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ARTheque - STEF - ENS Cachan | Éducation technologique de base dans l'enseignement général

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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ATELIER : EDUCATION TECHNOLOGIQUE DE BASE

DANS L'ENSEIGNEMENT GENERAL

S. Rambour

Ecole Normale d'Instituteurs Antony

MOTS CLEFS

RESUME

INITIATION TECHNOLOGIQUE - CHAMP DISCIPLINAIRE -RELATION A L'OBJET - PRATIQUE SOCIALE DE REFERENCE -FORMATION .

Une information (exposé et documents) et un échange constant cntre les participants permet de saisir la problématique de la mise en oeuvre d'un tel enseignement et la nécessité de définir clairement le champ discipli-naIre •

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La présentation d2S participants de l'atelier permet de voir une forte présence française d'enseignants de différents secteurs

(supé:ieur • école normale, LEP. collège .. ,) . Une personne belge

désire s1informer sur la situation française car il n'y a rien de

semblable en Belgique . Ezio Roletto explique que la situation est désastreuse en Italie car la réforme des programmes n'a pas été suivie d'une formation des enseignants.

- SITUATION ACTUELLE DE L'ENSEIGNEMENT TECHNOLOGIQUE DE BASE Pour répondre à la demande des participants d'une meilleure information sur l'enseignement technologique de base en France J.L Martinand fait Ip point sur la questlon .

Il Y a deux approches possible pour mettre en place cet enseignement: - On prend les sciences physiques et on en fait une application. - On vise une formation technologique générale et à côté on m2t

les sciences .

Ch"que approche possède ses risques (déviation vers un enseignement théoriqueou repliement sur un apprentissage d'ordre technique)

Pour le collège , le gouvernement a choisi la deuxième approche avec la volonté de développer la part des techniques contempor~ines. La COPRET ( Commission Permanente de Réflexion Pour l'Enseignement de la Technologie) a eu pour mission de faire des propositions Elle a développé une vision qui marie une technologie professionnelle et une technologie d'anthropologue. Un des points importants est celui de la démarche de projet : on priviligie la réalisation en faisant fabriquer les élèves selon un projet technique .

Si les ambitions sont grandes. il y a eu une limitation des

choix vers certains domaines sur lesquels on veut slaxer dans les

dernières années du collège .

A'Jssi tout le champ possible d'une éducation technologique de base

n'est-il pas couvert; on çeut noter par exemple qulil n'y a presque

rien sur la connaissance des matériaux (contributlon possible de la

part des sciences physiques) , rien sur la production, le transport, la distribution d'énergie, rien sur les réseaux (contribution

possible de la part de la géograp~ie) .

Un certain nombre de problèmes apparaissent :

- La difficulté d'établir un programme: il y a des disciplines qu'on ar~iveà définir par un programme de concepts mais cela est gênant

pour les sciences car ce qui est alors fondamental c'est l '~clvité

scientifique. c'est la relation pratique, directe sur l'objet , sur ce qui construit le savoir .

- Actuellement on ne sait pas enseigner l'électronique au collège,

on a besoin de connaissances élémentaires sur l'électricité de base

et d'avoir une approche globale d'objets qui sont des ensembles d'éléments simples.

- I~ faut s'abstraire de la "descente" d.es disciplines telles qu'elles

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Pour l'école élémentaire la situation est autre c'est le même maître qui enseigne tout . Il faut dégager les aspects spécifiques de la technologie par rapport au reste ; il fa~t dégager les objectifs qui soient spécifiquement techniques . Cela est possible quand les enfants dégagent la fonction et l'usage de l'objet. D'autre part un certain nombre des objectifs de type socio-économique du collège sont trés difficile à réaliser à l'école élémentaire.

2 - DEBAT SUR LA DEFINITION DU CHAMP DISCIPLINA IR"

Suite à cette présentation un débat s'engage sur la difficulté de définir ce champ disciplinaire et sur l'enseignement à effectuer. Ce débat composera aussila plus grande part du débat de la deuxième séance d'atelier.

Un certain nombre de questions est d'abord posé

- Quelle est la part de la technologie quand un enfant de cinq ans fabrique un objet en passant sans cesse du réel à l'imaginaire? - y a t-il une limite au champ technologique et laquelle? quelle est la spécificité de la technologie?

-- Quelle est la différence entre la technologie et les autres secteurs : la physique • la biologie ?

-- Comment appeler discipline quelque chose qui n'existe qu'au collège? -- Si on ne parle plus d'activités technologiques. peut-on maintenir la notion de technologie ?

Puis un certains nombre d'exigences, d'affirmations sont exprimées

- La nécessité de faire apparaître la dimension sociale, anthropo-logique dans la technoanthropo-logique. de développer l'aspect enseignement à l'environnement.

