CONSOMMATION D'OXYGÈNE ASSOCIÉE AUX
CHANGEMENTS DE DIRECTION CHEZ LES
JOUEURS DE SOCCER
MÉMOIRE
PRÉSENTÉ
COMME EXIGENCE PARTIELLE
DE LA MAITRISE EN KINANTHROPOLOGIE
PAR
NESRINE DAHMANE
Avertissement
La diffusion de ce mémoire se fait dans le respect des droits de son auteur, qui a signé le formulaire Autorisation de reproduire et de diffuser un travail de recherche de cycles supérieurs (SDU-522 - Rév.0?-2011 ). Cette autorisation stipule que «conformément
à
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l'Université du Québecà
Montréal une licence non exclusive d'utilisation et de publication de la totalité ou d'une partie importante de [son] travail de recherche pour des fins pédagogiques et non commerciales. Plus précisément, [l'auteur] autorise l'Université du Québecà
Montréalà
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[ses] droits moraux nià
[ses] droits de propriété intellectuelle. Sauf entente contraire, [l'auteur] conserve la liberté de diffuser et de commercialiser ou non ce travail dont [il] possède un exemplaire.»REMERCIEMENTS
Au terme de ce travail, je tiens à exprimer ma profonde gratitude et mes sincères
remerciements à mon directeur de mémoire :
Mr. Alain Steve Comtois
Pour le temps qu'il m'a consacré, sa patience, et ses précieuses directives.
Je tiens aussi à remercier vivement les membres du jury, qui me font un grand
honneur en acceptant de juger ce travail.
Je remercie les participants qui ont bien voulu participer à l'expérience. Sans eux,
l'étude n'aurait pu être réalisée.
Je remercie toute personne qui a contribué de près ou de loin à l'élaboration de ce
travail.
Et finalement, je remercie mes parents et toute ma famille pour avoir été toujours là dans les moments les plus difficiles.
INTRODUCTION ......... ! CHAPITRE I ...... 2 PROBLÉMATIQUE ............................................................................. 2 1. Question de recherche : ... 4 2. Hypothèses : ... 4 3. Objectif: ... 4 CHAPITRE II ...... 6 CADRE THEORIQUE ............................................................................................ 6
1. La capacité a répéter des sprints-et évaluations: ... 6
2. la capacité a répéter des changements de direction (Repeated Change of Direction Ability : CODA)et évaluation ... 13
2.1. Test en forme de T (Pauole et coll., 2000) : ... 15
2.2. Test de 20 rn zigzag (Thomas, 2005): ... 16
2.3. Test de Bangsbo avec changement de direction : ... 17 2.4. Test de sprint navette (Rampinini et coll., 2007): ... 18 2.5. Yo-Yo Intermittent Recovery Test (Bangsbo, 1994): ... 19
2.6. Test Illinois (Getchell, 1979): ... 20 3. Relation entre sprint répété et sprints répétés avec changement de direction ... 21 4. Sprints répétés avec changement de direction et soccer : ... 22
5. Soccer et V02 max: ... 26
CHAPITRE III: ............ 32
MÉTHODOLOGIE .................................................................... 32
1. Les participants : ... 32
2. Critères d'inclusion : ... 33
3. Critères d'exclusion : ... 33
4. Conditions (variables indépendantes) : ... 33
5. Procédure : ... 34
5.1 Déroulement expérimental : ... 34 5.2 Matériel et mise en place : ... 35
6. Le schéma expérimental : ... 35
6.1 Situation nl : Sprint linéaire ... 36
6.2 Situation n2 : Sprint Quadrangulaire ... 37
6.3 Situation n3 : Sprint en M ... 38
7. Mesures (variables dépendantes) : ... 39
7.1 Perception de l'effort ... 39
7.2 Consommation d'oxygène mesurée avec un analyseur métabolique portable (K4B2 .... 40
8. Quantification et analyse : ... 43
CHAPITRE IV: ....................................... 44
RÉSULTATS ....... 44
CHAPITRE V .......... 51
DISCUSSION .................. 52
1. Vitesse de course et changement de direction ... 52
2. Consommation d'oxygène et changement de direction : ... 55
3. Nombre de sprints et consommation d'oxygène ... 56
4. Perception de l'effort: ... 57
5. Limites ... 57
CONCLUSION ................ 59
APPENDICE ............ 60
2.1 T-TEST ( PAUOLE ET COL.,2000) ... 15
2.2 TEST DE 20 M ZIGZAG (THOMAS,2005) ... 16
2.3 BANGSBO SPRINT TEST (BANGSBO, 1994) ... 17
2.4 TEST DE SPRINT NAVETTE (RAMPIN!Nl ET COLL.,2007) ... 18
2.5 YO-YO INTERMITTENT RECOVERY TEST (BANGSB0,1994) ... 19
2.6 TEST ILLINOIS (GETCHELL, 1979) ... 20
3.1 SPRINT LINÉAIRE DE 40M ... 36
3.2 SPRINT 40M EN FORME DE CARRÉ ... 37
3.3 SPRINT 40M EN FORME DE M ... 38
3.4 ÉCHELLE MODIFIÉE DE BORG (POSTER ET COLL., 2001) : ... 40
3.5 TRACÉ TYPE DE LA CONSOMMATION D'OXYGÈNE (V02) ENREGISTRÉ DURANT DES SPRINTS RÉPÉTÉS ... 43
4.1 LA VITESSE ET LE CHANGEMENT DE VITESSE EN FONCTION DES SPRINTS RÉPÉTÉS POUR CHAQUE SCHÉMA DE COURSE ... 48
4.2 RELATION ENTRE LA CONSOMMATION D'OXYGÈNE MESURÉE DURANT LES SPRINTS ET LA VITESSE MOYENNE ATTEINTE POUR CHAQUE SCHÉMA DE COURSE ... 49
4.3 RELATION ENTRE LA CONSOMMATION D'OXYGÈNE MESURÉE DURANT LES SPRINTS ET LE TEMPS CUMULATIF CALCULÉ POUR CHAQUE SCHÉMA DE COURSE ... 50
4.4 LA PERCEPTION DE L'EFFORT SUR L'ÉCHELLE DE BORG POUR CHAQUE SCHÉMA DE COURSE ET POUR CHAQUE SPRINT ... 51
TABLEAUX PAGE
2.1 FRÉQUENCE, DURÉE MOYENNE ET POURCENTAGE DU TEMPS PASSE AU COURS DES DIFFÉRENTS DÉPLACEMENTS PAR MATCH POUR LES JOUEURS
PROFESSIONNELS ET AMATEURS (MOHR ET COLL.,2003) ... 8
2.2 TABLEAU RÉCAPITULATIF DES TESTS QUI ÉVALUENT LARSA DE DIVERSES DISCIPLINES (SPENCER ET COLL.,2005) ... 10
2.3 PROTOCOLES DES TESTS DE SPRINT RÉPÉTÉS (RÉPÉTITIONS X DISTANCES) UTILISÉS SUR LES JOUEURS DE SOCCER ÉLITES OU PROFESSIONNELS> 16 ANS (THOMAS HAUGEN,2014 ).TSD : DISTANCE TOTALE DE SPRINT LA RÉCUPÉRATION (REC): LE TEMPS ENTRE CHAQUE SPRINT.. ... 12
2.4 CLASSIFICATION DES CHANGEMENTS DE DIRECTION (MODIFIÉ DE CHELLADURAI, 1976) ... 14
2.5 ANALYSES DU TEMPS DE MOUVEMENTS DU SPRINT EN SOCCER (SPENCER ET COLL., 2005) ... 25
2.6 PROFIL PHYSIOLOGIQUE DES JOUEURS DE SOCCER MASCULINS /PHYSIOLOGICAL PROFILE OF MALE SOCCER PLAYERS (±SD)(STOLEN ET COLL.,2005) ... 30
2.7 LE V02 MAX DES FOOTBALLEURS DE HAUT-NIVEAU ( DELLAL,2008) ... 31
4.1 CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DES PARTICIPANTS ... .44
4.2 VITESSE MOYENNE POUR CHAQUE SCHÉMA DE COURSE ... 45
4.3 LA CONSOMMATION D'OXYGÈNE (V02) ASSOCIÉ AU TEMPS D'EXÉCUTION DES SPRINTS POUR CHAQUE SCHÉMA DE COURSE ... 46
[La] RSA CODA Linéaire Qua dra M FC ANOVA RPE FIFA
Battement par minute
Un analyseur métabolique portable
Consommation d'oxygène
concentration sanguine (ou musculaire) de lactate Repeated Sprint Ability
Change of Direction Ability
Schéma linéaire
Schéma quadrangulaire
schéma en forme de M Fréquence cardiaque Analyse de Variance
Ratings ofPerceived Exertion (perception de l'effort) La Fédération lnternationale de Football Association
L'objectif de cette étude était d'évaluer la consommation d'oxygène(V02) suite à
