Les valeurs de l’Union
européenne
Cycle de cours 2015/16 Module 1 : Histoire et actualité de la construction europé enne - Espace universitaire Ulg-Verviers
Les références d’une génération ne
sont pas forcement celle d’une autre
3
Traité CEE: 1957 Préambule:
RESOLUS à affermir, par la constitution
de cet ensemble de ressources, les
sauvegardes de la paix et de la liberté,
et appelant les autres peuples de
l'Europe qui partagent leur idéal à
s'associer à leur effort
, …
A l’origine des valeurs: la
sauvegarde de la paix
4
La Communauté a pour mission, … de
promouvoir dans l'ensemble de la Communauté
un développement harmonieux, équilibré et durable des activités économiques, un niveau d'emploi et de protection sociale élevé, l'égalité entre les hommes et les femmes, une croissance durable et non inflationniste, un haut degré de compétitivité et de convergence des
performances économiques, un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de
l'environnement, le relèvement du niveau et de la qualité de vie, la cohésion économique et
sociale et la solidarité entre les États membres.
Article 2 CEE: promouvoir une
certaine conception de la société
5
Traité de Maastricht (TUE) article F:
1.L'Union respecte l'identité
nationale de ses États membres,
dont les systèmes de
gouvernement sont fondés sur les
principes démocratiques.
Des principes consacrés par
la création de l’Europe
politique: UE
6
2. L'Union respecte les droits
fondamentaux, tels qu'ils sont garantis
par la Convention européenne de
sauvegarde des droits de l'homme et
des libertés fondamentales, signée à
Rome le 4 novembre 1950, et tels qu'ils
résultent des traditions constitutionnelles
communes aux États membres, en tant
que principes généraux du droit
7
L'Union est fondée sur les
principes de la liberté, de la
démocratie, du respect des
droits de l'homme et des libertés
fondamentales, ainsi que de
l'État de droit, principes qui sont
communs aux États membres
Principes énumérés par
l’article 6 du Traité
d’Amsterdam (1997) :
8
L'Union est fondée sur les valeurs de
respect de la dignité humaine, de
liberté, de démocratie, d'égalité, de
l'État de droit, ainsi que de respect
des droits de l'homme, y compris des
droits des personnes appartenant à
des minorités.
La mutation en valeurs s’opère
avec le projet constitutionnel et
est récupérée par le Traité de
9
Ces valeurs sont communes aux États
membres dans une société
caractérisée par le pluralisme, la
non-discrimination, la tolérance, la
justice, la solidarité et l'égalité entre
les femmes et les hommes.
1 0
Quel sens donner à l’articulation entre la
première et la seconde phrase de
l’article 2 du TUE?
Phrase 1 : les valeurs fondamentales de
l’Union ?
Vers une hiérarchie des
valeurs ?
1 1
Phrase 2 : trois possibilités :
1. Compléments aux valeurs fondamentales
De nouvelles valeurs
2. Valeurs dérivés/instrumentales des
premières:
Egalité et égalité homme/femme, Etat de droit
et Justice, Démocratie et non-discrimination,
Liberté et pluralisme
3. Valeurs des Etats membres
Partagées avec l’Union? Ou « communes »
aux Etats
1 2
Reconnaissance des
droits/libertés/principes énoncés dans la
Charte des droits fondamentaux de
l'Union européenne du 7 décembre
2000, telle qu'adaptée le 12 décembre
2007 à Strasbourg.
Même valeur juridique que les traités
(article 6 TUE).
Se décline en six titres:
- Dignité, libertés, égalité, solidarité,
- Démocratie et Etat de droit
1 3
1. La Charte n'étend pas la faculté de la Cour de justice de l'Union européenne, ou de toute juridiction de la Pologne ou du Royaume-Uni, d'estimer que les lois, règlements ou dispositions, pratiques ou action administratives de la
Pologne ou du Royaume-Uni sont incompatibles avec les droits, les libertés et les principes fondamentaux qu'elle ré affirme.
2. En particulier, et pour dissiper tout doute, rien dans le titre IV de la Charte ne crée des droits justiciables applicables à la Pologne ou au Royaume-Uni, sauf dans la mesure où la Pologne ou le Royaume-Uni a prévu de tels droits dans sa lé
gislation nationale.
