Discussion et interprétation des résultats :

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V.3 Application du modèle à des cas de terrain:

V.3.2 Discussion et interprétation des résultats :

L’erreur moyenne sur le retard se définie comme suit :

EMR= (retard calculé – retard mesuré)/retard mesuré Et l’erreur moyenne sur l’atténuation du débit de pointe comme suit :

AMA = (atténuation calculée – atténuation mesurée)/atténuation mésurée

Pour les premières crues d’étude (i.e. La Save, et Rio Jacul) (tableau V.3), l’erreur moyenne sur l’estimation des atténuations des débits maximums EMA est de 30.6%, et celle pour l’estimation des retards de ces maximums de l’amont à l’aval EMR est 36.8%.

Pour le Rio Jacul et la Save (Figure V-7, 8, et V-9), dont la longueur des tronçons étudiés est de l’ordre de 29 km, les atténuations calculées des débits maximums des crues sont de l’ordre de 17% par rapport à ceux de l’entrée, tandis que celles observées sont en moyenne de 26% (tableau V.3). La plus faible erreur est observée pour l’atténuation du pic de la crue de la Save, soit une erreur AMA égale à 7.44% ce qui appuie l’utilisation de notre code pour les crues à pic unique. Toutefois, compte tenu d’une incertitude de la mesure des débits qui est au minimum de 10% (ordre de grandeur usuel), on ne peut avoir de conclusion définitive.

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Chapitre V Validation du modèle

0 100 200 300 400 500 600

0 10 20 T (h) 30 40 5

Q (m3/s)

0 Crue amont observée Crue aval calculée Crue aval observée

Fig. V-7 Hydrogrammes de la crue de (17/12/81) à la rivière Jacul

0 100 200 300 400 500 600 700

0 5 10 15 T (h) 20 25 30

Q (m3/s)

Crue amont Crue aval calculée Crue aval observée

Fig. V-8 Hydrogrammes de la crue de (22/5/81) sur la rivière Jacul

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Chapitre V Validation du modèle

0 20 40 60 80 100 120 140 160

0 20 40 60 80 100 120

T (h)

Q (m3/s)

Crue Amont Crue aval calculée Crue aval observée

Fig. V-9 Hydrogrammes de la crue de Février 1978 sur la rivière la Save

Tableau V.3 Atténuations et retards des débits maximums des crues Tronçon Crue de Qbase

(m3/s)

Qmax-amont

(m3/s)

Atténuation Observée

(%)

Atténuation calculée

(%)

Retard observé

(h)

Retard calculé (h) Crue du

17/12/81 140 566.61 31.13 16.91 3.76 4

Rio Jacul

Crue du 22/5/81 130 577.28 27.21 16.70 3.81 2

La Save Crue de Février

1978 03 150 18 16.66 18.4 8

crue centennale 1.54 86 --- 11 -- 2

Oued Bousaâda

Crue

quinquennale 1.35 74.2 --- 0.60 -- <

1heure Qbase représente le débit de base de la crue, Qmax/amont le débit maximum de la crue à l’entrée du tronçon simulé,

atténuation = Qmax/aval (observé)- Qmax/aval (caculé)/ Qmax/aval (observé)

Pour le cas de l’oued Boussaâda (figures V-10 et V-11), les atténuations des débits maximums sont de 11% et 0.6 % pour les crues centennale et quinquennale, respectivement (tableau V.3). Nous avons choisi la formule de Strickler dans la simulation de la crue centennale, et celle de Chezy pour la crue quinquennale. Bien que les deux crues soient similaires, nous avons remarqué une différence dans les atténuations de l’ordre de 10%. Ce résultat peut être expliqué par la différence de la longueur d’onde des deux crues, comme il

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peut être dû à la sensibilité des codes hydrodynamiques aux formules de dissipation d’énergie.

La confirmation de l’une de ces explications exige une étude plus fine et sur plusieurs tests.

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100

1 6 11 16 21 26 31

T [h]

Q [m3/s]

Q [amont] Q [milieu] Q [aval]

Fig. V-10 Hydrogrammes de la crue centennale de l’oued Bousaâda

0 10 20 30 40 50 60 70 80

1 6 11 16 21 26

T (h)

Q (m3/s)

Q [amont] Q [milieu] Q [aval]

Fig. V-11 Hydrogrammes de la crue quinquennale de l’oued Boussaâda

L’analyse des profondeurs d’eau pour le cas de l’oued Boussaâda montre que la valeur maximale de la hauteur d’eau sur tout le tronçon étudié était de 2.40 m en amont à la 7ème

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heure pour la crue quinquennale, tandis que, pour la crue centennale cette valeur était de 2.6 m en amont à la 6ème heure de la crue.

D’après ces résultats, et sachant que les profondeurs de l’oued varie entre 3 et 5 m, aucun débordement ne se produira. Toutefois, la ville connaît presque chaque année des inondations à cause des débordements de l’oued. D’ailleurs, une étude de protection de la ville contre ces inondations est en cours. Cette simulation remet en cause les études hydrologiques donnant 86 m3/s comme débit maximum de la crue centennale, alors que la moyenne pour les oueds de la région (oued Ksob, oued Elham, …) dépasse les 1000 m3/s pour des basins versants de l’ordre de 1330, 6130 et 184 km² ; respectivement (Service d’Hydraulique de M’sila).

Pour le cas de la rivière d’Inn, on a représenté les limnigrammes en amont, en aval et à 100 m de l’amont, pendant toute la période de la crue (Figure V-12).

0 1 2 3 4 5

0 6 12 18 24 30 36 42 48 54 60 66

temps (heure)

profondeur d'eau h (m)

h en amont (x=0 m) h à x= 100 m h en aval (x=1000 m)

Fig. V-12 Profondeurs d’eau aux abscisses x=0 m, 100 m et 1000 m pendant la crue de 1987 sur la rivière Inn

Les résultats obtenus par le modèle rejoignent parfaitement les études menées par Correia(1992) et Correia et al. (1992), et confirment que le débordement que s’est produit en amont du canal sur une longueur de 100 m environ. Une telle simulation aurait évité les dégâts en conduisant à un simple renforcement des berges en amont du canal, ou un curage de la couche des sédiments déposés sur le fond. Pendant la période 1979-1988 une couche de 0.3 m de sédiment a été déposée sur fond Correia (1992).

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Etude critique du transport solide et ses conséquences dans les cours d’eau 96 Le retard des débits maximums des crues suit la même variation que les atténuations (tableau V.3). Il est fonction de la longueur et de la résistance à l’écoulement des oueds. Plus la résistance est importante plus le retard est important, et de même pour la longueur.

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