HAL Id: tel-00011896
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Submitted on 9 Mar 2006
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vapeur atomique. Chaos et morphogénèse.
Agnès Maître
To cite this version:
Agnès Maître. Instabilités crées par mélange à quatre ondes dans une vapeur atomique. Chaos et morphogénèse.. Physique Atomique [physics.atom-ph]. Ecole Polytechnique X, 1994. Français. �tel-00011896�
LABORATOIRE
KASTLER
BROSSEL
Thèse
présentée
pour obtenir le titre de
DOCTEUR
DE
L’ÉCOLE
POLYTECHNIQUE
Spécialité: Optique
non-linéairepar
Agnès
MAITRE
Titre :
INSTABILITÉS CRÉÉES
PAR
MÉLANGE À
QUATRE
ONDES
DANS
UNE
VAPEUR
ATOMIQUE
CHAOS
ET
MORPHOGÉNÈSE
Soutenue le 30 Juin 1994 devant le
jury composé
de :M.
G.
GRYNBERG
Président
MME. A. TALLET
Rapporteur
M.
D.
DANGOISSE
Rapporteur
M.
D.
BLOCH
Examinateur
LABORATOIRE
KASTLER
BROSSEL
Thèse
présentée
pour obtenir le titre de
DOCTEUR
DE
L’ÉCOLE
POLYTECHNIQUE
Spécialité : Optique
non-linéairepar
Agnès
MAITRE
Titre:
INSTABILITÉS CRÉÉES
PAR
MÉLANGE À
QUATRE
ONDES
DANS
UNE
VAPEUR
ATOMIQUE
CHAOS
ET
MORPHOGÉNÈSE
Soutenue le 30 Juin 1994 devant le
jury
composé
de :M.
G. GRYNBERG
Président
MME. A.
TALLET
Rapporteur
M.
D.
DANGOISSE
Rapporteur
M.
D.
BLOCH
Examinateur
l’Université Pierre et Marie Curie. Je tiens à remercier
Jacques Dupont-Roc
et Michèle Leducpour
m’y
avoir accueilli et pour les conditions de travail extraordinairesqu’ils
m’ontoffertes.
Je remercie GilbertGrynberg
pour m’avoir encadré durant ce travail de thèse.Je tiens tout
particulièrement
à remercier Michel Pinard pour sagrande
disponibilité
etsans
lequel
ce travail n’aurait pu aboutir. Son aide tant sur leplan
théorique
qu’expérimental
m’aura été essentielle aussi bien dans la
compréhension
desphénomènes physiques
que dans la conduite de mon travailexpérimental.
Je souhaite
également
remercier AlainBlouin,
LaurentDambly
et toutparticulièrement
Artem Petrossian
qui
m’ont aidé dans mon travailexpérimental
et aveclesquels j’ai
pris
grand
plaisir
à travailler.François
Biraben etFrançois
Nez ont suégalement
m’apporter
des conseilsprécieux
sur lefonctionnement
du laser.Toute ma reconnaissance va
également
àDominique
Delande et Antoine Heidman pour leur aide eninformatique
et leur trèsgrande patience.
Francis Théhin par sa très
grande disponibilité,
abeaucoup
contribué
à la réalisation de ce travailexpérimental.
Jean-Claude
Bernard et BertrandLegaut
m’ontapporté
une aideprécieuse
enélectronique
et eninformatique.
Je souhaiteégalement
remercier l’ensemble dupersonnel
technique
Guy Flory,
BernardRodriguez
et les secrétaires Blandine Moutiers etKarine Vasseur.
Je souhaite
également
remercier AndréeTallet,
DidierDangoisse,
Jean-Louis Oudar etDaniel Bloch pour avoir
accepté
departiciper
à cejury
de thèse etqui
par leurs remarques m’ont aidé dans la rédaction de ma thèse. Béatrice deBeauvoir,
LucileJulien,
François
Nez etLaurent
Dambly
par leurs relecturespatientes
ontlargement
contribué à l’écriture de cemémoire. Je remercie
également
M. Amar d’en avoir assuré letirage.
Je tiens
enfin
à remercier tous les autres membres du laboratoirequi
par leursympathie
etleur soutien m’ont aidé à mener à bien ce travail de thèse.
J’ai
bénéficié
durant ces trois années du soutienfinancier
de l’EcolePolytechnique
et duM.R.T. Je remercie Mme
Guibert
et toutel’équipe
des Etudes Doctorales d’avoirgéré
monTABLE
DES
MATIERES
Introduction
générale ...
1
Chapitre
I
Instabilités
générées
enprésence
d’un miroir
de
rétroaction.
Etude
théorique
... 7
Chapitre
II
Instabilités
générées
enprésence
d’un
miroir de rétroaction
Etude expérimentale ... 101
Chapitre
III
Instabilités
générées
par deux
pompes
sepropageant
en sensopposé.
Etude expérimentale ... 163
Conclusion
générale ...
231
Annexe 1
Polarisation induite par deux
champs
de
polarisation
linéaire
orthogonale
Système
1/2 ~ 1 / 2
... 235
Annexe
2
Mélange
à
quatre
ondes
dans
unmilieu
Kerr ... 249
Chapitre
1
Instabilités
générées
enprésence
d’un
miroir
de
rétroaction.
Etude
théorique
7
1)
Propagation
de deux ondes de
polarisations
linéaires
orthogonales
...13
1.1)
Description
dusystème...
131.1.1)
Décomposition
duchamp
sur la base circulaire ... 131.1.2)
Description
du milieu non-linéaire ... 141.2)
Equations
d’évolution despoputadons ...
171.3)
Expression
de lapolarisation...
192)
Mélange
à
quatre
ondes
enpolarisations
linéaires
orthogonales
...20
2.1)
Mélange
dequatre
ondes dans le milieu non-linéaire ... 202.1.1)
Description
deschamps
enprésence
... 202.1.2)
Taux de pompageoptique
... 21a)
Interaction entre les ondesE
±
etE’
±
... 22b)
Taux de pompageoptique
global...
