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2017 01 12 Antidépresseurs et dépression raisons du doute-Boussageon

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Texte intégral

(1)

Congrès annuel du CNGE – Grenoble 2016

Suivez-nous ! # CNGE 2016

Les antidépresseurs dans la

dépression : les raisons du doute…

Rémy Boussageon

MCU – MG / DMG de Poitiers Conseil Scientifique du CNGE

(2)

Critique de l’efficacité des AD dans la

littérature scientifique

(3)

L’efficacité thérapeutique

• Effet ? Différence statistiquement significative ?

– Effet différent du placebo

– Preuve dans l’ECR et MA d’ECRs vs Pbo (p <0,05)

• Efficacité ? Notion quantitative et qualitative

– Sur quels critères ? (biologiques, échelles, morbimotalité) – Chez qui ? (quels patients × pathologies )= population cible – De combien : pertinence clinique ?

– Sur quelle durée ?

• Utilité ? Bénéfices/Risques et par rapport à des soins usuels (« essais pragmatiques »)

– Les risques en valent-ils la peine ? – Légitime de tenter ?

(4)

L’efficacité des antidépresseurs

dans la dépression

• Critère de jugement : échelle de dépression

– Echelle de HAMILTON = HDRS17 (6 ou 21) – MADRS,

– Beck, – etc…

(5)

• Echelle de Sévérité • Patients hospitalisés • 17 questions • Score de 0 à 52 HDRS < 7 : Absence HDRS < 13 : Légère HDRS < 18 : Modérée HDRS > 19 : Sévère HDRS > 23 : Très sévère

(6)

L’efficacité des antidépresseurs

dans la dépression

• Pertinence Clinique de l’effet

:

– Différence de 3 points (NICE) entre AD et Pbo – Au moins 6 à 7 points pour être « perceptible »

sur l’échelle d’impression de changement clinique global (CGI) Leucht S, et al. J Affect Dis 2013

(7)

Kirsch I, et al. Plos Med 2008

HDRS = 28

3 points de différence

(8)

L’efficacité des antidépresseurs

dans la dépression

• Quantité d’effet :

Différence moyenne AD vs Pbo = 1,8 (9,6 vs 7,8)

Taille d’Effet = « Effect Size » (SMD) = 0,32

(9)

Registre d’essais cliniques de la FDA concernant 12 AD : • 31 % non publiés

• 51% essais positifs (97% publiés) • 33 % essais négatifs, (33 % publiés) • 11 essais négatifs, publiés « positifs »

Taille d’effet (SMD) = 0,31

(10)

Philipp et al. BMJ 1999

Placebo - 13

Imipramine - 15

(11)

L’efficacité des antidépresseurs

dans la dépression

• Réponse : % de patients < 50% de diminution :

• Pas d’effet démonté sur :

– Le risque suicidaire et les suicides. – Les rechutes dépressives ?

– Les arrêts de travail ? – La qualité de vie ?

NNT = 7

50 % dans le groupe AD vs 35% sous Placebo ( 1 à 2 points HDRS)

(12)

Extrapolation ?

(13)

Extrapolation ?

1. Patients en soins primaires ?

(14)

Extrapolation ?

1. Patients en soins primaires ?

2. Durée maximum 4 à 12 semaines …

(15)

Extrapolation ?

1. Patients en soins primaires ?

2. Durée maximum 4 à 12 semaines … 3. Sévérité ?

4. Co-morbidité ?

1. Cancer, maladies cardiovasculaires… 2. Douleur chronique, Intestin Irritable… 3. Autre troubles psychiatriques ?

• Trouble bipolaire ? • Addictions ?

• Risque Suicidaire ? 4. Syndrome démentiel ?

(16)

Extrapolation ?

1. Patients en soins primaires ?

2. Durée maximum 4 à 12 semaines … 3. Sévérité ?

4. Co-morbidité ?

(17)

Extrapolation ?

1. Patients en soins primaires ?

2. Durée maximum 4 à 12 semaines … 3. Sévérité ?

4. Co-morbidité ? 5. Sujet âgé ?

(18)

Comparaisons

• Psychothérapies?

– Taille d’effet : entre 0,3 et 0,8 (Rapport INSERM 2004) – TCC vs AD : pas de différence significative (BMJ 2015) – Pas supérieures à d’autres thérapeutiques

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Comparaisons

• Exercice physique ?

(20)

Comparaisons

• Millepertuis ?

• Méditation ?

• Soutien social ?

(21)

Conclusion

• AD ont bien un effet « émoussement émotionnel »

• Pertinence clinique discutable…

• Décision médicale partagée

:

– vs autres possibilités ++ (effet identique) – présentation des risques

• Dépendance avec risque de syndrome de sevrage • Poids

• Tr sexuels…

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Conclusion

Pourquoi AD en première intention

…?

– Pratique ? Parfois bien utile / Médicalisation ? – Lié à notre modèle thérapeutique biomédical ?

– Mythe de la sérotonine ? (Healy BMJ 2015, Moncrieff)

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Références

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