trois types de changement de direction chez des joueurs de soccer. Dix (n=l 0) joueurs de soccer sénior (AAA) ont effectué trois schémas de sprints répétés sur une distance de 40 rn, soit linéaires, quadrangulaires (Quadra), et en forme de M (M).L'ordre de passage a été établi aléatoirement comme suit : 4 joueurs ont commencé avec le schéma linéaire, 3 autres ont commencé avec le schéma Quadra, et 3 autres ont commencés avec le schéma en forme de M. Chaque schéma de course a été exécuté de la manière suivante : sprint sur une distance de 40 rn répétés 4 fois toutes les 20 secondes ( 4 x 40-rn/20-secondes) où chaque schéma de course était séparé d'une période de repos/récupération delOmin. Chaque participant lors du passage des épreuves était équipé d'un analyseur métabolique portable (K4b2, Cosmed, lt) afin de mesurer la consommation d'oxygène (V02). Des mesures de la perception de l'effort à l'aide de l'échelle de Borg (RPE) étaient complétées après chaque répétition, après chaque type d'exercices et finalement à la fin des 3 types. Trois indices de performance ont été calculés : la vitesse moyenne pour chaque schéma de courses, le temps cumulatif pour chaque schéma de courses, et le rendement (calculé en utilisant le V02 et la vitesse de course). Les résultats indiquent que la vitesse moyenne et le temps cumulatif atteints étaient significativement différent (p<0.05) entre les schémas de course, toutefois, les résultats du V02 moyen atteint indiquent aucune différence significative (p>0.05). Lorsque le rendement (ml02/kg/m) est utilisé, on note une différence où le rendement du sprint linéaire > sprint Quadra> sprint M. L'analyse statistique (ANOVA mesures répétées) sur le rendement démontre que le schéma de sprint linéaire est significativement différent (p<0.05) du schéma Quadra ainsi que du schéma en M, cependant aucune différence significative (p>0.05) n'a été retrouvée entre les schémas Quadra et M. La perception de l'effort était similaire pour chacun des schémas de course, aucune différence significative a été révélé (p>0.05), sauf pour une augmentation significative du RPE après chaque sprint pour chaque schéma
de course, respectivement. En conclusion, les différences observées avec le
rendement pour chacun des schémas de course suggèrent que les changements de direction agissent sur l'importance de la filière énergétique aérobie (V02) lors de la réalisation de changements de direction de plus en plus complexe.
MOTS CLÉS : soccer, football, sprints répétés, sprints répétés avec changement de direction, dépenses énergétiques, analyseur métabolique portable.
Britanniques puis exporté depuis le début du 20e siècle où il commence à être pratiqué aux États-Unis et au Canada.
Le soccer ne nécessite pas beaucoup d'équipements ou d'infrastructures ce qui lui a permis de gagner en popularité, il s'est doté en 1904 d'une fédération internationale, la FIFA.
En 2006, il est pratiqué par environ 264 millions de joueurs à travers le monde, le soccer est le sport le plus pratiqué dans la majorité des pays.
Au Canada, malgré que le soccer ne soit pas un sport très médiatisé, il est le principal sport pratiqué avec le hockey sur glace et le Football canadien.
En 2010, au Québec, selon le site officiel de la Fédération de soccer: «on compte presque 200,000 joueurs/joueuses soit quatre fois plus qu'il y a 20 ans. Notons que quelque 39 % des membres sont des femmes. 25 000 entraîneurs, 7 000 arbitres, 50 000 bénévoles et 300 clubs
».
La popularité de ce sport a aussi touché les chercheurs, qui partout dans le monde, se penchent chaque jour à analyser, et à étudier les demandes techniques, tactiques, physiques, mais surtout physiologiques d'une telle activité.
Dans ce même contexte, notre étude va s'intéresser de plus près à la physiologie du soccer, et plus précisément, a une activité très spécifique au soccer qui est les changements de direction et aux dépenses énergétiques qui lui sont associées.
L _
PROBLÉMATIQUE
Le soccer comme nombreux sport, tel que le hand-ball, le basket-baU et le hockey
sont une succession de phases ou de cycle d'accélération et de décélération avec des
changements de direction dans tous les sens (à droite à gauche, en diagonale ... )
Il est constitué par des efforts intenses enchainés par intermittence et caractérisés par
des actions fréquentes de sauts, de sprints et de changement de direction alternés par
des activités de marche ou de course à faible intensité (Weston et coll.,2007; Catarina
et coll., 2004; Mohr et et coll., 2003; Bangsbo et coll., 1991)
En effet pour le soccer, les duels pour la récupération de la balle sont basés sur la
puissance et la rapidité des joueurs. Pour déséquilibrer un adversaire ou pour mieux se placer par rapport à ce dernier ou par rapport au ballon, il importe de sprinter, soit en ligne droite soit en changeant de direction (Cazorla et coll., 2008).
Certains chercheurs ont indiqué que la capacité de changer de direction tout en sprint
est un facteur déterminant de la performance sportive (Sheppard et Young., 2006)
D'autres chercheurs ont même qualifié cette capacité comme étant un critère
d'évaluation des joueurs de soccer (Brughelliet coll., 2008).En effet les actions
supplémentaires de décélération et de la ré-accélération, nécessitent sans doute un
plus grand effort musculaire et par conséquent des coûts d'énergies croissantes (une plus grande contribution glycolytique, plus de [La) ... )
Beaucoup d'entraineurs essayent de travailler des exercices à caractère intermittent lors des entraînements afin d'optimiser la consommation maximale d'oxygène (V02
max) des joueurs, autrement dit pour permettre aux joueurs de travailler pour des durées plus longues, l'exercice continu, à la même intensité avec une accumulation de lactate réduite; sauf que pour le soccer les exigences réelles du terrain ne sont pas seulement des efforts intermittents linéaires, il y a d'autres éléments. Ce sont les exercices intermittents avec changement de direction avec des angles et des changements de direction très variés.
Les changements de direction qui sont plus spécifiques au match de soccer sollicitent des réponses physiologiques totalement différentes et des réponses physiologiques engendrées par une traditionnelle course en ligne droite.
Les réponses physiologiques aux efforts intermittents à haute intensité (sprint) en ligne droite sont bien connues (Billat et coll., 2009; Pauole et coll., 2000).Cependant si des études précédentes (Thomas et Williams.2005; Bangsbo.l994) ont été menées sur la dépense énergétique pour un déplacement en ligne droite ou bien en navette (changement de direction de 180 degrés) (Getchtell., 1979), il y a peu d'étude sur les dépenses énergétiques pour les sprints avec changement de direction (Aziz et Chuan.,
2004 ; Cazorla., 2008).
Dans ce même contexte, c'est les réponses physiologiques pour les sprints avec changement de direction qui nous intéressent. C'est pour cela qu'au cours de notre recherche nous allons demander à des joueurs de soccer d'essayer différents modèles de courses avec changement de direction et nous allons quantifier la réponse physiologique à savoir: la consommation d'oxygène(V02).Ce qui va nous donner une idée plus précise sur les coûts énergétiques qui leur sont associés.
1. QUESTION DE RECHERCHE:
Quel est l'effet des changements de direction sur la consommation d'oxygène à la course, par exemple chez les joueurs de soccer?
2. HYPOTHÈSES :
Hypothèse 1
Les dépenses énergétiques seront augmentées lorsqu'on introduit des changements de direction.
Hypothèse 2
La perception de l'effort sera directement proportionnelle à la complexité du schéma de course, c.-à-d., le schéma de course avec le nombre plus élevé de changements de direction obtiendra la perception de 1' effort le plus élevé.
3. OBJECTIF:
Donc, le présent mémoire présente au chapitre 2 une revue de la littérature scientifique tandis que le troisième chapitre est consacré à la méthodologie utilisée pour la réalisation de cette recherche. Le quatrième chapitre rapporte quant à lui les résultats obtenus lors des tests. Le cinquième et dernier chapitre se compose d'une discussion générale et d'une conclusion.
