Les reptiles

Dans le document Restauration du Franc-Bord de Bougerot sur la commune de Gergy (71) (Page 57-60)

5. NOTICE D’INCIDENCES

5.1. ANALYSE DE L’ETAT INITIAL DU SITE ET DE SON ENVIRONNEMENT

5.1.5. Contexte écologique

5.1.5.3. VOLET FAUNE/FLORE (HORS PISCICOLE)

5.1.5.3.5. Les reptiles

Les reptiles sont des animaux à température variable, ce qui signifie que leur température corporelle dépend de la température extérieure. Incapable de produire de la chaleur interne, ils sont à peu près à température extérieure. La recherche d’une température optimale (environ 30°c) les pousse à la thermorégulation par exposition directe au soleil ou par récupération de chaleur par conduction.

Lorsqu’il fait trop chaud l’été (les températures dépassent parfois 50°C sur un mur de pierre ou de béton), les reptiles se cachent et estivent. A contrario, si le temps est trop froid, ils entrent en hivernage. Dans les deux cas, les fonctions physiologiques sont au ralentit et c’est une période sensible.

12 espèces de reptiles, toutes protégées, sont naturellement présentes en Bourgogne dont une très localisée non récemment observée : la Vipère péliade. La répartition des espèces est fortement liée aux habitats présents, ainsi les coteaux calcaires, les haies et lisières bien exposés sont riches en reptiles, à l’inverse des plaines cultivées et alluviales qui sont assez pauvres. Les habitats en présence (rivière et ripisylve) ne sont naturellement pas favorables à une grande diversité de reptile.

Seule la Couleuvre à collier est présente dans ce type de milieu. Peu d’espèce amphibie sont donc naturellement présente dans le Val de Saône. Les berges de Saône, la digue en pierre, le pont et les ouvrages du Bief de la Reppe sont des habitats localement favorables aux reptiles.

Seulement 2 espèces sont observées sur la zone d’étude : la Couleuvre à collier et le Lézard des murailles. Les enjeux sont faibles en ce qui concerne les reptiles.

L’ENVIRONNEMENT) ET DECLARATION D’INTERET GENERAL DU PROJET (ART. L.211-7 CE) 5.1.5.3.6. Les mammifères

Général

Quelques espèces de mammifères ont été contactées en cultures (contact visuel et/ou diverses traces caractéristiques). Ces données ponctuelles témoignent d’une fréquentation moyenne des berges du ruisseau par les mammifères sauvages. Les rivières et boisements alluviaux sont classiquement des sites attractifs pour de nombreuses espèces. L’espèce amphibie la plus abondante est le Ragondin (exotique, introduit).

De par leurs mœurs nocturnes, les mammifères sont souvent difficiles à observer directement et les observations consistent surtout en des indices : empreintes (ou pistes) d’animaux, excréments, restes ou reliefs de repas (boutis de sanglier, réfectoires d’écureuil…), des indices de marquages de territoire (gratis, frottis…) ou des gîtes (terriers, nids, …). La chasse, pratiquée en plaine agricole rendent les animaux méfiants et discrets. Les observations directes diurnes et nocturnes sont effectuées à la jumelle, la vision nocturne, la longue vue. Le Chevreuil, le Renard, la Fouine sont les espèces les plus abondantes, présentes sur l’ensemble de la zone d’étude.

Ces relevés ne prétendent pas à l’exhaustivité, la pose de pièges photographiques et des relevés de traces permettraient un diagnostic plus complet.

Le Castor

Le Castor, le plus gros rongeur d’Europe inféodé aux zones humides, était présent historiquement sur la totalité des cours d’eau français. Par la recolonisation du bassin rhodanien, de la Loire et des lâchers d’individus dans les régions voisines, il est aujourd’hui bien présent sur les principales rivières et reconquiert rapidement ses anciens territoires (y compris en milieu urbain) grâce à l’extension des populations sources. Cette espèce n’est pas discrète et la présence d’une famille de castor établie sur un site ne peut passer inaperçue (nombreux indices).

Un seul indice de passage de castor est observé sur le site : une branche écorcée depuis plusieurs semaines, apportée par le courant avec d’autres laisses de crue. Aucun indice de présence n’est observé in situ : absence de terrier-hutte, barrage, aucun écorçage in situ, coulées, traces diverses…

Le castor est donc potentiellement présent en amont de la zone d’étude. Il peut faire des incursions occasionnelles sur le site mais ne semble pas l’utiliser durablement. Il est possible que la fréquentation régulière par des pêcheurs et les passages de véhicules limitent son installation.

Figure 37 : Seul indice de présence du Castor sur le site (laisse de crue)

Deux éléments sont essentiels à son installation : la composante aquatique permet les déplacements et constitue l’élément de prédilection de l’animal, tandis que la composante terrestre fournit l’essentiel de la nourriture et accueille très généralement le gîte. Les conditions nécessaires à

L’ENVIRONNEMENT) ET DECLARATION D’INTERET GENERAL DU PROJET (ART. L.211-7 CE) l’implantation du Castor sont la présence permanente de l’eau, en particulier pour l’installation du gîte dont l’accès est immergé, et la présence significative de formations boisées rivulaires avec prédominance de jeunes saules et de jeunes peupliers. La zone d’étude est donc favorable l’installation d’une famille (bras morts, jeunes saules et peupliers).

Bilan

Aucune espèce protégée n’est observée sur la zone d’étude. Les enjeux sont faibles.

Le Castor européen est présent à proximité. Un indice de passage de castor (laisse de crue) témoigne de sa présence en amont du site. Il peut éventuellement coloniser la zone d’étude dans un futur proche, les jeunes de 2 ans en dispersion quittant leur mère pour établir un nouveau territoire.

5.1.5.3.7. Insectes

Les espèces contactées sont relativement communes. Aucune ne présente d’enjeux particuliers.

Leur répartition au sein du site est relativement homogène, les rhopalocères privilégiant la mégaphorbiaie, a contrario des odonates qui eux s’observent davantage au niveau des mortes (site de ponte de la majorité des espèces observées) (cf. carte ci-après, les rhopalocères n’étant pas représentés du fait de la répartition homogène de l’ensemble des espèces contactées).

Figure 38 : Carte de répartition des odonates

En termes d’abondance, les indications suivantes sont à relativiser, du fait que les observations aient été faites sur de courtes périodes et donc représentatives d’un moment particulier de la saison de l’entomofaune, mais non de l’ensemble de celle-ci.

Les espèces principalement relevées sont :

• pour les odonates : Pennipatte bleuâtre, Ischnure élégante, Caloptéryx éclatant ;

• pour les rhopalocères : Citron et les Piérides.

L’ENVIRONNEMENT) ET DECLARATION D’INTERET GENERAL DU PROJET (ART. L.211-7 CE) Elles sont considérées comme très communes à l’échelle régionale.

Au vu de la faible diversité spécifique, et des enjeux représentés par les espèces contactées, il est considéré que le projet ne porte pas atteinte à des espèces protégées. Celui-ci pourrait être même favorable à l’entomofaune en diversifiant et réouvrant les habitats, augmentant ainsi l’attractivité du secteur d’étude.

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