222.1.3)
Polarisation etsusceptibilité
induite par leschamps
... 232.1.4)
Equation
d’évolution deschamps
dans le milieu non-linéaire ... 242.2)
Principe
du miroir à contraste dephase
... 252.2.1)
Description
duproblème
... 262.2.2)
Onde intense à la sortie de la cellule ... 272.2.3)
Traitement à l’ordre 1 enchamp
faible ... 282.2.4)
Miroir à contraste dephase
... 29Conclusion ...
313)
Instabilités
générées
par des ondes
planes...32
3.1)
Seuil
d’oscillation pour desinstabilités
polarisées
linéairement etorthogonalement
aux ondespompes ... 33
3.1.1)
Champs
enprésence
... 34a)
Ondes intenses ... 34b) Angle
d’oscillation... 353.1.2)
Oscillation dans lacavité...
37a)
Réflexion sur le miroir à contraste dephase
... 37b)
Equation
de seuild’oscillation...
393.1.3)
Conditions d’oscillation ... 40a)
Conditions sur le milieu non linéaire ... 40b)
Conditions sur la cavité ... 41c)
Intensité seuil etangle
d’oscillation ... 423.2)
Seuil d’oscillation pour des ondespolarisées parallèlement
aux ondes pompes... 423.2.1)
Non-linéaritésoptiques
etpolarisation parallèle
... 433.2.2)
Seuil d’oscillation dans la cavité ... 43a)
Approximations
sur le milieu non-linéaire et leschamps...
44b)
Coefficients de réflectivité du miroir à contraste dephase
... 443.3)
Forme des instabilitésémises...
464)
Instabilités
générées
par
unfaisceau
de
distribution
d’intensité
gaussienne
...47
4.1)
Casgénéral ...
484.1.1)
Oscillation dans la cavité constituée par le miroir à contraste dephase
et le miroirnormal...
484.1.2)
Modes deLaguerre-Gauss...
49a)
Basecomplète
des modes deLaguerre-Gauss...
50b)
Expression
des modes deLaguerre-Gauss
dans notreconfiguration
expérimentale
... 51c)
Représentation
transverse d’un mode deLaguerre-Gauss...
514.1.3)
Seuil d’oscillation pour des modes deLaguerre-Gauss
... 524.1.4)
Cas limiteprès
du seuil ... 55a)
Milieu très saturé ... 55b)
milieu Kerr(b
If«1)
... 564.2)
Simulationnumérique...
564.2.1)
Domaine devalidité...
574.2.2)
Comportement
au seuil... 60a)
Méthode ... 60b)
seuil d’oscillation pour 1=0 ... 604.2.3)
Comportement
au-dessus du seuil ... 62b)
Résultats...
634.3) Conclusion...
794.3.1)
Résultats obtenus dans le cas d’un faisceaugaussien
... 794.3.2)
Comparaisons
avec les résultats obtenus dans le cas des ondesplanes...
805)
Aspects temporels
de
l’instabilité
...82
5.1)
Description
deschamps...
835.1.1)
Ondes intenses ... 835.1.2)
Ondes peu intenses ... 85a)
Vecteurd’onde...
85b)
Réflexion sur le miroirplan
... 87c)
Aspect
dynamique
... 88d)
Approximation
sur l’intensité et lapolarisation
deschamps
entrants... 895.1.3)
Champ
faible dans la cavité... 90a)
Expression
deschamps
faibles sortants ... 90b)
Expression
deschamps
faibles entrants... 915.2)
Oscillation
dans la cavité ... 915.2.1)
Méthode ...
925.2.2)
Taux de pompageoptique
... 935.2.3)
Expression
de <Jz>... 955.2.4)
Equation
de seuil ... 955.2.5)
Discussion ...
96a)
Fréquence
d’évolution ... 96b)
Angle
d’oscillation au seuil ... 97c)
Intensité auseuil ...
975.2.6)
Conclusion ... 97Chapitre
II
Instabilités
générées
enprésence
d’un
miroir
de
rétroaction
Etude
expérimentale
101
1)
Dispositif
expérimental...
105
1.1)
Milieu non-linéaire ... 1061.2)
Sourcelumineuse ... 107
1.2.1)
LaserTitane-Saphir
et faisceau laser... 1081.2.2)
Mesure et asservissement de lafréquence
laser... 108a)
Asservissement enfréquence ... 108
b)
Absorption
saturée ... 109c)
Echelle defréquence...
1101.3)
Schémaexpérimental ... 111
1.3.1)
Préparation
du faisceau ... 1121.3.2)
Oscillation dans la cavité... 1121.3.3)
Analyse
de l’instabilité ... 1132)
Génération
d’instabilités
de
type
"marguerites" ... 114
2.1)
Observation desmarguerites...
1142.1.1)
Description
...1142.1.2)
Interprétation
en termes de modes deLaguerre-Gauss
... 115a)
Phase relative de deuxpétales
successifs... 116b)
Champ
proche
etchamp
lointain ... 1192.2)
Variation du nombre depétales
en fonction de la distance ... 1212.2.1)
Principe
del’expérience
... 1212.2.2)
Etude pour un diamètre de faisceau de0.8
mm ... 1222.3)
Evolution avec l’intensité ... 1252.3.1)
Montage expérimental...
1252.3.2)
Mesure et résultats... 1264)
Conclusion ... 128
3)
Génération
d’instabilités
loin
des
résonances...
130
3.1)
Instabilités observées...
1303.1.1)
Dépendance
enfréquence...
130a)
Expérience ... 130
c)
Conclusion ... 1353.1.2)
Variation des instabilités avec l’intensité de la pompe ... 1353.2)
Instabilitésexpérimentales
et modèlethéorique...
1383.2.1)
Théorie... 1383.2.2)
Résultatsexpérimentaux...