CADRE THÉORIQUE
1. LA CAPACITÉ A RÉPÉTER DES SPRINTS-ET ÉVALUA TI ONS :
Le terme capacité à répéter des sprints (Repeated Sprint Ability, RSA) a été présenté pour la première fois par Fitzismons et coll. (1993), il a été défini par Dawson et coll. (1993) comme la capacité de l'athlète à reproduire des efforts de sprint maximaux entrecoupés par des périodes de récupération.
Défini comme étant la qualité physique la plus importante chez les joueurs de soccer actuels (Cazorla et coll., 1998), les mêmes auteures ont rapporté que durant un match de soccer un sprint est réalisé chaque 90 secondes avec une durée de 2 à 4 secondes chacun.
Les sprints répétés ont été définis par Bishop et coll. (2002) comme étant l'aptitude à
sprinter, à récupérer et à sprinter à nouveau sans perdre trop en qualité par rapport à la vitesse, c.-à-d., absence de fatigue. Les analyses de jeu ont montré que plus de 90% de tous les sprints dans les matchs sont plus courts que 20 m. (Vigne et coll., 2010). Pour leurs parts, Ingebrigtsen et coll. (2015) ont rapporté que les joueurs effectuent généralement 1 sprint 1 accélération par minute par match et que la durée moyenne du sprint est de 2 à 4 set 90% de tous les sprints sont inférieurs à 20 m.
Les auteurs O'Donoghue et coll.(2002) notaient que lors d'une période de 15 minutes de jeu, les joueurs effectuaient 30 sprints, dont 14 inférieurs à 2 secondes et 3 supérieurs à 6 secondes et plus.
D'autres auteures (Spencer et coll., 2005) rapportent que 10 à 20 sprints de haute intensité sont réalisés chaque 70 secondes. Pour leur part Rampini et coll. (2007); et Castagna et coll. (2007) ont mis en évidence l'importance de la répétition des sprints à haute intensité (maximale) entrecoupés par des périodes de récupération dans la performance de la plupart des sports collectifs. L'importance des sprints a été confirmée par Di Salvo et coll.(2007); et Faude et coll.( 20 12) en rapportant que, malgré leurs faibles pourcentages, les sprints linéaires précèdent 45% de tous les buts. Cependant, il est pertinent de noter que la quantification des sprints est différente d'un auteur à l'autre certain les quantifie à partir de 19 km.h-1 et d'autres à partir de 25 voire même 30 km.h-1. On note par conséquent une large différence entre les sprints quantifiés durant un match de soccer d'un chercheur a un autre.
Dans ce même contexte, lors d'une étude de Mohr et coll. (2003) ont présenté un tableau récapitulatif de la fréquence des sprints avec la durée moyenne et le pourcentage du temps passé au cours des différents déplacements par match (mentionnant aussi une différenciation entre les joueurs professionnels et amateurs) (Tableau 2.1 ).
Course Course Course Course
Debout marche jogging sprint total
lente arrière modérée rapide
Fréquencc(nbrc)
Professionnels lli3+1i 379+10• 3lli+.l5 198+8 73+4* 109+7* 69+5* 39+2* 1346-,.34*
Amateurs 163=10 39R±I2 321 ± 13 185±R 60-JA 96±5 49±3 26=1 1297-127
Durée moyenne(s) Professionnels 7.0±0.4 1\.4±0.3 3.0±0.1 2.ri±O.O 2.7±0. 1 2.2±0.0 2.1±0.0 2.0±0.0 3.5:::0.1 Amateurs 7.1 +0.4 ri.4+0.3 3.1+0. 1 2.7+0.1 2.7+0.1 2.4+0.0 2.2+0.0 1 .9+0.0 3.1\+0.1 %temps Professionnels 19.5::::0.7 41.l\±0.9 1 6.7±0.9• 9.5±0.4 3.7::::0.3* 4.5::::0.3* 2.8±0.2* 1.4:::0.1• 100.0 Amateurs 1 R.4=1.5 43.1i±O.R 19.1±0.9 9.4±0.4 2.9±0.2 3.8±0.3 1.9±0.1 0.9±0.1 100.0
Tableau 2.1 Fréquence, durée moyenne et pourcentage du temps passe au cours des différents déplacements par match pour les joueurs professionnels et amateurs (Mohr et coll, 2003)
L'évaluation des sprints répétés est de plus en plus présente ces dernières années, ceci
est un tableau récapitulatif de Spencer et coll. (2005) qui présente les différents tests
qui ont évalué la capacité à répéter des sprints et les différentes méthodes qui ont été
utilisées et ceci pas seulement pour le soccer mais aussi pour d'autres sports (avec
Study Sport Su b; ects Positional ro t e Method Sprint Sprint Sp ri nt Reco v ery time duralion (sec ) dlstance (m) f(equency betvroen sprints (sec) Dawso n et al. f11 Au.stra li an Rules 22 E M AU players V i deo 2.4 1 8 . 6 2 4 300 Hah n et aJ . I&l Austra !i an Rule s 2TM AH p layers Ma.nual 15 . 5 127'> McK&n na e t a l. ~ Austra li en Rul es 4EM AU players V i deo 2 . 71> 98 " 7 31' Norto n et a J.I' <l! Austral i an Rule s 53 E M Ali players Co m pute r 2 1 Lo th ian an d Fieid hoc k ey 12 TF Ali p!ayers V l deo 3 . 1 75 56 Fa rr a lt yl" l Sp en ce r et e J.f'2J F i e l d h ockey i 4 EM AU pla y ers V i deo 1.8 30 140 3EM FuU -backs V i deo 1 . 5 18 233 4EM Ha l l · backs V i deo 1 . 6 22 191 2 EM lns l do-bac~ V I deo 2 , 2 39 108 SEM St ri kers V i deo 1. 9 42 100 McErle an et a f.l •S! G ae!i c foo tball 40 T M Ali players Audio 3 . 9" 80" 46" 40T F Ali playero Audio 4 . :30 62 b 59" Do c herty et a l. l 131 R u gby u ni on 1 3 TM Forwards V i deo 1 . 8 10 2 40 14 TM Sacks V i deo 2 . 3 3 1 77 Du thi e e t
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M Focwards Manual -audlo 16.4 65 83Study Sport Subjects Pos iti onal role Method Sprint Sprint Sprint Recovery time d uration (sec) d i stance (m) fre q uency between spr in ts (sec) 7 E M Cent r e-b a c ks Manu a l-au d io 1 4. 1 5 9
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Withers et al. i 51 S occer 20 E M Ail players V i deo 3.7 b 22 . 4 b ~30 (97 b ) ~18 0 (56h) 5 E M F u ll ·backs V i deo 3.7 b 2 4 . 3 b ~38 (110 b ) 49 b 5 E M Centre-b acks V i deo 3 . 6 b 20 . 8 b -19 (80 b )6
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Yamanaka et a l . l 61 Soccer 10 E M Ali players Aud i o 3 . 0 35 1 5 4 39 T M Ali players Audio 4. 5 44 123 Allen ii 9J To u ch rugby 12 E M and F Al i players V id eo 1 0 . 1 2 9a
Using s t andard categor i es of motio n (s t and , walk , jog , s t ride and sprint) . b Denotes studies thal have comb i ned the motions of spnnti n g and slriding into o ne ca t egory . a u d i o = analysis via audio play-back, no visua l coding ; computer=
analys i s via com p u t er track in g; E=
elite : F=
female s ; M=
ma l es ; manual=
a nalys i s v i a real-l chart i ng ; manual ·a ud i o=
analysis v i a combination of audio a nd manual chart i n g ; T=
trained ; video=
a na l ysis via video p l ay ·b a ck an d usua ll y com p uter software. Tab l eau 2.2 Tab l ea u réca pi t ul atif des tests q ui éva lu ent l a capac i té à ré p éte r d es sp ri nts (RSA) de d i ve r ses d i sci pl ines (S p encer e t co ll 2005)Si on passe en revue les recherches précédentes qui ont été réalisées sur des joueurs
de soccer, on remarque que les protocoles varient énormément selon les auteurs
(distance sprint, durée de repos et répétitions)
Ceci est un tableau récapitulatif (Tableau 2.3) des protocoles d'évaluation en sprint
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Tableau 2.3 Protocoles des tests de sprints répétés (répétitions x distances) utilisés sur les joueurs de soccer élites ou professionnels> 16 ans (Thomas Haugen, 2014).TSD: distance totale de sprint; Rec: le temps de récupération entre chaque sprint.2. LA CAPACITÉ A RÉPÉTER DES CHANGEMENTS DE DIRECTION (REPEATED
CHANGE OF DIRECTION ABILITY : CODA)ET ÉVALUATION
Sheppard et Young (2006) ont proposé une définition de la capacité à répéter des changements de direction comme étant:" un mouvement rapide du corps entier avec changement de vitesse ou de la direction en réponse à un stimulus". Cette définition inclut au même temps la prise de décision ainsi que la vitesse de réaction.
