REfORME DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
Dans le cadre de la future réforme de l'Enseignement Supérieur, les différents établissements assu-rant une formation post-baccalauréat ont été consultés (avril 82). Un questionnaire comportant une centaine de questions relatives à l'ensemble des problèmes du Supérieur permettait de guider les réflexions et, de classifier les réponses. Le dépouillement des réponses et les conclusions de la Com-mission dirigée par M.C. Jeantet doivent permettre l'élaboration d'un projet de réforme qui sera soumis au Parlement à la session d'automne ou en janvier 83.
C'est à ce questionnaire que certains collègues ont bien voulu apporter quelques éléments de répon-ses que nous publions dans ce bulletin. Nous souhaitons que cette réflexion se poursuive notamment en ce qui concerne la Technologie bien sûr, et nous attendons vos remarques.
LOI D'ORIENTATION DES fORMATIONS SUPERIEURES
ELEMENTS DE REPONSES
1ère partie
A - LES MISSIONS
Monsieur REGENET Jean Agrégé de Mécanique Professeur de Technologie en Mathématiques Spéciales Technologiques au L.E.T. «N. Niepce» àCHALON s/Saône
1 - Orientation et Sélection.
A.1.1. - Comment l'aptitude àexercer une profession peut-elle intervenir dans la sélection? A.1.2. - L'élilisme tel qu'il est généralement pratiqué est-il un garant de la qualité de la formation
générale ou professionnelle?
A.1.3. - Quelles mesures prendre dès les premières années de l'enseignement supérieur, pour rempla-cer la sélection aveugle par une orientation réellement liée aux aptitudes des élèves et des étudiants
Tout d'abord il semble bien difficile de recen-ser avec précision toutes les dispositions nécessaires à l'exercice d'une profession. Le système actuel des examens permet de mettre en évidence certaines aptitudes, aptitudes d'ailleurs communes àun grand nombre de profession. D'où la possibilité de dégager déjà une première esquisse du profil de l'élève.
*
Une amélioration du système «d'Orienta-tion-Sélection» passe en premier lieu par une amélioration de l'information sur les profes-sions.l'utilisation de brochures (O.N.I.S.E.P.... ) est inadaptée le plus souvent.
les conseillers d'orientation devraient pou-voir intervenir, comme informateurs dans le cadre de l'emploi du temps en collège et en
lycée et même ensuite éventuellement.
des moyens nouveaux d'information de-vraient être mis en œuvre.
+
des visites d'usine, de bureau, de chantier de commerce, d'hôpitaux ....+
utilisation de vidéo-cassettes lorsque ces visites sont trop complexes à organiser. De plus, il conviendrait de mettre en place, à chaque étape où un problème d'orientation se pose, un dispositif invitant (voir obligeant) l'élève à dialoguer avec des personnes compéten-tes (professeur, conseiller d'orientation, psycho-logue, professionnels, ...l.
Cet entretien au rait comme objet essentiel de conseiller l'élève, ensuite celui-ci pourrait faire son choix en pre-nant ses responsabilités.Ainsi pourrait-on, peut-être augmenter la motivation dans le travail scolaire et la pour-suite des études.
Cette démarche existe déjà au niveau de la sélection à l'entrée de certaines Écoles d'Ingé-nieurs (I.N.S.A. - Mines d'Alès - E.N.S.E.T.... ) Le Jury essaie, au cours d'un entretien avec chaque candidat de mettre en évidence ses aptitudes et sa motivation. .
2 - Les Formations :
A-2.6. - Comment organiser les enseignements pour assurer la valeur des diplômes et leur reconnaissance sur le marché du travail?
La valeur d'un diplôme et sa reconnais-sance sur le marché du travail demande du temps. Il faut que les titulaires de ces diplomes aient pu mettre en évidence leur compétence. Rappelons les difficultés rencontrées par le D.U.T. pour être reconnu sur le marché du travail.
Par contre, il est toujours possible et souhaitable d'adapter périodiquement les ensei-gnements dans les filières existantes afin de rester en accord avec les réalités industrielles et économiques.
