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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Chapitre 6

Limites et continuité de fonctions

Les fonctions seront toutes définies sur un intervalle I. Nous noterons F (I, R) ou RI,

l’ensemble des fonctions de I dans R. Il possède les deux structures suivantes : • (F (I, R), +, .) est un R−espace vectoriel ;

• (F (I, R), +, ×) est un anneau.

Si f : I → R, on appelle courbe représentative de f l’ensemble des points d’un plan euclidien orienté muni d’un repère orthonormé direct (O,~i,~j) défini par

(Cf) =

n

x, f (x), xparcourt Io

Commençons par introduire une notion qui nous simplifiera beaucoup les énoncés qui suivront.

Définition .1 (Voisinages)

Soit a ∈ R. Un ensemble Ω ⊂ R est un voisinage de a lorsque : • si a ∈ R, il existe ε > 0 tel que ]a − , a + [⊂ Ω,

• si a = +∞, il existe M ∈ R tel que ]M, +∞[⊂ Ω, • si a = −∞, il existe M ∈ R tel que ] − ∞, M[⊂ Ω.

On dit d’un prédicatP(x) portant sur un réel x qui appartient lui à un ensemble I ⊂ R, qu’il est vrai au voisinage de a lorsqu’il existe un voisinageV (a) de a sur lequel il l’est, i.e

∃ un voisinageV de a tel que ∀x ∈ I ∩ V , P(x) est vrai.

Exemples : f : I → R est majorée par π sur un voisinage de +∞signifie : ∃M ∈ R, ∀x ∈ I, Si x > M, alors f(x) 6 π.

Définition .2 (I)

Soit I un intervalle de R. Nous noterons I la partie de R constituée de tous les éléments de I et les bornes, éventuellement infinies, de I.

(2)

I

Définitions de Base

On rappelle que

• f : I → C est la fonction nulle ssi ∀x ∈ [a, b], f(x) = 0.

• Deux fonctions f et g définies sur I sont égales ssi pour tout x dans I, f (x) = g(x). • Soit f : I → K et Ω ⊂ I. On appelle restriction de f à Ω et on note f|Ω la fonction

x ∈ Ω 7→ f (x) ∈ K.

I.1

Relations d’ordre

Définition I.1 Soient f, g ∈ RI. On note : > |f | la fonction  x ∈ I 7→ |f (x)|  . > sup(f, g) la fonction  x ∈ I 7→ max{f (x), g(x)}  . > supIf :=   

sup{f (x), x ∈ I}si cet ensemble est majoré,

+∞sinon. .

> infIf :=

  

inf{f (x), x ∈ I}si cet ensemble est minoré,

−∞ sinon. .

Définition I.2 On dit que f est

> majorée si {f (x), x ∈ I} est un ensemble majoré, i.e si supIf < +∞. > minorée si {f (x), x ∈ I} est un ensemble minoré, i.e si infIf > −∞.

> bornée lorsqu’elle est majorée et minorée, i.e lorsque |f | est majorée. Enfin si m ∈ R, – le prédicat  ∀x ∈ I, f (x) 6 m  se notera f 6 m, – et le prédicat  ∀x ∈ I, f (x) 6 g(x)  se notera f 6 g.

I.2

Les lois

Rappelons les définitions des composées de fonction à l’aide des lois sur C : Soient f, g : I → K. On définit :

• la somme de f et g :

(f + g) : x ∈ I 7→ f (x) + g(x) ∈ K. • le produit de f et g :

(f × g) : x ∈ I 7→ f (x) × g(x) ∈ K. • l’inverse de f , si f ne s’annule pas :

1

f : x ∈ I 7→

1

f (x) ∈ K.

(3)

Définition I.3

Soient I, J ⊂ R. Soient deux fonctions f : I → R et g : J → K. Si f(I) ⊂ J, on définit la composée de f et g comme la fonction

g ◦ f I −→ K x 7−→ gf (x)

.