Selon les mêmes auteurs, la performance au sprint dans les sports collectifs n'est pas
seulement liée aux composantes de vitesse (soit accélération, vitesse maximale et
maintien de vitesse), mais aussi à la faculté du joueur à changer le plus rapidement possible de direction sur des distances variées sans perte d'équilibre et de vitesse.
· Mareno et coll. (1995) et Bloomfield et coll. (1994) l'ont défini comme étant l'aptitude d'un participant à changer plusieurs fois de direction en combinant
accélération, explosivité et vitesse de réaction.
Barlett 's et coll. (1996) ont défini le changement de direction comme étant le
changement de l'orientation du vecteur du mouvement du corps.
Vertegen et Marcello (2001) ont défini le changement de direction comme étant la
capacité de freiner d'une façon rapide et efficace, de changer d'orientation et
d'accélérer, tout en maintenant le contrôle moteur.
Sheppard et young (2006) ont classé les changements de direction en 4 catégories :
• Changement de direction simple : absence de l'incertitude spatiale et
temporelle
• Changement de direction temporale : mouvement pré planifié avec incertitude
• Changement de direction spatiale : incertitude spatiale combinée avec une
synchronisation pré planifié du mouvement
• Changement de direction universelle absence de certitude spatiale et de
certitude temporelle (cette catégorie s'applique fortement au sport à caractère intermittent qui comporte plusieurs incertitudes telles que la trajectoire de la
balle, la position de l'adversaire.
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Tableau 2A Classifications des challgemen'ls de direction modifiés de (Chelladurai, 1976)
Récemment, plusieurs tests de sprints avec changements de direction ont été proposés
et qui sont considérés les plus appropriés et les mieux adaptés à chaque discipline. On
note par exemple, des tests tels que:
• 6xLI-Om (navette : 20
+
20m) et 7x34,2m (3 changements de direction) pour lesoccer
• 1 Ox 15m en navette pour les basketteurs
• 1 Ox30m avec trois changements de direction pour les hockeyeurs.
2.1. Test en forme de T (Pauole et coll., 2000) :
Le participant commence les deux pieds derrière une ligne de départ A, il effectue
par la suite une course avant vers un cône B, la touche avec la main gauche et se
déplace latéralement vers le cône C, la touche avec la main gauche et se déplace
toujours latéralement pour toucher le cône D avec la main droite et revient toucher le
cône B avec la main gauche et revient en course arrière au point de départ A (Figure
2.1). (C) 4..57 m (S yd) ...
..
...4...57 ...m ...(5 ....yd) .... .. (B) (D)/1
= Cone 0 - BeiJ Starting line (A)2.2. Test de 20 rn zig zag (Thomas, 2005):
Le participant doit effectuer une course de 20m en forme de zig zag avec un virage de l 00 degrés chaque Sm. Le test est basé sur l'accélération et la décélération et le contrôle de l'équilibre lors des changements de direction (Figure 2.2).
17
2.3. Test de Bangsbo avec changement de direction :
C'est un test (Figure 2.3), qui consiste à effectuer 7 sprints de 34.2m avec 25
secondes de récupérations actives sur 40 rn sous forme de courses légères pour
revenir au point de départ. (Un signal verbal est donné chaque 5 secondes).
Chaque sprint est effectué avec un changement de direction (Bangsbo et coll., 1994)
lors de ce test des cellules photoélectriques sont utilisées pour mesurer la
performance des joueurs.
Spécifiquement adapté pour les joueurs de soccer, ce protocole a été modifié par la
suite par Wragg et coll. (2000) en 6 répétitions, 3 à droite et 3 à gauche .
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...
phot:oelectric ce11s A a nd a2.4. Test de sprint navette (Rampinini et coll., 2007):
Réalisé sur un groupe de 22 joueurs de soccer professionnels il consiste à faire
6#20m+20 rn avec 20 secondes de récllpérations passives.
Départ de la ligne A la ligne 8 tout en réalisant un changement de réaction de 180
degrés pour revenir à la ligna A (Figure 2.4).
Dist nee
20
mètres
2.5. Yo-Yo Intermittent Recovery Test (Bangsbo, 1994):
Ce test élaboré par Bangsbo,(1994) se nomme
«
Yo-Yo Intermittent RecoveryTest» ou
«
Yo-Yo IR 1 ». Le test consiste à réaliser le plus grand nombre d'allers et deretour entre deux lignes distantes de 20m. Le rythme de la course est progressif et il
est signalé avec un bip sonore. Le participant doit être au niveau de la ligne à chaque
bip sonore. Le test prend fm pour le participant dans le cas où le participant ne peut
plus suivre le rythme soit suite à son jugement personnel soit en accusant 2 retards
consécutifs par rapport aux bips. Après chaque aller-retour le participant doit
effectuer une période de récupération :
Les 2x5m de récupération en footing sont à tàire en 1 O"(Figure 2.5)
ZOrn
.
Accélération 2X20m
Figure 2.5 Yo-Yo Intermittent Recovery Test (Bangsbo,1994)
Sm
Récupération
2x5m
2.6. Test Illinois (Getchell, 1979):
Le test Illinois est un test qui a été présenté par Getchell (1979) pour mesurer la capacité de changer de position et de direction. Il consiste à placer 4 cônes sur une surface de l 0 rn de longueur sur 5 rn de largeur, un cône le départ et un cône pour l'arrivée. Les deux autres cônes seront placés pour marquer les points de retour. Quatre autres cônes sont placés au centre de la zone de test et sont séparés par 3.3 mètres. Le participant doit commencer le test en position de coucher ventral avec les mains au niveau des épaules, au signal le participant doit se lever le plus rapidement possible et effectue le circuit dans le sens indiqué dans le schéma suivant (Figure 2.6)
À l:v:farker
. _ Tinung G·<ote
- Ruruung Duection
lü m 10 a:n
-
Start L.t.ne3. RELATION ENTRE SPRINT RÉPÉTÉ ET SPRINTS RÉPÉTÉS AVEC CHANGEMENT
DE DIRECTION
Les entraineurs et préparateurs physiques croient qu'il y a une forte relation entre la
vitesse de sprint en ligne droite et la vitesse de changement de direction. Cependant,
les résultats disponibles dans la littérature réfutent cette hypothèse.
Par exemple Draper et Lancaster (1985) ont montré que la vitesse de course mesurer
à l'aide du test Illinois (course avec changements de direction) n'est pas corrélé avec la vitesse sur un sprint en ligne droite (sans changement de direction) de 20 m. Dans le même sens, les résultats de l'étude de Baker ( 1999) ont montré que les
performances au sprint en ligne de deux groupes de joueurs de rugby de niveaux
différents sont similaires alors que leurs performances au sprint avec changements de
direction sont significativement différentes.
Les relations entre les sprints et les sprints avec changements de direction chez des
joueurs de football australien ont également été étudiées par Young et coll. (2014).
Dans cette étude, les chercheurs ont comparé le sprint en ligne droite, le sprint avec
trois changements de direction prévus avec un angle de 90° tout en rebondissant un
ballon de soccer, et le sprint avec trois changements de direction avec des angles de 120°. Les résultats confirment l'hypothèse des chercheurs, que les corrélations entre sprints et les tests d'agilité étaient tous très faible, ce qui indique que le sprint, le
sprint tout en faisant rebondir un ballon et le sprint avec changements de direction
sont des qualités distinctes et spécifiques.
De même, des corrélations faibles (r = 0,33) ont été rapportées chez des joueurs de
soccer (Buttifant et coll., 1995) lorsque l'on compare les performances du test des
sprints avec changement de direct:.ion (CODS) et les performances du test de sprint en ligne droite. Young et coll. (200 1) démontre également que 1' entraînement de sprint en ligne droite n'améliore pas les performances dans les sprints avec changements de
direction. Dans cette étude, aucune amélioration significative n'a été signalée dans la performance de CODS après une période d'entraînement en sprint.
Si le sprint et sprint avec des changements de direction était étroitement liés et si la vitesse avait une relation de cause à effet avec la vitesse avec changement de direction, l'intervention de l'entraînement de sprint utilisé par Young et coll. (2001) aurait non seulement améliorer la vitesse de pointe (comme on l'a signalé) mais aussi la vitesse de changement de direction.