Mais Protocole (no 30) sur l'application de la Charte des droits fondamentaux de l'union européenne à la Pologne et au Royaume-Uni
1 4
Article 2
Lorsqu'une disposition de la Charte fait réfé
rence aux législations et pratiques nationales,
elle ne s'applique à la Pologne ou au
Royaume-Uni que dans la mesure où les droits
et principes qu'elle contient sont reconnus
dans la législation ou les pratiques de la
Pologne ou du Royaume-Uni.
1 5
Mais encore
Déclaration de la République
de Pologne sur la Charte des droits
fondamentaux de l'Union européenne:
La Charte ne porte atteinte en aucune
manière au droit des États membres de lé
giférer dans le domaine de la moralité
publique, du droit de la famille ainsi que
de la protection de la dignité humaine et
du respect de l'intégrité humaine physique
et morale.
1 6
Mais aussi adhésion de l’Union à la
Convention européenne de sauvegarde
des droits de l'Homme et des libertés
Article 6§2 TUE.
Les droits fondamentaux tels qu’ils sont
garantis par CEDH et tels qu'ils résultent des
traditions constitutionnelles communes aux
États membres, font partie du droit de
1 7
Mais diversité d’interprétations
possibles entre Etats membres:
Exemples : Droit à la vie, droit
de se marier et de fonder une
famille, égalité homme - femme
Pas de découplage entre
les valeurs de l’UE et celles
1 8
1 9
2 0
L’interruption volontaire de
grossesse
Recul en Espagne? Projet de loi espagnol revoyant ledroit des femmes à avorter
Le projet de loi annule la loi de 2010 qui autorise l’avortement jusqu’à 14 semaines et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du fœtus
23 septembre 2014 : retrait du projet de loi
Ce que disait le projet:
L’avortement reste autorisé dans deux cas :
-l'interruption de grossesse soit nécessaire en raison d'un grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme ;
-la grossesse soit une conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme
2 1
2 2
- Absence d’harmonisation européenne
- Euthanasie autorisée sous conditions aux
Pays-Bas (12 ans), Luxembourg, Belgique,
Suisse.
- Euthanasie pratiquée mais pas légalisée:
Danemark, Espagne, France, Norvège,
Allemagne, Grande-Bretagne, Hongrie,
République tchèque, Portugal, Italie,
Slovaquie, Autriche
- Euthanasie strictement interdite : Croatie,
Grèce, Pologne et Roumanie, Irlande
2 3
Euthanasie des mineurs en Belgique
-légaliser, sans condition d’âge pour
enfants et adolescents atteints de
maladie incurables
-Conditions
•
Jouir d’une capacité de
discernement
2 4
Droit de se marier et de fonder
une famille
2 5
Reconnu par 12 Etats membres de l'Union
européenne: les Pays-Bas (depuis 2001), la
Belgique (2003), l'Espagne (2005), la Suède
(2009, avec une disposition obligeant l'Eglise
à trouver un pasteur pour célébrer les
mariages religieux), le Portugal (2010), le
Danemark (2012), la France (2013), la
Grande-Bretagne (Angleterre et Pays de
Galles en 2013, Ecosse en 2014), le
Luxembourg, la Slovénie, la Finlande et enfin
l'Irlande (2015).
Les pays qui autorisent le
mariage homosexuel
2 6
Reconnu par 19 Etats membres de l'Union européenne: ("partenariat enregistré"/"partenariat civil") pour les couples homosexuels : le Danemark (1989), la Suède (1995), l'Espagne (1998), les Pays-Bas (1998), la France (1999), la Belgique (2000), l'Allemagne (depuis 2001, le contrat de vie commune accorde aux couples homosexuels des droits similaires à ceux du mariage, sauf en matière fiscale et d'adoption), le Portugal (2001), la Finlande (2002), le Royaume-Uni (2005), la Hongrie (depuis 2007, le statut de "concubin" permet d’obtenir un crédit, de faire valoir des droits à un héritage et accorde des abattements fiscaux), la République tchèque (2006), le Luxembourg (2010), la Slovénie (2010), l'Irlande (2010), l'Autriche (2010), Malte (avril 2014), la Croatie (juillet 2014), l'Estonie (octobre 2014).
