Validation des compétences

Dans le document Rapport analytique et prospectif 2021 Diagnostic sectoriel Tourisme Août 2021 (Page 21-26)

Aucun titre de compétence disponible actuellement ne concerne spécifiquement des métiers du secteur du Tourisme.

Nous avons toutefois identifié 3 métiers pour lesquels des épreuves de validation des compétences sont organisées et qui pourraient être exercés dans plusieurs secteurs, dont celui du Tourisme :

Métiers Code Rome V3 Unités de compétence Lieux de validation

Agent d’accueil M1601 AGAC1 : Accueillir les visiteurs, en ce compris l’accueil téléphonique, et assurer les tâches administratives courantes

- Centre de Compétence Forem Tourisme – Marche-en-Famenne

- Le FOREM – Centre de formation de Charleroi – Farciennes

- Centre de validation bruxellois des métiers du tertiaire - Bruxelles

Instructeur fitness G1204 INSTRUFIT1 : Assurer l’accueil des pratiquants et intervenir en cas d’incident/d’accident.

INSTRUFIT2 : Gérer les questionnaires et les tests liés à la pratique du fitness, composer et présenter le programme

Métier actuellement non disponible à la validation

22 d’exercices standardisés, surveiller la

première exécution et la salle dans sa globalité

Instructeur fitness en collectivité G1204 INSTRUFITCOL1 : Assurer l’accueil des pratiquants et intervenir en cas d’incident/d’accident.

INSTRUFITCOL2 : Gérer les questionnaires et les tests liés à la pratique du fitness, préparer, animer et gérer une séance

Métier actuellement non disponible à la validation

Source : https://www.validationdescompetences.be/

Nombre d’épreuves par métier et taux de réussite (2019-2020) pour les métiers repris ci-dessus (Source : Validation des compétences. Rapport d’activité 2020. Défis, transitions et nouveaux projets au service des publics. Consortium de validation des compétences) :

Métiers Nombre d’épreuves 2019 % Réussite 2019 Nombre d’épreuves 2020 % de réussite 2020

Agent d’accueil 30 63,3% 14 92,9%

Parmi les personnes ayant passé des épreuves de validation des compétences d’Agent d’accueil en 2020, seules 2 résidaient sur le territoire du Bassin de Namur (remarque : une personne peut s’inscrire à plusieurs épreuves).

En 2020, Aucune épreuve de validation en entreprise n’a été organisées pour ces métiers. En revanche, 99 titres ont été délivrés via le processus de Reconnaissance des Acquis de Formation pour le métier d’Agent d’accueil pour l’ensemble de la Belgique francophone (données par Bassin non disponibles).

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3. Réunion de concertation du 4 mai 2021 : synthèse

Echange :

Quels sont les métiers pour lesquels il existe des perspectives d’emploi (non couvertes) sur le territoire du Bassin de Namur ou des Bassins limitrophes ? Quels sont les besoins en compétences non couverts dans le secteur ?

Faut-il développer l’offre d’enseignement et/ou de formation dans le secteur et si oui, pour quel(s) métier(s) ? Pour quel(s) public(s) ? Faut-il mettre en place de nouvelles offres (augmenter le nombre d’occurrences ou créer une offre non encore existante) ou plutôt maintenir l’offre actuelle ?

Recommandations en matière d’adaptation de l’offre existante (contenu, modalités d’organisation,…), d’orientation et de promotion des métiers et des filières techniques et professionnelles, de stage et d’alternance, d’équipements et de ressources,…

• La crise sanitaire a eu pour conséquences une diminution des offres d’emploi diffusées dans le secteur du Tourisme.

• C’est pour le métier d’Agent d’accueil que la réserve de main d’œuvre est la plus importante. La sélection est donc faite sur base des compétences et de l’expérience des candidats. Pour le métier d’Animateur d’ateliers de centres de loisirs, la situation est pratiquement identique.

• La connaissance des langues est un atout important sur le marché de l’emploi. Les grilles horaires de l’option d’Agent en accueil et tourisme (TQ) prévoient des cours de langue mais ceux-ci devraient être renforcés. Les élèves qui terminent leur 6ème année d’études n’ont pas un bagage suffisant en langues.

La majorité des élèves choisissent en premier lieu l’apprentissage de la langue anglaise (par préférence mais aussi dans l’intention de partir à l’international) mais en Wallonie, plus de 60% des touristes sont néerlandophones. C’est un problème parce que les élèves manquent alors de pratique.

Une solution pourrait être de proposer d’office l’apprentissage du néerlandais en premier lieu.

• Une piste pour favoriser l’apprentissage et la pratique de la langue néerlandaise par les élèves pourrait être de développer un partenariat pour trouver des lieux de stage en Flandre (ex. voir s’il est possible de mettre en place une coopération avec la Région Flamande).