A-2.12. - Comment modifier les actuels pre-miers cycles universitaires, les classes préparatoires aux grandes écoles, la première année des S.T.S. ou des I.U.T. afin de l'enseignementdispèn-sé réponde aux exigences de l'orien-tation et de l'acquisition de méthode de travail ?
Eléments de Réponse relatifs aux Classes Prépara-toires Technologiques
Si on admet que les classes préparatoires technologiques ont comme but de permettre aux meilleurs élèves issus de l'enseignement techni-que d'avoir accès aux Ecoles d'Ingénieurs, il faut faire en sorte que cela soit possible.
Actuellement, ce n'est pas toujours le cas et certains échecs sont vraiment très regret-tables. Les raisons en sont multiples.
- Comme dans toutes classes prépara-toires, mais pour celles-ci plus particulièrement, les élèves sont surchargés de travail : il faut compter en plus des 35 heures minimum de présence en cours, les préparations, les devoirs et le cours à apprendre: c'est vraiment beau-coup.
- Il convient de rappeler que dans ces classes préparatoires, quatre groupes de disciplines mathmatiques physique Expression -Technologie - devraient avoir une importance égale compte tenu des coefficients sensiblement égaux rencontrés au niveau des concours prépa-rés (E.N.S.A.M., E.N.S.E.T.l.
Cette égalité de principe est reconnue, et ne semble pas rencontrer beaucoup de critiques. Mais dans les faits, le nombre d'heures et sur-tout le volume des cours de mathématiques et de physique font que les élèves auraient déjà de quoi occuper tout leur temps disponible. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans les autres préparatoires scientifiques et qui est sans doute souhaité, mais là n'est pas mon propos.
- Une classe préparatoire ayant le qualifi-catif de technologique doit quand même permet-tre aux élèves ayant des aptitudes en technologie, de les mettre en évidence. Or on constate que les résultats aux épreuves de technologie des con-cours (programme T) sont d'une manière géné-rale très médiocres. Ceci montre que l'enseigne-ment n'est pas assez assimilé: donc programme trop ambitieux ou temps alloué à l'étude de la technologie insuffisant. Mais ce qui est encore plus regrettable, est que la technologie ne joue pas son rôle sélectif dans le concou
rs,
Ainsi de bons élèves en technologie sont éliminés au profit d'élèves doués en mathématiques en particulier.Pourtant en technologie, l'épreuve du concours est définie comme un contrôle de la capacité du candidat:
à synthétiser un certain nombre de con-naissances scientifiques pou r résoudre un problème technique concret.
et même parfois, à utiliser un certain nom-bre de cette connaissances et à faire appel à son imagination dans le but de créer un produit nouveau.
Il ne s'agit donc pas d'un simple contrôle des connaissances acquises. Cette épreuve de sélection du futuringénieurou professeur semble répondre au but à atteindre.
Nous constatons que pour cette filière technologique comme pour les autres, nous tom-bons dans le défaut principal du système éduca-tif français. A savoir que la sélection s'effectue là encore sur l'aptitude au concept mathémati-que. Ainsi en France, les «meilleurs cerveaux» sont sans doute conduits vers les écoles presti-gieuses, mais ensuite, souvent, vers l'administra-tion, c'est à dire hors des circuits productifs. Sans remettre en cause globalement les classes préparatoires, il convient d'en améliorer le système.
Nous constatons en effet que le systè-me actuel persystè-met à la Recherche fondasystè-mentale et plus particulièrement en mathématiques d'être mondialement reconnue comme une des plus efficaces, des plus brillantes .... Mais il n'est pas possible d'en dire autant de la Recher-che appliquée.
Aussi il serait temps de reconnaitre la technologie comme discipline à part entière.
Un «technoloque» (ce mot fait toujours sourire ... ) n'a pas à être sélectionné sur son aptitude au raisonnement mathématique.
L'étude et la conception d'un objet technique constituent des exercices de raisonnement tout autant valables.
Il est évident que l'étude des mathéma-tiques, en tant qu'outil de calcul reste nécessaire pour tout ingénieur. Mais ces études devraient porter sur des chapitres effectivement «utiles» (éliminer entre autre chose, la géométrie des-criptive semble, par exemple recueillir un accord quasi unanime). Ainsi il serait possible, en allégeant le programme de mathématiques et en modifiant en conséquence la nature corres-pondante aux concours, de dégager un contin-gent d'heures hebdomadaire non négligeable.
