifs généraux du projet sont ici définis par référence au rapport initial du 1er 1972.

1) Pour répondre plus complètement i l'expérience et i la curiosité des enfants, l'enseignement scientifique du cycle d'observation (mathématique et biologie) est étendu aux sciences

physiques. .

Si l'on rifère aux instruc t5 ona officielle$ sur l' en-de la biologie, "éveiller l'intérêt d0s élèves en l'enseignement sur conde ••• ", "créer chez l'enfant atti tuda scientifique ••• ", "poser les problèmes

(2)

20

-et qui int&ressent le plus les jeune s ••• ", il app3.rai t que l' des sciences phys :i.qnesl·répond également aux objectifs d.tés. Cet bcaucù\.:p trop tardif e st Ir:Jnifest ement. en retard sur l ' expérienc ê è.irecte très r iche de l'enfant de 10 anso'en outre, l'ignorance de vant le monde physique conduit l'enfant à ne voir dans les objets complexes qu'il manipule qUç des produits de consommation sans avoir conscience de leur richesse en invention humaine.

2) Le !louvel enseignement scientifique expérimental doit faire apparaître le globalité et la continuité de la connaissance scientifique ainsi q\.:e l'interdépendance des ma-thématiques et des expérimentales. Dans cet esprit, un e nse i gnem ent par cycle associe biologie, sciences physiques et mathématiques daüs des thêmes communs auxque l s sont égale-ment associés les travaux manuels éducati!so

Cependant la spécialité des disciplines, dans cer-tains de leurs aspects, n l est pas oubliée: en particulier, le projet proposé ne saurait conduire ni pendant l'expérience, ni au cours de son extension éventuelle à une dilution ou à une restriction de l'enseignement de biologie : au contraire, cet disposant en moyenne de l'horai re actuel, s 9 enrichi t de ]. , apport de la de la chimie et des

0

Dans le 8s prit, un enseignement propre des

mathématiques est intégralement ma:i. ntenu mais les mathéreatiques apparaissent dans les thêmes de l ' enseignement scientifique expérimental sous le double aspect de la naissance du formalis-me mathématique à partir de l'exp&rience et de l'exploitation de l'outil mathé1i1e.tique au bén&fice de l'obser .... ation expér:i.m0n-tale.

3)

A partir de cette conception de l'enseignement scientifique expérimental, un travail d'équipe se d&ve1oppe entre enseignants des diverses disciplines autour de thèmes élaborés en commun. Ce . b:avail d'équipe indispensable entre biologistes, mathématiciens, professeurs de travaux manuels éducatifs et physiciens peut s'élargir à l'ensemble des

;v.!:e"

da la cda,aee. L'apprentissage du langage scientifique ne pouvant pas être isolé, par exemple, de la maîtrise de l'expression orale et écrite.

Entre les équipes des établissements associés à l'ex-périence s'établit une collaboration étroite : un groupe de travail cré& sur le plan départemental, coordonne le travail des équipes en liaison avec les intituts concernés de l'ensei-gnement sup&rieur : Institut de Recherche sur l'Enseil'ensei-gnement des Mathématiques (IoR.E.M.), Institut de Recherche sur l'En-seignement des Sciences Physiques (I.R.E.S.Po), de for-mation des maîtres (I.FoE.R.Po), U.E.R. des scienc es de l'édu-cation, centre de formation des P.E.G.C.

4)

L'introduction de l'enseignement expérimental des sciences physiques peut permettre de d&tecter avec plus de

diversité, pendant le cycl v d ' obs.:rvation, les aptitudes et les difficultés des enfants.

(3)

A cet égard, progra!!UDe de recherche péd.agogique associé au projet se prop03e à la fois d'analyser le déroule .. ment do::: et ses conséquences, et de compléter le dossier sco:aire des enfants pendant la durée d'l cyclo d' ob-servation.

5)

Le s'inscrit dans la perspective

suivante : un er:seignement des sciences expérimentales n'excluant aucune disc'ipline tout au long des secondaires, des i:lodalités pratiques adaptées aux divers et orien-tations tenant compte de l'interdépendance des sciences comme de leur ; en rarticulier, pendant la de la scolar5.té obligatoire (premier cycle) une formation sientifique de cohérente et diverse.