A toutes fins utiles, on se souviendra que cette loi n’est pas commutuative, i.e que bien souvent, f ◦ g 6= g ◦ f .

I.3

Monotonie

Définition I.4

Soit f : I → R. f est dite

> croissante lorsque ∀x, y ∈ I, (x < y) =⇒ f (x) 6 f(y). > décroissante lorsque ∀x, y ∈ I, (x < y) =⇒ f (x) > f(y). > monotone lorsqu’elle est croissante ou décroissante.

> strictement croissante lorsque ∀x, y ∈ I, (x < y) =⇒ f (x) < f (y). > strictement décroissante lorsque ∀x, y ∈ I, (x < y) =⇒ f (x) > f (y).

> strictement monotone lorsqu’elle est strictement croissante ou strictement dé-croissante.

Remarque :

B Si f et g sont définies sur I à valeurs réelles et toute deux croissantes, alors leur somme est croissante, et il suffit que l’une d’entre elles le soit strictement pour que f + g le soit strictement aussi.

B Si f, g : I → R sont positives et croissantes, alors f × g est croissante.

B Soit f ∈ RI et g ∈ RJ où g(J) ⊂ I (condition nécessaire et suffisante pour que f ◦ g existe), alors f ◦ g est

croissante si f et g sont toutes les deux décroissantes ou toutes les deux croissantes, et f ◦ g est décroissante si l’une d’entre elles est croissante et l’autre décroissante.

Proposition I.5

Une fonction strictement monotone est injective.

Démonstration : Quite à considérer −f , nous pouvons supposer que f est strictement

crois-sante. Soient f : I → R et x, y ∈ I deux réels distincts. Si x < y, alors f(x) < f(y) et donc f (x) 6= f (y). Puisque x et y sont deux variables muettes qui jouent un rôle symétrique dans l’énoncé, nous avons en fait traité tous les cas.

I.4

Parité et pérodicité

Un ensemble Ω ⊂ R est dit symétrique lorsque ∀x ∈ Ω, −x ∈ Ω. Définition I.6

Soit I un intervalle symétrique. Une fonction f : I → C est dite paire si ∀x ∈ I, f(x) =

f (−x)etimpaire si ∀x ∈ I, f (−x) = −f (x). Définition I.7

(4)

Une fonction est dite périodique s’il existe T ∈ Rtel que f est T −périodique.

Remarque :

B Toute fonction impaire s’annule en x = 0.

B Toute fonction de R dans C est la somme d’une fonction paire et d’une fonction impaire : ∀x ∈ I, f (x) = f (x) + f (−x)

2 +

f (x) − f (−x)

2 ♥

On remarque en effet que x 7→ f (x)+f (−x)2 est paire alors que x 7→ f (x)−f (−x)2 est impaire.

On les appelle respectivement composantes paires et impaires de f . Tiens, quelles sont-elles pour f : x ∈ R 7→ exp(ix) ∈ C ?

B x 7→ x − E(x) est 1−périodique, et x 7→ cos (ωx) est ω −périodique. B Si T est une période de f , alors nT en est aussi une pour tout n ∈ Z.

B Il existe des fonctions non constantes qui admettent pour période tout T ∈ Q (cf TD). B Une somme de deux fonctions périodiques n’est pas forcément périodique (cf TD).

I.5

Fonctions Lipschitziennes

Soit f : I → R et x 6= y ∈ I.

On appelletaux d’accroissement de f entre x et y le réel Tx(y) =

f (y) − f (x) y − x .

Remarque :

– Le taux d’accroissement est symétrique, i.e Tx(y) = Ty(x).

– Géométriquement, c’est la pente du segment qui relie les deux points de (Cf)d’abscisses x et y.

– Ainsi, on peut lire certaines informations essentielles sur f en regardant l’ensemble de ses taux d’accroisse-ment Ω = f (y) − f (x) y − x , où x, y ∈ I, x 6= y  .Par exemple, 1. f est injective ⇔ 0 /∈ Ω, 2. f est croissante ⇔ Ω ⊂ [0, +∞[.