Il serait également, bien sûr, nécessaire de revoir le programme de technologie (par exemple : l'étude de la Théorie des Mécanismes ne semble pas être du niveau classes préparatoi-res) et sans doute celui de Physique. Ces révi-sions de programmes devraient d'ailleurs avoir lieu périodiquement (cela se fait en partie) après une large consultation des intéressés.
Les a lIègements précédents devra ient permettre également à ces élèves de travailler davantage les disciplines d'expression : disci-plines également fondamentables pour un ingénieur.
En conclusion, la sélection à partir de classes préparatoires présentant des profits différents mathématiques Physique Chimie -Biologie - Technologie .... où n'existerait plus le monopole des mathématiques comme seule discipline apte à sélectionner -Ies meilleurs cerveaux, permettrait sans doute de combler nos lacunes en recherche appliquée sans porter atteinte pour autant à la recherche fondamenta-le.
Cycle commun d'étude post-bac.
Instaurer un cycle commun d'étude à l'issue du bac en vue d'une' orientation revient
à nier toute l'importance d'un enseignement pré-bac en technologie.
Nous ne voyons pas pourquoi un élève choisirai une option (lourde obligatoirement) en technologie en seconde et ensuite, si de toute façon il se retrouve avec les autres au même niveau après le bac.
3 - La Recherche:
La Recherche en Technologie - Construction mécanique - Génie mécanique - notamment est très insuffisante.
*
Les raisons en sont simples : peu de profes-seurs ayant une formation de haut niveau en construction ou en fabrication mécanique assurent un enseignement universitaire d'où l'inexistence des troisièmes cycles. Il est regrettable que le potentiel intellectuel des étudiants des maîtrises technologiques ne puisse être utilisé au niveau de la recherche scientifique et technique. Les sujets de thèses pourtant ne manquent pas.*
De plus il semble souhaitable de démistifier un peu l'étiquette de «Chercheur» et de permettre matériellement à des équipes de professeurs d'effectuer des travaux de recher-che appliquée, de mise au point, de perfec-tionnement en relation avec l'industrie.*
Enfin il convient de revoir le système desélection des futurs ingénieurs et professeurs afin d'ouvrir plus largement l'accès à la recherche dans le domaine technologique (voir commentaires sur les classes préparatoi-res dans les pages précédentes).
C - ORGANISATION DES ÉTABLISSEMENTS D'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR:
C.6.... Carte universitaire
Actuellement la répartition géographique des S.T.S. et I.U.T. et des classes préparatoires aux grandes écoles répond au problème de la démocratisation de l'accès aux études supérieures (à revoir, sans doute quelques lacunes ou concen-trations excessives).
Un regroupement de ces classes au sein des universités semble aberrant. Il entrainerait inévitablement:
une augmentation des frais de scolarité, des frais de transport
une. augmentation des problèmes d'éberge-ment, de restau ration
une rupture des relations établies entre les établissements scolaires et les industries locales et des quelques échanges laborieuse-ment mise en place.
2ème partie
A 11. Comment l'aptitude à exercer une pro-fession peut-elle intervenir dans la sé-lection ?
Elle ne peut évidemment intervenir que difficilement et très partiellement. Mais sa prise en compte le plus sérieusement possible dans la sélection est indispensa-ble.
a) L'évaluation des connaissances et de cer-taines aptitudes intellectuelles générales peuvent assez bien être pratiquées sous forme d'examens (écrits et/ou oraux), à condition que l'on s'assure de la modernité, donc de la validité du champ de connais-sances, et de la capacité de réflexion de-mandée par rapport au type de profession
àlaquelle se destine le candidat.
(Notion de «connaissances utiles» à redé-couvrir ..,). La connaissance des bases sera considérée en priorité.
b) Les qualités humaines, les motivations, peuvent "être prises en compte de deux façons:
- par l'étudiant lui-même qu'on encourage
às'auto-évaluer, mais cela suppose: . une information préalable:
- sur la profession et ses débouchés. - sur les études et leurs difficultés.
