l'AVENIR
, \L,-j )ULG:-~,R
l S,L\.T l
û~lPrésentation: :-licole :\ICHE
Laboratoire de l'OPE Université Paris VII
~98.
L'accès au savoir, va vraisemblable~ent, 3U cours des prochalnes cécennies, prenare un visage ou plutôt de multiples visages trés nouveaux dont beaucoup sont encore imprévisibles.
La ~ise en place des services de la TELE~ffiTIQUE, le développement des réseaux TRANS?AC, TRANSPLEX, CADUCEE ... , le lancement prochain de TELECO~1 l, notre oremier satellite de communications, vont permettre peu à peu une transmission aisée et rapide d'échanges de l'INFORMATION aux quatre coins du pays ... et de la plùnéte.
L'opti on "accès aléatoire" proposèe sur les PROJECTEURS de vues, les ~AGNETOPHONESet les f1AGNETOSCOPES offre de nouvelles possibilités
à l'uti lisation de l'ordinateur -Et l'apparition, sur le marché du VIDEODISQUE, qui permet un impressionnant stockage de quelques 50 000 images adressables une par une, fixe ou à vitesse variable, sonore ou non ... va décupler l'intérêt des BANQUES DE
DONNEES-L'accés à toutes ces [NFORMAT[ONS sera donné à TOUS. [1 suffira de décrocher le téléphone et de composer le numéro d'appel pour obtenir sur son écran de télévision le menu à choisir. Ceci est à la portée de l'enfant dés qu'il a aban-donné ses couches, des dessins pouvant remplacer le texte écrit. -Et n'oublions pas qu'en 1990, chaque foyer français disposera de liçnes.
Des nouvelles FOR~ES de transmission du savoir à grande échelle vont surgir. Actuellement la vulgarisation est étudiée par rapport à CELU! qui veut TRANSMETTRE un message (Savant, journaliste, enseignant ... ).
Mais toutes les nouvelles possibilités décrites et celles à venir permettent une [NTERACTIVITE entre la personne qui pianote sur le terminal de son annuaire élec-tronique et le SERVICE qu'il demande. [1 est donc plus fructueux de se tourrer vers l'autre bout de la chaine, vers l'ETUDIANT qui RECOlT l'li~FORMATION.
Les quelques exemples proposés ici, représentent une forme trés fruste, faciie
à mettre en place, des échanges d'informations, écnanges qui peuvent réclamer" une plus ou moins grande ACTIVITE de la part de l'étudiant.
1 - EXEMPLES A FA[BLE ,IVEAU D'[~TERACTIV[TE
Les 3 exemples proposés ici illustrent des types d'appl icatiens aisées
à ,"eêtre en alace et réclament peu de moyens informatiques.
L l Ir,FOR/IATION BRUTE
Un a~pel,et ]' information est disponibie.
'1ULGARI SER :'1etrY''J
N FOR MAT ION /L~ ~cr'tée .:e ";C:-lS
BRU T0:
l
'~---''''''----L-4'1
Kapidement, sans déplacement, sans détérloratior: je dictionnaire, l'~tudia~t :'eçait e document souhaité ~ui doit susciter son activlté .
.. Le Laboratoire de l'O.Y.O:. (Université ~ARIS Il;; 3 rêalisé les ;'HEqF~CES Jermet-tant de connecter des 3Pparei 1s aléatoires à des SYSTE:"IES [NFOR~iATIOL:E.
L' intèrêt de recevoir ~r grand nombre d'informations sur un sujet canné est évicent '!'ê~e dans un cas 1ussi simplet j'1ocarence Gue celui oui suit
.'UL'~,\RlSEi(
,
"
" FJ R~ AT: 0 ~Petit Flammarion 1931
/ULGARI SEr<
'/ULGARISER
.~2'~ci~-:: ':::J3e23i~::ê! An2..7CnY'..czi.ssQn.ce ...1:t ;r-::.''.L1 7'.A.C:"':"C ;
_:':;'~Y'g ~onr;Qître, ;;l'lQpagel~.
Petit Larousse 193J ~é?cndre ~~d ~~nr~iss~r~es2n :es ~e~tùn~ ~ ~~ ;or~éeiu JPQnd ?u0~~~ .::rendre _:;'U ..~::rire ?aratz;;l~e ;;uZga":re.
Petit ~obert 197J
Mais remarquons que si 1'étudiant analyse les différents contenus, êtablit des comparaisons, élabore des synthèses, toutes ces ~ctivités sont déclenchées unique~ent par ses possibil ités intellectuelles personnelles.
1.3. INFORHô,TION '/ULGARISEE
Les informations ont étè traitées par des spécialistes de la vulgarisation qui ont essayé d'obtenir un document amélioré destiné à favoriser l'accession à la connaissance.