La reconnaissance d’une union
civile
2 7
- Discussions en Grèce
- Ne reconnaissent aucune
forme d’union : Italie, Grèce,
Chypre, Slovaquie, Lettonie,
Lituanie, Roumanie, Bulgarie,
Pologne.
3 0
3 1
3 2
3 3
L’égalité femme homme : le
kaleidoscope
3 4
L’égalité femme homme : le
kaleidoscope
3 5
L’égalité femme homme : le
kaleidoscope
3 6
L’égalité femme homme : le
kaleidoscope
La gestation pour autrui en Europe
(GPA)
4 1
Question soulevée dans le cadre de l’élaboration du projet de Traité constitutionnel
Lors des travaux de la Convention deux tendances se sont opposées
Pour essentiellement à droite associer aux socialistes
polonais:
Simple hommage à la tradition chrétienne
- Établissement d’une définition chrétienne de l’UE.
Base pour rejet de la Turquie
-Valeurs suprêmes transcendant les lois humaines Base pour refuser à l’avortement
Contre plutôt à gauche:
- Refus d’une valorisation des choix religieux. - Laïcisation de l’Etat.
La référence à Dieu dans les
traités
4 2
Préambule :
S'INSPIRANT des héritages culturels,
religieux et humanistes de l'Europe, à
partir desquels se sont développées
les valeurs universelles que constituent
les droits inviolables et inaliénables de
la personne humaine, ainsi que la
liberté, la démocratie, l'égalité et
l'État de droit;
Intégration partielle dans le
Traité de Lisbonne
4 3
Reconnaissance des héritages religieux
- Religion et non Dieu
- Religieux avec S (juive, chrétienne,
musulmane) Intégrés avec des
références aux valeurs :
Humanistes : Philosophes des
lumières
Culturelles : Helléniques et romaines
Intégration partielle dans le
Traité de Lisbonne
4 4
Reconnaissance de l’existence mais pas
d’identification européenne des cultes :
Déclaration annexée au Traité
d’Amsterdam et reprise par l’article 17 TFUE
1. L'Union respecte et ne préjuge pas le
statut dont bénéficient, en vertu du droit
national, les Églises et les associations ou
communautés religieuses dans les États
membres.
L’Union européennne et les
Eglises
4 5
2. L'Union européenne respecte également
le statut dont bénéficient, en vertu du droit
national les organisations philosophiques et
non confessionnelles.
3. Reconnaissant leur identité et leur
contribution spécifique, l'Union maintient un
dialogue ouvert, transparent et régulier
avec ces églises et organisations.
4 6
Unie dans la diversité : fondement de l’UE
Les valeurs s’alignent sur la reconnaissance
de cette diversité
Socle commun n’empêche pas des
variations encadrées
Droit d’asile et critères non homogènes
peut renforcer la préservation de ce droit
Des valeurs communes déclinées n’est pas
nécessairement contraire à une Union
européenne forte
Fondement d’une intégration
progressive
4 7
1 Avant l’adhesion à L’UE:
une condition de
recevabilité
2. Au sein de l’UE: la
procédure de
suspension d’un Etat
Le contrôle des
valeurs
4 8
Deux conditions d’adhésion
1. Être un État européen
Contour géographique non défini par les textes
Impossibilité politique de trancher car
déterminerait de fait les EM potentiels
2. Respecter les valeurs et s’engager à les
promouvoir
Respect au moment de l’adhesion mais aussi tout
au long de son adhésion
Peut demander : pas un droit mais une possibilité
Suspension et sanctions
Phase I: L’espoir de l’effet
dissuasif
5 0
Introduite en 1997 par le Traité Amsterdam:
Article 7 TUE
1. Le Conseil, réuni au niveau des chefs d’État ou
de gouvernement et statuant à l’unanimité sur
proposition d’un tiers des États membres ou de la
Commission et après avis conforme du Parlement
européen, peut constater l’existence d’une
violation grave et persistante par un État membre
de principes énoncés à l’article 6, paragraphe 1,
après avoir invité le gouvernement de cet État
membre à présenter toute observation en la
matière.