. une possibilité de début d'étude à l'essai. - par des entretiens où seraient examinées franchement, avec l'étudiant, ses propres possibilités (conseils, mise en garde, dissua-sion, encou ragements... ).
En outre, une information précise, sur le coût des études supérieures pour la collectivité, devrait être fournie, afin d'inciter des choix responsa-bles.
M. Alain BAUDET Professeur de Technologie LE.T. «Nicéphore Niepce» Châlon su r Saône A 12. L'élitisme tel qu'il est généralement
pratiqué est-il un garant de la qualité de la formation générale ou profession-nelle ?
Généralement non. L'élitisme actuel développe des frustrations, des regrets, des doutes, et induit une sélection par
l'échec.
Cependant, il est presque sûr, dans le contexte socio-culturel actuel, qu'une grande partie de l'élite d'une profession ne se réalise que par l'élitisme, même si l'on peut le regretter.
A 21. Quelle forme d'enseignement peut répon-dre à la nécessité de donner à tous une connaissance suffisante des grands sec-teurs économiques sociaux et culturels?
C'est surtout un enseignement où chaque enseignant accepterait de jouer ce rôle, de déborder le cadre de sa discipline pour faire bénéficier ses étudiants de sa propre culture, et de ses propres réfle-xions sur les problèmes contemporains. Mais cela demande de réagir par rapport : au confort de sa matière, à la facilité intellectuelle, à la banalité, à la routine. Cela suppose des «enseignants-nés», et des réformes utopiques, comme l'a évoqué Karl Popper dans un entretien à
«l'Express», en Février de cette année.
- Comment définissez-vous l'enseignant-né?
- C'est un homme qui, notamment, ne doit pas prendre les choses avec trop de gravité, sinon il sera vite déprimé par les obligations et les difficultés du métier, par exemple, celle de maintenir la discipline. Une réforme de l'ensei-gnement devrait faire en sorte que les profes-seurs qui découvrent qu'ils n'aiment plus leur métier puissent le quitter sans préjudice finan-cier.
Quelqu'un qui, tout en haîssant son métier, reste professeur parce qu'il n'a pas d'autre alter-native est nécessairement un très mauvais protes-et un danger pour les générations futures. Pour que davantage de professeurs puissent entrer dans l'enseignement et en sortir, la méthode serait extraordinairement simple. Ce serait même la plus simple des réformes sociales. Et, naturellement, elle est compltement utopique ! Il suffirait de réserver aux professeurs qui veu-lent quitter l'enseignement des postes dans l'administration de la Justice, des Prt.t, ou de tout autre secteur de la fonction publique, moins importants pour la société que l'enseigne-ment. Car avoir la charge des nouvelles généra-tions est vraiment de la plus haute importance.
-
Pourquoi est-ce complètement utopique
?- A cause des syndicats, qui seraient farou-chement contre ... Et c'est ce qui explique pourquoi je ne suis plus socialiste. Pour mettre en œuvre cette réforme si simple, il faudrait que soit reconnue aux professeurs une responsabilité particulière par rapport à d'autres fonctionnaires qui n'ont que des tâches d'administration. La situation est la même pour un médecin. Ou un conducteur de train. De toute évidence, ceux qui vendent des billets ou établissent les indica-teurs n'ont pas la même responsabilité qu'un médecin ou un professeur. Or la reconnaissance de ce simple fait, une responsabilité particulière, est une chose contre laquelle tous ceux qui n'en sont pas investis feraient front commun. C'est le danger de l'égalitarisme, non pas, ici, en matière d'argent, mais en matière de responsabilité sociale. Voilà le type de réforme, si facile à réaliser techniquement, que la vanité et l'égoisme stupide des syndicats rendraient impossible. Il est vain d'essayer. On voit, dès lors, combien un vrai socialisme qui placerait la responsabilité so-ciale au-dessus de tout est difficile, sinon impos-sible, à mettre en œuvre. C'est même un exemple qui montre bien la difficulté de ce que j'ai appe-lé le «piecemeal engineering», le réformisme fragmentaire.
A 212. Comment modifier les actuels premiers . cycles universitaires, Ies classes prépara-toires aux grandes écoles, la première année des STS ou des IUT afin que l'en-seignement dispensé réponde aux exiqen-. ces de l'orientation et de l'acquisition des méthodes de travail?