Sur la base des résultats présentés, les tests des sprints en ligne droite ne semblent pas être liés aux sprints avec des changements de direction (Baker, 1999 ; Buttifant et coll., 1999; Draper et Lancaster, 1985 et Young et coll., 1996).
4. SPRINTS RÉPÉTÉS AVEC CHANGEMENT DE DIRECTION ET SOCCER:
Le soccer, comme d'autres sports d'équipe, est considéré comme une activité intermittente comportant une variation soudaine de direction et d'intensité (action fréquente de sauts, de sprints, et de changement de direction).Auparavant il était très difficile d'étudier la nature du RSA à cause de l'imprévisibilité des déplacements des joueurs au cours d'un match de soccer. Cependant, le progrès technologique a permis une analyse de plus en plus détaillée des mouvements même les plus intenses et les plus imprévisibles, ce qui a permis aux chercheurs de mettre en place des modèles détaillés des mouvements (Spencer et coll., 2005).
Une étude menée par Cazorla et coll. (1998) sur l'équipe de France de soccer, a rapporté une moyenne de-54± 12 changements de direction par joueur.
L'étude de Bloomfield et coll.(2007) quand a elle a réussi à enregistrer la nature et l'intensité des déplacements des joueurs en temps réel et en pourcentage et à
23
distinguer les différences des déplacements et des changements de direction entre les
attaquants, les défenseurs ou même les joueurs du milieu. Ils ont observé 727
rotations et changements de direction lors d'un match de soccer : une moyenne de
822 rotation et changements de direction pour un défenseur, 608 pour un milieu et 748 pour un attaquant. Les mêmes auteurs ont aussi rapportés que le type du
changement de direction varie selon le poste: un défenseur réalise en moyenne 700
rotations entre 0 et 90° alors qu'un milieu en effectue 500 et un attaquant 600.
Une autre étude de Moher et coll. (2003) ; ou la collecte de données été réalisée
durant des matches de soccer professionnel ; a rapporté un nombre de sprints variant
entre 19 et 62 avec une durée de 2 à 3 secondes chacun et sur une distance totale de
670 m à 975 m .Malgré que les sprints représentent un pourcentage de 0.5 à 3 % du
temps effectif lors d'un match Moher et coll. (2004) et que 10% de la distance totale
(Cazorla et Farhi, 1998; Hoff et Helgerud, 2004; Bloomfield et coll., 2007) il reste
d'une grande importance dans la performance au soccer (Wragg et coll., 2000).
Toutefois, il faut noter que le nombre de sprints répétés avec ou sans changement de direction varie considérablement d'un auteur à l'autre, on peut voir cette divergence dans le tableau suivant (Tableau 2.5):
Auteur Participants Poste Durée de Distance de Fréquence de Temps Changements de
sprint sprint sprint direction
(n) de (sec) (m) récupération (sec) (sec) 7 8angsbo et 14EM Tous les 2.0 NR 19 all991 joueurs 4EM Défenseurs 7EM 2.0 16 Milieux 3EM 2.1 17 Attaquant 1.7 24 8arross et 25EM Tous les 13 55 98 al 1999 joueurs Drust et al 23EM Tous les 4.0 1998 joueurs Mayhew et Tous les 4.48 5198 408 6.1 wenger joueurs 1985 Mohr et al 18EM Tous les 2.0 39 138 2003 joueurs 24EM 2.0 26 208 Reiley et 40EM Tous les 15.7 62 90 6.4 Thomas joueurs Milieu IIEM 15.6 68 79 Arrière 6.0 1 8EM 15.1 52 104 1 Avant 6.3 14EM 16.4 65 83 Arrière 7EM central 14.1 59 92 6.7 6.7 '
withers et IOEM Tous les joueurs 3.0 35 154 7.3 al (1982)
39EM 4.5 44 123
12EMetF Tous les joueurs 10.1 29
20EM Tous les joueurs 3.7 22.48 30 (97b) -18(97b)
Arrières
SEM Arrières centraux 3.7 24.38 -38(110b) 49 b
SEM Milieux 3.6 20.88 19 68 b
Attaquants
SEM 3.8 22.68 -29(110b) 49 b
SEM 3.5 21.28 -32(88b) 61 h
Tableau 2.5 Analyse du temps de mouvements du sprint en soccer (Spencer et coll. ,2005)
A= catégorie de mouvement standard (marche -course lente -sprint)
8=étude ayant combiné sprint et courses intenses en une catégorie
5. SOCCER ET VOz. MAX:
La consommation maximale d'oxygène (V02 max) est présentée comme étant la
quantité maximale d'oxygène que l'organisme peut prélever, transporter, et
consommer par unité de temps. Elle est obtenue lorsqu'une personne ne peut plus
augmenter sa consommation d'02 malgré l'intensité croissante de l'exercice. Cette
valeur est souvent exprimée en litre d'oxygène par minute et est le plus souvent
rapportée par unité de masse corporelle, ce qui donne un résultat en ml/min/kg.
Une étude de Bricki et Dekkar (1987) a reporté que les athlètes de demi-fond et de
fond présentent les plus grandes valeurs de V02 max qui se situent entre 65 et 95
mVmin/kg chez les joueurs de soccer cette valeur se situe entre 50,74 à 77,55
ml/min/kg
Dans la littérature scientifique, une augmentation du V02 max est un excellent
indicateur des bienfaits de l'entraînement sur le fonctionnement de la fonction
cardiaque (Bassett et Howley, 2000). En effet ,les valeurs élevées de V02 max ont été
positivement associées à la performance des équipes dans une même ligue (Apor,
1988).
Plusieurs études signalent qu'avec l'entraînement en aérobie, il y a augmentation du
V02 max. Sporis et coll. (2008) ont observé que des joueurs U-19 d'élite ont amélioré
leur V02 max de 5,3% après 13 semaines d'entraînement aérobie à haute intensité (6
semaines de présaison et 7 semaines en saison a raison de 3 fois par semaine)
(Marcello et coll., 2009)
Dans une étude précédente Helgerud et coll. (200 1) ont corn paré deux groupes
joueurs de soccer juniors masculins. Le premier groupe a suivi des entraînements par
intervalles, 4 fois 4 min à 90-95% de la fréquence cardiaque maximale, avec un
jogging de 3 minutes entre les deux, deux fois par semaine pendant 8 semaines, le
premier groupe a eu une amélioration du V02max de 58.1 à 64.3 ml-kg-min, tandis que le second groupe n'a vu aucun changement.
En général, différentes études ont montré des améliorations du V02 max après une période de temps relativement court (présaison), alors qu'aucune augmentation n'a été observée au cours de la saison. En d'autres termes, quand les joueurs de soccer possèdent un V02 max supérieur à 61-62 ml.kg-l.min. au début de la saison de compétition, aucune amélioration du V02 max n'a été rapportée au cours de la saison (Clark et coll., 2008; Edwards et coll., 2003).
Le Tableau 2.6 présente un récapitulatif des études qui ont observé les valeurs de V02 max avec différent niveau et different âge et position de jeu.