Au départ: La seule
coercition
5 1
3. Lorsque la constatation visée au
paragraphe 2 a été faite, le Conseil,
statuant à la majorité qualifiée, peut
décider de suspendre certains des droits
découlant de l'application des traités à
l’Etat membre en question, y compris les
droits de vote du représentant du
gouvernement de cet Etat membre au
sein du Conseil
5 2
- Constatation d’une violation grave et
persistante des valeurs
- A l’initiative d’un tiers des EM, de la
Commission
- Moyennant approbation du
Parlement
- Constatée par le Conseil européen à
l’unanimité
Unanimité moins un (EM concerné)
Droit pour l’EM concerné d’être
entendu
5 3
- Le Conseil peut décider de la suspension
de certains droits à la majorité qualifiée
Du bénéfice de certains programmes
à la suspension du droit de vote au
Conseil, suspension des subventions
de la PAC, PCP, FEDER,…
- Majorité de 72% des membres du
Conseil, réunissant au moins 65 % de la
population de ces Etats.
5 4
Article 7 TUE
4. Le Conseil, statuant à la majorité
qualifiée, peut décider par la suite de
modifier les mesures qu'il a prises au titre
du paragraphe 3 ou d'y mettre fin pour
répondre à des changements de la
situation qui l'a conduit à imposer ces
mesures.
La modification et la fin
des mesures de
5 5
- October 1999: FPO (extrême droite), le
parti de J. Haider emporte les élections
et participation à la coalition
gouvernementale autrichienne
- Mais absence de volonté d’activer la
procédure de l’article 7.
- 31 janvier 2000, Déclaration de la
Présidence portugaise
- Déclaration préventive à la formation
imminente du gouvernement autrichien
et trois décisions prises à 14
J’aimerais mais j’ose pas
…. le cas de l’Autriche
5 6
1. Refus de tout contact officiel bilatéral
avec les membres d’un
gouvernement incluant le FPO
2. Absence de soutien de l’UE pour tout
poste international brigué par un
candidat autrichien
3. Ambassadeur autrichien en poste
dans un EM ne sera reçu qu’à un
niveau technique
5 7
Induit l’adoption d’un acte d'allégeance du
gouvernement autrichien aux valeurs
communes de l’UE et obligation d’une politique
de mémoire
- Approche critique du nazisme et de l’attitude
de l’Autriche
- Reconnaissance de la responsabilité
autrichienne
Fond pour les biens spoliés, travailleurs
forcés
-Soutien sans réserve au projet d’une UE large,
démocratique, prospère
Effet malgré tout non
négligeable sur le
gouvernement autrichien :
Suspension et sanctions
Phase II: la mise à l’index
5 9
Introduite par le Traité de Nice (2001)pour
permettre une réponse graduée
Article 7
1. Sur proposition motivée d'un tiers des États
membres, du Parlement européen ou de la
Commission européenne, le Conseil, statuant
à la majorité des quatre cinquièmes de ses
membres après approbation du Parlement
européen, peut constater qu'il existe un
risque clair de violation grave par un État
membre des valeurs visées à l'article 2
Introduction d’un
nouveau paragraphe
6 0
Avant de procéder à cette
constatation, le Conseil entend l'État
membre en question et peut lui
adresser des recommandations, en
statuant selon la même procédure.
Le Conseil vérifie régulièrement si les
motifs qui ont conduit à une telle
6 1
Applicable si risque violation grave par un EM
des valeurs de l’UE
1. Initiative appartient soit au Parlement UE, soit
à un tiers des EM, soit à la Commission
2. Constatation du risque de violation
Le Conseil constate, sur avis conforme du
Parlement européen, à la majorité des 4/5 de
ses membres qu’il existe « un risque clair de
violation grave »
Droit pour l’EM en cause d’être entendu
avant la décision
3. Conseil peut dans un premier temps adresser
des recommandations à l’EM
Analyse de la phase
préventive
6 2
Le cas de la Hongrie:
dans le brouhaha de
l’inaction
9 mars 2013 : manifestations contre les changements
constitutionnels par crainte d’une réduction des
droits démocratiques
-Les décisions de la Cour constitutionnelle du pays rendues avant la nouvelle constitution entrée en vigueur en 2012 ne seront plus valides
-Adoption de plusieurs règlementations restrictives concernant l’enseignement supérieur (subvention uniquement disponible pour les étudiants qui
s’engagent à travailler en Hongrie après l’obtention de leur diplôme), les sans-abri, le droit électoral et le droit de la famille
6 3
La Commission, par la voix de son président,
a fait savoir que le gouvernement devait se
mettre en conformité avec les principes
démocratiques de l ’UE.
