EFFETS SUR LA GÉOLOGIE, L’HYDROGÉOLOGIE, LA STABILITÉ DES TERRAINS ET LES RISQUES SISMIQUES

Dans le document ANNEXE 8 : ÉTUDE D’IMPACT ACTUALISÉE (Page 184-188)

Enjeu 5 : Fréquentation de la rivière

7. ANALYSE DES INCIDENCES DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT – PHASE TRAVAUX

7.1. EFFETS SUR LA GÉOLOGIE, L’HYDROGÉOLOGIE, LA STABILITÉ DES TERRAINS ET LES RISQUES SISMIQUES

Centrale Hydroélectrique de la Sarenne

D O S S I E R D ’ E X É C U T I O N D E S O U V R A G E S PIÈCE C : ÉTUDE D'IMPACT ACTUALISÉE

7. ANALYSE DES INCIDENCES DU PROJET SUR L’ENVIRONNEMENT – PHASE TRAVAUX

7.1. EFFETS SUR LA GÉOLOGIE, L’HYDROGÉOLOGIE, LA STABILITÉ DES TERRAINS ET LES RISQUES SISMIQUES L’étude de faisabilité géologique et géotechnique réalisée par la société SAGE ne soulevait pas de problème conduisant à remettre en cause la conception générale de l’aménagement et des travaux, dans le cadre de l’étude d’impact initiale.

Les études complémentaires réalisées depuis 2015 ont permis de préciser les caractéristiques mécaniques et physicochimiques des formations géologiques traversées par le chemin d’eau souterrain.

Plusieurs réserves ont été soulevées vis-à-vis du projet initial :

1) Une couverture rocheuse trop faible (une vingtaine de mètres) lors du passage de la galerie intermédiaire sous la Sarenne, susceptible d’entraîner des venues d’eau importantes ;

2) La traversée des massifs en rive droite de la Sarenne, où sont attendus les principaux accidents tectoniques, augmentant le risque de venues d’eau et d’instabilités lors du creusement de la galerie ;

3) La localisation de la tête du puits n°1 et de sa plateforme de chantier à proximité d’une zone en glissement lent.

En conséquence, le tracé du projet a été adapté afin d’éviter ces obstacles. Par ailleurs, le recours à des forages dirigés permet de réduire considérablement la section à creuser et les risques associés (effondrements, chutes de blocs, venues d’eau, …).

L’étude d’impact du projet initial ne précisait pas de solution technique pour le creusement des galeries. Suite à une analyse de faisabilité technico-financière, une solution mixte de galeries creusées à l’explosif et de forages dirigés est apparue comme la meilleure option.

Les effets du projet sur les écoulements souterrains pendant la durée du chantier se rattachent à la question du drainage des terrains traversés par les galeries et les forages dirigés.

Compte-tenu de la nature géologique du site et de la configuration structurale, les terrains concernés ne correspondent pas à un système aquifère important. Des circulations souterraines sont cependant possibles par le système de fissuration existant.

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Figure 92 : Comparaison des tracés du projet initial et du projet retenu vis-à-vis des principales contraintes géologiques

7.1.1. Zone amont

La construction du seuil de prise d'eau se fera dans le lit du torrent, avec un ancrage suffisant, déterminé par une étude géotechnique.

L‘aval de l’ouvrage sera épaulé par un enrochement puissant et massif, dissipant l’énergie constituée par la chute et permettant l’intégration de l’ouvrage dans le paysage.

L’implantation de l’ouvrage de prise d’eau, du dessableur et de la chambre de mise en charge nécessite une entaille dans le versant en rive gauche. Les terrassements rocheux risquent de déstabiliser localement les terrains en pente, sus-jacents. Ce parti pris technique permet d’assurer un massif de sortie « propre » pour le forage dirigé amont.

L’incidence négative vis-à-vis de la stabilité des terrains sera faible et localisée.

La construction des ouvrages de la prise d’eau n’aura aucun effet sensible sur les écoulements souterrains dans le massif rocheux constitué de chlorito-schistes compacts et peu perméables.

 Les terrassements dans le rocher, en rive gauche, sont accrus du fait de la nécessité d’un dessableur. Ces terrassements ont l’intérêt de sécuriser la sortie du forage dirigé aval.

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7.1.2. Chemin d’eau souterrain

Cette partie du projet d’aménagement de la Sarenne est celle qui concentre la plupart des modifications apportées au projet initial. Les changements concernent à la fois le tracé en plan, le profil en long et les moyens techniques.

La sortie aérienne la plus problématique du projet initial, à proximité du hameau du Rosay, a été supprimée et la seconde sortie aérienne est déplacée en rive gauche de la Sarenne, au niveau du pont de la RD 211a. Les puits verticaux initialement envisagés sont remplacés par des forages dirigés. Le tracé en plan et le profil en long sont modifiés pour éviter les

Galerie 2 920 ml Galerie intermédiaire 965 ml Puit 2 - Pont de Sarenne h = 247 m

Forage dirigé aval 646 ml

Galerie 3 614 ml h ~ 254 m

- dont galerie existante 516 ml Galerie existante alésée 516 ml

Ainsi, le chemin d’eau modifié se décompose en deux tronçons : un tronçon amont entre la prise d’eau et le secteur du Pont de Sarenne et un tronçon aval, entre le secteur du Pont de Sarenne et l’usine hydroélectrique.

