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Une grande force de ce projet de recherche, est d’avoir tester une nouvelle IAUR directement chez une population de patient très problématique et prédominante dans les cliniques : les sujets ODT2. De telles études débutent habituellement chez des sujets sains et ensuite, les insulines sont expérimentées chez des sujets DT1. Nous avons peut-être « brûlé » des étapes, et ce serait peut-être pour cela que nos résultats ne sont pas parfaits, mais nous voulions directement tester notre idée dans les conditions les plus difficiles et surtout, les plus représentatives des utilisateurs d’insuline.

Une autre force du projet de recherche est sont devis : préalablement caractériser l’effet des AV sur le FSTA et en plus, de tester le mélange insuline-AV chez une partie de ces mêmes sujets. Nous avons alors pu faire un parallèle direct entre les résultats de FSTA et ceux obtenus avec l’insuline. Cependant, pour être certain que le mélange iloprost-lispro était aussi actif que l’iloprost seul pour augmenter le FSTA, il aurait fallu tester le mélange avec des études de stimulation du FSTA. Si cette démarche avait été suivie, nous aurions peut- être une piste pour mieux expliquer les résultats obtenus avec la lispro. Et si le mélange iloprost-lispro avait été peu efficace sur le FSTA, peut-être qu’un autre AV aurait été sélectionné pour être ajouté à l’IAUR.

Pour les expériences sur le FSTA, il aurait été nettement avantageux d’avoir un plus grand nombre de volontaires dans les groupes PN et OND pour augmenter notre pouvoir statistique. Malheureusement, le recrutement a été un facteur très limitant. Surtout dans le cas des sujets OND puisqu’ils se devaient d’être obèses tout en ayant un bilan sanguin normal, ce qui a mené à l’exclusion de nombreux volontaires. Nous avons tout de même été en mesure de caractériser nos AV chez les sujets ODT2, notre population d’intérêt, et de déterminer l’AV le plus performant pour effectuer les tests avec l’IAUR lispro : l’iloprost. De plus, le fait d’avoir limité les tests dose-réponse du FSTA à 3 doses de AV consécutives ne permet pas de dresser un profil complet de réactivité du FSTA en fonction de la dose. Le protocole a été élaboré ainsi pour limiter la durée de l’expérimentation puisque le sujet doit rester en position couchée et le plus immobile possible, que ceci est inconfortable (douleurs lombaires) et aussi parce que les résultats deviennent moins stables à mesure que le sujet ressent de l’inconfort. Ensuite, notre objectif était de trouver la dose la plus performante chez les sujets ODT2, ainsi les doses seuils de réactivité du FSTA n’ont pas été déterminées, et ce surtout chez les sujets PN. Effectivement, nous avions déjà atteint l’effet maximal avec la plus faible dose d’iloprost et d’isoprotérénol chez certains sujets PN. Cependant, les doses se sont avérées bien jaugées pour trouver la plus effective chez les sujets ODT2.

Par contre, le fait que nos sujets ODT2 prennent plusieurs médications a pu biaiser nos analyses sur la réactivité du FSTA. De plus, il y avait une différence significative entre les groupes ODT2 pour la prise du médicament : une plus grande proportion de sujets ODT2ISO/SIL était sous bloqueurs du récepteur AT1 de l’Ang II. Mais, la stratification des valeurs de FSTAb en fonction de la prise ou non de bloqueurs du récepteur AT1 et d’inhibiteur de L’ECA chez les sujets ODT2 n’a pas montré de différence (Annexe 2). Cependant, cela ne garantie pas que cette différence dans la médication des sujets n’a pas influencé leur réactivité aux AV. Toutefois, nous voulions des sujets qui représentent bien la population de patients DT2 traités avec de l’insuline et ceci inclus la prise des médicaments contre des maladies trop souvent associées au DT2 comme l’hypertension et les atteintes cardiovasculaires.

Pour les expériences sur l’absorption de l’insuline, la limite majeure est la disparité des sujets ODT2 qui ont participé aux études avec l’IAUR lispro. Puisque nous avions beaucoup de sujets ODT2 à recruter, nous n’avions pas émis d’intervalle de poids à respecter pour l’admissibilité, ni déterminé une quantité d’insuline journalière minimale. Ceci a résulté en une variabilité notable de la pharmacocinétique de la lispro en raison d’une large étendue des volumes de distributions de l’insuline (reliés au poids) et une variabilité de la pharmacodynamie à cause des différents degrés de résistance à l’insuline (reliée aux besoins en insuline exogène). Cette disparité jumelée à un petit nombre de sujet a grandement limité notre pouvoir statistique.

Finalement, pour l’analyse des biopsies de tissu adipeux sous-cutané, les principales limites ont été la spécificité des anticorps et la qualité des échantillons. Ce ne sont pas tous les anticorps qui ont démontré une bonne spécificité pour la protéine cible dans les analyses de type WB. Cependant, même les bons anticorps devenaient peu fiables avec la présence de sang dans les extraits protéiques. La méthode utilisée pour retirer les IgG (protéine G sur billes d’agarose) s’est avérée efficace, cependant celle utilisée pour l’albumine (cibacron bleu sur billes d’agarose) pourrait être améliorée. L’albumine encore présente dans les extraits protéiques a réduit la quantité de protéines d’origine tissulaire chargée dans les gels de polyacrylamide. De plus, les échantillons obtenus de sujets obèses (OND et ODT2) étaient moins concentrés en protéines tissulaires, en raison de la haute teneur en lipides. Ainsi, la faible quantité de protéines tissulaires dans le gel de polyacrylamide a généré une détection difficile des protéines d’intérêt.

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