Le gouvernement hongrois a répondu qu’il
se conformerait aux normes et aux règles de
l’Union européenne… sans fournir de plus
6 4
Guido Westerwelle (Ministre allemand des affaires étrangères)
« It is important that every country in the EU
understands that we belong to a community of values, » he told a group of reporters on the
sidelines of a meeting in Brussels on Monday. « I do not have to deny that I am concerned about these latest developments in Hungary. I express my concern. » (Mars 2013)
Réaction de certains
Etats membres
6 5
Déclaration du président
du Parlement européen
(Mars 2013)
« Certains au Parlement européen
s'inquiètent des propositions récentes visant
à amender la constitution hongroise. J'ai
transmis ce message au premier ministre
hongrois, Viktor Orbán, au cours d'un
entretien téléphonique le 8 mars.
Je recommande au premier ministre de
demander de toute urgence l'avis de la
Commission de Venise du Conseil de
l'Europe avant que le Parlement hongrois ne
vote ces amendements. »
6 6
Déclaration du président
du Parlement européen
(mars 2013)
« Au cours de notre conversation, le premier
ministre Orbán a promis d'envoyer une lettre
clarifiant la situation au président de la
Commission européenne,
José Manuel Barroso, avec qui il s'était
entretenu une heure auparavant, et à
moi-même. »
« Les autorités hongroises ont promis l'année
dernière de n'apporter aucun changement
juridique qui serait incompatible avec les lois
et les normes européennes. Je m'attends à ce
qu'elles respectent leurs promesses. »
6 7
Questions parlementaires
(juin 2013) au Conseil
Question avec demande de réponse
écriteau Conseil de Marc Tarabella (S&D)
…
1. Le Conseil compte-t-il rester aveugle devant ce qu'impliquent ces modifications? N'estime-t-il pas qu'elles donnent une prééminence juridique
malsaine au parti présidentiel, le Fidesz, qui dispose des pleins pouvoirs grâce à sa majorité des deux tiers au Parlement?
2. Le Conseil appuie-t-il la lettre des ministres des Affaires étrangères allemand, danois, finlandais et hollandais adressée à José Manuel Barroso dans laquelle ils dénoncent, eux aussi, cette situation?
6 8
Réponse du Conseil en
octobre 2013
Le Conseil ne commente pas la situation politique
interne d'un État membre; il ne lui appartient
pas non plus de formuler des commentaires sur les
avis exprimés par la Commission.
Dans ces conclusions, le Conseil a invité la
Commission à faire avancer le débat,
conformément aux traités, sur la nécessité
éventuelle d'une méthode systématique, fondée
sur la collaboration, pour mieux protéger les
valeurs fondamentales de l'Union, et sur la forme
qu'elle pourrait prendre…
6 9
Réponse du Conseil en
octobre 2013
Le Conseil a aussi réaffirmé sa volonté de
coopérer avec la Commission dans le
cadre de ce processus et d'examiner plus
avant, lors de ses prochaines sessions, la
nécessité éventuelle de méthodes ou
d'initiatives visant à mieux protéger les
valeurs fondamentales, en particulier
l'État de droit et les droits fondamentaux
des personnes dans l'Union, ainsi que la
forme qu'elles pourraient prendre.
7 0
Résolution du Parlement européen du 3 juillet 2013 sur la situation en matière de droits fondamentaux en Hongrie (rapport)
Rapport débattu en commission du PE le 7
mai et adopté le 3 juillet 2013
Il "critique vivement les dispositions du quatrième
amendement à la Loi fondamentale, qui
compromettent la suprématie de la Loi
fondamentale". Il "déplore que les changements
institutionnels (…) aient entraîné un
affaiblissement manifeste des systèmes
d'équilibre des pouvoir requis par l'état de droit
et le principe démocratique de la séparation
des pouvoirs ».