1383.2.3)
Polarisation de l’instabilité... 1383.2.4)
Modèlethéorique
etangles
d’oscillation... 140a)
théorie ... 140b)
Expérience
... 1413.2.5)
Conclusion ...
1423.3)
Aspects
temporels
del’instabilité...
1423.3.1)
Influence de lagéométrie
des pompes sur lapériodicité
dusignal...
143a)
Dépendance
de lafréquence
d en fonction del’angle
a... 144b)
Variation de lafréquence
en fonction de l’intensité... 1453.3.2)
Méthodeexpérimentale
... 146a)
Montage ... 146
b)
Détection dusignal ... 146
c)
Echantillonnage ... 147
d)
Protocoleexpérimental ... 150
3.3.3)
Résultatsexpérimentaux...
153a)
Présentationgénérale
... 153b)
Courbes ... 154c)
Analyse ...
1583.4)
Conclusion ...
1604)
Conclusion...161
Chapitre
III
Instabilités
générées
par
deux
pompes
sepropageant
ensens
opposé.
Etude
Expérimentale
163
Introduction...
165
1)
Instabilités
spatiales ...
167
1.1)
Diagramme
dephase ... 167
1.1.1)
Dispositif expérimental
... 1671.1.2)
Construction dudiagramme
dephase
... 1691.2)
Champ
proche ...
1731.3)
Diagrammes
de bifurcation ... 1751.3.1)
Différentstypes
dediagrammes
de bifurcations ... 1751.3.2)
Résultatsexpérimentaux...
1782)
Corrélations ... 184
2.1)
Définition...
1842.1.1)
Echantillonnage
... 1842.1.2)
Relationmathématique...
1852.2)
Instabilités sur l’axe et hors d’axe ... 1862.2.1)
Casparticulier:
hexagones...
1862.2.2)
Etudegénérale
... 1872.3)
Corrélations entre deuxpoints
d’une mêmefigure...
1902.3.1)
Anneaux... 190a)
Dispositif expérimental...
190b)
Résultats... 1922.3.2)
Hexagones
... 1962.3.3)
Rouleaux ... 1972.4)
Conclusion ... 198
3)
Chaos ... 199
3.1)
Notionsthéoriques...
2003.1.1)
Routes vers le chaos ... 200a)
Cascadesous-harmonique
... 200b)
Quasipériodicité
... 2013.1.2)
Attracteurétrange
... 202a)
Espace
desphases
... 202b)
Attracteur ...
203c)
Attracteurétrange
... 204d)
Reconstruction d’un attracteur par la méthode desdélais ...
2063.1.3) Analyse
dimensionnelle ... 207a)
Définition de la dimension fractale d’un attracteur ... 207b)
Algorithme
deGrassberger-Procaccia ... 210
3.2)
Résultatsexpérimentaux ...
2123.2.1)
Faisceau de diamètre à mi-hauteur 0,2 mm.F=2 ... 213
a)
Méthode ... 213b)
Resultatsexpérimentaux
... 2143.2.2)
Faisceau de diamètre à mi-hauteur de0,4
mm. F=7 ... 219a)
Anneaux ...
220b)
Hexagones...
2213.2.3)
Faisceau de diamètre à mi-hauteur de 0.8 mm. F=28 ... 2263.2.4)
Conclusion
... 227Annexe I
Polarisation
induite par
deux
champs
de
polarisations
linéaires
orthogonales
Système
1/2 ~ 1/2 ... 235
A1.1)
Description
du
système...237
1)
Décomposition
duchamp
selon lespolarisations
circulaires ... 2372)
Description
du milieu non-linéaire ... 239A1.2)
Equations
de
Bloch ...241
1)
Matrice densité ... 2412)
Equation
d’évolution de la matrice densité ... 242A1.3)
Expression
des
cohérences
optiques
...243
1) Expression
de03C1
eg
...
2432)
Taux de pompageoptique
... 2443)
Emissionspontanée
... 245Annexe
II
Mélange
à
quatre
ondes
dans
unmilieu Kerr
249
A2.1)
Description
du
champ
etde
la
polarisation
induite ...251
1)
Champ
total ...
2512) Polarisation ...
2513)
Equation
de Maxwell ... 2524)
Champ
rayonné
par lapolarisation ... 252
A2.2)
Conditions
surles
champs...
253
1)
Conservation del’énergie
... 2532)
Accord dephase
... 254A2.3)
Interaction
de
trois ondes
dans
unmilieu
Kerr ... 255
1)
Présentation duproblème
... 2552)
Les différents processus demélange
à
quatre
ondes ... 255a)
Phase nonlinéaire...
256b)
Mélange
àquatre
ondes vers l’arrière ... 256c)
Mélange
àquatre
ondes vers l’avant ... 257d)
Répartition
distribuée ... 257A2.4)
Interprétation
entermes
de
réseau d’interférences ...
257
1)
Milieu Kerr ... 2572) Vapeur atomique ...
259a)
Système
à deux niveaux ... 259b)
Système
1/2 ~ 1/2
... 259
Depuis
le début des années 60, une nouvellephysique
que nous pouvonsqualifier
de turbulente ou
erratique
s’estdéveloppée
dans de nombreux domaines de laphysique.
En
hydrodynamique,
enclimatologie
[Vos89],
enbiologie,
enchimie[Ber88]...,
desobservations
expérimentales
ont mis en évidence une évolutiontemporelle
chaotique
dessignaux
étudiés. Enhydrodynamique,
parexemple,
l’expérience
réalisée par Bénarden 1900 et
intyerprétée
par LordRayleigh
en 1916[Ber88]
consiste àplacer
un fluideentre deux
plaques
horizontales soumises à destempératures
T
0
etT
1
différentes et àmesurer la
température
T en unpoint
donné du fluide. L’évolutiontemporelle
de latempérature
T peut êtrestatique,
périodique
ouchaotique
suivant la valeur de la différence detempérature
entre les deuxplaques.