Study Levet i couÏ1try ---·--·-· Po sr tion A nthropomeiry" ·--· -- ·- -·-··--··--··--·-vc5 Z n , a~~ 3 !i -- --··-AT --·-n he r ght (cm) weight (kg) Umin mUkg i m r n m lJKgO 7 5J min ( % A dh i h. an and K u rnar Nat i onalllndid 2 G 180 . 1 ±. 1 . 8 64 . 0 l. 3 . 0 3 . 60 56 . 3 .:. 1 . 3 1 59 . 2 Das ·ë 1 f 4 D 172.4 l: 2 . 9 65 . 1 i 1 . 3 3 . 93 60 . 3 i 5 . 0 171 . 3 5 M 173 . 2 !: 5 . 5 67 . 8 !. 5.4 3 . 91 57 . 7 :!: 4 . 9 1 65 . 6 7 A 169 . 3 ::: 2 . 3 60 . 1 f 2 . 3 3 . 65 60 . 7 :! 4.9 169 . 0 AI -Hazzaa e r al. , "' ; Et n e i Saudra Arabia CB 182.3 :!: 6 . 1 82 . 1 :t 6.9 4 . 28 -~ 0 . 66 52 . 3:! '1 . 3 15 7 . 3 :!: 21.8 FB 1 76.0 :!: 3 . 9 72.4 ± 4 . 1 4 . 16 ± 0 . 1 9 57.7 :r 5 . 1 1 68 . 0 ± 12 . 8 M 174 . 7 ±. 6 . 7 68 . 2 j 4.4 4 . 13 ! 0 . 26 59 . 9 0 . 93 172 . 2 ! 1 . 7 A 177.4 !. 5 . 8 72 . 7 i 5 . 9 4 . 11 i 0 . 29 56 . 9 J 2 . 5 165 . 8 ± 54 Apor bJI D i vi sio n 1 -1 s V H u ngary 66 . 6 2n d 64 . 3 3rd 63 . 3 5th 5 8 . 1 Nat iona i ! Hllngary 8 6 8 . 6 ! 8 . 7 5 . 07 73 9 ~ 10 . 8 212 . 7 A rr,as o n e t a r.t ~r. Divi.:si oo e l ile / l c e h::ln d s · · 63 . 2 l 0.4 D i visoon 1 i lce t and 7 ' 61 . 9 1: 0 . 7 D•v iso on 1 e l it eilc etand 1 5 G 57 . 3 :: 4 . 7 D ivis oon 1 e t it ei lce l and 87 D 62 . 8 :: 4.4 D i vision 1 e l itei lce land 76 M 63 . 0 t 4 . 3 Divis io n 1 e l it ellc eland 47 A 62 . 9 :t 5 . 5 Azoz e l a t. l "' ' Nat i ona VSrnga pore 23 175 . 0 :!: 6 . 0 65 . 6 i 6 . 1 3.82 .t 0.42 5 8 . 2 1: 3 . 7 165 . 7 B a n gsoo t "r. : Ellte / Denmaok 5 G 19 0 . 0:!: 6 . 0 87 . 8 1 8 . 0 4.48 51 . 0 :!: 2 . 0 1 56 . 1 1 3 CB 18 9 . 0 :!: 4 . 0 87 . 5 :i 2 . 5 4.90 56 . 0 "' 3 . 5 17 1. 3 1 2 FB 179 . 0 i' 6 . 0 72. 1 100 4.43 61.5 t 10 . 0 1 79 . 2 21 M 177.0 :!: 6 . 0 74 . 0 i 8 . 0 4 . 63 62 . 6 i 4 . 0 18 3 . 6 1 4 A 178 . 0 :!: 7. 0 73 . 9 2 3 . 1 4.43 60 . 0 1: 3.7 1 75 . 9 Bun c a nd P so tta · •• ! El i te i Czech 1 5 182.7 ± 5 . 5 78 . 7 ±6.2 4.80 :t 0.41 61 . 0 :!: 5 . 2 18 1 . 7 80 . 5 8 yearstCzech 22 1 32 . 4 :!: 4 . 3 28.2 ! 3.2 1. 60 ± 0 . 14 56 . 7 :t 4 . 9 1 30 . 7 76 . 5 B u n c e t a l. ~"''' El i te ! Czech 1 5 18 2 . 6 t: 5 . 5 78 . 7 '! 6 . 2 4 . 8 7 61 . 9 . 4 . 1 Hl4.4 80 . 5 Ca sa j usl"' l D i vis io n i ! Sp ai n 1 5 180 . 0 ± 8 . 0 78 . 5 i 6.45 5.10 ! 0.40 65 . 5 i 8 . 0 193.4 76 . 6 D1vi~ion 1 f Spam 1 5 18 0 . 0 ::: B . O 78 5 :r 6 . 45 5.20 :!: 0 . 76 66 . 4 :l: 7 . 6 1 97 . 2 79 . 4 Charnan e t at ) "' -U -19 el i te Tun 1s1 a -34 177.8 :: 6 . 7 70 . 5 ± 6.4 4.30 ± 0.40 61 . 1 :t 4 . 6 1 77 . 0 ± 13 . 0 90 . 1 Se n egal Ch1n el al .:•• l E l lie / Hong K o ng 2 4 173.4 ± 4 . 6 67 . 7 ± 5 . 0 4 . 00 59 . 1 .!: 4 . 9 1 69 . 5 80 . 0
Tab l e V . C o nte! Sludy LOve l/co umry n Positi on A nth r opomalry' V02max a,l) AT height ( cm) weighl (kg) Umin mllkg!min mLJkg0 . 75Jmin (~ Orust et at.i "'~ UnwersltyiEng l and 7 176.0 ± 5 . 0 72.2 ±5 . 0 4.17 57 . 6 ± 4.0 1 68.5 Ekblom <OJ Top t&&miSweden -61 . 0 Faina et at .l«>l A rnateu r /llaly 17 176.5 x 5 . 9 72 . 1 .1: 6 . 0 4.62 (14 . 1 " 7 . 2 166 . 8 P ro tossionallltaly 27 177.2 .t 4 . 5 74.4 :t 5 . 8 4 .38 58 . 9 i 6 . 1 173 . 0 world class / haty 1 63.2 H e l getud et al .l'" ' Jun <ors!Norway 9 4.25 ± 1 . 9 58.1 1 . 4.5 169 . 9 ± 9 . 6 82.4 Aft . e r training poriO<l 9 4.59 • 1.4 64 . 3 ~ 3.9 168 . 3 :1' 10 . 6 66 Oivisoon 1/Norway 21 183 . 9 ± 5 . 4 78.4 ± 7 . 4 4 . 73 :t 0.46 60 . 5 .:!: 4 . 8 178.4 . t 14 , 8 Aft e r tr.W n ,ng penod 2 1 183.9 ± 5.4 . 78.4 ± 7 . 4 5.21 ±-0 . 52 65 .7 ± 522 192.9 ± 19.4 Helie r et ai.f "l Leaguo/Czech 1 2 1 63.0 ::: 3 . 5 75 . 6 ±. 3.4 4 .54 60 . 1 ± 2.8 17 7 . 2 79.4 Aftar soason 12 4 . 48 59 . 3 ± 3.1 174 . 9 81.1 Hoff'" a i 1 121 Divis ion 2/NorwaY" 8 4 . 63 :t 0 . 51 60 . 3 :t 3 . 3 178-6 ± 13 . 3 85 Hollmann e 1 aii S.!IJ Nat i onaJs-78/Gemtany 17 62 . 0 ± 4 . 5 l mpellizzori ot at.l n: Young!ltnly 1 9 178.5 .± 4 . 8 7 0 . 2 ± 4 . 7 4 . 03 57 . 4 ± 4.0 1 66.2 Laatl ol at. f' • J U -16 oUto i Canada 8 17 1 . 1 ± 4 . 3 62 . 7 ± 2 . 8 3 . 68 :;: 0..43 59 . 0 :!. 3.2 165 . 2 U -18 elite 9 175 . 8 :t 4.4 69 . 1 1. 3 . 4 3.99 ± 0 . 59 57 . 7 ± 6.8 166 . 5 MacMi l lan et ai .fl•t Y outil le amiScotland 11 177 . 0 ± 6 . 4 70.6 :t 8 . 1 4 . 45 ± 0 . 37 63.4 ± 5. 6 183 . 3 .t 13 . 2 Aller training por i O<t 11 70 . 2 :!.8.2 4 . 87 .l: 0.4 5 69 . 8 ± 6.6 20 1.5 :!. 16 .2 Matkovîc et af. I'Ol O l vls<oo I { Croatia 44 179 . 1 :!: 5 . 9 77.5 :!:7 . 19 4 . 12 :!: 0.64 52 . 1 !: 10 . 7 157 . 7 N owacld & t at. CnJ Division 3/Germany 10 692 ± 7.8 Puga et at. tl'Ol Oivisioo li P orlu gal 2 G 186 . 0 84.4 4.45 52 . 7 1 59 . 7 3 CB 1 8 5.3 75 . 9 4 . 16 54 . 8 161.7 2 FB 175 .0 67 . 5 4 . 19 62 . 1 178.0 B M 176.8 74 . 0 4 .5 8 61 . 9 181.6 6 A 174 . 6 71.1 4 . 31 60 . 6 1 76 . 0 RahkJia and Sonlor/Finland 3 1 180A :!: 4 . 3 76.0 ± 7 . 6 4 . 20 ±0. 30 56 . 0 ::: 3.0 1 63.2 83 Lulh.nnon t't'Jit U · 18 plus U · 17 1 Fin!and 25 178 .6 ± 6 . 3 71 . 3 ± 6.8 4 . 00 ±0. 50 56 . 0 ± 4.0 163.0 85 U·16/F i nlancs 2 1 177 . 1 ± 7.4 68 . 7 ± 6 . 8 3 . BO ± 0 . 40 58 . 0 :<: 5 . 0 162.8 84 U-15/Finland 29 174 . 7 ± 5 . 1 62 . 5 ± 6.5 3. 60 ± 0 . 40 57 . 0 "' 5 . 0 16 2.0 66 RhO<los et al.l toO! O l ym plc/Canada 1 6 1 77.3 ± 6 . 5 72.6 ± 6 . 2 4 . 20 ± 0.40 58.7 ± 4 . 1 168.9 Stroy...-e1 aJ J>7J EbP/ Oan ish 9 154 . 1 .t 8 . 2 42 . 5 ± 7 . 2 2 .4 7 :t 0 . 2 8 58 . 6 :!: 5.0 148 . 2 EePIOan ls h 7 172 .2 j; 6 . 1 57 . 5 ± 7 . 2 3.59 :t 0.44 63 . 7 ± 8 . 5 172 . 1 Vandcrlord et aiJ "l U·14/US 20 163 . 9 t 0 . 4 49 . 9 .t 0 . 4 2 . 64 52 . 9 ± 1. 2 '140 . 6 65 Co nwwad
T able V . Contd Stooy Vaniraechem and T h omas !l.ll Ve rstap pe n nd Bo ve ns :Bli W isl off et al .~~~ leve U country
U·ISitJS U-16/US Divi
sio n 11Belg1um Divi sion 1 /Holand n Posibon 19 20 18 15 15 14 15 Anthropometrya
v