7 1
Résolution du Parlement européen du 3 juillet 2013 sur la situation en matière de droits fondamentaux en Hongrie (rapport)
Il déplore aussi "que la création de l'Agence de
presse hongroise (MTI) publique déclarée unique
fournisseur d'actualités pour les radios et
télévisions du service public, alors que toutes les
principales radios et télévisions privées sont
censées disposer de leur propre service de presse,
signifie que cette agence détient un
quasi-monopole sur le marché, la plupart de ses
actualités étant disponibles gratuitement", …
7 2
Résolution du Parlement européen du 3 juillet 2013 sur la situation en matière de droits fondamentaux en Hongrie (rapport)
- critique vivement les dispositions du
quatrième amendement à la Loi
fondamentale, qui compromettent la
suprématie de la Loi fondamentale
- déplore que les changements institutionnels
(…) aient entraîné un affaiblissement
manifeste des systèmes d'équilibre des
pouvoir requis par l'état de droit et le
principe démocratique de la séparation
des pouvoirs .
7 3
Résolution du Parlement européen du 3 juillet 2013 sur la situation en matière de droits fondamentaux
- Au cas où la Hongrie ne suivrait pas ses
recommandations, la commission LIBE voudrait que le Parlement européen soit prêt, et invite le
Conseil et la Commission à s'y préparer
également, à prendre des mesures en vertu de l'article 7, paragraphe 1 du traité UE,
permettant de déterminer l'existence d'un
risque manifeste de grave violation de la part de la Hongrie des valeurs communes de l'Union prévues à l'article 2 du traité UE
- déplore que le Conseil européen soit la seule institution politique européenne à avoir gardé le silence.
Suspension et sanctions
Phase III: Comment se
débarrasser de la
7 5
Discours du Président Barroso sur la
situation de l’Union au PE, 11
septembre 2013
- Le Président de la Commission Européenne Barroso a annoncé le projet d’aborder les “défis de l’état de droit” au sein des Etats membres.
- L’idée serait de “faire un pont” entre des
procédures ciblées d’infraction d’une part et la suspension totale des droits d’un Etat membre d’autre part.
Document présenté en janvier: A new EU framework to strengthen the Rule of law (COM/2014/158/2 final)
7 6
- Lorsqu’un EM prend des mesures ou tolère
des situations qui sont susceptibles d’affecter
de manière systématique l’intégrité, la
stabilité ou le bon fonctionnement des
institutions.
- Menace sur l’ordre politique/institutionnel
et/ou juridique d’un Etat membre
Structure constitutionnelle, séparation des
pouvoirs, indépendance ou impartialité
du pouvoir judiciaire, ou de son système
de contrôle judiciaire, y compris la justice
constitutionnelle
Introduction d’une phase
d’alerte « informelle »: la
sauvegarde de l’Etat de droit
7 7
Articulée en trois étapes
1. Évaluation
2. Recommandation
3. Suivi
Actions initiées par
la Commission
7 8
- Déterminer si des indices d’une menace
claire existent
- Evaluation peut être basée sur des
indications reçues de sources disponibles
et institutions, mais aussi des organes du
Conseil de l’Europe, etc.
- Si menace existe : la Commission
entame un dialogue avec l’EM.
- L’absence de coopération ou
d’obstruction sera prise en compte lors
de l’évaluation de la gravité de la
menace
7 9
- Sauf si le conflit est déjà résolu entre temps,
la Commission constate qu’il y a des
preuves objectives d’une menace et que
les autorités de l’Etat ne prennent pas les
mesures appropriées pour y remédier. Elle
adresse une recommandation à l’EM
- La recommandation contiendra les
préoccupations et des consignes pour la
résolution des conflits. Elle peut comporter
les indications précises sur les moyens et
mesures pour résoudre la situation
8 0
- La Commission va surveiller la suite
donnée par l’Etat membre
- Si elle estime les mesures ne sont pas
satisfaisantes
- Evaluer la possibilité d’activer l’un des
mécanismes prévus à l’article 7 TUE
Conseil et PE seront tenus informés de la
procédure et des résultats
8 1
-
Novembre 2015, nouveau gouvernement conservateur à majorité absolue de Beata Szydlo- Nominations controversées au Tribunal constitutionnel, le raccourcissement des
mandats du président et des vice-présidents de cette instance, et la modification de son
fonctionnement.
- Remplacement des patrons de l’audiovisuel
public par de nouveaux patrons proches du PiS, suivi d’une purge des journalistes critiques
assimilés au précédent gouvernement.
8 2