II - DISF'OSITIC'NS PRATIQUES.

1) d' accueill.-groupo de trnvail. Quatre établissemènte à l!expérience

- Mounier de Grenohle - C.E.S. Olympique de Grenoble - C.EoS. de Saint-Egrève

- Lyc&e de Saint Romain Gal du district de Vienne. Un groupe de travail er-t chargé de définir le cadre général dans lequel s'i!1scri'Tf'nt les thèmes élaborés par les équipes :i' enseignants des 4 ét<.\bljWE'0:!ents t de coorèoLner le

travail des 4 et de leur apporter si besoin est, una aide directe pendant le déroulement de l!expérience.

Il se préoccupe également de l'évaluation des résul-tats de l'expérience.

Ce groupe de ' travail comprend des professeurs de l'enseignement secondaire et de supérieur ap-partenant aux 3 disciplines scienU.fiques aj.nsi que re-présentants

cie

l'Ecole Norma.le et de l'U.E.R. de

(annexe 2).

Actuel.lement, .. (en cours ou en projèt d'ex-ten.1ion) est limité aux deux années du cycle d'observation (6,eme et 5ème) D A. l' hora:.re hebdomadaire des en fan ts sont

(4)

22

-ENEEIGNEHENTS EN CYCI,E D' O!3SERVATION 0

_ _ - _ _ .. _ _ _ .. _ , _ ._ .. ___ 00

1 Par

section Par "demi-section

j -,

".-1

Jituat:l.on

act11elle Math 3 h

classes 1 Math 3h 1 1 . 1 Math J 1h Biologie 2h ;'Math 1h Biologie E.SoE 6h ,: i \TME. \

-

1h

,

Sc.Phys.

La mise en place de l'ELSLEL a été préparée par di-verses expériences antérieures (annexe 3).

2h 2h

Une étude préalable, associant le groupe de travail et les équipes a défini, en s'inspirant de l'expérience acquise en mathématiques et biologie, un programme d'ensemble d'enseignement des sciences 8xpérimentales en 6ème et 5ème. Ce programme qui intègre les programmes officiels de biologie et de mathématique "expérimentale" est très souvent "ouvert" dans le domaine de la physique et de la chimie.

Les équipes des 4 établissements, auto-nomes, définissent les thèmes destinés à illustrer ce programme ainsi que le mode de travail qu'elles souhaitent adopter. Une confrontation mensuelle entre les équipes et le groupe de travail est organisée depuis février 1972 pour échanger les informatioœ et résoudre en commun les difficultés.

Pour l'année scolaire 1972-1973, les équipes se sont astreintes à une coordination pédagogique hebdomadaire : le

groupe de travail est à leur disposition et impulse les recherches en vue d'apprécier la portée de l'expérience.

Enfin, le groupe de travail est en contact avec les responsables académiques et nationaux intéressés.

4)

Moyens accordés.

a) au titre des recherches pédagogiques académiques décharges de service des professeurs de biologie

(2 h), physique (2 h), travaux manuels éducatifs (1 h). b) au titre de l'I.R.E.M.

(5)

1

t

- support administratif, et diffusion des documents.

- Aide de 2 collaborateurs de l'I.R.E.M. en matière de pédagogique.

c) au titre de l'Université Scientifique et Médioale - affectation d'un poste de moniteur en physique - matériel spécialisé et produits divers.

Notons que le groupe de travail et les équipes ont trouvé auprès de M. le Recteur et de l'administration académique, auprès des chefs d'établissements et des collègues, une parfaite compréhension et une aide précieuse.

Cependant, dans la perspective d'une extenaion,

moyens financiers et techniques seront nécessaires, en particulier pour les éta.blissements insuffisa.mment équipés.

III - BILAN PARTIEL

Après quatre mois d'expérience aucune ma-jeure apparue, élèves, parents, professeurs. chefs d'éta-blissements sont intéressés et satisfaits. L'E.S.E. semble ré-pondre â une curiosité réelle chez les enfants et contribuer â

leur faire comprendre le monde dans lequel ils vivent.

Le travail des enfants n'est pas alourdi car l'E.S.E. ne donne pas matière â devoirs ou leçons supplémentaires et le faible allongement de l'horaire hebdomadaire correspond à une activité pratique.