O?.rna:. ') 1101gnt ( cm) wclght ( kg ) LJmn mllkg/min 176 . 1.± 0 . 3 62 . 8 0 . 3 3.42 54.5 1.3 177.1 ± 0 . 3 68 . 6 ± 0.4 3 . 00 56.2 ± 1 . 5 181.0 ± 3 . 9 76.7 . 6 . 4 4 . ~ ± 0 . 52 56 . 5 7 . 0 72.0 ± 3 . 7 4 . 00 i 0 . 50 68 . 0 ± 50 77.7-4 . 8 4 . 00 ± 0 . 60 63.0! 7 0 181.1 ± 4.8 76 . 9 ± 6 . 3 5 . 20 .t 0 . 40 67 . 6 ±4.0 180 . 8 ± 4 . 9 76 . 8 ± 7 . 4 4 . 60 . 0.50 59 . 9 .t 4 . 2 average bodywe~ht measlled ln t h e re pecti e studles . b V021m~ and AT presented a r e lrom vai el and reliable te ts , not estimatJOns . c Numbc r of te~Vns . d lncludin g e l rte junk>rs . AT mUkgO 75/mi n ( % VO i!max)' 153 . 3 63 . 5 2 . 5 161.9 61.2 ± 1.3 165 . 9 00 . 3 198 . 2 187 . 2 200 . 2 J: 8.4 177 . 1 :!: 13 . 5 A = a tta cker ; AT = anaerobk: th res hold ; C B "' centraJ..tlack; Czech = Czech Ropu~lc ; D =defend er ; Eb P =eble players beg i nntng of puberty; EeP = etrte p y ers end or puberty ; = luH..tlack; G=
goalkeeper ; M "' midheld player; U=
under; V O Zmal=
maximal oxygen uptake . Tableau 2. 6 Profil s ph ys iolo g iqu es des joueurs de soccer masculins 1 Ph ys iological profile of male soccer pla y er s (±S D) (Stolen 2005)Le Tableau 2.7 présente quant à lui les valeurs de V02 max qui ont été observées par
différents auteurs à des niveaux de pratique différente.
Auteurs Niveau de pratique V02 max (ml/kg/min)
Withers et al (1977) Internationaux australiens 62,0
Ekblom (1986) Internationaux 61,0
Bangsbo et Mizuno (1988) Professionnels danois 66,2
Chalard et al (1991) Équipe nationale africaine 55156
Cazorla (1991) Professionnels français 61,1
Puga et al (1993) Professionnels portugais 59,6
Tiryaki et al (1997) Professionnels turcs 51,6
Drus! et al (2000) Internationaux universitaires 58,9
Helgerud et al (2001) Internationaux espoirs norvégiens 58,1 164,3
Wisloff et al (2004) Professionnels norvégiens 65,7
Santos-Silva et al (2007) Professionnels brésiliens 54,5-55,2
Casajus et Castagna (2007) Professionnels espagnols 54,9
MÉTHODOLOGIE
La présente étude s'est déroulée au parc Louisbourg à Cartierville, ile de Montréal,
durant les deux premières semaines du mois d'octobre 2016.
Tous les participants à notre étude étaient informés des buts, des bénéfices et des
risques de l'étude. Une signature du consentement de participation a été exigée.
Toute notre étude été organisée dans le respect des règles du comité d'éthique de l'UQAM. L'approbation du comité d'éthique de l'UQAM a été obtenue (certificat
numéro : 1319).
1. LES PARTICIPANTS :
Dix joueurs (n=IO) de soccer senior masculin AAA faisant partie de «La fédération
sportive de Salaberry» ont été recrutés pour prendre part à la présente étude. Pour
cela, une lettre a été envoyée au responsable de l'équipe pour demander sa permission
pour commencer notre étude.
Nous avons programmé une visite sur le terrain pour rencontrer les joueurs. Ils ont été
informés que leur participation est volontaire et qu'ils sont libres de se retirer de l'étude à tout moment sans pénalité.
Tous les participants ont été informés du protocole expérimental et ont signé un
33
2. CRITÈRES D'INCLUSION:
Tous nos participants sont des joueurs de soccer de sexe masculin âgé de 18 ans et
plus et qui n'ont jamais subi des blessures graves au niveau des membres inférieurs
(la rupture des ligaments croisés, rupture du tendon d'Achille ou des déchirures
musculaires à répétitions ... )
3. CRITÈRES D'EXCLUSION:
Lors de notre étude, nous avons exclu tous les joueurs âgés de moins de 18 ans, et
ceux qui ont subi une blessure grave dans la passée (la rupture des ligaments ou des
déchirures musculaires à répétition ou autres types de blessure musculo-squelettique
ne permettant pas des changements de direction brusque). Nous avons aussi exclu les
joueurs qui selon le « Q-AAP »répondaient positivement à une des sept questions.
4. CONDITIONS (VARIABLES INDÉPENDANTES) :
Avant l'expérimentation, les participants se sont familiarisés avec les procédures
d'essai et ont effectué un échauffement : 5min de course de faible intensité Uogging),
suivi par des sprints progressifs sur(~ 25m).
Tous les tests ont été effectués sur un terrain de gazon artificiel avec une température
ambiante entre 10 - 15oC.
Les athlètes ont été évalués au cours de la saison de compétition régulière et ont été
invités à s'abstenir de toutes autres activités de hautes intensités lors de la période de la collecte des données.
On a proposé 3 différents types de sprints répétés : linéaires, Quadrangulaires, et en
forme de M (sur 40M/20 SEC récupération) séparés l'un de l'autre deiO min. L'ordre
de passage été comme suit : 4 joueurs ont commencé avec le type linéaire, 3 autres
ont commencé avec le type quadrangulaire, et 3 autres ont commencé avec le type en
forme de M.
5. PROCÉDURE:
5.1 DÉROULEMENT EXPÉRIMENTAL:
Le jour du test, les participants ont été invités à se présenter à 18h.
Ils ont commencé par un échauffement : 5 min de course de faible intensité Uogging),
suivi par des sprints progressifs sur(~ 25m).
L'ordre de passage été comme suit: 4 joueurs ont commencé avec le type linéaire, 3
autres ont commencé avec le type quadrangulaire, et 3 autres ont commencé avec le
type en forme de M.
Le joueur a été invité à commencer par un départ semi-debout sur la ligne de départ.
Sur la ligne d'arrivée, une évaluation sur l'échelle de Borg a été effectuée, le participant a poursuivi sa récupération (20 secondes de récupération) pour entamer la deuxième répétition, et ainsi de suite. Après la 4ieme répétition, le joueur procéda à
une récupération complète ( 10 minutes de récupérations), nous avons alors procédé
au deuxième test soit 4sprints avec changement de direction sous forme de carré avec
3 angles de 90 degrés, le protocole qui a été mis en place lors du premier test a été
reproduit lors de ce deuxième test et aussi lors du troisième test qui a été 4 sprints
avec changement de direction sous forme de M avec 2 angles de 45 degrés intercalés
par un angle de 90 degrés. Une dernière évaluation sur l'écheli'e de Borg a été
5.2 MATÉRIEL ET MISE EN PLACE:
Nous avons limité le terrain avec des cônes, nous avons fait le traçage, ligne de départ et ligne d'arrivée, et surtout le circuit à suivre pour que la distance totale ne dépasse pas les 40 m.