-- L'importance -- mais aussi la difficulté - que les autres disciplines sachent introduire des activités technologiques dans un cadre pluri-disciplinaire. et qu'il y ait coordination entre les disciplines comme cela se produit. par exemple. en 4ème expérimentale. -- La nécessité d'une identité clairement définie de la technologie pour qu'elle puisse avoir une ém~rgencedans l'enseignement général d'un cadre conceptuel sur lequel on peut s'appuyer pour unifier des pratiques enchangement .

Monsieur Host explique que la définition des disciplines ne relève pas de la classification de Comte. Si la technologie définit clairement son ch~mp de travail • elle pose des exigences • passe commande aux différentes disciplines pour former son champ : l'essentiel est de pouvoir cibler la problématique. C'est pourquoi

il vaut mieux faire un enseignement limité et le réussir et laisser

~ d'autres un certain nombre de domaines. Du reste le découpage disciplinaire peut se différencier d'un pays à un autre.

Le problème essentiel est donc de se demander quelle identité essentielle faire passer à travers cette initiation technologique

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devenir des outils conceptuels de définition de cette identité. - La fonction de l'objet:

Dans le cadre de l'initiation technologique l'objet doit permettre de s'affronter à la réalité pour mieux la comprendre et arriver à la maîtriser. Différentes identités sont données dans l'atelier: - L'objet comme objet technique dont on étudie les fonctions. - L'objet comme objectif de réalisation: c'est l'objet à fabriquer et / ou à réparer .

- L'objet comme outil. instrument ayant une fonction d'utilisation - L'objet comme objet matériel fabriqué (Q.M.F.)

- L'objet comme relation, comme agent social. Mais cette relation qui renvoit aux précédentes définitions peut-être de deux ordres!

- Relation technologique à l'objet de production (alors l'analyse des structures et fonctions sera liée à l'analyse sociale.

économique. anthropologique).

- Relation dans l'ordre de l'utilisation: l'O.M.F. est un objet produit d~ns un certain but, on peut avoir avec lui une relation technologique mais aussi une relation d'un autre ordre. il ne peut se con:prendre sans les schèmes sociaux d' utilisationqui vont avec (1).

Faut-il garder ces différentes approches de l'objet dans cet enseignement? N 'y a-t-·il d'objet que matériel? Faut-il considérer un algorithme comme un objet? Quand • par exemple • des élèves organisent et gèrent un voyage • font-ils de la technologie ?

- Les pratiques sociales de référence (2),

Elles permettent d'aller plus loin dans l'analyse des problèmes d'éducation technologique.

Le danger serait de les confondre avec les pratiques scolaires de l'enseignement professionnel. comme. par exemple. celles de l'analyse de l'objet technique et du rôle donné à la fonction. Faire référence aux pratiques sociales peut permettre , au contraire de faire mieux saisir à l'élève la transposition scolaire donnée aux fabrications pour des raisons péd~gogiqueset les convergences et les divergences entre différ0ntes pratiques (domestiques, artistiques • industrielles , commerciales ... )

- Le projet technique :

A travers la discussion plusieurs conceptions apparaissent . Quoiqu'il n'y ait eJ aucun débat dessus. il semble important de les indiquer .

- Un décloisonnement des modes de travail disciplinaires dans une activité organisée en coordination avec toutes les disciplines; ce serait alors l'équipe éducative qui élaborerait le projet.

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projet-pédagogique; ce serait un groupe-classe de concevoir et de réaliser le projet, ce qui poserait des problèmes pour des projets de grande complexité nécessitant un grand degrés d'anticipation.

- Mise en oeuvre par des bureaux dtétude des documents nécessaires

à la réalisation de projets techniques complexes , les enseignants auraient alors à faire comprendre et réaliser ces projets aux élèves

3 - LA FORMATION DES ENSEIGNANTS :

L'atelier a montré le soucis des modalités nécessaires non seulement pour r~cycler les maîtres devant enseigner la technologie à l'école et au collège, mais aussi pour faire évoluer la représentation qu'a Je milieu enseignant de l'initiation technologique.

Il apparait important de faire passer la culture technique de façon transversale à toutes les disciplines , comment former , par exemple les professeurs de français pour qu'ils soient capables, eux aussi d'insufler la technologie dans leur enseignement?

L'atelier a permis par une information préalable ( par un exposé et des documents) et par un échange constant entre les participants de mieux faire appréhender à chacun la spécificité d'un enseignement technologique de base mais aussi les difficultés de sa mise en oeuvre.

(1) - cf. L'ensemble des travaux menés dans le cadre de la recherche 87-81-16 par l'INRP • DP3 .

(2) _. Défini tian donnée dans les textes officiels : "une pratique sociale de référence correspond à une activité , à des processus de production • qui mettent en jeu unE organisation , des techniques • des relations entre les différents partinaires ."

Références

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