Le passage d’un comportementpériodique
à uncomportement
chaotique
suit un scénarioclassique
qui
a été observéaussi dans d’autres domaines de la
physique.
De manièregénérale,
l’étudeapprofondie
descomportements
chaotiques
montre des similitudesimportantes
[Tho86]
au sein desdifférentes branches de la
physique.
Lecomportement
de telsphénomènes
non-linéairesa fait
l’objet
de nombreuses études[Cro93]
et la théoriemathématique
dessystèmes
dynamiques
différentiables apermis
une unification des conceptsdéveloppés
dans des domaines aussi variés. En1963,
E. N. Lorentz[Lor63]
a montré l’existence dephénomènes
chaotiques
engendrés
par unsystème
d’équations
déterministes.L’universalité du comportement
dynamique
dans lesphénomènes
non-linéaires aégalement
été mise en évidence par Hénon[Hén76],
Ruelle et Takens[Rue71].
Il estaujourd’hui posssible
de caractériser ladynamique
desystèmes
non-linéaires[Eck85].
Unecaractéristique importante
de cessystèmes
non-linéaires est lapossiblité
ded’évoluer,
en faisant varier unparamètre
decontrôle,
d’un étatd’équilibre
à un autreétat
d’équilibre qui
estappelé
alors instabilité. Dansl’expérience
deRayleigh
etBénard,
latempérature
en unpoint
donné du fluide eststatique
pour une faibledifférence de
température
entre les deuxplaques
et peut devenir pour une différence detempérature
plus
importante,périodique
ou mêmechaotique.
Onparle
alors d’instabilitédynamique.
Demême,
lesparticules
dufluide,
pour une différence detempérature
suffisante entre les deuxplaques,
sont soumises à un mouvement de convectionqui
peut
devenirspatialement
inhomogène.
Lesparticules
de fluide en mouvement constituent alors de nouvelles structuresappelées
instabilités convectives.De manière
générale,
le comportementtemporel
des variables d’unsystème
non-linéaire
peut
être associé à un comportementspatial.
Il sera souventpossible
d’observer des structures dans les variables détectées.Des instabilités ont été observées dans d’autres domaines de la
physique
et enparticulier
enoptique non-linéaire[Abr90]:
Deux ondes intenses de mêmefréquence
sepropageant en sens contraire dans un milieu non-linéaire peuvent
générer lorsque
leurintensité est suffisante. de nouvelles ondes
appelées
instabilités. Ces instabilitéss’inscrivent sur un cône dont l’axe
correspond
à la direction depropagation
des ondespompes. Leur intensité peut avoir une
dynamique
temporelle
éventuellementchaotique
et leur distribution d’intensité
possède
une structure transverse. De tellesexpériences
ont été réalisées en utilisant comme milieu non-linéaire des vapeurs
atomiques,
descristaux
liquides
[Kre91],
des matériauxphotoréfractifs
[Dam94]
ou des fibresoptiques
[Yu93]...
De nombreux travaux tantthéoriques
queexpérimentaux
ont été consacrés à l’étude de ces instabilités transverses et de leur comportementdynamique.
Cesinstabilités,
obtenues avec des milieux non-linéairesdifférents,
possèdent
des caractèrescommuns , mais
l’origine
et lescaractéristiques
de la non-linéarité permettent de mettreen évidence leur
spécificité.
Dans une vapeuratomique
parexemple,
la nonlinéarité estfonction de la
fréquence
et de l’intensité de l’onde pompe.Ce mémoire est consacré à l’étude des instabilités transverses créées par deux ondes intenses se
propageant
en sens inverse dans une cellule de Rubidium. Cette étudeest réalisée dans deux
configurations
différentes. Dans lapremière configuration,
uneonde intense
polarisée
linéairement se propage dans la vapeuratomique.
Elle estréfléchie sur elle-même par un miroir de rétroaction et peut ainsi se propager à nouveau
dans le milieu non-linéaire. Des instabilités sont alors émises. Elles pourront
également
se réfléchir sur le miroir de rétroaction et êtreréinjectés
dans le milieu non-linéaire. Ilest alors
possible
de dissocier les effets depropagation
des ondes entre le miroir et le milieu non-linéaire des effets non linéaires au sein de la cellule. Dans la deuxièmeconfiguration,
deux ondes se propagent en sensopposé
et iln’y
aplus
de miroir derétroaction. Les effets non-linéaires et les effets de
propagation
s’observent au sein dela cellule et ne
peuvent
alors pas être dissociés comme dansl’expérience précédente.
Dans ce
mémoire,
nous décrirons lecomportement
spatio-temporel
desinstabilités
générées
dans ces deuxgéométries.
Nous nous intéresserons aussi bien à lastructure transverse en fonction des différents
paramètres
dusystème qu’à
l’intensitédynamique
des instabilités. Nous étudierons enparticulier
lesphénomènes
de chaosdans de tels
systèmes.
Nous montrerons aussi des similitudes entre ces deuxDans le
chapitre
I, nous étudieronsthéoriquement
les instabilitésgénérées
par uneonde se réfléchissant sur un miroir de rétroaction. Les
phénomènes
de pompageoptique
sont là
responsables
de non-linéarité de la vapeuratomique
et lagénération
d’instabilités de
polarisation
orthogonale
à celle des pompes estinterprétées
en termesde
mélange
à quatre ondes. Notre modèle nous permettra deprédire
la structure transverse des instabilités en fonction descaractéristiques
du faisceau laser et du milieunon-linéaire. Nous
prédirons
aussi un comportementdynamique
de ces instabilités.Le
chapitre
II consiste en l’étudeexpérimentale
dusystème
présenté
dans lechapitre
I. Nous aborderons lesaspects
temporels
etspatiaux
des instabilités. Nous confronterons la théoriedéveloppée
aupremier chapitre
avec nos résultatsexpérimentaux.