Les horaires parmettent aux professeurs de travailler en équipe avec les élèves en groupant deux demi-sections ; une "heure est disponible, donnant la possibilité aux 4 professeurs de se réunir éventuellement avec les enfants. L'inté-rêt des autres enseignants de la classe peut aboutir (Lycée

Mounier) à l'extension du travail d'équipe aux professeurs de français et de géographie. Les enfants sont sensibles au

décloi-des disciplines comme à l'esprit d'équipe des ensei-gnants.

De nombreux thèmes associant plusieurs disciplines sont développés avec succés sans fairi de la une règle rigi1e et une fin. Pour répondre à la curiosité des enfants une grande liberté pédagogique es', nécessaire.

La réunion mensuelle entre le groupe de travail et les quatre équipes permet de fructueux écnanges ; de nombreux invités (inspecteurs pédagogiques régionaux, professeurs d'Ecole Normale, spécialistes des sciences de l'éducation •••• etc,) enrichissent ces de leurs critiques constructives et de leur expé-rience.

Des indications plus détaillées sont fournies (annexe 4)

sur les aspects pratiques de soit du point de vue de l' d'une classe, soit du point de vue des spécialistes d' u::e

(6)

24

-IV - PROCEDURE D' 0

Une seule équipe (Lyéée de Saint Remain en Gal) a coœmencé en 1972, avec l'aide d'un psychologue scolaire, une re-cherche d'évaluation (annexe

5) ;

au cours d'une réunion générale de décembr e , ce problème a été étudié et une commisnion s'est réunie en Janvier au Lycée de Saint Romain en Gal définir un programme de travail dans ce domaine (annexe 5)0

Trois orientations se dégagent :

1°) - Comparer les

4

classes expérimentales et les

4

classes témo i n à l'aide de teS$ classiques (tests à0 Q.I. et t8sts spécialisés dans le domaine technique et scientifique). Ce travail sera réalisé par les psychologues scolaires con-cernés.

2°) - Analyser le général des enfants : relations avec éducative, lien entre l'Ecole et le milieu extérieur, répercussion de l'E.S.E. sur les matières

méthodes d'analyses seront recherchées avec l'aide de l'U.EoR. des sciences de

3°) - Mettre au point une technique d'avaluation spécifique à

l'E.S.E. pour apprécier:

- L'aptitude des enfants à passer du concret au et inversement du schéma abstrait à la réalisation pratique soui':l-jacente.

- Le développement de l'habileté manuelle et la maîtrise des objets techniques familiers.

(Une équipe est constituée pour entreprendre cette recherche associant psychologue, physicien et mathématicien).

v -

PROJETS D'EXTENSION.

L'enseignement français est en mutation. La formation scientifique en particulier doit s'adapter aux besoins d'une société où la science et le technique un rôle important et s'incorporer à la culture générale de l'hônnête homme.

De Ce point de vue l'E.S.Eo fournit une source d'in-formation précieuse et préfigure, peut-être, une évolution à

court terme. C'est pourquoi les initiateurs souhaitent l'extension de l'E.S.E. dès septembre 1973 en vue d'une expérimentation plus ample, vraiment significative, intégrée dans le natio-nal de l'I.N.R.D.P.

Cette demande est soumise aux instances nationales compétenteso Au cas où la mission serait confiée à l'Académ i e de un plan d'expérimentation pour cette Académie est prévuo

(7)

VI - COMPOSITION DU GIDUPE DE TRAVAIL Melle D'ALBERTO Mo LE COZ M. ODOUX M. GRIOTIER Mo JULIEN M. CLAUSTFE M. BUISSON M. BIi.JON Mo BULL!ERE M. KAHANE de la Régionale de l'AoP.B.G. (Lycée Stendhal).

Président académique de l'Union des physiciens (Lycée Champollion).

Secrétaire de la Régionale de l'A.P.M.E.P. de la Régionale de

(Ecole NOl'male).

Directeur de l'IoR.E.M. (Université I). Directeur de l'E oU.R., Sciences de l'Educa-tion (Université :I).

Membre de la Corrmission Lagarrigue (Uni-versité I)

Membre du de l'I.F.E.R.P.(Université I). Biologie (Université I)

Références

Documents relatifs