Pour les Classes de Mathématiques Su-périeures et Spéciales Technologiques. (Classes préparatoires aux grandes éco-les).
Remarque préliminaire: L'objectif essentiel de ces classes étant la préparation des élèves à trai-ter, avec le maximum d'efficacité, des épreuves de concours, rien ne pourra être raisonnable-ment envisagé sans modifier notableraisonnable-ment celles-ci (ou remplacer les concours par une autre forme de sélection ... )
Propositions:
a) Pour l'orientation:
recrutement en classe de mathématiques supérieures technologiques sur dossier, et après entretien avec quelques professeurs de la classe.
élargissement des débouchés et des passe-relles en fin de math. sup. (ENI, IUT, BTS, ... )
possibilité de redoubler une seule fois la math. sup ou la math. spé. (le système actuel, dans lequel on ne peut redoubler la math. sup., est trop rigide : élèves man-quant de bases, ou jeunes, ne pouvant
recommencer une année en math. sup) b)Pour la formation:
- allègement global de l'horaire:
en particulier en mathématiques (en prio-rité suppression de la géométrie descripti-ve).
regroupement de la mécanique traitée en sciences physiques avec la technologie. gain de temps par une réelle
pluridiscipli-narité.
- priorité à la technologie (sinon pourquoi des classes préparatoires technologiques? Pour cela:
le domaine de la technologie est considéré comme essentiel pour exercer son intelli-gence,conduire des raisonnements sélec-tionnés des candidats
les mathématiques ne sont traitées que sous forme de
«
Modèles mathématiques pour la physique», et de manière pluridisciplinaire avec la technologie et les sciences physiques les sciences physiques sont traitées à partir de nombreuses applications concrétes et d'études de cas ou de machines.Regret 1 : les ingénieurs français sont formés comme de futurs chercheurs en mathématiques
Regret 2 : il existe des groupes de pression sufi-fisamment puissants pour que cette évidente absurdité continue de prévaloir depuis de nombreuses années.
Regret 3 : la dévalorisation de la technologie, les horaires démentiels (option «lourde» en seconde '" 35 h en math. sup}, la priorité
donné~ au~ abstractions mathématiques, condu Isent a la désaffection des jeunes pour l'enseignement technique, et à sa faible efficacité dans la réalisation de ses objectifs. - permettre l'ouverture sur le monde
économi-que, social, culturel, mais surtout sans pro-gramme rigide, sans cloisonnement, et àpartir de thèmes de réflexion, d'incitation à la réfle-xion, et à la recherche d'informations, cela avec le soutien d'un ou de plusieurs forma-teurs.
- revaloriser «l'esprit scientifique» : curiosité
esprit critique. imagination.
véritable démarche scientifique. confiance en soi.
A 34. Comment permettre le développement des jeunes équipes de recherches ou de nouveaux thèmes de recherche?
Constatation : l'aspect scolastique de la science dans l'enseignement secondaire, ainsi que son rôle sélectif, ne contribuent pas à constituer un tissu scientlflque ri-che où pourraient se recruter les futurs chercheurs.
Il faudrait:
- que les activités de recherche soient très diversifiées- et qu'elles aient pied dans des champs de pratiques communes: travail, santé, loisir, tout en prenant en compte les besoins majeurs de notre société. - rendre la recherche familière, ne plus
l'isoler de l'enseignement, de l'informa-tion.
Ainsi la recherche appliquée serait pos-sible dès le premier cycle supérieur, dans le cadre d'activités pluridisciplinaires, et non plus considéré comme l'apanage d'une élite. éla suppose:
- une grande souplesse dans les programmes (partage entre enseignement et recherche). l'acceptation de jouer un rôle dans le milieu social, technique, culturel environnant: des moyens spécifiques.
des encouragements (contrats, bourses, intéressement ... )
une prospection systématique dans les milieux industriels (recherche de thèmes}. la prise en compte de la qualité des activités de recherche dans la sélection uniquement sur les efforts et les résultats, et non pas sur le clinquant des sujets.
une incitation (conférences, débats, exposi-tions itinérantes ... )
accepter l'originalité et l'imagination accepter:
. de tirer des bilans périodiques . d'informer