Nous montrerons dans un deuxième temps que ladynamique
desinstabilités peut être aussi
chaotique
et nous réaliserons une étudequalitative
de cettedynamique.
Dans le
chapitre
III, nous exposerons les résultatsexpérimentaux
obtenus dans laconfiguration
où deux ondes intenses sepropagent
dans le milieu non-linéaire. Il ne seraplus possible
dans cetteexpérience
denégliger
les effets depropagation
dans la cellule etl’interprétation
théorique
estbeaucoup
plus
difficile.Aussi,
nous réaliseronsune étude
expérimentale
des instabilités. Nous décrirons encorel’aspect
spatial
desinstabilités transverses en fonction des divers
paramètres
mais nous réaliserons ici uneétude
quantitative
de ladynamique
des instabilités: nous caractériserons, d’une part, lescorrélations
spatiales
au sein d’une même instabilité et, d’autre part, le chaos associé aux instabilités au delà de leur seuil de formation.L’annexe 1 exposera les
phénomènes
de pompageoptique
dans une vapeuratomique
sous l’action de deux ondes depolarisation
linéaireorthogonale.
Nous yétablirons les taux de pompage
optique
etl’expression
de lapolarisation.
L’annexe 2 introduira les notions demélange
àquatre
ondes dans un milieu Kerr.Chapitre
I
Instabilités
générées
en
présence
d’un miroir
de
rétroaction.
Introduction
En
optique
non-linéaire, certainssystèmes
initialement stables peuventdevenir,
en modifiant un
paramètre,
instables,
présenter
une bistabilitéoptique
ougénérer
denouvelles ondes cohérentes
appelées
instabilitésoptiques.
De nombreuxdispositifs
ontpermis depuis
la fin des années 70 d’étudier de telsphénomènes.
Un des
premiers
dispositifs
étudiésthéoriquement
[Gib76]
est constitué par unecavité
Fabry-Pérot [Lug87]
contenant un milieu non-linéaire comme parexemple,
unabsorbant à deux niveaux. Gibbs a montré que sous certaines
conditions,
l’intensité dela lumière transmise
présentait
un comportement bistable. Par ailleurs. Bonifacio etLugiato [Bon78]
ont mis en évidence un comportement bistablelorsque
l’absorbant àdeux niveaux est
placé
dans une cavité en anneau. Leur étudethéorique
tient compte des effets depropagation
dans la cavité. K. Ikeda en 1979[Ike79],
àpartir
d’une mêmecavité en anneau et en
prenant
encompte
le temps de réaction dumatériau,
a montréqu’une
telle cavitéoptique
bistablepouvait
donner naissance à des instabilités. Ces instabilités pouventprésenter
elles-mêmes un comportementchaotique.
A
partir
des annéesquatre-vingt,
les études ont aussiporté
sur le comportementtransverse de ces instabilités. Dans les cavités en anneau , P. Mandel
[Man93]
décrit leseffets transverses dans le cas d’une cavité
passive
et d’une cavité active. Un autredispositif
courant consiste en un milieu non-linéaire danslequel
se propagent en sensinverse deux ondes intenses
appelées
les ondes pompes. L’interaction de ces ondes avecle milieu
peut,
au-delà d’un certainseuil,
conduire à l’émission de nouvelles ondes[Gry88a]
émises dans la direction dechaque
faisceau pompe et en faisantéventuellement un
petit angle
avec l’axe des pompes.Ces instabilités peuvent conduire à l’émission de structures de formes variées et
qui
peuvent aussiprésenter
un comportementdynamique.
Ces étudesthéoriques
ont étémenées aussi bien pour des milieux non-linéaires constitués par des matériaux solides
tel que des matériaux Kerr
[Fir88]
que par une vapeuratomique
dont le temps deréponse
est bienplus
court[Cou92], [Pen89].
Des études ontprédit
le seuild’apparition
de ces instabilités
[Gry89]
ainsi que leur comportement juste au-dessus du seuil[Cha92].
D’autres études
théoriques
ont encore été réalisées mais enplaçant
après
le milieunon-linéaire un miroir de rétroaction
[LeB90].
FigI.0.2: génération
d’instabilités dans unsystème
comportant un milieunon-linéaire,
une onde pompe et un miroir de rétroaction
Un faisceau pompe se propage dans le milieu
non-linéaire,
se réfléchit ensuite sur lemiroir
placé
après
la cellule et se propage ainsi à nouveau dans le matériau mais dans le sens contraire. Les instabilités sont émises et pourront aussi se réfléchir sur le miroir etêtre
réinjectées à
leur tour dans la cellule. Les étudesthéoriques
supposentgénéralement
que le milieu non-linéaire est un milieu Kerr, c’est-à-dire un milieu dontla non-linéarité est
proportionnelle
à l’intensité de l’onde pompe et que le miroir estplacé
à une distance du milieu non-linéairegrande
devant lalongueur
de ce milieu. Leseffets non-linéaires dans le milieu sont alors dissociés des effets de
propagation
entre lemilieu et le miroir. Les études
théoriques prévoient
l’intensité seuilpermettant
d’observer ces instabilités et leurcaractéristique
au-dessus du seuil[D’A192], [Fir90].
Notre étude a été réalisée avec un
dispositif
très similaire à cette dernièreconfiguration
mais enremplaçant
le milieu Kerr par une vapeur alcaline. Lesnon-linéarités
impliquées
dans une vapeuratomique
sont usuellement soit les non-linéarités dues à la saturation d’une transitionatomique
soit les non-linéarités dues au pompageoptique
[Pin94].
Lorsqu’une
transitionatomique
est saturée, des atomes des niveauxfondamentaux sont
portés
dans les niveaux excités. Les non-linéarités dues au pompageoptique
s’observent pour des intensités bienplus
faibles que pour les non-linéaritésdues
à la saturation de la transitionatomique.