3. f est strictement décroissante ⇔ Ω ⊂] − ∞, 0[.

Voici une première classe de fonctions qui présentent des régularités ( ce qui signife que ces fonctions ne varient pas trop vite) : celles dont les taux d’accroissements sont bornés. Définition I.8

Soit k > 0. Soit f ∈F (I, R). f est dite k−Lipschitzienne lorsque ∀x, y ∈ I, f (x) − f (y) 6 k x − y .

(5)

Exemples :

1. La fonction sin est 1−Lipschitzienne sur R.

Démonstration : Pour tous x, y ∈ R,

| sin x − sin y| = 2 cosx + y 2 sin x − y 2 6 2 sinx − y 2

pour une raison que je ne vous ferai pas l’affront de rappeler. Utilisons l’inégalité, que je vous incite à prouver ∀a ∈ R, | sin a| 6 |a| : | sin x − sin y| 6 2 x − y 2 = |x − y| .

2. La fonction g : x ∈ R+ 7→ x2 n’est pas Lipschitzienne. En revanche, sa restriction à [0, 1] est

2−Lipschitzienne. Démonstration : ∀x 6= 0, T0(x) = g(x) − g(0) x − 0

= |x|qui n’est pas majorée sur R.

3. La fonction h : x ∈ [0, 1] 7→xn’est pas Lipschitzienne.

Démonstration : ∀x ∈]0, 1], T0(x) = h(x) − h(0) x − 0 = √1

x qui n’est pas majorée sur ]0, 1].

II

Limites et Continuité

II.1

Définitions de limites

Elles ont été formalisées par Bolzano(1817) et Weierstrass(1874) Définition II.1 (limites finies)

Soit f : I → K. Soit a ∈ I, et b ∈ R.

• Si a ∈ R, on dira que f(x) −−→x→a blorsque

∀ε > 0, ∃α > 0, ∀x ∈ I,|x − a| < α ⇒ |f (x) − b| < ε • On dira que f (x) −−−−→ x→+∞ b lorsque ∀ε > 0, ∃M ∈ R, ∀x ∈ I,x > M ⇒ |f (x) − b| < ε. • On dira que f (x) −−−−→ x→−∞ b lorsque ∀ε > 0, ∃M ∈ R, ∀x ∈ I,x 6 M ⇒ |f (x) − b| < ε.

Définition II.2 (Limite +∞) Soit f : I → R. Soit a ∈ I.

• Si a ∈ R, on dira que f(x) −−→x→a +∞lorsque

(6)

• On dira que f (x) −−−−→ x→+∞ +∞lorsque ∀A ∈ R, ∃M ∈ R, ∀x ∈ I,x > M ⇒ f (x) > A. • On dira que f (x) −−−−→ x→−∞ +∞lorsque ∀A ∈ R, ∃M ∈ R, ∀x ∈ I,x 6 M ⇒ f (x) > A.

Définition II.3 (Limite −∞) Soit f : I → R. Soit a ∈ I.

• Si a ∈ R, on dira que f(x) −−→x→a −∞ lorsque

∀A ∈ R, ∃α > 0, ∀x ∈ I,|x − a| < α ⇒ f (x) 6 A • On dira que f (x) −−−−→ x→+∞ −∞ lorsque ∀A ∈ R, ∃M ∈ R, ∀x ∈ I,x > M ⇒ f (x) 6 A. • On dira que f (x) −−−−→ x→−∞ −∞ lorsque ∀A ∈ R, ∃M ∈ R, ∀x ∈ I,x 6 M ⇒ f (x) 6 A.

Ce qui ne fait pas moins de 9 définitions de limites, que l’on peut condenser en une seule :

Définition II.4

Soit f : I → R, a ∈ I et b ∈ R. On dira que f(x) −−→x→a b lorsque pour tout voisinage B de

b, il existe une voisinage A de a tel que ∀x ∈ I,x ∈ A =⇒ f (x) ∈ B. Proposition II.5 (Unicité de la limite)

Soit f : I → K. Soit a ∈ I, et b, c ∈ R. Si f (x) −−→

x→a bet f (x) −−→x→a c, alors b = c.