7.1.2.1. Tronçon amont

Ce tronçon remplace la galerie 1, le puits n°1 et à la galerie 2 du projet initial. Il présente l’avantage d’être intégralement souterrain et d’abandonner la sortie aérienne au niveau du Rosay, aux terrains instables.

Le creusement de la galerie intermédiaire se fera à l’explosif. La couverture rocheuse augmente rapidement, ce qui limite les risques de déstabilisation des terrains sus-jacents.

Le tracé retenu pour la galerie permet d’éviter les principaux accidents géologiques inventoriés et ne passe pas sous la Sarenne. Les venues d’eau seront donc largement réduites par rapport au projet initial. Le débit de drainage est estimé à 8 l/s au maximum.

Les formations géologiques traversées par la galerie intermédiaire sont compactes (gneiss et chlorito-gneiss) et peu faillées. L’usage d’explosif n’aura donc qu’une incidence locale et peu marquée ; il n’aura pas d’effet sur la sismicité.

La technique de forage dirigé, en raison de la forte couverture rocheuse (massif plus « sain » en profondeur) et du faible diamètre de forage (entre 600 et 800 mm) est peu sujette aux venues d’eau ou à l’effondrement de blocs. En outre, le tracé a été prévu pour favoriser le recoupement perpendiculaire des failles éventuellement rencontrées. L’impact sur la géologie et l’hydrogéologie est donc très localisé et négligeable.

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La sortie du forage dirigé se fera dans une formation rocheuse saine et compacte, mise à jour par les travaux de terrassement rocheux sur le secteur de la prise d’eau. Les risques de déstabilisation des terrains sus-jacents ou d’écroulements sont donc nuls.

Les effets sur la sismicité sont nuls.

 Le projet retenu permet l’évitement des trois zones les plus sensibles du projet initial : la tête du puits n°1 au Rosay (terrains instables et formations sédimentaires du Trias et du Lias), le passage sous la Sarenne avec une faible couverture rocheuse et la traversée de zones broyées en rive droite de la Sarenne (présence de talc, cargneules, …).

7.1.2.2. Tronçon aval

Ce tronçon remplace le puits n°2 et à la galerie 3.

Les travaux d’alésage de la galerie existante se feront à l’explosif. La couverture rocheuse est très rapidement importante (paroi semi-verticale à l’entrée de la galerie), ce qui limite le risque de chutes de pierres ou de blocs provoquées par les tirs.

Les massifs rocheux traversés sont composés de gneiss compacts et peu fracturés. Les venues d’eau sont peu probables et à très faible débit. L’usage d’explosif n’aura qu’une incidence locale et peu intense ; il n’a pas d’effet sur la sismicité.

La bonne qualité des massifs rocheux et le faible diamètre de forage (entre 700 et 800 mm) induisent une incidence nulle du forage dirigé aval vis-à-vis de la géologie, de l’hydrogéologie ou du risque sismique.

Par ailleurs, la sortie de forage se faisant au niveau de la plateforme d’attaque de la galerie intermédiaire, déjà terrassée, l’incidence sur la stabilité des terrains est également nulle.

 Le projet retenu emprunte un tracé presque identique au projet initial, les effets des travaux sont similaires.

7.1.3. Secteur du Pont de Sarenne

La création de la plateforme d’attaque de la galerie intermédiaire nécessite des terrassements dans le versant en bordure de la RD 211a. L’incidence sur la stabilité des terrains en surplomb est négative mais très localisée.

La création de la plateforme de stockage des viroles, en bordure de la RD 211a se fera en remblais. La mise en forme progressive des talus, dans les règles de l’art, n’induit pas de risque de déstabilisation des pentes.

Aucun effet sur l’hydrogéologie ou le risque sismique n’est à prévoir.

 Le déroulement des travaux de creusement du puits n°2 était très peu détaillé dans l’étude d’impact du projet initial. Le choix d’implantation en rive gauche de la Sarenne, sur des terrains plus stables, permet de limiter l’incidence des travaux de terrassement.

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7.1.4. Zone aval

Des terrassements rocheux dans la paroi semi-verticale seront réalisés à l’entrée de la galerie existante et dans l’emprise de la future usine hydroélectrique. Ils induisent un risque de chute de pierres et de blocs localement.

Aucun effet sur la géologie, l’hydrogéologie ou le risque sismique n’est envisagé.

 Le positionnement de la future usine hydroélectrique contre la paroi rocheuse et la nécessité de terrassements augmente le risque de chute de pierres et de blocs par rapport au projet initial.

7.2. EFFETS SUR L’HYDROLOGIE, LE RÉGIME DES

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