Pour cetteraison,
notre étude a doncporté
sur ces non-linéarités dues à la saturation du pompage optique[Val92]. Lorsque
lafréquence
de l’onde pompe est très différente de lafréquence
de résonance de la vapeuratomique,
oulorsque
l’intensité estfaible,
la vapeur se comportera comme un matériauKerr,
dispersif
présentant
toutefois une non-linéarité tensorielle[Pin94].
Dans ce cas, laprojection
des instabilités sur un écran lointaincorrespondra
à desimages
variées comme des anneaux ou deshexagones [Gry93a].
Près desrésonances,
lorsque
les effetsd’absorption
sontplus importants,
les instabilités observées sont très différentes etressemblent à des
"marguerites" (figures
comportant un nombrepair
de tachesréparties
sur uncercle)
[Gry94a].
Pourpouvoir comprendre
la formation de ces instabilités etprédire
leur comportement, il est donc nécessaire de bien décrire le milieu non-linéaireet les
champs
enprésence.
Pour
qu’il
y ait pompageoptique,
il est nécessaire que le niveau fondamentalcomporte
plus
d’un sous-niveau Zeeman. Nous avons donc choisi la transition laplus
simple
serapprochant
de notre situationexpérimentale,
une transitionJ
g
= 1/2 ~ J
e
= 1/2.
Expérimentalement,
nous avons en effet choisi de travailler sur la raieD
1
du Rubidium 85couplant
les niveaux5S
1/2
aux niveaux5P
1/2
.
Comme leRubidium a un
spin
nucléaire I=5/2, la transitionatomique
est toutefoisplus complexe
que la transition 1 / 2 ~ 1 / 2 et les résultats du calculs ne restent valables que pour un
désaccord à la résonance
grand
devant la structurehyperfine
du niveau excité.Expérimentalement,
l’onde pompe estpolarisée
linéairement et l’instabilité est, auseuil,
polarisée
linéairement etorthogonalement
aux ondes pompes. Nous réaliserons toute notre étudethéorique
dans une baseappropriée, appelée
basecirculaire,
prenant encompte le
couplage
entre les ondes depolarisations
croisées. L’action sur la vapeuratomique
des différentes composantes duchamp
dans cette base permet decomprendre
lepeuplement
d’un sous-niveau Zeeman du fondamental auxdépens
d’un autre sous-niveaux Zeeman. Une nouvelle interaction des ondes pompes avec le milieu ainsipréparé
permettra de créer unepolarisation électronique susceptible d’engendrer
l’instabilité
optique.
Ces différents processuspeuvent
souvent aussi être décrits entermes de
mélange
à quatre ondes[Abr78], [Gry88a].
Nous cherchons dans cette
première partie
àexpliquer
la formation de cesinstabilités et à caractériser leur
comportement
près
du seuil. Lesparties
1 et 2permettront d’établir les
équations
régissant
lagénération
des instabilités. Les parties 3et 4 caractériseront le comportement des instabilités et leur structure transverse. La
partie
5 permettra d’aborder les aspectsdynamiques
de l’instabilité. Dans la partie 1,nous considérerons l’interaction de deux ondes de
polarisations
linéaires croisées sepropageant dans le même sens au sein du milieu non-linéaire. Dans la deuxième
partie,
nous considérerons d’abord l’interaction dans le milieu de deux
paires
d’ondespropageant en sens contraire. Nous nous
rapprocherons
ensuite de la situationexpérimentale
en considérant que deux de ces ondes sont intenses.qu’une
troisième estd’intensité
plus
faible et nous chercherons dansquelles
conditions l’interaction de cestrois ondes peut
générer
laquatrième
onde, l’instabilité. Dans lapartie
3 ainsi que dans la parue 5. les ondes seront considérées comme des ondesplanes.
Dans lapartie
4 les ondes seront considérées comme des ondesgaussiennes.
1)
Propagation
de deux ondes
de
polarisations
linéaires
orthogonales
Cette parue consistera tout d’abord en une
description
deschamps
électriques
etde la vapeur atomique. Nous nous attacherons
particulièrement
à unedescription
entermes de niveaux
d’énergie
de l’atome. Les divers processuspermettant
lecouplage
entre les différents sous-niveaux Zeeman seront
présentés.
Enparticulier,
nousapprofondirons
les mécanismes de pompageoptique qui
permettent à un atome depasser d’un état fondamental à un état excité. Une
décomposition
deschamps
sur labase circulaire et le formalisme des
équations
de Bloch optique,présentés
dans l’annexe 1 nous permettront de connaître,ensuite,
l’évolution despopulations
desdifférents sous-niveaux Zeeman.
Enfin,
nous pourrons accéder à lapolarisation
induitepar deux
champs
depolarisations
croisées se propageant dans le même sens dans unevapeur
atomique.
1.1)
Description
du
système.
Nous donnerons d’abord
l’expression
duchamp
défini comme une ondeplane.
Nous décrirons ensuite la vapeur atomique en
précisant
la transition étudiée puis les processusimpliqués
dans les excitations et desexcitations de l’atome.1.1.1)
Décomposition
du
champ
surla base
circulaire
Dans cette
partie,
nous considérerons deux ondesplanes
E
x
etE
y
,
de mêmefréquence
et depolarisations
linéairesorthogonales,
se propageant lelong
de l’axe(Oz)
Fig
I.1.1:Propagation
deschamps
dans le milieu non-linéaire.Ces ondes se
décomposent
de la manière suivante:I
x
etIy
correspondent
à l’intensité deschamps
x
E
etE
y
.
L’origine
O del’axe(Oz)
estplacée
à la sortie de la cellule.1.1.2)
Description
du
milieu
non-linéaire
Le milieu non-lineaire est constitué d’une vapeur
atomique
comportant
unedensité N d’atomes. Nos
expériences
étant faites avec des atomesalcalins,
nousconsidérons des atomes dont le moment
cinétique électronique
dans le niveau fondamentalJ
g
vaut 1/2. Lafréquence
03C9 des ondesE
x
etE
y
est trèsproche
de lafréquence
de résonance03C9
at
d’une transitioncouplant
un niveauJ
g
=1/2
à un niveauJ
e
=1/2.