• Les besoins de connaissance en langue allemande sont moins importants. Souvent, les touristes germanophones maîtrisent l’anglais. Le public allemand est toutefois en croissance mais il est difficile de savoir si cette tendance va se poursuivre et dans quelle mesure. Pour l’instant, très peu de brochures touristiques sont éditées en allemand en Wallonie.

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• Le programme de l’option d’Agent en accueil et tourisme (TQ) date d’il y a 20 ans et était basé essentiellement sur le métier de Voyagiste. Une révision totale de celui-ci est indispensable. Les personnes qui terminent leurs études dans le domaine du Tourisme au niveau de l’enseignement secondaire ont un profil qui n’est plus adapté aux besoins actuels des employeurs. Ceux-ci se tournent dès lors vers des candidats avec d’autres profils et notamment des compétences en Communication et Relations publiques.

Un problème important est le fait que le programme ne comporte aucun apprentissage en lien avec le numérique. Or, les travailleurs du secteur du Tourisme et notamment les personnes à l’accueil dans des structures touristiques utilisent maintenant le numérique au quotidien : communication via les réseaux sociaux, maîtrise d’outils tels que WordPress (création de sites Internet), utilisation d’outils mobiles (ex. tablettes), …

Il est demandé que le secteur interpelle le Service Francophone des Métiers et des Qualifications en vue d’une révision rapide des profils.

Outre des cours de gestion et d’apprentissage de l’utilisation des outils numériques, le programme de formation devrait également permettre l’acquisition de bonnes connaissances en langues (voir ci-dessus).

• Les besoins en compétences numériques identifiés sont les suivants :

o Communication sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram,…) o Communication sur des chaînes telles que Youtube

o Compétences de base au niveau graphique et en matière de vidéo o Utilisation de centrales de réservation (lien avec le WBT)

o Utilisation de terminaux de paiement o Encodage de données

o Manipulations technologiques.

• Le Centre de compétence Forem Tourisme, situé à Marche-en-Famenne, propose des formations de courte durée (1 ou 2 jours) à des compétences spécifiques. En 2021, il a formé plus de 400 travailleurs aux outils numériques. Un accord a été passé avec la Fédération Wallonie-Bruxelles afin de proposer des modules de formation également à des étudiants dans les Hautes écoles et les établissements d’Enseignement secondaire. Le Centres est à disposition des écoles qui le souhaitent pour organiser des modules de formation ponctuels.

• La 7ème année (TQ) Complémentaire en techniques spécialisées de tourisme ne permet pas la délivrance d’une qualification. Aucun programme commun n’a été défini pour celle-ci. les écoles et réseaux doivent prendre l’initiative d’en déterminer eux-mêmes le contenu. Il n’y a pas de demande des établissements d’enseignement, des élèves ou d’employeurs pour l’organisation de cette option sur le territoire du Bassin de Namur.

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• La crise sanitaire a engendré d’importantes difficultés pour trouver des lieux de stage pour les élèves. Certains ont été annulés cette année (ex.

organisation d’une agence de voyage fictive à la place). Dans l’enseignement secondaire, 4 à 8 semaines de stage sont prévues mais elles ne sont pas obligatoires. Un établissement organise par exemple 3 semaines de stage en milieu touristique en 5ème année et 3 semaines en agence de voyages en 6ème année (mais cela pose des difficultés car il y a deux ans, il y avait 25 élèves en 6ème année et il n’existe pas 25 agences de voyages à Namur).

Au niveau du Bachelier en Management du tourisme et des loisirs, les stages sont obligatoires. Il y a également des difficultés pour trouver des lieux des stage (même en dehors de la crise sanitaire liée au Covid-19) car les demandes de stages arrivent toutes en même temps : enseignement secondaire et supérieur.

Remarque : les élèves effectuent eux-mêmes leur recherche de stage mais sont peu mobiles. Ce sont dès lors souvent les mêmes structures qui sont sollicitées, alors que d’autres n’ont que peu ou pas de demandes.

• L’option Agent en accueil et tourisme est une option choisie par certains élèves qui ont connu des difficultés dans l’enseignement général car le Tourisme est un secteur attrayant, qui fait penser aux voyages, au dépaysement,… Les jeunes ne sont pas toujours conscients des compétences requises sur le marché de l’emploi. Les stages sont indispensables pour leur permettre de découvrir la réalité de l’exercice des métiers et les compétences nécessaires pour l’exercer.

• Un groupe de travail regroupant des représentants du Centre de compétence Forem Tourisme, du Service Veille, analyse et prospective du marché de l’emploi et du Commissariat général au Tourisme a été mis en place afin de travailler à la clarification et à la simplification des appellations métiers dans le secteur.

• Le secteur du Tourisme attire pas mal de candidats. Il n’est pas utile de mener des actions de promotion ou d’orientation au sein de celui-ci.

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4. Thématiques communes : métiers prioritaires pour le développement de

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