Ce qui nous permet à nouveau de parler de LA limite de f en a, dés lors que nous avons prouvé son existence, et de noter indifféremment

f (x) −−→

x→a b ⇐⇒ f −a b ⇐⇒ limx→af (x) = b ⇐⇒ lima f = b

II.2

Limites et continuité à droite et à gauche

Définition II.6 (Limites à gauche et à droite) Soit f : I → K, a ∈ I et ` ∈ ¯R. On dira que

• On dira que f (x) −−−→

(7)

restriction à droite f|I∩]a,+∞[ admet ` pour limite en a. Nous noterons alors lima+f cette limite.

• On dira que f (x) −−−→

x→a`, ou que f admet ` pour limite à gauche de a lorsque sa restriction à gauche f|I∩]−∞,a[admet ` pour limite en a. Nous noterons alors limaf cette limite.

Evidemment, si f admet une limite en a, elle admet une limite à gauche et une limite à droite ( si ceci a un sens), et ces trois limites coincident.

II.3

Continuité

Remarque : Soit a ∈ I et f : I → K. Remarquons que si f admet une limite b en a, alors cette limite est finie et vaut f (a). En effet, pour tout ε > 0, ∃α > 0, ∀x ∈ I, |x − a| 6 α ⇒ |f(x) − b| 6 ε. Mais x = a vérifie les deux propriétés x ∈ I et |x − a| 6 α. Donc |f(a) − b| 6 ε et ce pour tout ε > 0. Ainsi, b = f(a).

Définition II.7 (Continuité en un point)

Soit f : I → K et a ∈ I. On dit que f est continue en a (que l’on note C0) lorsqu’elle admet une limite finie en a.

Cette définition s’écrit à l’aide des limites à gauche et à droite ainsi :

f estC0 en a ⇐⇒ lim

a+ f et limaf existent et sont égales à f (a). Définition II.8 (Continuité à gauche et à droite)

Soit f : I → K et a ∈ I.

• On dit que f estcontinue à droite de a lorsque f|I∩[a,+∞[ est continue en a. • On dit que f estcontinue à gauche de a lorsque f|I∩]−∞,a] est continue en a.

f est continue en a ssi elle est continue à droite et à gauche de a.

II.4

Caractérisation séquentielle des limites

Il faut comprendre le théorème suivant comme l’analogue fonctionnel du théorème qui affirme qu’une suite tend vers une limite ` ∈ R ssi toutes ses suites extraites tendent vers `. Théorème II.9 Soit f : I → R, a ∈ I et ` ∈ ¯R. Alors, f (x) −−→ x→a ` ⇐⇒ ∀(un)n∈N∈ I N,lim u n= a ⇒ lim f (un) = b  .

En particulier, il nous permettra de prouver qu’une fonction n’admet pas delimite en a. Par exemple, la fonction sin n’admet pas de limite en +∞ car les deux suites (un)n∈N =

(nπ)n∈N et (vn)n∈N= (2nπ + π

2)n∈N tendent vers +∞ mais leurs suites images



f (nπ)n∈N



et



f (2nπ + π/2)n∈Nconvergent vers deux limites distinctes.

Nous en déduisons une caractérisation séquentielle de la continuité : Proposition II.10

(8)

1. Si (un)n∈N est une suite d’éléments de I qui converge vers cinI, et si f est continue

en c, alors f (un) −−−−→ n→+∞ c.

2. Si f est une fonction continue sur I, alors pour toute suite convergente (un)n∈N

d’éléments de I dont la limite est dans c, on a lim

n→+∞f (un) = f



lim

n→+∞un



III

Régles de calcul

f, g, ...sont des fonctions définies sur un même intervalle I de R. Dans tout ce qui suit, asera un élément de ¯R appartenant à I ou bien une de ses bornes.