L’écart à résonance est notéNous choisirons comme axe de
quantification
des observables la direction depropagation
des ondes. Laprojection
J
z
du momentcinétique
de l’atome sur cet axeorienté peut alors
prendre
dans les niveaux fondamental et excité les valeurs /2 et- /2. La
Fig
I.1.2: Sous -niveaux Zeeman et divers processusimpliqués
dans la transition 1/2->1/2
Nous choisissons de travailler sur la base circulaire
(e
+
,e
-
),
oùCette base permet de
prendre
encompte
simplement
les effets decouplages
entrel’onde
polarisée
suivante
x
et l’ondepolarisée
suivante
y
.
Le
champ
à l’intérieur de la cellule peut sedécomposer
sur cette base en une ondepolarisée
03C3+(suivant
e
+
)
et une ondepolarisée
03C3-(suivant
e
-
).
Une ondepolarisée
03C3+couple
le sous-niveau Zeeman fondamental|g
-
>
oùJ
z
=-/2
au sous-niveau Zeemanexcité
|e
+
>
pourlequel
J
z
vaut /2. Inversement sous l’action d’une ondepolarisée
03C3-,le sous-niveau fondamental
|g
+
>
correspondant
àJ
z
=/2
estcouplé
au sous-niveauexcité
|e
-
>
(J
z
=-/2).
Le taux de pompageoptique
03B3
-
p
est défini comme le tauxd’atomes
quittant
par seconde le sous niveau|g
+
>
vers le sous niveau|e
-
>
sous l’effetde la composante 03C3-du
champ. Réciproquement
03B3
+
p
correspond
au taux de transitiondes atomes du niveau
|g
-
>
vers le niveau>
|e
+
sous l’effet de la composante 03C3+ duchamp.
Nous voyons ainsi que dans cettedescription,
lechamp
ne peut pascoupler
leniveau
|g
+
>
( resp
|g
-
>)
au niveau|e
+
>
( resp
|e
-
>).
Les
populations
des niveaux excités peuvent par émissionspontanée
d’unphoton
retomber dans les niveaux fondamentaux|g
+
>
et|g
-
>.
On définit ainsi lalargeur
naturelle r des niveaux excités
correspondant
à l’inverse de leur temps de vie. Lespopulations
des sous-niveaux Zeeman du niveau fondamental(respectivement
excité)
peuvent aussis’équilibrer
sous l’effet d’autres processus de relaxation(les
collisionspar
exemple)
avec un taux 03B3(respectivement
y’ ).
Tous ces processus sont résumés dans lafigure
(I.1.2).
Nous supposerons que les taux de retour à
l’équilibre
despopulations
des sousniveaux Zeeman
(y
pour le niveau fondamental ety’
pour le niveauexcité)
sont bienplus petits
que lalargeur
naturelle des niveaux excités. Nous supposerons deplus
queles taux de pompage
optique
sont aussi très inférieurs à lalargeur
naturelle des niveaux excités:Nous supposerons ainsi
qu’au
cours d’uncycle
de pompageoptique,
les atomesportés
dans un état excité se desexcitentquasi-instantanément.
Nous pourrons doncnégliger
lespopulations
des niveaux excités(N
+
et-
N
pour les niveaux|e
+
>
et|e
-
>)
devant les
populations
des niveaux fondamentaux(n
+
et n- pour les niveaux|g
+
>
et|g
->).
Nous supposerons désormais queIl
n’y
a pas de saturation de la transitionoptique.
Dans un tel
système,
les seules observables non nulles enrégime
stationnaire sontdonc les
populations
dechaque
sous-niveau Zeeman et les cohérencesoptiques
entre unniveau de moment
cinétique
J
g
=1/2
et un niveau de momentcinétique
J
e
=1/2.
Des calculs détaillés dans l’annexe1,
permettent àpartir
deséquations
de Bloch de connaître l’évolution de ces observables et ainsi d’accéder aux taux de pompageoptique
[Coh90] qui
sont donnés par la formule suivante:où ~
correspond
audéphasage
relatif entre les deuxchamps.
d est l’élément de matrice réduit de
l’opérateur dipolaire électrique
défini dans l’annexe 1.1.2)
Equations
d’évolution
des
populations
On peut aisément déduire du
diagramme
de lafigure
(I.1.2),
leséquations
d’évolution despopulations
des différents sous-niveaux Zeeman:Cherchons maintenant à connaître les
populations
des différents sous-niveauxZeeman dans l’état stationnaire.
D’après
les relations(I.1.5)
et(I.1.8),
1/0393 est un tempstrès court devant les temps
caractéristiques
d’évolution despopulations.
Au bout dequelques
1/0393,
lespopulations
des niveaux excités ont atteint leurrégime
stationnaire. On peut donc dire queN
+
et N- suiventadiabatiquement
[Coh90]
l’évolution duchamp.
L’évolution des
populations
des niveaux excitésN
±
est alors donnéed’après
(I.1.8)
par la relation suivantepuisque y’
« 0393 :Nous retrouvons ici la relation
N
±
« n± de telle sorte que le niveau excité peut êtrenégligé.