1~ FOR MAT ION
v
U L G ARIS E E\/ULG,~RISER Tou~e 2c~~vi&é ~'explication et de di;fusion
ies connaissances~de Ga
~uï~ure e~ de Za pensée scientifique-~echniqueJsous ieux ~Gnditions,
30US deux ~éserves : la première est que ces 2=pZicQ~iQns ~~ cette diffusion de :a pensée 3cien~ifique2t ~ech~ique 30i~nt f~~tes ~n dehors de l'enseignement ot:~icieZ ou des enseiqnementB équi~a!ents...
Une seconde ... une de~:ème rése~Je~ C'2S~ ~ue ~es 2xplica~icns exrr~ scolaires n'2ient pas pour jut ie ;O~8~ àes 3p~cialistes...
F. Le LlüNNAIS 1958
ICl meme, 1 etudlant est lalsse seul pour tralter le document qUl devralt susclter
son activité. r~ais il est possible de s'engager dans une NOUVELLE DIRECTION et de ~asser à des informations qui orennent en charge au moins en partie la SUITE de la transmission.
2 - EXErlPLES D'INTERACTIVITE DE NIVEAU PLUS ELEVE
Deux types seront présentés brièvement ici. 2.1. 1NFORr'ATI ON ô, TRAITEMErlT INCORPORE
A la réception de l'information, l'étudiant peut demander un traitement de celle-ci. Il Jourra ainsi recevoir des questions dont il cherchera les réponses ~ui seront analysées.
200.
1 ~ F 0 ~ ~ ~ T ION T~ AIT E~ E N T 1~ C0 ~ P 0 R E
1
Choisissez dans les synonymes ci-dessous, les verbes qui mettent en 1J~1ièl'e la part du PEUPLE dans la propagation d'une connaissance.
':/1 :!::.s ie :;;esoir:.~ ;Jour ~crzr'.a-ttre ~.'.]Y'itT:ne :::"'~n verbe, :ape~ 2~~~CLOG:Eet
:2
~uméro iu ~erbe.:ûrir:H"':nic;i..Jer ::iffuser ::::i..ssérni~er .:ivulger cool...!lariser pr'Joager 3 renore public :-éçenc:-e ~Ci ser::er -: 1 tamoouriner-'1:::
\j-.llgaris8:::-2
Dans la liste ci-dessus, quels sont les verbes qui relèvent de la nuance"VULGAIRE" parfois attachée à la vulgarisationDes mots de sens contraire de '/ULGARISER COr.1me
montrent que 1e PEUPLE' peut être tenu à l écart. Mais de ouoi serait-il êcarté ?
3
1 Dorner lir71iter faire silence :-8s1::::-ei nore g3rCer secret 1 'Sôirg4
5
Jans la phrase suivante, remplacer par des synonymes les deux emplois du verbe VULGARISER.
En ae ~lgarisan~, la ~ilévisiona :a~gement vulgcri3é les
~onr4issancessur :a vie ies animaux.
!",es ~ivres se veuZent .L-jUM4TVS. Ils ne sont pas :.lne 3ii':rple ".-'uZ-Ja:Pisa-cicn
Je conncissarEes, ni ~u con~raire~ ~ne ~ompiZation s~uante.
~~ordas êncyclopécisl.
;u[ture 2t Juîgari3a~ion30n& Za doubZe Jocation d'AZpha-g~~~C~ODédie;
tous Zes t~~~es Jn~ été 6laDo~és 3ans perire ie ~ue ~es 2 ~é?ec~i:s.
lAi~na Encyc~oDéoi=}.
3 On rescreindra àonc :a signification iu mot J~Zgari3aticnce :~çcn i =~ ~éser~er rux 2ctivités qui s'adressen~ i'e~bZée 2U pubZic ~e ~:us ~~ste ?ossibl.e.
(P. Soqueolo : le Qar:age j~ savoi~J. Quels textes montrent le souci
A des ho~mes pour ~ui le vulgarisateur travaille,
3 de transmettre un véritable savoir.
Les idées de traitement proposées page 3 qui peuvent présenter de
l 'intérèt, même pour des adultes cultivés, ne poursuivent aucun but d'ENSE!GNE~ENT. Le traitement offert ne tient aucun compte de votre âçe, de votre niveau, de vas difficultês personnelles. ~'ais le fait de pouvoir envoyer ses réponses, pour rece-voir un commentaire de correction, suscite une activité plus réelle Gue celle ae parcourir, comme vous l'avez probablement fait, d'un oeil (peut-être) néj1igeant les questions posées. Jne meilleure assi~ilationdu contenu s'effectue. Sans r3f-finer
a
l'extrême des niveaux tenant compte du dé 0loppement intellectuel génétique pourrait être mis en place.moins ,:e :: :3ns
~esherubranch~ents oourraient spéc~aliserles travaux selon Jifférentes approches
~jous aCCrdJ~S ici le domaine rie l 'E.,;.O. (E~sei~nenentAssisté par 'Ordinateur). Jes objectifs précis, CONT~CLABLESaccomoagnent les informations. Un SUIVI ?EJAGOGIQUE ~ermet à l'étudiant de recevoir des travaux ada~tés iUX réponses données, à son cheminement. Un Jas à pas Jeut être ~is en Jlace, si ~ne difficulté se orésente ; une grande variété de situations ~ermet d'opérer des synthèses; des simulations ~ermettent un entra'nement, une étude de facteurs, ou une recherche ce lodèle sur des phénomènes très divers ...