III.1

Comparaisons

Proposition III.1

Soit ` ∈ ¯R. On suppose f (x) −−→

x→a `.

1. Pour tout m < `, il existe un voisinage de a sur lequel f > m. 2. Pour tout M > `, il existe un voisinage de a sur lequel f 6 M. Corollaire III.2

Si f possède une limite finie en a, alors f est bornée au voisinage de a.

Théorème III.3 (Passage à la limite des inégalités larges)

Soient f et g deux fonctions qui admettent en a des limites respectives ` et m dans ¯

R. Si f 6 g au voisinage de a, alors ` 6 m. Théorème III.4 (dit d’encadrement)

Soient f, g, h : I → R et ` ∈ R. Si    f (x) −−→ x→a ` h(x) −−→ x→a `

et f 6 g 6 h au voisinage de a, alors g(x) −−→x→a `.

Proposition III.5

1. Soient f, g telles que f (x) −−→

x→a +∞et f 6 g au voisinage de a. Alors g(x) −−→x→a

+∞.

2. Soient f, g telles que f (x) −−→

x→a −∞ et f > g au voisinage de a. Alors g(x) −−→x→a

−∞.

III.2

Opérations

(9)

1. Soient m, ` ∈ R. Si    f (x) −−→ x→a ` h(x) −−→ x→a m alors f (x) + g(x) −−→ x→a ` + m. 2. Si (

f (x)est minorée au voisinage de a

h(x) −−→ x→a +∞

alors f (x) + g(x) −−→

x→a +∞.

Proposition III.7 (Limite d’un produit) 1. Si f (x) −−→

x→a 0et si g est bornée au voisinage de a, alors f (x)g(x) −−→x→a 0.

2. Soient `, m ∈ R. Si    f (x) −−→ x→a ` h(x) −−→ x→a m , alors f (x)g(x) −−→ x→a `m. 3. Si f (x) −−→

x→a +∞et si g est minorée au voisinage de a par une constante strictement

positive, alors f (x)g(x) −−→

x→a +∞.

Proposition III.8 (Limite d’une inverse) 1. Si f (x) −−→ x→a `, où ` ∈ R, alors 1 f (x) −−→x→a 1 `. 2. Si f (x) −−→ x→a ±∞, alors 1 f (x) −−→x→a 0. 3. Si f (x) −−→

x→a 0et si f > 0 au voisinage de a, alors

1

f (x) −−→x→a +∞. Proposition III.9 (Opérations et continuité)

Soient f, g : I → K deux fonctions continues en a. Alors les fonctions f + g, λf, (pour tout λ ∈ K), fg et si g(a) 6= 0, 1

g, f

g le sont aussi.

III.3

Composition

Dans ce paragraphe, J désigne un autre intervalle non trivial de R. Théorème III.10 (Composition des limites)

Soient f ∈ F (I, R) et g ∈ F (J, R). On suppose que f(I) ⊂ J, de sorte que la composition g ◦ f ait un sens.

Soient a ∈ ¯I, b ∈ ¯J et ` ∈ ¯R. Si    f (x) −−→ x→a b g(x) −−→ x→b ` alors g ◦ f (x) −−→ x→a `. Corollaire III.11 (Continuité d’un composée)

On reprend les hypothèses et les notations du théorème III.10, et on suppose que a ∈ I. Alors si f est continue en a et si g est continue en f (a), alors g ◦ f est continue en a. Ces théorèmes permettent d’obtenir la continuité de larges classes de fonctions sans trop d’efforts. Donnons quelques exemples :

(10)

Exemples :

1. Tous les polynomes sont des fonctions continues sur R.

2. Toute fraction rationnelle est continue en tout x0réel qui n’annule pas son dénominateur.

IV

La continuité d’un point de vue global

IV.1

Image continue d’un intervalle

IV.2

Image continue d’un segment

V

Fonctions monotones

VI

Florilège

VI.1

Prolongement par continuité

VI.2

Fonctions à valeurs complexes

Références

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