La valeur moyenne de
J
z
sur lapopulation
totale du niveau fondamental, estégale
à la somme des moments
cinétiques
des n+ atomes dans le niveau m=1/2 et desmoments
cinétiques
des n- atomes dans le niveau m=-1/2,moyenné
sur le nombred’atomes dans le niveau fondamental. Pour une transition
1/2 ~ 1/2,
la valeur moyennede
J
z
est doncégale
à:Les
équations
d’évolution de la valeur moyenne deJ
Z
et de la sommeS=n
+
+n
-
desNous
négligeons
ici lespopulations N
+
et N- des sous-niveaux excités.Le nombre total d’atomes est bien conservé
puisque
lesystème
est fermé. On trouvepour
<J
z
>
avec
En
régime
permanent,<J
Z
>s’exprime
de lafaçon
suivante:avec
La valeur moyenne de
J
Z
[Gry90]
estappelée
aussi orientation du niveaufondamental
[Omo77]. 03B3
1
s’interprète
comme un terme de construction de l’orientationet est
proportionnel
à la différenceI
+
-I
-
des intensités des ondespolarisées
03C3
+
et 03C3-.L’orientation est maximum
lorsque
les ondesE
x
etE
y
sont enquadrature.
(203B3+03B3
p
)
correspond
à la relaxation du niveau fondamental et peuts’interpréter
comme un termede destruction de l’orientation.
03B3 correspond
à la destruction due à la relaxation des sous-niveaux fondamentaux sous l’action des processus autres que le pompageoptique.
03B3
p
traduit
la destruction de l’orientation du fondamental sous l’action du pompageoptiqe
dû aux ondes
polarisées
linéairement. Ce terme de saturation du pompageoptique
sera1.3)
Expression
de
la
polarisation
Appelons
~0 lasusceptibilité diélectrique
linéaire du milieu pour un milieu nonorienté
(n
+
=n
-
).
Lapolarisation,
créée par unchamp E qui interagit
de manièreuniforme avec l’ensemble des atomes, a pour expression:
Le
champ
peut sedécomposer
en deux ondesE
+
etE
-
polarisées
respectivement03C3
+ et 03C3-. L’onde
E
+
n’estcouplée qu’avec
les n- atomes deJ
Z
= - /2 et l’ondeE
-n’est
couplée qu’avec
les n+ atomes deJ
Z
= / 2. Lapolarisation
peut alorss’exprimer
comme la somme d’une
polarisation
03C3+et d’unepolarisation
03C3-. On obtient alorsavec
Des calculs
présentés
dans l’annexe 1 donnent la valeur de~
0
Notons que que la
susceptibilité
et donc lapolarisation
sont fonction par l’intermédiaire de<J
z
>
de la saturation du pompageoptique.
Dans cette
première partie,
nous avons étudié l’action sur une vapeuratomique
dedeux
champs
depolarisation
linéaireorthogonale
et dont lafréquence
estproche
de lafréquence
de la résonance d’une transition 1/2 ~ 1/2. Enparticulier,
nous avonsexprimé
lasusceptibilité
non-linéaire et donnél’équation
d’évolution de la valeur moyenne du momentcinétique
du niveau fondamental<J
z
>.
2)
Mélange
à
quatre
ondes
en
polarisations
linéaires
orthogonales
Dans cette
partie,
nousgénéraliserons
lesexpressions
des taux de pompageoptique
et de lapolarisation
établis dans lapartie
précédente.
Alors que dans lapremière partie,
nous avions décrit le cas où une seulepaire
d’onde sepropageait
dansle milieu
non-linéaire,
dans cettepartie
nous traiterons le cas où une deuxièmepaire
d’ondes
possédant
les mêmescaractéristiques
se propage dans le milieu en senscontraire. Le moment
cinétique global
des atomes résulte des actions sur le milieu dechacune des deux
paires
d’ondes. Le taux de pompageoptique,
la moyenne surl’ensemble des atomes de
J
Z
et ainsi lapolarisation
totale induite par les ondespeuvent
alors se déduire des résultats de la
partie précédente.
Lapolarisation
induitepermet
ensuite d’accéder à
l’expression
deschamps
sortants. Enfin nousexpliquerons
en détaille
principe
du miroir à contraste dephase,
miroir constitué d’un milieu nonlinéaire,
dedeux ondes pompes et sur
lequel
peut se réfléchir une troisième onde.2.1)
Mélange
de
quatre
ondes dans le milieu
non-linéaire
Nous considérons ici la
propagation
dans le milieu non-linéaire de deuxpaires
d’ondes depolarisations
linéaires croisées sepropageant
dans des sensopposés
sansfaire aucune
approximation
sur leurs intensitésrespectives.
Nous établironsl’expression
du taux de pompageoptique, puis
celle de lapolarisation
induite par les quatrechamps
dans le milieu et nous en déduirons à l’aide deséquations
deMaxwell,
les
équations
d’évolution deschamps
dans le milieu non-linéaire.2.1.1)
Description
des
champs
enprésence
Considérons
deux ondesélectromagnétiques
E
x
etE
y
,
de mêmefréquence
03C9 etautres ondes
E’
x
et
E’
y
évoluantégalement à
la mêmefréquence
03C9 mais sepropageant
dans la direction
opposée.
E’
x
etE’
y
ont
chacun unepolarisation respectivement
parallèle
àE
x
etE
y
.
Fig
I.2.1:Propagation
deschamps
dans le milieu non linéaireNous reprenons les mêmes notations que dans la
partie
I.1pour
l’amplitude
et laphase
des ondesE
x
etE
y
et des notations similaires pour les ondesE’
x
etE’
y
.
Nous notons~’
laphase
relative entre ces ondes et~"
la demie somme de leursphases.
2.1.2)
Taux de pompage
optique
Les taux de pompage
optique
établis dans lapartie
(I.1)
ont pourorigine
l’interaction d’une
paire
d’ondes depolarisations
linéaires croisées, se propageant dansle même sens dans le milieu non-linéaire. Dans cette
partie,
nous considéronsl’interaction de deux
paires
d’ondes,chaque
paire
d’onde étant constituée de deuxondes de
polarisations
linéaires etorthogonales,
se propageant dans le même sens dans le milieu non-linéaire. Parconséquent
dans cetteconfiguration,
les taux de pompageoptique
dus à l’interaction des quatrechamps
avec le milieu sont la somme des taux de pompageoptique
créésindépendamment
parchaque paire
d’ondes et d’un éventuel tauxde pompage