Nous avons équipé le joueur avec l'analyseur métabolique portable (K4b2, Cosmed,
It).
6. LE SCHÉMA EXPÉRIMENTAL :
Le test est composé trois types de sprints répétés, linéaires, quadrangulaires, et en
6.1 SITUATION NO 1 : SPRINT LINÉAIRE (FIGURE 3.1)
C'est un sprint linéaire sur une distance de 40m sans aucun changement de direction.
40mètres
~
..
•
Arrivée
Départ
6.2 SITUATION NO 2 :SPRINT QUADRANGULAIRE (FIGURE 3.2)
C'est un sprint avec changement de direction sur une distance de 40 rn sous forme de
carré ( 4
*
1 Om) qui comprend 3 changements de direction de 90 degrés.~ l:: •Cil a 0 ...
.
.,.
-··
1.0 DJ.ètres l ...Figure 3.2 Sprint 40m en forme de carré
t
6.3 SITUATION NO 3 :SPRINT EN M (FIGURE 3.3):
C'est un sprint avec changement de direction avec un schéma sous forme de M qui comprend une combinaison de 2 angles de 45 degrés intercalés d'un angle de 90 degrés.
\
'
\
\
f
1
DépartFigure 3.3 Sprint 40m en forme de M
1
1
1
1
1
,1
f
Arrivée7. MESURES (VARIABLES DÉPENDANTES) :
7.1 PERCEPTION DE L'EFFORT:
L'échelle de Borg ou la mesure de perception de l'effort qui a vu le jour En 1961, est
une mesure quantitative de la perception de l'effort durant un exercice physique : «elle permet un retour sur la sensation subjective engendrée par 1 'application d'un
exercice
»
(Borg , 1998)Borg (1998) a révélé le fait que les valeurs de RPE puissent être utilisées pour comparer des mesures physiologiques telles que la FC ou le V02; il a aussi été
démontré que la perception de l'effort est corrélée à de nombreux paramètres physiologiques: fréquence cardiaque, accumulation de lactate sanguin (Borg ,1998).
De même, les résultats de perception d'effort que nous allons obtenir vont nous permettre de vérifier si différence significative existe, entre les schémas de courses (inter-groupe) ou aussi par rapport au numéro de sprint pour chaque schéma de
courses (intra groupe). ·
Il existe un grand nombre de modifications et d'adaptations de l'échelle de Borg,
cependant au cours de notre étude, nous avons utilisé la modification apportée par
Fos ter et al (200 1)
Au cours de notre étude, nous avons demandé au participant d'évaluer subjectivement
l'effort fourni à la fin de chaque passage et à la fin de 3 schémas de course.
La question suivante a été posée aux joueurs:
Quelle est votre perception de 1' effort par rapport au schéma de course que vous venez de faire sur une échelle de 1 à 1 0 ?
Figure 3.4 Échelle modifiée de Borg (Foster et coll., 2001)
7.2 CONSOMMATION D'OXYGÈNE MESURÉE AVEC UN ANALYSEUR MÉTABOLIQUE PORTABLE:
Cet appareil (analyseur métabolique portable : K4b2) mesure en temps réel différents
paramètres physiologiques de la respiration des participants, incluant la
consommation d'oxygène (V02) ainsi que l'évolution des fréquences cardiaques
(FC). Toutefois, les mesures de FC n'ont pas été effectuées, car la collecte de données
poitrine des participants. La calibration de l'appareil s'est faite selon les directives du manufacturier avant chaque épreuve. L'appareil mesure 170 x 55 x lOO millimètreset pèse environ 550 grammes alors que la batterie a une dimension de 170 x 48 x 90 millimètres pour un poids de 550 grammes (McLaughlin et coll., 2001). L'aspect miniature de l'appareil réduit la gêne qui pourrait être engendrée par du matériel lourd et encombrant ce qui permet de ne pas nuire à la performance des participants lors d'une course (harnais très près du corps, aucun balancement, lorsque bien ajusté).
La validité et fidélité de l'analyseur métabolique portable (K4b2) a été vérifiée à
maintes reprises par plusieurs auteurs (McLaughlin et coll., 2001; Brian et coll 2001;
Duffield et coll, 2004). De plus, Yunsuk Koh et Jung (2007), indique que le K4b2 permet d'obtenir une mesure précise du V02 quelle que soit l'intensité de l'exercice.
Le temps de réponse des analyseurs d'02 et de C02 (<150 ms avec un écart de 7-24%
02 et de 0-8% C02 à une précision de ±0.02% et de ±0.0 1%, respectivement) est suffisamment rapide afin de permettre une mesure de la consommation d'oxygène respiration par respiration (Manuel d'utilisateur, Cosmed, It). Le débit ventilatoire (VE) est mesuré à l'aide d'une turbine numérique (200 Hz) bidirectionnelle de diamètre de 28 mm (écart de 0,03-20 Usee à une précision ±2%) permettant durant l'effort physique un écart de mesure de 0-300 Llmin (Manuel d'utilisateur, Cosmed,
It).
Hervee Assadi (20 12), a indiqué que la calibration de l'appareil s'effectue en 4 étapes qui doivent se dérouler dans l'ordre suivant :
1- La calibration de la turbine qui mesure le volume d'air expiré à la bouche (VE, Llmin) s'effectue à l'aide d'une seringue ayant un volume de 3 litres (SensorMedics Corp., Y orba Linda, CA).
2- Une calibration des gaz a été effectuée à l'aide d'une bouteille de gaz étalon ( 15% d'02 et 5% de C02) pour calibrer les analyseurs d'02 et de C02.
L__
Cette calibration fut effectuée avant les épreuves de course pour chaque
participant en suivant les directives indiquées par le fabricant.
3- Une calibration du délai a été effectuée afin de calibrer le temps que
met le flux d'air pour atteindre les analyseurs d'02 et de co2 en parcourant le
trajet qui relie les analyseurs au masque par l'intermédiaire du tube
d'échantillonnage (Permapure, Cosmed, It).
4- Une calibration de l'analyseur métabolique utilisant l'air ambiant. a été
réalisée au départ de chaque test.
Suite à la collecte de données, le V02 pour chacun des schémas de course a été
calculé en mesurant l'aire sous la courbe à partir du début du premier sprint (sprint 1)
jusqu'à la fin du dernier sprint (sprint 4). Le V02 durant la récupération n'a pas été
mesuré, car les participants retiraient le masque immédiatement à la fin du 4e sprint.
Le calcul de la consommation d'oxygène est illustré à la figure 3.5. La surface
délimitée par le tracé de la courbe et entre les deux lignes verticales a été utilisée pour
le calcul.
De plus, un calcul de rendement physiologique de course représentant la quantité d'oxygène consommée par rapport à la vitesse de course a été obtenue en divisant la
V02 relative au poids par la vitesse moyenne de course pour effectuer les quatre
sprints. Le calcul du rendement physiologique est un indicateur de l'efficacité à courir
à une vitesse quelconque pour une quantité d'oxygène consommée exprimée avec les
35 30 25 2
~
20 ~ .§_ 15 -~N 10 5 SCHÉMA LINÉAIRE Temps (s) 25 20 15 10 5 SCHÉMA QUADRA 0 20 ~ 00 00 1001201~~100 Temps (s) 35 SCHÉMAM 30 25 20 10 5 Temps (s)Figure 3.5 : Tracé type de la consommation d'oxygène (V02) enregistré durant des sprints répétés. Les tracés représentent la V02 mesurée durant la répétition des 4 sprints pour les différents schémas de course (linéaire, Quadra et M, respectivement). Les traits pointillés verticaux délimitent l'aire sous la courbe utilisée pour le calcul de la vo2.
8 ÜUANTIFICATION ET ANALYSE:
Les résultats sont présentés comme moyenne et écart type. Une analyse de la variance à mesures répétées a été effectuée afin d'identifier les différences significatives entre
les trois conditions expérimentales (sprints droits, sprints carrés, sprints M). Si une différence significative était soulevée, le test de Tukey était utilisé pour identifier les paires significativement différentes. Un p<0,05 a été retenu pour identifier les différences significatives.