L'ETUDIANT doit ATTEINDRE le BUT FIXE.
Il est l'~POSSIBLE de présenter ici, même un court extrait d'une sèquence. Ce serait caricaturer l'E.A.O.
1 :j F0 R f·1 A T I :J N 0 , EN S E1 GN E
"
:'1 ENT EP<. 0OBJECTIF 1 : .~édiger cm -:;ex~e de quar;re "~t971es ;Jour ;)uZqariser un :]cnceDt
3c~en--r::if'ic;:ue i:)nné iesr;iné
-
:::c:..,t;: :Ldu~te sachant ~iY'e ~r: 2crire. Sur ~oo personnes tesr;ée3~ 30 "; :lU moins âe:Jrorrt pO:ivoir 1;rcrnspcseY'·~or>rectement uot;r>e !exte en 3Cn2i7'Kl.
~XE;~PLES JE QUESTIONS D'UNE SEQUENCE D' ENSE I GNG1ENT
~err8 fusée .: ~tt:--action
1
·:'-:.Jne'lice 2 :osmonaL"t8force gravitaticn :'::s:JaceEn utilisant à votre gré 1e vocabulaire inscri t sur l' êcra n, écrivez un exemple d'une phrase mettant en évidence le phénomène d'APESANTEUR.
""'~~
r, .. ,
=
tï/,,,/ ;:.-1..- ~_... '.
2
1··
""
En 1 phrase de moins de 15 mots, expl ifluez,'...
~ en utili sant 1e schèma le phènomêne-
..---~-JOUR du SOLSTICE d'ETE.
3
Complétez la phrase (r.1oins de 10 mots)En ~tQr: d' :xpesanteur, :.m cosmonaute :1.git eo=e 3i
...
.
3. NOUVEAU RüLE DES ENSEIGNANTS
Toutes ces activités de vulgarisation, et en particulier de vulgarisation-jialoguée vont demander des activités nouvelles à un grand nombre d'enseignants. Du côté du savoir, le maître devra faire face à des tâches beaucoup ~lus innovatrices. Il aur3 à se documenter constamment, à crèer de nouvelles aoproches. Seul ou en équipe, il réalisera des travaux qui s'adresseront à de larges auditoires justifiant "investi ssement temps. De l'autre côté, dêcnargé au moins d'une partie de ses tâches habituelles de répétition, il pourra se consacrer son rôle d'animateur, pourra susciter l'action, guider, aider et même soutenir les étudiants en difficulté.
202.
Une difficul té ~u'il ne faudrait pas nier au début c'est le SRAND FOSSE qui existe entre la 'IUL3;\RISATION et l'ENSEIGiiE!'Ecn. L'abime réside 'Jans "Ia:éfi-nition des objectifs poursuivis. L'enseignenent poursuit des buts qui sont décrits en terne de comportement observable. Le SAVOIR acquis (connaissance, néthodo]oçie, prise de décision, analyse ... ) doit être un SAVOI~ JPERATIONNEL. A défaut d'une conscience claire de la distinction, les ~imites entre les 2 catégories d'acouisition d'un savoir resteront TOUJOURS FLOUES et passeront continuellement d'une forme
a
l'autre par des glissements insensibles et les activités de traitement et d'ensei-gnement s'entremêleront conduisant l'étudiant à des échecs immérités et le rr.aîtreà un sentiment d'impuissance. Une part H1PORTANTE de l'enseignement peut
inté~rer de la vulgarisation, mais ceci doit être clairement défini, et le maître ne doit pas attendre que ce qui a été seulement TRAITE ouisse être contrôlé co~roe SI il avait été ENSEIGNE.
4. CONCLUSION
Le nouvel enseignant se trouvera bientôt devant beaucoup d'autres oossibilités de la télé~atique, que celles esquissées ici. La VULGARISATION échap-pera probablement à l'école, mais les r:laitres deviendront les vulgarisateurs et
les responsables de l'assimilation des informations par des traitements fins. Les connaissances seront mises à la disposition de tous, mais la technique en offrant la possibilité d'une réelle appropriation viendra contribuer à la véritable démocratisation du savoir.